vendredi, janvier 27, 2012

Jour de tempête,

Au cœur de l'hiver, les tempêtes sont comme des battements de saison. Ce matin, avant même que les premiers flocons ne tombent, l'école ferme ses portes. Miss Soleil relaxe.

Une bruine de neige commence à tomber. Une heure passe. La tempête lève avec des bourrasques qui font tourbillonner la neige qui s’affole.

La visibilité se réduit. L’atmosphère blanchit. La forêt gronde. Elle absorbe la tempête qui malmène le jour. Les cimes des sapins tanguent...

Sur le coup de midi, la tempête fait sa loi. Les paris sont ouverts. Combien de centimètres d'ici demain? Quinze, vingt, vingt-cinq, trente ou quarante?

Jour de tempête,

dimanche, janvier 22, 2012

Froidure polaire et radio sauce techno


Depuis la rentrée d'automne, je fais une chronique techno mensuelle à l'émission La Capitale blogue sur les ondes de CKRL 89.1.

Entre 11:30 et midi, un dimanche par mois, je discute nouvelles technologies avec Michel Monette.

Épisodiquement, je fais aussi un peu de radio ultra matinale à Radio-Canada Québec, Sudbury et Toronto.

J'aime bien faire de la radio même lorsqu'il me faut me lever avant les poules!

CKRL est ma radio de prédilection à Québec. Celle qui cultive mes gouts, celle que j'écoute le plus souvent. Alors c'est d'autant plus cool de pouvoir y aller un dimanche par mois pour y discuter Web et nouvelles technos..

Ce matin, le froid était coriace. Ma voiture, froide comme un glaçon, avalait les kilomètres alors que je me gelais les fesses. Puis, en descendant de ma montagne, j'ai découvert la plaine complètement givrée. Le froid intense formait une brume polaire qui cristallisait tout sur son passage. De la moindre brindille au fil électrique, tout était recouvert de givre. Impressionnant. Et féerique!

Après une nuit à -30, le soleil s'était levé pour disperser cette brume polaire qui avait congelé l’atmosphère. Faire fondre de ses rayons glacés cette atmosphère surréelle...

Devant cette incroyable beauté éphémère, j'ai regretté de ne pas avoir pris mon appareil photo et en même temps je n'ai pas regretté de devoir m'arrêter au bord de la route et sortir dehors par -20.

Réalisant bien au fil de cette réflexion que je n'étais définitivement pas habillée pour un safari photo à saveur polaire!

Enfin, une fois garée en ville, à trois pas de la station de radio, je n'ai quand même pas pu m'empêcher d'en croquer quelques clichés armée de mon iPad (et de congeler sur place!)

Arrivée en studio, c'est le temps de se mettre en mode #geekette pour parler de ce présent aux allures de futur qui nous informe, nous garde en contact, nous géolocalise, nous transforme l'avenir...

En nos sociétés modernes, l'humain s'adapte à cette révolution numérique qui  fait évoluer ses habitudes quotidiennes. Et dans cette nouvelle révolution j'aime bien être au front.

Donc, en ce dimanche matin givré comme un conte de fée, il était question des tendances à venir en ce qui concerne les applications mobiles.

Du coup, j'en ai profité pour faire un tour numérique des applications locales...

Voici une petite liste des applications gratuites à Québec:

- Journal de Québec-En bref (pour suivre l'actualité locale)
- Théâtre la Bordée (mon coup de coeur! Beaucoup de contenu)
- Festival d'été de Québec (un indispensable pour les festivaliers d'été)
- Les rues de Québec (intéressant et bien fait. Pratique lorsque l'on se la joue touriste)
- Musée de la civilisation (et son application soeur pour les sourds)
- Université Laval (pratique pour les étudiants)
- Rouge et Or (pour les amateurs de sports)
- Mauvide Genest ( visite virtuelle avec capsules historiques. Une découverte qui m'a donné l'envie d'aller visiter cette maison ancestrale au réel de l'Île d'Orléans)
- Cimetière St-Matthew (ultra simple, beaucoup de photos)

Froidure polaire et radio sauce techno

mardi, janvier 17, 2012

Lorsque la femme russe me met sur les fesses!

Jeudi dernier, une journée à Montréal pour luncher au réel avec mes collègues virtuels m'a donné l'occasion  de faire d'une pierre deux coups! Et c'est ainsi que je suis allée faire un tour au lancement de la deuxième saison de l'émission Sexe autour du monde.

Montréal était belle sous la neige et l'ambiance à la Sala Rossa était plus cool que coquine...

Alors que j'essaie d'inciter ma petite soeur de 19 ans à venir m'y rejoindre (via Twitter), celle-ci me rit un peu au nez! Elle préfère aller clubber. C'est plus sa tasse de thé m'explique-t-elle en 140 caractères!

Bon d'accord, le titre de l'émission peut porter à confusion. Mais attention c'est une émission plus intello que porno. Après tout l'animateur charmant est aussi professeur à ses heures! Enfin dans les deux cas ma soeurette n'est pas plus inspirée, elle décline gentiment l'invitation...

Enfin comme j'ai la chance d'y retrouver des copines et que je suis de fort bonne humeur, je n'insiste pas et je laisse jeunesse se faire.

J'en profite pour papoter et siroter un cocktail tout en grignotant des hors d'œuvres au saumon et des pommes de terre fourrées aux betteraves. Une spécialité russe la patate à la betterave? Bizarre mais mangeable, on ne s'en plaindra pas, surtout lorsque l'on est affamée!

Comme je suis arrivée à temps pour sécuriser deux chaises en fond de salle, je finis par m'y asseoir juste avant que la salle ne tombe dans pénombre. Le silence s'installe.

J'ignore les regards inquisiteurs sur ma chaise vide voisine (que je garde de mon sac) en recevant le tweet que mon amie qui est en chemin. Jamais je n'ai été si contente de la voir s’asseoir! L'émission commence et j'avoue que je suis vite fascinée par ce que j'y vois et ce que j'y apprend.

Au fil des images qui défilent sur l'écran, mon voyage scolaire en Russie (alors que j'avais à peine 14 ans) me revient en mémoire avec clarté. Encore je garde la beauté élégante de Saint-Peterbourg en mes sens. L'envie furieuse d'y retourner me titille la fibre voyageuse...

Alors que l'animateur s'attarde à Moscou, je me souviens d'une amourette moscovite d'une nuit. Un joli garçon rencontré au détour d'un square avec les copines. L'aventure de l'inviter à notre hôtel, de le voir apparaître...

À l'époque (il y a plus de 20 ans) les locaux n'avaient pas le droit d'être sur les étages des étrangers. Le faire monter en nos pénates n'en fut que plus amusant. Braver l'interdit avec la complicité de sa meilleure amie pour entendre ce joli garçon me parler russe toute la nuit.

Une nuit blanche nourrie de baisers langoureux où les langues adolescentes n'en finissent plus de s'entremêler. Plus romanesque qu'autre chose avec ces discussions (pour reprendre son souffle) où je n'y comprenais rien. Mais où l'entendre me conter fleurette en russe suffisait tellement à mon bonheur!

Bref, une amourette que j'avais oubliée mais qui ressurgit vivement lors du visionnement de cette émission.

Divertie je suis! Les rires fusent dans la salle. Manifestement je ne suis pas la seule à m'amuser! Preuve en est de ma copine sur la chaise voisine qui rit aux éclats...

Cela dit, au fil de l'émission, j'en apprends des vertes et des pas mûres sur la femme russe (qui est définitivement à des années-lumières de nos habitudes canadiennes!). Assez d'informations pour m'éberluer et me rappeler combien l'on est bien ici!

J'apprécie l'angle particulier de cette émission qui nous fait voyager avec le sourire tout un creusant un sujet chaud sans jamais tomber dans la vulgarité.

En fait, je suis assez inspirée pour livetwitter avec passion! Comment résister? C'est trop bon!

La suite via Twitter:

- Début du visionnement en avant première de l'émission sexe autour du monde en Russie...

- La Russie a l'un des taux d'avortements les plus hauts au monde... #sexeautourdumonde

- 75% des hommes russes trompent leurs femmes!!! Ayoye...

- Les femmes russes sont moins exigeantes au lit que les femmes canadiennes, elles pardonnent ses incompétences s'il est fortuné... #sadm

- À regarder l'émission sexe autour du monde en russie a un flash d'une amourette moscovite d'une nuit il y a de cela bien longtemps...

- La femme donne de l'énergie sexuelle à l'homme pour qu'il la transformé en énergie financière! #sadm

- Certaine de faire une mauvaise épouse russe! Trop insoumise et pas assez matérialiste! #sadm

- Exercices pour étirer son point G... Flabergastée par la femme russe je suis... #sadm

- En Russie l'homophobie est encore très présente... pas facile d'être gay à Saint-Petersbourg! #sadm

- Une petite shot de vodka pour clôturer une émission super sympa! #sadm

- Fun noir sur fond de musique russe avec @technomade @Karichar @nadmercure

- Faire durer le plaisir entre filles en allant se dévergonder sur St-Laurent...

Épisode de l'émission Sexe autour du monde sur la Russie à visionner ce soir, dès 21h sur TV5.

Sur le même thème :

- Pourquoi je n'irai jamais en Russie sur EnTransit.ca
- «La femme donne à l’homme de l’énergie sexuelle pour qu’il la transforme en énergie financière» sur le blogue de TV5

Lorsque la femme russe me met sur les fesses!

lundi, janvier 16, 2012

À ne pas mettre un chat dehors!


L'hiver nous enserre de sa royale froidure. En lumière, il congèle nos vies qui s'épanouissent dans le cocon de nos intérieurs.

Lorsque le froid aspire le soleil qui nous éclaire, il fait si bon profiter de nos maisons bien chauffées. Le besoin vital de se recroqueviller en une bulle de chaleur se fait viscéral...

L'hiver peut être rude mais avec le confort que l'on possède, il est plus qu'apprivoisé. Chaque maison devient une chaleureuse bulle dans le désert polaire qui forme nos mois d'hiver.

L'aventure nordique qu'il en résulte, à chaque traversée annuelle, n'est pas si terrible, elle possède même certains charmes, parfois féeriques.

Il y a ces journées remplies de flocons si gros qu'on les appelle "peau de lièvre", lorsque l'air devient boule de neige et que le silence s'approfondit avec nos pas qui crissent sur la neige. Lorsque qu'il virevolte et danse, l'hiver peut sembler magique...

Et puis, il y a ces glaciales journées où l'air gelé semble entrer en suspension dans l'atmosphère. Aucun nuage n'ose venir troubler le bleu du ciel.

Ces journées givrées font aussi le rythme de la saison.  Elles transforment l'air en un étranger qui peut nous tuer. La sensation de danger qui en ressort n'en est pas moins stimulante. S'habiller devient une question de vie ou de mort!

L'air sec pince la peau, rougit les joues, gèle le crâne et aime grignoter les oreilles comme les orteils! L'air s’imprègne de glace. Comme un mirage, il ondule...

Et il devient visible lorsque l'on ouvre la porte d'entrée par -30. L'air chaud de la maison rencontre l'air glacé de dehors et une fine vapeur enrobe celui qui traverse les deux atmosphères.

En ces courants polaires, il fait plus que froid, il fait frette! Mais il fait aussi grand soleil sur un ciel d'azur qui s'étire à l'infini.

Autant qu'il fait froid, il fait beau. Le soleil fait étinceler le paysage enneigé.  La lumière éclaire un air cristallin. La forêt est ouatée d'hiver.  Le temps se suspend  à l'air givré. Heures alanguies qui nous hibernent les jours...

- 30 sous la lune, Badu au salon réchauffe la maison.

Le sapin enlevé laisse libre cours à l'inspiration de redispositionner la pièce. Remuer la poussière. Aérer l’espace. Histoire de changer d'air sans ouvrir porte ni fenêtre!

Avant de se coucher, Miss Soleil se prépare à mettre sa troisième dent tombée sous son oreiller, pour que vienne la fée. Fière de grandir, une dent de lait à la fois!

-33 à l'aube, la nuit est figée dans l'ambiance congelée du jour à venir.

Rien ne vit, rien ne bouge. Même les sapins grelottent! Le froid engourdit tout sur son passage.  Puissant, il sait se faire respecter. L'on s'incline.

Je me lève avant les poules pour préparer un topo techno ultra matinal sur les liseuses électroniques avec Radio Canada Sudbury.

- 30 au soleil qui se lève. Radio bouclée. Débute une autre semaine de piges. Homme au bureau, enfant en classe, en mon cyber bureau je m'assois pour travailler.

Et pendant ce temps, Mishka se prélasse sur un fauteuil du salon. Féline jusqu'au bout des griffes, elle se fout de nos méandres humains. Elle ne se pose pas mille questions. Elle s'écarte les coussinets, se détend jusqu'à la moelle et sieste. Aujourd'hui, elle sait qu'elle restera encore lovée bien au chaud. Patiente, elle attend que revienne le printemps...

À ne pas mettre un chat dehors!

vendredi, janvier 06, 2012

39 dans le vent...


Durant la période des fêtes, j'ai décidé de me déconnecter les neurones pour me reconnecter de l'intérieur. En allant passer une semaine dans l'appart cool d'une amie à Montréal, j'ai pris le temps de me reposer l'esprit.Changer d'air pour me ressourcer les idées. Et j'en reviens subtilement régénérée.

À contre courant des montréalais, je suis allée en ville me relaxer, passer du bon temps avec des amis, profiter de mon homme et de ma fille. Plonger dans le brouhaha urbain avec sérénité.

L'appart de mon amie m'inspire toujours. Aussi blanc que l'est mon paysage de brousse, il est aussi design que chaleureux. Une difficile conjugaison à réussir. L'on y est bien. Comme à la maison. Au fil des jours et des amis, à être si bien en ville je réalise que la montréalaise endormie sous ma peau se réveille. Étrange sensation.

On passe le Nouvel An dans un "party de maison" sur le Plateau. L'atmosphère et cool. Pour l'occasion, je mange la première huitre de ma vie. Une fois me suffit...

J'ai pour habitude de passer le Nouvel An avec Ves, mon amie de très longue date. 24 ans d'amitié. Cela ne nous rajeunit pas! Après avoir été à l'école française, Ves a continué sa vie du coté anglais de la ville. À ses cotés, c'est le coté anglos que je goûte. J'y retrouve quelques vieilles connaissances et j'en fais de nouvelles. J'y cultive mon bilinguisme avec plaisir.

Tous ceux que j'y rencontre parlent très bien le français. Il faut dire que c'est un milieu très multiculturel et que plusieurs parlent souvent une troisième langue (lorsque cela n'est pas plus)...

J'enterre 2011 sans tristesse. L'amitié me réchauffe le cœur. Mon homme est là. Miss Soleil pétille. Du haut de ses 6 ans, elle nous fascine par ses conversations de plus en plus raisonnées. J'adore pouvoir de plus en plus discuter avec elle. Petit être en devenir grand qui me pousse de l'avant.

S'entame ainsi une nouvelle année qui vient me donner un petit coup de vieux. Être née un 1 janvier, cela a un certain charme et quelques lourdeurs. Impossible d'échapper à un bilan personnel lorsque les deux se conjuguent.

En 2012, j'entame la dernière année de ma trentaine et disons que cela m'enchante moyennement. Même si j'entends les paroles de mes amies qui ont franchi le cap et s'y sentent bien. J'espère aussi m'y sentir bien une fois rendue.

D'où l'importance de cette année qui fait suite à une année où être en santé fut un chemin de croix. 2012 année de résurrection. C'est toujours plus léger que 2012 année de l'apocalypse! Une apocalypse qui me réveille l'imaginaire tout en lui donnant quelques frissons.

Mais au réel, on axe résurrection. Retrouver la forme. Pouvoir de nouveau m'entrainer même si cela fait souffrir. Accueillir la difficulté du cardio et des courbatures. Accepter de commencer modérément pour ne pas choquer le corps. Retrouver la forme. Atteindre la quarantaine bien dans ma peau. Mon objectif de l'année. Maintenant il n'y a plus qu'à prendre le taureau 2012 par les cornes...

En souhaitant que cette nouvelle année nous apporte à tous, la paix, la santé et la prospérité!

39 ans dans le vent...

samedi, décembre 24, 2011

Au royaume du bonhomme d'hiver

Et voilà qu'arrive la période des fêtes en même temps que l'on achève les rénos commencés en janvier dernier. Enfin l'on vit sur les deux étages de la maison.

Tout n'est pas fini, il reste encore une salle de bains en chantier mais mon bureau est enfin prêt et cela sera certainement mon meilleur cadeau de Noël/Anniversaire. Enfin un bureau où cybertravailler la porte fermée! J'en rêve depuis tant d'années...

De son coté, Miss Soleil a commencé à ressentir la fièvre de Noël dès le premier décembre. Elle a impatiemment attendu de pouvoir sortir son calendrier de l'avent et une fois sorti, elle lui voue une attention sans nom!

En novembre, il a neigé deux fois mais à mon grand plaisir, chaque fois la neige a fondu. Enfin c'était reculer pour mieux sauter. Je ne doute jamais que Noël sera blanc en notre coin de lac. Depuis le lac a gelé et il a certainement bien neigé pour que l'habitude annuelle tienne la route!

Hier c'était à gros flocons que le ciel célébrait le jour...

Début décembre, la puce médite à voix haute sur sa lettre au Père-Noël. Dans la foulée, elle m'explique qu'elle aimerait écrire: "Papa Noël, je voudrais une machine anti-maladie et une grosse! Je voudrais que tout le monde ait une belle vie, jamais de maladies, pas à ranger pour qu'ils s'amusent beaucoup avec plein d'invités!"

Touchée en plein cœur je suis. Juan et ma pomme fondons comme deux caramels au soleil. Que j'aime cette enfant qui me change la vie!

Les jours passent et je lui demande si elle a pensé au cadeau que l'on doit acheter pour une petite fille qui l'a invitée à son anniversaire. Elle me dit:

- Non, mais j'ai pensé à ce que je voulais pour Noël!
- Ah bon, tu ne veux plus commander une machine anti-maladies?
- Mais maman, ça existe pas! Comment veux-tu que j'en ai une!

Oui, je sais, je me dis en silence, à six ans, la réalité prend chair et il devient de plus en plus facile de déterminer le réel du rêve.

Même si j'aimerais cultiver son instinct premier: cette réflexion si humaine qui nous a tant charmé, je ne me sens pas le cœur de lui mentir.

Et puis c'est pas comme si je lui faisait déjà pas croire au Père-Noël! Je lui demande donc:

- Alors tu veux quoi?
- Je veux un iPeud!
- Heu...

Voyant mon hésitation, elle enchaine sans perdre une seconde:

- Je peux le demander si je veux parce-que le Père-Noël me donne tout ce que je lui demande!

Ma cervelle fait un tour parental et j'avale. Bon! Je sens qu'il va falloir se casser un peu la tête pour Noël. Accepterons-nous ou pas? Anorexiques sont les chances que l'on accepte. Chercherons nous à lui faire subtilement changer d'avis? En attendant, je creuse le sujet...

- Mais tu veux un iPod ou un iPad?
- C'est quoi encore la différence? Y'en a un comme un iPhone et l'autre c'est le grand!
- Ouais, c'est ça, alors c'est lequel que tu veux commander?
- Ben le grand!
- Un iPad! Hummm, là je sais pas trop, on va peut-être devoir en parler au Père Noël, tu sais on a quand même le droit de véto!

Regard interrogateur de la puce. L'heure du bus sonne, j'en profite pour changer de sujet et embarquer en ces routines d'enfance qui font notre train train quotidien...

Les jours continuent de passer et j'arrive subtilement à la persuader qu'un iPad c'est abusé. Je lui conseille plutôt de commander une carte itunes pour pouvoir s'acheter quelques applications enfantines de son choix.

Entre temps, elle a certainement eu le temps d'y réfléchir et même d'écrire à l'école sa lettre officielle au Père-Noël. Elle m'explique alors qu'elle a décidé de commander un appareil photo!

Je souris de ses envies techno. Mais comme dit le dicton: la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre...

Les jours de décembre défilent au fur et à mesure que M'zelle Soleil les compte. Si attentive à son calendrier qui lui fait percevoir le temps qui passe.

Je souris de la voir compter les jours avec autant d'attention et de me dire: "Maman, il reste 10-9-8-7-6-5-4-3-2 jours avant Noël". Bref, plus le moment se rapproche et plus son excitation est palpable.

Tant que cela me rappelle soudainement celle que je ressentais enfant.

En tant qu'adulte par exemple, l'excitation n'est plus du tout la même. Au contraire, elle fait plutôt rejaillir ces douleurs intérieures que je tais. Ces douleurs qui sont que je n'ai pas de famille digne de ce nom pour entourer la fête! Bref...

M'zelle Soleil prend alors goût d'inventer des odes en chansons au Père-Noël. C'est Noël à plein tubes.

Elle lui voue un grand amour et un jour au fil de l'une de ces chansonnettes inventées, je l'entends dire: "Le cadeau que j'aimerais serait le Père-Noël avec mes parents dedans!" Sans même en avoir conscience la Miss est perspicace! Combien de temps encore savourera-t-elle la magie innocente de Noël? L'idée de devoir lui dire la vérité me donne déjà quelques frissons.

Enfin je dois admettre que j'ai en mes jours bien lunés encore le cœur à croire au Père-Noël (du haut de mes 38 ans). Alors qui sait? Peut-être gardera-t-elle aussi la magie de Noël lovée en son coeur.

En attendant, non seulement la Miss adore le Père-Noël mais elle me dit: "J'aime le Père-Noël autant que j'aime mes parents!" En mon fort intérieur, je me dis qu'elle n'est pas loin du compte...

Mi décembre, la maison est décorée, le sapin illumine le salon, cela sent Noël à plein nez! M'zelle Soleil apprend toutes sortes de comptines à l'école. Elle ajoute beaucoup à l'ambiance. Décembre se passe entre deux flocons et quelques microbes...

Je retrouve l'habitude annuelle d'écouter Accuradio et ses différentes chaines musicales autour du même thème.

Évidement, nous faisons notre visite annuelle au Père-Noël de Benjo. M'zelle Soleil intimidée ne demande que deux cadeaux au Père-Noël et elle s'en mord ensuite les doigts. Nous la consolons en lui assurant qu'elle aura surement plus de deux cadeaux sous l'arbre. Parentitude oblige.

Et c'est ainsi que je me retrouve à jouer au lutin dans les magasins un 23 décembre (à mon grand déplaisir)! Les ennuis de santé ont fait dérailler mon organisation habituelle et me voilà à la bourre. Pas cool!

D'autant que nos finances serrées ne me permettent pas de la gâter comme je le souhaiterais. Enfin selon son père ce n'est pas grave, elle ne manque et ne manquera de rien malgré tout...

Pour elle, nous faisons une crèche. Enfin c'est plutôt ma voisine de 81 ans qui lui a donné la crèche en question qui vient la monter avec elle. Je souris de les voir traverser ce fossé générationnel pour apprendre de ces traditions que l'on perd.

Je me souviens de comment je faisais la crèche avec ma mère-grand il y a de cela bien longtemps. J'en garde de précieux souvenirs.

Du coup, je lui fais un cours de catéchisme sauvage. Mon enfant s'en nourrit les yeux brillants de curiosité. Il est vrai que Noël est aussi l'anniversaire de Jésus. Et 2011 ans c'est pas rien! C'est d'ailleurs un chiffre qui a tendance à la laisser bouchée bée.

Grâce à la féerie enfantine nous avons le cœur à la fête. Au fond de moi, je lui en suis reconnaissante. Cette année je n'ai pas encore réussi à faire ma traditionnelle carte numérique de Noël. Peut-être y arriverais-je d'ici le Nouvel An.

En attendant je me régale de l'entendre chanter et je décide de partager avec mes lecteurs bloguesques que j'apprécie. J'espère que vous aurez autant de bonheur à découvrir ses deux petites comptines de Noël que j'en ai à les écouter...


Et j'en profite pour souhaiter à vous qui lisez ces mots une belle période des fêtes! N'hésitez pas à me faire un petit signe de vie et sinon que l'invisible soit bon avec vous, avec nous et avec la Terre entière...

Joyeux Noël à tous. Puisse-t-il être entouré de douceurs, de bonheurs, de santé et de prospérité. Et surtout qu'il soit sans angoisse ni drame. Puisse-t-il être béni des Dieux...

Au royaume du bonhomme d'hiver

vendredi, décembre 23, 2011

Mercredi dernier était le 21 décembre. Et si l'on se fie à l'interprétation populaire de la légende Maya qui prédit la fin du monde en 2012, c'est mercredi qu'à débuté le compte à rebours! En cela, mercredi dernier marque donc le début de la dernière année avant l'apocalypse...

Mercredi le 21 décembre a aussi marqué les journées qui recommencent à allonger à raison de 3 min de clarté par jour. Une meilleure nouvelle qui me fait un bien fou au moral! Depuis le changement d'heure et les attaques de virus à répétition, la nuit qui se faufile vers 16:15 a tendance à me foutre le bourdon!

Hier, sur les conseils d'une copine avec qui j'ai discuté de fantasmes apocalyptiques sur Facebook, j'ai commencé à lire One second after sur mon iPad. Comme j'allais à un autre de ces suivis de santé et que je savais qu'il me faudrait attendre avant de voir mon médecin de famille, je l'ai téléchargé juste avant de partir. 175 pages plus tard, j'étais dans le bureau du docteur à discuter de cette mauvaise santé qui a bien ébranlé mon année...

Je me rappelle qu'à la même époque, l'année dernière, je lisais The Road sur papier. J'avais même poussé le vice jusqu'à en lire la moitié bien installée dans un coin lounge de Place Laurier, l'un des plus populaires temples de la consommation à Québec. Une expérience aussi trippante que surréaliste...

Personnellement si l’apocalypse venait à se produire le 21 décembre prochain, je ne serais guère étonnée. En mes pensées sombres, l'humain peut se révéler un tel parasite sur Terre que si celle-ci venait à nous éradiquer, faudrait-il vraiment lui en vouloir? Et puis que sont devenus les dinosaures? N'ont-ils pas été éradiqués de la surface de la planète? Et que dire de toutes ces civilisations qui se sont éteintes par le passé?

Petite, j'étais fascinée par l'empire romain. Cette grande civilisation qui était tombée pour envoyer l'humanité occidentale dans le Moyen-Âge (temps obscur qui a fait transition jusqu'à la renaissance) me faisait s'emballer l'imaginaire.

Bref, en mon imaginaire, j'avoue un certain faible pour les concepts apocalyptiques. Dans ma vingtaine j'en ai même écrit un roman avec comme fond de scène le principe. 700 pages d'une histoire fantastique qui se sont perdues en les aléas de ma vie réelle. Disparus avec l'ordinateur antique sur lequel je les avais tapés...

Cela dit, en cet imaginaire qui m’emballe les idées, j'ai toujours la sensation que je ne périrai pas mais qu'il me faudra plutôt vivre un grand deuil. Celui de voir tomber cette civilisation qui porte mes jours. Et que ce serait une sacrée aventure. Surement bien difficile à vivre...

Party apocalyptique

Idéalement j'aimerai  donc être un minimum préparée. Avec un enfant et un mari diabétique insulinodépendant, mes fantasmes apocalyptiques n'ont plus le même glamour qu'à mes 20 ans!

Aussi le 21 décembre prochain, j'organise à la maison un party de fin du monde. L'idée est que si la planète (ou les cieux) doivent faire trembler l'humanité, autant être avec des amis en ce temps là!

Je suis certaine qu'en ce cas-ci il vaudra mieux être en mon coin de lac qu'en ville. L'apocalypse version urbaine est toujours plus rude que celle qui se déroule en pleine nature. En campagne, la jungle humaine est moins condensée, c'est un plus.

Et puis si l'on est entre amis, il sera plus facile de s'entraider pour survivre, de mettre en plan ce qu'il doit se faire pour survivre à l'hiver. De plus, en mon coin de lac ne manquent pas les châteaux inhabités, ce qui peut se révéler pratique...

Si l'apocalypse devait frapper le 21 décembre prochain, j'ai assez lu, pensé et écrit sur le sujet pour avoir de bonnes idées sur comment bien réagir. Entourée d'amis, à peine si je suis inquiète!

Et puis, si l'on doit tous y passer, alors je me dis que l'on continuera le party dans l'au-delà! Ce serait le party le plus étonnant que j'aurai jamais organisé!

Car si le plus gros de l'humanité doit périr en même temps, bonjour les files d'attentes dans l'au-delà! Quitte à faire autant pouvoir passer le temps avec ses copains...

Et s'il ne se passe rien, ce que je souhaite de tout mon cœur (un fantasme n'était-il pas meilleur que lorsqu'il n'est jamais consommé?) si la terre continue de tourner comme à ses habitudes, cela nous donnera l'occasion de passer un bon moment dans la période des fêtes! Cela tombe un vendredi, que demander de plus?

Et si l'humanité continuait d'évoluer plutôt que de régresser?

Cela dit, il y a les autres rumeurs qui parlent d'un nouveau départ. D'un renouveau qui permettra à l'humanité d'évoluer dans une meilleure direction. J'aime bien ces rumeurs. Celles-ci sont bien moins populaires que celles de la fin du monde mais elles me plaisent...

Aussi c'est dans cette optique que je décide de vivre l'année à venir. En priant pour que revienne ma santé sans me faire faux bond et que je puisse continuer d'évoluer pour le meilleur. Pour le bien de mon enfant, de mon mari et de mes amis...

Le 22 décembre dernier, c'était le dernier jour d'école de M'zelle Soleil. Je bataille une méchante sinusite et j'ai un certain stress de pigiste qui me colle aux neurones. En matinée, je suis allée assister au spectacle de fin d'année de ma puce. L'école a fini à 13:30 et a pas mal perturbé le cours de ma journée de travail.

Mais je sais que ce qui compte c'est le bonheur de ma puce et ma présence à ses cotés. Alors j'avale mon anxiété à ne pouvoir travailler à ma guise pour l'écouter me raconter sa vie. J'apprécie ce dialogue mère-fille que nous avons, j'espère qu'il continuera de grandir et de s'approfondir encore longtemps.

Il faut dire que j'ai tellement écouté Harmonium en mon début de vingtaine que cette phrase que j'ai tant chanté s'est gravé en ma peau: "On a mis quelqu'un au monde on devrait peut-être l'écouter!". Il faut avouer que je souffrais à l'époque (et encore aujourd'hui) d'une bonne carence d'écoute parentale...

Combien de fois en mes 20 ans je me suis dit en chantant: "moi quand j'aurai un enfant toujours je l'écouterai". À l'aube de ma quarantaine, je pratique ce principe avec passion et conviction.

Au final, je me retrouve à regarder Kirikou et les bêtes sauvages sur le divan avec ma puce au lieu de rédiger!

Et pendant que je savoure la douceur qui se dégage de l'instant, mes pensées s'évadent. Et comme dirait Oprah j'ai alors un aha moment!

Voir les choses du bon coté

Je sais que depuis plusieurs années, j'ai beaucoup de mal à accepter l'idée que je n'aurai qu'un seul enfant. Même si le docteur me dit que c'est meilleur pour mon corps, le deuil intérieur de ne pas avoir d'autres bébés pèse lourd sur mon cœur.

D'un coup alors que je m'imprègne de ma fillette à mes cotés, je réalise que je ne pourrais ne pas être là. Tout simplement. J'ai bataillé la mort à sa naissance en attrapant une méchante infection, de celles qui font les enfants orphelins là où la médecine n'est pas compétente. Combien d'enfants se sont retrouvés sans mère à cause d'elle? Trop pour pouvoir les compter au fil des millénaires passés.

Je me souviens alors de combien j'ai prié le ciel de me laisser connaitre mon enfant lorsque je sentais la mort me tirer vers elle. Et je me dis alors que peut-être je ne vois pas les choses du bon coté. Dois-je porter cette tristesse interne de ne pas avoir d'autres bébés (moi qui aime et respecte tant les enfants) ou dois-je être reconnaissante de pouvoir connaitre celle que j'ai?

Avec les ennuis de santé que je viens de traverser en 2011, je réalise d'autant plus que cela ne sert à rien de pleurer sur mon sort de maman unique. N'ai-je pas déjà la chance d'être maman? Maman d'une fillette aussi jolie qu'éveillée? Maman d'un petit rayon de soleil...

Et je repense à ces rumeurs qui disent que 2012 marquera une nouvelle évolution de l'humanité. Une évolution pour le meilleur plutôt que le pire. J'ai envie d'aller dans cette direction. Plutôt que de déprimer autant reconnaitre la chance que j'ai. Celle de pouvoir cultiver une si belle plante d'enfance.

Alors, assise sur le divan avec enfant, chat et chien, je serre ma puce un peu plus fort contre moi. Elle me sourit avec, dans le regard, cette confiance qui me fait fondre. Je dépose un baiser sur sa joue et je lui chuchote à l'oreille combien je l'aime. Sur l'écran Kirikou danse...

Idées en vrac et mamamitude...

vendredi, décembre 16, 2011

Au royaume des lutines façon Disney

Les fidèles de ce blogue se rappelleront mon petit concours estival via mon partenariat bloguesque avec Disney Junior et Toyota Sienna pour souligner l'idée d'un road-trip imaginaire...

Depuis, plusieurs ruisseaux ont coulé dans la nature et ils ont même commencé à se glacer d'hiver! Quelques virus et changements de secrétaires de Mickey plus tard, arrive enfin le tirage!

Avec la nouvelle secrétaire de Mickey, l'on décide finalement que ce sera M'zelle Soleil qui fera le tirage de l'heureux gagnant(e) d'une carte cadeau de 50$. Une sympathique action pour la période des fêtes. Car recevoir c'est bien mais donner c'est encore mieux...

Donc, une fois le principe expliqué, c'est avec entrain que M'zelle Soleil s'est pliée au jeu du tirage maison. Elle a déjà testé le concept à l'école alors inutile de dire qu'elle savait tout à fait comment faire. Le tout avec beaucoup de sérieux sous les regards impliqués de Mischka le chat et Princesse le Shih Tzu croisé.

Alors le résultat? Le voici, le voilà, le voilou en images ci-dessous! Merci à tous ceux qui ont participé et bravo à l'heureuse gagnante...

Au royaume des lutines façon Disney

mercredi, décembre 14, 2011

Aujourd'hui, sur une idée inspirée de Tchoubi, plusieurs blogues participent à la journée du coucou virtuel: "Étant moi-même blogueuse et en discutant avec plusieurs autres dernièrement, une interrogation revient toujours : « Y a-t-il quelqu’un au bout de l’écran? » Même s’il est possible de deviner en s’aidant des statistiques, rien ne vaut un commentaire, un courriel d’un lecteur pour nous motiver à continuer. Vous aimez l’idée, la photo, le contenu? Vous avez été ému par un billet, inspiré? Vous avez essayé de nouvelles choses, mis en application une idée, un concept ou un projet proposé par le blogueur? Quelle récompense de vous lire, à cette occasion, par le biais des commentaires ou d’un courriel! Quelle gratification de sentir que notre contenu est apprécié, lu et suivi avec intérêt."


Cette idée que je vois passer dans mes fils d'actualité numérique me pousse à sortir le bout du nez, en cette année qui me replie sur moi-même. Cette année où la santé a cruellement fait défaut. D'ailleurs, au menu de la semaine, une sinusite aiguë... Sensations désagréables, petits malaises et douleurs faciales pour bien finir 2011 sous antibios! Enfin "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" dit le dicton et puis il y a toujours pire n'est-ce pas?

Sur Facebook, une amie se demande si je ne suis pas immunodéprimée. Je n'y avais pas pensé mais le terme reflète bien mon état d'esprit actuel. Cela dit, comme il ne sert à rien de s’apitoyer sur mon sort, je relève la tête. Devant moi une grande fenêtre qui s'ouvre sur un paysage enneigé et un arbre esseulé. Sur son tronc un écureuil roux me regarde, timide, il frétille. Je souris. Il s'enfuit.

J'apprécie ce nouveau bureau qui est le mien. Ancienne chambre de ma puce. Minuscule pièce avec une grande fenêtre. Ça y est, mon bureau ne fait plus partie du salon. Youpidouhou! Je peux maintenant fermer la porte pour mieux me concentrer. Dommage que ma santé me force plus à me reposer qu'à bien travailler! Hâte d'être en forme pour mieux en profiter.

Après une année de rénos, enfin l'on habite la maison en son entier, sur ses deux étages. Il reste quelques détails à fignoler mais le plus gros est fait. C'est une bonne chose à laquelle s'accrocher sur une année particulièrement difficile. Une année où j'ai passé plus de temps à me soigner qu'à créer et inspirer. Dieu merci, entre une myriade de diverses souffrances, il y a eu quelques bons moments dont le Festival d'été et un road-trip ensoleillé. Juste assez pour ne pas sombrer dans l'abysse et continuer de nager.

Cette année, entre deux maux, j'ai écrit pour mes diverses piges et mon écriture libre s'en ressent. Ici, j'écris librement, sans rédacteur en chef, sans gestionnaire de contenu, juste avec l'inspiration qui va et qui vient. J'espère donc que mes ennuis de santé n'auront pas eu raison des patiences de ceux qui ont l'habitude de me rendre visite, au fil du temps qui nous efface...

Aussi j'en profite  pour remercier Céline, La Belle, Looange, Anne, Minutepapillon pour leur fidélité à me laisser régulièrement des commentaires en ce petit coin de Web...

Avec cette année en dents de scie où ma santé joue au chat et à la souris, je ne trouve pas toujours l'énergie pour y répondre rapidement mais sachez que j'apprécie chaque commentaire laissé en cet espace virtuel. Un commentaire, c'est prendre le temps de partager et de laisser une trace de son invisible passage...

Et puisque l'on est dans l'esprit des fêtes, j'en profite pour faire un coucou en forme de boule de liens façon vrac de blogues à Blandine, Candy, Manon, Marie-Julie et Marie-Julie, Florence-Élyse, Mamanbooh, Isabelle, Beo, Venise, Claude, Aeylis, Audrey, Fedwa, Jo blogue, ElPadawan, Moukmouk, Julie, Valérie, Jenny, Benoit, Julie, Mamanpomme, Dieudeschats, François, Maman 3.0, Marie-Ève, Shandara, Cynthia, Dr Caso, Mijo, Lucie, Geneviève, Épicure et Burp, Martine, Marie-Pierre, Crispy et Djo, Vieux bandit, Jane, Hélène, Christie, Sylvain, Jaime, Lisa and Gary, Louise, Tribumonselet, Esther, Dirreve, Nathalie, Audrey, Nadine, Isabelle, Solène, Jocelyne, Katerine Lune, Nathalie, Sylvie, Catherine, Yuna, Tili, Nano, Vanou, Lise, Emmanuelle, Choubine, Suzanne, Sophie, Nadia, je suis féministe, Rose Madeleine, et j'en passe car le temps me presse les neurones fatigués. Au plaisir des mots et de la Toile qui nous lie les humanités dispersées...

Coucou bloguesque

vendredi, décembre 09, 2011

C’est fou comme la voix seule peut dire d’une personne qu’on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c’est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s’installe.
Philippe Delerm

Quand vous êtes harassés de fatigue, pensez toujours à l’exemple de la bouilloire. Elle a beau avoir le couvercle en ébullition, cela ne l’empêche pas de chanter.
Anonyme

Une des rares caractéristiques des visages fatigués, c'est que les sourires y restent imprimés une demi-seconde de trop.
Jean-Marie Poupart

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mercredi, novembre 30, 2011

Au sujet de l'intimidation...

Ce matin, j'apprends via les réseaux sociaux le suicide d'une jeune fille de 15 ans en Gaspésie. Avant de mettre fin à ses jours, cette jeune fille a laissé une longue lettre de trois pages à ses parents pour expliquer son geste et leur demander de lui pardonner...

La jeune fille était au bout du rouleau, sa mère impuissante ne savait que faire, malgré ses rencontres avec l'école, rien n'y changeait. Jusqu'au moment où la jeune fille a décidé de prendre son sort entre ses mains et d'échapper à sa souffrance en échappant à la vie...

Une tragédie qui fait déferler une onde de choc sur le Québec. D'un coup l'intimidation se concrétise, il s'humanise, il prend le visage de Marjorie. Le décès de la jeune fille agite les consciences, les médias sociaux s'enflamment. Le Québec se prend une dure réalité en pleine face.
L'intimidation chez les jeunes provoque énormément de suicides. Les mots tuent les adolescents. Chaque année des milliers d'entre eux succombent...

En mes fils d'actualités, j'accroche le YouTube de la Fondation Jasmin Roy. Une fondation qui fait de son mieux pour sensibiliser le problème depuis plusieurs mois sur le Web. J'y découvre le témoignage d'une fillette qui émeut tellement mon cœur de maman qu'il le bouleverse...


Et je pense alors à ma propre fillette qui vient de commencer la maternelle. Ma puce qui doit maintenant gérer les cours d'écoles, les frustrés et les méchants de ce monde.

Déjà elle découvre une violence verbale qui la choque. Quelques fois par semaine, elle me parle de ce qu'elle y voit. Je soupire intérieurement et je fais de mon mieux pour la guider en la jungle humaine qui l'entoure.

Déjà elle comprend que les grands aiment niaiser les petits. Au bout de trois mois, elle en a assez bien compris le principe pour que l'on puisse en discuter amplement.

Affronter l'intimidation dès la maternelle

Je lui explique que ces grands là sont niaiseux, que le mieux c'est de ne pas s'en occuper, de les ignorer. Je lui rappelle que eux aussi étaient à la maternelle il n'y a pas si longtemps. Et à quel point c'est idiot de se moquer de ce que l'on a été. Elle absorbe et comprend. 

Elle me dit: "Ils disent que c'est nul la maternelle mais c'est même pas vrai! Moi je m'amuse comme une folle à la maternelle, j'aime ça!"

On fait aussi le point sur les "grands intéressants", elle a la chance d'en connaitre deux trois, ceux là lui parlent, ils la respectent. Ils lui montrent un exemple à suivre. Je lui dis que j'espère bien que lorsqu'elle sera plus grande, elle fera partie des "grands intéressants" qui ne se moquent pas des plus petits mais qui les aident. Elle décide qu'elle fera partie de ceux là. En mon âme et conscience, je le souhaite.

Tous les jours, l'on parle de son expérience sociale à l'école. Il y a des plus et des moins. Je scrute les moins pour la soutenir au maximum. La maitresse m'apprend que sa classe est difficile et qu'elle y est un ange. Elle est si sage et respectueuse des règles qu'elle fait sourire sa maitresse à lever la main pour lui parler même si elle se trouve à coté d'elle.

Sa maitresse nous dit qu'elle tient bien son bout, elle sait se faire des amis sans pour autant se faire influencer. Aujourd'hui elle m'explique que l'une de ses amies n'était pas très contente car elle n'avait pas voulu l'aider à braver l'un des interdits du parc.

Ma puce me dit aussi que chaque matin à l'école la maitresse leur fait répéter: "Je me mêle de mes affaires." Peut-être bien que cela commence par là. Ensuite vient l'ouverture d'esprit et l'acceptation des différences...

Au fil de nos conversations, j'apprends que les grandes dans le bus la snobent un peu, cela la vexe.  Alors les midis, avant d'aller au bus, l'on discute d'un truc à faire. Un truc à la fois pour essayer de se faire une place là au milieu. L'indifférence est une arme. Conserver une belle énergie en est une autre. J'enquête et je questionne. L'on communique sur le sujet facilement et cela me rassure.

Je laisse passer le temps mais je lui explique que si cela dégénérait, je ne me gênerais pas pour monter dans le bus et en parler à sa chauffeuse. En son sourire, je sens que cela la rassure...

Que font (qui sont) les parents de ces jeunes qui maltraitent les autres?

Toujours lorsqu'il est question d'enfants qui utilisent la méchanceté humaine pour intimider leur pairs, je me demande ce que font les parents de ces enfants là?

Où sont-ils? Qui sont-ils? Pratiquent-ils leur rôle d'éducateur? Sont-ils présents? Sont-ils conscients? Avant de blâmer les enfants pour ce type de comportements, ne faudrait-il pas aussi sensibiliser leurs parents? Ou est-ce que ces parents sont aussi stupides que les comportements de leurs enfants? 

Et puis aujourd'hui, en parcourant différentes informations sur l'intimidation (ou en passant on parle rarement du rôle du parent de l'enfant qui intimide l'autre) une pensée cauchemardesque me traverse l'esprit...

Une idée cauchemardesque...

Et si un jour l'un de ces vilains garnements trouvait en ligne tout ce qui a lien à ma fille depuis sa naissance? Mon enfant bloguée. Se ferait-elle écœurée pour ses photos de bébés? Pour les histoires que sa mère raconte sur son enfance? 

J'ai tendance à espérer qu'elle ait la même réaction révoltée que cette adolescente virulente qui refuse de se laisser marcher sur les pieds! Je la souhaite plus réactionnaire que passive. J'espère qu'elle saura utiliser son intelligence à bon escient...

Au début de son existence, je bloguais encore son prénom au complet, puis un peu avec l'intuition de cette idée infernale qui me traverse aujourd'hui l'esprit, j'ai rapidement décidé de couper son prénom en deux pour en faire un surnom. Vu que son prénom n'est pas commun, cela m'a semblé plus sécuritaire. Mieux vaut prévenir que guérir dit le dicton...

Aujourd'hui par curiosité, je google son prénom pour voir ce qu'il en ressort; quelques vidéos d'elle bébé, quelques photos. Je suis satisfaite des résultats et je me demande si je vais devoir mettre en privé toutes les vidéos où j'utilisais encore son nom au complet et aller changer son nom sur mes photos de Flickr...

Car de nos jours l'intimidation des jeunes commence à l'école et se poursuit en ligne. L'intimidation et la cyberintimidation vont de pair et c'est un cocktail des plus explosifs. Un cocktail à ne pas prendre à la légère...

Au sujet de l'intimidation...

mardi, novembre 29, 2011

Chroniques d'enfances (6 ans déjà)


M'zelle Soleil a eu six ans le 11 novembre dernier. Elle a eu trois gâteaux de fête, plus d'émotions que de cadeaux. Elle s'est éclatée à l'école, puis avec ses amis à Recré O Fun (comme elle l'avait choisi), et finalement elle a apprécié retrouver nos amis à la maison! Enfin une petite fête en nos 4 murs...

Elle s'est réjouie de ses cadeaux (qui compte l'adoption d'un nouveau membre canin) mais elle a surtout aimé rigoler avec les invités...

Et que dire de l'amour qui fait de mon cœur un jardin où j'y cultive la plus belle des fleurs, ma fille? L'élever n'est pas toujours rose mais c'est un bonheur en mon âme.

Elle nous fait grandir à ses cotés. Elle nous entraine en d'autres perspectives d'existence, elle nous déblase l'avenir...


Une charmante petite écolière

M'zelle Soleil adore l'école. Sa maitresse l'adore. Elle collectionne les A et elle m'explique le soir venu toutes ces choses qu'elle a apprises durant le jour. Si fière d'apprendre, elle me fait découvrir toute une panoplie de sensations maternelles nouvelles.

Sa maitresse est une perle. J'apprécie la pédagogie générale de son école mais sa classe n'est pas un cadeau! J'avais cru le comprendre à travers nos discussions et la maitresse nous l'a confirmé lors de la rencontre parentale. Pas facile tous les jours...

Dix-sept enfants, 11 garçons! 11 garçons dont plusieurs avec des troubles d'apprentissages et de comportements. Une classe bruyante qui est un peu une jungle. Mais je suis fière de la voir se débrouiller comme une pro dans tout ce brouhaha humain.

Je sais qu'elle s'en tire bien et c'est tout ce qui compte. La vie est ainsi faite, l'on a pas toujours la chance d'être entourée de gens sans problème. J'imagine que cela fait aussi partie de l'apprentissage...

Alors au commissariat d'enfance, je gendarme. Je veille au grain. Avec passion, je déprogramme les mauvais comportements appris hors du cocon.

Je travaille à son meilleur et j'essaie de conjurer le pire. J'écoute et conseille. J'encadre. Je discipline. J'aime avec raison cet enfant qui nous le rend si bien...

Sur la voiture sale, un jour pluvieux où je reviens de l'emmener au bus, deux cœurs accrochent mon regard. Deux cœurs qui me font sourire et qui mettent de la joie en la grisaille.

Le soir venu la puce nous explique qu'il y avait, ce jour là, une petite fille qui pleurait dans le bus. Elle nous dit que lorsqu'elle voit souffrir un enfant, elle pense toujours à ses parents et combien elle les aime! Et que c'est ce sentiment qui a inspiré ce dessin enfantin sur la voiture crade!

Son affection et sa confiance nous donnent la force de continuer. La force de persévérer. Être parent, c'est pas du gâteau mais y'a des bouts qui goûtent drôlement bons!

Avec une puce de 6 ans, les parents disent "non" autant qu'un enfant de 2 ans!

J'éduque ma puce avec l'aide de son paternel qui m'assiste au besoin. Et vice versa...

Je crois que c'est plus facile à deux, enfin à condition de bien s'entendre sur les directions à prendre!

Je réalise que si l'on parle beaucoup du "Terrible Two" où l'enfant apprend la notion du "non" (qu'il pratique avec joie), l'on parle peu souvent des 6 ans et de comment c'est une période de "non" pour les parents!

 Le "non" des parents d'enfants de 6 ans, c'est aussi une phase d'existence à apprivoiser dans la grande aventure de la parentitude...

En notre maison, nous sommes réellement dans cette phase pas cool où dire "non" est la nouvelle norme. C'est que la Miss exprime ses idées à deux mille à l'heure et toutes ne sont pas des meilleures! Sans oublier que M'zelle Soleil pratique désormais l'art de faire la résistance avec réflexions et tergiversations...

Alors qu'il était si difficile de lui dire "non" à deux ans, lui dire "non" à ses 6 ans est une toute autre habitude à prendre. Non pas que cela soit plus facile car il faut toujours autant user de volonté mais surtout il faut beaucoup expliquer.

Cela dit, à bien mesurer les "non" les "oui" n'en deviennent que plus grands! Tout comme la puce qui s'élance dans la vie...

Chroniques d'enfances