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jeudi, février 08, 2024


Ma puce devient femme. Elle devient femme et je ménopause. Pas facile pour les neurones !

Je suis reconnaissante d'être sa maman. Fière et reconnaissante. Jamais je ne me suis plainte des difficultés que j'ai pu rencontrer en ma condition de parent. Qui a dit que la vie était facile ? Qui a dit qu'être parent l'était aussi ? Sinon les menteurs et les charlatans ? La vie est pleine d'épreuves à traverser, d'obstacles à surmonter et de leçons à apprendre. 

Être parent, c'est une aventure de vie qui cache divers trésors. À chacun de les découvrir. En mes sens, choisir de devenir parent, c'est choisir de ne pas s'arrêter à ces difficultés quotidiennes qui nous font travailler sur nous-même. C'est choisir de les accepter pour mieux les apprivoiser et les comprendre afin de les maîtriser pour grandir. 

Chaque adulte a aussi ses apprentissages à maîtriser, chaque adulte doit aussi apprendre à grandir pour mieux vieillir. Quand je trouve qu'être parent est dur, je prends un peu de recul. J'analyse, j'affronte, je me relève les manches et je surmonte. Sans que mon enfant ne doive en avoir conscience ni en subir les conséquences car je suis l'aîné, je suis l'adulte.

Je suis responsable de son sort. En lui donnant naissance, j'ai choisi et j'ai accepté cette responsabilité. Je suis responsable de l'élever au mieux. Responsable de l'encourager à devenir un adulte qui, je l'espère, contribuera au meilleur du futur plutôt qu'au pire. N'est-ce pas le devoir de tout parent conscient ? N'est-ce pas le seul moyen d'avoir un réel impact sur le futur ?

Je tiens ces principes intérieurs de ma Mère-Grand, qui m'a élevée et qui a instauré, en mon cœur, un système de valeurs plutôt "Vieille France". J'ai décidé de le conjuguer à mes modernités et d'utiliser ce système de valeurs en ma parentalité. J'ai fusionné l'ancien et le nouveau pour mijoter ma sauce et éduquer ma fille avec amour et conscience.

Alors que ma fille traverse sa majorité, en route pour devenir la femme qu'elle devient, je ne ressens que de la gratitude pour cet enfant, qui m'a permis de grandir et de devenir meilleure en mon âme et mon cœur. Je travaille en silence sur ces émotions qui viennent avec l'enfant qui devient grand. 

Je sais que bientôt elle partira prendre son envol. Mon cœur se serre à cette idée. Cela fera mal mais cela sera ma responsabilité de ne pas lui en faire porter la tristesse en mon cœur. Tout comme il sera toujours de ma responsabilité de la guider à travers les aléas de la vie.

Personne n'est parfait. Ni elle, ni moi, mais dans notre relation, j'apprécie ces instants de perfection que l'on arrive à se dégager, au détour de difficultés traversées. Ma fille est le meilleur de moi-même et je lui souhaite un avenir aussi brillant que son être l'est à mes sens...

Mère-Fille : Aventure de Croissance et de Gratitude

jeudi, septembre 19, 2019

Mère brûlée. Mère combattante. Mère constamment brûlée mais toujours vivante. Mère brûlée mais pas minée. Fière de rester mère lorsque son corps l’emmène en guerre.

La semaine dernière, un ami d'université, rejaillit en notre réel. Nous l'invitons à reprendre contact humain en soupant à la maison. Il tombe sous le charme de Miss Soleil.

Il finit par se demander si elle est surdouée. Je ne le pense pas, je pense qu'elle est juste bien élevée, selon mes sens maternels. Ce qui ne se fait point sans efforts, volontés, et intentions...

Il mentionne que, malgré les épreuves que nous traversons, elle transpire le bien être. Ce qui me fait du bien au coeur. En effet, je travaille fort à ne pas faire peser mon malheur sur ses épaules.

Puiser en la force maternelle

Je travaille fort à gérer mes malheurs personnels tout en faisant mon possible pour l'éprouver le moins possible. Tout en m'appliquant à la troubler le moins possible. En faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour lui donner un exemple de persévérance et de détermination. Tout en faisant tout mon possible pour transformer mes faiblesses en force.

Ainsi, je fais maints efforts pour pousser mon corps afin de rester un minimum actif même au pire de sa forme. Mon corps peut souffrir l'enfer, je reste mère. Et la mère est guerrière.

De plus, il me semble que l'on sous-estime la force puissante que nous donne nos enfants à élever. Qu'on oublie de la mettre en valeur. Qu'oublie de l'exploiter.

Pourtant, la force d'une mère ne vient-elle pas de la profondeur de cet l'amour qu'elle porte an à son enfant? De cette profonde affection qu'elle ressent pour l'humain qu'elle a mis au monde?

Tandis que ma peau entraîne mon quotidien en un monde de rééducation physique, je force mes volontés à ne pas lâcher. À dépasser le mal qui handicape la vie. À prendre sur soi. à dépasser ses limites.

Gérer les douleurs physiques est un long processus qui façonne la vie... et le caractère. Mon état de santé progresse. À force de lutter, j'avance. À force de lutter, je gagne du terrain. À mesure que se renforce mon dos blessé, mon mental suit. Rien n'est facile mais tout est possible.

Retour en classe

La rentrée scolaire s'enclenche avec le mois de septembre. Encore une fois, je me sens à contre courant des parents volubiles qui attendent celle-ci avec impatience. Je me sens plus tristounette que soulagée. 

Même si élever un être humain peut être usant, stressant, irritant, etc... Je m'en tape! 

Je le vis et je passe au travers. Jamais je ne m'en plains car cela me semble vain. Je préfère plutôt tisser et solidifier ce lien qui nous unit.

Les années s'écoulent assez vite pour ne pas les presser. Pour en apprécier ces temps passés ensemble. Même si je suis fatiguée, même si je diminuée, même si mes nerfs s'aiguisent, j'éduque en continu. Je cultive l'amour et l’éducation en un même élan de vie. Rien n'est facile, c'est juste la vie!

Prendre le temps d'être parent

Éduquer l'enfance qui devient adolescence est difficile. Mais ce n'est pas grave. Au contraire, c'est l'occasion de s'enrichir de l'intérieur, de devenir meilleur. De grandir.

Toutes les difficultés cachent des richesses humaines insoupçonnées. Pourquoi refuser de les explorer? Pourquoi laisser la peur dicter ses lois? Pourquoi en fuir les difficultés? Mieux vaut les affronter. Affronter est la seule façon de surmonter. Et d'en retirer l'invisible force qu'offrent ces épreuves.

Depuis sa naissance, j'aime passer du temps libre avec elle. Ce n'est pas toujours facile.

Devenir gendarme. Etre si responsable qu'on se demande parfois si on en devient pas juste plate et poche? Si on y perd pas toute sa coolness...

Mais qu'il y a-t-il de plus cool que de grandir avec l'enfant qui s’élève. En acceptant ses innombrables étapes d'apprentissage (qui n'en finissent pas de se succéder). Il nous apprend l'adaptation en continu.

Se fatiguer à la tâche de semer un maximum de graines pour aider l'enfant à reflechir n'est pas futile. Il n'y a rien de poche ou de plat là dedans! Il y a juste l'amour qui s'écoule et la vie qui se passe.

Materner, conforter, guider, écouter, consoler, aimer, soutenir, accompagner. Tout donner pour ensuite laisser s'envoler l'humain devenu grand. Tout un défi pour l'âme et le coeur!

Sachant que ce jour là arrivera trop vite pour mon coeur, je m'y prépare. Au fil de ces étapes qui la grandissent. Je me prépare avec attention afin d'en garder intime le chagrin personnel qui en découlera. Afin de la laisser s'épanouir en beauté pour qu'elle puisse exploiter au maximum ses potentiels humains.

Bref, je prends la peine de prendre le temps d'être sa maman.

Parfaitement consciente que le jour viendra (trop vite) où elle s'envolera vers ses propres destinées. et qu'alors, il ne sera plus le temps de regretter ce qui n'a pas été fait mais celui de récolter les fruits ce de qui fut cultivé...

Parentalité en cours...

samedi, septembre 16, 2017



Pour l'instant, Miss Soleil n'est pas intéressée à une vie numérique. Elle se trouve trop jeune. Elle trouve les principes trop complexes à son goût. Elle en apprend les rouages via mes utilisations. Cela lui suffit. J'en suis ravie.

Je lui ouvre les portes de certains comptes qu'elle utilise selon ses besoins. Mon Facebook perso lui est ouvert. Elle l'utilise pour communiquer avec les personnes de son choix. Cela lui suffit pour bien faire. Tout en nous permettant de créer des voies de confiances et compréhensions.

Je lui explique tout ce que je comprend de ce monde numérique qui est nôtre. Je réponds à toutes ses questions. Ses réflexions sur le sujet sont pertinentes. Je trouve intéressant combien elle en comprend les tenants et aboutissants. Plus que certains adultes...

Elle en comprend tant que cela ne l'intéresse pas d'y participer présentement. Mais elle a déjà pensé à quel réseau elle choisira pour commencer sa vie numérique. Son choix se porte sur Instagram pour ses 13 ans. J'approuve. On verra ce qu'il en sera lorsque le temps viendra.

Elle aime l'idée de bloguer. Je sais que reprendre mes habitudes de blogue l'encouragera à retrouver le sien. Être parent, c'est montrer les chemins à suivre mais c'est aussi influencer.

Les plus grands influenceurs de ce monde sont les parents. Chaque parent possède le pouvoir d'influencer son enfant de façons considérables et puissantes. L'ignorer est aussi irresponsable qu'égoïste...



L'être parent

J'ai conscience de combien ma vie influence la sienne. Mes choix adultes façonnent son enfance. C'est une responsabilité qui me tient à coeur. Depuis sa conception.

Une responsabilité qui devient une force intérieure. Au fil des années à en pratiquer les disciplines. À en prendre toutes sortes d'habitudes, je comprends combien ma parentalité me renforce l'être en son entier.

Alors qu'elle avance en ses premiers sentiers de puberté, je comprends mieux pourquoi ce mouvement de mères imparfaites m'a toujours irritée. En ce qui me concerne, plutôt que de me déculpabiliser de ne pas être parfaite, il me tape sur le système. Profondément.

Premièrement, je ne m'attends pas à être une mère parfaite. Je suis assez adulte pour savoir que la perfection sur Terre est une illusion.

Deuxièment, j'ai l'impression que cette façon d'être transforme l'enfant à élever en une faiblesse à supporter, en un poids à tirer. Ceci agresse mes sensibilités.

Sachant que ma propre mère, bien indigne en son genre, a toujours bien pleurniché, à torts et à travers, sur combien j'étais un boulet en sa vie. Combien être monoparentale pesait sur ses jours. Combien mon enfance lui compliquait le quotidien et brimait ses libertés.

Alors qu'elle se lamentait des difficultés de m'élever, je me promettais de ne jamais faire vivre de tels émotions dénigrantes à autrui. Tout en m'élevant seule. Comme une mauvaise herbe...

En grandissant, toujours je me suis promis que si jamais je mettais au monde un enfant, jamais je n'en ferais un poids en ma vie. Je voulais croire qu'il existait d'autres façons d'être parent...


Élever un enfant est un privilège 

Alors que ma fille atteint la puberté, je me rends compte à quel point j'ai tenu cette promesse que je m'étais faite petite.

Je l'ai si bien tenue que j'ai pu découvrir toutes sortes d'horizons et de perspectives inattendues. Dont celle de comprendre combien un enfant est une force. Pour qui choisit de l'exploiter...

Un enfant à élever, c'est la possibilité de grandir en tant qu'adulte. C'est la chance d'explorer ses profondeurs humaines pour en devenir meilleur. C'est l'occasion d'aimer sans condition.

Élever un enfant, c'est façonner le futur au présent. Est-ce un travail ou un devoir? Qu'importe! C'est l'opportunité d'être un phare, un guide, un protecteur.

Lorsque j'ai mis ma fille au monde, j'ai décidé qu'elle me pousserait au meilleur de moi-même. Car je voulais le meilleur pour sa vie. Et pour lui offrir le meilleur, je devais commencer par le trouver en moi.

Ceci m'a permis de ne jamais considérer l'enfance à élever comme un poids à porter. Les efforts nécessaires pour ce faire m'ont semblé naturels à effectuer. Même lorsque je suis à bout, je prends sur moi. J'avale. La rebelle que je suis plie. Et j'en grandis!

Car je choisis d'apprécier l'opportunité qu'elle m'offre à devenir meilleure, en mon âme et mon coeur...

Vie numérique et parentitudes....

mercredi, septembre 14, 2016

Ma pomme, mère et demi soeur 
autour de 1996/97
Toute mon enfance, au primaire, durant ces fins de semaines avec ma mère, elle m'expliquait souvent qu'elle ne voulait pas tant être ma mère que mon amie.

Elle préférait d'ailleurs que je l'appelle par son prénom. Ce que je refusais en bloc. Sans même comprendre pourquoi.

Je ne savais pas pourquoi cela me blessait tant mais j'en ressentais la douleur vive en mon coeur, sa brûlure en mon sang. Je ne savais pas comment l'expliquer mais j'en ressentais bien l'amère émotion.

Ce qui provoquait un conflit récurrent. Au milieu de plusieurs autres conflits. Et l'on se disputait. Une autre fois...

Elle voulait être mon amie avant d'être ma mère...

Je me souviens qu'après chacune de ces disputes j'étais anxieusement déstabilisée et intensément triste. Pourquoi don' elle voulait pas être ma mère? 

Mon père ne voulait pas être mon père et ma mère voulait juste être mon amie! Mais où j'étais don' tombée ?!? C'était quoi ces parents qui trouvaient ça trop difficile d'être parents ?!?

Pis des amis, j'en avais déjà plein, je voulais pas être son amie, je voulais être sa fille! Je voulais juste une mère. Comme mes amis en leur maison! J'écoutais ses discours étranges pendant que mes émotions pateaugeaient en leurs eaux troubles.

On se disputait. De nouveau le conflit entre nous. Je me renfermais sur moi-même. Comme une huître. Elle se moquait du "boudin" que je faisais dans mon coin.

J'attendais patiemment le lundi matin qui débutait une nouvelle semaine avec ma Mère-Grand. Là, où ma vie était "normale". Là, où je n'étais pas un poids.

Pendant ce temps (au tout début des années 80), elle accumulait plein de contenu pour se plaindre à ses amis de combien être monoparental était duuur. Et comment je lui gâchais ses weekends!

Elle accumulait des briques de ressentiments envers moi qui s'entassaient en son coeur. Qui le durcissait. Elle aussi attendait le lundi, moins patiemment que moi...

Au final, elle n'a jamais réussi à être une mère en ma vie et je n'ai jamais réussi à être une amie en la sienne! En fait elle est plutôt devenue le meilleur ennemi que j'aie jamais eu!

Au final, elle m'a jetée de sa vie, une ultime fois, il y a bientôt 7 ans. Mais cette fois là, j'ai pris la consciente décision d'arrêter de lui courir après. J'avais 36 ans. J'étais mère. J'étais fatiguée de courir après un mirage... de mon imagination.

Sur ce coup là, au téléphone, lorsque je l'ai entendu me dire qu'elle n'avait plus envie d'être la grand-mère de ma fille et qu'elle voulait une autre de ses annnées de break, Bang! Fracture de crâne. Saignement de coeur. Puis un intense "AhAh Moment"! Comme si d'un coup se mettaient en place toutes les piéces égarées du puzzle de mon enfance.

Cette ultime dispute, a été provoquée par le mini pétage de coche de l'homme, qui n'avait pas apprécié qu'elle veuille faire Noël avec notre fille de quatre ans, ses amis et "sa famille"... mais sans nous. Ce fut la cerise sur son sundae en ce qui le concerne.  Après dix ans d'union, son vase venait de déborder.

Quelques jours plus tard, se sont placées ces pièces égarées. J'ai compris toutes sortes de choses de mon enfance, les fins de semaine avec elle. Ce jour là, pour la première fois de ma vie, j'ai décidé consciemment d'arrêter de courir après un amour qu'elle ne ressentait point. L'amour d'une mère...

Je n'ai plus jamais fait un pas vers elle. Comme je l'avais toujours fait après chacun de ses rejets. Elle n'a jamais fait un pas vers moi. Ni quand j'ai été malade. À multiples occasions. Ni quand la petite s'est blessée. À différentes reprises.

Elle se contente de lire ce blogue, selon les échos de ce que j'en entends. Bonjour Maman! Ce texte là risque de ne pas te plaire (ou plutôt je ne doute pas qu'il te déplaise)...

Je ne voulais qu'être sa mère mais l'on devient amies...


Bref, en mon éducation maternelle, je n'ai jamais voulu être l'amie de ma fille, juste sa mère. Qu'elle m'appelle un jour par mon prénom est absolument hors de question! Cela a toujours été bien clair en mon âme et mon coeur.

Mais, voilà pas qu'au fil des années, se passe un étrange phénomène, qui semble tout à fait naturel. Il se fonde un aspect de notre relation que je n'avais jamais imaginé...

Une sorte d'amitié humaine qui se faufile en notre relation mère/fille. Un sentiment nouveau qui engendre de fascinantes émotions. Cela me fascine autant que cela m'intrigue.

Je découve, avec ma fillette qui pousse, ce que j'ai jamais connu avec ma mère. Une complicité forte et intime. Une compréhension profonde l'une de l'autre. Un respect mutuel. Une harmonie. De l'amour reciproque. Partagé. Le tout enrobé de cette intriguante amitié qui se construit en même temps qu'évolue notre relation.

Morale de cette histoire, pour être l'ami de son enfant, commencer par juste être son parent est un bon plan. Puisqu'il semble que l'amitié en résultera...

Ma pomme et ma fille en 2016


En sandwich entre amie et ennemie...

dimanche, mai 08, 2016


Ma puce dessine un coeur à la craie et mon coeur sourit. C'est elle qui me rend mère. Je suis la mère que j'aurais aimé avoir. Le fruit de mes idéaux d'enfance. J'en ai conscience. C'est un choix volontaire.

Ces derniers mois en commotion, Miss Soleil m'a quelques fois mentionné l'importance que j'avais en sa vie. J'ai aussi conscience de mon influence sur sa vie.

Tandis qu'elle m'explique ses multiples déceptions entraînées par sa commotion cérébrale (qui met sa vie en pause), je lui explique qu'il est important de s'entourer de gens inspirants. Et si parfois l'on ne trouve plus aucune inspiration en son entourage, il faut aller voir plus loin et trouver ailleurs des exemples pour s'inspirer les idées.

Elle me regarde droit dans les yeux et me dit: "Ah ben moi, c'est pas un problème car j'ai toujours ma maman!'"

Alors qu'elle perçoit l'interrogation et la surprise en mes yeux, elle m'explique que depuis qu'elle haute comme trois pommes je suis son inspiration quotidienne. Je manque un peu de défaillir. Oscillante entre l'émotion profonde et l'angoisse pure, j'inspire. Être parent n'est pas une responsabilité à prendre à la légère.

Ce qui me fascine c'est que l'inspiration est commune. Car pour elle, je vais là où je ne suis jamais allée. Je me force, je me sacrifie, je me dépasse sans compter car j'ai à coeur d'être le meilleur de moi-même afin de pouvoir lui donner le meilleur de moi-même. Poussée par sa présence en ma vie, je m'améliore et je mûris.

Je suis mère. J'accepte souvent de m'oublier complètement pour elle. Je me fous de ce que mes pairs en pensent. Ma priorité étant de lui offrir une enfance saine et équilibrée pour qu'elle puisse avoir une solide fondation intérieure lorsque viendra le temps qu'elle vole de ses propres ailes. Le temps qu'elle affronte sa vie adulte.

En ce temps là, je retrouverai ma liberté de voler comme je l'entends, comme cela me chante. Tout en continuant de veiller au grain de ses trajectoires...

Bonne fête à toutes les mères qui sacrifient des bouts de d'elles - même pour le bien-être de leur progéniture. Qui se dépassent par pur amour.

Être mère n'est-ce pas aussi se sacrifier et se dépasser pour le meilleur du futur que l'on élève?


L'être mère en une galaxie près de chez vous...

mercredi, janvier 27, 2016


Touchée je suis par ce statut de Facebook qui me passe sous le nez. Écrit par la maman d'une jeune garçon trisomique. Son petit texte me touche autant que la beauté de son fils sur la photo qui l'accompagne. J'en recommande le détour...

Et je repense à ma grand-mère qui m'a souvent racontée qu'il fut un temps (avant que les trisomiques ne soient appelés des "mongoles" comme c'était le cas en mon enfance) où on appelait ces enfants là, les enfants du Bon Dieu.

La légende rurale disait qu'élever un enfant trisomique rapprochait du Bon Dieu. Qu'il y avait là un acte divin. C'est l'histoire qu'elle me contait lorsque je lui demandais pourquoi les gens disaient avec tant de méchanceté que les trisomiques étaient des mongoles...

Avec la maturité de ma quarantaine qui se tasse, je suis pas mal sûre que la grand-mère tenait la vérité en sa légende transmise. Car une fois passées les différences de surface, qui font les superficiels de nos vies, on réalise que les enfants trisomiques possèdent cette innocence et sensibilité qui les connectent en ligne direct avec cette dimension invisible où réside la foi. Quelle qu'elle soit.

Il faut beaucoup de force parentale et d'amour humain pour élever un enfant trisomique. Pour lui donner toutes les chances de s'épanouir au meilleur de ses capacités. J'ai beaucoup d'admiration pour ces parents là. Je me sens pas mal nulle à côté d'eux. Ce sont toujours des modèles dont j'aime m"inspirer les idées pour devenir meilleure.

Je sais bien que de nos jours, vouloir être une bonne maman a un petit côté pas super cool. Mais je m'en tape. Quand tu as vécu une enfance comme la mienne, en ce qui concerne la maternité, tu te rends obligatoirement compte à quel point être/avoir une bonne maman peut être cool!

Être une Bonne Maman n'a rien à voir avec être maman parfaite. C'est deux concepts bien différents. Être Bonne Maman, c'est être comme de la confiture qui fait du bien au coeur. Et c'est à chacun d'en trouver sa saveur!

Confiture Bonne Maman et un chromosome de plus...

dimanche, mai 03, 2015

Cet article intitulé "J’adore mes enfants, mais j’en peux pus…" est de ceux qui je comprends parle à beaucoup de gens mais qui encore une fois ne me parle pas. Mais pas du tout.

Partant du principe que faire des enfants n'est pas un jeu. D'après moi, à chaque enfant que tu ponds, attends toi à ce que cela complique ta vie. Si tu y avais pas réfléchi avant, oh well... c'est plus vraiment le temps de t'en plaindre...

Et pourtant tant de monde semble avoir besoin de s'en plaindre. Cela me fascine. À croire qu'il est cool de se plaindre de ses gamins de nos jours.

Si j'ai une enfant unique, c'est parce-que ma santé ne m'a pas permis d'en avoir plus. Si ma santé l'avait permis, j'aurais aimé en avoir un autre. Mais j'y aurais bien réfléchi avant. Afin de me lancer prête à l'aventure. Sachant que cela ne simplifierait pas mon quotidien. Et si l'on avait fait le pas, je suis certaine qu'on l'aurait fait en connaissance de cause.

Il ne suffit pas d'adorer ses enfants. Ça c'est facile. Il suffit de les élever, ça c'est une autre paire de manches. Et honnêtement n'est-ce pas de ça que se plaignent les parents qui se plaignent de leurs enfants?

Car élever un enfant en notre société moderne, bourré d'individualisme, c'est accepter de se sacrifier. Se sacrifier à plein de niveaux personnels. Ça fait partie de ce jeu qui n'en est pas un. Construire une relation avec un enfant n'est pas simple, pas plus simple que toute relation, mais tellement plus profonde que la majorité des relations humaines. Enfin je crois.

Je n'ai personnellement aucune relation avec mes géniteurs. C'est avant tout leur choix, c'est le résultat d'une absence d'implication parentale ou de beaucoup de plaintes à mon sujet, suivant le géniteur en question.

Avec ce vécu, lorsque j'ai fait le choix d'être parent. C'était un choix conscient. Un choix conscient d'en assumer la responsabilité. Tout en sachant que sans entourage familial ce serait ni simple, ni facile. Si l'on dit qu'il faut un village pour élever un enfant, le village, chez nous, c'est l'homme et moi...

Et on s'en plaint pas. On s'arrange pour faire avec. S'il fallait qu'on commence à s'en plaindre, on serait pas sorti du bois. En acceptant de ne pas s'en plaindre, on choisit de regarder autrement notre parentitude.

Je ne sais pas pour lui. Mais pour moi, ma fille je ne l'adore pas, je l'aime et je l'élève. Mais j'adore ce qu'elle apporte à ma vie. J'adore comment elle l'enrichit. J'adore la force intérieure qu'elle me donne pour traverser les épreuves de la vie. J'adore la profondeur humaine qu'elle me permet de découvrir. J'adore comment elle me grandit.

Et le jour où je me plaindrais d'elle, de grâce envoyez-moi à l'asile. Car ce jour là, j'aurai perdu la tête!

Je n'adore pas ma fille...

lundi, avril 27, 2015

Attendre la Miss devant son école sur l'heure du midi.

Remarquer que sur les six voitures qui attendent des enfants, trois sont conduites pas des pères. Sourire.

Et se dire que c'est sûrement un signe des temps, un signe d'égalité des sexes...

Voir gambader ma gazelle joyeuse. En route vers la maison elle me demande:

- Mais maman c'est qui Gavroche? Pourquoi le chaton tu l'appelles Gavroche?

Pour la petite histoire, en processus d'adoption de chaton, on a visité un mâle chez une amie qui m'a remis Gavroche en tête...

Avec cette question s'ouvre une dimension de mémoire oubliée. Enfouie au creux de mon vécu. Je lui parle de Victor Hugo et je lui raconte l'histoire de Gavroche. Dans la foulée je fais une recherche web et tombe sur cette chanson et bang!

J'ai 8 ans et je me souviens de combien j'aimais cette chanson et combien je l'ai écouté en boucle! Combien les paroles me reviennent en tête. Et revient alors cette lointaine habitude. Au bout de la septième fois qu'on l'écoute, elle s'exclame:

- Encore?
- Allez, encore une fois, j'adore cette chanson!
- Maaaamaaannnn... okay...

De quoi s' en faire un vers d'oreille! Et l'on reprendra le chemin de l'école en chantonnant en chœur: "Je suis tombée par terre, c'est la faute à Voltaire. Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau..."

Sur l'heure du midi...

lundi, mars 23, 2015

Retenir mon souffle pendant que l'on papote à son retour de l'école.

Elle donne de l'eau aux plantes en même temps qu'elle me parle de sa journée.

Elle enlève les feuilles mortes, fait un peu de dégâts. Elle se ramasse sans que je n'ai besoin de rien dire. Je la croque au passage sans même qu'elle ne s'en rende compte...

S'il y a le "Terrible Two", le "Fucking Four", et tout ce qui fait les difficultés d'élever et d'éduquer l'enfance, est-ce qu'il n'y aurait pas aussi le "Doux Dix" ou "Sweet Ten" que l'on oublie de mentionner?

Cette saison d'enfance où l'on récolte les fruits des graines plantées, cultivées et trimées pendant dix ans?

Depuis qu'elle a eu ses neuf ans, je vois émerger une maturité humaine qui m'accroche les idées. Une maturité qui s'éveille comme une chenille sort de son cocon. Une nouvelle autonomie se forme, elle transitionne doucement d'enfant à jeune fille et je retiens mon souffle. Fascinée.

Ce faisant, elle me remplit le coeur de ces petits bonheurs que j'accroche en ma mémoire maternelle...

Il y a-t-il un "Sweet Ten"?

vendredi, août 15, 2014

Depuis un long moment déjà Miss Soleil me tanne avec l'idée de faire de la télé.

Comme l'idée de courir les castings ne me tente pas et qu'en habitant en notre coin de brousse, les castings ne courent pas les rues, je laisse donc macérer son idée.

Que l'Univers se charge d'y répondre...

Sans compter que le monde de la télé est une jungle dans laquelle je ne suis guère à l'aise de l'envoyer. Et que le cœur de cette jungle est à Montréal.

Bref, quand l'univers se manifeste par l'opportunité d'un tournage pour une émission qui fait un topo sur une application mobile pour enfants CosmoCamp (conçue par une entreprise de Québec), je réponds présente.

Miss Soleil est fine prête pour l'expérience. Une expérience que je trouve pertinente et peu stressante pour elle. Je soutiens ses ambitions et je me plie à sa volonté. Selon mes conditions...

Tout comme j'ai soutenu son désir entrepreneurial qui m'a fait trimé aux fourneaux dimanche dernier...

Opération bugnes...

Faire une cinquantaine de bugnes lyonnaises pour les beaux yeux de ma puce qui voulait vendre de la limonade! Avoir ensuite l'idée folle de lui proposer de vendre des bugnes sur la plage d'été bondée. Quitte à vivre en un village de villégiature autant sucrer le bec des vacanciers! Ah la bonne idée la mère!

Puiser en mon potentiel pâtissier et mon ambition maternelle pour soutenir l'élan enfantin. Accompagner Miss Soleil et sa copine pour une opération bugnes sur sable. Il faut noter que lorsqu'elles disent en chœur:

-Bonjour, on vend des bugnes... 

C'était tout simplement craquant. Comme un tsunami de "cuteness" en pleine face! J'ai été surprise de voir combien de papas ont fondu comme neige au soleil! Ils sont beaux les papas québécois. Je les aime. Mais je m'égare...

Le bilan de l'opération a été positif. Vingt dollars de gagnés en vingt minutes. Les bugnes se sont vendues comme des petits pains! J'en ai profité pour faire un petit cours de gastronomie locale sur la tradition française de la bugne.

Pour l'hybride francophone que je suis, les bugnes possèdent ce goût inoubliable de l'enfance. À chaque fois que je croque dans une beigne, l'enfant en mon sang se lamente de ne pas croquer dans une bugne! Les rares manques que je ressens de mon enfance passée dans l'hexagone sont gustatifs. Même si les vieilles pierres me manquent parfois aussi...

 

Mais revenons à mes appétissantes bugnes, si dépaysantes, qui se sont faites dévorées dans le temps de le dire! Une expérience enrichissante pour l'enfance et fatiguante pour ma pomme brûlée sous la pleine lune. Le salaire maternel se récolte en un gros câlin nocturne et des mots qui  apaisent:

- Je t'aime Maman. T'es la meilleure maman du monde même si t'es sévère! 

C'est vrai que je suis sévère. Sévère mais juste. Sévère mais cool. Cette dernière combinaison étant la plus complexe à tenir. Je n'aime pas mon uniforme de maman gendarme mais je l'endosse pour la bonne cause.

Silence, action...

Enfin, heureusement qu'il n'y pas que la maman gendarme en ma peau! Et c'est ainsi qu'à désirer soutenir les élans de ma fille, je me retrouve à poireauter dans le studio Frima, avec d'autres parents, tandis que Miss Soleil tourne une scène pour l'émission Génération Inc qui sera diffusée durant l'automne sur Vtélé.



Ce faisant, je réalise combien il est facile de se lier d’amitié avec d'autres parents, en ce même bateau de patience sur lequel on vogue...

Après cinq heures sur le tournage de l'émission, je constate qu'être parent d'un enfant qui tourne c'est un peu comme se transformer en potiche de plateau. Potiche sympathique qui se fond dans le décor. J'ai trouvé le temps extra long et elle a trouvé que cela a passé trop vite!

 Enfin libérée du tournage, je suis fière de la voir heureuse de son coup. J'avoue qu'elle a assuré. Cela valait certainement le coup de m'ennuyer ferme tout en angoissant subtilement sur les articles qui attendent sur ma planche de travail...

Bilan de l'opération, je l'ai vu dépasser gêne et timidité pour profiter au mieux de l'expérience. J'ai réalisé que si je pouvais la conseiller avant et après. Le pendant était entièrement entre ses mains. Pendant, je devais me transformer en papier peint souriant. Veiller, rassurer et ne conseiller que lorsqu'elle venait vers moi pour me le demander. Le professionnalisme de l'équipe de tournage m'a aussi mise en confiance.

La Miss a adoré travailler avec le musicien pour concocter le petit jingle sur lequel elle chante et elle a bien aimé discuter avec le metteur en scène. Une expérience intéressante autant pour la fille que la mère!

Au couvent de la maternité... 

Depuis qu'elle est née, je suis une maman soumise. J'ai embrassé la maternité comme d'autres se convertissent. I guess it's my religion now. Being a Mom. Being Her Mom.

Dans l'Être Maman, tel que je le conçois, une certaine soumission se fait. Une soumission consciente à l'équilibre et au bien-être de son rejeton? Oh! Je sais que je vis en un monde qui applaudit les mères indignes et où je me retrouve comme une femme voilée au royaume des mini-jupes!

Mais c'est plus fort que moi. C'est viscéral. Comme une vocation céleste. Celle d'élever le futur qui est mien.

Il n'y a rien sur Terre qui me remplit plus le cœur que de voir ma fille épanouie, heureuse, bien dans ses chaussettes. Si pour cela je dois faire sacrifice de certaines de mes libertés féminines, qu'il en soit ainsi.

Je sais aussi que le jour viendra où elle sera femme. Mon devoir sera fait. Je serai vieille. Sûrement fripée. Et ce jour là je serai de nouveau libre comme l'air. Libre d'être femme à part entière. Sans le diktat de la mère...

À moins que je me sente arriver la vocation de grand-mère! Ahhhh! Pensée épeurée. J'espère qu'entre ces deux vocations, j'aurais quand même le temps de profiter de ces libertés féminines auxquelles j'adhère...

Un peu de télé et beaucoup de bugnes...

mardi, mai 13, 2014

Être mère. Je me pose rarement la question à savoir quel type de mère je suis. Je suis mère. Cela me suffit. N'est-ce pas assez?

Je n'aime pas accrocher une étiquette à ma condition maternelle. À mes sens, être mère est une aventure  pas une catégorie...

Souvent je me dis que je ne dois pas être normale à ne ressentir aucune pression ou angoisse à être mère parfaite. Sachant que la perfection n'existe pas sur Terre, croire que je doive être parfaite ne me vient pas à l'esprit. Call me crazy!

Je suis obligatoirement une mère imparfaite puisque je suis humaine et que je vis sur Terre. Cela va de soi non?

Détachée de ces règles de l'art maternel qui semblent peser sur beaucoup, je conçois mes propres règles sans trop me soucier des autres. Je me soucie juste d'elle.

Je sais que je vis une expérience unique avec ma fille. Tout comme je sais qu'être mère, c'est universel.

Mères de ce monde, on vit les mêmes émotions en différents contextes selon le spectre de nos différentes personnalités. Doit-on obligatoirement s'identifier à une certaine catégorie?

Être mère s'inscrit au cœur de mon humanité. Je ne me pose guère de questions sur comment je suis. Mais je me pose plein de question sur comment elle est. Sur ce que nous sommes...

Je pense à elle d'abord. À moi ensuite. Il paraît que c'est mal. Je m'en fous. Plus elle grandit et plus je peux penser à moi. J'ai conscience qu'il me faut trouver un équilibre entre mère et femme. Et je sais qu'un jour, elle sera adulte et je pourrai ne penser qu'à moi. Je retrouverai cette entière liberté que j'ai pu sacrifier aux diktats de l'enfance.

Quand on met un enfant au monde, on gagne le droit de l'élever. C'est ce que me frappe le plus de mon état de mère, cette responsabilité que j'ai d'élever un être humain. Et, en élevant l'enfant on s'élève soi-même...

Depuis qu'elle est née, je ressens cette sensation diffuse que l'on a aucune prise sur le futur si ce n'est celui d'élever nos enfants. Ils sont le futur. Élever un enfant, c'est façonner un brin de futur.

Le pouvoir d'un parent est grand. Il peut détruire autant qu'il peut soutenir, saboter autant qu'il peut encourager. Et quoi qu'il fasse, sa présence marquera à vie l'enfant qui deviendra grand. Être mère, être père, c'est la même galère, ou la même victoire...

J'ai vu de trop près la mort trois jours après sa naissance. Cette expérience imprègne mes émotions maternelles. Quoi qu'il arrive, je suis reconnaissance de pouvoir la voir grandir. Ceci fait que je n'arrive pas à me plaindre de mon état de mère. Je me trouve plutôt chanceuse de pouvoir vivre toutes ces étapes d'enfance...

Même quand c'est difficile, même quand je suis à bout de nerfs, à bout de souffle, même quand la fatigue me noie, je suis reconnaissante d'être là, avec elle. Contente de la connaître et de la voir grandir. Contente de partager des moments présents avec elle.

Lorsque ma santé me fait la vie dure, c'est grâce à elle que j'ai envie de vivre et de vieillir. Être mère me donne la force d'avancer, le courage de ne pas lâcher. Ce devoir d'accompagnement d'enfance que je ressens est puissant, il m'entraîne.

L'aventure maternelle est pleine d'épreuves et d'obstacles, elle est aussi remplie d'apprentissages, de compréhensions et de réalisations. Elle élève l'âme en d'autres dimensions. Elle bouleverse le cœur de multiples façons.

Je ne sais pas quel type de mère que je suis. Je sais qu'elle est ma fille et que c'est tout ce qui compte. Je sais que je peux contribuer ou nuire à sa vie. Je sais qu'elle peut m’exploser le cœur de joie ou me le briser en mille morceaux. Je sais qu'elle compte sur moi pour bien grandir. Je sais qu'elle a confiance en moi.

Je sais que je veux utiliser mon pouvoir de mère pour l'aider à atteindre son plein potentiel. Je sais que pour y arriver je ne dois pas tant parler qu'agir. Je dois être plutôt que prêcher. Je dois garder l'esprit ouvert et les neurones aiguisés tout en l'aimant sans condition. Ainsi je sais que je suis maman...

Et comme je suis maman, me voilà concernée par cette troisième édition du concours Maman de l’année par Walmart Canada!

Même si je n'aime pas les concours, les votes et tout le tralala, je ne peux qu'être touchée par l'initiative de vouloir célébrer et récompenser les mamans qui nous entourent.

Ce concours rendra hommage à six mamans qui se verront offrir 10 000 $ pour elle-même et 10 000 $ pour l’organisme de bienfaisance ou la cause de son choix. Les finalistes qui ne seront pas gagnantes d’un prix Maman de l’année recevront 500 $ pour elles-mêmes et 500 $ pour l’organisme de bienfaisance de leur choix.

Ce concours commence avec un système de nominations. Si vous connaissez une maman qui vous inspire vous pouvez la nominer ici. 

Les nominations se poursuivront jusqu'au 23 mai. Toute maman, quelque type qu'elle soit (ou pas) sera certainement émue d'être nominée et si gagnante, bienheureuse de renflouer son compte en banque tout en donnant au suivant!

L'être mère et l'inconfort d'être étiquetée...

Quand le bleu du ciel rejoint le bleu du lac, délivré de ses glaces, j'ai toujours la subtile sensation de changer de pays.

On change nos habitudes quotidiennes, on range l'hiver au placard et on se prépare à une nouvelle vie. Une vie où reviennent les odeurs puis les couleurs.

On accueille les premières fleurs avec bonheur. Et chaque bourgeon est signe de temps meilleurs.

Ah! Que l'hiver fut rude! Mais il est passé, disparu. Et mieux vaut l'oublier au plus vite. Oublier la neige et le frette. Se concentrer sur le présent.

Au présent, il y a l'enfance qui grandit. L'enfance qui lit et qui écrit. Miss Soleil veut écrire des textes inspirés des photos de sa vie. Sans en avoir vraiment conscience, Miss Soleil veut bloguer!

De bébé blogué à fillette blogueuse j'imagine qu'il n'y a qu'un pas...

Alors que je médite sur son éducation numérique, elle intègre Internet au quotidien avec une facilité qui me fascine. Je lui explique que tout n'est pas si simple que cela en a l'air (sans pour autant désirer briser son élan). Mais comment encadrer l'élan? Tel est mon présent dilemme.

Son père n'est pas super ouvert au concept mais il a confiance en mes connaissances. On en discute ensemble et avec elle. Manifestement elle a assimilé assez de théorie numérique pour vouloir en pratiquer la chose, il nous faut donc l'encourager. La guider. Et l'encadrer...

Même si je la prépare aux dangers que l'on retrouve sur le Web tout comme je la prépare aux dangers du monde réel, je m'inquiète. Son désir de communiquer avec le monde par Internet (comme elle me voit le faire depuis toujours) est fort. Elle comprend parfaitement le fonctionnement de la chose. En un sens après avoir compris le principe, il est naturel qu'elle ressente l'envie d'explorer.

Elle veut écrire des textes avec des photos et les mettre sur Internet. Et peut-être que si elle fait ça bien, on lui proposera aussi des petits voyages, pas loin, genre à Wendake, m'explique-t-elle. Je reste bouche bée. Elle comprend aussi très bien le concept du voyage de presse!

Sidérée de la voir grandir si vite. Fière de la voir si bien grandir. Et inquiète. Inquiète des revers du monde humain...

Nous continuons à en discuter en long et en travers. Je la trouve encore trop petite pour Instagram. L'un de ses petits plaisirs virtuels est de parcourir mon fil Instagram et de "liker" les images qui lui plaisent. Cela nous donne l'occasion de parler créativité numérique. En cette utilisation, j'ai confiance en elle.

Cet hiver, j'ai réalisé qu'elle allait aussi se balader sur mon fil Facebook. J'en ai réalisé toute l'aventure quand j'ai vu popper des "likes" que je n'avais pas mis et apparaître des amis que je n'avais pas invités! Ce qui fut l'occasion d'une grande discussion sur la responsabilité numérique. Une discussion assez sérieuse pour lui couper l'envie de s'y aventurer de nouveau!

Elle me dit maintenant qu'elle veut écrire des textes. Quand une enfant de huit ans exprime le désir d'écrire des textes, en brimer l'élan est un crime. J'en discute longuement avec elle et pour tester sa volonté, je lui demande de m'écrire un texte. Un vrai.

L'une de mes photos prise en ville l'inspire, elle a une piste. Je la vois errer dans l'inconnu. Je réponds à ses questions tout en essayant de guider ses réflexions. Je lui donne la première phrase et je la laisse aller. Si elle veut vraiment écrire des textes, elle doit les écrire elle-même.

Elle me dit aussi qu'elle veut avoir des "j'aime" (influence culturelle de Facebook) et des commentaires. Qu'elle veut savoir ce que les gens pensent de ses textes et de ses photos...

On effleure ici l'un des multiples dangers de la chose. Je lui explique alors que je refuserai de lui ouvrir un espace sur Internet si c'est ce qui la motive. La motivation doit venir d'une envie intérieure de créer et de partager, pas de plaire à tout prix. Les "likes" sont un bonus, pas une raison. Je dois être certaine qu'elle en comprend le principe avant d'aller plus loin.

Je lui parle des prédateurs. Sans oublier de préciser qu'en mettant un texte sur Internet elle s'expose à la critique. Il y aura aussi des gens qui n'aimeront pas ce qu'elle fait. Elle me répond avec une certaine lassitude qui m'amuse, avec ce petit air blasé de la fille qui se répète...

- Je sais maman, je comprends. On en a déjà parlé plein de fois. Mais c'est pas grave. Cela me dérange pas si les gens ils aiment pas. C'est pareil que quand je mets des cœurs sur Instagram. Y'a des photos que j'aime et d'autres que j'aime pas. Ça fait rien. Si je mets des photos c'est normal que y'a des gens qui aiment et d'autres qui aiment pas!

Elle me revient ensuite avec un texte d'environ 500 mots, écrit à la main, dans son cahier de brouillons.

Impressionnée par la pertinence et la structure de celui-ci, il m'est impossible de ne pas lui ouvrir une porte sur le Web.

Miss Soleil veut bloguer et je crois qu'elle est prête. OMG!

J'hésite entre Tumblr ou Blogspot. J'hésite. Je frissonne. Je raisonne mes peurs. Comment lui ouvrir un blogue sans trop l'exposer? Je ne connais pas beaucoup de fillettes de huit ans qui bloguent! En connaissez-vous?

Par quel bout prendre la chose?

Dans un sens, je préfère qu'elle fasse ses premiers pas sur la Toile à mes côtés plutôt qu'elle y soit garochée à l'aube adolescente sans autre forme de procès. Je vois beaucoup d'ados sans guides ni repères qui s'égarent sur le Web...

Si elle capable de bloguer (sous mon aile) du haut de ses huit ans, je me dois de l'encourager n'est-ce pas?

À quel âge peut-on commencer à bloguer?

vendredi, mai 09, 2014


Bientôt la fête des mères. Une fête mi-douce mi-amère qui vient remuer mes émotions. Entre souffrances, bonheurs et inquiétudes, j'erre. Le bonheur d'être une mère pour ma fille, la souffrance d'être une fille rejetée par sa mère et l'inquiétude de ne pas savoir ce que me réserve le futur avec ma fille...

Je ne désire pas écrire sur la relation inexistante que je vis avec ma mère. J'en étouffe le besoin. Ce n'est pas un roman que j'ai envie d’écrire présentement. Je préfère écrire sur l'existence de la relation maternelle que je vis avec ma fille. Une relation que je construis avec beaucoup de réflexions. Tout comme je réfléchis souvent à celle que je n'ai jamais réussi à construire avec ma mère. Mes cicatrices d'enfance tracent le chemin de la mère que je suis.

Lorsque qu'arrive la fête des mères, toujours cette même tristesse qui remonte. Une tristesse ultra intime que j'avale avec amertume. Pendant des années, j'ai désiré créer une relation saine avec ma mère. En vain. Et puis un jour, la petite fille devenue adulte en a eu assez. Trop de blessures accumulées au fil du temps. Trop de rejets et de sensations de trahisons.

Et pour finir cette dernière conversation où elle m'a dit avec affront qu'elle n'avait plus envie d'être une grand-mère pour ma fille. Entendre ses explications et sentir les mots devenir un couteau qui lacère les entrailles. Puis réaliser que tout cela a un sens.

Combien de fois n'a-t-elle pas eu envie d'être mère avant de ressentir la non envie d'être grand-mère? Sûrement trop de fois pour les compter. Ce qui explique ces multiples incompréhensions que j'ai pu ressentir tout au long de ma vie.

Enfin, passé un certain âge, on finit par se faire une raison. On devient femme. On devient mère. On ne ferme pas sa porte mais on arrête d'aller cogner à une porte qui est rarement ouverte. Tout en sachant bien que l'autre ne viendra pas cogner à la nôtre.

On se fait une raison qui s'enrobe d'une profonde peine. On baume le mal en essayant de casser ce cycle malheureux qui nous perturbe. En prenant soin de tisser un lien émotionnel avec sa propre fille. Et en priant le ciel pour qu'il tienne la route...

Lorsque j'étais petite, ma mère (qui a trop peu de différence d'âge avec moi) aimait l'idée d'être mon amie. Elle n'aimait pas trop que je l'appelle maman quand elle me sortait. Elle trouvait que cela la vieillissait. En ce temps là, où elle aurait aimé que je l'appelle par son prénom, je refusais l'idée en bloc. Rebelle dans l'âme, lorsque je la voyais, je l'appelais maman deux fois plus. Ce qui n'aidait pas mon cas.

En vieillissant j'ai réalisé que des amis j'en avais plein mais c'est une mère que je voulais, pas une amie. Avec envie je regardais mes amies qui avaient des mères attentionnées. Je ne désire pas être l'amie de Miss Soleil mais j'espère le devenir une fois qu'elle sera adulte. Peut-être est-ce une transition possible passé 30 ans. Peut-être est-ce la transition qui entraîne la relation à son meilleur...

À l'orée de la fête des mères, on parle beaucoup de la relation mère/fille à son meilleur mais les relations mère/fille sont si complexes. Et lorsque la situation que l'on vit n'est pas à son meilleur c'est une fête qui vient remuer toutes sortes de noirceurs. Je me demande ce qu'est la norme. Est-il exceptionnel ou normal d'avoir une bonne relation avec sa mère rendue à l'âge adulte?

Ce qui est certain c'est que c'est une douce fête lorsque nos enfants sont enfants. Je vois ma puce prendre plaisir à me fêter, je la vois y mettre toute son affection. Cela me touche profondément. Je ressens toute l'importance que j'ai dans sa vie. Je prends soin d'apprécier les petits crafts qu'elle m'offre avec cœur.

J'accueille son amour avec tendresse. Je suis heureuse d'être sa maman. Et c'est ainsi que je choisis de passer la fête des mères, en m'imprégnant dans ce bonheur qu'elle génère en moi. Et en gardant espoir que le meilleur est à venir...


De mères en filles...

dimanche, avril 20, 2014


Et voilà revenu le matin de Pâques. Cette année, je me rappelle même que se cache, derrière les lapins magiques, le mythe de la résurrection...

L'hiver, toujours aussi récalcitrant à prendre le large, s’intègre à ce Pâques 2014 qui me voit escalader des bancs de neige passé minuit.

Chez nous, non seulement passent les lapins magiques mais en plus les cloches d'Europe font un petit détour pour laisser tomber des chocolats dans la neige. À noter que je prends l'entière responsabilité d'entraîner mari et amis en ma folie surnaturelle.

Cette année encore la magie opère pour Miss Soleil. Même si du haut de ses huit ans elle perçoit de plus en plus la frontière en le réel et l'irréel, elle possède encore cette magie d'enfance dans laquelle j'aime naviguer. Une magie d'enfance que je cultive avec cœur.

En voyant une boîte de chocolat sur le toit du tempo, elle chuchote qu'en effet, seule une cloche aurait pu faire ça! L'irréel et le réel se conjuguent en ce présent qui s'inscrit en sa mémoire. Je souris à l'univers.

Elle se lève la première et va regarder par la fenêtre. J'entends ses pas et je retiens mon souffle. Dort la maisonnée. Je vais la rejoindre et j'en profite pour attraper cette étincelle qui pétille en son regard alors qu'elle m'explique qu'il y a plein de chocolats dans la neige, dans les arbres, sur le toit du tempo!

Tandis que ses yeux pétillent, la maman que je suis savoure la magie de l'instant. Une maman qui croit que la frontière entre le réel et l'irréel est souvent plus fine qu'on ne le pense. Une maman qui est aussi capable de croire, en quelques imaginations fertiles, que les chocolats tombent du ciel.

Aussi c'est sans trop de scrupules que je romance la vie de ma fille en ces traditions qui tissent notre culture occidentale. Je choisis de penser que je ne lui raconte pas de mensonges, je lui offre plutôt de l'engrais pour son imagination enfantine.

Après une fondue bourguignonne conviviale entre amis. J'aime faire l'effort de me pousser les fesses en pleine nuit pour me prendre les jambes dans l'hiver et avoir certainement l'air d'une cloche, en bottes de pluie jaune fluo, pognée dans un banc de neige.

J'aime l'idée de fertiliser l'imagination de ma fillette (tout en n'oubliant pas d'y ajouter un zeste de spiritualité), persuadée qu'un jour, elle comprendra d'elle-même le principe sans m'en vouloir.

Sachant que ces moments d'irréel font partie de mes meilleurs souvenirs d'enfance, j'espère qu'elle en gardera aussi un doux souvenir une fois grande. Évidement, on s'entend que je n'ai guère hâte au jour où je devrai dévoiler le pot de roses! Ce jour là, c'est tout un pan d'enfance qui disparaîtra. Étape après étape, l'enfance laisse place au monde adulte...

Et pour tout dire Miss Soleil ne mange pas beaucoup de bonbons ou de chocolats. C'est plutôt son père qui se régale. À Pâques, ce n'est pas tant les chocolats qui comptent que l'aventure d'aller les chercher de bon matin. Et comme l'on fait la chasse avec Arthur (4 ans et plein de vocabulaire) il est facile pour la mère que je suis d'étirer la sauce magique.

Pendant ce temps, ma chère amie, maman d'Arthur roupille avec plaisir. Même si elle s'amuse de ma motivation nocturne, elle n'a pas l'enthousiasme de partager mon délire ultra matinal. C'est donc avec les papas, le chien, le chat et les enfants que j'embarque dans la romance du jour: Apprécier ce matin, pas comme les autres, où les gourmandises tombent du ciel quand ce n'est pas un lapin féerique qui en fait la livraison!

Bref, chez nous, Pâques engraisse l'imagination d'abord. Ensuite, les chocolats, c'est juste la cerise sur le gâteau...


Joyeuses Pâques à tous! :)

Des chocolats de Pâques pour engraisser l'imaginaire...

mardi, avril 08, 2014

Après les vortex polaires et autres bombes météos qui ont alimenté les nouvelles de la saison, je cache mes humeurs anthracites sous des bancs de neige qui peuvent monter à plus de deux mètres.

Cet hiver, les nouveaux termes pour d'écrire l'atmosphère ont été des plus créatifs! Presque amusants. S'il faut en rire pour ne pas en pleurer...

Enfin même si cet hiver aura été particulièrement rude, ce n'est pas non plus une surprise. On vit au Québec. Il y a de ces hivers là. De ces hivers qui s’inscrivent dans la mémoire collective.

Pas de réel printemps au programme pour nos pauvres âmes congelées.

En fait, le printemps est bien utopique en ma contrée nordique. Il est normal de passer de l'hiver à l'été. Sans transition autre que celle de la fonte qui fait de nos vies un univers éclaboussé de slush dégueu. Du coup, j'ai décidé d'acheter des bottes de pluie qui déchirent les yeux. Et de me donner le droit d'aller jouer dans les flaques (lacs) d'eau!

Pour survivre à mes spleens givrés, j'ai dû, contre mon gré, reposer mon corps ankylosé. Celui-là a pris une bonne débarque avec une bronchite fin février. Il ne s'est pas relevé aussi vite que je l'aurais souhaité. S'engage alors l'un de ces rapports de force qui se déroule en un intime silence.

Quand la santé me joue des tours, je puise volonté et courage en ma fillette qui pousse sans souci. Je la regarde s'épanouir avec joie et fierté (le tout accompagné d'un zeste de soulagement). Un peu comme un jardinier regarde avec satisfaction ses plantes pousser.

Depuis sa naissance je cultive son enfance avec ardeur. J'essaie de lui rendre la vie belle. Envers et contre tout. Sans pour autant la gâter pourrie.

Je materne et j'éduque. Je me nourris les patiences de ces fruits invisibles que je récolte en chemin. Des fruits à saveur de futur qui me redonnent l'envie d'avancer, de ne pas lâcher.

Je crois que la parentitude est un apprentissage à deux voies. Je lui apprends ce dont elle a besoin de savoir pour grandir. Elle m'apprend toutes sortes de choses sur ma propre humanité. De ces choses qui m'aideront à bien vieillir? C'est l'idée de fond...

Toutes deux à l'école de la vie, chacune à des degrés différents. Ensemble nous apprenons.

Ce faisant je réalise que l'ambition parentale que je ressens intérieurement surpasse mes ambitions professionnelles. Ce qui me fait souvent sentir comme une sorte d'extra-terrestre en la société où j'évolue. Mais quoi que je me raisonne, son bien-être passe avant le mien. C'est plus fort que moi. C'est viscéral.

Ceci dit, je sais aussi que mon bien-être aide au sien. Un jour (qui arrivera plus vite que je ne le pense) il sera temps pour elle de partir vivre sa vie. Que restera-t-il alors de la mienne?

 La femme et la mère se regardent en chiens de faïence et le défi de ce début de quarantaine est certainement de trouver ce fragile équilibre entre ces deux entités qui m'habitent les entrailles. 

Mère et femme cherchent équilibre...

samedi, février 08, 2014

Je n'ai jamais été sujette à l'eczéma. En fait, j'ai eu la première fois conscience du problème en même temps que j'ai connu l'une de mes premières angoisses maternelles.

Miss Soleil a fait de l'eczéma de nourrisson assez sévère pour que l'on finisse par aller consulter.

Voir ses petites joues se faire manger par l'eczéma me remplissait d'inquiétudes. La voir souffrir de ces petites pommettes si irritées me mettait le cœur à l'envers.

Et c'est ainsi que l'eczéma est entré dans ma vie....

En nouvelle maman que j'étais, j'ai appris à soigner mon poupon adoré pour cette affliction (qui peut se révéler très douloureuse sans traitement adéquat).

Une crème de cortisone sur ordonnance et une autre antibiotique ont fini par soigner les premières crises mais l'eczéma est resté à l'horizon d'un stress ou autre condition climatique. D'ailleurs, ses phases d'eczéma sont plutôt hivernales...

J'ai donc appris à reconnaître les premiers symptômes pour enrayer le problème avant qu'il ne devienne trop déplaisant. J'ai appris qu'il était bon de mettre de la crème hydratante même si cela ne lui plaisait pas car les démangeaisons causées par l'eczéma non traité lui plairaient encore moins. Quand on est maman il faut choisir bien des batailles.

Et lorsque j'ai eu l'occasion de tester les nouveaux produits Polysporin spécialement conçus pour les peaux sujettes à l'eczéma (à l'occasion de la campagne #EczemaEtMoi), en bonne maman louve que je suis, je me suis jetée dessus!

L'eczéma fait assez partie de la vie Miss Soleil pour qu'elle en reconnaisse aussi les premiers signes et elle est maintenant assez grande pour savoir qu'il vaut mieux supporter l'inconfort d'hydrater une peau qui s'assèche plutôt que d'en supporter les démangeaisons et picotements qui peuvent en découler.

Sans parler que je suis une adepte du Polysporin. Légèrement germophobe, je garde toujours un tube sous la main, en cas de besoin. On est jamais à l'abri d'une égratignure qui s'infecte. Aussi, en cas de doute, je sors le tube et je l'utilise gaiement pour aider à soigner le bobo.

Étonnement cet hiver est le moins rude pour Miss Soleil côté eczéma. Pourtant il est bien rude côté météo polaire! Il paraît que le problème peut s'estomper en grandissant et manifestement c'est le cas. On croise les doigts pour que cela dure. Car sa peau reste sensible et je reste alerte au moindre signe de sécheresse.

Il y a quelques jours, Miss Soleil se plaint que son bras la gratte, quelques petites plaques rouges sont visibles. Sans hésiter j'utilise la crème anti-démangeaison. Et après quelques applications seulement le mal disparait. Ce qui est bon signe.

Quelques jours plus tard, c'est l'homme qui se plaint de sa peau de visage sèche qui le grattouille. Le froid polaire a eu raison de sa peau nue. Sans hésiter je lui conseille d'utiliser la crème hydratante. Mi-figue, mi-raison, il s'y plie sans grande conviction. Mais vu comment sa peau se détend, il finit par approuver ma solution.

Je pense donc que je vais adopter cette nouvelle gamme POLYSPORIN® Eczema en ma pharmacie. On est jamais à l'abri d'une peau qui se dessèche, grattouille et démange....

 Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme de POLYSPORIN® Eczema EssentialsMD auquel je participe. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

L'eczéma et nous...

mardi, novembre 19, 2013

A bitstrippé un jour, par curiosité, en a perçu l'amusement. À 40 ans, ne pense pas bitstripper régulièrement.

À 20 ans par exemple...

Quand j'avais 20 ans, l'Internet était naissant.

Dans un sens cela m'a sûrement évité quelques casse-gueules.

Dans un autre sens cela aurait sûrement transformé ma vie d'une manière que je ne peux qu'imaginer.

Car j''ai conscience de combien le Web fait aujourd'hui partie intégrante de ma vie (et de son importance)!

Et les nouvelles habitudes numériques façonnent inévitablement le développement de ma puce, qui à moins d'un cataclysme, devrait avoir 20 ans en un monde où Internet sera aussi intégré à la vie que l'était l'électricité quand nous étions petits.

Tourne la roue du temps

Je l'observe grandir, j'immortalise des bribes de son enfance que je partage publiquement. Je me questionne sur une base régulière quant à quoi, comment, faire avec tout ça.

Et puis je regarde "The big Picture". Je pense à mon arrière grand-mère, née en 1898, elle qui a grandi dans un monde non-électrique. Et je pense à ma mère-grand qui aimait tant à répéter: "On arrête pas le progrès!" et qui profitait du coté pratique de la chose.

Pour rien au monde, elle n'aurait voulu vivre le bout de vie non-électrique que sa mère a vécue. Petite, l'enfance de mon arrière-grand-mère me fascinait. Je lui posais plein de questions. Et pendant que je m'informais de son passé je rêvais d'un monde moderne, pas mal semblable, à celui que je vis aujourd'hui.

Maintenant, je m’amuse à rêver à mon arrière-petit-fils colonisateur martien. Et ma puce est fascinée par le fait que lorsque j'avais 5 ans, non seulement Internet n'existait pas, mais en plus je regardais des dessins animés en noir et blanc! La couleur est arrivée vers mes sept ans. Je m'en souviens encore...

Sans parler du fait qu'il n'existait des dessins animés dans ma télé que quelques heures par semaine. À l'époque de mes 7 ans, Yoopa était une utopie!  

Perception numérique enfantine

Parfois Miss Soleil aime une photo ou a une idée qui la fait tripper, elle me dit: "Tu devrais en parler sur Internet!" ou "Mets la photo sur Facebook pour les amis!"

 J'observe sa façon de percevoir Internet au fur et à mesure qu'elle grandit. Cela me fascine.

Pour elle, Internet c'est aussi une sorte d'encyclopédie magique qui donne les réponses à plein de questions que l'on se pose.

Je souris quand durant une séance de confidences elle me fait jurer de ne rien en dire, elle stipule: "Tu le dis pas à Google, tu le dis à personne!"

Avant même d'avoir une vie numérique, elle en perçoit déjà certaines subtilités. Cela me rassure.

Pour l'instant, je crois qu'elle aime bien que je partage de sa vie sur le Web. Elle me fait confiance. Je remarque aussi que lorsque les gens la rencontrent pour la première fois et lui disent qu'ils l'ont vue sur Internet, elle sourit. Cela ne la gêne pas du tout. Ça aussi c'est rassurant.

Plus elle grandit et plus j'y vais avec des pincettes. Plus je me questionne. Je ne lui cache pas ma vie numérique ni le fait qu'elle en fait partie. Lorsqu'elle m'encourage à partager numériquement une photo ou une idée, je prend le temps d'en discuter de la pertinence avec elle. Parfois cela peut être pertinent et d'autres fois cela l'est moins.

Je profite de l'occasion pour planter quelques graines d'éducation numérique en son terreau d'enfance. En espérant qu'elle en récoltera les fruits le moment venu..

Ne jamais dire ses secrets à Google...

samedi, septembre 07, 2013


J'ai passé l'été avec ma fille. Ce temps passé en sa compagnie a irrigué nos canaux de communications et abreuvé nos idées communes.

J'ai maintenant passé plus de temps avec ma fille de sept ans et demi que je n'en ai jamais passé avec ma mère en 40 ans de vie. Passer du temps avec ma puce me permet non seulement de tisser des liens solides avec elle mais aussi de cicatriser les blessures profondes issues de cette carence maternelle que je trimbale en mes entrailles.

La mère que je suis ne suit aucun modèle précis. Juste un idéal. Un idéal qui se dessine depuis le temps où j'ai commencé à étudier les adultes qui composaient mon enfance. Cultiver les idéaux fait depuis longtemps partie de ma personnalité.

Cet été, nous avons vécu de ces moments complices mère/fille qui font tant de bien au cœur et aussi de ces moments moins drôles où l'envie de m'arracher les cheveux est intense. Ces moments rigidifiés par la discipline à exercer, par l'éducation à appliquer. Ces moment sont une corvée parentale. Ils contrebalancent les joies de voir grandir en beauté son rejeton.

Ma fille n'est pas la septième merveille du monde. Elle est humaine. Elle a ses défauts et ses qualités, ses forces et ses faiblesses. Je crois qu'il est de mon devoir maternel de l'aider à épanouir ses qualités et à maîtriser ses défauts. En mon devoir parental, je me dois de séparer le grain de l'ivraie. Tout un défi!

Casser les cycles malheureux de ma propre enfance est une ambition que je poursuis envers et contre tout. Élever mon enfant unique est source de bien des réflexions intérieures. La fillette en mon sang, qui a grandit sans père et avec une mère absente, ne manque jamais d'y mettre son grain de sel. J'ai longtemps attendu avant d'enfanter et ce n'est définitivement pas un hasard...

Le retour à l'école

Avec la nouvelle année scolaire, le festival des virus et de la morve à gogo fait la fête à la maison. Un méchant virus fait effet domino. Après l'homme et la puce, à mon tour d'être KO. S'ajoute à cette équation les douleurs faciales chroniques avec lesquelles je vis depuis ma paralysie. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

En ce début de deuxième année de primaire pour la puce, les parents que nous sommes bataillons avec la commission scolaire qui a coupé notre service du bus du midi en notre secteur (tout en augmentant les taxes scolaires) parce-qu'il n'est pas rentable. Une histoire administrative abracadabrante comme il en existe tant.

Évidement de moins en moins d'enfants mangent à la maison le midi. Et même si je travaille majoritairement depuis la maison, il m'est difficile de travailler correctement si elle rentre tous les midis. Mon travail en est un de concentration et je suis beaucoup plus productive si je peux me concentrer plus de deux heures à la fois!

Ceci dit, je trouve important qu'elle puisse rentrer manger à la maison deux jours par semaine. Je me souviens du bien-être que je ressentais à rentrer le midi chez ma grand-mère lorsque j'étais au primaire. Et je sais combien elle apprécie pouvoir revenir manger à la maison le midi. J'estime que cela bénéficie à son équilibre intérieur. Et son équilibre intérieur me tient particulièrement à cœur.

On finira par trouver une solution même si cela consiste à aller prendre le bus chez une amie à quelques rues de chez nous (dont le bus passe encore le midi). En attendant de trouver une solution finale j'ai passé les premiers jours de sa rentrée à faire la navette sans pouvoir me concentrer correctement. Au final, sa rentrée s'est bien passée. Sans réelle difficulté pour l'enfant qui grandit. Si ce n'est le Festival de virus et de morve...

Après une semaine sa nouvelle maîtresse a déjà complimenté ses attitudes et comportements. J'espère que cela continuera. Tout comme les années précédentes, je compte sur le fait que Miss Soleil ne soit pas de ces enfants qui donnent du fil à retordre aux enseignants mais plutôt de ceux qui les inspirent à continuer l'exigeant travail qui est le leur.

Je crois qu'il est de mon devoir de maman d'envoyer à l'école une enfant capable d'apporter à sa classe et non de lui nuire. Tout comme j'espère, en bout de ligne, élever un humain qui contribuera à améliorer la société plutôt que l'empoisonner. Mais surtout je souhaite qu'elle arrive à l'âge adulte avec les outils en mains pour être bien dans sa peau.

Alors, souvent, contre l'air du temps, je m'adapte à sa vie afin qu'elle puisse s'épanouir au mieux. Je me plie à son rythme d'enfance en m'oubliant. À date, c'est une enfant épanouie. Je ne compte plus les louanges que l'on me fait à son sujet. Beaucoup de ceux qui n'ont pas encore d'enfant me disent qu'ils souhaitent avoir un jour la même. Si seulement ils savaient combien je trime à la tâche!

À chaque fois que l'on me dit combien c'est une enfant lumineuse, je me dis que le travail de fond que je fais avec elle porte fruit. Mes sacrifices personnels ne sont pas vains. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît...

S'accorder aux rythmes d'enfance



Depuis sa naissance, j'ai pris le parti de m'adapter à ses rythmes d'enfance. Ainsi va ma vie. Il n'y a rien comme posséder une bonne carence maternelle et manquer de mourir en donnant la vie pour ajuster ses perspectives et priorités personnelles.

J'en conçois toutes sortes de sacrifices adultes qui me font parfois sentir comme une extra-terrestre. Son bien-être mental passe avant mon bien-être financier. Ma liberté d'exister s'ajuste à son autonomie. Ce n'est pas tous les jours évident. Mais la voir passer les étapes d'enfance sans difficulté est ma récompense. Je me dis qu'investir en son enfance n'est pas peine perdue.

Depuis qu'elle est née cette subtile sensation m'habite: elle représente le futur, je serai son passé et notre présent fait le lien entre ces deux dimensions temps. La responsabilité que j'en ressens guide mes choix de maman.

Choisir la pige me permet de travailler de la maison (et de vivre dans un océan d'incertitudes professionnelles où nagent bien des requins). C'est un stress de fond quotidien. Je me dis qu'elle grandit pas mal vite et plus elle grandit plus je suis libre. Un jour, sa vie sera sienne et je retrouverai la mienne. En espérant ne pas avoir trop raté de ma vie individuelle en chemin.

Elle est d'ailleurs maintenant assez grande pour que je ne ressente plus de scrupules à aller passer une journée à Montréal pour un événement quelconque ou partir pour quelques jours en voyage de presse si l'occasion se présente.

Je prends le parti de m'ajuster à son rythme d'enfance et d'essayer de lui éviter des traumatismes inutiles. Je ne suis pas parfaite mais j'ai envie d'être digne avec elle. Et je suis loin d'être une mère laxiste en ce qui concerne la discipline. Avec les années qui passent je réalise même à quel point je suis sévère.

Assez sévère pour que ma coolitude personnelle en souffre. Je crois que la discipline est nécessaire à son bien-être (pas au mien par exemple). Je travaille à être juste et sévère. Si je perds patience et si je crie c'est avant tout mon erreur. Avant de devoir vivre avec une douleur chronique je n'ai jamais crié. À mes sens, hausser le ton est une bonne chose, crier est une défaite.

Depuis que je vis avec une incessante douleur faciale, ma patience en prend pour son grade. La discipliner devient plus compliqué. Mais je ne lâche pas prise. Je travaille à prendre de grandes respirations quand je sens mes nerfs lâcher sous la pression. Et je demande plus souvent l'aide de son père...

Comme je suis celle qui passe le plus de temps avec elle, je me retrouve aux commandes du commissariat familial. Si d'autres enfants se retrouvent en mon territoire, les mêmes lois enfantines s'appliquent. Réprimander un enfant qui n'est pas le mien en ma maison ne me pose aucun problème. Et je crois à la solidarité parentale en ce qui concerne la discipline à l'extérieur de mes quartiers.

Pour la petite anecdote, alors que je prenais l'avion pour un voyage de presse en Alberta se retrouve devant moi une mère avec sa tribu. Exaspérée, elle fait de son mieux pour gérer son garçon d'une dizaine d'années qui se fout royalement de ses consignes. Je sais combien elle a envie de s'arracher quelques poignées de cheveux. Venir à sa rescousse est plus fort que moi.

Je tapote l'épaule du gamin qui l'ignore joyeusement. Il se retourne. Avec mon ton ferme de mère gendarme je le regarde droit dans les yeux et lui dit: "Tommy listen to your mother!" Estomaqué, le voilà qui plie d'un coup sec. La mère me regarde avec gratitude et me remercie tandis que je lui adresse un sourire empli de compréhension. Je ne crois pas au jugement mais je crois à la solidarité maternelle.

L'obligation d'obéir

Ma puce, si facile pour l'extérieur, possède un sacré caractère. J'ai commencé à réaliser qu'il fallait que je la discipline avec le fameux "Terrible Two".

Les premiers temps furent difficiles mais je savais en mon âme et conscience que je devais affronter l'obstacle si je ne voulais pas me retrouver avec un petit monstre.

À l'époque, je me forçais à regarder ces émissions où viennent les "Nannys" à la rescousse. Voir à l'écran comment un enfant indiscipliné pouvait être intenable suffisait à me garder motivée.

Vers cinq ans les leçons de morale ont débuté. C'est l'évolution de la discipline d'enfance. Même malaise personnel de devoir m'y plier et même sentiment d'obligation. Pour son propre bien, je crois qu'il est bon qu'elle soit bien élevée. Qu'elle sache se tenir en public sans déranger la galerie. Qu'elle soit polie et respectueuse avec autrui. Ce qu'elle apprend petite, elle n'aura plus à l'apprendre lorsqu'elle sera grande...

Je peux aussi comprendre les parents qui laissent aller car c'est en effet bien difficile à tenir. Discipliner un enfant est une tâche complexe. Il faut être ferme tout en gardant son calme. La stabilité mentale est primordiale. Et pour discipliner son enfant il faut surtout commencer par se discipliner soi-même. Pas cool. Et puis il ne faut pas perdre la tête à force de répéter les mêmes choses dix mille fois par mois! Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

Et non seulement ce n'est pas facile mais en plus c'est ingrat. Je sais combien il paraît naturel, de l'extérieur, que ma fille ne soit pas tannante. Mais il n'y a rien d'inné à la chose. Tout est acquis à la force de ma volonté et de mes nerfs. Me voir en pleine action de sévérité m'est douloureux de l'intérieur. Cela brime ma bohème personnelle. Je le fais non pas avec plaisir mais avec conviction.

Ainsi, j'utilise régulièrement des tableaux de comportements. D'ailleurs j'ai trouvé une super App sur le sujet dont j'ai écrit un article techno sur Branchez-Vous. Avec un concours pour récompenser les parents (pour ceux que cela intéressent)...

L'on élève notre puce seuls, sans famille externe. Ainsi est notre destin. Je discute discipline d'enfance avec l'homme sur une base régulière. Rester ferme et juste. Être punitive, récompenser les bonnes actions? Ce n'est pas évident de trouver le juste milieu. On en discute plus souvent qu'il en a envie. Ce qui peut donner lieu à quelques frictions.

On doit s'accorder pour faire front au défi. De son côté il aime être cool et comme il passe moins de temps avec elle, il préfère jouer que discipliner. Ce qui peut facilement m'énerver. De mon coté j'aimerais avoir le loisir d'être plus cool tandis qu'il serre la bride. Heureusement que l'on a les mêmes valeurs parentales car élever l'enfance peut réellement déchirer un couple fragile.

Mais que je peux rire en mon chignon lorsqu'il finit par se rendre compte qu'il doit aussi y passer! Quel soulagement pour ma pomme lorsqu'il porte son chapeau de gendarme quand elle s'amuse à tester ses propres limites.

De ce que j'en comprends, en mon expérience de maman, le naturel de l'enfant est de pousser les limites que doivent continuellement poser les parents. Il y a de quoi écrire bien des livres sur le sujet...

Le temps des devoirs et des routines scolaires...

Bref, alors qu'elle recommence l'école, revient la routine des devoirs. Le premier soir, elle me sort une attitude incroyablement désagréable. Cela suffit à faire sortir mon invisible bâton de gendarme.

Ce soir là, elle pousse si bien mes limites que je manque de péter une coche. J'arrive, de peine et de misère, à garder mon calme mais j'en fais le sujet de conversation du souper. Voyant combien je suis fatiguée de l'expérience, son père me soutient sans difficulté. Et c'est parti pour une leçon de morale peu agréable. Pas le meilleur souper de la semaine!

Le lendemain soir se passe comme sur des roulettes et je me souviens de cette phase rebelle qu'elle a eu autour de ses trois ans. Une phase où elle testait mes limites tous les trois jours. Une journée à se retrouver plusieurs fois par jour au coin et à me faire tourner en bourrique. Puis deux jours angéliques avant que ne recommence les caprices. Une phase qui a duré plusieurs semaines avant de finalement passer...

Cet été, j'ai aussi dû serrer la bribe plus souvent qu'à l'habitude. J'imagine que cela fait partie des phases de croissances mentales. Et si ce n'est pas la première, je sais aussi que ce n'est pas la dernière. Mais j'espère que le travail que l'on fait durant son enfance nous servira à l'adolescence. Car il y a une chose dont je suis certaine. On ne peut jamais retourner en arrière. Ce qui n'a pas été fait n'est plus à faire.

Je commence sérieusement à travailler avec elle sur le principe de confiance et de respect. Je désire instaurer un climat de respect qui me permettra de lui faire entièrement confiance quand viendra le temps qu'elle explore ses premières libertés d'ados.

J'en frissonne déjà à penser à tous les dangers mais je me dis que la seule chose qui est en mon pouvoir est de tisser une bonne relation avec elle d'ici là. Et de tenir la route de la discipline d'enfance même si ce n'est pas la route la plus cool...

Confessions maternelles...