mardi, avril 04, 2023
lundi, octobre 03, 2022
En ce premier octobre, je regarde tourner le monde et j'ai le cœur ben gros. Poutine continue d'escalader les conflits de ce début de troisième guerre mondiale. Une guerre à menace nucléaire?
Annexer des territoires ukrainiens en un semblant de référendum avant d'en fêter la victoire avec un concert à Moscou. N'est-ce pas comme danser sur les tombes de ces enfants de l'an 2000, devenus chair à canon? L'avenir proche s'obscurcit à mesure que recule le présent vers le passé.
Les femmes d'Afghanistan ont perdu la bataille. Est-ce que les femmes d'Iran arriveront à faire entendre leur voix? À faire respecter leur existence? Les Américains perdent un peu la tête. Refuser l'avortement est un dangereux mouvement...
Je regarde notre monde reculer en une certaine indifférence générale. Après tout qu'il y a-t-il de plus important que notre petit nombril? Je regarde le monde se perdre en ses propres reflets. Et j'ai le cœur gros.
Entre le coq et l’âne
Est-ce pour cela que je me retrouve au département de cardiologie pour passer une échographie cardiaque? Parce-que le monde me fatigue?Attraper la Covid en juillet. Atterrir à l’hôpital par la force de l'infirmière locale qui craint une embolie pulmonaire. Y faire plusieurs examens. Vaccinée deux fois, je passe au travers la Covid, en n'ayant aucune envie de la rencontrer de nouveau!
Les résultats de certains examens inquiètent le corps médical qui soupçonne un problème avec mon cœur. Celui-ci serait trop gros! Ah bon? Me dis-je. Semi blasée, semi inquiète, je pensais que c'était mes fesses qui étaient trop grosses, pas mon cœur! On peut avoir le cœur trop gros?
Avec une certaine philosophie, j'en accepte la nouvelle et je me plie à une ronde des examens afin d'en éclaircir le mystère. Jeudi matin, en une salle d'hôpital, je rencontre mon cœur battant. C'est un étrange sentiment. Subtilement surréaliste.
Regarder battre son cœur n'est pas commun. Regarder s'ouvrir les valves qui pompent le sang non plus. Encore un peu choquée. Voir battre mon cœur sous mes yeux est une expérience que je n'avais jamais envisagé de mon vivant!
Fascinée je suis par ce cœur qui bat la cadence. Un cœur dont j'entends le rythme et le sang, sous mon regard étonné. Observer battre son cœur, sous multiples angles, durant une trentaine de minutes, c'est un peu comme regarder sa propre mortalité...
Pour essayer de mieux comprendre ce que je vois, je discute avec la gentille dame qui prend photos et vidéos de mon organe vivant. Elle m'explique et je comprends. Rendez-vous le 27 octobre prochain, même place, différente heure, pour en connaître les résultats de la bouche du médecin.
Espérer que ce jour là, le monde ne sera pas davantage en guerre mondiale et que Poutine n'aura pas fait d'attaque nucléaire. Espérons que d'ici ce jour là, le monde sera un peu plus éveillé et conscient. Espérons que ce jour là, le médecin ne me donnera pas un autre problème de santé chronique à ranger en la collection que je possède déjà!
vendredi, septembre 23, 2022
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Retrouver le chemin de ces eaux numériques quasi oubliées? Reprendre cette discipline de mots qui ont fait le rythme passé de ce blogue antique.
Revenir en ces mots partagés pour retrouver des voies à ma plume? Une plume ensevelie dans les combats des maux à traverser. Après des années à batailler un dos endommagé par une physio irresponsable, je reviens au monde. Progressivement. Sûrement. Je suis devenue une athlète aquatique. Marcher sur terre est complexe mais courir dans l'eau vive est un jeu d'enfant...
Renverser la fatalité d'une colonne endommagée n'est pas une simple ni rapide tâche. C'est un combat d'où peu reviennent pour en parler. Revenir de si loin donne l'impression de revenir d'une autre dimension, une impression furtive qui persiste et signe Elle s’incruste en chaque parcelle d'émotion. Elle tiraille les pensées qui s’écartèlent.
Revenir à un monde si décevant n'est pas simple non plus. Mais quel est ce monde que nous formons? Les femmes d’Afghanistan ont perdu toutes leurs batailles tandis que l'Ukraine bataille une Russie embrigadée et déchirée qui bouleverse l'Europe.
Le premier janvier sonnera mon demi siècle d'existence. En ce corps bien cabossé. Ce qui me fait ruminer en profondeur. Et il y a cette sensation que je rumine sans arriver à y échapper, une sensation diffuse de culpabilité adulte. Une culpabilité qui fomente une rébellion.
Lorsque j'avais 25 ans et que j'imaginais le monde dans lequel je pourrais vivre à 50 ans, je n'imaginais pas autant de recul social. Autant de méchanceté décomplexée. J'imaginais plus d'avancées technologiques et moins de bêtises assumées. Tant de déceptions à digérer à l'aube de ce demi siècle…
La culpabilité que je ressens en ces pensées est reliée au monde adulte dont je fais partie intégrante, en mon égoïste génération, qui façonne cette société matérialiste. Lorsque j'avais 25 ans, je rêvais d'un monde meilleur. À l'aube de ma cinquantaine, je garde espoir en la possibilité d'un monde meilleur, et c'est avec cet espoir que j’élève ma fille. Une jeune fille qui grandit plus vite que je guéris.
Bientôt adulte, viendra le tour de sa génération de façonner la société dans laquelle naîtront ses enfants. Et comme l'espoir fait vivre, ainsi je me nourris l'esprit meurtri...
mardi, octobre 27, 2020
mardi, octobre 13, 2020
La seule bonne nouvelle de la dernière semaine est certainement celle qui a annoncé la fermeture des comptes et des groupes adeptes de QAnon, comprenant les pages Facebook de cet affreux personnage!
mercredi, avril 22, 2020
Capter un moment d'art éphémère en coin de lac encore bien gelé. En inspirer la beauté.
Il fallait que la lumière et la glace se rencontrent furtivement pour que je puisse en capturer cette magie qui m'adoucit l'âme.
Deux séances de chiro la semaine dernière pour essayer de stabiliser ma colonne. Not happy about that.
Il est difficile d'accepter la détérioration de mon état physique aussi je retrouve le concept de #souffrirenbeauté pour ne pas capituler.
Après trois jours passés en mode immobile afin de calmer les feux qui se réveillent en ma colonne, je suis bonne pour une dose d'air frais!
Sortir trois heures en coin de lac. Marcher 1000 pas. Prendre mille photos et tester la solidité de mon dos qui en arrache en ce confinement sans clinique interdisciplinaire ni piscine. Le cours de ma rééducation physique n'est plus.
Par amour pour ma pomme, l'homme casse de la glace. Il sait combien cela m'amuse et combien cela me fait du bien au moral. Casser de la glace fait partie de nos traditions sentimentales.
Bien avant la naissance de la puce, on y jouait déjà. Cette année est notre vingtième année en ce coin de brousse semi polaire.
Dans la foulée de l'instant, au détour d'un rayon de soleil, l'on inspire un flow d'art éphémère. Nos deux inspirations s'entrelacent en une même pulsion givrée. À suivre sur Flickr...
Il casse et dépose dans le sable des morceaux de lac que je mitraille sans pitié, couchée sur un coin de sable. L'homme stimule mes créativités tandis que le jour s'évade à l'horizon.
Demain me dira si j'ai trop abusé durant cette séance de rééducation physique créative.
Update: Il aura fallu deux jours sans bouger pour m'en remettre. Plusieurs symptômes disparus reviennent diminuer mes qualités de vie. Je compte sur le chiro pour me replacer ce dos cette semaine encore. Et arriver à endiguer les dégâts en cours.
samedi, avril 04, 2020
J'ai commencé à m'intéresser au Covid19 dès janvier. Après une méchante gastro pour ma pomme début janvier et une mauvaise grippe, attrapée par Miss Soleil, fin janvier, nous a avons eu l'occasion de mettre de coté quelques masques. Vu les informations que j'ingérais, cela ne me semblait pas fou.
Avant même que le virus ne soit nommé, je l'ai vu arriver de très très loin. Assez pour passer la fameuse semaine de relâche à nous préparer en faisant une provision de lingettes Clorox. Qui sont bien utiles aujourd'hui pour désinfecter nos courses!
Durant cette semaine de relâche où j'ai décidé de nous préparer d'avance, l'homme a ronchonné un peu mais il a suivi. Depuis janvier, je m'amusais à prédire le futur de épidémie et ça marchait à chaque fois. Cela en devenait un "running gag" de couple. Ce qui l'a convaincu que j'avais bien toute ma tête et qu'il fallait l'écouter.
En ce début 2020, j'ai écouté tant de chinois sous titré que j'ai même commencé à me faire l'oreille et discerner des sons en mots. Tout en regardant le monde se mettre joyeusement la tête dans le sable.
J'ai observé le processus totalitaire du parti lorsque les quelques fuites d'informations, ont toutes été colmatées par le CCP. J'ai vu ceux qui s'en sont rebellés au péril de leurs vies. Aujourd'hui disparus de la circulation, gracieuseté du CCP.
J'ai réalisé, encore une fois, combien il suffisait de ne pas se poser les bonnes questions pour ne pas devoir affronter les réponses qui inconfortent. Pourquoi est-il toujours plus facile de croire au mensonge qui conforte plutôt qu'à une vérité qui dérange?
Rien de ce qui se passe aujourd'hui ne me surprend ou m'étonne. Mais il y a cette question qui me taraude sans cesse.
Si je savais que la semaine de relâche accentuerait l'arrivée du virus au Québec, comment se fait-il que le gouvernement Fédéral et le gouvernement Provincial ne le savait pas?
Si au mois de janvier, j'ai profité de nos maladies saisonnières pour mettre de coté une dizaine de masques et acheter du Purell. Comment se fait-il que ni le Fédéral ni le Provincial n'aient acheté des masques et des articles de protection, en masse?
Si du coin de ma brousse, j'ai vu venir la catastrophe, comment se fait-il que les dirigeants soient surpris de la situation? Je ne comprends pas.
Il n'y a plus d'espions officiels pour faire des compte rendus qui préviennent le pire à venir? Y'a un truc qui m'échappe. Car si je savais, ceux qui dirigent le pays devaient savoir aussi. C'est obligatoire.
Pourtant on en a tous entendu parler de loin depuis au moins février. Comment se fait-il que les personnes en charge ne se soient pas préparées en regardant plus loin que le long nez du gouvernement chinois.
Alors que je colère avec une vertèbre qui galère de la discontinuité de mes soins médicaux, je me questionne. Tout en remuant ciel et terre pour trouver un chiro qui pratique et qui me replacera, en cinq minutes, cette vertèbre qui détériore mon état de santé fragilisé par l'instabilité de ma colonne.
Tandis que j'essaie d'en contrôler les douleurs, je ne peux que remarquer combien la Chine n'a aucun problème en ce qui concerne son approvisionnement de masques et de matériel de protection médical. Les employés des fast foods de Nanjing peuvent s'en procurer mais pas le personnel soignant de nos pays développés? Y'a un truc qui m'échappe...
Enfin qui m'échappe pas tant que ça. C'est juste une autre de ces dérangeantes vérités que de constater que la Chine utilise ses masques pour son bien commun et que les autres pays se battent et payent pour! Puisque toute la production vient de Chine qui opère sous le contrôle vigilant de son parti...
jeudi, septembre 19, 2019
En coin de lac, au creux de soi, partir à la recherche de ma plume. Respirer l'air pur. Méditer au fil de l'eau qui se fait miroir. Inspirer le flot de ces idées à développer. Chercher l'énergie d'avancer. Trouver sa force intérieure. Puiser.
Accrocher quelques inspirations. Penser progression. Inspirer la transparence de l'eau. Expirer les tristesses et les doutes. Méditer au soleil cru qui chauffe les multiples couches de la peau. Inspirer le ciel d'azur qui s'étend à l'infini. Prier à l'invisible univers. Expirer.
Respirer le silence de septembre et sa plage désertée. Surmonter les innombrables maux du corps. Dépasser les peines de l'esprit. Méditer en profondeur. Inspirer l'extérieur qui m'a tant manqué. Expirer les angoisses générées par la maladie. Laisser flotter le malheur à la surface de l'eau. Laisser glisser les pensées en forme de pleurs. Plonger en soi. Inspirer.
Marcher pieds nus dans le sable doux. Respirer la nature qui s'étire dans le temps. Absorber ces fatigues physiques qui ralentissent les jours. Apprecier la tranquillité de l'instant. Accepter ces lenteurs qui agressent le coeur. Forcer le corps. Pousser l'esprit. Laisser filer les vagues à l'âme. Inspirer, méditer, respirer. Exister...
mercredi, avril 11, 2018
Avril en notre coin de brousse se résume, cette année, à quelques dernières tempêtes, du pelletage et un peu de fonte. Avril en mon coin de pays est blanc comme neige.
Six mois se sont passés depuis l'hystérectomie, la guérison semble totale. Même si le mental en reste quelque peu affecté. Depuis trois mois, je travaille fort à la rééducation de mon dos blessé. Cela progresse. Une séance de piscine à la fois. Quatre fois par semaine.
Les experts en santé me félicitent de mes efforts et volontés. Sans broncher, je persévère avec l'objectif de redevenir valide. Accepter les douleurs physiques permet de mieux les maitriser. Quand l'esprit force le corps qui résiste, la vie se transforme.
Retrouver un rythme de "normalité"
Être capable d'aller récupérer ma puce quelques midis par semaine est un signe de progression. Mon endurance physique reste fragile mais elle s'améliore. Revenir de loin prend du temps.
Chaque jour, d'une manière ou d'une autre, je me force à endurer ces expériences qui réeduquent. Difficile ne veut jamais dire impossible.
Je réeduque mon corps et mon esprit tandis que j'approfondis mon coeur. Car tant que l'on apprend de ses épreuves, l'être évolue en la bonne direction...
J'attends l'été. J'attends de revoir le bleu du lac. J'attends de pouvoir y nager. Avec patience et persévérance. J'attends.
Je me rappelle qu'en nos latitudes nordiques, le printemps n'est rien d'autre qu'un exercice de fonte. Le printemps est un concept qui existe en d'autres contrées climatiques que celle où l'on réside...
jeudi, octobre 26, 2017
Trop de déceptions à surmonter en ces deux dernières années. Ayant trop perdu confiance en ce monde, je me replie en ma bulle intime.
Avec homme, enfant, chats et shihtzu. Une bulle de coeur qui se fait imperméable aux dérisions humaines.
Leur amour me soutient les heures plus rudes. J'y puise la force de m'accrocher, de surmonter...
Je m'attendais à être saturée par les douleurs physiques de cette autre chirurgie, aussi je n'en suis pas vraiment étonnée. J'avale. J'encaisse. Je persévère.
C'est la troisième fois que je me relève de dessous les pâquerettes en un an. La énième fois en ma vie qui dure. Je ne suis, après tout qu'une humaine, parmi tant d'autres. Une humaine fatiguée d'avoir la mort aux trousses.
J'ai bien appris en cette dernière année combien le corps peut prendre tout le contrôle sans que l'esprit n'y puisse plus rien. Sinon en surfer la vague tout en y résistant le moins possible. En attendant des heures meilleures. Plus je tombe, mieux je me relève?
Vu que je n'ai pas juste les douleurs postop à gérer, j'ai aussi un dos à redresser et un visage coupé en deux par des neuropathies qui évoluent en continu. Ces autres douleurs physiques viennent saturer ma bonne volonté.
J'en accepte le tout. Je gère une collection de maux divers pour persévérer. Pour espérer retrouver un possible futur où me réaliser. Un minimum...
Je médite mes fatigues. Je repose mes idées. Je nourris mes neurones. J'aime ceux qui sont en mon coeur. Je guide l'enfance en ma maison. Je persévére.
Mon homme trouve que ma convalescence est exemplaire. Je me trouve rodée à ce type d'épreuve. Depuis trois semaines à voir mon état de santé régresser de nouveau, plus que jamais, le manque de pouvoir me réaliser me serre les entrailles.
La mort de mon LGG5 ajoute à l'ennui de l'heure. C'est une fenêtre créative qui se ferme. Ce qui m'attriste un coup. Je dois en abandonner "mes stories" sur Instagram.
En attendant de trouver une solution pour résoudre cet autre problème, je continue de "convalescer". Un de ces troubles de monde moderne. Persévérer, malgré l'esprit saturé, est une évidence qui n'en finit plus de se dessiner en mes pensées.
Dieu merci pour eux deux. Dieu merci pour les quelques virées de kayak sur le lac. Dieu merci pour la nature qui m'entoure. Dieu merci pour les amis qui restent.
Depuis plus d'un an maintenant, je vis cloîtrée en ma chambre. De graves raisons de santé m'enferment en une invisible prison. J'en ressens des sérieuses vagues de "cabin fever". Je ne rêve que de pouvoir reprendre la route pour de nouvelles aventures en trio familial.
L'aventurière en mon sang est en manque de sensations fortes. De ces sensations fortes qui élèvent l'âme meurtrie. De ces sensations fortes que l'ailleurs me procure.
Chaque jour difficile, essayer d'en (sou)rire pour ne point en pleurer. Me concentrer sur ce qu'il me reste plutôt que sur ce que je perds. Me soigner avec diligence. Faire preuve d'indulgences tout en cultivant mes patiences. Et persévérer...
Être entière pour ma fille m'aide à me sentir utile. Entière même si physiquement diminuée. Écouter. Encadrer. Conseiller. Guider. Aimer. Être pour elle ce que l'on a jamais été pour moi.
Être une mère présente (et aimante) qui prend sur elle pour le bien de l'enfance. Sans jamais en faire un plat ou une comédie. Apprécier ce qu'il me reste. Et persévérer...
vendredi, octobre 20, 2017
Ramer de l'avant sous un ciel sombre
Sans peur des nuages menaçants à l'horizon (ou du lac tourmenté qui fait des vagues), l'on prend l'eau douce pour une immersion nature à deux.
Le soleil se cache. Le ciel, empli d'ombres, assombrit la surface de l'eau en tourmente. J'en apprécie le son des vagues qui s'écrasent sur le sable. Qu'importe le temps laid, l'on prend le large, sans trop s'éloigner du rivage...
L'homme rame avec brio tandis tandis que j'inspire ce fugace instant de liberté. Ma tignasse s'éclate aux quatre vents. À pleines narines, je respire l'air d'octobre, qui se fait tout doux.
Maintenant qu'il a gelé au sol, les promesses d'été indien voguent à l'horizon. En kayak, sur le lac ombrageux, je me force à trouver de quoi sourire.
Sourire m'aide à lutter contre ce malheur qui cherche à m'attraper les idées assombries de douleurs. Au final mes humeurs s'harmonisent avec les cieux nuageux!
Sourire, avec coeur, même quand ça fait bien mal!
Sincèrement sourire par dessus les douleurs et les malaises physiques, c'est d'abord refuser le contrôle de ces maux sur sa peau.
C'est choisir de ne pas être la victime de son sort. C'est transformer les difficultés en forces intérieures. Sourire dans l'épreuve, c'est choisir d'apprécier le meilleur tout en supportant le pire.
De plus, il est reconnu que l'action de sourire est, en soi, une façon pour le cerveau de développer les bonnes enzymes, de celles qui aident au moral en lutte.
Alors je choisis de sourire, même si je me sens bien mal en mon corps. Je souris pour mieux cultiver les gratitudes en mon coeur. Pour ne pas les oublier.
Je souris malgré les malaises physiques et les soucis financiers. Je souris car c'est meilleur pour ma santé. Surtout sachant que pleurer empire les symptômes physiques de mon nerf facial dégradé!
Sourire ne veut pas dire que je vais bien comme l'entendent les "bien-portants" de ce monde. Cela ne veut pas non plus dire que je fais semblant d'être ce que je ne ressens pas. Cela veut juste dire que je choisis d'assumer le bien plutôt que d'en geindre le mal...
lundi, octobre 16, 2017
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| Faire évoluer une tradition estivale familiale/Pater Flight 201 |
Chaque jour, je cultive l'espoir au lieu de la peur. Comme un mantra intérieur. Et je persévère. Chaque jour, je me donne de ces petits défis pour étirer mes limites et juger de mes endurances. Tout en faisant preuve de sagesse et de raison.
Et, je travaille à ne pas en dénigrer les limitations d'existence. Aussi frustrantes soient-elles à mes sens. Il m'aura fallu sept jours de convalescence d'hystérectomie pour arriver à me traîner à la plage. Si proche et si loin.
Inspirer les dernières bribes de chaleur estivale qui s'attardent. Mettre les pieds dans l'eau de plus en plus fraîche. Humer l'air du temps...
Et puis, dans le soleil couchant, avoir l'idée subite d'une photo d'eux deux. De ces idées qui captent l'inspiration de l'instant présent.
Une idée folle que concrétisent mes acrobates, pour mon plus grand plaisir. Avec cette facilité physique qui, toujours, me déconcerte un peu. Tandis qu'une petite voix me chuchote: "Tel père, telle fille!"
Envoler l'enfance
Les habitués de ce blogue antique se rappeleront de notre tradition estivale de lancer d'enfance. Une décennie durant, chaque été, jouer le même jeu d'eau que je croque, sur le vif, avec mon objectif du moment.
Cette année, Miss Soleil a atteint la limite physique de son père pour cet exercice qui envole l'enfance. Un exercice d'antan devenu tradition familiale.
Aussi, j'étais vraiment contente d'accrocher cette idée folle et d'avoir assez d'énergie pour l'exprimer. Car c'est le premier été, où je n'ai pas, en mes archives numériques, un envol d'enfance.
Trouver une nouvelle idée pour poursuivre cette tradition malgré l'enfance, en processus d'adolescence, me fait du bien à l'âme. Ceci aussi aide à cultiver l'espoir en mon coeur.
Il s'inscrit en cette continuation familiale dont je fais partie intégrante. Car tant que je garde ma tête, je garde ma place au sein de ma famille, même lorsque mon corps me trahit et réduit mon être à l'ombre de ce que je fus.
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| Vrac de Pater Flight au fil du temps qui la grandit |
samedi, septembre 30, 2017
La divine vague de chaleur qui a transformé le mois de septembre en instants de juillet s'est terminée avec une pluie torrentielle. Et un incroyable coucher de soleil qui a embrasé le ciel. J'en soupire les mois à venir.
Durant cette canicule historique, j'ai inspiré un maximum de moments ensoleillés. J'ai pris des bols de vitamine B. J'ai profité du lac comme je n'avais pu le faire en plein été.
Difficile de commencer à me sentir mieux, après des mois avec la mort aux trousses, tout en sachant ce qui m'attend la semaine prochaine. Garder mon moral hors de l'eau est un défi quotidien.
Maintenant que la vague de chaleur n'est plus, je retrouve mon cloître intérieur. Ma "cabin fever" bat son plein. Je nourris mes neurones d'Histoire humaine et de civilisations passées. Revient ce fanstasme lointain de savoir parler latin ou sumérien...
Enfant, l'une de mes ambitions professionnelles était de devenir archéologue. Il y avait aussi en celles de journaliste, photographe, interpréte, linguiste et diplomate.
J'apprends qu'en des temps médiévaux, le taux de mortalité était si haut, qu'on avait alors une chance sur deux d'atteindre ses dix huit ans! Avec mes 45 ans à l'horizon, je suis ancestrale pour l'époque médiévale.
La médecine moderne m'a si souvent sauvée, que si j'y pense, il n'y a pas eu une seule décennie de celle-ci, où la médecine n'a participée à prolonger ma vie.
Est-ce que l'opération de la semaine prochaine sera une autre occasion pour me sauver la peau? Il parait que oui.
Mon objectif (en plus de celui d'atteindre mes 45 ans) et d'arriver à travailler de nouveau.
Alors que tant de mes contemporains se plaignent de trop travailler, je ne rêve que d'y retourner. Cloîtrée en ces épreuves de santé qui mettent mes jours sur pause.
J'inspire ces moments de répit, sans la douleur vive et aiguë que m'offrira le réveil de chirurgie. Juste penser au réveil peut faire partir mes pensées en vrille. La santé est une notion invisible qui semble acquise pour beaucoup de ceux qui la possèdent.
Pourtant, comme le disent les anciens, depuis des millénaires, la santé est le bien le plus précieux à posséder sur Terre...
jeudi, septembre 21, 2017
Septembre est un mois magique en mon coin de brousse. De plus en plus souvent, le mois de septembre se révèle plus chaud que le mois d'août. Et cette année, l'on est choyé!
Pour une raison qui m'échappe, si ce n'est des changemets climatiques, le mois d'août fait la gueule et le mois de septembre s'éclate en lumières qui transforment la saison pour l'hiver.
En ce mois de septembre, pour la première fois depuis mars, j'ai l'impression de revenir à la vie. Pour la énième fois. Feeling like a cat. Wondering how many lives i've got left...

En mars dernier, la physio, en charge d'aider mes neuropathies faciales est allée jouer en mon dos. Le résultat fut mortel. Je me suis retrouvée avec la mort aux trousses! Encore trop traumatisée par l'expérience pour en témoigner.
Sachant qu'octobre sera post-op hystérectomie, j'inspire la douceur de ce mois de septembre avec gratitude. Je vais assez mieux pour pouvoir sortir en kayak sur le lac. Mon homme pagaie, la puce suit en licorne. Je souffre mes maux en la beauté de cette nature qui m'entoure. J'en paie l'après-coup sans broncher. Ainsi va ma vie. Un jour à la fois.
Depuis cet été là où tout a déraillé, je lutte pour rester en vie. Je lutte pour vivre. Jour après jour. Mois après mois. Année après année. Épreuve de santé après épreuve de santé. Alors que mon corps saffaiblit de multiples façons, je me renforce l'esprit. Un jour après l'autre.
Il est complexe d'aller mieux tout en sachant que c'est un bref répit avant d'aller pire. Pour ensuite aller mieux de nouveau. Depuis deux ans maintenant, ma santé est une suite de combats invisibles. Je ne peux plus travailler mais qu'est-ce que je bataille! Dans le silence de ma brousse...
Je m'étais donnée le défi d'écrire un billet de blogue par jour. Jusqu'à ma prochaine chirurgie. Je revois ce défi que je révise avec l'idée de sept billets par semaine. À suivre...
mardi, septembre 12, 2017
En avril 2015, j'ai eu le bonheur de faire un reportage voyage à Anguilla pour le Huffington Post Québec. L'un de ces voyages qui marquent l'âme. Anguilla a définitivement laissé une trace en mon coeur!
Anguilla est située juste en face l'île de Saint-Martin. Mais elle en est bien différente. Aussi lisse que l'île de Saint Martin est montagneuse. Aussi calme que Saint-Martin est tumultueuse. Anguilla est une île des Caraïbes chère à mon coeur...
Durant ce séjour, le petit groupe de journalistes que nous étions, avons eu le loisir de passer tout un après-midi sur une minuscule île, semi déserte.
Située non loin de l'île principale d'Anguilla, cet îlot de sable, peuplé de quelques palmiers, est un repère de zénitude humaine. Sur Sandy's Island, les heures ont une saveur divine, avec un zeste de lagon bleu.
Quand le paradis rencontre la Terre
En cet après-midi béni, j'ai pu méditer durant deux bonnes heures. Les fesses dans l'eau, les boucles aux vents, l'esprit libre...
Ces précieuses heures de méditation ont gravé cet endroit en mon esprit. Tant et si bien, qu'il suffit maintenant que je m'y concentre un coup pour m'y transporter mentalement.
Le mantra officiel d'Anguilla est "Relax". Je ne pense pas avoir jamais été aussi détendue que durant cet après-midi là.
J'espère que les ravages d'Irma n'auront pas trop endommagé cette attitude si cool et sereine de ses résidents.
Cet hiver, avec la mort aux trousses, à essayer de sauver ma peau, je me suis accrochée à la vie. J'ai lutté de toutes les volontés en mon âme. Souvent, je me suis réfugiée les neurones en cette minuscule île paradisiaque, ancrée en ma mémoire.
Anguilla est (depuis ce mémorable voyage de presse) mon havre de paix intérieur. Lorsque tout me semble sans espoir, je force mon mental à en inspirer la mémoire. Et je trouve encore un peu de force en moi. Pour ne point lâcher.
Un cauchemar nommé Irma
Il y a quelques jours, l'ouragan Irma a ravagé cette minuscule île aux sublimes plages turquoises.
Mon coeur se serre à en lire les mauvaises nouvelles. J'en suis les déboires via les réseaux sociaux. Si triste j'en suis...
Avec souci, j'attends des nouvelles d'Omari Banks via Instagram. J'ai eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises durant mon séjour. Son père, Bankie Banks, est une icône des Caraïbes. Il est à la source de ce festival que j'étais venue couvrir.
Le Moonsplash Festival est un festival de musique qui se déroule en un site incroyable, avec vue sur une plage paradisiaque. The Dune Preserve est un domaine/royaume tropical conçu par Bankie Banks. Un endroit enchanteur, avec un caractère hors pair. Un endroit qui a disparu dans le sillon de l'ouragan...
Le site, en son entier, a été éradiqué par Irma. J'en suis si peinée. Je ne peux imaginer la douleur de la famille Banks pour qui c'était l'oeuvre d'une vie. Mes pensées les accompagnent.
Je crois aussi comprendre que Sandy's Island n'est plus. Je ne veux pas y croire...
Espoirs et volontés
Depuis des mois, je rêve d'y remettre les pieds. Depuis des mois, cette pensée me ravive l'esprit. Lorsqu'il se sent flancher. Retourner à Anguilla est un objectif futuriste auquel j'accroche mes pensées troubles.
Je cultive l'espoir d'un futur qui me fera retrouver des inspirations tropicales. Qui me libéra de mon cloître de malade. Les ravages d'Irma n'y changent rien. Au contraire, je veux, plus que jamais, y retourner!
Présentement, je suis prisonnière de ma chambre. Mon corps est ma prison. Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. L'espoir fait vivre dit le dicton populaire.
Alors je cultive l'espoir tout en souhaitant, de tout coeur, que les habitant d'Anguilla, et des îles voisines, rejaillissent encore plus forts de cette épreuve qui les accable.
Tout comme j'espère arriver à me reconstruire la vie en un jour futur, encore plus solide, plus inspirée et plus déterminée...
lundi, septembre 11, 2017
Je n'ai pas beaucoup profité des couleurs de cet été (vu ma mauvaise santé actuelle), mais j'en ai bien remarqué les aléas saisonniers.
Un été de schnoute, frais et pluvieux. J'ai vu les premières feuilles se colorer à la mi-août et j'en ai froncé des sourcils. Attristée. Dépitée. J'en ai ravalé mes amertumes et inquiétudes.
Avec septembre qui s'enclenche, la forêt commence à se teindre d'automne. C'est raide sur le moral. Mais le moral est ce que l'on choisit d'en faire lorsque l'on a la cervelle musclée. N'est-il pas?
En ces temps complexes à mes jours, je décide d'explorer un principe hors norme. Comme chacune de mes journées est mauvaise, souffrante, je dois trouver, en chacune de mes heures, le bon dans le mauvais. C'est un exercice mental sans fin. Un exercice qui aiguise les neurones et les renforce.
Vibrations gratitudes
J'utilise la notion de gratitude pour centrer mes émotions délinquantes. Je travaille à en reconnaitre les qualités. Surtout lorsque tout parait obscur et sans espoir.
Sachant que même si je vis des journées difficiles, j'ai de quoi être reconnaissante. Je me dois d'en prendre conscience.
J'ai un mari, qui reste à mes côtés, malgré la maladie qui m'invalide. J'habite une mignonne maison située entre lac et forêt. La nature qui m'entoure embellit mes paysages.
Ma fille grandit bien. Elle s'est enfin remise de cette sérieuse commotion cérébrale qui a mis nos vies (et nos coeurs) en suspension. J'ai de de quoi ressentir de la gratitude en mon coeur.
Même si je souffre le calvaire physiquement. Si je m'y concentre, je découvre le bon dans le mauvais. Je me nourris de ce bon pour endurer le mauvais. Pour arriver à sourire plutôt que pleurnicher.
Utiliser les beautés terrestres comme force humaine
Sachant que la beauté en ce monde est une force en soi, je choisis de l'exploiter en ce sens. J'ai le privilège de vivre en un coin de nature bourré de beautés terrestres. Je les utilise pour mieux en supporter les souffrances physiques. J'inspire. J'expire. Et je me force à sourire. Même si cela fait un mal de chien...
J'en développe une philosophie qui m'aide à garder la tête hors de l'eau. À garder mon moral à flot. À mieux maîtriser mes émotions. Une attitude intérieure que j'illustre d'un hashtag numérique qui fait plusieurs sceptiques et perplexes. #souffrirenbeauté
Ce faisant, j'ai conscience de me détacher de la norme établie par mes contemporains. Une norme qui cherche sans cesse à m'écraser en ses insignifiants jugements. À vouloir faire de ma pomme, la victime de son triste sort.
Je refuse de jouer ce triste rôle pour conforter autrui. Car, malheureusement, autrui semble plus confortable dans la superficielle pitié que dans la résilience qui solidifie. Ce qui m'attriste tant. Cette dernière année m'a beaucoup appris sur les laideurs humaines...
Grandir des épreuves humaines
Malgré tout, je crois que l'important, dans la vie, est de rester droit et intègre en ces tempêtes humaines qui perturbent nos destins. Je refuse de m'apitoyer sur mon sort présent. Je refuse cette pitié qui dénigre mes combats quotidiens.
De toutes façons, m'apitoyer sur mon sort ne changerait rien au cours de mes heures. Sinon en empirer l'horreur. Je choisis donc d'explorer une autre voie émotionnelle que celle des lamentations...
En refusant de me laisser abattre par les malheurs en mon corps, mon esprit grandit des épreuves qu'il traverse. Et il n'y a pas pire insulte que de me dire: "Pauvre toi!". Car, toujours, je choisis de m'enrichir intérieurement. Mon portefeuille est bien pauvre. Mais pas mon être!


































