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lundi, août 22, 2016

Durant la dernière année, je serai allée quatre fois au bloc opératoire et je n'aurai fait qu'un voyage de presse.

À chaque ennui physique, j'ai atteri en différents hôpitaux. Sous différentes anesthésies...

Assez pour me dire que mon corps est un véritable "citron". Ou un vrai survivant. C'est selon. Et pour me rappeler qu'il y a toujours pire que soi en ce monde sans pitié! Il ne tient plus qu'à ma pomme des bois d'en mijoter de la bonne limonade santé. Si cela en est ma volonté...


Bref, au fil des épreuves de la vie qui se passe, j'ai appris toutes sortes de choses. Mais j'ai aussi pris bien du retard en mes reportages voyages. Ce qui a tendance à me miner le moral.

Alors je me concentre sur les forces acquises en acceptant les faiblesses de mon corps. Ainsi mon esprit s'élève et transforme ces faiblesses en forces. Il en apprécie les apprentissages et en applique les leçons pour ne pas se faire absorber par les pénombres du malheur...


Je m'applique donc à me relever et à me reconstruire afin de reprendre le cours de mes ambitions personnelles. Un peu plus chaque jour...

À chaque fois que le malheur essaie de m'écraser comme une mouche sur un pare-brise, je ne meurs pas.

Au contraire, je deviens plus forte, plus vraie, plus authentique. Plus tenace, plus déterminée et persévérante.


Le jour où Miss Soleil sera sortie de son bois de "commo", je retrouverai mes libertés individuelles.

Le jour viendra où je pourrai boucler mes reportages en retard. Parce-que je le veux! Ensuite, je pourrai en concocter d'autres pour nourrir ma curiosité sans fond.

Pour repartir explorer l'ailleurs et m'en inspirer les neurones. En attendant ce jour attendu, c'est un pas à la fois, un jour à la fois, etcetera.


En ces jours d'été qui défilent, je m'attache à ce téléphone intelligent que je teste pour quelques mois.

Ce #LGL5 prêté par Telus me pousse les idées. Il me stimule les créativités intérieures. C'est un excellent outil pour reprendre cet étrange travail qui est mien. Un pas à la fois.

De plus, cette bestiole (digne du futur de mon enfance) réveille la geekette qui ouvre un oeil curieux. Puis deux. Bientôt prête à se lever pour reprendre du service. Dès que le jour viendra...


Je suis présentement sur un trip #Prisma et j'ai de la difficulté à m'en détacher les idées.

Mais je m'y force en explorant les capacités photographiques de ce #LGL5. Sa rapidité d'action en ce qui concerne ces applications que j'explore joyeusement me plait un peu plus chaque jour.


Je poursuis ma lancée en furetant mon nuage numérique à la recherche de ses souvenirs jamaïcains qui me hantent l'esprit.

J'en inspire ces images colorées qui me font du bien au coeur. Et qui m'inspirent des idées à gribouiller...

Zestes de couleurs Jamaïcaines...

vendredi, octobre 30, 2015

Samedi dernier, après avoir grimpé une plantation de café dans les montagnes bleues de Jamaïque, je suis allée voir la maison de Bob à Kinsgton...

L'expérience s'est révélée plus mystique que je ne m'y attendais...

Peut-être que le fait qu'il était interdit de prendre des photos à l'intérieur de la maison m'a aidé à mieux m’imprégner de l'instant présent. Ou peut-être que cela n'y aurait rien changé si j'avais eu le droit d'en capter quelques souvenirs. Qui sait?

L'on a fait le tour de cette maison tropicale en compagnie d'une jeune guide locale enthousiaste.

Notre poignée de journalistes francophones et un trio composé de deux femmes jamaïcaines souriantes et, d'un cool touriste kényan les accompagnant, ont ainsi arpenté la maison et les souvenirs de Bob...

Inspirée par la sympathique guide, notre groupe s'est mis à visiter la maison en chantant quelques unes de ses chansons! Ça lie les esprits qui se délient. L'énergie du groupe se fait plus chaleureuse, plus conviviale. On échange et on partage. Le moment fort de la visite fut certainement la chambre de Bob, laissé à l'état...


Et puis il y a Georgie, chef cuisinier qui a suivi Bob de Trench Town et qui vit toujours là. Il vit en une petite maison bleue devant laquelle il gare son vélo. À plus de 80 ans, il est encore très actif et fait ses tours de propriété, à vélo, avec assiduité. Ce qui nous a donné l'occasion de le croiser et de le saluer...


C'est au fil de cette visite que j'ai réalisé toute la profondeur humaine de Bob. Tant de souffrances et d'intensité en la courte vie de cet homme qui a changé le monde à sa façon. Tant de foi et de conviction. Tant d'émotions. Tant d'amour à donner selon l'expression de la guide lorsque l'on mentionne sa ribambelle d'enfants...

Ouais, j'ai définitivement eu un petit frisson mystique en visitant la maison de Bob. Un moment privilégié qui restera longtemps gravé en ma mémoire. Irié Bob!



En mes sens, le voyage c'est bien plus que des paysages à regarder, c'est des personnes à rencontrer, des atmosphères à absorber, des expériences à inspirer et des horizons intérieurs à étendre. C'est des aventures à vivre...

Ainsi, je n'ai pas été tant étonnée de me retrouver en ce studio d'enregistrement à 10 heures du soir, après avoir suivi un flow jamaïcain, deux jours après cette visite de maison-musée. Ce qui m'a étonnée par exemple, c'est le résultat de cette soirée...

Le résultat est une toune de reggae composée collectivement en trois heures. Une chanson trilingue qui est pas mal meilleure que ce que je ne pouvais imaginer en mettant les pieds en ce studio tropical par lequel sont passés des musiciens comme Drake, Rihanna ou Alicia Keys...

En rencontrant David, à l'aéroport de Toronto, il m'a dit qu'il écrivait des chansons. Je lui ai alors mentionné que j'avais toujours été curieuse de comprendre comment on faisait des chansons. Trois jours plus tard, j'avais un début de réponse et je pondais, dans la foulée, un refrain en anglais! Rise up! Reach for the sun...


Un refrain aux allures de vers d'oreille. Pas mal fière la mère! Un refrain délicieusement interprétée par mon amie Isabelle qui, en une seule take a assuréIsabelle qui a fait des merveilles. David a composé avec brio les premiers accords et la portion en français qu'il a justement interprété. Nos amis jamaïcains du soir, Dale et Dwight, ont composé la partie en patois local et mixé le tout!

Dale, l'ingénieur du son nous a concocté un super beat et, comme je lui ai demandé, il m'y a ajouté une touche de dud. Le résultat est la somme de nos talents conjugués sous la pleine lune jamaïcaine. Un autre moment qui restera longtemps gravé en ma mémoire.

À minuit, la toune était emballée et nos amis nous ramenait sagement à notre hôtel. Une super soirée à Port Antonio qui aura donné une cool toune. Certainement le meilleur souvenir de voyage à ramener en mes bagages...
 

Natural Mystic in Jamaica..