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mardi, septembre 29, 2020


À la base, le problème avec la Covid ce n'est pas tant que c'est un virus aux allures de roulette russe, c'est son facteur exponentiel. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire d'attendre que débordent les hôpitaux pour essayer d'en enrayer la propagation. 

Si l'on veut protéger les plus faibles de santé, les plus vieux et les infrastructures médicales en place, il faut prévenir ce pire. L'Italie l'a bien compris. Pas de manifestants là-bas. 

C'est que le Québec essaie de faire depuis avril. Enrayer l'épidémie. L'on a réussi à le faire durant quelques mois. En oubliant de s'en féliciter? Car depuis que les anti-masques gagnent en popularité, on l'échappe. Une autre coïncidence? 

À noter que la bulle Atlantique avec la Nouvelle Écosse et le Nouveau Brunswick sont en train de faire un bon travail d'éradication du virus. Et personne là-bas ne manifeste contre le masque. Just sayin'... 

Car s'il y a de plus en plus d'adeptes des nouveaux gurus de l'éveil contre le "nouvel ordre mondial", aucun de ceux là ne se préoccupe du facteur exponentiel du virus. Ce qui me fait toujours sourire... Jaune. 

Aucun d'eux ne semble connaître les nénuphars! Ceux là refusent de voir les éclosions en cours. Ils ne pensent jamais au délai nécessaire au virus pour compliquer la santé et encombrer les hôpitaux. 

À partir de là, aucune de leur théorie ne tient vraiment la route. Sauf si l'on considère qu'il n'est pas grave d'éradiquer les vies comme celle de mon mari ou moi-même. Après tout pourquoi ne pas laisser le virus faire sa job naturelle? 

Les vulnérables n'auraient pas survécu à l'impitoyable loi du plus fort telle que la nature l'entendait avant la médecine moderne. Pourquoi ne pas les sacrifier sur l'autel de la croissance et de l'économie? Mine de rien, cela tient mieux la route que toutes ces théories farfelues qui ne font que dissimuler des égoïsmes niés. 

Honnêtement, je respecterai plus l'anti-masque de service, s'il était capable d'assumer cet égoïsme. Au moins, je le trouverai honnête. Plutôt que de devoir observer ces hypocrites théories qui se cherchent mille excuses pour ne pas assumer le fait qu'ils n'en ont rien à foutre des vieux et des plus vulnérables. Qu'ils se sentent invincibles et plus forts que les dégâts physiques de ce virus...

Sur l'ile des éveillés...


Ceci me donne une super idée de télé-réalité! Et si on envoyait sur une île, confortable, bien logés, tous les futurs manifestants anti-masque du 11 octobre?

Ceux là gagnent huit semaines de vacances dans les Caraïbes! Tous frais compris. Genre sur l'ile d'Epstein qui est libre présentement. Bref, on les envoie tous là-bas avec un ou deux asymptomatiques...

On les encourage à faire la fête, se coller et fricoter. Genre OD des complotistes sous les Tropiques? 

Bref, ils s'amusent et ils sont libres de leurs mouvements et du partage de leurs fluides. Ils ont droit à tout sauf à l'accès de médecins et hôpitaux.

Comme il y a déjà des médecins et des infirmières dans ces manifestations, ils ont toutes les connaissances nécessaires pour bien faire. 

Ils auraient même droit à une clinique bien aménagée avec médicaments et dix intubateurs. Mais aucun de masque. Nulle part sur l'île. Aucun masque, juste leur liberté à exprimer. 

Durant huit semaines, l'on fait ici tous attention, masqués, éloignés, sans ceux là pour participer à la contagion. On réussit ce que la bulle Atlantique est en train de faire. 

Et en plus, on regarde les anti-masques, entre palmiers et eau turquoise, tester de façon pratique toutes leurs théories!

Savez-vous comment se reproduisent les nénuphars?

dimanche, septembre 27, 2020

Outrée par cet article du Devoir qui donne une telle tribune à un tel personnage. Le tout sans aucune vérification des citations données par cet homme! Honteux! 

Ce personnage qui se nourrit des peurs égoïstes du monde moderne et qui s'en enrichit, tout en incitant le culte de Trump et les croyances Qanon est ainsi mis en lumière? Sans aucune prévention, mise en garde, ni remise en question? Sans autre perspective que la sienne? 

Aucune "des vérités" dites et écrites ne sont vérifiées en cet article? N'est-ce pas une façon de crédibiliser le personnage? Une façon de lui donner de la force? Rien en cet article pour informer sur les inepties colportées. Outrée. 

J'observe, depuis quelques mois, ce mouvement d'éveil, qui grossit au Québec et j'en suis bien troublée. L'éveil à beauté de la bêtise humaine? 

Pour avoir suivi la progression du virus depuis janvier, à Wuhan, je peux affirmer plusieurs objections aux dires de ce monsieur là, qui construit sa pensée selon la définition de la réalité qui lui convient. 

Ce type de personne qui refuse de voir les multiples éclosions des deux dernières semaines à Québec, qui a toujours raison et qui incite aux croyances complotistes est un danger public! Et le Le Devoir lui offre une telle tribune? Outrée. 

Ces gens qui refusent les statistiques italiennes et bien d'autres, ces gens là, avec de magnifiques oeillères qui les protègent du bon sens sont les nouveaux penseurs? Et tous voient Trump comme un sauveur... 

Trump, roi de l'illusion et du mensonge, est en train de se construire tout un royaume. Pas étonnant qu'il ne veuille plus se départir de son trône. Mais s'il reste un autre 4 ans, qu'adviendra-t-il de nous?

 Au final, je finis par croire que si le Covid est gérable, avec un peu d'efforts, de bon sens et d'intelligence, je crains que ces gens là ne le soient pas. Rendu là, je crains plus l'humain que le virus...

Outrée!

samedi, septembre 26, 2020

Par vive curiosité, combien d'entre vous, ici, pensent que leur santé est à risque en cas de rencontre avec la Covid19? 

Quel est votre ressenti actuel en ce qui concerne le virus? En quel niveau d'alerte se situe votre région? 

Comment le vivez-vous? Pouvons-nous ici discuter du problème en cours? Se sortir la tête du sable? 

J'avoue nous sentir bien seuls, en notre tranche d'âge, avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête. Je pense à Cindy, plus jeune que nous, et tous les autres, encore plus à risque... 

Je pense aussi à une poignée d'amis, ceux qui vivent avec un problème de santé de chronique. Comment vivez-vous la menace du virus en votre quotidien? La norme semble se sentir plutôt rassurée. Avant 70 ans, peu de gens semblent craindre que le virus n'affecte sérieusement leur santé. Est-ce que je me trompe? 

Depuis que je suis le fil de la Covid, depuis ses sources à Wuhan, j'ai pu en lire et en voir beaucoup. Il fut bien étrange, en ce début 2020, de revenir à la vie en un tel monde. Plus ma courbe de santé se redressait et plus le virus progressait! 

C'est durant le fil de ces explorations Covid que j'ai découvert la vie de Nick Cordero. Que je ne connaissais pas avant de le savoir à l'hôpital. Via les réseaux, j'ai vu sa femme se battre avec tant d'amour pour essayer de le sauver. Pour croire qu'il pouvait être sauvé. Son fils a fêté son premier anniversaire alors qu'il était intubé.

J'ai ressenti la peine et le désarroi de cette inconnue. Je l'ai trouvé forte et belle. L'on a vu la Covid, découper des morceaux de ce grand gaillard, avant d'arriver à le tuer. J'en ai été sidérée. Cet homme, en pleine forme, un véritable athlète en son genre, avec des poumons d'acier, se fait foudroyer ainsi par ce petit virus? 


Je suis certaine qu'il aurait survécu à une bonne grippe! Le monde en santé semble se sentir de plus en plus invicible et de plus en plus arrogant devant la situation. Et pourtant. Quand Cordero est mort, je me suis dit que je n'étais pas tant seule à risque devant cette roulette russe de virus. Mais qui ici connaît le sort tragique de Nick?

Questionnement pandémique

mardi, avril 28, 2020

Une nouvelle semaine débute en un monde majoritairement confiné qui se demande quand et comment il dé-confinera.

Je ne peux m'empêcher de me demander combien croient encore que le monde que l'on retrouvera sera le même que celui qui s'est arrêté début mars?

Il est évident que le monde recommencera bientôt à tourner. Mais croire qu'il tournera comme il le faisait avant l'apparition de la Covid19 n'est-il pas se mentir à soi-même, ou se mettre la tête dans le sable?

Sachant que ce virus hantera nos réalités durant plusieurs mois, sinon années, sachant que plusieurs des commerces, restaurants et entreprises ne ré-ouvriront pas. Obligatoirement le monde se transformera. Est-ce que l’individualisme, tel qu'il se développait en ces derniers décennies, pourra continuer son envolée?

L'abondance qui faisait le quotidien de tant ne sera plus. Peut-être reviendra-t-elle, différemment, ou pas du tout? Personne ne le sait encore.

Tout ce que l'on sait est que chacun est responsable de ses actes et de ses pensées. Chacun devra alors se demander comment s'habituer à ce nouveau monde qui se transformera sous nos yeux. Comment y contribuer, comment s'y adapter, comment s'y épanouir...


J'apprécie l'idée que cette pandémie est un test de l'intelligence humaine. Tout comme chaque épreuve personnelle force l'intelligence à se démener pour surmonter les différents obstacles qui font le lot de toute épreuve, il en est de même pour cette épreuve collective.

Autant cette idée me semble juste autant elle est terrifiante... 


Si cette période historique, que nous vivons au présent, se révèle un défi pour l'intelligence humain, je ne suis pas certaine que l'on va péter des scores! En fait, je me fais un certain souci sur le sujet.

En votre esprit, pensez-vous que l'on fait la guerre au Covid ou plutôt que celui-ci teste notre intelligence?

Il parait que c'est la première fois en notre humanité que l'on choisi la vie plutôt que l'économie. Ce qui est un signe d'évolution morale mais est-ce que cette évolution humaine s'adaptera au déclin, si ce n'est à l’effondrement, de l'économie mondiale?

En cette pandémie, il y a les victimes du virus, les victimes du contre-coup économique et les victimes du contre-coup sanitaire. En ne regardant que les victimes du virus, on ne voit que la pointe de l'iceberg qui est en train de nous percuter de plein fouet.


À chaque culture le même défi à révéler. À chaque pays sa note finale? Certains s'en relèveront et d'autres pas? Est-ce que l'ordre social tiendra la route?

Bref, ce mystérieux virus est comme un iceberg qui vient couler le paquebot de notre insouciante abondance...

Réflexions de Covid...

mardi, avril 07, 2020


Avant la classe de brousse virtuelle, petite discussion familiale autour de la liste d'épicerie. Qui traîne depuis quatre jours. S'armer de patience et de volonté. Sachant combien c'est chiant de trouver ce que l'on veut via l'application.

On est pas allés à l'épicerie depuis deux semaines, le défi est de voir si on peut s'arranger pour ne plus y aller. Ce qui n'est pas simple. Être reconnaissant de cette possibilité là. Aussi chiante soit-elle...

Entre deux blablas de tomates et de saumon fumé, on entend chanter les oiseaux dehors, la discussion vire côté pandémie. Je dis:

- On est pas encore en apocalypse. On le sera quand Papa aura plus d'insuline... 
- Vaut vraiment mieux étre en santé pour survivre à une apocalypse! répond la puce le regard rivé sur les possibilités d'aliments à choisir.

- Yep, ça a toujours été mon point... 

La puce acquiesce et se replonge dans la liste d'épicerie virtuelle. Les oiseaux gazouillent dans la forêt. L'homme soupire sur les possibilités de croquettes pour chien.

- Ouais leur recherche est nulle à ch...

Il semble cependant que l'on finisse par y arriver. Ce qui se révèle devoir être un travail d'équipe. L'on choisit d'aller chercher la commande le lendemain.

Pendant que mon esprit bataille avec la douleur dorsale qui s'accentue, je me rappelle que c'est juste une minipocalypse où l'insuline et tous les médicaments sont encore livrés sans se casser la tête en quatre.

Voir un chiro pour te replacer une ou deux vertèbres, par exemple, a des relents de chercher de l'alcool en temps de Prohibition...

Brève de confinement

samedi, avril 04, 2020



J'ai commencé à m'intéresser au Covid19 dès janvier. Après une méchante gastro pour ma pomme début janvier et une mauvaise grippe, attrapée par Miss Soleil, fin janvier, nous a avons eu l'occasion de mettre de coté quelques masques. Vu les informations que j'ingérais, cela ne me semblait pas fou.

Avant même que le virus ne soit nommé, je l'ai vu arriver de très très loin. Assez pour passer la fameuse semaine de relâche à nous préparer en faisant une provision de lingettes Clorox. Qui sont bien utiles aujourd'hui pour désinfecter nos courses!

Durant cette semaine de relâche où j'ai décidé de nous préparer d'avance, l'homme a ronchonné un peu mais il a suivi. Depuis janvier, je m'amusais à prédire le futur de épidémie et ça marchait à chaque fois. Cela en devenait un "running gag" de couple. Ce qui l'a convaincu que j'avais bien toute ma tête et qu'il fallait l'écouter.

En ce début 2020, j'ai écouté tant de chinois sous titré que j'ai même commencé à me faire l'oreille et discerner des sons en mots. Tout en regardant le monde se mettre joyeusement la tête dans le sable.

J'ai observé le processus totalitaire du parti lorsque les quelques fuites d'informations, ont toutes été colmatées par le CCP. J'ai vu ceux qui s'en sont rebellés au péril de leurs vies. Aujourd'hui disparus de la circulation, gracieuseté du CCP.

J'ai réalisé, encore une fois, combien il suffisait de ne pas se poser les bonnes questions pour ne pas devoir affronter les réponses qui inconfortent. Pourquoi est-il toujours plus facile de croire au mensonge qui conforte plutôt qu'à une vérité qui dérange?

Rien de ce qui se passe aujourd'hui ne me surprend ou m'étonne. Mais il y a cette question qui me taraude sans cesse.

Si je savais que la semaine de relâche accentuerait l'arrivée du virus au Québec, comment se fait-il que le gouvernement Fédéral et le gouvernement Provincial ne le savait pas?

Si au mois de janvier, j'ai profité de nos maladies saisonnières pour mettre de coté une dizaine de masques et acheter du Purell. Comment se fait-il que ni le Fédéral ni le Provincial n'aient acheté des masques et des articles de protection, en masse?

Si du coin de ma brousse, j'ai vu venir la catastrophe, comment se fait-il que les dirigeants soient surpris de la situation? Je ne comprends pas.

Il n'y a plus d'espions officiels pour faire des compte rendus qui préviennent le pire à venir? Y'a un truc qui m'échappe. Car si je savais, ceux qui dirigent le pays devaient savoir aussi. C'est obligatoire.

Pourtant on en a tous entendu parler de loin depuis au moins février. Comment se fait-il que les personnes en charge ne se soient pas préparées en regardant plus loin que le long nez du gouvernement chinois.

Alors que je colère avec une vertèbre qui galère de la discontinuité de mes soins médicaux, je me questionne. Tout en remuant ciel et terre pour trouver un chiro qui pratique et qui me replacera, en cinq minutes, cette vertèbre qui détériore mon état de santé fragilisé par l'instabilité de ma colonne.

Tandis que j'essaie d'en contrôler les douleurs, je ne peux que remarquer combien la Chine n'a aucun problème en ce qui concerne son approvisionnement de masques et de matériel de protection médical. Les employés des fast foods de Nanjing peuvent s'en procurer mais pas le personnel soignant de nos pays développés? Y'a un truc qui m'échappe...


Enfin qui m'échappe pas tant que ça. C'est juste une autre de ces dérangeantes vérités que de constater que la Chine utilise ses masques pour son bien commun et que les autres pays se battent et payent pour! Puisque toute la production vient de Chine qui opère sous le contrôle vigilant de son parti...


Où sont passés les espions de ce monde?

jeudi, mars 26, 2020


Un tiers de la planète est en mode confinement, le reste n'a sûrement ni les moyens, ni les gouvernements pour confiner son monde.

En moins d'un mois, la vie de tous a été chamboulée par ce coronavirus sorti de Wuhan. Maintenant, tous les pays civilisés sont en pause. Tout le monde doit s'adapter à une nouvelle réalité qui fait couler les plans de chacun.

Cette pandémie fait déjà bien des victimes physiques et économiques. Elle transforme l'humanité une semaine après l'autre. Et si elle transformait le monde pour le mieux?

L'humanité façonne le monde et le virus transforme l'humanité. Mais nous gardons tous le contrôle de nos attitudes. Et c'est maintenant le temps d'en prendre conscience.

En ces temps confinés, ce ne sont plus les richesses matérielles qui comptent, ce sont plutôt les richesses humaines qui prennent le devant de la scène. Ceux qui savent s'adapter et contrôler leurs émotions seront bien mieux lotis que tous les autres...


Inspirer, accepter, s'adapter

Il y a deux mois, j'étais étiquetée "malchanceuse" en ce monde pressé qui n'en finissait pas de s'éclater entre ses performances et ses divertissements. La maladie m'avait arrêté en vol. Je vivais au ralenti par rapport au reste de mes pairs. Je n'étais plus grand chose au yeux de la société. Pourtant, je travaillais fort à transformer ma fatalité en force.

Maintenant que la vie de tous est sur pause, je me sens toujours en décalage mais voilà que la roue a tourné. Je ne fais plus partie des malchanceuses puisque mon mari peut télé-travailler et que l'on est confiné en un endroit empli d'espace. J'ai même la chance de pouvoir continuer d'être traitée par mon chiro!

Je suis heureuse de passer du temps avec ma fille et mon mari. Je pense que cette expérience nous rapprochera en notre cellule familiale. Et toute cette frénésie d'actualité tend à me stimuler. J'ai beaucoup de peine pour les familles qui sont touchées par les tragédies causées par ce virus. Et je prie pour que le monde s'en trouve transformé pour le meilleur plutôt que le pire.

Je ne me sens ni anxieuse, ni angoissée par le fait que le monde soit mis sur pause. Au contraire, je trouve cela plutôt reposant. D'un coup, je n'ai plus à gérer toutes ses émotions de tristesse à voir le monde tourner sans moi. Vivre en un monde en pause fait que ma vie me semble moins ralentie.

Je ne sous-estime pas ce virus qui fait la loi du jour, je le crains. Je sais qu'il pourrait nous faire du tort. Je le respecte. J'en accepte sa réalité et l'on se protège. Accepter ce qui est, aide à s'y adapter.


Accepter l'inconfort et persévérer

Passer d'une rééducation physique en piscine à une rééducation terrestre n'est pas simple. Mon dos n'est pas du tout satisfait de la situation. Il se rebelle et me le fait bien sentir. Mais tant que le chiro peut me replacer, je suis prête à m'adapter, rendu là, souffrir physiquemet est un art de vivre... 

Il y a un mois, ma courbe de progression physique n'arrêtait pas de grimper. Ce n'est plus le cas. Mais tant qu'elle ne dégringole pas, ça va. Tant que je suis debout, c'est correct. Tant que je ne régresse pas, je prends sur moi et m'adapte.

Il y a trois ans, ma vie a été mise sur pause, contre mon gré. Regarder le monde tourner fut une énorme souffrance à gérer. Perdre le fil de ma carrière et tous mes repères, pour me retrouver avec les invalides de ce monde, fut une souffrance sans nom. De ces souffrances mentales qui s'ajoutent à d'infernales douleurs physiques.

Il n'y a pas de vie sans épreuves. En ces états difficiles à vivre, regarder tout ce que l'on a perdu. Tout ce que l'on perd. Tout ce que l'on perdra est destructif. Humain certes, mais destructif. Lorsque les repères du quotidien disparaissent, il est nécessaire de s'accrocher à ce qu'il nous reste.

Regarder ce que l'on a aide à gérer les tristesses de ce que l'on perd. Lorsque ma vie s'est mise sur pause contre mon gré, j'ai pleuré ce que je perdais et j'ai regardé ce qu'il me restait. Ainsi j'ai trouvé la force d'avancer dans l'obscurité, la volonté de persévérer dans la douleur et l'incertitude.


Alors que je passe au travers les photos capturées en notre sortie d'hier, je réalise qu'une des raisons pourquoi j'aime tant les croquer en l'air est parce-que ce sont des actions et des mouvements que j'ai perdu. Je ne possède plus la capacité de sauter, de tomber, de gambader, de courir...

Mais j'ai retrouvé la capacité de marcher et de rire. Même si je continue à vivre avec toutes sortes de maux à gérer, je ne lâche pas, je persévère...

Nager à contre-courant...

lundi, mars 23, 2020

Chroniques de Covid...


Deuxième semaine d'isolation volontaire en temps de pandémie. On s'y adapte.

Avec l'homme au télétravail et la puce sans école, nous nous organisons un horaire d'isolation pendant que monde se renferme sur lui-même.  Nous nous adaptons. Mon mari diabétique est à risque et j'ai vu assez d'hôpital en ces quatre dernières années pour n'avoir aucune envie de m'y retrouver de nouveau.

Ayant vu venir le trouble à l'horizon, nous étions préparés lorsque le monde s'est réveillé, enfermé en ses frontières. L'ironie d'avoir reçu nos passeports, périmés depuis deux ans, l'automne dernier ne m'échappe pas.

Mon homme est habitué à régulièrement télé-travailler, il s'y adapte bien. Nous en profitons pour instaurer des heures de bureau. Histoire de ne pas m'arracher les cheveux à le décoller de son écran!

Miss Soleil est déçue de la tournure des choses mais compréhensive. Elle qui excellait en son année, autant sur le plan académique que social, n'est pas heureuse de ne plus aller en classe. Elle s'en fait une raison qu'elle puise en l'amour profond qu'elle ressent pour ses parents. Elle me touche. Elle est cool. Elle préfére propager le message que le virus. Ce qu'elle fait, avec ses amis qui aimeraient bien la voir.

Quand le monde arrête de tourner

Elle avait plein de projets cool à vivre, dont un voyage scolaire à New-York avant de changer d'école. En tant que première ministre élue, elle participait à une initiative intéressante. Je chapeautais le projet depuis plusieurs semaines, pour la préparer avec sa coéquipière à cette expérience de niveau secondaire 5 alors qu'elle est en secondaire 2.

Je les ai fait travailler des heures et de heures afin qu'elles puissent comprendre et assurer cette simulation d'Assemblée qui aurait dû les emmener au Château Frontenac puis à Montréal. En notre trio familial, la puce avait le plus de projets, qui tombent à l'eau, en cours. Cela me peine pour elle.


Et je compte bien que l'on profite de cette parenthèse humaine pour vivre des moments qui resserrerons nos liens. Pour trouver des activités qui nous feront passer du temps ensemble. Pour créer des moments inédits en une période historique.

De mon coté, je travaillais fort pour revenir au monde qui tourne et mettre en place de nouveaux projets. Mais je n'en étais pas encore tout à fait là. Septembre était mon objectif de rentrée. Évidemment, je suis bien déçue de ne pouvoir poursuivre le fil de mes rééducations sociales en retournant en ville! Voilà trois ans que la maladie me confine. Je vais mieux. Et c'est maintenant le monde qui s'y met. À y perdre ce latin que je n'ai jamais appris!

Le coup de la fermeture des piscines a été mon plus gros coup personnel. Et la crainte de perdre la continuité de mes traitements médicaux. J'ai passé la semaine à voir comment j'allais m'arranger. Une nouvelle organisation de soins se met en place. 

Si mon chiro ne tombe pas malade,j'ai une chance de ne pas trop régresser. La clinique où je me fais traiter a mis en place de nouvelles mesures et ne traite plus que ses cas urgents. Ceux qui pourraient finir à l’hôpital sans traitement. Comme j'en fais partie, je peux continuer d'y aller. En faisant toujours très attention.

Mon osteo, revenue de voyage, est en quarantaine. Son remplaçant me prend en urgence aujourd'hui. Le seul écart que je dois faire en notre isolation volontaire est d'aller à la clinique, qui se situe à cinq kilomètres de ma maison.

Achever une rééducation physique de deux années en compagnie du Covid19 demande quelques réflexions et adaptation. Il me sera plus douloureux de continuer mes rééducations en  mode terrestre. Sans répit d'apesanteur. Mais quand il n'y a pas la possibilité de faire autrement, il fait faire avec! 

Essayer de compenser le manque à gagner en piscine avec des marches hebdomadaires. Objectif en cours, accumuler 2000 pas par jour, en espérant ne pas perdre l'acquis de deux dures années de travail de rééducation physique. Sachant qu'il y a un an de cela, ma capacité de marche tournait autour de 200 pas avant que mon dos ne crie grâce.

S'adapter pour avancer est un art de vivre que nous pratiquons depuis bien des années. Être confinés en coin de lac offre plein d'air pur, de silence et d'espace où patienter. Nous avons conscience du privilège de vivre en nature et dans une province qui prend les mesures nécessaires pour essayer d'éviter l'hécatombe italienne.

L'attitude de chacun déterminera le bien de tous. Habituellement l'attitude de chacun n'a de répercussions que sur lui-même ou son cercle proche. Ce qui permet à chacun de développer son individualité à gogo.

Désormais l'attitude de chacun est un maillon important de la chaîne humaine qui gardera l'ordre social en place, ou le fera dangereusement tanguer...

En notre coin de brousse, l'on a appris à transformer la fatalité en force. L'on a appris à persévérer dans les difficultés. L'on a appris à s'adapter et à évoluer. J'ai appris à survivre en d'intolérables douleurs. J'ai appris à les traverser sans lâcher. J'ai appris à transformer le pire en force.

En ce monde qui se referme sur lui même, je me reconnecte. Je m'ouvre de nouveau. Revenir à la vie durant une quarantaine mondiale est très étrange. Bref, au Québec, ce n'est pas encore la fin du monde. Peut-être est-ce juste le début d'un nouveau. En notre coin de lac, c'est surtout l'hiver. Un p'tit -20 avec ça?

En notre organisation de maison, il y a une marche hebdomadaire. En coin de forêt ou sur le lac, selon les lumières ou les humeurs. Un copain voisin nous y rejoint parfois. On pratique la distanciation sociale, les hommes papotent à trois mètres de distance, et l'on avance. Un jour après l'autre...


En notre organisation de maison, il y a une sortie hebdomadaire à l'épicerie, durant les heures où personne n'y traîne. L'on désinfecte tout ce qui entre dans la maison. Qui se transforme en zone verte au fil des jours qui nous isolent. J'ai aussi décidé de revenir nourrir ce coin de Web chaque jour.

Cette semaine, la transmission communautaire débute au Québec, est-ce le début ou la fin? Nul le sait. À chacun d'en choisir l'attitude à développer en les prochains mois pour que le meilleur en ressorte plutôt que le pire.

Isolation volontaire en temps de pandémie

vendredi, mars 20, 2020


J'écoute le point de presse de Gouverneur Cuomo qui essaie d'expliquer à sa population l'importance de protéger les vieux, je hausse un sourcil perplexe. Invoquer l'importance de la collectivité à une population plus sensible à son individualisme qu'à son prochain me semble voué à l'échec.

Sachant que l'expérience italienne prouve que les plus vieux tombent les premiers et qu'ensuite arrivent la vague des "jeunes" qui tombent aussi au champ de cette invisible bataille. Ils n'en mourront peut-être pas mais ils risquent d'en vivre les pires jours de leur existence! Y sont-ils préparés?

Est-ce-qu'il ne serait pas plus efficace en nos sociétés modernes d'expliquer combien chacun est à risque? Qu'il doit sauver sa peau pour préserver la santé de sa collectivité? Est-il nécessaire de répéter qu'aucun pays ne possède l'infrastructure hospitalière pour affronter un tsunami de Covid?

Le pire est à venir

Je refuse de considérer aucun des chiffres officielles chinois, désolé mais j'ai pour parti de ne pas écouter les Pinocchio de ce monde! La Chine a caché trop de choses, dont ses problèmes de crématorium. Ce qui n'est pas le cas des Italiens...

Pourquoi doit-on tous #resterchezsoi? Car personne ne veut se retrouver là. Ni les vieux, ni les autres ne veulent se retrouver en cette situation.

Je préfère mille fois être confinée que de me retrouver en cette position où veille la mort, prête à t'attraper. Croire que juste les plus vieux seront touchés, c'est encore se mettre la tête dans le sable...

Prenons exemple sur l'Italie, ne suivons pas son exemple. Patience et résilience sont désormais nos meilleures amies.

Le monde doit maintenant apprendre l’abnégation et la compassion comme cela ne lui est pas arrivé depuis plusieurs générations. Au final, c'est peut-être pour le mieux.


Grandir dans l'épreuve collective

Toute épreuve est l'occasion d'évoluer. Même si douloureuse, elle renforce et élève celui qui accepte d'en relever le défi.

Chaque épreuve est l'occasion d'approfondir son humanité et de la transformer selon ses valeurs et convictions.

Lorsque vient le temps de traverser un épreuve de vie, les valeurs humaines se révèlent d'excellents repères pour se guider dans l'obscurité des difficultés à traverser.

Si ces valeurs sont bonnes, elles mènent vers la lumière au fond du tunnel. Si elles sont mauvaises, elle perdent l'être qui s'y perd.

C'est dur mais ce n'est pas encore la fin du monde. Cela pourrait le devenir selon nos attitudes et actions à venir.

Évidement c'est dur d'évoluer. C'est dur de changer. C'est dur de sacrifier ses désirs et ses envies! Mais c'est pas la fin du monde. Juste le début d'un nouveau?


Lorsque vient le temps de surmonter des épreuves humaines, les valeurs intérieures deviennent source de force. Alors que les artifices des façades humaines font la pauvreté d'une âme.


Tant que l'on a un toit sur la tête, de la nourriture dans ses placards, des gens à aimer et une santé à entretenir, on fait partie des privilégiés. Et c'est déjà plus facile de s'adapter...

Bye bye égoïsme




Je ne peux pas m'empêcher de noter l'ironie actuelle qui fait passer le monde moderne d'une ère individualiste où le soi est roi à un monde d'abnégation pour le bien commun. Fascinant! 


Sachant que lorsque la collectivité est en danger, c'est aussi en la préservant que l'on sauvera l'individu. Chacun possède maintenant la responsabilité de tous. Les prochaines semaines seront déterminantes pour beaucoup de pays, le nôtre compris.

Au Québec, à voir les mesures prises, je cultive l'espoir qu'on échappe au pire. Regarder aller la France est source de bien des froncements de sourcils. Regarder souffrir l'Italie serre le coeur. Regarder les États-Unis aller fait trembler... .

Reste chez toi, sauve le monde...

jeudi, mars 19, 2020


Depuis fin janvier, j'ai cette étrange sensation d'être assise sur le toit d'un train qui va tout droit dans un énorme mur. Seuls ceux sur le toit peuvent en apercevoir la forme sombre et menaçante.

Le train est bondé de voyageurs qui apprécient le paysage en s'éclatant. Sans ce soucier de ce qui pourrait arriver.

Si tu es sur le toit du train et que tu essaies de discuter avec un passager qui a entrouvert sa fenêtre, c'est peine perdue. Soit il t'ignore, soit il te rit au nez. Inutile d'insister. Tu remontes gentiment sur ton toit. Et tu te prépares au choc à venir.

Puis le train se met à ralentir, le conducteur aperçoit le mur en son horizon. Il essaie alors de ralentir sa course mais les passagers sont très mécontents et pas particulièrement d'accord.

Ils ne regardent toujours que le paysage de leurs fenêtres. Bientôt le train frappera le mur. Et la catastrophe à venir dépendra juste de sa vitesse...

Chaque gouvernement conduit un train qui va dans le mur. Espérons que le nôtre saura ralentir à temps. Et que ses passagers se conscientiseront...

Brève de Covid...

mercredi, mars 18, 2020

Jour 3 d'isolation volontaire...



Est-ce-que craindre davantage le virus plutôt que le confinement est à contre courant?

Je crains bien plus d'être intubée, hospitalisée, que pognée à la maison avec les miens. Je crains de l'attraper et de perdre cette guerre que je mène depuis trois ans.

Je crains de l'attraper et de le passer à mon homme. Je crains qu'on ne l'attrape les deux et que la puce se retrouve seule. Mais je ne crains pas de rester des semaines en mon village avec ceux que j'aime. Je ne crains ni la solitude ni le confinement. Je crains le virus et je me protège.

Zen, informée et responsable

Je n'ai pas envie de retrouver la mort à mon chevet. Voilà deux ans qu'elle s'est dissipée, j'apprécierais ne pas la revoir avant plusieurs années encore.

Chaque matin, en ces divers maux physiques qui m'accompagnent, je crains le virus. En ses maux que je gère, contrôle, rééduque, je sais que le covid pourrait facilement se cacher en ma peau.

Si prendre des Advils a pu cacher assez les symptômes de jeunes personnes en santé, mon régiment de médicaments en cachera aussi les premiers signes.

Avec les précautions que l'on prend tous les trois, si l"on incube pas, alors on devrait pouvoir l'éviter.

Dans deux semaines, on en sera certains. Et durant ce temps, je ne verrai plus mon amie fidèle, qui n'a jamais arrêté de venir me voir. Jusqu'à présent.

Tous ceux qui pensent que cela sera passé dans deux semaines devraient rafraîchir leurs connaissances. Creuser davantage le sujet.

Selon moi, on en a pour trois mois, minimum. Je serais bien étonnée de voir les enfants finir leur année scolaire en classe.

En cachant tant de leurs malheurs et misères avec le virus, les chinois ont mis le monde en grand danger.

Le monde aime la facilité. Et il est toujours plus facile de croire aux mensonges bien arrangés qu'aux vérités qui dérangent.

Les Italiens nous montrent la réalité de la chose. Et c'est pas beau à voir. Cela dépasse même ce que je m'imaginais. Et je commence à mieux comprendre pourquoi le parti chinois a fini par emmurer ses gens en leurs immeubles!


Le vécu des Chinois versus les informations du Parti

Sur le coup, voir un peuple se faire enfermer était choquant. J'étais choquée.

Voir la police barricader l'extérieur des appartements avec des habitants qui hurlent à l'intérieur, c'est dérangeant.

Puis voir des immeubles entiers se faire emmurer, c'est troublant!

Et il y a les gens qui perdent la tête et qui sautent. Alors que d'autres se mettent à hurler leurs désespoir aux fenêtres.

Sur le coup, je me suis qu'ils y allaient vraiment fort les chinois. Et que ça cachait de quoi!

On emprisonne pas des immeubles entiers avec des gens dedans pour les chiffres qui sortaient officiellement.

Puis il y a eu les morts qui se sont empilés, les maisons funéraires qui ne pouvaient plus fournir. Les rumeurs que les plus âgés allaient direct au four. Rendu là, par réaction instinctive, je me suis mise à désinfecter des rangées de barres de caddies...

Rendu là, les "journalistes citoyens" se sont tous fait attraper et les VPN tendancieux ont été bloqués, plus rien n'est sorti. La Chine a été mise sous silence. Si ce n'est pour les informations autorisées par le parti.


Voir venir l'épidemie mondiale

En mon vécu, durant des mois et des années, j'ai dû m'adapter au confinement de l'handicap.

Il fut une période où j'ai dû apprendre à en gérer l'abandon social. Qui en soi, s'est révelé plus souffrant que mon dos cassé. Être confiné et regarder le monde tourner fait mal, très mal.

Le monde ne connait pas sa chance d'être confiné collectivement et en santé. Tout comme il ne réalisait pas sa chance de vivre de façon aussi privilégiée.


Lorsque les douleurs dorsales sont devenues plus supportables, j'étais si rodée au principe que j'y faisais à peine attention. Je voulais juste revenir au monde. Passer inaperçue en une foule, bouger, rouler, voyager...

Utiliser l'épreuve comme tremplin

J'avais dépassé l'incertitude et la tristesse de ma vie active disparue. J'étais en mesure de m'identifier, non pas à ce que j''étais en la société, mais à ce que j'étais en mon être profond.

J'avais dépassé bien des émotions toxiques comme les envies, jalousies et dépressions pour me concentrer sur un objectif précis. Celui de revenir à la vie active.

J'entendais les excuses de ce monde toujours trop pressé pour prendre une pause en ma compagnie. Pour prendre le temps de capter mon quotidien composée de rééducation physique, d'isolement social et d'angoisses financières.

Parfois, je regardais aller ce monde toujours plus pressé et je me disais qu'une pause lui ferait du bien. Que cela lui donnerait l'occasion de se regarder en profondeur plutôt qu'en surface polie.

J'y pensais parfois sans jamais me donner la liberté d'imaginer que cela puisse un jour arriver. Je travaillais comme une lionne pour sortir de ce confinement forcé et rejoindre le monde qui n'arrêtait pas de tourner.

Puis, juste alors que je m'apprêtais à progressivement retrouver le monde qui tourne, il s'est arrêté. Et la fucking mort est revenue rôder pour tous et attendre son tour, avec cette patience dont elle est reine.

Ceux qui croient encore que seuls les plus vieux sont en danger devraient regarder les  chiffres des Italiens plutôt que de croire ceux des Chinois. Entendre les Italiens plutôt que d'écouter les Chinois...


Réfléchir plus loin que son nombril

À mon sens, si tu as besoin de machines pour sauver ta peau, c'est que ce virus est pas mal plus costaud qu'il n'y parait!

Assez costaud pour mettre au défi les médecins italiens qui doivent choisir ceux qui ont une chance de survivre et laisser périr les autres.

Assez costaud pour mettre en péril l'ordre social de bien des pays. Assez costaud pour causer toute une zizanie. Assez costaud pour transformer notre monde en un autre.

Rester chez soi pour sauver le monde, c'est pas la fin du monde. C'est juste le début. Et c'est l'occasion de devenir meilleur... Ou pire. À chacun de choisir.


C'est l'occasion d'enrichir ses humanités puisque de toute façon, l'économie va en prendre pour son grade...

Espérons que l'individu saura devenir meilleur pour aider à sauver sa collectivité. Et que le pire à venir viendra du virus plutôt que des humains...


Chroniques de Covid19

lundi, mars 16, 2020


Ce matin, le monde se réveille en une nouvelle ère, celle du Covid19.

Miss Soleil voulait vivre un moment historique en sa vie, elle est gâtée! À chaque fois qu'elle comprend ce qu'elle devra sacrifier en ce moment présent, école, amies, voyages, etc. Je lui rappelle ce désir qu'elle avait de vivre un moment qui entrerait dans les livres d'Histoire...

Je viens de passer trois années confinée, par la maladie et la douleur physique. J'ai lutté comme une lionne pour retrouver les capacités physiques de vivre en un monde dit actif. Jamais je n'aurais pensé qu'il me rejoindrait à mi chemin...

Je viens de profiter d'un gros mois de semi liberté retrouvée. Depuis trois semaines, j'apprécie chaque sortie extérieure. J'en observe les normalités, avec la conscience de cette facilité de vie dont tout le monde profite, sans même y penser.

J'ai apprécié la simplicité de ce monde insouciant, avec la sensation aiguë que cela risquait de ne pas durer. Avoir raison en ce genre de prédictions n'est jamais vraiment satisfaisant.

Isolation volontaire

Me voilà de nouveau confinée, volontairement cette fois. Tout en sachant que ce confinement risque de retarder la progression de ma rémission physique. Mais tant que l'on a pas à aller vivre en une chambre d'hôpital, c'est ben correct! On va faire avec.

Et puisque je ne pourrai plus me fatiguer en piscine, je réanimerai ce blogue avec cette énergie recyclée. Je préfère être confinée, en sécurité, plutôt que de prendre la chance de me retrouver en pire état, sur un lit d'hôpital, en pleine épidémie.

Être confiné, sans douleur physique, avec les gens que l'on aime est un privilège en soi. Évidement, s'il y a de l'eau dans le gaz des relations, cela pourra faire des étincelles. Ces feux invisibles risquent de provoquer des brasiers d'humanité. À chacun de les éteindre et de mieux se comprendre. C'est l'occasion de devenir meilleur... ou pire... à vous de choisir!

À chacun de sacrifier un peu de son individualité pour sauver la collectivité. Car c'est en sauvant la santé collective que l'on sauvera l'individu..


Être confiné, c'est l'occasion de se regarder en face et d'approfondir la compréhension que l'on a de soi. Si l'on choisit consciemment de cultiver une bonne attitude alors on en ressortira amélioré plutôt que détérioré. C'est l'occasion de grandir et de se renforcer.

Rester Zen et responsable

Paniquer est inutile, s’adapter est essentiel. Nous avons possédons désormais la responsabilité de la santé collective, à chacun de faire les bons choix et de prendre les bonnes décisions. À chacun de se prendre en main afin d'éviter le pire pour tous.

L'autre choix est de se lamenter, de s'apitoyer, de geindre et d'aigrir. C'est une attitude qui est plus facile à court terme mais qui se révèle destructive à moyen terme. De celles qui peuvent foutre en l'air une société.

Cela ne sera facile pour personne mais cela sera encore plus difficile pour ceux qui préfèrent regarder leur nombril plutôt que de l'étirer. Et cela sera encore pire pour tous ceux qui se retrouveront sous oxygène!

Les égocentrés de ce monde ne pourront plus s'enivrer des superficialités de notre société, ils devront apprendre la sobriété et l'introspection. Ceux là souffriront le plus. Et pourront apprendre beaucoup!


Soyez les héros anonymes du Covid, restez chez vous!

Méditer aide à cultiver la bonne attitude. Celle qui permet de s'élever et de s'adapter aux difficultés. Cultiver une attitude réfléchie permet d'accepter l'épreuve à traverser et de trouver les voies pour la surmonter.

J'imagine que dans les prochaines semaines, l'on verra le meilleur comme le pire de nos humanités. Chaque culture réagira au problème à sa manière. Les choix de chacun auront des répercussions sur tous.

Les plus malheureux seront ceux qui se retrouveront intubés, avec la mort à leur chevet, en un univers de cosmonautes angoissés. Croire que ce coronavirus est une grippette est faire preuve de cruelle stupidité.

Une grippette n'a pas le pouvoir de faire exploser le système hospitalier des pays civilisés! Une grippette ne te donne pas des pneumonies si aiguës que tu ne peux y survivre qu'en étant branché sur un respirateur artificiel! Une grippette ne met pas en danger l'ordre social...

Désormais, l'on possède tous la même responsabilité de sauver le monde. Chacun à son échelle peut être un héros du quotidien. En choisissant de cultiver la bonne attitude et les bons gestes barrieres.

Merci à tous ceux qui feront le choix d'être un héros invisible en ces prochaines semaines. Merci à tous ceux qui iront au front, lutter contre les dommages que ce virus fera en nos populations pour sauver tous ceux qui pourront l'être. 




Laissons souffler la planète

Toute personne aux affinités écologiques pourra apprécier le fait que la planète en profite pour souffler. Il n'y a rien comme une bonne quarantaine mondiale pour que les taux de pollution mondiale diminuent. Les résultats se font déjà remarquer. Et ce n'est qu'un début...

L'on peut aussi noter l'ironie que ce virus amène avec lui. Il aura fallu que l'humain étouffe pour que la planète respire de nouveau!

Car la particularité de ce jeune virus est bien comment il s'attaque principalement aux poumons. Son objectif ultime est d'étouffer sa victime. Aucun pays ne possède assez d’oxygène en bouteille ni de respirateurs artificiels, pour sauver toute une population humaine contaminée massivement en même temps!

D'ailleurs plusieurs de ceux qui y sont déjà passés témoignent de cette sensation d'étouffer. Pas de nez bouchés mais la réelle sensation de suffoquer. Plusieurs jeunes italiens sont intubés alors que périssent les plus vieux...

Entre son temps d'incubation, ses contagieux asymptomatiques et son étouffement final, ce virus est bien spécial. Il n'est pas à prendre à la légère, aussi jeune que l'on soit!

Voici venu le temps de laisser respirer la planète...

Sois le héros du Covid! Pas sa victime, ni son complice...

dimanche, mars 15, 2020


Durant les trois dernières semaines, nous nous sommes tranquillement préparés à l'éventualité d'entrer en isolation volontaire. Sachant que nous sommes tous deux à risque et que j'étais sur informée.

Si le grand public avait eu vent de la moitié des infos chinoises que j'ai consommé au mois de janvier, il aurait sûrement été plus prudent avec ce virus, beaucoup plus malin qu'il n'y parait. La censure chinoise s'est très bien resserrée au fil de leur quarantaine. Jusqu'à en colmater toutes les fuites indésirables. Ce qui a permis de fausser tous les chiffres et perceptions du problème.


Pandémie en cours...

L'Italie est mon groupe témoin depuis des semaines. Ce que l'on en apprend n'a rien de rassurant. Du côté des États, c'est aussi la cata, je pense que le chaos gronde. Quand on sait combien ce pays est armé jusqu'aux dents, il y a de quoi s'inquiéter. Ou souhaiter que cela mette en lumière l’incompétence de Trump?

Ma courbe de progression de rééducation physique promet aussi un ralentissement avec la fermeture des piscines et mon osteo en quatorzaine. Voilà qui donne un coup à mon processus de rééducation/rémission dorsale. Je n'ai malheureusement pas d'amis qui possèdent une piscine intérieure. À moins que je ne frappe à la porte des châteaux en bord de lac? Qui sont sûrement inoccupés pour l'hiver...


En atténuant la courbe de progression du virus, ma courbe de d’amélioration de rétablissement physique risque de ralentir. Là sera mon sacrifice personnel pour la collectivité.

En étant prudente, je peux tenir deux à trois semaines sans séance de chiro. Sauf urgence. Mais les traitements d'osteo aident beaucoup à la progression de mon état. J'en ressens déjà le douloureux manque à venir en des symptômes dorsaux que je connais et reconnais. Combien de temps le chiro sera-t-il ouvert est une autre question sans réponse.

Je considère la chance d'aller mieux malgré tout. J'ai l'espoir de tenir la route et de garder le cap. Sachant que j'ai déjà une année de retard sur mon rétablissement possible lié à l'attente du rendez-vous médical pour la prescription de mes infiltrations.

Tous les âges peuvent avoir besoin d'un respirateur!

Je sais combien le système hospitalier n'a que peu de latitudes pour absorber les dégâts d'une telle épidémie. Je peux facilement imaginer les complications à venir pour tous les malades actuels. Et le danger que le système médical soit incapable de répondre à la demande...

Espérons que l'on pourra surfer une courbe aplanie de l'épidémie en cours, plutôt qu'un pic aiguisé qui nous fera traverser une catastrophe sanitaire. Tous ceux qui sont déjà malades seront les premiers affectés par la catastrophe en cours.

En Italie, le système hospitalier explose et les docteurs assument le fait que les + de soixante ans ou les - de soixante ans avec maladie chronique (comme le diabète) ne sont plus pris en charge. Ils n'ont plus la possibilité de se retrouver sur ce respirateur artificiel qui en sauve tant.

Ce qui veut dire qu'il y a beaucoup de personnes en dessous de soixante ans et en bonne santé avec des complications sévères. Beaucoup de personnes, soit disant sans risque, qui se retrouvent sous ventilation. Je souhaite que l'on en arrive pas là.


C'est pourquoi l'on doit accepter cette situation, s'adapter et coopérer. Et se sacrifier! Non seulement pour les personnes vulnérables mais aussi pour tous les "bien-portants" qui pourraient tirer le mauvais numéro à la loterie du Covid_19.

Évidement, les plus faibles tomberont les premiers mais ceux qui tomberont ensuite seront de tous les âges et ce sera peu-être vous! Sans même parler d'en mourir, quiconque se retrouve en réa passe le pire quart d'heure de leur vie!

Il y a eu énormément d'informations erronées dans les dernières semaines sur le sujet. Les notions de collectivité et de quarantaine ne sont pas au goût du jour. Ce virus est en train de donner toute une claque au monde moderne!

Le Québec embarque dans la danse du Coronavirus

Après avoir regardé le point de presse du Québec, j'avoue être satisfaite des mesures mises en place. Rassurée. Il faudra maintenant attendre de voir comment la population se comportera.

Le Québec fait preuves de mesures préventives avant que ne soit confirmés des cas de transmission communautaire. Ce qui me semble être très raisonnable. J'approuve.

À noter que je ne comprends toujours pas pourquoi on encourage pas la désinfection systématique des surfaces que l'on croise avec des lingettes de Clorox? Les gestes barrières sont essentiels mais ne pourrait-on pas pousser encore plus loin la bonne volonté?

Prêt pour la grande quarantaine? 

En notre coin de brousse nous sommes prêts à nous adapter à la situation en cours. En mes diverses recherches sur le sujet, la vitamine D3 revient régulièrement sur le tapis, en guise de prévention. Il parait que le #Covid19 ne l'apprécie pas...


Nous sommes deux parents à risque. En tant que diabétique, l'homme semble être dans la ligne de mire du virus. Aussi j'ai mis en place un petit régiment préventif de trois pilules, curcuma, omega 3 et D3.

En ce qui me concerne, je peux zapper la D3 vu que j'ai, en mon traitement médicamenteux de base, une pilule hebdomadaire de vitamine D, en dose massive. Dix fois plus concentrée que celles en vente libre. Mais j'y rajoute du Bio K.

Je prenais plus ou moins régulièrement cette pilule, depuis ma dernière prise de sang qui montrait que je n'étais plus au seuil dangereux, mais j'ai recommencé à la prendre avec diligence.


Sans même parler d'en mourir, juste l'idée que lui ou moi nous retrouvions en piteux état en un hôpital me fout les boules et le cafard!

Et puis plus le virus se transmet plus il mute. À Wuhan, c'était un bébé. En Europe, c'est rendu un ado. Qu'on ne veut pas mener à l'âge adulte...

Comment comptez-vous vous adapter?

Pour garder intacte notre cellule familiale. Avec l'aide du ciel, de la vie et la connaissance des gestes barrières, nous nous adapterons. Nous serons patients et disciplinés. Nous penserons à la collectivité avant de penser à soi.

Conscient de la chance que nous avons de pouvoir être isolés en un endroit où l'on peut sortir dehors, et aller humer la glace du lac si l'envie nous en prend. Cela ne sera facile pour personne.

Mais plus les personnes accepteront le problème actuel, plus ils feront l'effort de s'y adapter et mieux l'on passera au travers la crise, avec le minimum de dommages possibles. C'est le temps du sacrifice personnel pour le bien commun.

À partir de lundi, l'on ne sortira plus du village si ce n'est pour aller à l'épicerie, à la pharmacie ou à la clinique interdisciplinaire pour mes traitements manuels. Si elle reste ouverte...

Prédire le futur?

Il y a environ trois semaines, je croise la directrice du complexe récréatif où je fais ma rééducation physique en piscine. Après deux années de fréquentation constante, on connait tout le personnel!

 Assise sur un banc, j'enfile mes bottes en grimaçant. En passant devant moi, elle me demande comment je vais. Je lui réponds avec un sourire:

 - Ben... je profite de la piscine avant la grande quarantaine! 

 Interloquée, subtilement choquée, elle me répond avec certitude:

- Ben voyons don', faut pas s'inquiéter pour ça! Ça arrivera pas chez nous, on est ben correct! 

- Hum humm... 

J'avale cette impression d'être posée sur le toit du train qui va tout droit dans le mur tout en essayant de parler avec un passager assis à sa fenêtre.

Je mets mes bottes tout en prenant conscience du privilège de pouvoir me réeduquer la peau en cette superbe piscine à moins de 20 minutes de ma maison.


Même si chaque séance est une petite torture physique qui me fatigue, c'est aussi une partie intégrante de mon processus de rémission. Je sens que l'athlète invisible sera triste de ne plus pouvoir y aller au cours des prochaines semaines.

J'ai toujours pensé qu'une civilisation avec des piscines communautaires propres reflétaient une société en santé. C'est l'un de ces blablas que je radote en mes conversations avec l'homme. Aujourd'hui notre civilisation n'est plus en santé.

Alors maintenant que le coronavirus est au grand jour, êtes-vous prêt à vous y adapter?

Entrer en isolation volontaire...