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samedi, janvier 11, 2014



Durant ces dernières fêtes, j'ai pris le parti de capturer la magie de Noël plutôt que de piéger des lutins. Enfin cela n'a pas empêché un lutin de venir squatter mon sapin avant de filer rejoindre le Père-Noël! 

L'esprit de Noël, à mon sens, est enrobé d'amour, de bonté, de générosité et de gentillesse. Il représente ces valeurs humaines qui me tiennent tant à cœur...

Avant d'aller voir le Père-Noël à la vraie barbe blanche, Miss Soleil ne m'avait que peu parlé de l'idée de capturer un lutin. Une idée accrochée dans la cour d'école. Quelques allusions par-ci par-là mais rien de sérieux. Et puis voilà pas que le Père-Noël à la vraie barbe blanche a eu l'idée farfelue d'en parler! 

Comme nous y sommes allés avec nos amis qui en avaient capturé un, je savais que rendu là j'étais foutue! Pour me rassurer mon amie Dine me dit: "Ben on aura juste à emmener le nôtre quand on viendra dormir chez vous!"

Les jours qui ont suivi, la question des lutins est apparue avec l'heure du coucher. Tout en essayant d'évader la question je me suis dit que la puce verrait sûrement son souhait exaucé et que c'était aussi ça la magie de Noël. Le 23 décembre, un lutin squatteur est venu se balancer à mon lustre de cuisine pour le grand bonheur de ma Miss!


La petite fille aux allumettes

Même si j'ai la quarantaine, je crois encore au Père-Noël. Enfin je crois surtout en la magie de Noël. Et cette année, avec les tempêtes à répétition, il a été facile de se laisser imprégner par l'esprit de Noël entre deux flocons!

J'aime Noël et sa magie des fêtes. J'aime l'idée de décorer et d'illuminer des arbres! J'aime les lumières multicolores qui viennent égayer mon paysage en noir et blanc. J'aime Noël et en même temps il me peine. Il peut mettre mon cœur en joie autant qu'il peut le faire saigner.


Impossible à Noël de ne pas remuer ces vieilles blessures familiales qui font que je n'ai ni père ni mère. La vie est drôlement faite et parfois il ne suffit pas d'avoir des parents vivants pour ne pas se sentir orpheline. Je n'ai que peu de liens familiaux si ce n'est ceux que j'ai tissé avec mon homme et ma fille. Enfin sans oublier ma famille de cœur composée de ces amis qui me sont chers.

Longtemps, j'ai eu comme conte fétiche, à cette période de l'année, la petite fille aux allumettes. Petite je m'identifiais à elle. Je pouvais si bien comprendre cette impression de contempler de l’extérieur la chaleur de ces familles qui se célèbrent.

Et, à chaque fois que la sensation de détresse m’étranglait les idées, je me disais que tout allait bien. Ma grand-mère était vivante. Elle était souvent à quelques pas de moi. Tout allait bien. Je n'avais pas besoin de mourir pour exister. Et souvent dans ces moments là, j'allais me lover dans ses bras, avec cette étrange sensation en mon sang. Je ne lui en disais rien. Je ne faisais qu'aller la câliner. Elle me serait contre son cœur et tout allait bien.

Aujourd'hui je suis grande. Et cette année, j'en ai eu pleinement conscience quand Miss Soleil s'est mise à me parler de la petite fille aux allumettes en décembre. Elle en a découvert l'histoire à la bibliothèque de son école. Elle a, de ses paroles innocentes, réveillée la petite fille qui sommeillait en mon sang.

Elle a fait rejaillir en mon cœur ses sensations troubles que je ne comprenais pas à huit ans mais qui sont si limpides aujourd'hui. C'est sûrement ça la bonheur de la quarantaine...

Aujourd'hui ma grand-mère n'est plus que cendres. Et elle me manque terriblement. Mais je l'aime encore et son souvenir réchauffe mon cœur comme ses bras le faisait en ma tendre enfance. Durant cette période des fêtes, j'ai eu pleinement conscience d'avoir traversé une frontière adulte. Je suis passée de l'autre côté du mur.

Avec ma fille et mon homme nous admirons notre sapin de l'intérieur. Depuis treize ans nous passons Noël avec des grand-parents de substitution à quelques rues de notre maison. Et toute la famille s'y réunit, des matantes aux monocles aux petits cousins qui grandissent. Je ne suis plus la petite fille aux allumettes...

Mon beau sapin... que j'aime ta parure...

Je garde une drôle de passion pour le sapin de Noël. En notre salon, depuis que la puce est bambine nous décorons un énorme sapin qui sent bon l'arôme de la forêt. Il embaume la maison et nous le respectons comme le roi qu'il est.


Et je sais que si ce n'était qu'il finit par sécher comme une vieille chaussette, je serais capable de le garder chez moi à l'année longue tellement il me plait!

C'est d'ailleurs ce qui est arrivé au petit sapin artificiel que j'ai installé à Noël 2012 dans la salle de jeu de la puce. Je n'ai jamais eu le cœur de l'enlever. Et personne ne m'y a forcé. Il est donc arrivé à Noël 2013 sans avoir bougé d'une fausse épine. Il a un peu galérè au cours de l'année. Il s'est un peu empoussiéré. Il n'y a plus que sa cime d'allumée (car au fil des mois ses ampoules LED se sont éteintes). 

Aussi je vais le dépoussiérer un coup, lui remettre une guirlande neuve et j'ai bien l'impression qu'il ne bougera pas de sitôt. Peut-être en juillet, arriverai-je à le ranger. Qui sait. Tout est possible...

Mon beau sapin.... et quelques allumettes...

vendredi, décembre 24, 2010

Au coin de Noël...

À quelques heures de Noël, le soleil brille de plein feux. Avec une température de jour qui tourne autour de -5 degrés, il fait doux en ma latitude polaire. Le paysage enneigé scintille de milles reflets et l'on fait vibrer l'amour en notre maison.

L'enfance fait battre le coeur de notre maison. L'homme, enfin en vacances, relaxe. Je soigne mon estomac détraqué entre mes deux amours. En musique de fond, l'on surfe les différentes ambiances de Noël via cette radio numérique...

Le placard de notre chambre est rempli des cadeaux qu'il faudra déposer sous l'arbre comme des lutins magiques. Tout est prêt. Il ne reste plus qu'à concocter mon gâteau au yaourt pour en déposer un morceau sous le sapin. Cette année, le Père-Noël n'aura pas de biscuits mais une belle tranche de gâteau moelleux pour manger avec son verre de lait.

J'apprécie la douceur de notre trio familial. La vie est dure et rêche par endroits mais en y travaillant, il est toujours possible de se l'adoucir. Durant cette période de Noël, l'on se fait la vie douce entre lac congelé et forêt endormie.


La semaine dernière, M'zelle Soleil a rencontré le Père-Noël. Ce même Père-Noël que l'on va voir chaque année chez Benjo. Un Père-Noël plus vrai que nature qui réveille la petite fille en mes souvenirs. À chaque année, il me procure cette étrange émotion d'antan. Une émotion pleine d'innocence qui me fait du bien à l'âme. Et je me retiens d'aller m’asseoir sur ses genoux!

C'est un Père-Noël à part, même si son bureau est situé dans un incroyable magasin de jouets, sa présence n'est pas tant commerciale. Il y a un respect du personnage qui m'émeut. Et ce vieux monsieur à la barbe aussi blanche que ses sourcils incarne Saint Nicholas avec un surprenant naturel. À chaque année, je retombe sous le charme. Ce Père-Noël là fait pétiller mon esprit de Noël...

En sa routine, il n'y a pas de gimmick artificielle, il y a juste le plaisir des enfants. Les parents sont en charge de prendre les photos et le lutin de service se charge principalement du bien-être du Père-Noël. Mais avec chaque enfant, il prend le temps de papoter, le temps d'échanger. Et c'est ce temps qui est magique en notre époque pressée. À mes yeux, c'est le plus cadeau que l'on peut faire aux enfants.

Cette année, M'zelle Soleil, du haut de ses 5 ans, est allée s'assoir comme une grande fille sur ses genoux. Même si impressionnée, elle a été sage comme une image. Elle a écrit son nom dans le grand livre du Père-Noël, très fière d'être capable de le faire. À la voir si appliquée, mon coeur de maman s'est gonflé comme un soufflé au sortir du four!

Comme nous étions les derniers de ce dimanche où le vieux monsieur avait passé la journée à donner du temps aux enfants, l'on sentait sa fatigue. Mais il a quand même donné une attention bienveillante à ma fillette, complément enchantée par le moment présent.


Je profite de ce billet de noël pour retranscrire en ma mémoire bloguesque cette lettre que Miss Soleil a voulu écrire au Père-Noël (lorsqu'elle est allée le voir  à l'épicerie alors que j'étais à Montréal!). Ainsi elle a dicté ceci à son père (et lui a fait fondre le coeur en même temps): "Cher Papa Noël,  aujourd'hui, je viens te voir à l'épicerie. Bienvenue à "...."! Je te donne beaucoup d'amour. Tu es rouge comme un coeur et tu es beau comme une fleur. Merci"

Dommage que l'on ait pas eu le temps de refaire une aussi jolie missive pour notre Père-Noël préféré! Celui qui est plus vrai que vrai. Enfin, cette année ma Mini Miss m'a un peu retournée la tête avec sa commande de Noël mais ce sera une autre histoire à conter. Demain c'est Noël. Un jour magique qui entraînera le quotidien de millions de personnes à travers le monde. Un jour pas comme les autres qui fera le bonheur de plusieurs et la tristesse de certains...


Cette année, l'on a une crèche sous le sapin. Yolande, ma mamie-voisine de 81 ans, a voulu me donner la sienne. La dernière fois que j'ai fait une crèche, c'était chez ma Mère-Grand et je devais avoir 8 ans. Mais cela me fait plaisir d'insérer la naissance de Jésus à ce Noël qui marque quand même son 2010ième anniversaire!

Hier, j'ai laissé ma mini Miss jouer avec la crèche. C'est alors que les Barbies ont décidé d'aller voir Jésus et je n'ai pu que m'amuser les idées de la suite des évènements. Rapidement les Barbies ont décidé d'offrir un cadeau au petit Jésus. Alors qu'elle déplume le sapin de ses décorations, je demande à ma Miss:

- Heu, tu fais quoi là?
- Ben, maman, c'est les Barbies qui veulent donner des boules à Jésus!

J'avale un rire étouffé et j'acquiesce sans trouver à répondre. J'observe le jeu innocent qui se déroule sous mes yeux. Il ne faut pas de temps pour que les Barbies décident d'embarquer le petit Jésus pour une virée en ville. Avant de partir, l'une d'elles dit à une autre.

- Mais c'est Marie qui doit s'occuper de Jésus...

Et l'autre de répondre avec une voix subtilement différente:

- Mais non, voyons, Marie doit s'occuper des animaux, c'est nous qui le gardons aujourd'hui!!!

Et une autre de dire:

- Et moi je veux lui faire un baiser!

J'observe jouer ma fillette grandissante avec affection. Je reconnais son individualité qui se façonne. Je suis fascinée par l'évolution de cette enfance dont j'ai la garde. Mon coeur déborde d'amour pour cette petite fille qui fait mon bonheur de maman...

Mais en ce temps de Noël, j'ai aussi une pensée pour tous les enfants qui sont mal-aimés sur Terre et mon coeur se serre. En cet autre Noël que voit passer le temps, je souhaite que tous les enfants puissent bénéficier de douceur humaine afin de se nourrir le coeur de bons sentiments...

Au coin de Noël