Affichage des articles dont le libellé est hivers. Afficher tous les articles

lundi, octobre 26, 2009

Histoire de flocons...

First snow

Une nouvelle semaine débute sous le soleil. Contentement personnel, la neige s'estompe sous fond de ciel bleu. Hourra! Halloween est au coin de la semaine fraiche qui s'annonce encore bien occupée.

Le fond de l'air est frisquet avec deux petits degrés pour le réchauffer. L'on espère atteindre cinq degrés cet après-midi. C'est la dégringolade. Et les nuits se congèlent inlassablement...

Oserais-je aller faire un tour de lac aujourd'hui? Y respirer l'air pur en dessert. Me geler trois doigts dans la lumière? Me résigner à enfiler des gants et peut-être même un bonnet?!? Après deux jours de pluie et un peu de soleil, la neige tombée en un lourd manteau s'attache encore à l'ombre de la forêt. Plus une feuille ne s'accroche aux branches des arbres. La neige s'est effacée des pelouses qui demeurent vertes malgré le froid. Je respire le fond de l'air...

Le Nord me rappelle à lui. J'avoue ne pas avoir autant apprécié cette première bordée que ma fillette! M'zelle Soleil a adoré voir la neige virevolter dans l'air du temps. Pour ma part, j'aime attendre la neige. Elle m'enchante lorsqu'elle arrive à la mi-décembre. Alors, je suis toute ouverte à sa magie.

J'aime lorsqu'elle se fait désirer. Lorsque début décembre, elle n'est pas arrivée et qu'une partie de la population commence à s'inquiéter. Cela m'amuse toujours un peu. "Et s'il n'y avait pas de neige à Noël?!?" S'inquiètent les amoureux de l'hiver. Je ne suis jamais inquiète. Au pire, elle se pointe autour du vingt décembre et c'est parfait! Depuis dix ans que je vis au lac, je n'ai connu que des Noëls blancs! Et ces Noëls retardataires sont toujours les meilleurs. Les pelouses ont le temps de jaunir, le paysage monotone ennuie, parfois même le lac se glace. L'on a le temps de se languir...

Mais lorsque la neige se fait une excursion surprise juste avant Halloween, là, je ne peux que soupirer! Sachant qu'il neigera encore en avril, cela fait quand même long à voir neiger! Des mois et des mois à vivre en monochrome! Ainsi, dans ces temps là de neige précoce, je désespère un peu. Même si je ne peux m'empêcher d'en effleurer la féerie...

Histoire de flocons...

mardi, février 05, 2008

Autre jour de neige.

Chanelle ronfle à mes cotés tandis que l’enfant roupille dans sa chambre. Zora se frotte à mes jambes. Je résiste à l’appel de la sieste qui se dégage de cette ambiance est si moelleuse. Il neige encore...

Tout est enseveli sous une épaisse couche blanche. Les bancs de neige deviennent des monts. J’ai l’énergie au niveau zéro. J’ai somnolé toute la matinée. M’zelle Soleil en a profité pour me faire un joli bordel de maison mais elle m’a bien divertie avec ses petites histoires, ses câlineries et ses petits jeux d’enfance. Le niveau de la neige commence à dépasser certaines fenêtres. L’impression d’être emmitouflée par la saison m’emporte irrésistiblement. Je ferais bien comme les ours qui dorment des jours durant. Je les comprends. Avec cette sensation presque douce, je crois que je viens d’atteindre mon pic d’hibernation optimal! Je me rapproche d’un certain état animal. Ce n’est pas une sensation désagréable, c’est plutôt une sensation à part.

J’enclenche le pilote automatique. Répondre aux courriels, travailler à peaufiner de nouvelles fictions, organiser des activités sociales pour ne pas s’endormir complètement. Je me rapproche de mes chats sauvages qui s’apprivoisent au creux de l’hiver. Les étés derniers ont emportés tant de mes chats domestiqués que cela m’a un peu désensibilisée. J'ai perdu quelques miettes de cœur avec certains d'entre eux que je porte toujours en ma mémoire. Avec cette portée que je protège de la rudesse du climat, j’ai décidé de changer de technique, j’ai décidé d’inverser l’ordre établi en attendant de me laisser apprivoiser par eux autres.

Sur quatre chatons habitués à vivre dehors et manger dedans, deux chats devenus adultes ont démontré une réelle envie de se faire apprivoiser par notre race humaine. Henri s’est mis en tête de pénétrer mon cœur. C’est un véritable pot de colle qui s’incruste sous mes draps. Zouzou s’est prise d’affection pour l’enfant. C'est du miel de chat, toute douce et gentille, elle me cherche et me trouve. Zora n’est pas trop sure de ce qu’elle veut et Ajtme (nommée de ce mot à coucher dehors par mon ado de sœur) est définitivement sauvage. Celle-ci ne voit aucun intérêt à interagir avec nous. Les seules fois où elle me regarde et tient compte de ma présence c’est lorsque sa gamelle est vide et que la chasse est médiocre. C’est d'ailleurs la seule qui passe encore du temps dehors à cette époque de l'année. Mais c'est aussi c'est qui colle le plus Chanelle!

Nous hibernons tous ensemble, l’hiver nous enserre de ses griffes givrées, des liens se tissent entre nos trois espèces embarquées sur le même bateau. Les hivers blanchissent le poil de notre chien qui vieillit. Au creux de l’hiver Zora est sur le point de capituler, elle se fait de plus en plus à l’idée que l’humain peut se révéler intéressant. Elle m'observe du coin de l'œil et se frotte à moi lorsque manque les croquettes. C'est une expérience féline intrigante. Je jette un regard par la fenêtre. Une éclaircie change les flocons en pluie verglaçante (yerk!), cela ne devrait pas durer. Avec la nuit à venir le froid reprendra ses droits. La neige n'en a encore pas fini de tomber...

Je réalise que toute la maisonnée est endormie, il n'y a que ma pomme d'adulte qui résiste. Dès que la petite se réveille je pense me lancer dans un dessert en chocolat pour mettre un peu de pep dans cette journée mollassonne. Mais vous qui passez par là comment se vit votre hiver?

En suspension hivernale

dimanche, mars 28, 2004

Les « pelleteurs d’hiver »...

Les pelleteurs d’hiver s’amusent les nerfs sous le soleil éblouissant....

Lorsque les premières brises du printemps arrivent en notre contrée polaire. Une drôle de frénésie s’empare de mes voisins et particulièrement d’un...

Cette agitation printanière s’effectue à coups de pelle. Il s’agit de pelleter la neige qui encombre nos patios et terrasses. Histoire qu’elle fonde plus vite, la pelleter au plus «sacrant». Ensuite se reposer, la laisser mourir sur le bitume et la voir disparaître en pleurs d'hivers...

À chaque fois que je vois de mes yeux ce phénomène courant du printemps, je ne peux m’empêcher de penser quelque peu sarcastique : « Allez, mon gars, vas-y fort! Pellette l’hiver! Ça va fera sûrement faire arriver l’été plus vite!!! Allez, encore un p'tit coup...»

Mais trêve de plaisanterie le pire c'est que cela marche. Ils frappent et tapent la neige comme des "bourrins" et ils libèrent leur territoire des griffes polaires.Les pelleteurs d'hivers ont toujours les premiers patios à l'air libre et c'est l'allure victorieuse qu'ils se reposent sur leurs chaises longues, libres et béats...

Au plus sacrant: au plus vite

vendredi, janvier 09, 2004

Aventure givrée…

Vague de froid persistante…

-42 ce matin et le soleil taquin brille de toute sa lumière glacée…

D’ici la fin de la semaine cela devrait se calmer, après de telles températures, un petit –15 devient presque doux ! Rendu - 5 et l'on est prêt à se faire bronzer sur la balcon! En allant chercher l’homme hier, je n’ai pas assez chauffé le char, qui est pourtant loin d’être une minoune et j’ai eu droit à une série d’émotions bien québécoises !

Au bout de cinq mètres, réalisant mon erreur, je m’arrête pour laisser chauffer la mécanique enrouée de froid. Dix minutes plus tard, je réalise en essayant de repartir que je patine sans accrocher la route, me voilà pognée ! Je vois un voisin prêt à sortir, petit bonhomme à peine habillé, je cours vers lui, les cuisses en trois secondes glacées. Mes narines se collent à chaque respiration et mon visage est piqué de milles aiguilles microscopiques, l'air est tranchant, le soleil brille...

Avec mon plus beau sourire, je lui explique mon trouble et avec toute la gentillesse locale, il me pousse hors de mes traces de glaces ! Yes! Ça roule enfin...

Je m’arrête à peine au Stop/Arrêt de peur que cela ne reparte pas et je prends la route qui traverse le village, les roues fument, la voiture en arrache, je fais deux kilomètres de même et je m’arrête, pus capable ! Je comprends que mon break à bras est gelé ! Je zigonne la patente et au bout de 30 secondes, Shklack, j’entends un bruit qui me met de l’espoir au cœur...

Ouf ! Cela a décoincé, enfin, je reprends la route et la conduite bien que un peu engluée se réchauffe doucement. Je peux me rendre à Québec sans encombres…

Sur la route des effluves de froid poussent la neige en volutes étranges qui dansent sur l’asphalte qu’avale mes roues…

J’embarque l’homme à la mine blanche et nous repartons dare-dare en notre bulle de chaleur où se déshabiller et se frotter…

Chauffer le char = faire réchauffer l'auto / Minoune = tacot / Pognée = prise / Break à bras = frein à main / Zigonner la patente = "jouer aprés le truc" ?

Voir la vitre givrée de Ebb et Hoedic, cruelle réalité...