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samedi, octobre 10, 2020



Je reste perplexe lorsque j'écoute mes contemporains parler de "reconfinement" en ces 28 jours de zone rouge. Un semi confinement serait plus juste puisque la vie, de base, continue bien plus qu'elle ne le faisait lorsque toutes les boutiques et écoles étaient fermées. 

L'idée de fond étant bien d'enrayer la progression du virus qui transforme le cours de nos sociétés. Non pas de nous détruire en entier. Combien de temps est-ce que la minorité arrivera à saboter les efforts et sacrifices de la majorité est la question d'actualité...

 L'abondance des dernières décennies n'est plus. Peut-être reviendra-elle un jour. Lorsque le virus ne sera plus qu'un mauvais souvenir collectif. L'incertitude a remplacé la facilité à laquelle le monde s'est progressivement habituée. Le monde perturbé se trouble.

La vie moderne tourne au ralenti. Le quotidien s'accentue de difficultés et de complications mais  la vie continue. Qu'on s'en plaigne ou pas, la vie suit son flot, comme le courant d'une rivière qui retourne à la mer...

En confinement entier, je n'ai plus eu aucun moyen d'être traitée ni de faire mes rééducations physiques. J'ai régressé et décliné. J'ai sacrifié de ma progression physique pour la cause. Et je l'ai bien senti passer! 

En ces 28 jours, je réalise que l'on vit en zone rouge depuis le déconfinement officiel puisque je n'ai toujours pas fait de hugs à personne. En fait, l'on est jamais vraiment passé en orange, jaune ou vert. Cela fait des mois que l'on s'applique à éviter le pire tout en travaillant au meilleur.

Depuis mars dernier, je ne me suis pas approchée, à moins de deux mètres, d'un autre humain. Si ce n'est pour recevoir mes traitements chiro/osteo. Depuis des mois, je ne colle et je ne touche que mari, enfants et animaux.

Vivre avec les autres en distance physique


Cet été, l'on a rencontré quelques amis proches, toujours dehors, toujours à deux mètres et ma foi, à date, on fonctionne encore. Je pense même qu'il nous reste des amis. Que même isolé physiquement, on peut communiquer de bien des façons pour garder le contact affectif.

Vu que mes traitements et médicaments avalent tout notre budget pour me garder vivante, aller au cinéma est un luxe que l'on se permet peu. Tout comme aller au resto ou sortir là où c'est payant. Et on fonctionne encore. On arrive même à s'aimer et à grandir ensemble. 


Depuis que mon dos fut gravement blessé, j'ai vu le monde autour de moi continuer d'évoluer. J'ai vu combien la norme semblait avoir oublié la facilité de ses vies modernes. Combien la norme en santé avait oublié les torts et les travers invisibles des maladies. 

Pour m'occuper l'ennui, je me suis déconnectée du numérique qui digère le présent en continu. Je suis partie explorer les multiples fois où le monde avait changé. J'ai utilisé diverses ressources du Web pour m'instruire sur toutes sortes de sujets. 

Des sumériens aux romains, en me rappelant le moyen-âge, la renaissance, l'esclavage, les colonies, la guerre de sécession. Pour combler l'ennui de l'invalidité en fatigue de douleurs et de rééducations, je me suis nourrie la mémoire.


Mais revenons au présent de cet automne, où je suis plus valide en ma santé qui s'améliore. En mes capacités physiques qui progressent, je retrouve un présent biscornu où tout semble être sens dessus-dessous, où les esprits tanguent et se renversent.

Après avoir observé le monde grimper ses différentes pentes de vie (alors que j'avais bien dégringolé de la mienne), je trouve étrange de remonter cette pente alors que tant dégringolent la leur. Je m'accroche aux roches de la mienne. Je prends même le temps d'en étudier la vue que je retrouve. À ne plus être aplatie au fond de mon gouffre!

Je m'accroche à la piscine pour effectuer mes rééducations physiques. Cela reste une complication majeure qui me casse la tête au quotidien. Qui me stresse et qui m'angoisse. Si je n'ai pas la possibilité de m'entrainer en piscine, je perds la possibilité d'aller mieux. Et je gagne la réalité de régresser...

Je me suis forcée à aller dans l'eau si froide que lorsque j'en retrouve un bassin intérieur, dit sportif, son eau chlorée me bien semble chaude. Et je prie le ciel pour pouvoir continuer de progresser au fil de ces entrainements aquatiques, tout au long des prochaines saisons.

À force de chercher et de trouver diverses options et solutions aquatiques, j'ai parfois l'impression d'être prise en un cube de Rubik bien peu sympathique. Mais on lâche pas. On apprend et on devient meilleur. L'on choisit d'accepter l'adversité pour mieux l'affronter et s'y adapter. On puise en nos ressources intérieures et on rame...

En cette pandémie, qu'on le veuille ou pas, on est tous dans la même galère. L'on doit tous ramer pour avancer. L'on devrait tous s'entraider pour faire front. Tous se soutenir pour avancer. En un monde idéal que l'on a pas encore atteint...

L'avantage d'avoir été en galère humaine pré Covid c'est d'être rodée lorsque vient le temps de ramer. J'observe bien des gens refuser de ramer et même refuser l'idée de ramer! 

Bien de ceux qui se lamentent refusent l'effort demandé. Comme s'il était plus facile de se complaindre que de se forcer. Je n'ai jamais compris ce choix de vie. Je n'en vois pas le sens constructif que l'on peut y trouver.

En ma mémoire défilent les efforts de tous ceux qui sont passées avant nous. En ma mémoire défilent tous ceux qui se sont sacrifiés pour que l'on se dise civilisé. Refuser de me plaindre au présent est ma façon d'honorer leurs efforts et sacrifices passés et oubliés. 

Avant que l'on ne soit tous obligés d'aller laver notre linge à la rivière, de rapiécer chaque morceau jusqu'à l'usure, je ne pense pas qu'il soit intelligent de tant se plaindre du présent tel qu'on le vit. 

Je pense qu'il serait plus intelligent de prendre conscience de tout ce que l'on possède encore. Surtout si la santé vient avec les conforts modernes!

Pour ne pas se laisser abattre par la morosité collective, on se pousse les fesses en foret. On en profite pour se remettre les pendules à l'heure et pour discuter de comment faire pour traverser cette crise mondiale en famille.

En cette virée automnale, on se trouve une cool activité familiale à inspirer lorsque notre exploration boisée finit par se transformer en "photoshoot rurex"

Durant le confinement, Miss Soleil et ma pomme des bois étions un peu tombées dans les vidéos YouTube d'Urbex. Assez pour lui donner l'envie d'exploration Urbex. Je lui ai alors expliqué que le mieux que l'on pouvait faire, en notre environnement, serait du Rurex. 

Si l'univers était prêt à nous envoyer des pistes à suivre...

Que diriez-vous d'aller à l'aventure d'une érablière abandonnée depuis des lustres?


Dimanche dernier, sans même chercher l'aventure Rurex, au détour d'un sentier, boom! Surprise! 

Le ciel nous récompense les efforts avec la découverte d'une érablière abandonnée. Un endroit perdu qui nous stimule l'imaginaire et le moral. On inspire et on en profite!

On l'apprécie comme la découverte d'un trésor oublié de nos humanités. Un endroit oublié empreint de nostalgie et de cette magie invisible qui nous fait repenser le passé.


Rurex : n.m. (mot anglais) Mot-valise formé des mots rural et exploration. activité clandestine consistant à visiter des lieux abandonnés en zone rurale.

Exploration Rurex en zone rouge...

lundi, octobre 05, 2020

J'avoue ne pas être trop inquiète pour la santé de Trump à date, si on était tous soignés et traités comme lui, bien des malades trouveraient leur sort moins dur. 

Ceci dit, pour avoir déjà été oxygèné à deux reprises en ses deux premiers jours,  je ne suis pas certaine qu'il va aussi bien qu'ils le disent.

Je refuse de lui souhaiter du mal. Je refuse de souhaiter sa mort. Même si parfois une petite voix chuchote en mes neurones: "Tu trouves pas qu'on dirait la réincarnation d'Hitler?"

Okay, je l'avoue, à force de l'entendre chuchoter, j'ai vérifié les dates. Cela pourrait concorder. Mais bon, laissons de côté cette petite voix qui chuchote pour revenir à la surface des choses.

Je refuse de lui souhaiter du mal. Je refuse de lui souhaiter sa mort. Mais je peux quand même lui souhaiter une belle rééducation physique. Et que le virus lui reconnecte quelques neurones? Bref...


Le cas qui m'intéresse aujourd'hui est plutôt celui de Chris Christie. Asthmatique, reconnu pour ses problèmes d'obésité, il a passé trois ou quatre jours en contact rapproché avec Trump. Sachant qu'aucun de ceux là ne s'imposaient de règles de distanciation physique et ne portaient pas de masque...

Il a testé positif trois jours après lui. La logique semble donc indiquer qu'il a été contaminé par Trump et son entourage. Si Trump a toutes les chances de s'en sortir vu la panoplie de médecins à son chevet. Quelles sont celles de Chris Christie? Est-il aussi bien soigné?


Si Chris Christie ne survit pas au virus, quelle est la responsabilité de Trump? Est-il un homme libre ou un meurtrier? 

Entre injustices et duperies, chercher l'humain...

vendredi, octobre 02, 2020


En zone rouge, le monde ne sait plus à quel saint se vouer. Ce virus nous confronte à nous même de façon profonde. Il transforme l'humanité en son entier. Au niveau sociologique, c'est fascinant. 

Mais ce n'est pas une rigolade. Pour personne. Que l'on soit touché physiquement, émotionnellement ou financièrement, cette année n'est facile pour personne...

Il y a 100 ans, bien des rescapés de la Covid ne seraient pas vivants. On parle beaucoup de la détresse psychologique du monde confiné. Mais qu'en est-il du traumatisme de ceux qui sont aux front du virus depuis des mois? Qu'en est-il des soignants? Ne sont-ils pas à bout de souffle, à bout de ressources? On y pense plus? Plus personne ne les applaudit? 

La détresse humaine de ceux qui soignent les infectés est pourtant bien réelle. La détresse humaine de celui qui doit faire des choix comme celui de savoir s'il doit sauver la vie d'une dame de 51 ans ou celle d"un homme de 59 ans est inimaginable. Ne serait-il pas temps de remettre les responsabilités sur les bonnes épaules? 

Pourquoi est-ce-que ceux qui se foutent du virus et de ses conséquences peuvent contaminer autrui en toute impunité? Sans en être puni? 

Je pense à l'infecté qui est allé au Karaoké à Québec et qui a contaminé plus de 80 personnes, dont plusieurs sont hospitalisées. Qu'en est-il de sa responsabilité personnelle

Si l'une des personnes contaminées par son insouciance meure, devient-il un meurtrier? Ou est-ce juste un humain libre? Cette question n'arrête pas de me trotter dans la tête...



En 1918, des anti-masques manifestaient déjà leur liberté de contaminer autrui!

Saviez-vous que durant l'épidémie de grippe espagnole (venue du Kansas) en 1918, il y eut des manifestations anti-masques? Ce qui peut faire penser que l'humanité n'a pas évoluée aussi vite que nos connaissances? Ce qui serait bien décevant... 

Parlons maintenant de statistiques de pandémie de Covid 2020. Sans parler des cas chroniques, encore trop peu étudiés, mais dont les témoignages sont de plus en plus nombreux de par le monde. En Italie, lorsque le système médical a explosé sous la pression de la Covid, le taux de mortalité a tourné autour de 5%. 

Lorsque le système de santé tient le choc, la mortalité semble tourner autour de 2/3%. Sans parler des séquelles de ceux qui s'en sortent. 20% des infectés développeraient une forme sérieuse de la maladie avec besoin d'hospitalisation. 5% de ceux là peuvent en mourir selon le niveau d'infrastructure médical du pays. 

Une pensée triste pour Nick Cordero. Cet acteur de Broadway, âgé de 41 ans, avec une forme d'athlète qui s'est battu comme un lion avant d'être emporté en l'au-delà. Désolé les éveillés, mais aucune grippe n'aurait pu ainsi le tuer! 

Comme lui ou n'importe qui d'autre qui tirera le mauvais numéro à la loterie du Covid, la mort rôde. Prête à attraper le passant. Passé 40 ans, tout le monde est à risque puisque personne ne sait comment son corps réagira devant ce virus "made in china". Certains en sont juste plus conscients que d'autres... 

Pour la ville de Québec (et sa région) dans les derniers jours, plus de soixante éclosions ont été rapportées. Une dizaine en résidence de personnes âgées. Plus d'une trentaine dans différents milieux de travail (bureaux, usines, garages ou chantier de construction), une dizaine via les bars, restaurants et cafés et une autre dizaine via les écoles. Une éclosion via un chalet, une en milieu religieux et une en milieu sportif/récréatif. Nous voilà en zone rouge pour 28 jours. Merci les covidiots et autres éveillés de service. Nous voilà tous punis! 

Au moins, les osteos et chiros restent présents. Pour les piscines, rien n'est certain. En ce qui nous concerne, cela ne changera pas grand chose à nos habitudes 2020 puisqu'on vit depuis mars comme si on était en zone rouge tout le temps. On voit quelques amis de loin, toujours dehors. On est allés deux fois au restaurant depuis mars, en terrasse. 

Je suis en rééducation/réhabilitation en continu, l'homme est en télétravail, seule Miss Soleil sort de la maison/village. On lui fait confiance. Elle décide de porter le masque en classe au vu des comportements insouciants de ses contemporains. 

Pour l'avoir vu résister à la pression sociale tout l'été, non seulement on lui fait confiance mais on est fier de sa force intérieure! Avec elle pour m'aider à cultiver l'espoir d'un monde meilleur, le futur me semble plus brillant.


Extrait de cet article à parcourir: "Sans surprise, l’histoire mouvementée de la ville avec les lois sur les masques est à l’étude pour les leçons. 

Dolan a expliqué les leçons de la comparaison – «Comme pour cet exemple historique, nous voyons qu’il est presque impossible de faire respecter complètement une mesure qui modifie radicalement le comportement social du jour au lendemain. Cependant, les tentatives pour persuader la majorité de se conformer aujourd’hui semblent donner de meilleurs résultats que par le passé pour contrôler la propagation de la maladie. C’est là que nous pouvons être réconfortés de ne pas ressembler au passé."

Nous voilà en zone rouge!

mardi, septembre 29, 2020


À la base, le problème avec la Covid ce n'est pas tant que c'est un virus aux allures de roulette russe, c'est son facteur exponentiel. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire d'attendre que débordent les hôpitaux pour essayer d'en enrayer la propagation. 

Si l'on veut protéger les plus faibles de santé, les plus vieux et les infrastructures médicales en place, il faut prévenir ce pire. L'Italie l'a bien compris. Pas de manifestants là-bas. 

C'est que le Québec essaie de faire depuis avril. Enrayer l'épidémie. L'on a réussi à le faire durant quelques mois. En oubliant de s'en féliciter? Car depuis que les anti-masques gagnent en popularité, on l'échappe. Une autre coïncidence? 

À noter que la bulle Atlantique avec la Nouvelle Écosse et le Nouveau Brunswick sont en train de faire un bon travail d'éradication du virus. Et personne là-bas ne manifeste contre le masque. Just sayin'... 

Car s'il y a de plus en plus d'adeptes des nouveaux gurus de l'éveil contre le "nouvel ordre mondial", aucun de ceux là ne se préoccupe du facteur exponentiel du virus. Ce qui me fait toujours sourire... Jaune. 

Aucun d'eux ne semble connaître les nénuphars! Ceux là refusent de voir les éclosions en cours. Ils ne pensent jamais au délai nécessaire au virus pour compliquer la santé et encombrer les hôpitaux. 

À partir de là, aucune de leur théorie ne tient vraiment la route. Sauf si l'on considère qu'il n'est pas grave d'éradiquer les vies comme celle de mon mari ou moi-même. Après tout pourquoi ne pas laisser le virus faire sa job naturelle? 

Les vulnérables n'auraient pas survécu à l'impitoyable loi du plus fort telle que la nature l'entendait avant la médecine moderne. Pourquoi ne pas les sacrifier sur l'autel de la croissance et de l'économie? Mine de rien, cela tient mieux la route que toutes ces théories farfelues qui ne font que dissimuler des égoïsmes niés. 

Honnêtement, je respecterai plus l'anti-masque de service, s'il était capable d'assumer cet égoïsme. Au moins, je le trouverai honnête. Plutôt que de devoir observer ces hypocrites théories qui se cherchent mille excuses pour ne pas assumer le fait qu'ils n'en ont rien à foutre des vieux et des plus vulnérables. Qu'ils se sentent invincibles et plus forts que les dégâts physiques de ce virus...

Sur l'ile des éveillés...


Ceci me donne une super idée de télé-réalité! Et si on envoyait sur une île, confortable, bien logés, tous les futurs manifestants anti-masque du 11 octobre?

Ceux là gagnent huit semaines de vacances dans les Caraïbes! Tous frais compris. Genre sur l'ile d'Epstein qui est libre présentement. Bref, on les envoie tous là-bas avec un ou deux asymptomatiques...

On les encourage à faire la fête, se coller et fricoter. Genre OD des complotistes sous les Tropiques? 

Bref, ils s'amusent et ils sont libres de leurs mouvements et du partage de leurs fluides. Ils ont droit à tout sauf à l'accès de médecins et hôpitaux.

Comme il y a déjà des médecins et des infirmières dans ces manifestations, ils ont toutes les connaissances nécessaires pour bien faire. 

Ils auraient même droit à une clinique bien aménagée avec médicaments et dix intubateurs. Mais aucun de masque. Nulle part sur l'île. Aucun masque, juste leur liberté à exprimer. 

Durant huit semaines, l'on fait ici tous attention, masqués, éloignés, sans ceux là pour participer à la contagion. On réussit ce que la bulle Atlantique est en train de faire. 

Et en plus, on regarde les anti-masques, entre palmiers et eau turquoise, tester de façon pratique toutes leurs théories!

Savez-vous comment se reproduisent les nénuphars?

dimanche, septembre 27, 2020

Outrée par cet article du Devoir qui donne une telle tribune à un tel personnage. Le tout sans aucune vérification des citations données par cet homme! Honteux! 

Ce personnage qui se nourrit des peurs égoïstes du monde moderne et qui s'en enrichit, tout en incitant le culte de Trump et les croyances Qanon est ainsi mis en lumière? Sans aucune prévention, mise en garde, ni remise en question? Sans autre perspective que la sienne? 

Aucune "des vérités" dites et écrites ne sont vérifiées en cet article? N'est-ce pas une façon de crédibiliser le personnage? Une façon de lui donner de la force? Rien en cet article pour informer sur les inepties colportées. Outrée. 

J'observe, depuis quelques mois, ce mouvement d'éveil, qui grossit au Québec et j'en suis bien troublée. L'éveil à beauté de la bêtise humaine? 

Pour avoir suivi la progression du virus depuis janvier, à Wuhan, je peux affirmer plusieurs objections aux dires de ce monsieur là, qui construit sa pensée selon la définition de la réalité qui lui convient. 

Ce type de personne qui refuse de voir les multiples éclosions des deux dernières semaines à Québec, qui a toujours raison et qui incite aux croyances complotistes est un danger public! Et le Le Devoir lui offre une telle tribune? Outrée. 

Ces gens qui refusent les statistiques italiennes et bien d'autres, ces gens là, avec de magnifiques oeillères qui les protègent du bon sens sont les nouveaux penseurs? Et tous voient Trump comme un sauveur... 

Trump, roi de l'illusion et du mensonge, est en train de se construire tout un royaume. Pas étonnant qu'il ne veuille plus se départir de son trône. Mais s'il reste un autre 4 ans, qu'adviendra-t-il de nous?

 Au final, je finis par croire que si le Covid est gérable, avec un peu d'efforts, de bon sens et d'intelligence, je crains que ces gens là ne le soient pas. Rendu là, je crains plus l'humain que le virus...

Outrée!

samedi, septembre 26, 2020

Par vive curiosité, combien d'entre vous, ici, pensent que leur santé est à risque en cas de rencontre avec la Covid19? 

Quel est votre ressenti actuel en ce qui concerne le virus? En quel niveau d'alerte se situe votre région? 

Comment le vivez-vous? Pouvons-nous ici discuter du problème en cours? Se sortir la tête du sable? 

J'avoue nous sentir bien seuls, en notre tranche d'âge, avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête. Je pense à Cindy, plus jeune que nous, et tous les autres, encore plus à risque... 

Je pense aussi à une poignée d'amis, ceux qui vivent avec un problème de santé de chronique. Comment vivez-vous la menace du virus en votre quotidien? La norme semble se sentir plutôt rassurée. Avant 70 ans, peu de gens semblent craindre que le virus n'affecte sérieusement leur santé. Est-ce que je me trompe? 

Depuis que je suis le fil de la Covid, depuis ses sources à Wuhan, j'ai pu en lire et en voir beaucoup. Il fut bien étrange, en ce début 2020, de revenir à la vie en un tel monde. Plus ma courbe de santé se redressait et plus le virus progressait! 

C'est durant le fil de ces explorations Covid que j'ai découvert la vie de Nick Cordero. Que je ne connaissais pas avant de le savoir à l'hôpital. Via les réseaux, j'ai vu sa femme se battre avec tant d'amour pour essayer de le sauver. Pour croire qu'il pouvait être sauvé. Son fils a fêté son premier anniversaire alors qu'il était intubé.

J'ai ressenti la peine et le désarroi de cette inconnue. Je l'ai trouvé forte et belle. L'on a vu la Covid, découper des morceaux de ce grand gaillard, avant d'arriver à le tuer. J'en ai été sidérée. Cet homme, en pleine forme, un véritable athlète en son genre, avec des poumons d'acier, se fait foudroyer ainsi par ce petit virus? 


Je suis certaine qu'il aurait survécu à une bonne grippe! Le monde en santé semble se sentir de plus en plus invicible et de plus en plus arrogant devant la situation. Et pourtant. Quand Cordero est mort, je me suis dit que je n'étais pas tant seule à risque devant cette roulette russe de virus. Mais qui ici connaît le sort tragique de Nick?

Questionnement pandémique

mardi, septembre 22, 2020

Je brouillonne des idées éparses depuis quelques semaines déjà...

J'ai maintenant assez d'énergie pour retrouver un rythme d'écriture. Je décide donc de revenir à la source. Celle de ce blogue qui cumule dix sept années de vie! 

La rentrée de septembre se révèle éprouvante pour tous. En cette transition qui nous fait adopter toutes sortes de nouvelles habitudes, la fatigue emporte mes bonnes volontés. 

Alors je prends le parti de brouillonner sur mon compte Facebook perso. Je ne peux m'empêcher de confronter quelques complotistes au passage. Et ce qui devait arriver arriva! À tenir tête à un discours anti-virus, je me suis toujours flushée! Pas de quoi me choquer mais plutôt de quoi me rappeler combien ce monde numérique doit être confortable et superficiel. Ce à quoi je résiste. 

Trop tannée de voir ces gens colporter un égoïsme décomplexé sans jamais être dérangés, j'ai décidé de faire de la résistance. Trop écoeurée de ces discours sans queue ni tête sur ce malin virus, j'ai décidé de ne pas me taire. Trop fatiguée par l'arrogance de ceux qui n'ont aucun problème à être insultant envers autrui mais qui ne supportent pas d'être confrontés en leurs inepties. 

À force de se connecter en son monde numérique, est-ce -que le monde se déconnecte de la réalité humaine?


En 2020, tu inconfortes l'autre, plouf il te flushe de ses réseaux. Je l'ai bien appris en tombant trop malade et en refusant de m'en cacher. En indisposant autrui avec ma poisse de santé. Flusher l'autre est si facile de nos jours. Si lâche. Chacun se forme un petit monde numérique sans contrariété où se faire liker rend heureux? 

Est-ce sain? Est-ce réel? Est-ce que la vie ne regorge pas d'inconforts et de contrariétés que l'on doit apprendre à gérer et affronter? Mais comment apprend-t-on à gérer les contrariétés que l'on ne peut éliminer d'un clic? Comment apprenons-nous à gérer le stress et l'inconfort en un tel monde?

C'est pour éviter ce principe que j'ai décidé d'être frontale avec une ancienne connaissance d'université, fraichement éveillée! Manifestement, je reprends du poil de la bête! C'est aussi pour cela que je me force à explorer les théories des anti-masques et des Trumpistes. Même si cela met ma patience à rude épreuve. 

Cette "amie" datant de l'époque universitaire n'a jamais été autant active sur Facebook que depuis qu'elle s'est éveillée la conscience aux théories complotistes. Plutôt que de la flusher, j'ai donc décidé d'affronter le discours et de voir jusqu'où cela pouvait aller. Elle m'a d'abord conseillé de la flusher puisque mon avis ne concordait pas avec le sien, ce à quoi j'ai refusé. Est-ce la seule façon de traiter les divergences humaines? 

Qu'en est-il du bon sens et de la patience?



En cette expérience numérique, j'ai pu apprendre combien mon niveau de réflexion était bas. Combien j'étais mal informée, parano et peureuse. Mais j'ai tenu bon. J'ai non seulement résisté mais en plus j'ai riposté. Il était évident que je finirai flushée! 

Si on ne dit rien, on est complice et je refuse d'être complice des covidiots! Je préfère encore être détestée. 

Je désire faire partie de la solution plutôt que de participer au problème. Et je veux croire que la majorité humaine cultive ce même désir...

Ce qui ne tue pas nous rend plus fort dit le dicton. Il a raison. 

Après avoir échappé, plus d'une fois à la mort, ces dernières années, j'ai bien pu remarquer combien j'étais renforcée. 

Pendant que les "éveillés" locaux incitent à la contagion, tout en se donnant bonne conscience, un premier cas de Covid est recensé à l'école de la Miss. En fait, la majorité des écoles secondaires de Québec est désormais touchée. Les éclosions se multiplient. On est en train de l'échapper. Arriverons-nous à éviter la zone rouge? J'en doute. 

Aussi, je suis fière de ma puce masquée qui résiste à la pression adolescente, quitte à se retrouver seule, en sa classe, à prendre aux sérieux les gestes barrières... 

L'on continuera donc de se protéger autant que possible. On continuera d'appliquer ces règles, pas le fun, qui ont pour but d'enrayer la progression du virus. Tout en faisant notre maximum pour permettre à notre fille de vivre sa vie avec le plus de liberté possible, en ce contexte si particulier. Dont celle d'aller à l'école! 

Tout en priant le ciel et tous ses anges de nous protéger en cette époque rendu bien dangereuse à notre vulnérable santé.


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