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dimanche, juin 05, 2016

Il y a quelques jours, j'ai reçu une invitation de Telus pour aller faire un tour dans les coulisses du téléthon Opération Enfants Soleil. 

Sachant que nos derniers mois ont été passés à chouchouter notre puce commotionnée, c'est une invitation que l'on ne peut pas refuser!

D'autant plus que j'ai toujours voulu en savoir plus sur le fonctionnement de ce téléthon ultra célèbre au Québec...

Mon propre vécu avec différents ennuis médicaux (depuis mon adolescence accidentée), m'a ouvert l'esprit à la réalité de la maladie. Les différents maux de santé qui m'ont suivi au cours des années ont élargit mes horizons humains.

Le traumatisme crânien présent de Miss Soleil me fait passer du coté du patient à celui de parent qui accompagne le patient. C'est une nouvelle expérience dont je me serais bien passée mais qui nous renforce et nous soude.

Le quotidien de sa "commo" me met le cœur à l'envers et m'ouvre encore davantage de perspectives. C'est l'esprit bien ouvert que je suis allée, de bon matin, en direction d'Expo Cité pour expérimenter la matinée des enfants en famille...

Après plusieurs belles journées aux saveurs d'été, ce matin a des tendances pluvieuses. Il fait plutôt frisquet alors que l'on marche rapidement en direction de l'entrée du Pavillon de la Jeunesse.

C'est une journée de schnoutte pour le plein air mais cela se se révèle un temps parfait pour le téléthon! Un temps idéal pour cocooner chez soi en lézardant devant la télé. Ou pour aller faire un tour du coté d'Expocité de grand matin?

L'occasion pour s'ouvrir le coeur et pourquoi pas le portefeuille pour soutenir une cause d'enfance?


On débute notre matinée avec un tour des coulisses qui se révèle un véritable labyrinthe. L'on découvre que chaque région a un enfant ambassadeur qui participe à cette grande célébration de l'enfance courageuse et persévérante.

Déambuler en coulisses

Au hasard de notre entrée, nous effectuons la visite avec la gang du machin club dont nous découvrons l'existence virtuelle en faisant leur réelle connaissance. Professionnelles, ces mini chroniqueuses semblent plus stressées que les routardes que nous sommes en équipe mère/fille.

L'on se rappelle que la Miss a effectué son premier voyage de presse à cinq ans et qu'elle a bien vadrouillé depuis. Pour ses dix ans, son CV tient bien la route. Elle se fait d'ailleurs proposer d’écrire des chroniques pour ce site dont nous ne connaissons pas l'existence (mais que nous explorerons avec plaisir).

Pour l'instant, en sa convalescence de "commo", la Miss a dû arrêter d'écrire ses chroniques mensuelles pour le journal municipal et c'est une épine en ses émotions.

Au détour d'une loge, une mini chroniqueuse du machin club se demande comment reconnaître les "Enfants Soleil" et je sens ma puce se crisper en silence à mes cotés. C'est que dans bien des cas la maladie n'est pas visuelle. Aussi invisible qu'handicapante, elle ne se voit pas toujours du premier coup d’œil.

En papotant avec notre sympathique guide, j'apprends combien les bénévoles d'Enfant Soleil sont une grande famille. Ils se retrouvent chaque année pour appuyer cette cause qui leur tient à cœur. Ils développent même toutes sortes d'amitié en leur bonne action.

Alors que nous parcourons les allées des coulisses de ce téléthon, j'inspire l'atmosphère bienveillante qui se dégage de l’événement. En cet endroit, se retrouve le meilleur de nos humanités. Il peut bien pleuvoir dehors, en dedans d'Expocité, les soleils n'en finissent pas de briller...

J'observe ma puce stimulée par cet environnement. Mon coeur palpite en même temps qu'il compatit avec ceux des parents que je croise et dont je sais combien leur quotidien n'est pas évident. Je sais combien ils sont forts d'être encore debout de d'avancer envers et contre la maladie qui accable leur enfant.

Quand la maladie frappe nos enfants

Dans les derniers mois, nous avons sommes allés chaque semaine à l'IRDPQ. Cet institut de réadaptation spécialisé pour les enfants en déficience physique est un phare dans la tempête où nous a emporté la commotion cérébrale de Miss Soleil.

Il y a plusieurs semaines de cela, alors que nous nous asseyons dans la grande salle d'attente de cet institut. La Miss regarde autour d'elle et vient me chuchoter à l'oreille: "Maman, y'a vraiment beaucoup d'enfants malades dans la vie!". J'acquiesce en silence alors qu'elle s'assoit à mes côtés.

On échange un regard entendu avec son père. Yep, on est bien là. En une matinée de semaine, en cette jolie salle d'attente remplie d'enfants avec multiples problèmes de santé plus ou moins visibles, et une ribambelle de parents et grands-parents pour les accompagner. Nous sommes là, dans la même galère. Mais il est évident que la barque de certains est moins confortable que la nôtre.

À chaque fois que je le constate, je dis merci à la vie que cela ne soit pas pire que cela est. Même si ce fut bien difficile depuis le quatre février dernier et que cela n'est toujours pas simple au quotidien. Il y a pire, il y a toujours pire...

Alors que l'on croise des enfants sérieusement handicapés, l'on ne peut que remettre en perspective la gravité de notre propre expérience. Alors qu'on travaille fort pour l'accompagner en cette épreuve médicale, l'on ne perd pas de vue que cette épreuve de santé enfantine est supposée être temporaire et ne pas lui laisser de séquelles à long terme.


On arrive du coté de la grande scène (filmée en direct) avec le groupe Les P'tites Tounes que Miss Soleil connait pas mal mieux que moi! Voilà même que ses yeux pétillent et je sens s'alléger mon coeur alourdi par des mois de discipline de "commo".

Entre les chansons des musiciens défilent les différentes donations récoltées par la population sensibilisée à la cause.

Cela fait chaud au cœur de voir tous ces gens qui ont pris le temps et la peine d'organiser différentes campagnes de financements, à leur échelle, pour aider à améliorer le quotidien des enfants malades.

Cela me rassure sur le potentiel de nos humanités trop souvent désenchantées par le mal qui ronge le monde. Regarder ces inconnus bienveillants me redonne espoir en ce que nous sommes capable d'accomplir. 

Se laisser porter par la vague...

À coté de moi, je sens le cœur de ma puce être aussi réchauffé par cette vague de générosité dans laquelle nous sommes plongées. 

Au fil des heures qui passent, l'on découvre différentes histoires d'enfance en maladie. Touchées en plein coeur, on ne compte plus les frissons d'émotions qui viennent donner la chair de poule.

Je suis honorée de pouvoir partager tant de vibrations de bonté avec homme et enfant. Émue et honorée d’assister quelques heures à cette grande fête.


J'observe et j'inspire. Je réalise que cet événement se révèle être beaucoup plus qu'une vaste campagne de financement télévisuel...

C'est l'occasion pour tant de petites voix de s'élever et de se faire entendre. C'est l'occasion pour tant de parents de partager leur vécu en toute authenticité. Et c'est aussi l'occasion de célébrer l'enfance malade avec joie et légèreté.

C'est un moment précieux qui valorise le courage et les efforts de ces petits aux prises avec de graves problèmes de santé. Un événement qui leur montre qu'ils ne sont pas seuls, qui leur prouve combien la population les soutient.

En ce téléthon, les Enfants Soleil ne sont plus différents, ils sont pareils les uns des autres. Ce sont juste des enfants qui veulent avoir du fun!

En ce monde parallèle qui les enrobe de douceur et de gentillesse, ils peuvent sortir de chez eux pour s'amuser et s'en mettre plein les oreilles plutôt que de sortir pour un énième rendez-vous médical. C'est surement une bouffée d'air bienvenue en un quotidien pas facile...

Participer à son échelle

Durant cette matinée des enfants, Miss Soleil a pris une grande décision. Évidement, au cours de notre visite, plusieurs auront remarqué la similitude entre son prénom et la cause...


Touchée par l’événement Miss Soleil décide qu'elle donnera une partie des gains qu'elle récoltera lors de sa prochaine journée des petits entrepreneurs.

Avec sa meilleure amie, celle qui l'accompagne en les aléas de sa commotion cérébrale, elle ouvrira pour une autre année notre pâtisserie éphémère. Cette année, la Miss est encore plus motivée. Je n'aurais pourtant pas cru cela possible!

On prépare avec grand sérieux et professionnalisme l'ouverture de notre "Pop Up Pastry Shop" annuel. Et elle m'explique qu'elle partagera une partie de ses profits avec "Enfants Soleil". C'est décidé et c'est ce qu'elle fera!

Juste avant de partir, on croise la famille de la petite Gabrielle. Miss Soleil me le fait remarquer. C'est la petite fille de neuf ans qui ne grandira jamais. Je sens son cœur se serrer et son esprit s'ouvrir. Je lui propose qu'on aille leur parler. Elle fige sur place et s'exclame: "Oh! Non, je suis trop gênée!"

S’intéresser aux vies des autres

Je médite un instant sur ce sentiment. Je pense à toutes les fois où personne n'a voulu me parler de ma santé et ses méandres. Parce-que c'est inconfortable pour l'autre qui se sent si impuissant. Et pendant ce temps, celui qui galère, s'isole. Je pense à toutes ces émotions d'abandon que vit la Miss en commotion. Combien elle ressent maintenant cet isolement provoqué par la maladie. Je me rebelle.

Je lui explique que pour dépasser sa gêne, elle ne doit pas penser à elle mais elle doit plutôt penser à l'autre. Et puis de toute façon, c'est toujours moi qui parle!

Sa main dans la mienne, on s'approche de Gabrielle, enfant Soleil de la Capitale nationale. J'engage facilement la conversation avec sa maman. Souriante et ouverte, elle m'explique que dès sa naissance, les médecins se sont aperçus que quelque chose clochait. Je souris à Gabrielle alors que je discute avec sa maman qui me parle ouvertement et sincèrement des problèmes de son enfant.

Je lui partage mes maigres connaissances sur le sujet. Je me souviens de l'enfant avec la même condition que j'avais vu une fois chez Oprah. Une histoire qu'elle ne connait pas. Je lui demande comment elle arrive à interagir avec elle. Elle m'explique que les moments de connections se passent durant les jeux et les câlins. Je m'agenouille à la hauteur de Gabrielle en sa chaise roulante, je trouve qu'elle a bonne mine et qu'elle semble bien.

Je ne peux m’empêcher de partager cette sensation avec sa maman. Elle me confirme mon impression avec un sourire en m'expliquant que si les gens ne savent pas qu'elle a neuf ans, elle parait comme un bambin en santé. Je quitte cette belle famille en les remerciant et en mentionnant combien je les trouve forts...


On reprend la route en direction de notre lac le cœur enrichit par cette matinée. Alors que les kilomètres défilent et que la voiture nous ramène en notre brousse, je m'étonne du fait que mon homme (diabétique de type 1 depuis ses 15 ans) ait été surpris d'y voir des enfants diabétiques. Dans le fond, il ne se considère pas malade même si diabétique...

Diabétique et vivant

J'ai toujours aimé cette attitude en lui. Quand il est devenu diabétique, il s'est fait la promesse de vivre sa vie malgré tout. Ce qu'il fait et ce que j'admire. Lui aussi est fort. Il a un bon emploi à l'Université Laval, il est père et époux. Il est pareil que les autres qui ne sont pas diabétiques...

Mais ce que les autres ne savent pas c'est combien son diabète peut lui faire la vie dure. Certains mois, certaines années sont pas mal plus rudes que d'autres. Le diabète est un animal sauvage qu'il lui faut sans cesse réapprivoiser. Tant et si bien qu'il vient justement d'accepter de participer à une rigoureuse étude de neuf mois, en collaboration avec le département de diabétologie de l’hôpital Laval à Québec.

En cette étude, il sera encadré et surveillé de près par une équipe médicale qui lui fera expérimenter l'insuline du futur. Ce qui l'effraie et le stimule à la fois. En cette étude, le diabète qui s'amuse de lui par les mois qui courent ne devrait plus pouvoir rigoler longtemps...

De retour à la maison avec le début d'aprés midi, Miss Soleil, brûlée par cette riche matinée se couche sans même résister. La pluie se met à tomber comme si c'était la mousson! Tant mieux pour le téléthon!

Juan, en bataille diabétique tombe lui aussi. Et alors que je contrôle la douleur neuropathique qui se meut en ma moitié de visage endommagé, je sens mon cœur chaud et battant. Je souris même si ça fait mal.


Merci à Telus pour son invitation à inspirer cette excellente matinée! À noter qu'Opération Enfant Soleil est un organisme à but non lucratif qui amasse des fonds afin de soutenir le développement d’une pédiatrie de qualité et contribuer à la réalisation de projets d’intervention sociale pour tous les enfants du Québec.

Télus appuie Opération Enfant Soleil depuis 1998"Cette année entre le 14 mai et le 12 juin, TELUS tient la 11e édition des Journées du bénévolat. Près de 20 000 membres de l’équipe actuels et retraités ainsi que leurs proches et des clients participent à plus de 1 000 activités de bénévolat partout au pays et à l’échelle internationale. 

Depuis la création de cette initiative en 2006, les Journées du bénévolat de TELUS ont mobilisé plus de 112 000 participants qui ont pris part à 3 150 activités où nos membres de l’équipe vivent et travaillent. Pour l’occasion, TELUS a lancé ce que nous appelons #VagueDeGénérosité. Nous croyons que chaque bonne action, petite ou grande, en inspire une autre."

Par un dimanche pluvieux, voir briller des soleils et attraper un arc-en-ciel en plein coeur!

lundi, novembre 30, 2015


Je suis tombée sur les capsules vidéos de TED, il y a de cela plusieurs années. J'ai tout de suite adoré le principe. La mission de TED est de propager les idées. Mais pas n'importe lesquelles, les idées qui nourrissent les neurones et qui enrichissent l'esprit par des pistes de réflexions pertinentes...

Les conférences sont disponibles gratuitement en ligne, via multiples capsules en multiples langues, sur de multiples sujets. Les conférences TED couvrent une vaste panoplie de thèmes humains qui vont de la science, la politique, l'art, la spiritualité, les questions mondiales, l'architecture ou encore la musique. Bref, il est impossible de ne pas trouver une capsule à son goût dans le monde TED!

TED me fait du bien à l'âme. J'aime m'y plonger régulièrement les idées pour me les ouvrir, me les percuter ou me les approfondir. Il y a de ces périodes en ma vie où je me nourris de plusieurs capsules par semaine pour garder le cap de mes idées que la vie fait dérailler.

La durée des capsules TED varie selon les sujets et les conférenciers. Certaines durent cinq minutes et d'autres plus d'une heure. On y retrouve toutes les facettes de l'humanité sous une forme ou une autre.

TED représente ce que j'apprécie le plus d'Internet. Cela symbolise la connaissance partagée et l'intelligence collective utilisée à bon escient. J'y retrouve le meilleur de l'humanité. Cela me donne toujours espoir en un monde plus réfléchi. À noter que YouTube recèle de capsules Ted à inspirer et que les vidéos en anglais sont généralement sous-titrées en français...

Aussi c'est avec grand plaisir que je mettrai demain à disposition de TEDxQuébec mes compétences de "fille qui tweete plus vite que son ombre" pour essayer de capter sur le vif le plus d'inspirations possibles.

Depuis quelques années, Québec participe aussi au mouvement TED avec un événement annuel où se déroulent différentes conférences. Cette année, le thème de fond est "Autres directions". De quoi piquer mes curiosités...


Je "livetweete" depuis que je suis sur Twitter, ce qui fait maintenant plusieurs années et c'est l'un de mes dadas numériques. Lorsque j'assiste à une conférence, je ne prends plus vraiment de notes, je ne brouillonne plus comme avant mais je "livetweete" sans complexe. Et quand on me demande de tweeter pour une cause qui me tient à cœur, je suis toujours au rendez-vous!

Pour en suivre les aventures numériques, il suffira donc de jeter un œil sur mon fil Twitter demain après-midi. Ceux qui le feront auront un aperçu en temps réel de ce qui se passe au théâtre Périscope dans le cadre d'un événement TED...

Et si jamais vous n'avez encore jamais mis le nez dans la dimension des capsules TED, je ne peux que vous encourager à le faire. Que ce soit en français ou en anglais, il y a certainement une capsule enrichissante à vos idées qui n'attend que d'être visionnée!

En voici une, parmi tant d'autres, de celles qui me plaisent....

Se nourrir les neurones...

mardi, mai 27, 2014

J'adore le trip-hop. Impossible de ne pas succomber à la tentation de Morcheeba à Québec!

Une soirée volée au quotidien où l'on profite de la présence des grands-parents paternels de Miss Soleil pour une sortie spontanée. Le plaisir de se retrouver place d'Youville comme si l'on avait 20 ans...

Il y a de ces concerts qui forment une bulle musicale où l'on flotte de bonheur. Ce show fut de ceux là. De ces shows qui, non seulement, offrent les chansons que l'on attend mais qui les délivrent à la perfection...

Un spectacle où le public a une place privilégiée. À se sentir choyé. Entre deux rappels, la chanteuse laisse le micro à un homme amoureux qui en profite pour faire déclaration et demande en mariage. De quoi finir la soirée sur une note romantique dans une salle qui n'en manque pas!

Complètement séduite par Skye Edwards, en robe à plumes blanches et talons vertigineux, je savoure le moment présent. Je laisse onduler ma crinière fauve en toute liberté. Y'a rien comme une bonne transe musicale pour se ravigoter les idées!

Skye dégage une énergie qui me réénergise. Envoûtée par sa voix et les rythmes de ces chansons que j'affectionne, je plane...


Un mercredi soir avec Morcheeba

jeudi, juillet 18, 2013

Une semaine dernière intense avec un Festival à profiter et un voyage de presse express en Alberta pour tester la nouvelle GMC Sierra au pays des cowboys!

Cette année, même si je me suis pliée au temps réel des réseaux sociaux, j'ai décidé de m’imprégner du Festival à fond puis de le bloguer...


Comme à chaque année, nous nous sommes plongés dans le Festival avec entrain. Mais cette année, encore plus que les autres, je me suis baignée dans ce plaisir particulier de me mouvoir en une foule si douce qu’elle me redonne espoir en l’humanité.

D'autant plus que j'ai pu me frotter un soir à la foule du Stampede de Calgary et bien en comparer les différences. Enfin comparer l'Est et l'Ouest, les cowboys et les festivaliers, c'est peut-être comme comparer des torchons et des serviettes! Malgré tout, une foule est une foule. Et celle de Québec est divine...

Entrainée en une bulle de musiques dispersées en différentes scènes, la foule de Québec savoure les nuits d'été sans tension ni échauffourée. Elle se compose de dizaines de milliers d’âmes qui s’harmonisent en beauté, le temps d’un show, puis qui s'écoulent joyeusement dans les artères de la ville. Les gens sont souriants. Patients. Jamais je ne me sens aussi en sécurité  avec autant de gens que durant le Festival d’été de Québec!

Au détour d’un concert, j’en parle avec un policier en service. Curieuse de savoir à quoi sert ce bus de police, je m'approche du groupe qui y discute. Ainsi j'apprends que ces bus servent au transport des troupes et j'engage la conversation...


Super sympathique, le policier m’explique les différentes techniques dont la police se sert pour guider les foules et assurer la sécurité ambiante. Et il me confirme, qu’en effet, les foules du Festival sont très sereines. Rares sont les incidents pour lesquels ils doivent agir. Durant cette discussion, je découvre une envie de protéger plus que de contrôler qui me plait bien.

Il faut dire que le Festival génère des tonnes de bons moments. Des milliers de personnes se sentent bien en même temps. Ce phénomène humain dégage une énergie incroyable qui participe activement à la magie du Festival.

Et le mien a réellement commencé avec les Black Keys sur les Plaines. Pas question de les rater cette année!

D'ailleurs j'ai découvert les Black Keys après les avoir ratés en un Festival passé. Lors de leur dernier passage, ils n'étaient pas en mes priorités. Comme il faut faire toutes sortes de choix, plus ou moins, déchirants lorsque l'on vit le Festival, je les avais zappé pour ensuite le regretter (à écouter les échos de leur performance).

Et c'est ainsi que j'ai réellement découvert leur existence...


Avec ce concert mon Festival commence avec très bien. Malgré la réserve du chanteur. Serait-il timide derrière sa guitare en feu?

Enfin s’il ne parle pas beaucoup, il communique sans problème avec sa guitare. Et dans le fond c’est tout ce qu’on lui demande...


Au final, Dan Auerbach a charmé les Plaines, presque sans mot dire. Carpe Diem. Son magnétisme musical suffisant à l’exercice pour que l’on passe une superbe soirée. De celles dont on se nourrit l'esprit durant les froides journées d'hiver...


Pendant que le groupe se déchaine sur scène, je me rappelle combien je peux danser durant le Festival. Combien les rythmes que j’y inspire peuvent me traverser le corps et en prendre possession. 

Avec la guitare de Dan Auerbach je retrouve cette jouissance d’onduler en plein air. Le pur plaisir de laisser bouger son corps dans la chaleur nocturne de l’été.

Le spectacle se termine un peu sec, sans rappel. Mais le plaisir pris n'est plus à prendre...


Le lendemain, alors que l’on continue notre plongeon festivalier, mon amie Dee me raconte une drôle d’anecdote. Alors qu’elle n’a pas encore réalisé avoir perdu son iPod sur les Plaines, elle reçoit un courriel d’un homme qui lui écrit pour lui dire qu’il l’a trouvé!

Mais le plus surprenant est que non seulement l'inconnu a vu et ramassé l’objet par terre, en un endroit où la foule était compacte, mais qu’en plus le iPod s’en soit tiré sans une égratignure. Personne n'a marché dessus! Avant que ne finisse la journée, elle l'avait récupéré. Quand je vous dis que la foule du Festival d’été est exceptionnelle… 


Entre guitare électrique et foule tranquille...

jeudi, juillet 04, 2013

Il y a de ces journées où les briques semblent pleuvoir pour cultiver le désespoir.

Il faut alors s’accrocher aux bonnes choses de la vie pour tenir l'espoir en équilibre et ne pas sombrer dans les idées noires.

J'ai commencé celle-ci en lâchant malencontreusement mon iPad pour le ramasser la vitre joliment étoilée. Grognasser et travailler son moral qui déraille gentiment...

Reprendre son moral en main, penser joies de Festival et continuer la journée qui s'annonce ultra chaude. Au moins l'été ne fait plus la gueule!

Dentiste pour la puce qui impressionne par sa sagesse. Aller chercher la passe de presse du Festival tout en se disant qu'au moins la journée finira mieux qu'elle a commencé.

Mais c'était sans compter sur le démon de midi! Pendant que mon homme m'attend, la voiture succombe à un coup de chaleur. Bang! Remorquage, garagiste et tout le tralala qui fait grimacer le portefeuille. Pratiquer ses patiences qui travaillent les nerfs.

Et, là au milieu, Miss Soleil qui se fait un fun noir en son petit monde d'enfance. Sans aiguiser mes nerfs, elle me rappelle que la vie est belle. Son trip de la journée est d'avoir sa propre carte de presse avec sa photo! Elle s'imagine la vie en couleurs et m'allège l'humeur...

Pendant qu'elle rêve à ses futurs elle me chourre ma passe et trouve bien marrant de se balader en remorqueuse en ville. Au moins y'en a une qui s'amuse!

Évidement comme chaque année la puce est supra excitée à l'idée du Festival qui enivrera son quotidien de musique et festivités. C'est une tradition annuelle qui fait partie intégrante de son tissu de son enfance. D'ailleurs cette année, elle compte couvrir la Place de la Famille. L'on essayera donc de concocter une petite capsule vidéo maison. À suivre...

À noter aussi cette année, la possibilité d'apprécier les multiples artistes présents avec les différentes listes concoctées par  le Festival sur Songza. J'adore! Et félicitations à Émilie Langlois qui a gagné deux laissez-passer en participant au concours de la semaine dernière!

L'on gardera donc le moral pour profiter à fond du Festival. Pour vivre d'amour, d'eau fraiche et de musiques! Pour laisser couler les mots dans le tourbillon de bonheur dans lequel nous emporte le Festival d'été.

Et que commence la ronde des spectacles! Qui nous accompagne en un tourbillon musical au coeur de la vieille Capitale?

Et que commence le Festival...

lundi, juin 17, 2013



Quelques premières belles journées appellent l'été qui s'installe tant bien que mal. Des soubresauts pluvieux font grogner la population locale en manque de soleil. Ainsi commence la saison des festivals à Québec.

Et c'est avec le Festival Grand Rire de Québec que je commence ma ronde de ces différents Festivals qui animent Québec tout l'été.

Le Grand Rire se déroule du 12 au 23 juin et amuse la ville avec ses spectacles en plein air ou en salle. On peut se procurer un macaron pour toute la durée du Festival Grand Rire ou pour la journée. À noter aussi que plusieurs spectacles sont gratuits...

Invitée avec ma puce au spectacle d'Eric Antoine, c'est toute la famille (belle-mère française comprise) qui se retrouve au Cabaret du Capitole de Québec ce samedi après-midi. À la découverte de cet "humoriste/magicien" (pas mal déjanté selon la rumeur)...

Le spectacle commence à 14 heures et la salle est pleine. Toutes les générations sont présentes. Miss Soleil attend, le regard pétillant, tandis que je sirote un cocktail azur qui me fait oublier le temps grisou.

Ma belle-mère, en visite annuelle, nous apprend qu'Éric Antoine est bien connu en France. Il parait que c'est habitué des émissions de télévisions.

C'est aussi ce que je comprends avec les commentaires que je reçois sur les réseaux sociaux en tweetant et instagrammant le moment.

Commence le spectacle qui nous fait découvrir tout un énergumène. Il n'y a pas à dire, il déménage cet Eric Antoine!

Aussi électrique que sa coupe de cheveux, il entraine la salle en sa magie peu conventionnelle. Il dessine en l'imaginaire collectif un univers clownesque qui oscille entre l'illusion et la réalité. Le tout enrobé d'un humour acéré. Bien tranché. Ça éclate!

Pour un spectacle familial, c'est d'ailleurs limite. La maman en ma peau se serait passée de la litanie de "merde" et des quelques vulgarités dispersées au fil du spectacle. Mais ces écarts n'en rendent cependant le spectacle que plus drôle pour ma puce. Elle écarquille grand les yeux et éclate de rire, de concert, avec la salle amusée.



Nul doute que l'humour et la magie font certainement un bon cocktail à déguster en ce samedi après-midi! L'homme sur scène est marrant, attachant. Il interagit avec les spectateurs et entraine le public en son distrayant sillon. Plusieurs spectateurs se retrouvent dans la trame du spectacle et assistent les différents coups du magicien.

Son acolyte, tout de noir vêtu, est dans l'illusion de son invisibilité. Il ajoute une touche comique aux numéros farfelus d'Éric Antoine. Fusent les éclats de rire qui accompagnent les sympathiques pitreries de l'illusionniste timbré.

D'ailleurs, je commence moi-même à ressentir quelques crampes de joues...


Eric Antoine nous fait pénétrer ses dimensions non-monolithiques et capte l'attention de son public avec brio. On ressort de la salle le moral en pleine forme. Il requinque l'humeur ce garçon! De la grand-mère à la fillette, toute la famille est sourire.

Et comme un plaisir n'arrive jamais seul, le ciel s'est dégagé et le soleil brille de nouveau. Que du bonheur! Le Festival Grand Rire fait vibrer le cœur de Québec et nous rappelle les joies à venir du Festival d'été.

La rue St-Jean grouille de monde et l'ambiance Grand Rire accentue le charme naturel de la ville. L'on en profite pour en inspirer l'ambiance estivale en se baladant gaiement.

On pousse la curiosité jusqu'à la scène extérieure qui voisine le château Frontenac. L'occasion de croiser des hordes de touristes et de se rappeler qu'on est définitivement pas les seuls à profiter des charmes de Québec!


Au pied du monument Champlain, qui fait face au château, on découvre la troupe Commedia Dell'Arte. Le cadre est superbe et le divertissement est au rendez-vous!


Cette troupe d'humour fait craquer Miss Soleil qui m'explique combien elle adore ce style de comédie non verbale. Elle ne demande qu'à y retourner. Et plutôt dix fois qu'une! Ma belle-mère, très étonnée par l'ambiance qui règne au coeur de la ville, est subjuguée..

On accroche la fin du spectacle d'Anthony Kavanagh sur la Place d'Youville avant de repartir. Sous les étoiles, Kavanagh est en feu.

Subtilement mordant et grinçant, quelques sourires deviennent jaunes. La puce s'assoupit sur les épaules de son père qui rigole...

Cette première exploration de ce festival humoristique nous aura définitivement donné le gout d'y revenir. Le goût de rire et d'en reprendre. Action! Réaction?

Le goût d'aller découvrir quelques nouveaux talents du monde de l'humour, d'hésiter entre Michel Boujenah et Pierre Richard et d'avoir follement envie de Martin Petit?

Au final, d'Éric Antoine à Anthony Kavanagh, c'est une superbe journée passée dans les vibrations de Québec et c'est un vrai coup de cœur pour le #grandrire!

À la découverte du Grand Rire de Québec

dimanche, février 10, 2013


Ah! Les jours emportés dans un tourbillon d'hiver m'aspirent les heures qui s'effacent mais quel bonheur de se sentir vivante! Un projet palpitant se dessine à l'horizon. Bouffées d'inspirations...

Le 6 février dernier marquait les deux ans de ce jour fatal où je me suis réveillée avec une moitié de visage paralysée. Une expérience intense dont les suites marquent ma vie plus que mon visage. Beaucoup de méditations personnelles sur le sujet cette semaine.

Et de ces multiples réflexions, la sensation d'avoir grimpé une montagne combinée à celle de se sentir en vie. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort dit le dicton. Cette semaine j'ai ressenti cette force gagnée à force de grimper la montagne...

Avec février qui bat son plein, à Québec, la ville palpite au rythme du Carnaval de Québec. Hier soir, intriguée par le projet Lumocité présenté en son cadre, l'on va faire un tour de ville pour en capter les dernières projections.

Durant quatre jours, Lumocité a transformé certains bâtiments de la ville en des écrans faits de pierre.

Au Palais Montcalm, avec l'équipe de Los Angeles, Bonhomme est au coeur de l'action qui se déroule sur les murs de cette magnifique bâtisse. La puce est aux anges. Elle adore!

On est tellement sous le charme qu'on en regarde ses rêves d'hivers deux fois de suite...

Du coté de la Basilique, l'équipe de Budapest nous entraîne en un délire visuel qui n'est pas sans déplaire à mon homme mais qui ennuie un peu ma puce qui n'y comprend rien. Trop abstrait à son goût d'enfance.

J'apprécie les deux projections que j'absorbe avec grand plaisir. Mais j'avoue aussi un faible pour celle du Palais Montcalm. Difficile de résister à Bonhomme...

Comme il commence à faire tard (et qu'il fait bien frette sous les étoiles), on retourne au bercail sans avoir vu les deux autres projections de Lumocité. Quand même bien contents d'en avoir vus deux sur quatre!

Ainsi j'en profite pour tester une nouvelle application et concocter ce petit film. Pas super satisfaite du son qui fait un loop mais bon, ceci donne une petite idée de l'atmosphère féerique générée par ce projet lumineux.

 

Un samedi soir en ville

samedi, juillet 07, 2012


C’est avec grand plaisir (pour la troisième année consécutive) que je me joins à la joyeuse équipe des blogueurs du festival d’été de Québec!

Le Festival nourrit mon affection pour la vieille capitale. C’est un moment privilégié qui transforme le cœur de Québec en une dimension musicale que j’inspire avec bonheur...

L’atmosphère urbaine se meut au rythme du Festival d’été qui anime les rues. Durant dix couchers de soleil, le pouls de la ville de Québec bat de concert avec le Festival d’été.

La rue St-Jean se remplit de hordes de festivaliers qui clignotent de milliers de macarons. Le pigeonnier (Parc de la Francophonie, Scène Loto-Québec) fait rugir ses alentours et les Plaines d'Abraham font courir les foules...

En bref, au cœur de Québec, les rues sont prises d’assaut par une sympathique humanité qui vient s'en mettre plein les oreilles et la vue.

Sous les étoiles, certains soirs, les Plaines palpitent tant que même les fantômes des soldats sacrifiés au combat viennent savourer cette paix qu’il n’ont jamais connue de leur vivant!

Que l’on s’y promène en troupe amicale, en famille ou en solitaire, le Festival emporte tous les esprits…

Une tradition familiale

À nos côtés, Miss Soleil vit son sixième festival (ou son septième si l’on considère son expérience en tant que fœtus dansant). « Pestival » fit partie de ses premiers mots de vocabulaire. Je souris de la voir grandir avec les années qui passent…

Cette année, nous délaissons la poussette. C’est une nouvelle étape parentale. Au coin de la Place d’Youville, je contemple les jeunes enfants dont les poussettes fondent la foule et je repense au temps si vite passé.


L'on commence cette édition 2012 avec Sidi Touré . Alors que je me ballade avec le sourire aux lèvres, je réalise une fois de plus combien le Festival d’été de Québec a le don de me réconcilier avec l’humanité.

Je réalise à quel point j’aime cette atmosphère particulière qui rassemble tous les âges sous le signe de l’été et de la musique. À quel point sa créativité me stimule. Combien j’aime m'y plonger...

À mes sens, le Festival d’été ne se résume pas aux gros shows des Plaines, ni aux gros noms qui font vibrer les masses. Évidement lorsqu’un artiste cher à mon cœur s’y pointe, je suis l’une des premières à y courir! Mais si certaines années, ces occasions sont plus rares, ce n'est pas grave.

C’est le plus souvent Place d’Youville ou au Pigeonnier que l’on déambule. J’adore la façon dont le Festival fait vivre la Porte Saint Jean.

Alors que je foule le pavé de mon premier jour de Festival, je retrouve cette foule bigarrée qui fait la beauté du Festival d'été. Heureuse comme un poison dans l'eau, je vogue...

Je me plonge avec enthousiaste dans cette ambiance unique qui, durant dix jours, nous transporte en un univers parallèle remplie de magie.

Un Touareg passe par là...

Le temps du Festival j'aime découvrir de nouvelles musiques. Du coté de la Place d'Youville, j'y découvre ces musiques du monde qui me dépaysent. Du coté du parc de la francophonie, je me fais rocker les heures.

Découvrir de nouveaux artistes fait partie intégrante du Festival d'été de Québec. Ne voir que les artistes que l'on connait n'est certainement pas suffisant. Enrichir sa culture musicale fait tout autant partie de l’événement. Il serait bien dommage de ne pas en profiter!
Sidi Touré présente son folk blues malien sur la scène Hydro-Québec Place Metro à Place d’Youville.
Chaque année, j''aime m’imprégner de ces musiques qui nous font voyager mentalement. Ainsi j’absorbe les rythmes inconnus du sahel folk de Sidi Touré.

Chaleureux, le chanteur malien communique avec la foule en français et ponctue ses chansons de petites anecdotes privées. L'on apprend que certaines de ses chansons font hommage au personnes qui l'ont aidé à devenir musicien.

Il parle de cette femme qui lui a permis de jouer de la musique alors que ses parents désapprouvaient son choix d'être musicien. Elle lui a ouvert sa maison et il a ainsi pu explorer ce besoin de musique en son sang. Il rend aussi hommage à celui qui l'a soutenu autant moralement que financièrement pour en arriver là. Ses mélodies sont envoutantes et je me laisse emporter...

Sidi Touré explique qu'il n'y qu'un pas entre le jazz et le blues et il finit la soirée en chantant la paix: "Peace Man. Peace Africa. Peace World!".

Peace Sidi Touré et merci de nous dépayser les idées mélomanes tout en douceur et bonté...

Pour la petite histoire : "Sidi touré est le descendant d' une famille royale de l' ancien empire shongaï, il rend hommage à la culture shongoy avec koïma son troisième album, pour ce faire il utilise bien sur le shongaï blues, variante du sahel blues et le tabamka musique de danse originaire de gao (...)

Il explore un mélange de musique traditionnel, rock, blues, teinté de religion. sa musique vient de gao une ville du nord de mali ou il était directeur de l' orchestre régional the shongaï stars, il tend son propos pour l'abandonner aux transes du blues et du rock, il est l' un de ces sorciers qui viennent conforter leur pouvoir dans les eaux du fleuve Niger (...) (source)"


Haut perché sur les remparts de la ville...

Pendant que la musique s'envole dans l'air de la ville, j’aime jeter un œil amusé sur les remparts qui se comblent d’amateurs de musique. J’observe ces gens qui viennent en savourer les délices.

J'y vois des tribus de jeunes qui côtoient des mélomanes d'expérience. Des amoureux de tous âges qui se collent. Des copains qui rigolent. Certains se tiennent loin du vide et d'autres y laissent tomber les jambes. Et puis il y a ceux ceux qui s'y reposent, tranquille, les yeux fermés...


Parfois j’y grimpe aussi. La vue que j’y trouve est magnifique. Lorsque le jour se couche et que l’horizon se dore, là-haut, la vie est aussi rose que les nuages qui flottent dans le ciel...

Sans oublier que le festival d’été de Québec c’est beaucoup de musique mais c’est aussi une armée d’artistes de rues qui viennent bousculer le train-train quotidien! Avec eux la poésie et le surréalisme envahissent les rues.

Ces saltimbanques de grand talent nous font découvrir la vie autrement. Ils sont, à mes yeux, une inestimable richesse. J’aime les suivre et j'adore les découvrir par hasard au fil de mes aventures festivalières.

En tant que maman, la Place de la famille Le lait fait définitivement partie de nos routines de Festival!

Du 6 au 15 juillet, de 10:30 à 16:30, entre l'Espace 400e et le Marché du vieux port, les enfants sont de la fête.

Bien des parents apprécieront cet endroit bourré de créativité. C'est un endroit au cadre enchanteur. Une jolie place où aller planter des graines d’artistes dans le terreau de nos enfants!

Sans compter que l'entrée est gratuite, nul besoin de passe pour profiter de ses spectacles et animations. Alors pourquoi s'en passer?

Le festival, c’est l’été à son meilleur, c’est Québec qui vibre d’humanité. Une humanité qui s’harmonise aux rythmex d’une multitude de mélodies.

Le Festival d'été de Québec, c'est du bonheur estival en barre...

Alors, vous venez?


Et que débute le Festival d'été!

jeudi, septembre 22, 2011

Au Café de Flore

La vie est pleine de fils invisibles. Mais si l'on s'y concentre assez fort, parfois l'invisible devient visible. C'est un exercice que j'aime pratiquer régulièrement, depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Une sorte de méditation personnelle.

Mais que nous vaut ces histoires d'invisibles? Ce soir, j'ai eu l'occasion d'aller à l'avant-première du nouveau film de Jean-Marc Vallée et j'ai trippé! Comme il fait bon tripper et se sentir vivant.

Bon évidement il y avait la partie gratin avec les acteurs, cocktail et tapis rouge. Cela ajoute au glamour. Mais il y avait surtout un film qui m'a touchée d'une façon dont je ne m'attendais point. Par l'invisible rendu visible...

Jean-Marc Vallée décrit son Café de Flore comme un drame d'amour aux accents épiques. Avant de voir le film, je ne saisissais pas vraiment le sens de la chose. Après c'est vraiment plus clair. Et juste.


L'amour épique, j'y crois dur comme fer.  Je n'avais seulement jamais pensé à l'appeler ainsi. Mais je risque d'en adopter "la parole" comme dirait ma puce qui fait définitivement partie de ces amours épiques qui font la texture de ma vie. Une texture tissée de fils invisibles...

Au Café de Flore

lundi, août 30, 2010

Lundi tropical et retour sur Expo-Québec...

Un ciel bleu d'azur éclaire cette semaine tropicale qui sonne la rentrée des classes. 38 degrés avec facteur humidex, aucune plainte à formuler. Que du bonheur en boîte...

Par ma porte grande ouverte, j'entends les grillons qui s'ébattent au soleil brûlant. Je transpire et j'adore ça. Mes boucles absorbent l'humidité ensoleillée. Je laisse pénétrer l'air chaud en ma maison silencieuse (tandis que j'essaie de me concentrer sur l'écran qui me discipline).

Commencer la semaine en lisant quelques communiqués de presse. Répondre à différents courriels professionnels. Reprendre un rythme de croisière, une routine mentale. Résister à l'appel du lac. Vagabonder sur la Toile. Accrocher les dernières actualités. Mettre de coté les sujets à creuser dans les prochains jours. Nourrir ce petit coin virtuel que j'affectionne...

Un samedi après-midi à Expo-Québec...

Il y a deux semaines, dans le cadre d'un sujet techno, je suis allée à un pique-nique en blanc sur les plaines d'Abraham. J'y ai rencontré un charmant garçon qui animait les réseaux sociaux d'Expo Québec. En discutant avec lui, je lui ai avoué que je n'y avais jamais mis les pieds. Plusieurs personnes m'en avaient parlé en bien mais je n'avais jamais trouvé l'occasion d'aller y faire un tour. Sachant que c'était une bonne activité familiale, je lui ai posé quelques questions sur le sujet. Le lendemain, celui-ci me contactait pour m'offrir deux entrées gratuites afin que j'aille y voir de plus près. L'occasion fait le larron et c'est ainsi que nous sommes allés découvrir en famille ce qui se tramait du coté de la 99ième édition d'Expo-Québec.

J'avais entendu dire que cela coutait la peau des fesses car il fallait payer tous les manèges. J'étais un peu dubitative sur le sujet. Et je ne m'attendais définitivement pas à une telle atmosphère foraine! En effet, il y avait des manèges à gogo et ceux-ci n'étaient pas donnés. Cela dit, nous ne nous sommes pas ruinés pour autant car plusieurs activités gratuites étaient offertes sur place...

L'immensité du site m'a quand même surprise. Je savais que c'était gros mais je ne voyais pas cela si gros! En un après-midi, nous n'avons certainement pas tout vu mais nous en avons assez vu pour être satisfait de notre visite. M'zelle Soleil a particulièrement apprécié le spectacle de l'école de cirque et le manège de poneys (qui étaient tous les deux gratuits).

Sur la place du cirque, juste avant que ne débute le spectacle, sur un coup de tête, je nous ai porté volontaire pour monter sur scène en famille. Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à chanter la chanson de Band-Aid devant une foule amusée (et sous l'oeil d'une caméra). Je ne pense pas que j'oserais aller voir le résultat en ligne mais il faut avouer que c'était drôle. Et pour la peine (ou l'humiliation), l'on aura gagné un kit Band-Aid!

Mon budget manège était d'une dizaine de dollars et cela a suffit à amuser ma puce. Elle a aussi adoré les chevaux qui s'exposaient et elle a été charmée par les moutons. De mon coté, j'ai été impressionnée par l'odeur qui régnait au royaume des moutons! Et Juan s'est étonné de découvrir les arbres généalogiques de ces moutons qui se déclinaient en plusieurs races. Comme l'atmosphère générale était à la fête foraine, je n'ai certainement pas résisté à nous offrir une barbe à papa bien fraiche (et à en croquer quelques images). En conclusion, ce fut une belle sortie familiale. Et l'on risque fort de renouveler l'expérience l'année prochaine...

Lundi tropical et retour sur Expo-Québec...

mardi, juillet 20, 2010

Fin de Festival et perte de voix...

Alors que le Festival s'est terminé dimanche soir, c'est avec la découverte de Karkwa que l'on a achevé cette édition 2010.

Je dois avouer que je ne connaissais Karkwa que de nom sans vraiment en connaitre les chansons. Aussi, j'ai été agréablement surprise par leur prestation. Et même si je me sentais un peu patraque, j'ai apprécié les découvrir sur scène même si ceux-ci se sentaient un peu rouillés.

Cela dit, une fois rentré à la maison, j'ai réalisé que je n'étais pas du tout dans mon assiette! Et le lendemain, après une visite chez le docteur, j'ai appris que j'avais attrapé une bronchite doublée d'une pharyngite! Enfin, je ne regrette pas du tout mon expérience de blogueuse officielle de Festival d'été. Au contraire! J'ai adoré pouvoir ainsi profiter de cette édition 2010. Je regrette juste de ne pas avoir pu en faire plus, en voir plus, en écrire plus. C'est toujours le même problème à chaque Festival d'été,  il y a tellement de choix, tellement de musiques à écouter, à découvrir que l'on souvent aurait besoin de se dédoubler pour pouvoir tout voir et écouter!

Aussi, je n'ai pas eu le temps de parler du concert de Jimmy Cliff que l'on a vu samedi soir. Je n'ai pas, non plus, eu le temps de revenir sur l'excellent spectacle de l'école du cirque de Québec à la Place de la Famille. Mais je tiens quand même à revenir sur la soirée de Thievery Corporation (en fin de billet). Durant ce show là j'ai réellement dansé comme une folle. Tant et si bien que cette soirée m'a redonné la fougue de mes 25 ans et que c'est certainement mon coup de coeur 2010!

J'aurais aussi aimé parler plus en profondeur de cette vibration particulière de la ville de Québec durant le Festival. De ces visages souriants. De la paix qui se dégage des foules qui se dispersent comme des courants humains à chaque fin de spectacle. Et de ces rencontres que l'on fait pas hasard au détour du chemin...

Je tiens aussi à remercier les organisateurs du Festival d'été de Québec qui ont accueilli les blogueurs avec beaucoup de gentillesse et qui nous ont permis de vivre cette expérience à part. Une mention spéciale à la gentille édimestre qui a été bien patiente avec mes diverses corrections. Et une salutation virtuelle aux autres blogueurs qui ont participé à cette expérience bloguesque. J'espère aussi que les lecteurs de mon blogue (tout comme ceux du blogue du Festival), ont eu autant de plaisir à suivre nos aventures que nous avons eu à les vivre.

Dans mes déceptions persos, il y a plusieurs conférences de presse auxquelles j'aurai aimé assister si j'avais pu me dédoubler. Je suis aussi triste d'avoir raté Élisapie Isaac, Pierpoljack et Sanseverino. Mais au final, ce fut un cool marathon "musico-urbain" qu'il me plairait certainement de recommencer...

Au fil des prochains jours, je continuerai de trier la multitude de photos de Festival pour en déposer les meilleures dans mon Flickr, et aussi pour faire le tour des vidéos qu'il me reste à traiter (dont celles de Karkwa) et que je déposerai dans mon YouTube...

Picnik collage

Quelques anecdotes humaines

- Lorsque l'amie d'une amie avec qui l'on va voir un spectacle nous explique qu'elle était à coté de nous durant le show du soir précédent, qu'elle a adoré voir danser M'zelle Soleil sur les épaules de son père et qu'elle est contente de nous rencontrer.

- Lorsque l'on rencontre un artiste urbain ultra sympathique passé minuit parce-que l'on a garé notre auto devant son atelier et que l'on discute avec lui durant plus d'une heure sous les lumières de la ville.

- Lorsque l'on s'arrête devant une libraire sur la rue St-Jean parce-qu'une jeune fille nous explique qu'il y a des livres à récupérer, que l'on se penche sur le sujet, et que l'on finit par faire connaissance avec un sympathique animateur de radio communautaire qui revient lui-aussi du Festival qu'il couvre de son coté. Et qu'il en profite pour inventer une expression marrante du moment que l'on vit: "la culture du trottoir"...

Zestes de Thievery Corporation

Accompagnés sur scène par différents chanteurs, les deux musiciens ont laissé toute la place à leurs invités. En effet, avec plus de vingt chansons au programme de la soirée, Thievery Corporation avait de quoi nous en mettre plein les oreilles!

En effet, Thievery Corporation a entrainé la foule en un tour du monde endiablé aux accents de dub et de Trip Hop. L'on a pu danser sur des chansons comme Lebanese Blonde, Sol Tapado, Sound Alarm, Assault on Babylon et bien d'autres rythmes électro-world.

Aussi, le show s'est révélé moins électro que je l'aurai imaginé et définitivement plus reggae que je n'osais l'espérer. Sans parler de la douceur des notes de sitar sur l'incontournable Mandala. C'est aussi le seul groupe qui a embaumé la nuit grâce à une douzaine d'encens déposés entre deux enceintes sur la scène!

Du coté des chanteurs invités, la brésilienne Karina Zeviani a lancé le ton de la soirée avec ses déhanchements voluptueux. Roots et Zeebo Stelle ont énergisé la scène. Et la jolie Sista Pat a emballé le tout alors que la chanteuse LouLou caressait l'air de la nuit de sa voix aérienne. C'est aussi elle qui a le plus communiqué avec la foule dans un français charmant. Les écrans géants ont diffusé en continu des images en tout genre pour illustrer la musique qui s'éclatait sur scène. Thievery Corporation a donné un spectacle qui a dépassé la hauteur de mes attentes et tant pis pour ceux qui l'ont raté!

Bilan de Festival

samedi, juillet 17, 2010

K'naan et les Black Eyed Peas sur les Plaines d'Abraham


Ces deux dernier jours nous sommes allés voir Thievery Corporation, K'naan et les Black Eyed Peas. Je reviendrai sur Thievery Corporation plus en profondeur mais je vais commencer en me penchant sur le mega concert qui s'est tenu sur les Plaines hier soir...

Une grande fébrilité entourait le venue de ce groupe à la popularité mondiale. Accrocher ce gros nom pop au programme était certainement un gros coup pour le Festival d'été de Québec.

D'ailleurs il a battu tous les records d'assistance et les entrées du site ont du être fermées plus d'une heure avant l'arrivée des Black Eyed Peas sur scène. C'était la folie générale. L'ajout d'un écran géant derrière la scène a certainement contribué à ce record de foule que l'on estime à plus de cent mille personnes...

Nous sommes arrivés pour le début de la prestation de K'naan. J'avais réservé une place pour ma mini Miss (platrée de la cuisse aux orteils) dans la zone attribuée aux personnes à mobilité réduite. Cette zone ressemblait à une sorte d'île tranquille dans la gigantesque marée humaine qui nous entourait. Ma puce avait une bonne vue sur un écran géant et je n'étais pas loin à aller et venir pour les besoins de la cause...

K'naan réchauffe les Plaines qui débordent...

Il y avait beaucoup de jeunes enfants parmi les spectateurs. Manifestement nous n'étions pas les seuls parents à avoir succombé à la pression! K'naan que je ne connaissais guère est arrivé sur scène à l'heure et de bonne humeur. Le rappeur canadien qui s'était produit à la place d'Youville l'année dernière a pas mal changé de calibre en une année!

Il a d'ailleurs donné une bonne prestation. Il a su réchauffer la foule en attente. Les fans des Black Eyed Peas connaissaient ses chansons et ils ont chanté de bon coeur avec lui. Plusieurs fois, le rappeur torontois s'est adressé au public pour présenter ses chansons, les expliquer, partager. Je l'ai trouvé bien sympatique.

Et puis, alors que la nuit tombait sur les Plaines, K'naan a joué son tube international Wavin' Flag (devenu l'hymne officiel de la coupe du monde) devant un public conquis. Sur son Twitter, le K'naan a écrit: "Quebec city with the Peas was amazing last night. 120 thousand people, nice. On a flight to Toronto now, miss it." En ce qui me concerne, ce fut une agréable surprise même si j'ai failli y perdre mes deux tympans en allant prendre des photos du chanteur...


En effet, la première fois que je me suis rendue devant la scène à l'endroit autorisé pour les photographes, le son était si fort qu'il me traversait le corps, me faisait vibrer le sang pour finalement m'exploser les deux oreilles. Autour de moi, les photographes et les gardes du corps avaient tous des bouchons dans les oreilles. J'ai tenu moins d'une minute avant de courir chercher les miens. Quelques secondes de plus et mes tympans y passaient! Ce fut la minute la plus douloureuse de ma vie musicalement parlant. J'en ai encore les oreilles engourdies. En revenant devant la scène, les oreilles bien bouchonnées, j'ai échangé plusieurs regards complices avec les gardes postés devant les enceintes à ce sujet. Mine de rien, leurs jobs n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser!

Entre la fin de la prestation de K'naan et l'arrivée des Black Eyed Peas l'attente fut trop longue à mon goût (45 minutes). Et vu que j'étais dans une zone privilégiée, j'imagine que ce fut bien pire pour ceux qui étaient noyés dans les profondeurs de la foule.

D'ailleurs j'ai eu ouïe dire que plusieurs personnes ont eu des malaises. Mon ami G, vendeur de bières, a aidé plusieurs personnes à sortir de la foule. Il a aussi trouvé la foule plutôt arrogante et il s'est fait du souci pour la multitude d'enfants présents (ce que je comprends parfaitement)...

Pendant que l'on attend en notre île tranquille, je regarde la foule et je vois des gens faire des vagues humaines pour passer le temps. Sur les écrans géants, les gens sont invités à envoyer des Textos à Will.i.am afin que celui-ci les utilise pour faire du "freestyle".

J'en profite pour discuter avec ma voisine la plus proche. Une jolie femme dans la trentaine qui est accompagné de sa mère. En passant, j'ai été étonnée par le nombre de personnes qui dépassaient la quarantaine dans les zones où je me trouvais. Je demande à ma gentille voisine si elle aime la musique des Black Eyed Peas. Elle me répond: "En fait, j'aime danser et ils font de la bonne musique pour danser!". Et, en effet, la dame dansa durant toute la durée du spectacle...

Les Black Eyed Peas font danser Québec

Arrive enfin le groupe tant attendu et cela commence plutôt bien avec "Let's get it Started" et l'hallucinant "freestyling" de Will.i.am. Celui-ci s'inspire des textos des fans et avoue ne pas être capable de le faire en français lorsqu'un texto dans la langue de Molière défile sous ses yeux. Pour ma part, après cette incroyable performance, le show retombe un peu comme un soufflé. Ma mini Miss, les yeux écarquillés, regarde Fergie se trémousser et "s'hypersexualiser" à volonté. Son premier costume pseudo futuriste me plait bien (elle est très bien roulée) mais ensuite, je trouve que cela dégénère un peu. Sa sexualité devient plus vulgaire que sexy à mon goût. J'en échange quelques mots avec mon homme qui est content que notre Mini Miss s'endorme pour moins en voir!

Étonnement juste après ce sentiment parental partagé, Fergie s'adresse à la foule pour dire qu'elle sait qu'il y a beaucoup d'enfants ici, qu'elle a beaucoup de "moves" indécents et qu'elle s'en excuse auprès des parents! Puis elle s'exclame: "Well, i'm crazy you know!". Je fais la moue, sceptique. Je ne peux m'empêcher de la trouver vieillie, retapée, artificielle et franchement pas si belle que ça. Alors qu'elle se tortille le derrière devant la caméra, j'aperçois même quelques soupçons de cellulite (et c'est à peu près la seule chose de naturel que je trouve en sa personne!). Je n'ai pas bien compris mon malaise devant sa présence sur scène. Pourtant j'aime bien Madonna qui est aussi sexuelle et qui est encore plus vieille! Mais Madonna ne me fait pas du tout cet effet là! Peut-être est-ce une question de talent. Je vais devoir méditer là-dessus. D'autant plus que si j'ai retrouvé mes 25 ans en dansant comme une folle à Thievery Corporation, je me suis sentie relativement croutonne aux Black Eyed Peas.

Personnellement, j'ai trouvé que le show était trop formaté et mécanique. Je n'ai pas non plus accroché à la passe DJ même si j'aime bien Will.i.am. Perché sur une plate-forme de DJ, il a transformé les Plaines en une boite de nuit géante. C'était pas pire mais sans plus. Et puis d'une façon générale, les succès qu'ils ont joué n'étaient pas de mes préférés. Bref, je n'ai pas vraiment embarqué dans la folie générale et je dirais même avoir été un peu déçue. Avec tout le "hype" qui entourait l'évènement, je m'attendais à plus, à mieux, à je ne sais quoi que je n'ai pas trouvé. Enfin comme dit le fameux dicton: "L'on ne peut pas plaire à tout le monde!".

Enfin, il y a bien eu la partie où la foule a allumé ses téléphones pour éclairer la nuit de milliers de lumières blanches qui se sont conjuguées aux milliers de macarons qui clignotaient. Si je n'avais été aussi blasée, j'aurais peut-être trouvé le moment émouvant. En tout cas ma voisine dansante a adoré! Emue, elle m'a chuchotée à l'oreille: "Whaou, c'est vraiment beau". Et il faut quand même mentionner que le groupe en a profité pour célébrer l'anniversaire de Taboo en lui faisant souffler les bougies d'un gâteau (tandis que Fergie filmait le tout avec une caméra numérique). Quant à moi, je n'ai pas l'autorisation de diffuser des photos ou vidéos de cette soirée (mais il est facile d'en retrouver des extraits sur YouTube pour ceux qui le désirent). Le show s'est terminé avec l'incontournable "I got a feeling" qui fut accompagné d'un lancer géant de confettis. Il faut admettre que ce fut bien joli dans la nuit. Et ce fut certainement le moment que j'ai préféré de cette soirée qui restera longtemps gravé dans les mémoires du Festival.

Cela dit, malgré ma déception générale, Will.i.am m'a plu. Il a été à la hauteur de sa réputation. C'est lui qui a le plus communiqué avec la foule et c'est lui que j'ai trouvé le plus humain. En fin de soirée, il a expliqué à quel point il était étonné de ce qu'il vivait, ici, maintenant, à Québec. Cela m'a fait plaisir. Comme il l'a dit, après avoir parcouru le monde entier, jamais il n'a connu une telle expérience que celle du Festival d'été. Il a même dit qu'il parlerait maintenant de Québec dans ses prochains spectacles. S'il tient sa promesse, cela fera toute une publicité pour le Festival!

Le Festival d'été est en train de devenir un Festival d'envergure réputé et reconnu à travers le monde. Alors quoi que l'on en pense (ou que l'on en dise), c'est certainement très bon pour l'image de la ville de Québec. Le maire Labeaume aurait peut-être dû embaucher les Blacks Eyed Peas plutôt que l'indigne Clotaire, il en aurait eu davantage pour son argent!

Tour de presse de cette soirée historique dans les annales du Festival:

- Black Eyed Peas casse la baraque
- Foule record pour les Black Eyed Peas
- Black Eyed Peas: piste de danse à ciel ouvert
- Marée de festivaliers sur les plaines d’Abraham

K'naan et les Black Eyed Peas

mercredi, juillet 14, 2010

Surfer les vibrations d'Arcade Fire...

Picnik collage

Lundi soir, c'était au tour d'Arcade Fire de se produire sur les Plaines d'Abraham. Pour ce concert, sans y aller à reculons, c'est plus par curiosité que par envie que je m'y suis rendue. Hé oui, je fais partie de ceux qui ne succombent pas aux charmes de ce groupe culte! La majorité de mes amis adorent la musique d'Arcade Fire mais pourtant, j'ai beau essayer et essayer encore, je n'accroche pas. Pendez-moi haut et fort. Rien n'y fait! Cela dit, je reste ouverte d'esprit et je suis le sillon de mes amis excités à l'idée de ce moment historique.

Comme j'ai toutes sortes de restrictions en ce qui concerne les photos et les vidéos, j'en profite pour déambuler librement entre la foule et les espaces où il faut montrer patte blanche pour entrer. Une fois mes amis, mon homme et ma fille posés en un coin de foule, je file prendre les photos auxquelles j'ai droit. J'essaie de comprendre le labyrinthe qui me permet de passer des zones médias aux zones publiques. Entre deux errances, je tombe sur un copain de Web. Celui-ci assiste au concert dans la zone VIP, il me fait plaisir de l'embrasser amicalement avant de tracer mon chemin.

C'est d'ailleurs une étrange expérience que de voir un même concert à la fois de très près et de très loin. Il y a vraiment plusieurs atmosphères distinctes entre le devant de la scène et les collines qui scintillent (des lumières rouges des festivaliers installés dans l'herbe). À noter; le nouvel écran géant installé devant les collines est vraiment une initiative géniale. Grâce à cet ajout visuel, il est bien plus facile de profiter des spectacles même de loin...

Je retrouve ma gang et, surprise, je vois ma fille apprécier la musique pas mal plus que sa mère! Plutôt que de s'endormir comme elle l'a fait avec Roger Hogdson, elle se trémousse joyeusement sur les épaules à son père. Elle se fait un fun monstre aux rythmes des chansons qui s'enchainent. À  l'endroit où l'on se trouve, la foule est plutôt tiède. Je retourne à l'avant pour essayer de capter l'énergie des plus fans les plus passionnés avec l'espoir de trouver la révélation musicale qui m'échappe...

Je trouve le couloir qui scinde la foule en deux et je le traverse pour mieux m'imprègner de l'atmosphère ambiante. J'en ressens les incroyables vibrations alors que je me déplace, les boucles dans le vent, pour atteindre un espace plus calme d'où je peux parfaitement voir la scène et ressentir l'énergie des spectateurs en délire. Là, le groupe entame "Every time you close your eyes" et l'espace de cette chanson, à cet endroit précis, j'arrive à me laisser porter et transporter.

Je rejoins ensuite mes amis dans la foule pour les rappels. M'zelle Soleil dort sagement dans sa poussette et mes amis sont en pleine extase. Ils s'exclament à l'unisson: "Whaoo, c'était excellent!!!". Et même si je n'ai pas le même enthousiasme qu'eux sur le sujet, leur plaisir me fait toujours plaisir. Après tout, c'est l'été, c'est le Festival et la vie est belle à Québec.

Mosaique Arcade Fire

Surfer les vibrations d'Arcade Fire...

mardi, juillet 13, 2010


Pep Boo et ses bulles de savon...

Samedi dernier, nous sommes allés voir le spectacle Clar de Llunes de Pep Boo au Palais Montcalm.

Cet artiste catalan y présentait un spectacle de musique douce et de bulles de savon. J'étais toute excitée à l'idée d'aller voir des bulles. Comme une petite fille de 8 ans, je trépignais. Je voulais voir des bulles et des bulles et des bulles...

Arrivés juste avant que cela ne commence, l'on est séparé de mon homme qui est allé garer l'auto. Je me faufile avec ma fille plâtrée à la place média derrière les consoles. Je suis contente d'y retrouver un visage souriant et connu. Le Festival c'est beaucoup de spectacles mais c'est aussi plein de rencontres (et j'adore ce coté social du Festival qui nous fait tous sortir en même temps)!

Bref, le spectacle commence et c'est avec surprise que je réalise que Pep Boo conjugue bulles de savon et cigarettes! En effet, dans ses effets visuels, il remplit ses bulles de fumée à la bouche ou grâce à une machine spéciale. Il mélange les bulles enfumées avec d'autres translucides. Il les colle ensemble et les assemble (ou il les fait éclater). Il les laisse s'envoler pour en faire de petits nuages qui s'essoufflent dans l'obscurité de la salle concentrée. Accompagné par les mélodies douces d'un piano, il crée des agencements de bulles géantes qui reflètent les couleurs de l'arc-en-ciel. Avec expertise, il fait virevolter ces bulles irisées qui s'animent dans l'air ambiant. Une subtile poésie se dégage de cette étrange performance.

Et puis, il y a cet étrange instrument qui lui permet de faire des miroirs de bulles. Avec cet instrument de la taille d'une fenêtre, il forme de fines pellicules de savon qui frétillent de centaines de coloris. Les notes de musiques font vibrer ces miroirs chromatiques. Mais le clou du spectacle est certainement lorsque l'artiste entre dans la bulle! En effet, accroupi dans une petite piscine de liquide à savon, il forme à l'aide d'un étrange lasso une incroyable bulle qui l'englobe en entier. Impressionnant!


Cela dit, travailler avec des bulles de savon est un défi de patience. Aussi charmant qu'il fut, cette soirée ne fut vraiment pas facile pour l'artiste. Je ne sais pas quels courants d'air hantaient la salle du palais Montcalm mais ils venaient certainement perturber la performance poétique de Pep Boo! D'ailleurs en fin de spectacle, l'artiste s'est excusé de ces courants d'air qui ont définitivement entravé le déroulement de son art si particulier.

Ainsi lorsque la bulle éclate pour la première fois, Pep Boo ne s'en formalise pas et recommence avec une grande zénitude. Au bout de la troisième fois que pète la même bulle, toute la salle retient son souffle. Mais lorsque cela fait dix fois qu'il essaie et échoue, l'on peut percevoir, en un souffle partagé, toute la déception du public (alors qu'éclate la bulle). Et il est arrivé maintes fois que l'artiste essaie et échoue. Il faut dire que les bulles de Pep Boo sont énormes sinon gigantesques!

Mais, durant ce spectacle, il y a eu tant de ratés de bulles que devant moi, la fille en charge des effets lumineux s'est plusieurs fois prise la tête entre les mains et, à un moment donné, même le pianiste a capitulé avec humour. Les bulles n'étaient pas du tout coopératives et l'artiste a démontré une patience à toute épreuve. Une admirable patience.

Malheureusement, j'ai l'impression que nous n'avons pas vu tout le potentiel que ce spectacle possède.  Et même si, contre toutes attentes, c'est mon homme qui a le plus a trippé (ma fille a un peu trouvé le temps long avec les bulles ratées). Quant à moi, j'aurai bien aimé en voir plus et pouvoir aussi entrer dans la bulle...

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Malheureusement, il ne m'était pas permis de prendre des images de ce spectacle (crédits photos: gracieuseté du Festival d'été de Québec).

Pep Boo et ses bulles de savon...

dimanche, juillet 11, 2010

Jour 3 de Festival (du coté de la Place de la Famille Le Lait)

Place de la Famille

Alors que l'on a passé notre tour de Festival vendredi pour reprendre des forces. Samedi, nous avons décidé d'aller faire un tour de la place de Famille qui est située à l'Espace 400ième dans le vieux port. Nous nous sommes donc aligner pour aller voir le spectacle de l'École de Cirque en fin d'après-midi, avant de nous diriger vers le Palais Montcalm pour aller voir Pep Bou, un artistes à bulles...

Il faut noter que toutes les activités de la Place de la Famille sont gratuites et que le laissez-passer du Festival n'est pas nécessaire pour entrer sur ce site. Les activités comme le mur d'escalade, le tour de petit train et le maquillage ferment à 17hres mais les animations-jeux à saveur foraine ainsi que les spectacles se poursuivent jusqu'en début de soirée. Le dernier spectacle de l'école du cirque débute à 20:45...

Je dois dire que cela fait quelques années déjà que j'emmène ma fillette à la Place de la Famille et je ne suis jamais déçue. Les spectacles sont toujours de qualité, les animations délirantes stimulent l'imaginaire des petits (ou les effraient selon les sensibilités). Aussi, depuis que la Place de la Famille s'est déplacée au bord du Fleuve, c'est encore plus magique. Le site est bien aménagé et (surtout les belles journées d'été) le cadre est magnifique.

Comme ce n'est que le début de ce Festival 2010 et que l'on compte bien retourner avec M'zelle Soleil et des amis à la Place de la Famille durant la semaine, nous sommes allés en éclaireurs. Arrivés alors que fermaient les différentes activités, nous avons suivi de près une animation étrange de deux naines à barbes enfermées dans une cage! Ces dernières chantaient l'opéra ou se chamaillaient joyeusement. Hé oui, il y a de drôles de phénomènes qui se baladent à la Place de la Famille. N'hésitez pas à aller y faire en tour pour les découvrir...

Une fois que nous avons laissé filer les naines en cage, nous sommes allés faire un tour des "jeux-animations" qui sont proposés aux enfants. En une sorte de carrefour forain, les petits et les plus grands peuvent lancer des sacs dans des formes organiques, tourner une étrange roue qui leur donne des défis ou encore, le top du top selon moi, faire la compétition du vélo-arrosoir.

De ce que j'en ai vu, les garçons d'une dizaine d'années en raffolent! Il faut dire aussi que c'est un jeu tout à fait approprié aux grandes chaleurs! Le concept? Tout simple! Celui qui pédale le plus vite fait couler l'arrosoir au dessus de la tête de son concurrent. Fun assuré...


À venir en ces chroniques de Festival d'été de Québec, le spectacle de l'École du cirque, le foldingue Mr Jones et la performance patiente de Pep Boo et ses bulles de savon géantes...

Jour 3 de Festival (du coté de la Place de la Famille Le Lait)