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mardi, octobre 13, 2020

Au Québec, la transmission communautaire fait l'actualité. Les feuilles tombent. Les dirigeants se font des cheveux blancs et une partie de la population perd le nord. Bref, c'est la vie quotidienne de 2020 en zone rouge.

Tout comme j'ai vu venir le virus en janvier, dans l'indifférence générale, j'ai vu venir ce qui est se passe présentement. Dans un peu moins d'indifférence générale et beaucoup plus de rébellion, le virus a repris de vigueur. 

Se rebeller contre un virus est futile. Même si ceux qui pensent se rebeller contre des humains pour se donner meilleure conscience, le virus s'en tape des nombrils humains! Il veut juste circuler librement dans notre système organique. 

Depuis des semaines, j'observe les comportements de mes contemporains et je désespère en silence. Je n'ai jamais vu autant de bateaux remplis comme des boites de sardines! Sachant comment s'est déroulé coté lac, je ne vois pas comment cet automne pourrait être diffèrent.


Si on ne reprend pas le contrôle de l'épidémie en faisant les efforts nécessaires, l'avant Covid ne reviendra pas avant longtemps. Plus l'on acceptera de changer ses habitudes, moins longtemps cela sera! 

Il suffirait pourtant d'un peu plus de solidarité humaine et d''un peu moins d'égoïsme collectif pour enrayer le tout.  Mais avec ce qui se passe actuellement, ne faut-il pas maintenant faire une croix sur la vie d'avant et repenser la vie d'après? L'imaginer meilleure, plus équilibrée, plus saine?

Je dois maintenant retourner m'entrainer en piscine fermée. Tout en courant aprés celles qui ouvrent et celles qui ferment. C'est un casse-tête continu en zone rouge Covid...


Quand j'arrive à trouver une piscine fermée, peu de monde s'y trouvent. Mais encore faut-il arriver à trouver celles qui veulent bien de nous! 

C'est un risque calculé que je dois prendre pour que mon état de santé ne régresse pas comme il l'a fait durant le confinement. Un risque réfléchi sachant que l'on prend peu de risque en se protégeant le plus possible avec masque, Purell et distance physique. 

Je pense que le risque n'est pas tant là que dans les rassemblements privés. Je pense qu'il se retrouve plutôt en ces comportements irresponsables, que j'ai pu voir, à maintes reprises, au lac, cet été. 

Les deux prochaines semaine s'annoncent complexes coté piscine et rééducations physiques, j'en gère le stress et les pensées sombres. Je me concentre sur les progrès que je fais pour ne pas angoisser sur les régressions possibles. Je me concentre sur ce qui va plutôt que sur ce qui ne va pas. Et j'avance. Un pas à la fois.

 


La seule bonne nouvelle de la dernière semaine est certainement celle qui a annoncé la fermeture des comptes et des groupes adeptes de QAnon, comprenant les pages Facebook de cet affreux personnage

Il y a surement de la place pour eux sur le Dark Web, ils y seront surement mieux qu'au grand jour numérique. Je refuse de croire tout ce qui sort de la bouche de Trump. Je décide de faire preuve de patience et d'attendre de voir ce qu'il en sera d'ici quelques semaines.

Ce qui est certain, c'est que si je dois vivre en un monde où Trump est le sauveur de l'humanité, je préfère aller rejoindre l'État profond de ce pas! Rendu là, ce "deep state" qu'ils craignent tant ne me fait pas peur!


Entre un pseudo dictateur et le virus de l'heure, un duel invisible est en cours...

dimanche, octobre 11, 2020



Depuis sa rentrée scolaire, Miss Soleil a décidé de porter le masque en classe. Même si cela rendait ses journées plus difficiles, elle préférait cette éventualité à celle de ramener le virus à la maison. 

Ceci était son choix, fruit de ses propres réflexions et ce qu'elle voyait autour d'elle. J'ai vu comment porter le masque ajoutait une difficulté à ses journées. Cela m'a peinée. 

J'ai fait mon possible pour l'aider à en gérer la fatigue. J'ai beaucoup discuté avec elle. Avec un père diabétique et un mère à la santé bancale, elle comprend combien il est important pour nous d'éviter le virus en notre maison. 

On a discuté beaucoup et longtemps pour arriver à la conclusion que tant qu'elle prenait toutes les mesures pour se protéger du virus, si par malheur, il devait arriver qu'elle nous le transmette, elle n'en serait pas responsable. 

Ceci dit, si elle fait tout et n'importe quoi, qu'elle l'attrapait et nous le passait, ce serait une autre histoire que l'on ne désire pas visualiser. 

Cet été, l'on a pu voir combien elle devait faire des efforts et résister à la pression sociale de ses pairs pour garder ses distances et prendre en considération la pandémie. Elle en a souffert. Je l'ai câlinée. Elle s'est renforcée. Elle n'a pas lâché. Elle a persévéré. 

Au fil des semaines à s'affirmer, je l'ai vu devenir plus forte devant la pression sociale. Je l'ai vu se tenir droite et rester intègre à ses convictions. J'ai été fière de sa force mise en pratique. 


Je l'ai confortée, encouragée, soutenue. J'ai été impressionnée et touchée par cette force qu'elle posséderait en puisant en son amour pour nous. Lorsque la rentrée est arrivée, j'avais une confiance totale en ses capacités de faire les gestes barrières. 

C'est alors qu'elle a décidé de garder son masque en classe. En observant comment se comportaient ses camarades. Comment l'en empêcher? Nous ne pouvions que la soutenir en cette sage décision...

Il fut un moment, en zone orange, où j'ai essayé de l'en dissuader afin qu'elle ait un peu de répit. Mais elle m'a expliqué que vu comment ses contemporains ne prenaient pas la pandémie au sérieux, elle se sentait plus rassurée de garder son masque. Même si c'était difficile, c'était toujours moins difficile pour elle à supporter que son angoisse de nous contaminer. 

En ses conditions particulières, elle a fait sa rentrée en une nouvelle école urbaine avec brio. Non sans efforts ni fatigues. Non sans des tourbillons d'émotions ponctués de larmes. 


À chaque jour, nous l'avons écoutée, nous l'avons soutenue, nous l'avons aimée. On a fini tous brûlés mais ainsi va la vie. 

Un mois plus tard, elle avait déjà collectionné quelques bonnes notes et intégré un groupe de copines. Malgré son masque! Malgré les invitations refusées. Malgré les distances physiques qu'elle s'impose et impose aux autres. Malgré l'intervention d'une prof pour l'inciter à ne plus le porter autant! 

Elle en a souffert mais elle a tenu bon. Elle s'est fait respecter en ce choix personnel. Pendant que je me posais de sérieuses questions sur l'éducation parentale de mes contemporains... 

Le deuxième jour de la rentrée, une petite peste lui a dit: "Si c'est pour porter ton masque, rentres chez toi!". Ce à quoi elle n'a pas répondu même si blessée. 

Trois semaines plus tard, la même fille a pris peur du virus après avoir fait le party avec des jeunes dont un connaissant un qui pensait être positif. 

Bref, elle s'est mise à porter le masque durant deux jours. Miss Soleil n'en a rien dit mais n'en a pas moins pensé! 

En fait, depuis quelques semaines, épisodiquement, elle voit un ou deux élèves de sa classe décider de porter le masque quelques heures. Ce qui rend Miss Soleil perplexe. 

En sa classe, ses camarades ont de la difficulté à se plaindre du port du masque obligatoire vu qu'elle leur donne l'exemple depuis le premier jour.

Miss Soleil m'explique que les élèves préfèrent être masqués en classe plutôt que se retrouver en mode virtuel. Cet effort là leur semble moins gros que celui d'étudier à la maison. 

Lorsque la règle s'est appliquée cette semaine, plusieurs en avaient anticipé le moment. Ils ont accepté plus facilement la contrainte obligatoire. La majorité s'y plie sans mot dire. Heureux de rester en classe. Plus résilients que certains adultes? 

Son programme Arts/Études est sans cesse chamboulé par la pandémie. Ce n'est facile ni pour les élèves ni pour les adultes. Elle s'y adapte. On l'aide de notre mieux. Ses professeurs de théâtre nous ont même soufflé qu'elle était leur révélation de la rentrée. Le tout masquée! Cool et masquée... 

En ses invisibles efforts qui nous montrent sa force, la puissance de sa bonne volonté et de sa détermination, nous l'admirons. Avec un nouveau rythme qui la lève à 5 heures du mat et qui la couche à 8 et des poussières, elle ne badine pas! 


La semaine dernière, la prof d'Histoire emmène la classe faire un rallye de photos historiques en ville. Alors qu'elle m'en conte l'aventure urbaine, le soir venu, je lui demande: 

 - Alors tu as pu enlever ton masque comme vous étiez dehors... 
 -Ah non! Tout le monde se collait et s'approchait full proche de moi, je l'ai gardé! 

Elle m'explique ensuite qu'elle a même choisi de changer de groupe de rallye car c'était trop la pagaille dans le sien! Fiers d'elle nous sommes. Manifestement tous mes efforts d'éducation ne sont pas vains. 

En cette nouvelle école citadine qui regroupe multiples disciplines (en Sports/Arts/Études), la pandémie aussi influencé la formations des classes. Ce qui fait que la sienne regroupe une équipe de hockey et une troupe de théâtre composée de filles! Ce qui fait tout un cocktail d'hormones à gérer...



Cool et masquée!

mardi, octobre 06, 2020


Depuis l'éclosion de Karaoké au Kirouac de Québec, je me pose, au fil de mes réflexions, quelques questions concrètes. En apprenant le deuxième décès des suites de cette éclosion, je suis peinée mais pas étonnée. Et je ne peux m'empêcher de noter que cette soirée s'est déroulée un soir de forte manifestation anti-masques. 

Quelle est en fut l'influence sur la population locale? Quelle est la responsabilité de ceux qui contaminent autrui aux droits de leurs libertés individuelles? 

Quelle est la responsabilité de ceux qui incitent à propager l'épidémie en cours avec des égoïsmes décomplexés ou des théories farfelues?

Qu'en est-il de la responsabilité personnelle de ceux qui contaminent avec insouciance au nom de leur liberté individuelle? 


Si je ne ressens aucune surprise à cette triste nouvelle, je ressens de la peine. Pour cette dame. Et pour nous tous. Aux prises avec ce virus qui, non seulement, se fout de nos égoïsmes d'enfants gâtés mais s'en nourrit. 

Et je me questionne sur le même thème. Qu'en est-il de celui qui grille un feu rouge et qui tue une famille sur le coup? N'est-ce pas le même principe qui s'applique? Celui de l'irresponsabilité civile? 

Ne le rendons-nous pas alors responsable de sa décision d'avoir grillé un feu rouge? Et personne ne manifeste pour le droit de griller les feux rouges!
 
 
Tout comme je me demande où est passé le bon sens et la responsabilité individuelle, je me demande où est passée la patience humaine? 

Au début de cette éclosion-là, les anti-masques ont refusé de la considérer, tout en clamant, haut et fort, que ce type d'éclosion était inoffensif à la santé publique. Une éclosion qui aura fini par contaminer plus de 80 personnes et fait deux morts, à date. 

 Aussi, pouvons-nous faire preuve d'un peu de patience en ce qui concerne la pseudo guérison de Trump? Si lui n'en possède aucune, n'en suivons pas le terrible exemple. Attendons donc qu'il redescende de son high de cortisone et reparlons-en dans trois semaines! 

 Avec la dose de cheval de cortisone qu'il a reçu, pas étonnant qu'il se sente invincible! Ayons de la compassion pour les médecins qui doivent soigner cet énergumène. Surement l'un des pires patients imaginables. Le tout aux frais des citoyens dont beaucoup n'auront jamais accès à de si bon soins. 

 Le virus en son corps a pas mal plus de patience que lui. Il faudra attendre au moins deux semaines avant de savoir s'il vit de réelles complications. 

Lorsque j'ai vu sa petite mine du soir en son petit show d'ego, je me suis dit qu'il n'avait vraiment rien compris et qu'il donnait de la force au virus. Autant en son corps qu'en sa nation. L'avenir confirmera ou pas, ce que me souffle mon petit doigt...

Dieu merci, il semblerait que sa secte Trumpiste commence à rétrécir. S'il finit par souffrir pour vrai plus de 3 jours de suite, je pense que je serais capable de lui donner une once de compassion, guère plus, pour le fait que c'est un humain, malgré tout. 

 Je prédis cependant qu'il est loin d'être sorti de l'auberge Covid. Je serais étonnée que son état soit aussi bon qu'il veut le faire croire et se faire croire! 

 J'ai assez d'expérience en ce qui concerne l'illusion de la santé que l'on peut donner quand on s'y force. Je vois clair en son petit cinéma et je n'y crois pas deux secondes. Ayons la patience d'attendre...


En attendant le Townhall de Biden fut excellent, il m'a redonné assez d'espoir pour tweeter un coup et voir chauffer mon compte comme je l'avais pas vu depuis longtemps!


En attendant, Miss Soleil continue de voir sa voie scolaire perturbée. Et elle ne s'en plaint point. Elle affronte. On la soutient. À savoir pour combien de temps elle pourra continuer son programme Arts/Études en zone rouge semble complexe. Un autre stress à gérer. 


Des angoisses que l'on s'applique à écouter, à comprendre, à conforter, à guider, à encadrer. Fière de ma fille je suis.


À noter qu'elle m'a dit la semaine dernière que la majorité des élèves de son école préféraient mettre le masque plutôt que de ne plus aller en classe! 

Et pendant ce temps, tant d'adultes geignent. Tant se plaignent en long, en large et en travers. J'en suis quand même stupéfaite. Mais peu étonnée. Quoi qu'il en soit, se lamenter n'y changera rien.



La Covid19 continuera de transformer nos sociétés, qu'on le veuille ou non. Qu'on y résiste ou pas. Cela se fera. Et cela se fait. Aussi, quitte à en avoir conscience, autant faire son possible pour faire partie de ceux qui cherchent des solutions plutôt que de ceux qui en empirent le problème. 

Autant muscler son cerveau dans la difficulté à traverser plutôt que d'aigrir en se regardant le fond du nombril!

Présentement, toute la société semble entrer en une sorte de douleur chronique collective. Personne n'échappe à la souffrance pandémique. Qu'elle soit physique, émotionnelle ou financière, on est tous dans la même galère! 

Tous touchés d'une façon ou d'une autre. N'est-ce donc pas le temps d'être solidaires? Le temps de se serrer les coudes, de s'entraider, de s'aimer, même si les nerfs sont à vif?



Puisque la souffrance se collectivise de diverses façons. L'on peut y appliquer différents outils mentaux pour la traverser. Il existe même certaines formules pour mieux y arriver...

Accepter ce qui est. S'y adapter. Accepter l'effort. Faire preuve de bonne volonté.  Avancer. Accepter les sacrifices. Persévérer. Ne pas lâcher. Forcer. Évoluer. Surmonter.

Trouver ces façons invisibles de transformer en forces, les faiblesses humaines et d'ainsi transformer le malheur qui nous assomme. Face à l'incontrôlable, l'on possède tous le contrôle de nos attitudes et de nos pensées. Si l'on choisit de s'y forcer...


La société effectue une mutation malgré elle. À chacun de nous, à notre échelle, de trouver les moyens de faire partie des solutions plutôt que chercher plus des problèmes.



Entre deux gouttes de pluie, plusieurs questions et réflexions

lundi, octobre 05, 2020

J'avoue ne pas être trop inquiète pour la santé de Trump à date, si on était tous soignés et traités comme lui, bien des malades trouveraient leur sort moins dur. 

Ceci dit, pour avoir déjà été oxygèné à deux reprises en ses deux premiers jours,  je ne suis pas certaine qu'il va aussi bien qu'ils le disent.

Je refuse de lui souhaiter du mal. Je refuse de souhaiter sa mort. Même si parfois une petite voix chuchote en mes neurones: "Tu trouves pas qu'on dirait la réincarnation d'Hitler?"

Okay, je l'avoue, à force de l'entendre chuchoter, j'ai vérifié les dates. Cela pourrait concorder. Mais bon, laissons de côté cette petite voix qui chuchote pour revenir à la surface des choses.

Je refuse de lui souhaiter du mal. Je refuse de lui souhaiter sa mort. Mais je peux quand même lui souhaiter une belle rééducation physique. Et que le virus lui reconnecte quelques neurones? Bref...


Le cas qui m'intéresse aujourd'hui est plutôt celui de Chris Christie. Asthmatique, reconnu pour ses problèmes d'obésité, il a passé trois ou quatre jours en contact rapproché avec Trump. Sachant qu'aucun de ceux là ne s'imposaient de règles de distanciation physique et ne portaient pas de masque...

Il a testé positif trois jours après lui. La logique semble donc indiquer qu'il a été contaminé par Trump et son entourage. Si Trump a toutes les chances de s'en sortir vu la panoplie de médecins à son chevet. Quelles sont celles de Chris Christie? Est-il aussi bien soigné?


Si Chris Christie ne survit pas au virus, quelle est la responsabilité de Trump? Est-il un homme libre ou un meurtrier? 

Entre injustices et duperies, chercher l'humain...

vendredi, octobre 02, 2020


En zone rouge, le monde ne sait plus à quel saint se vouer. Ce virus nous confronte à nous même de façon profonde. Il transforme l'humanité en son entier. Au niveau sociologique, c'est fascinant. 

Mais ce n'est pas une rigolade. Pour personne. Que l'on soit touché physiquement, émotionnellement ou financièrement, cette année n'est facile pour personne...

Il y a 100 ans, bien des rescapés de la Covid ne seraient pas vivants. On parle beaucoup de la détresse psychologique du monde confiné. Mais qu'en est-il du traumatisme de ceux qui sont aux front du virus depuis des mois? Qu'en est-il des soignants? Ne sont-ils pas à bout de souffle, à bout de ressources? On y pense plus? Plus personne ne les applaudit? 

La détresse humaine de ceux qui soignent les infectés est pourtant bien réelle. La détresse humaine de celui qui doit faire des choix comme celui de savoir s'il doit sauver la vie d'une dame de 51 ans ou celle d"un homme de 59 ans est inimaginable. Ne serait-il pas temps de remettre les responsabilités sur les bonnes épaules? 

Pourquoi est-ce-que ceux qui se foutent du virus et de ses conséquences peuvent contaminer autrui en toute impunité? Sans en être puni? 

Je pense à l'infecté qui est allé au Karaoké à Québec et qui a contaminé plus de 80 personnes, dont plusieurs sont hospitalisées. Qu'en est-il de sa responsabilité personnelle

Si l'une des personnes contaminées par son insouciance meure, devient-il un meurtrier? Ou est-ce juste un humain libre? Cette question n'arrête pas de me trotter dans la tête...



En 1918, des anti-masques manifestaient déjà leur liberté de contaminer autrui!

Saviez-vous que durant l'épidémie de grippe espagnole (venue du Kansas) en 1918, il y eut des manifestations anti-masques? Ce qui peut faire penser que l'humanité n'a pas évoluée aussi vite que nos connaissances? Ce qui serait bien décevant... 

Parlons maintenant de statistiques de pandémie de Covid 2020. Sans parler des cas chroniques, encore trop peu étudiés, mais dont les témoignages sont de plus en plus nombreux de par le monde. En Italie, lorsque le système médical a explosé sous la pression de la Covid, le taux de mortalité a tourné autour de 5%. 

Lorsque le système de santé tient le choc, la mortalité semble tourner autour de 2/3%. Sans parler des séquelles de ceux qui s'en sortent. 20% des infectés développeraient une forme sérieuse de la maladie avec besoin d'hospitalisation. 5% de ceux là peuvent en mourir selon le niveau d'infrastructure médical du pays. 

Une pensée triste pour Nick Cordero. Cet acteur de Broadway, âgé de 41 ans, avec une forme d'athlète qui s'est battu comme un lion avant d'être emporté en l'au-delà. Désolé les éveillés, mais aucune grippe n'aurait pu ainsi le tuer! 

Comme lui ou n'importe qui d'autre qui tirera le mauvais numéro à la loterie du Covid, la mort rôde. Prête à attraper le passant. Passé 40 ans, tout le monde est à risque puisque personne ne sait comment son corps réagira devant ce virus "made in china". Certains en sont juste plus conscients que d'autres... 

Pour la ville de Québec (et sa région) dans les derniers jours, plus de soixante éclosions ont été rapportées. Une dizaine en résidence de personnes âgées. Plus d'une trentaine dans différents milieux de travail (bureaux, usines, garages ou chantier de construction), une dizaine via les bars, restaurants et cafés et une autre dizaine via les écoles. Une éclosion via un chalet, une en milieu religieux et une en milieu sportif/récréatif. Nous voilà en zone rouge pour 28 jours. Merci les covidiots et autres éveillés de service. Nous voilà tous punis! 

Au moins, les osteos et chiros restent présents. Pour les piscines, rien n'est certain. En ce qui nous concerne, cela ne changera pas grand chose à nos habitudes 2020 puisqu'on vit depuis mars comme si on était en zone rouge tout le temps. On voit quelques amis de loin, toujours dehors. On est allés deux fois au restaurant depuis mars, en terrasse. 

Je suis en rééducation/réhabilitation en continu, l'homme est en télétravail, seule Miss Soleil sort de la maison/village. On lui fait confiance. Elle décide de porter le masque en classe au vu des comportements insouciants de ses contemporains. 

Pour l'avoir vu résister à la pression sociale tout l'été, non seulement on lui fait confiance mais on est fier de sa force intérieure! Avec elle pour m'aider à cultiver l'espoir d'un monde meilleur, le futur me semble plus brillant.


Extrait de cet article à parcourir: "Sans surprise, l’histoire mouvementée de la ville avec les lois sur les masques est à l’étude pour les leçons. 

Dolan a expliqué les leçons de la comparaison – «Comme pour cet exemple historique, nous voyons qu’il est presque impossible de faire respecter complètement une mesure qui modifie radicalement le comportement social du jour au lendemain. Cependant, les tentatives pour persuader la majorité de se conformer aujourd’hui semblent donner de meilleurs résultats que par le passé pour contrôler la propagation de la maladie. C’est là que nous pouvons être réconfortés de ne pas ressembler au passé."

Nous voilà en zone rouge!

mardi, septembre 29, 2020


À la base, le problème avec la Covid ce n'est pas tant que c'est un virus aux allures de roulette russe, c'est son facteur exponentiel. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire d'attendre que débordent les hôpitaux pour essayer d'en enrayer la propagation. 

Si l'on veut protéger les plus faibles de santé, les plus vieux et les infrastructures médicales en place, il faut prévenir ce pire. L'Italie l'a bien compris. Pas de manifestants là-bas. 

C'est que le Québec essaie de faire depuis avril. Enrayer l'épidémie. L'on a réussi à le faire durant quelques mois. En oubliant de s'en féliciter? Car depuis que les anti-masques gagnent en popularité, on l'échappe. Une autre coïncidence? 

À noter que la bulle Atlantique avec la Nouvelle Écosse et le Nouveau Brunswick sont en train de faire un bon travail d'éradication du virus. Et personne là-bas ne manifeste contre le masque. Just sayin'... 

Car s'il y a de plus en plus d'adeptes des nouveaux gurus de l'éveil contre le "nouvel ordre mondial", aucun de ceux là ne se préoccupe du facteur exponentiel du virus. Ce qui me fait toujours sourire... Jaune. 

Aucun d'eux ne semble connaître les nénuphars! Ceux là refusent de voir les éclosions en cours. Ils ne pensent jamais au délai nécessaire au virus pour compliquer la santé et encombrer les hôpitaux. 

À partir de là, aucune de leur théorie ne tient vraiment la route. Sauf si l'on considère qu'il n'est pas grave d'éradiquer les vies comme celle de mon mari ou moi-même. Après tout pourquoi ne pas laisser le virus faire sa job naturelle? 

Les vulnérables n'auraient pas survécu à l'impitoyable loi du plus fort telle que la nature l'entendait avant la médecine moderne. Pourquoi ne pas les sacrifier sur l'autel de la croissance et de l'économie? Mine de rien, cela tient mieux la route que toutes ces théories farfelues qui ne font que dissimuler des égoïsmes niés. 

Honnêtement, je respecterai plus l'anti-masque de service, s'il était capable d'assumer cet égoïsme. Au moins, je le trouverai honnête. Plutôt que de devoir observer ces hypocrites théories qui se cherchent mille excuses pour ne pas assumer le fait qu'ils n'en ont rien à foutre des vieux et des plus vulnérables. Qu'ils se sentent invincibles et plus forts que les dégâts physiques de ce virus...

Sur l'ile des éveillés...


Ceci me donne une super idée de télé-réalité! Et si on envoyait sur une île, confortable, bien logés, tous les futurs manifestants anti-masque du 11 octobre?

Ceux là gagnent huit semaines de vacances dans les Caraïbes! Tous frais compris. Genre sur l'ile d'Epstein qui est libre présentement. Bref, on les envoie tous là-bas avec un ou deux asymptomatiques...

On les encourage à faire la fête, se coller et fricoter. Genre OD des complotistes sous les Tropiques? 

Bref, ils s'amusent et ils sont libres de leurs mouvements et du partage de leurs fluides. Ils ont droit à tout sauf à l'accès de médecins et hôpitaux.

Comme il y a déjà des médecins et des infirmières dans ces manifestations, ils ont toutes les connaissances nécessaires pour bien faire. 

Ils auraient même droit à une clinique bien aménagée avec médicaments et dix intubateurs. Mais aucun de masque. Nulle part sur l'île. Aucun masque, juste leur liberté à exprimer. 

Durant huit semaines, l'on fait ici tous attention, masqués, éloignés, sans ceux là pour participer à la contagion. On réussit ce que la bulle Atlantique est en train de faire. 

Et en plus, on regarde les anti-masques, entre palmiers et eau turquoise, tester de façon pratique toutes leurs théories!

Savez-vous comment se reproduisent les nénuphars?

dimanche, septembre 27, 2020

Outrée par cet article du Devoir qui donne une telle tribune à un tel personnage. Le tout sans aucune vérification des citations données par cet homme! Honteux! 

Ce personnage qui se nourrit des peurs égoïstes du monde moderne et qui s'en enrichit, tout en incitant le culte de Trump et les croyances Qanon est ainsi mis en lumière? Sans aucune prévention, mise en garde, ni remise en question? Sans autre perspective que la sienne? 

Aucune "des vérités" dites et écrites ne sont vérifiées en cet article? N'est-ce pas une façon de crédibiliser le personnage? Une façon de lui donner de la force? Rien en cet article pour informer sur les inepties colportées. Outrée. 

J'observe, depuis quelques mois, ce mouvement d'éveil, qui grossit au Québec et j'en suis bien troublée. L'éveil à beauté de la bêtise humaine? 

Pour avoir suivi la progression du virus depuis janvier, à Wuhan, je peux affirmer plusieurs objections aux dires de ce monsieur là, qui construit sa pensée selon la définition de la réalité qui lui convient. 

Ce type de personne qui refuse de voir les multiples éclosions des deux dernières semaines à Québec, qui a toujours raison et qui incite aux croyances complotistes est un danger public! Et le Le Devoir lui offre une telle tribune? Outrée. 

Ces gens qui refusent les statistiques italiennes et bien d'autres, ces gens là, avec de magnifiques oeillères qui les protègent du bon sens sont les nouveaux penseurs? Et tous voient Trump comme un sauveur... 

Trump, roi de l'illusion et du mensonge, est en train de se construire tout un royaume. Pas étonnant qu'il ne veuille plus se départir de son trône. Mais s'il reste un autre 4 ans, qu'adviendra-t-il de nous?

 Au final, je finis par croire que si le Covid est gérable, avec un peu d'efforts, de bon sens et d'intelligence, je crains que ces gens là ne le soient pas. Rendu là, je crains plus l'humain que le virus...

Outrée!

samedi, septembre 26, 2020

Par vive curiosité, combien d'entre vous, ici, pensent que leur santé est à risque en cas de rencontre avec la Covid19? 

Quel est votre ressenti actuel en ce qui concerne le virus? En quel niveau d'alerte se situe votre région? 

Comment le vivez-vous? Pouvons-nous ici discuter du problème en cours? Se sortir la tête du sable? 

J'avoue nous sentir bien seuls, en notre tranche d'âge, avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête. Je pense à Cindy, plus jeune que nous, et tous les autres, encore plus à risque... 

Je pense aussi à une poignée d'amis, ceux qui vivent avec un problème de santé de chronique. Comment vivez-vous la menace du virus en votre quotidien? La norme semble se sentir plutôt rassurée. Avant 70 ans, peu de gens semblent craindre que le virus n'affecte sérieusement leur santé. Est-ce que je me trompe? 

Depuis que je suis le fil de la Covid, depuis ses sources à Wuhan, j'ai pu en lire et en voir beaucoup. Il fut bien étrange, en ce début 2020, de revenir à la vie en un tel monde. Plus ma courbe de santé se redressait et plus le virus progressait! 

C'est durant le fil de ces explorations Covid que j'ai découvert la vie de Nick Cordero. Que je ne connaissais pas avant de le savoir à l'hôpital. Via les réseaux, j'ai vu sa femme se battre avec tant d'amour pour essayer de le sauver. Pour croire qu'il pouvait être sauvé. Son fils a fêté son premier anniversaire alors qu'il était intubé.

J'ai ressenti la peine et le désarroi de cette inconnue. Je l'ai trouvé forte et belle. L'on a vu la Covid, découper des morceaux de ce grand gaillard, avant d'arriver à le tuer. J'en ai été sidérée. Cet homme, en pleine forme, un véritable athlète en son genre, avec des poumons d'acier, se fait foudroyer ainsi par ce petit virus? 


Je suis certaine qu'il aurait survécu à une bonne grippe! Le monde en santé semble se sentir de plus en plus invicible et de plus en plus arrogant devant la situation. Et pourtant. Quand Cordero est mort, je me suis dit que je n'étais pas tant seule à risque devant cette roulette russe de virus. Mais qui ici connaît le sort tragique de Nick?

Questionnement pandémique

mardi, avril 28, 2020

Une nouvelle semaine débute en un monde majoritairement confiné qui se demande quand et comment il dé-confinera.

Je ne peux m'empêcher de me demander combien croient encore que le monde que l'on retrouvera sera le même que celui qui s'est arrêté début mars?

Il est évident que le monde recommencera bientôt à tourner. Mais croire qu'il tournera comme il le faisait avant l'apparition de la Covid19 n'est-il pas se mentir à soi-même, ou se mettre la tête dans le sable?

Sachant que ce virus hantera nos réalités durant plusieurs mois, sinon années, sachant que plusieurs des commerces, restaurants et entreprises ne ré-ouvriront pas. Obligatoirement le monde se transformera. Est-ce que l’individualisme, tel qu'il se développait en ces derniers décennies, pourra continuer son envolée?

L'abondance qui faisait le quotidien de tant ne sera plus. Peut-être reviendra-t-elle, différemment, ou pas du tout? Personne ne le sait encore.

Tout ce que l'on sait est que chacun est responsable de ses actes et de ses pensées. Chacun devra alors se demander comment s'habituer à ce nouveau monde qui se transformera sous nos yeux. Comment y contribuer, comment s'y adapter, comment s'y épanouir...


J'apprécie l'idée que cette pandémie est un test de l'intelligence humaine. Tout comme chaque épreuve personnelle force l'intelligence à se démener pour surmonter les différents obstacles qui font le lot de toute épreuve, il en est de même pour cette épreuve collective.

Autant cette idée me semble juste autant elle est terrifiante... 


Si cette période historique, que nous vivons au présent, se révèle un défi pour l'intelligence humain, je ne suis pas certaine que l'on va péter des scores! En fait, je me fais un certain souci sur le sujet.

En votre esprit, pensez-vous que l'on fait la guerre au Covid ou plutôt que celui-ci teste notre intelligence?

Il parait que c'est la première fois en notre humanité que l'on choisi la vie plutôt que l'économie. Ce qui est un signe d'évolution morale mais est-ce que cette évolution humaine s'adaptera au déclin, si ce n'est à l’effondrement, de l'économie mondiale?

En cette pandémie, il y a les victimes du virus, les victimes du contre-coup économique et les victimes du contre-coup sanitaire. En ne regardant que les victimes du virus, on ne voit que la pointe de l'iceberg qui est en train de nous percuter de plein fouet.


À chaque culture le même défi à révéler. À chaque pays sa note finale? Certains s'en relèveront et d'autres pas? Est-ce que l'ordre social tiendra la route?

Bref, ce mystérieux virus est comme un iceberg qui vient couler le paquebot de notre insouciante abondance...

Réflexions de Covid...

lundi, avril 20, 2020

Chroniques de confinement 


L'homme télé-travaille comme un forcené depuis que le confinement a débuté. Je le vois se fatiguer à la tâche. Et j'entends plein d'autres télétravailleurs exprimer cette même fatigue. Exprimer ces mêmes frustrations...

Si on leur demande une grande adaptation  de travail, les grands boss semblent peu empathiques vis à vis de la situation en cours. Il faut dire qu'être humain et gestionnaire ne semble guère aller de pair. Autant Juan se sent reconnaissant de pouvoir travailler comme avant. Autant il n'est plus capable d'entendre parler de l'ennui relié confinement. Lui ne rêve que de pouvoir s'ennuyer!

Le revers de cette médaille est qu'il apprécie le confinement en notre compagnie. Même si mon état physique lui apporte des angoisses que je perçois.

De mon côté, l'ennui est relié à la douleur qui augmente et qui me ramène à des immobilités forcées.  Encaisser le contre-coup physique du confinement aspire de mes énergies vitales. L'ennui de la chose me passe au dessus de la tête. Lutter contre le malheur en mon dos prend tout mon temps.

Je me concentre sur le tissage de nos relations qui font la solidité de notre tissu familial. Je fais l'école de brousse. Je nourris notre Journal Neveo. J’élève ma fille qui grandit et j'apprécie ce temps passé avec elle.

En fait, je me retrouve moins seule, que ces dernières années à regarder tourner le monde, sans pouvoir y participer. Passer ce confinement en compagnie de mon homme et ma fille me donne la force de m'adapter à la régression physique que celui-ci m'impose.

Côté puce, pas d'ennui à signaler non plus ni de burn-out. Elle est cool. Elle s'entraîne et pousse son père à courir avec elle. Ce qui lui permet de souffler un peu et de remplacer l’exercice qu'il effectuait en piscine avec moi. Elle travaille ses matières, elle écrit des textes, elle cuisine, elle danse, elle vit pleinement.

Et elle est tombée dans Mad Men! On regarde les épisodes ensemble, à petites doses. Cela nous donne l'occasion de toutes sortes de discussions qui approfondissent ses compréhensions humaines. Et qui nourrissent certaines révoltes féminines.

Comme elle aime les classiques, on alterne les aventures des hommes mal élevés avec des films comme The Truman Show ou Benjamin Button et on y met une touche de contemporain avec le dernier documentaire de Taylor Swift ,qui se révèle être aussi une excellente source de conversations et de réflexions.

Nous sommes confinés ensemble depuis le 13 mars en notre bulle de brousse. Nous nous adaptons. Nous construisons un nouveau rythme de quotidien. L'on se soutient tout en profitant d'être ensemble. En utilisant l'amour qui nous unit pour adoucir les coups durs de la vie.

J'espère que les dégâts physiques, en cours, ne me seront pas irréversibles. Je prie pour que mon chiro continue d'éteindre les feux qui se déclarent en ma colonne. Je prie pour encore pouvoir marcher quand le monde dé-confinera.

Lorsque la vie se durcit, l'on se doit de faire la différence entre ce que l'on peut contrôler et ce que l'on ne peut pas contrôler.

Lorsque nos repères s'écroulent et que l'on a l'impression que le monde s'effondre et que le ciel nous tombe sur la tête, l'on croit perdre le contrôle de sa vie. Mais tant que l'on garde sa tête, froide et posée, l'on garde le contrôle de ses attitudes et la capacité de s'adapter à ce que l'on ne peut contrôler...

Reconstruire son quotidien en un contexte singulier

mardi, avril 07, 2020


Avant la classe de brousse virtuelle, petite discussion familiale autour de la liste d'épicerie. Qui traîne depuis quatre jours. S'armer de patience et de volonté. Sachant combien c'est chiant de trouver ce que l'on veut via l'application.

On est pas allés à l'épicerie depuis deux semaines, le défi est de voir si on peut s'arranger pour ne plus y aller. Ce qui n'est pas simple. Être reconnaissant de cette possibilité là. Aussi chiante soit-elle...

Entre deux blablas de tomates et de saumon fumé, on entend chanter les oiseaux dehors, la discussion vire côté pandémie. Je dis:

- On est pas encore en apocalypse. On le sera quand Papa aura plus d'insuline... 
- Vaut vraiment mieux étre en santé pour survivre à une apocalypse! répond la puce le regard rivé sur les possibilités d'aliments à choisir.

- Yep, ça a toujours été mon point... 

La puce acquiesce et se replonge dans la liste d'épicerie virtuelle. Les oiseaux gazouillent dans la forêt. L'homme soupire sur les possibilités de croquettes pour chien.

- Ouais leur recherche est nulle à ch...

Il semble cependant que l'on finisse par y arriver. Ce qui se révèle devoir être un travail d'équipe. L'on choisit d'aller chercher la commande le lendemain.

Pendant que mon esprit bataille avec la douleur dorsale qui s'accentue, je me rappelle que c'est juste une minipocalypse où l'insuline et tous les médicaments sont encore livrés sans se casser la tête en quatre.

Voir un chiro pour te replacer une ou deux vertèbres, par exemple, a des relents de chercher de l'alcool en temps de Prohibition...

Brève de confinement

mardi, mars 24, 2020

Chroniques de Covid



Le premier ministre Legault annonce que nous entrons en mode de confinement. Durant son point de presse journalier, il demande de la solidarité et du courage. Il compte sur la bonne foi et la collaboration de la population québécoise. Le Québec est officiellement en pause jusqu'à Pâques.

Chaque geste compte. Chacun doit respecter les consignes d'isolement collectif. Il explique à la population que pour vivre en paix, tout le monde doit faire son effort individuel afin de garder la paix sociale.

J'ai espoir que l'on en est capable. L'optimisme québécois persévère en ces arc-en-ciels qui fleurissent aux femetres pour symboliser le slogan de l'heure, #çavabienaller

En 2020, l'esprit de collectivité revient en force. Un esprit qui semble renaître de ses cendres. Un esprit qui tombe à point vu que la transmission communautaire est mondiale.

Depuis des semaines, je suis la progression du Covid19 dans le monde. Ultra informée, j'ai poussé ma famille à se préparer dès la semaine de relâche. Sachant que celle-ci sonnerait le glas de notre insouciance collective.

Nous avons commencé à nous organiser en vue de ce que je nommais "la grande quarantaine" bien avant que le Québec se soucie du virus.

Début mars, je m'amusais à bousculer les esprits en parlant de ce concept tout en désinfectant tout sur mon passage. Et je prenais soin de m’imprégner de cette facilité de vie quotidienne que tous prenait pour acquis.


Durant le mois de janvier, Miss Soleil a eu l'Influenza, cela l'a mis à terre. Elle a voulu retourner trop vite à l'école. Elle s'est épuisée. Elle est retombée malade avec une sinusite aiguë qui l'a de nouveau arrêtée juste avant la relâche.

Nous avons débuté l'année avec gastro pour ma pomme et virus locaux pour la puce. Entre nos divers rendez-vous médicaux, nous en avons donc profité pour récupérer quelques masques. Au cas ou...

Le/la Covid est parmi nous

Dès que les écoles et universités ont été fermées, nous nous sommes volontairement mis en isolation. Nous nous sommes organisé avec nos médicaments. Nous avons fait des provisions raisonnables, avant la folie du papier toilette...

La semaine dernière, nous avons mis en place une routine de base pour harmoniser nos relations à l'intérieur de la maison. En cette organisation, nous avions prévu d'aller à l'épicerie aux dix jours pour les produits frais.Je suis de service. Je n'ai pas de barbe pour laisser passer l'air sous un masque et je suis habituée à ne pas me toucher le visage en des lieux publics.

J'apprends, en y allant une dernière fois, que le service en ligne est désormais accessible en notre coin de brousse. Et en plus, ils livrent! Nous n'irons plus au IGA, désormais nous commanderons en ligne, les quelques produits frais dont l'on pourrait avoir besoin.


L'atmosphère dans le magasin est étrange.  Décalée. Il y règne un mélange de calme plat et d'actions en toile de fond.

Il y a plus d'employés que de clients. Entre ceux qui remplissent les étagères et ceux qui remplissent les caddies des commandes virtuelles, c'est comme une petite armée qui travaillent sans répit.

La farine est arrivée. Il n'y a plus de pénurie de papier toilette. Juste les oeufs manquent, j'imagine que c'est provisoire. Je ne pense pas que l'on manquera de faim au Québec!

On risque de manquer de lits d’hôpital avant de manquer de nourriture. Espérons que le Québec ne suivra ni la voie de l'Europe, ni celle des États-Unis. La fermeture des frontières me rassure.

On désinfecte toutes nos courses. Merci lingettes Clorox! Et je mets mes vêtements à la laveuse en rentrant. Les semaines à venir seront difficiles, dangereuses. Elles sortiront le Québec de ses zones de confort.

S'adapter pour continuer d'évoluer

J'entends parler ceux qui ne se croient pas à risque et qui se sentent atteints en leur liberté. Si j'étais à leur place, je ne sous-estimerais pas tant ce virus.

Mais que sait de la maladie celui qui vit en bonne santé et qui la prend pour acquise? Celui qui ne sait pas ce qu'il en est de réellement souffrir physiquement?

Je sais que je suis à risque. Que mon homme l'est aussi. Chaque matin, une ribambelle de maux se réveillent avec moi. Et je me demande si ce mystérieux virus ne pourrait pas se cacher là dedans. C'est stressant.

J'en contrôle les émotions le temps qu'agissent les médicaments qui font ma routine quotidienne. En me disant que si je devais l'attraper alors mon régiment de médicaments agiraient différemment et que je le sentirais en milieu de journée.

Chaque matin, je contrôle mon cerveau pour l’empêcher de mal penser. Le fait que la société québécoise prenne le virus au sérieux me rassure. Au fil des médicaments qui œuvrent et contrôlent les douleurs diverses, je me relaxe et je m'adapte.

Hier, j'apprends que mon ostéo de replacement est lui aussi en quarantaine. Je prie pour que mon chiro tienne la route et qu'il puisse continuer de pratiquer en sa clinique. Garder une continuité de soins et de rééducation physique est ma crainte et mon défi.

Il ne reste plus que le chiro comme prise de risque mais elle est nécessaire. Sans ses services, je pourrais retrouver de mes invalidités physiques plus vite que je n'ai travaillé à les retrouver.

Je vais le revoir demain. Il n'y a plus que les cas d'urgence dont je fais partie qui sont traités. La clinique est ultra propre. Elle fait son possible pour nous protéger. Je porte quand un masque et des lunettes pour y aller. Je me protège. Nous nous adaptons à la routine de confinement en coin de lac congelé.

Nous avons aussi décidé de sortir chaque jour de la maison, à la même heure. C'est une nouvelle discipline familiale que l'on instaure. Soit pour faire un tour de forêt, soit pour marcher sur le lac gelé.

Nous ne voyons plus personne depuis une bonne semaine déjà, si ce n'est notre ami voisin qui, parfois, nous accompagne durant nos marches, tout en gardant en tête les règles de distanciation sociale. Lui aussi est en mode d'isolation volontaire et de télétravail.


Lutter contre le virus en se nourrissant les cervelles

Malgré le manque de consignes pour les élèves en secondaire, Miss Soleil décide de travailler un peu chaque jour, pour ne pas trop rouiller en ses matières.

La culture faisant partie de mon éducation de base, je pense qu'elle pourra continuer de nourrir sa cervelle malgré l'isolement. C'est toujours un plaisir que de lui transmettre mes connaissances.

Dans la foulée, un idée me vient, possiblement plantée par Christie qui se demande comment se rendre utile.

Je réalise que j'ai les capacités d'aider quelques enfants en leurs leçons. Durant mes études universitaires, je vivais en donnant des cours de français aux élèves en difficulté du village.

Vu que je donne déjà de ce service à ma propre fille, je pourrai en donner un peu à d'autres. Cela soulagerait quelques parents et cela me donnerait l'occasion de nourrir quelques jeunes cervelles.

Le Français est plus que ma langue, c'est ma patrie. C'est en en transmettant la passion aux plus jeunes que je me sens patriotique. Une liste d'élèves se profile à l'horizon. Je commence à organiser une mini classe virtuelle avec quelques amies de Miss Soleil et d'autres plus petits.

Je me dis que cela leur donnera aussi l'occasion de retrouver quelques repères de socialisation. La semaine prochaine, l'on en commencera le cycle...

S'adapter aux nouvelles réalités...

lundi, mars 23, 2020

Chroniques de Covid...


Deuxième semaine d'isolation volontaire en temps de pandémie. On s'y adapte.

Avec l'homme au télétravail et la puce sans école, nous nous organisons un horaire d'isolation pendant que monde se renferme sur lui-même.  Nous nous adaptons. Mon mari diabétique est à risque et j'ai vu assez d'hôpital en ces quatre dernières années pour n'avoir aucune envie de m'y retrouver de nouveau.

Ayant vu venir le trouble à l'horizon, nous étions préparés lorsque le monde s'est réveillé, enfermé en ses frontières. L'ironie d'avoir reçu nos passeports, périmés depuis deux ans, l'automne dernier ne m'échappe pas.

Mon homme est habitué à régulièrement télé-travailler, il s'y adapte bien. Nous en profitons pour instaurer des heures de bureau. Histoire de ne pas m'arracher les cheveux à le décoller de son écran!

Miss Soleil est déçue de la tournure des choses mais compréhensive. Elle qui excellait en son année, autant sur le plan académique que social, n'est pas heureuse de ne plus aller en classe. Elle s'en fait une raison qu'elle puise en l'amour profond qu'elle ressent pour ses parents. Elle me touche. Elle est cool. Elle préfére propager le message que le virus. Ce qu'elle fait, avec ses amis qui aimeraient bien la voir.

Quand le monde arrête de tourner

Elle avait plein de projets cool à vivre, dont un voyage scolaire à New-York avant de changer d'école. En tant que première ministre élue, elle participait à une initiative intéressante. Je chapeautais le projet depuis plusieurs semaines, pour la préparer avec sa coéquipière à cette expérience de niveau secondaire 5 alors qu'elle est en secondaire 2.

Je les ai fait travailler des heures et de heures afin qu'elles puissent comprendre et assurer cette simulation d'Assemblée qui aurait dû les emmener au Château Frontenac puis à Montréal. En notre trio familial, la puce avait le plus de projets, qui tombent à l'eau, en cours. Cela me peine pour elle.


Et je compte bien que l'on profite de cette parenthèse humaine pour vivre des moments qui resserrerons nos liens. Pour trouver des activités qui nous feront passer du temps ensemble. Pour créer des moments inédits en une période historique.

De mon coté, je travaillais fort pour revenir au monde qui tourne et mettre en place de nouveaux projets. Mais je n'en étais pas encore tout à fait là. Septembre était mon objectif de rentrée. Évidemment, je suis bien déçue de ne pouvoir poursuivre le fil de mes rééducations sociales en retournant en ville! Voilà trois ans que la maladie me confine. Je vais mieux. Et c'est maintenant le monde qui s'y met. À y perdre ce latin que je n'ai jamais appris!

Le coup de la fermeture des piscines a été mon plus gros coup personnel. Et la crainte de perdre la continuité de mes traitements médicaux. J'ai passé la semaine à voir comment j'allais m'arranger. Une nouvelle organisation de soins se met en place. 

Si mon chiro ne tombe pas malade,j'ai une chance de ne pas trop régresser. La clinique où je me fais traiter a mis en place de nouvelles mesures et ne traite plus que ses cas urgents. Ceux qui pourraient finir à l’hôpital sans traitement. Comme j'en fais partie, je peux continuer d'y aller. En faisant toujours très attention.

Mon osteo, revenue de voyage, est en quarantaine. Son remplaçant me prend en urgence aujourd'hui. Le seul écart que je dois faire en notre isolation volontaire est d'aller à la clinique, qui se situe à cinq kilomètres de ma maison.

Achever une rééducation physique de deux années en compagnie du Covid19 demande quelques réflexions et adaptation. Il me sera plus douloureux de continuer mes rééducations en  mode terrestre. Sans répit d'apesanteur. Mais quand il n'y a pas la possibilité de faire autrement, il fait faire avec! 

Essayer de compenser le manque à gagner en piscine avec des marches hebdomadaires. Objectif en cours, accumuler 2000 pas par jour, en espérant ne pas perdre l'acquis de deux dures années de travail de rééducation physique. Sachant qu'il y a un an de cela, ma capacité de marche tournait autour de 200 pas avant que mon dos ne crie grâce.

S'adapter pour avancer est un art de vivre que nous pratiquons depuis bien des années. Être confinés en coin de lac offre plein d'air pur, de silence et d'espace où patienter. Nous avons conscience du privilège de vivre en nature et dans une province qui prend les mesures nécessaires pour essayer d'éviter l'hécatombe italienne.

L'attitude de chacun déterminera le bien de tous. Habituellement l'attitude de chacun n'a de répercussions que sur lui-même ou son cercle proche. Ce qui permet à chacun de développer son individualité à gogo.

Désormais l'attitude de chacun est un maillon important de la chaîne humaine qui gardera l'ordre social en place, ou le fera dangereusement tanguer...

En notre coin de brousse, l'on a appris à transformer la fatalité en force. L'on a appris à persévérer dans les difficultés. L'on a appris à s'adapter et à évoluer. J'ai appris à survivre en d'intolérables douleurs. J'ai appris à les traverser sans lâcher. J'ai appris à transformer le pire en force.

En ce monde qui se referme sur lui même, je me reconnecte. Je m'ouvre de nouveau. Revenir à la vie durant une quarantaine mondiale est très étrange. Bref, au Québec, ce n'est pas encore la fin du monde. Peut-être est-ce juste le début d'un nouveau. En notre coin de lac, c'est surtout l'hiver. Un p'tit -20 avec ça?

En notre organisation de maison, il y a une marche hebdomadaire. En coin de forêt ou sur le lac, selon les lumières ou les humeurs. Un copain voisin nous y rejoint parfois. On pratique la distanciation sociale, les hommes papotent à trois mètres de distance, et l'on avance. Un jour après l'autre...


En notre organisation de maison, il y a une sortie hebdomadaire à l'épicerie, durant les heures où personne n'y traîne. L'on désinfecte tout ce qui entre dans la maison. Qui se transforme en zone verte au fil des jours qui nous isolent. J'ai aussi décidé de revenir nourrir ce coin de Web chaque jour.

Cette semaine, la transmission communautaire débute au Québec, est-ce le début ou la fin? Nul le sait. À chacun d'en choisir l'attitude à développer en les prochains mois pour que le meilleur en ressorte plutôt que le pire.

Isolation volontaire en temps de pandémie

mercredi, mars 18, 2020

Jour 3 d'isolation volontaire...



Est-ce-que craindre davantage le virus plutôt que le confinement est à contre courant?

Je crains bien plus d'être intubée, hospitalisée, que pognée à la maison avec les miens. Je crains de l'attraper et de perdre cette guerre que je mène depuis trois ans.

Je crains de l'attraper et de le passer à mon homme. Je crains qu'on ne l'attrape les deux et que la puce se retrouve seule. Mais je ne crains pas de rester des semaines en mon village avec ceux que j'aime. Je ne crains ni la solitude ni le confinement. Je crains le virus et je me protège.

Zen, informée et responsable

Je n'ai pas envie de retrouver la mort à mon chevet. Voilà deux ans qu'elle s'est dissipée, j'apprécierais ne pas la revoir avant plusieurs années encore.

Chaque matin, en ces divers maux physiques qui m'accompagnent, je crains le virus. En ses maux que je gère, contrôle, rééduque, je sais que le covid pourrait facilement se cacher en ma peau.

Si prendre des Advils a pu cacher assez les symptômes de jeunes personnes en santé, mon régiment de médicaments en cachera aussi les premiers signes.

Avec les précautions que l'on prend tous les trois, si l"on incube pas, alors on devrait pouvoir l'éviter.

Dans deux semaines, on en sera certains. Et durant ce temps, je ne verrai plus mon amie fidèle, qui n'a jamais arrêté de venir me voir. Jusqu'à présent.

Tous ceux qui pensent que cela sera passé dans deux semaines devraient rafraîchir leurs connaissances. Creuser davantage le sujet.

Selon moi, on en a pour trois mois, minimum. Je serais bien étonnée de voir les enfants finir leur année scolaire en classe.

En cachant tant de leurs malheurs et misères avec le virus, les chinois ont mis le monde en grand danger.

Le monde aime la facilité. Et il est toujours plus facile de croire aux mensonges bien arrangés qu'aux vérités qui dérangent.

Les Italiens nous montrent la réalité de la chose. Et c'est pas beau à voir. Cela dépasse même ce que je m'imaginais. Et je commence à mieux comprendre pourquoi le parti chinois a fini par emmurer ses gens en leurs immeubles!


Le vécu des Chinois versus les informations du Parti

Sur le coup, voir un peuple se faire enfermer était choquant. J'étais choquée.

Voir la police barricader l'extérieur des appartements avec des habitants qui hurlent à l'intérieur, c'est dérangeant.

Puis voir des immeubles entiers se faire emmurer, c'est troublant!

Et il y a les gens qui perdent la tête et qui sautent. Alors que d'autres se mettent à hurler leurs désespoir aux fenêtres.

Sur le coup, je me suis qu'ils y allaient vraiment fort les chinois. Et que ça cachait de quoi!

On emprisonne pas des immeubles entiers avec des gens dedans pour les chiffres qui sortaient officiellement.

Puis il y a eu les morts qui se sont empilés, les maisons funéraires qui ne pouvaient plus fournir. Les rumeurs que les plus âgés allaient direct au four. Rendu là, par réaction instinctive, je me suis mise à désinfecter des rangées de barres de caddies...

Rendu là, les "journalistes citoyens" se sont tous fait attraper et les VPN tendancieux ont été bloqués, plus rien n'est sorti. La Chine a été mise sous silence. Si ce n'est pour les informations autorisées par le parti.


Voir venir l'épidemie mondiale

En mon vécu, durant des mois et des années, j'ai dû m'adapter au confinement de l'handicap.

Il fut une période où j'ai dû apprendre à en gérer l'abandon social. Qui en soi, s'est révelé plus souffrant que mon dos cassé. Être confiné et regarder le monde tourner fait mal, très mal.

Le monde ne connait pas sa chance d'être confiné collectivement et en santé. Tout comme il ne réalisait pas sa chance de vivre de façon aussi privilégiée.


Lorsque les douleurs dorsales sont devenues plus supportables, j'étais si rodée au principe que j'y faisais à peine attention. Je voulais juste revenir au monde. Passer inaperçue en une foule, bouger, rouler, voyager...

Utiliser l'épreuve comme tremplin

J'avais dépassé l'incertitude et la tristesse de ma vie active disparue. J'étais en mesure de m'identifier, non pas à ce que j''étais en la société, mais à ce que j'étais en mon être profond.

J'avais dépassé bien des émotions toxiques comme les envies, jalousies et dépressions pour me concentrer sur un objectif précis. Celui de revenir à la vie active.

J'entendais les excuses de ce monde toujours trop pressé pour prendre une pause en ma compagnie. Pour prendre le temps de capter mon quotidien composée de rééducation physique, d'isolement social et d'angoisses financières.

Parfois, je regardais aller ce monde toujours plus pressé et je me disais qu'une pause lui ferait du bien. Que cela lui donnerait l'occasion de se regarder en profondeur plutôt qu'en surface polie.

J'y pensais parfois sans jamais me donner la liberté d'imaginer que cela puisse un jour arriver. Je travaillais comme une lionne pour sortir de ce confinement forcé et rejoindre le monde qui n'arrêtait pas de tourner.

Puis, juste alors que je m'apprêtais à progressivement retrouver le monde qui tourne, il s'est arrêté. Et la fucking mort est revenue rôder pour tous et attendre son tour, avec cette patience dont elle est reine.

Ceux qui croient encore que seuls les plus vieux sont en danger devraient regarder les  chiffres des Italiens plutôt que de croire ceux des Chinois. Entendre les Italiens plutôt que d'écouter les Chinois...


Réfléchir plus loin que son nombril

À mon sens, si tu as besoin de machines pour sauver ta peau, c'est que ce virus est pas mal plus costaud qu'il n'y parait!

Assez costaud pour mettre au défi les médecins italiens qui doivent choisir ceux qui ont une chance de survivre et laisser périr les autres.

Assez costaud pour mettre en péril l'ordre social de bien des pays. Assez costaud pour causer toute une zizanie. Assez costaud pour transformer notre monde en un autre.

Rester chez soi pour sauver le monde, c'est pas la fin du monde. C'est juste le début. Et c'est l'occasion de devenir meilleur... Ou pire. À chacun de choisir.


C'est l'occasion d'enrichir ses humanités puisque de toute façon, l'économie va en prendre pour son grade...

Espérons que l'individu saura devenir meilleur pour aider à sauver sa collectivité. Et que le pire à venir viendra du virus plutôt que des humains...


Chroniques de Covid19