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dimanche, septembre 27, 2020

Fin septembre. Étirer l'été en quelques méditations de sable. Inspirer cette nature qui me rassure et me console. Ne pas vouloir voir revenir le frette et l'hiver. 

Une heure de méditation en coin de lac pour me donner de la force intérieure. L'esprit se meut avec un ciel ombrageux. Finir cette séance sous quelques gouttes de pluie. 


Méditer avec un mantra sanskrit. Méditer ne vide pas l'esprit. Il le remplit. Méditer évacue les pensées futiles et remplit l'être de conscience.

Ignorer les bibittes qui décident de me prendre pour un tapis. Dégager les plus téméraires qui s'enfargent en mes boucles. Déloger quelques fourmis qui trouvent des craques où se faufiler. Sursauter au coin-coin puissant d'un canard venu dire bonjour. 

De ces méditations plein air, où tu fusionnes avec la nature au son des vagues qui se cassent sur le sable. Un discipline mentale qui muscle le cerveau et qui aère l'esprit. C'est cool. 

Jusqu'à ce que tu rentres chez toi. Et que Aille Aille Aille! Ça te mord une fesse en sensation de vive piqûre! Ça pique ou ça mord une fourmi en danger de mort? Pas certaine. Ce qui est sûr, c'est que ça surprend! 

J'avais donc oublié une fourmi téméraire qui s'échappe alors sur le carrelage de la cuisine. Que je manque d'écrapoutir avant de la déposer sur un tournesol de jardin. Il y a de ces méditations qui ne sont pas de tout repos!


Méditation de septembre

mercredi, avril 22, 2020

Il y a de ces moments, de nature et de lumière, qui le temps d'un instant, compose une fugace féerie.

Capter un moment d'art éphémère en coin de lac encore bien gelé. En inspirer la beauté.

Il fallait que la lumière et la glace se rencontrent furtivement pour que je puisse en capturer cette magie qui m'adoucit l'âme.


Deux séances de chiro la semaine dernière pour essayer de stabiliser ma colonne. Not happy about that. 

Il est difficile d'accepter la détérioration de mon état physique aussi je retrouve le concept de #souffrirenbeauté pour ne pas capituler.

Après trois jours passés en mode immobile afin de calmer les feux qui se réveillent en ma colonne, je suis bonne pour une dose d'air frais!


Sortir trois heures en coin de lac. Marcher 1000 pas. Prendre mille photos et tester la solidité de mon dos qui en arrache en ce confinement sans clinique interdisciplinaire ni piscine. Le cours de ma rééducation physique n'est plus.

Par amour pour ma pomme, l'homme casse de la glace. Il sait combien cela m'amuse et combien cela me fait du bien au moral. Casser de la glace fait partie de nos traditions sentimentales.

Bien avant la naissance de la puce, on y jouait déjà. Cette année est notre vingtième année en ce coin de brousse semi polaire.

Dans la foulée de l'instant, au détour d'un rayon de soleil, l'on inspire un flow d'art éphémère. Nos deux inspirations s'entrelacent en une même pulsion givrée.  À suivre sur Flickr...

Il casse et dépose dans le sable des morceaux de lac que je mitraille sans pitié, couchée sur un coin de sable.  L'homme stimule mes créativités tandis que le jour s'évade à l'horizon.


Demain me dira si j'ai trop abusé durant cette séance de rééducation physique créative.

Update: Il aura fallu deux jours sans bouger pour m'en remettre. Plusieurs symptômes disparus reviennent diminuer mes qualités de vie. Je compte sur le chiro pour me replacer ce dos cette semaine encore. Et arriver à endiguer les dégâts en cours.

Entre deux éphémères...

jeudi, septembre 14, 2017


Aujourd'hui, avec 25 degrés sur l'heure de midi, l'on se serait cru en plein été! Aujourd'hui, j'ai eu la date de ma future chirurgie. Sans entrain. Avec un certain chagrin.

Le 4 octobre prochain, je repasserai, une autre fois, sous le bistouri. Pour une hystérectomie. Je visualise une renaissance pour en contrer les craintes.

Je sais que c'est la seule option. La seule chance pour moi d'envisager un futur. La seule façon de rester en vie. Je sais aussi que cela sera une grosse opération. Que j'espère sans complication. Je médite et je prie.

J'attends l'appel suivant pour savoir l'heure exacte de cette chirurgie. Si  je ne fais pas l'effort de maîtriser mes émotions à la dérive, des pensées terrifiées s'échappent de mon esprit.

Alors je tiens chaque pensée en laisse. J'en contrôle chaque direction. Pour en maîtriser chaque émotion. Je me réfugie l'être en ces inspirations surréalistes qui me changent les idées tourmentées.

J'inspire cette superbe journée de septembre. Le sable est doux. Le soleil est chaud. D'un pas déterminé, j'avance dans l'eau. L'eau fraîche pince la peau. Les pores se resserrent. Les boucles s'aérent. L'esprit se libère...

Braver la peur. Garder la foi.

lundi, septembre 05, 2016


En ce lundi de fête du travail ensoleillé, il y a foule sur le sable! L'été s'attarde. Personne ne s'en plaint. Cette fin de semaine marque nos dix ans d'union à la chapelle du village. Six ans après une union civile à la mairie de Besançon. Il y a dix ans, enceinte jusqu'aux yeux, l'on s'est mariés, une deuxième fois, devant Dieu...

Aujourd'hui, le soleil grille les peaux. La plage du village se prend pour la Côte d'Azur où s'empilent les corps huilés et les parasols colorés. Le bruit des vagues sur le sable me rappelle tous les bateaux qui bousculent la nature de l'eau. Je monte le camp en mon coin de sable isolé.

D'un côté, les plus urbains s'éclatent sous le ciel bleu. Et, de l'autre côté, tout au bout de la plage, quelques locaux sauvages trouvent la paix en ce coin de sable peu peuplé (car non surveillé par les sauveteurs). Ce qui fait notre petit bonheur tranquille...


Fête du travail sur le sable et 10/16 ans de mariage...

vendredi, septembre 02, 2016


Je vis entre lac et forêt. Sur la même rue de brousse depuis 16 ans maintenant.

Avec le nouveau millénaire, après 27 ans aux saveurs de bohème, j'ai voulu prendre racine. En compagnie de mon jeune mari de 20 ans. Puis nous nous sommes reproduits. Nous nous sommes enracinés...


Je vis entre lac et forêt. Je nourris mon côté urbain à Québec, qui n'est pas si loin. Juste assez loin pour l'oublier une fois rentrés chez soi. Et juste assez près pour facilement y soigner un brin de #CabinFever.

Je vis entre lac et forêt. J'adore ça. Cela m'apaise le coeur. Et les nerfs...

Avec l'été qui s'achève, les maisons secondaires, celles qui font bourdonner le village en ses rythmes estivaux, commencent déjà à s'empoussièrer.

Jusqu'à l'été prochain où reviendront s'amuser de riches citadins. Je ne m'en plains point. Les âmes urbaines retournent en leurs quartiers pressés. Elles emportent avec elles leurs bruits mécaniques. La nature reprend tous ses droits. Et le silence humain est roi.

En ces instants d'insomnie où le village est complètement endormi, j'écoute la nuit. Elle vibre de centaines de sons qui emplissent l'obscurité tranquille. Elle suit les rythmes nocturnes qui en font la norme.

Quand ronflent homme, enfant et animaux, par les fenêtres ouvertes, j'écoute vibrer la nature qui fait bruisser l'atmosphère.

La vie habite le silence de la nature qui me berce l'esprit. Celui-ci jouit alors d'un indicible plaisir invisible...

Entre nature et sommeil, passe un orgasme de brousse...

mardi, mai 31, 2016


Seule sur le lac, je me fonds avec les vents et les courants. C'est à chaque fois une nouvelle sensation à inspirer. Le lac, aussi immuable qu'il soit, n'est jamais tout à fait pareil.,,

Le temps dicte ses humeurs. Il peut se faire féroce et violent ou doux comme de la soie. Niché entre ses collines boisées, il traverse les saisons... intemporel.

Témoin de tant de générations humaines qui défilent en sa surface... qui le respectent ou qui l'exploitent et s'en amusent?


Hier soir, j'ai eu le délice de naviguer sur une surface lisse comme un miroir limpide. Le lac paisible reflétait nuages et paysages.

Avec gratitude, j'ai inspiré la solitude de l'instant. Reconnaissante du moment présent. Tout simplement. J'ai fermé les yeux. J'ai écouté les oiseaux gazouiller dans la forêt qui entoure ce lac qui m'habite. Je me suis laissée dériver. Je me suis laissée flotter dans le silence bruyant de la nature qui célèbre la fin d'un autre jour.

Lorsque j'ai ouvert les yeux, les nuages laissaient transpercer le soleil doré de sommeil. La saveur du temps avait ce petit gout de paradis qui en fait rêver tant.

Glisser sur le lac comme un sioux, un montagnais ou un huron? 

S'appliquer à faire le moins de bruit possible lorsque les rames poussent l'eau qui dirige mon kayak pas mal plus moderne que les canots d'écorces d'antan.

Ce kayak bleu, trouvé à petit prix sur Kijiji, est si loin des amérindiens qui ont si longtemps vécu en cette contrée. Pourtant, alors que je glisse sur le lac, ils me semblent si proches...


Il fut un temps, désormais lointain, où ce lac avait un nom amérindien. Prononcé par les tribus nomades, aujourd'hui disparues, qui en peuplaient régulièrement les rives. Générations après générations. Leur mode de vie s'est éteint mais le souvenir revient à celui qui s'en souvient.

Glisser en silence sur l'eau. Doucement. Envoyer une pensée respectueuse à ces ancêtres qui ne sont plus. Me fondre dans la nature qui se prépare à l'obscurité. Avec le soleil qui se couche, l'heure bleue prend possession du jour qui devient nuit.

Je commence à me résoudre à ramer en direction des maisons. Un autre jour, où le lac sera aussi lisse, je laisserai la nuit me tomber dessus. Mais pas ce soir. Ce soir, je rentre sagement au bercail.

Dans le ciel qui s'assombrit, un nuage fait de la résistance. Il reflète le soleil disparu derrière les vertes collines. J'inspire la douceur de l'heure qui bleuit l’atmosphère claire. Même le moustique qui me pique n'arrive pas à casser la magie du moment.


Reconnaissante de cette sérénité qui s'imprègne en mes veines, je me rapproche de la terre ferme. Je capture l'un de ces moments où l'on aimerait tant trouver le fameux "piton" qui ralentit le temps. Et appuyer fermement dessus!

Mais le temps ne s’arrête pas, il se savoure. Je savoure donc chaque seconde qui passe comme si c'était le meilleur des desserts jamais dégustés.

L'heure bleue se dissipe dans la nuit qui s'approche. Bien lentement je reviens à la rive. Je ramène avec moi un morceau de paix universelle et de calme mental. Je ramène avec moi une bouffée d'air pur qui me ressource de l'intérieur.


Les couleurs du soir s'apaisent dans le crépuscule qui m'enrobe les idées allégées. Je rame silencieusement en direction des maisons éclairés par quelques rayons de soleil qui se faufilent à l'horizon.

Je me laisse dériver, une dernière fois, avant de me résoudre à retrouver le sable sous mes pieds. Avant de rentrer, j'inspire profondément le jour qui se fond dans la nuit.


Ce coin de nature qui fait la texture de notre histoire familiale me fait tant de bien. Il participe à mon équilibre personnel.

Je le remercie mentalement de ses bontés limpides. Je reprends le chemin de ma petite maison, lovée au coin de la forêt où gazouillent les oiseaux...


Balade sur l'eau à l'heure bleue...

dimanche, mai 29, 2016


Il y a une trentaine d'années, le lac était bordé de chalets comme le plus petits de ces trois là. C'était des chalets familiaux. Ils étaient conçus pour l'été et rarement visités durant l'hiver.

À la fin des années 90, ces petits chalets de bord de lac ont commencé à se vendre à gros prix. Les nouveaux propriétaires ont mis à terre les petits chalets pour construire de gros chalets comme celui du milieu. Des chalets habitables à l'année.

Depuis une dizaine d'années, les nouvelles constructions sont du genre de la plus grosse des trois maisons. Qui n'est pas la plus grosse en son genre...

En cette photo croquée sur l'eau, on voit parfaitement la progression immobilière du bord du lac. Les petits chalets d'antan sont de plus en plus rares, les gros chalets font la norme et les manoirs se la pètent à coups de millions de dollars. Bienvenue dans le nouveau millénaire...

Quand les chalets grossissent...

Le mois de mai aura été des plus étranges. Avec une vague de chaleur avec des températures qui ont monté jusqu'à 31 et une vague de froid avec de la neige pendant deux jours! Du gros n'importe quoi...

Il aura fallu s'armer de patience pour enfin voir arriver les beaux jours. Pour enfin revoir l'eau du lac. Un lac qui n'a pas voulu caler avant début mai.

Après le chaud, la neige et le retour de la chaleur, la nature a explosé. En une semaine la forêt est redevenue verte. Les arbres nus se sont rapidement rhabillés de leurs feuilles toutes neuves.

On en a profité pour planter notre jardin avec la Miss en liesse de pouvoir refaire du vélo et de la trottinette.

J'ai regardé, jour après jour, cette verdure s'épanouir sous mon nez. Je me suis rappelée combien j'adore cette renaissance subite de la nature.

J'observe avec bonheur toutes les nuances de vert qui apparaissent d'un coup. Une ribambelle de couleurs sur un même thème. D'une semaine à l'autre, on change soudainement de contrée. C'est presque magique comme sensation. On est plus polaire. On devient solaire!

On reprend vie avec la nature qui de nouveau nous émerveille. Le lac, libéré de ses glaces, reflète ses bleus à l'infini. Je retrouve le bonheur de "kayaker" et j'inspire la nature à pleine bouffées...

Il y en a des qui aiment courir, il y en a d'autres qui aiment faire du vélo et puis il y a ceux, comme moi, qui aiment ramer!

En fait ce n'est pas tant ramer que j'aime que le plaisir d'être seule sur le lac. De me retrouver libre en ses vents qui en font les courants. De les apprivoiser. J'aime comprendre les différentes humeurs de l'eau qui me porte.

Ramer est un effet secondaire de ce plaisir qui me ressource les idées. Me lever avec le jour qui débute pour aller faire un tour d'eau est un effort qui fait du bien. Mes bras, ramollis par un hiver difficile, crient de douleur et cela fait mon bonheur.

Dans la vie, il y a toutes sortes de douleurs négatives à traverser et puis il y des douleurs positives à apprécier. Les courbatures sont de ces douleurs positives qui s'inspirent...



En mai ne fait pas ce qu'il te plait...

mardi, avril 26, 2016

Début février, notre quotidien a basculé en une nouvelle routine, celle de la commotion cérébrale de Miss Soleil...

Depuis, on chemine en parallèle de la normalité. On en fonde une nouvelle avec les cartes que nous donnent cette blessure d'enfance qui s'est déroulée dans la cour d'école.

La mère que je suis n'a jamais été angoissée de la santé de son rejeton. Jamais je ne me suis autant battue pour la protéger et la préserver. J'en digère encore le processus en cours... 

Depuis plus de trois mois Miss Soleil est à la maison, Je couve le cours de ses jours. En sa discipline de repos de commotion, elle doit vivre le rythme d'un enfant de trois ans. Ce qui lui amène énormément de frustration intérieure. Elle traverse présentement une épreuve qui souvent la dépasse. Et pour la première fois de ma vie, je réalise l'utilité de mon expérience acquise.

J'ai moi-même eu un sérieux accident à douze ans. Traumatisme crânien, cervicales fêlées, duremère sectionnée. J'ai dû réapprendre à marcher et j'en ai gardé des séquelles qui me suivent depuis. J'espère qu'en cette blessure que l'on soigne, elle pourra se rétablir sans séquelle et reprendre son train train quotidien avec la rentrée scolaire de septembre.

L'équipe médicale qui la suit nous nourrit d'espoir et nous encourage à la patience. Une patience que l'on cultive semaine après semaine...

Entre ses symptômes de commotion qui vont des maux de tête, à la nausée, en passant par l'hypersensibilité au bruit et à la lumière, se faufilent toutes sortes d'émotions et de comportements déstabilisants pour ses dix ans. Elle est aussi très troublée par l'invisibilité de sa blessure et se sent particulièrement incomprise par les autres. Pour la première fois de sa vie, en cette situation, elle fait face à des préjugés qui la blesse.

Tout comme sa vie est en pause, j'ai mise la mienne en suspension. La peine que je ressens à la voir traverser ses semaines en douleur est profonde. Je l'encadre et je la guide avec cœur. Je sais combien le processus est long et invisible. J'ai eu assez de problèmes de santé au cours de ma vie pour bien comprendre la situation. Je l'accompagne en ses maux tout en les considérant. Sans les minimiser. J'écoute ses émotions et j'essaie de lui montrer une direction où cheminer. Je lui explique qu'elle peut en ressortir plus forte si elle le décide...

Avec le printemps qui arrive timidement, on reprend pieds. Y'a rien de meilleur pour le moral que de voir fondre la neige! Alors même s'il fait cinq degrés au soleil et moins de zéro dans le vent, je nous organise notre premier pique-nique de saison. De quoi s'aérer les idées tourmentées et retrouver quelques bribes de lac bleuté.

Évidement la Miss ne résiste pas à tenter le diable en testant la glace. Sous le regard alerte de la mère qui connait bien ce jeu de printemps. Évidement, je rate ce moment crucial où elle finit par casser la glace et mettre les deux pieds dans l'eau! Mais le fun est de la partie. C'est une tradition familiale qu'elle poursuit. Une tradition que l'on pratique depuis avant sa naissance. Alors qu'elle reprend un peu de mieux (et moi avec), je me reconnecte. Prête à repartir pour un tour de saison...

Une vidéo publiée par @etolane le

Printemps es-tu là?

vendredi, octobre 02, 2015


Petit tour de kayak avant d'aller chercher la Miss à l'école pour nos midis mère/fille. Princesse la ‪#‎shitzu‬ de maison n'est pas du tout rassurée de cette expédition matinale. Le lac s'agite et fouette le kayak. Le vent frais nous rappelle que l'hiver s'en viendra trop vite.

Mais ce qui me fait le plus sursauter c'est l'ÉNORME araignée qui vient se balader près de ma cuisse. Issshhh. Sursauter dans un kayak qui vogue sur un lac agité n'est pas recommandé. Note à moi - même: "Checker les bibittes à bord avant de prendre le large". Passée cette petite surprise, j'apprécie la lumière du soleil qui scintille au gré des vagues.

Au retour, le vent est assez puissant pour que je sente bien fonctionner mes muscles. Ainsi je rééduque mon bras opéré durant l'été. Et j'inspire une bonne bouffée de liberté et d'air frais pour me ravigoter les pensées mélancoliques...

Une bouffée de lac après une nuit où il a gelé...

mardi, juin 02, 2015

En mon spot de méditation chéri, je me régénère l'âme au soleil. J'aime tant y méditer que je suis capable de m'y forcer même si une scie électrique ou une tondeuse polluent mon audition.

Je me dis que cela ajoute une difficulté à l’exercice mais que ce n'est pas une raison pour ne pas me plier à l’exercice.

En ce coin de lac où je me suis retirée cet automne, je suis devenue méditante comme d'autres font du sport. Je m'y entraîne l'esprit avec ardeur.

Mon esprit se transforme au fil des saisons qui le médite. J'en apprécie les bénéfices et la tonicité de cervelle.

Hier, j'y ai réfugié mes quelques heures de liberté entre deux allers-retours à l'école avec la puce.

En appréciant le silence de l’après-midi et le fait qu'il n'y avait encore aucun bateau à moteur sur l'eau, j'ai médité.

Je n'y ai vu aucun bateau mais j'ai vu passer une canne avec sa couvée fraîchement arrivée. Ils se déplaçaient en un seul mouvement, cela m'a fascinée quelques minutes...

Mon plus grand défi photographique a été l'idée saugrenue d'attraper l'un de ces poissons qui jouaient à saute-mouton dans l'eau douce. J'en ai vu et entendu tant sauter que j'ai décidé d'essayer de les capturer en vol.

Je n'ai malheureusement réussi qu'à attraper un splash et quelques poissons qui se baladaient dans l'eau transparente du rivage. Assez pour m'amuser quelques minutes entre deux explorations de l'esprit méditant...





Au coin de mon lac...

samedi, mai 23, 2015


Avec les manoirs secondaires qui se construisent à coups de millions de dollars au bord du lac, certains pensent que le village perd son âme.

Rappelons que ce lieu de villégiature n'a de route que depuis les années 50. En son âme, il y a l'essence de la nature du Québec. L'essence de la vie paisible qui se déroule en coin de lac. Il y a ces petits chalets d'antan qui en rappellent le bon temps...


Et puis il y a cette monstruosité qui me fend le cœur à chaque fois que je marche sur cette rue. Avant d'acheter notre maison, le terrain en face de la maison d'origine nous intéressait. En s'y intéressant, nous avions rencontré le couple de retraités qui y habite depuis 30 ans. On avait bu un café et admiré leur vue. Un gentil couple qui reflétait bien l'âme du village.

Au printemps dernier, lorsque j'ai marché jusqu'à là et que j'ai vu la construction qui leur faisant tant d'ombre, mon sang n'a fait qu'un tour. Quel goujat sans cœur ni conscience pouvait ainsi se construire en plein devant le petit couple âgé et leur voler leur vue! C'était diabolique. Et la ville avait laissé faire ça!?!


Un panneau "À vendre" était planté devant la maison du petit couple qui nous avait expliqué combien il était heureux de vieillir, en paix, ici, avec leur vue sur le lac. Cela m'a pris une saison pour m'en remettre. Incapable de passer par là sans bouillir intérieurement. Comment un être humain digne de ce nom pouvait avoir si peu de considération pour son prochain, pour son voisin!?! Révoltée la mère.

Ce printemps, en marchant là avec une amie, j'apprends que le couple qui était en train de construire cette monstruosité se séparait. Well, Karma is a bitch! Et si je n'aime pas me réjouir du malheur des autres, j'ai ressenti à cette nouvelle une sorte de soulagement, il y a certainement là une leçon humaine à tirer...

En discutant de la chose avec mon amie, l'on remarque que l'on connait pas mal de couples qui se font construire de grosses baraques dans les parages pour ensuite se séparer à peine la maison finie.

Et je ne peux m’empêcher de penser que si ces couples investissaient davantage en l’immatériel de leur relation plutôt qu'en la grosseur de leur maison, il y auraient moins d'enfances tristes et plus de couples heureux.

Malheureusement, ici, les dégâts sont faits, personne ne mettra plus jamais à terre cette affreuse maison. Une maison à moitié finie dont la finition n'est plus une priorité d'après ce que j'en apprends.

Une maison qui aura gâché la fin de vie de ce gentil petit couple qui ne souhaite plus que vendre, à perte. Et qui manifestement n'aura pas porté chance au goujat qui en a eu la savante idée...

Et alors que l'on descend la colline en direction du lac, je fais une prière silencieuse pour que le village garde son âme d'antan encore quelques décennies durant...

Album Flickr à visionner par là...




De cœur et d'argent... Où s'en va l'âme du lac?

vendredi, août 08, 2014

 

L'été se passe, à vitesse grand V, comme à son habitude. Quand on vit en nos latitudes nordiques, l'été a un petit goût de paradis. Un paradis éphémère qui nous redonne assez de pep pour passer au travers la longue saison d'hiver...

L'été, bien entamé, s'écoule en son sablier et l'on profite de ce lac auprès duquel l'on vit à l'année. Un lac si beau et serein qu'il attire les vacanciers urbains depuis plusieurs décennies. 
 

Mon village, entre lac et forêt, a une soixantaine d'année. Issu de la villégiature citadine, il est désormais habité à l'année par un bon millier de personnes. L'été, il explose pour dénombrer plus de cinq mille habitants. Et pas un touriste dans le lot! Juste les résidents des maisons secondaires. Des chalets, toujours plus grands et luxueux, qui attendent patiemment le retour des humains qui les animent.

Des humains habitués à la ville qui transportent son bruit en leur sillage. La majorité semble percevoir le lac comme un terrain de jeux où venir s'éclater au soleil. Et certains jours d'été, où la foule fait rage, mon paradis m'est infernal...

En ce lieu de villégiature où j'ai planté racines, une plage municipale vole la vedette. Durant les beaux jours d'été, elle est si star que ne marche pas qui veut sur son sable. Pour y avoir accès, il faut avoir une adresse de résidence au village et montrer patte blanche (sous la forme d'une carte qui change de couleur à chaque année). Des humains en uniformes montent la garde.

L'été, il y a de ces jours où je me sens bien envahie en mon petit coin de paradis. Entre la dictature de plage qui me rend rebelle et me fait me prendre le chou, au moins une fois par saison, avec le garde zélé de service, il y a le bruit généré par l'excès de bateaux sur le lac... 

Ces jours là, mon paradis devient celui des autres. De ceux qui l'exploitent sans penser plus loin que le petit bout de leur nez. 
 

Ces jours là, je m’exile en ce coin désert de la plage, où errent les sauvages comme moi, et je rumine en silence. Si on fait le compte, ces jours là sont rares sur une année. Mais les belles journées tropicales aussi! Et malheureusement les deux se conjuguent souvent en nos étés qui  passent si vite...

Ces jours là, mon regard s’accroche aux rares voiliers et canots qui font de la résistance aux bateaux à moteurs (toujours plus puissants et nombreux). Ces bateaux qui font des vagues pour que sautent toujours plus haut les amateurs de sensations fortes. Et je n'ose même pas parler des moto-marines tellement je les abhorre. 


Il y a toutes sortes d'embarcations à moteurs qui contribuent au vieillissement prématuré de ce grand lac que j'aime tant. Des embarcations qui font dériver ma cervelle qui bouillonne depuis plusieurs années...

Évidement, il arrive que je me retrouve à faire une ballade en bateau, avec des amis, au cours de l'été. J'en comprends le plaisir que chacun en tire. Mais à chaque fois que j'en ressens la sensation, les boucles au vent, celle-ci se mélange immédiatement avec une culpabilité de fond. Ceci dit, je ne refuse pas que ma puce s'amuse sur une "trippe" lorsque l'occasion se présente. Mais je lui explique quand même pourquoi les bateaux me peinent...


L'eutrophisation du lac, tout le monde s'en fout. Tant que le plaisir présent est là, tant que l'on peut s'éclater entre reflets bleutés d'eau douce et soleil éclatant, who f... cares

Ces jours là, où ma cervelle déraille, j'imagine le temps où les blancs n'avaient pas découvert ce lac. À l'époque où seul son nom indien en faisait la dénomination. Ce temps disparu où les tribus indiennes en profitaient tout en le respectant (et en pensant au présent des sept générations à venir). Ces jours là, j'ai mal pour ces ancêtres qui ne sont pas les miens...

En bonne sauvage que je suis, je connais les habitudes estivales des vacanciers, je sais les heures où aller inspirer le lac sans trop être dérangée. Et puis, il y a cette culture du coucher de soleil que j'affectionne. Une culture underground, si j'en crois le petit nombre qui la pratique sur le sable de la plage...


Les dimanches de lac bondé sont ma hantise estivale, si j'ai à aller au lac, parce-qu'il fait vraiment trop beau, où que l'on a des amis en visite, je cultive ma tolérance tout en ruminant mon désespoir humain. 

Je ne suis qu'une toute petite goutte en l'océan qui fait l'humanité. La seule chose que je peux faire, c'est être ce que je suis. Et élever mon enfant avec une certaine connaissance de la nage à contre courant. Ma fille, à l'enfance que je dore en ce petit coin de lac. Une fillette qui pousse aussi vite que passent les étés...


Depuis la mi-juin, Miss Soleil a perdu 5 dents dont trois molaires, elle grandit. Elle apprend, comprend, évolue. Ce faisant, je suis son rythme, j'apprends, je comprends et j’évolue. Cet été, elle aura passé trois semaines au camp, deux en voyage de presse et le reste en mes jupes. Alors que l'on profite de la plage, relativement tranquille, je regarde accoster un ponton. Et je réalise combien les pontons me rassurent...

En fait, le ponton de lac est le bateau qui me tape le moins sur le système. Le plus silencieux, le moins rapide et le plus confortable pour voguer sur l'eau. S'il n'y avait sur l'eau que des voiliers, des canots et des pontons, l'ambiance seraient bien différente en ces jours bondés d'humanité.

Le ponton, c'est aussi le plus pépé des bateaux.  Mais bon on peut pas tout avoir! 

Manifestement, de nos jours, il est difficile d'être cool sans abimer le lac. Bref, si jamais un jour, je devais avoir un bateau à moteur pour aller voguer sur le lac, ce serait un ponton. Un ponton funky!

Alors que j'en partage la réflexion avec ma puce, elle  me dit:

- T'en fais pas Maman quand tu seras grand-mère t'auras un ponton!

Ouais, quand même pas hâte à être grand-mère! Et la question suivante est de celles qui tuent sa mère...

- Maman je sais que le pipi sort pas par la bille alors à quoi ça sert une bille?



Entre deux grains de sable et d'eau douce...

lundi, juillet 21, 2014

Lorsqu'un drôle d'oiseau vient faire un tour de lac et réveille un vieux fantasme...


Prendre les airs...

mercredi, décembre 11, 2013

http://www.flickr.com/photos/etolane/11293027434/in/set-72157638516960824/
Habiter en coin de lac c'est en inspirer les multiples états d'eau.

Et même si certaines atmosphères se répètent au fil des saisons, les nuances n'en sont jamais les mêmes.

C'est ce qui rend la nature qui m'entoure si vivante à mes sens. Ses subtilités m'ensorcellent l'esprit.

Et parfois, l'on capte un état plus rare que les autres. L'un de ces moments précieux qui devient un petit bijou mental. 

Dimanche dernier, le lac nous a offert un après-midi exceptionnel en se transformant en une incroyable patinoire.

Sa surface aussi solide que lisse a attiré tous les locaux qui se sont fait le plaisir d'en profiter. Que cela soit en patins, en planche de surf, à pieds ou même en moto! Inutile de préciser que l'on s'en est donné à cœur joie.

http://www.flickr.com/photos/etolane/11293116673/in/set-72157638516960824

Durant ce jour de lac si particulier, l’atmosphère ambiante était tout simplement magique. Une bonne partie du village s'est retrouvé sur sa surface lisse. Les ados se sont éclatés à jouer au Hockey. Les patineurs de tout âge ont joui. Les chiens ont couru avec enthousiasme. L'humanité locale a inspiré une bouffée de paradis...

Il est tellement rare d'atteindre de telles conditions de lac que le moment était réellement féérique. Certains affirmaient ne pas avoir vu cela depuis 25 ans. Quant à moi qui vit là depuis 13 ans, je n'avais jamais vu ça!

http://www.flickr.com/photos/etolane/11293027434/in/set-72157638516960824/

Pour arriver à de telles conditions il aura fallu que le lac gèle d'abord en son entier. Ce qui fut le cas à la mi-novembre avec plusieurs nuits glacées à souhait.

Puis une bonne tempête de neige a déposé sur sa surface gelée une couche d'environ quinze centimètres de poudreuse. La pluie a suivi la tempête. Elle est venue se mélanger au tout pour former de la bonne sloche lissée par les vents avant de regeler d'un bloc avec quelques nuits bien congelées.  Et voilà le résultat!

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La journée de dimanche s'est levée avec un soleil éblouissant et une surface glacée parfaite pour que tous s'y éclatent. Le soir s'est couché sur le bonheur de ceux s'y extasiaient. Une perfection toute éphémère puisque le lendemain une autre tempête de neige est venue transformer le paysage pour en faire un désert de poudrerie...

Féerie sur lac

dimanche, septembre 29, 2013


J'habite un endroit de nature, non loin de la ville. Juste assez loin pour l'oublier. Juste assez près pour ne pas m'encrouter. À la ville, je prends le pouls de la civilisation qui fait mon époque moderne. Au lac, mon pouls s'harmonise avec celui de la nature qui m'entoure.

Entre forêt et lac, nous avons pris racine. J'en apprécie le calme humain. Il me repose les émotions tourmentées.  Miss Soleil y grandit, sans grand souci, au rythme des saisons qui se renouvellent. Et, en cet automne qui nous absorbe, l'on profite au maximum de ce merveilleux cadre qui est le nôtre.


L'été, le lac se transforme en lieu de villégiature subtilement exalté mais une fois l’automne arrivé, la nature reprend ses droits. J'aime alors y inspirer ses différents états. Et parfois, je capte l'un de ses moments privilégiés où le lac se transforme en miroir limpide...


Miroir limpide...