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jeudi, septembre 19, 2019


En coin de lac, au creux de soi, partir à la recherche de ma plume. Respirer l'air pur. Méditer au fil de l'eau qui se fait miroir. Inspirer le flot de ces idées à développer. Chercher l'énergie d'avancer. Trouver sa force intérieure. Puiser.

Accrocher quelques inspirations. Penser progression. Inspirer la transparence de l'eau. Expirer les tristesses et les doutes. Méditer au soleil cru qui chauffe les multiples couches de la peau. Inspirer le ciel d'azur qui s'étend à l'infini. Prier à l'invisible univers. Expirer.

Respirer le silence de septembre et sa plage désertée. Surmonter les innombrables maux du corps. Dépasser les peines de l'esprit. Méditer en profondeur. Inspirer l'extérieur qui m'a tant manqué. Expirer les angoisses générées par la maladie. Laisser flotter le malheur à la surface de l'eau. Laisser glisser les pensées en forme de pleurs. Plonger en soi. Inspirer.

Marcher pieds nus dans le sable doux. Respirer la nature qui s'étire dans le temps. Absorber ces fatigues physiques qui ralentissent les jours. Apprecier la tranquillité de l'instant. Accepter ces lenteurs qui agressent le coeur. Forcer le corps. Pousser l'esprit. Laisser filer les vagues à l'âme. Inspirer, méditer, respirer. Exister...

D'air et d'eau...

vendredi, juillet 25, 2014

Cette semaine,j'ai poussé le pire hurlement de ma vie. Un cri primal qui a fait sursauter tout le quartier....

En transplantant un tournesol, alors que je remue la terre pour l'enterrer, j'aperçois une espèce de "balloune" bizarre entre deux bêchages. Curieuse, je prends le truc dans ma main. Un truc préhistorique qui, d'un coup me regarde, et fait "couac"! 

S'en vient le hurlement de la mort. Prise par surprise, le temps de lâcher le truc dans la terre et de m'en remettre, j''hurle pendant au moins une minute en continu, par vagues de terreur. Hystérique. Assez pour qu'une voisine, homme et enfant se rameutent. 


Pour ensuite rire comme une folle de ma connerie. Et faire rire la galerie. Ce crapaud m'a donné la peur de ma vie! Les voisins se sont bien marrés, ils en parlent encore quelques jours plus tard...

Tétanisé par mon cri, sûrement aussi terrorisé, le crapaud n'a plus bougé pendant plusieurs minutes. Assez longtemps pour que je puisse le mitrailler de mon objectif et lui croquer le portrait.


Il a fini par retourner chez lui, dans les briques qui bordent ma plate-bande. Et c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Jean-Paul, le crapaud qui a décidé de prendre demeure dans mon jardin cet été!

La fois où j'ai rencontré un crapaud...