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samedi, octobre 03, 2020

Il y a plus de vingt ans, après une dizaine d'années à vivre à Montréal, j'ai décidé de la quitter. À l'aube, sur le Mont-Royal, à regarder le soleil se lever sur la jungle urbaine, j'ai réalisé que vivre en ville était mon choix. Et j'ai choisi de la quitter. 



Depuis l'an 2000, où nous fûmes jeunes mariés. L'on vit ici, en coin de lac. On y mûrit, on y vieillit. On y cultive les racines des graines plantées avec ce début de millénaire. On y construit notre famille.

La nature a un effet apaisant sur mes nerfs. Elle me recentre l'esprit et me ressource le coeur. Elle me donne de la force de vie et le courage d'être humaine. 

Chaque mois, depuis mai dernier, je fais un journal de famille avec l'App Neveo. Ce qui me redonne une discipline photos. 

Chaque mois, je fais cinquante montages pour résumer la vie qui s'écoule. Je puise ma motivation en cet exercice précis dans l'idée de mes petits enfants. 

Car Dieu sait que j'aurais trippé d'apercevoir ainsi le quotidien de mes grands-parents, immortalisé sur papier ciré. 

Qui sait ce qu'il adviendra de nos mémoires numériques? Je ne suis plus capable de ne jamais toucher mes images... 

Cet exercice me donne aussi une "deadline" qui me fait du bien. Après l'épreuve de santé, la rééducation n'est pas que physique, elle est aussi mentale. Après avoir passé tant d'heures à contrôler chacune de mes pensées, je retrouve un peu de liberté. 


Avec ma courbe de progression qui avance, je retrouve assez de force et d'énergie pour pouvoir me donner d'autres défis intérieurs que celui de survivre à l'enfer dans lequel mon dos m'a transporté. Un enfer insoupçonnable au commun des mortels. 

Cet été, avec ma wet-suit et une tonne de bonne volonté, j'ai donné un bon coup à ma rééducation physique. Je me suis forcée et dépassée avec conviction et sans complainte. Et cela semble payer. 

Enfin, mon dos blessé donne des signes de stabilisation et de récupération. Je vois briller une lumière de guérison. Même si je me retrouve avec l'impression de devoir recommencer à zéro en un monde qui ne tourne plus rond. Bien heureuse de vivre en nature...

Journal de photos et rééducations...

mardi, mars 31, 2020

Le mois dernier, j'ai été contacté par Neveo pour tester leur service de journal familial pendant deux mois.

Je voulais attendre de recevoir un premier exemplaire papier avant d'en partager mon avis.

Il y a déjà tant de choix de service pour faire des albums photos en nos univers numériques. Lequel utilisez-vous?

Je veux tester quelques services au futur car je trouve que j'ai vraiment trop de photos en mon nuage numérique et trop peu sur papier! Je vais recommencer à chercher les promotions...

Celui-ci cependant n'est pas comme les autres. Il s'agit d'abord d'un journal plutôt que d'un livre de photos et de la possibilité de service mensuel.

J'ai trouvé l'initiative intéressante pour ceux qui ont des familles avec qui rester en contact. À l'origine, Neveo a été conçu à destination des grands-parents afin de partager concrètement, chaque mois, des images de la vie familiale.

Si l'on a pas de grand-parents, on peut aussi l'utiliser comme journal de vie de famille. En faire des archives de quotidien qui pourraient ensuite se transmettre à de futurs petits enfants? On peut transformer le concept en exercice de mémoire familiale selon ses envies et ses besoins. On peut aussi l'envoyer à des amis ou d'autres membres de la famille. Bref, on fait comme on veut avec l'outil à disposition.

Le dernier jour du mois, Neveo fait la mise en page du journal, l'imprime et l'envoie à l'adresse indiquée. C'est une bonne idée pour garder un lien visuel avec la famille éloignée, les amis et même pour sa propre mémoire.

J'aime l'idée de la constance mensuelle qui force à trier et archiver ses photos sans pour autant les oublier en ces néants numériques qui consument nos heures.


J'ai donc téléchargé l'application Neveo que j'ai trouvé très facile à utiliser. Télécharger ses photos est un jeu d'enfant. L'on a ensuite l'option d'écrire une petite légende de 150 caractères (ou pas) par photo. Le journal peut contenir juqu'à 50 photos à la fois. C'est ultra simple et facile. Il n'y a pas d'options de créativité à mentionner mais le travail de mémoire est non négligeable?

Durant, ce dernier mois, j'ai régulièrement téléchargé des photos pour en créer une sorte de roman photos intime. J'avoue avoir pris plaisir à le faire. Et je suis bien curieuse d'en voir le résultat papier!

Faire un geste vers l'autre en tant de pandémie


Puis, j'ai reçu un courriel de la compagnie qui a décidé de lancer une action de soutien et de solidarité, en offrant à tous ceux qui liront ces lignes, la possibilité de profiter de deux mois gratuits en utilisant le code Promo SOUTIEN.

Cette initiative vise à encourager les liens en ce contexte hors norme, généré par la Covid19. N'hésitez pas à en profiter si l'envie vous prend, c'est pas parce-que l'on est confiné que l'on doit garder ses images enfermées en nos nuages numériques.

Si le service vous plait, vous pourrez continuer d'imprimer vos journaux mensuels pour environ 10$ par mois. Et si le produit ne vous plait pas, il vous suffit d'arrêter sans frais l'envoi de journal de papier. Il n'y a rien à perdre et tout à gagner! Sans oublier de mentionner que les journaux peuvent être envoyés dans plus de 100 pays...

De mon coté, je vais attendre de recevoir l'exemplaire de mars pour me décider et commencer celui d'avril. Je trouve très humaine et bienveillante le concept de base pensé par Neveo. J'apprécie aussi l’opportunité d'offrir deux mois gratuits à tous.

Je n'aime pas l'idée de faire de l'argent en temps de "minipocalypse", c'est pourquoi notre école de brousse est gratuite! L'idée est de servir de cette épreuve collectivité pour s'enrichir de l'intérieur plutôt que de l’extérieur...


Archiver ses photos en un journal de papier/ Neveo

jeudi, septembre 19, 2019


En coin de lac, au creux de soi, partir à la recherche de ma plume. Respirer l'air pur. Méditer au fil de l'eau qui se fait miroir. Inspirer le flot de ces idées à développer. Chercher l'énergie d'avancer. Trouver sa force intérieure. Puiser.

Accrocher quelques inspirations. Penser progression. Inspirer la transparence de l'eau. Expirer les tristesses et les doutes. Méditer au soleil cru qui chauffe les multiples couches de la peau. Inspirer le ciel d'azur qui s'étend à l'infini. Prier à l'invisible univers. Expirer.

Respirer le silence de septembre et sa plage désertée. Surmonter les innombrables maux du corps. Dépasser les peines de l'esprit. Méditer en profondeur. Inspirer l'extérieur qui m'a tant manqué. Expirer les angoisses générées par la maladie. Laisser flotter le malheur à la surface de l'eau. Laisser glisser les pensées en forme de pleurs. Plonger en soi. Inspirer.

Marcher pieds nus dans le sable doux. Respirer la nature qui s'étire dans le temps. Absorber ces fatigues physiques qui ralentissent les jours. Apprecier la tranquillité de l'instant. Accepter ces lenteurs qui agressent le coeur. Forcer le corps. Pousser l'esprit. Laisser filer les vagues à l'âme. Inspirer, méditer, respirer. Exister...

D'air et d'eau...

vendredi, février 22, 2019



Déserté sur la plus longue durée de son existence, ce blogue n'était cependant point mort. Disons plutôt qu'il s'est retrouvé en mode "cryogèné". En attente d'inspirations partagées. Tandis que je rééduque mon corps à la vie, suite à de sévères ennuis de santé, il attend. Patient. Mais l'on dirait bien que j'y reviens...

Que reste-t-il de ces lecteurs d'antan? De ces esprits parfois fantômes, bien souvent invisibles, où plusieurs fidèles me retrouvaient en ce jardin virtuel que j'ai tant aimé cultiver. Au gré des saisons qui nous effacent...

Que reste-t-il de ces âmes qui suivaient mes réflexions et tranches de vie au fil de toutes ces années devenues décennie?

Il est important de comprendre que je reviens de très loin, de trop loin, de là où l'on aperçoit la mort de trop près pour ne pas en inconforter la norme actuelle. Je reviens de ces dimensions humaines qui sont emplies de malheurs, de celles qui démolissent la santé en son entier. Pour mieux en écraser les aspirations humaines.

Mais quelle est la nuance entre être coriace ou persévérante?


Entre vortex polaire et bombes météos, l'hiver fait sa loi. Je m'y exile en y soignant ces maux qui mettent ma vie sur pause.

Au creux de l'hiver, malgré les obstacles et difficultés, je n'ai qu'un but en tête, celui d'avancer. Ne jamais capituler est tatoué en mon cerveau. Coriace ou résiliente?

Alors que ce blogue ressentait les effets de l'aridité de mon désert de douleurs, Instagram s'est fait le respirateur artificiel de mes créativités meurtries.

Après des mois d'efforts aux saveurs surhumaines, des mois de volonté butée, des mois à lutter, je commence à voir mon état de santé progresser vers le meilleur plutôt que le pire. Pas après brasse.

Même si je ne suis toujours pas sortie de l'enfer dans lequel m'a envoyé mon corps, je suis sur la bonne voie disent les experts de mon cas. Dieu sait que j'y travaille fort...

Ce blogue existe depuis le printemps 2003, ce ne sont pas quelques mois désertiques qui arriveront à le tuer! Et s'il ne finissait par s'éteindre que lorsque je finirais par quitter ce corps qui est mien?

Si la réeducation physique est un gros morceau de la tarte qui fait le rétablissement de ma peau, il y a aussi quelques rééducations psychiques à enclencher. Se ré-ouvrir. Reprendre le fil d'écriture de ce blogue est certainement une belle part de cette tarte qui me veut du bien.

Comme je ne suis pas de celles qui se font abattre sans se battre et se débattre, je reprends la voie de ces mots qui s'envolent vers ces inconnus parfois connus...



Marcher. Une action acquise pour tant. Disparue pour certains. Incertaine pour d'autres. Tant d'efforts et de volonté pour en retrouver la capacité. Après une année de réeducation en piscine, deux expériences d'infiltrations de colonne et tant de vertèbres instables replacées, voici enfin venue l'étape de la marche.

Refuser la plainte de ses maux qui durcissent le cours de mes heures. Refuser les pitiés mal placées qui blessent et déçoivent. S'enfoncer en un profond silence.

Creuser en ses profondeurs humaines. Inspirer l'affection des miens pour trouver les forces de ne pas lâcher.

Par moins vingt au soleil, le froid pince la peau des joues. La neige craquante bruisse sous mes pas. Sourire devant le bonheur du chien qui renifle et trottine à mes cotés.

Avancer. Persévérer. Jour après jour, se dépasser. Seule option possible pour se sortir de ses limbes qui m’enlisent.

Deux ans après avoir été sévèrement blessée, retrouver la capacité de marcher. Une autre fois. En cette longue rééducation qui fait mon quotidien, marcher en est l'aboutissement. Marcher longtemps. Simplement.

Pour l'instant, marcher est lent. Court. Laborieux. Pénible. Douloureux. Subtilement dangereux si j'abuse. Mais le chien est si content! Accepter les douleurs qui s'aiguisent, la tête droite, le cœur vaillant et l'esprit saturé.

Réhabiliter le corps à marcher. Forcer. Progresser une centaine de mètres à la fois. Soupirer. Travailler à accepter les difficultés physiques qui forment des douleurs morales.  Affirmer sa volonté d'affronter. Affronter ce qui fait mal, ce qui dérange ou ce qui inconforte n'est-il pas le début de surmonter?

En une fugace minute, incrédule, ressentir un frisson de liberté en mes pas. Qui passe et s'efface. Comme une étincelle d’espoir en le brasier des maux qui en rattrapent, trop vite, le mouvement rouillé. S'arrêter avant de vaciller.

Reposer le corps endommagé. Puis recommencer. encore et encore. Sans répit. Tout en continuant la rééducation en piscine, les traitements de chiro et les invasives infiltrations. Quand la persévérance devient un mode de vie...


Dans la nuit glaciale, j'écoute le nouvel album de Lou Doillon, je sais combien, en ces derniers mois, je me suis retirée du monde numérique.

Il n'y a pas que ce blogue que j'ai déserté pour soigner mes plaies humaines.

Exilée en ma brousse polaires, en ces limbes sociales qui font le quotidien de ceux pris en otage par la maladie.

Lou Doillon envoûte ces minutes nocturnes d'où jaillissent ces quelques mots. Un chat baille. Un autre saute sur le lit pour venir se coller à l'autre. Entre deux léchouilles félines, j'écoute cette voix rauque, singulièrement féminine qui habite ses intimes mélodies. Jazzy et Funky à la fois. J'apprécie. Je m'y enrobe les émotions.

J'absorbe. J'inspire cette intimité féminine qui se dégage de sa musique. Une abstraite féminité qui me réchauffe l'âme givrée. En boucle de l'heure des sorcières en coin de super lune hivernale Lou en mes oreilles "it's just you" featuring @catpowerofficial from her last album #soliloquy.



Thank You Lou for creating some invisible cosyness in those polar days that make our ways of winter. When bad health takes the better of me, i fight the worst of it and i persevere. To do so, i still capture those present moments with my camera. Without sharing. Just collecting them in my cloud. 

Capturer le présent pour en faire du passé au futur. Qu'est-ce que le présent sinon l'éphémère qui fait nos quotidiens?


Neither alive nor dead. Somewhere exiled...

lundi, octobre 16, 2017

Faire évoluer une tradition estivale familiale/Pater Flight 201
Douze jours après ma dernière chirurgie, physiquement, chaque jour est un peu moins pire que le précèdent. Dieu merci.

Chaque jour, je cultive l'espoir au lieu de la peur. Comme un mantra intérieur. Et je persévère. Chaque jour, je me donne de ces petits défis pour étirer mes limites et juger de mes endurances. Tout en faisant preuve de sagesse et de raison.

Et, je travaille à ne pas en dénigrer les limitations d'existence. Aussi frustrantes soient-elles à mes sens. Il m'aura fallu sept jours de convalescence d'hystérectomie pour arriver à me traîner à la plage. Si proche et si loin.

Inspirer les dernières bribes de chaleur estivale qui s'attardent. Mettre les pieds dans l'eau de plus en plus fraîche. Humer l'air du temps...

Et puis, dans le soleil couchant, avoir l'idée subite d'une photo d'eux deux. De ces idées qui captent l'inspiration de l'instant présent.

Une idée folle que concrétisent mes acrobates, pour mon plus grand plaisir. Avec cette facilité physique qui, toujours, me déconcerte un peu. Tandis qu'une petite voix me chuchote: "Tel père, telle fille!"

Envoler l'enfance

Les habitués de ce blogue antique se rappeleront de notre tradition estivale de lancer d'enfance. Une décennie durant, chaque été, jouer le même jeu d'eau que je croque, sur le vif, avec mon objectif du moment.

Cette année, Miss Soleil a atteint la limite physique de son père pour cet exercice qui envole l'enfance. Un exercice d'antan devenu tradition familiale.

Aussi, j'étais vraiment contente d'accrocher cette idée folle et d'avoir assez d'énergie pour l'exprimer. Car c'est le premier été, où je n'ai pas, en mes archives numériques, un envol d'enfance.

Trouver une nouvelle idée pour poursuivre cette tradition malgré l'enfance, en processus d'adolescence, me fait du bien à l'âme. Ceci aussi aide à cultiver l'espoir en mon coeur.

Il s'inscrit en cette continuation familiale dont je fais partie intégrante. Car tant que je garde ma tête, je garde ma place au sein de ma famille, même lorsque mon corps me trahit et réduit mon être à l'ombre de ce que je fus.

Vrac de Pater Flight au fil du temps qui la grandit

J+12... gestation de renaissance?

mardi, mai 31, 2016


Seule sur le lac, je me fonds avec les vents et les courants. C'est à chaque fois une nouvelle sensation à inspirer. Le lac, aussi immuable qu'il soit, n'est jamais tout à fait pareil.,,

Le temps dicte ses humeurs. Il peut se faire féroce et violent ou doux comme de la soie. Niché entre ses collines boisées, il traverse les saisons... intemporel.

Témoin de tant de générations humaines qui défilent en sa surface... qui le respectent ou qui l'exploitent et s'en amusent?


Hier soir, j'ai eu le délice de naviguer sur une surface lisse comme un miroir limpide. Le lac paisible reflétait nuages et paysages.

Avec gratitude, j'ai inspiré la solitude de l'instant. Reconnaissante du moment présent. Tout simplement. J'ai fermé les yeux. J'ai écouté les oiseaux gazouiller dans la forêt qui entoure ce lac qui m'habite. Je me suis laissée dériver. Je me suis laissée flotter dans le silence bruyant de la nature qui célèbre la fin d'un autre jour.

Lorsque j'ai ouvert les yeux, les nuages laissaient transpercer le soleil doré de sommeil. La saveur du temps avait ce petit gout de paradis qui en fait rêver tant.

Glisser sur le lac comme un sioux, un montagnais ou un huron? 

S'appliquer à faire le moins de bruit possible lorsque les rames poussent l'eau qui dirige mon kayak pas mal plus moderne que les canots d'écorces d'antan.

Ce kayak bleu, trouvé à petit prix sur Kijiji, est si loin des amérindiens qui ont si longtemps vécu en cette contrée. Pourtant, alors que je glisse sur le lac, ils me semblent si proches...


Il fut un temps, désormais lointain, où ce lac avait un nom amérindien. Prononcé par les tribus nomades, aujourd'hui disparues, qui en peuplaient régulièrement les rives. Générations après générations. Leur mode de vie s'est éteint mais le souvenir revient à celui qui s'en souvient.

Glisser en silence sur l'eau. Doucement. Envoyer une pensée respectueuse à ces ancêtres qui ne sont plus. Me fondre dans la nature qui se prépare à l'obscurité. Avec le soleil qui se couche, l'heure bleue prend possession du jour qui devient nuit.

Je commence à me résoudre à ramer en direction des maisons. Un autre jour, où le lac sera aussi lisse, je laisserai la nuit me tomber dessus. Mais pas ce soir. Ce soir, je rentre sagement au bercail.

Dans le ciel qui s'assombrit, un nuage fait de la résistance. Il reflète le soleil disparu derrière les vertes collines. J'inspire la douceur de l'heure qui bleuit l’atmosphère claire. Même le moustique qui me pique n'arrive pas à casser la magie du moment.


Reconnaissante de cette sérénité qui s'imprègne en mes veines, je me rapproche de la terre ferme. Je capture l'un de ces moments où l'on aimerait tant trouver le fameux "piton" qui ralentit le temps. Et appuyer fermement dessus!

Mais le temps ne s’arrête pas, il se savoure. Je savoure donc chaque seconde qui passe comme si c'était le meilleur des desserts jamais dégustés.

L'heure bleue se dissipe dans la nuit qui s'approche. Bien lentement je reviens à la rive. Je ramène avec moi un morceau de paix universelle et de calme mental. Je ramène avec moi une bouffée d'air pur qui me ressource de l'intérieur.


Les couleurs du soir s'apaisent dans le crépuscule qui m'enrobe les idées allégées. Je rame silencieusement en direction des maisons éclairés par quelques rayons de soleil qui se faufilent à l'horizon.

Je me laisse dériver, une dernière fois, avant de me résoudre à retrouver le sable sous mes pieds. Avant de rentrer, j'inspire profondément le jour qui se fond dans la nuit.


Ce coin de nature qui fait la texture de notre histoire familiale me fait tant de bien. Il participe à mon équilibre personnel.

Je le remercie mentalement de ses bontés limpides. Je reprends le chemin de ma petite maison, lovée au coin de la forêt où gazouillent les oiseaux...


Balade sur l'eau à l'heure bleue...

lundi, mai 02, 2016

Quand le printemps a des airs d'automne et que l'on a le goût de suivre les rails en direction du Sud. Là où les arbres ont des feuilles et les pelouses sont vertes...



Saison trouble...

vendredi, juillet 03, 2015

Parfois, je laisse couler l'inspiration créative qui vient me titiller les idées folles et cela donne des idées comme celle-ci sur Tumblr (que je m'amuse à nourrir quand l'envie m'en prend) ou celle là, ici bas...


Inspiration du jour, bonjour!

dimanche, décembre 28, 2014


Mot barbare en pleine action...

samedi, décembre 27, 2014

En cette fin d'année, histoire de me stimuler la créativité, j'ai décidé de m'inscrire à un mini rallye Instagram. Histoire de me sortir de ma zone de confort sans m'y casser la tête.

Le jeu étant de mettre en images quinze thèmes différents d'ici le 4 janvier.

En cette période des fêtes, au fil de nos pérégrinations, j'accroche des inspirations et c'est là tout le fun de la chose! ‪

Ne dis-t-on pas que c'est en sortant de sa zone de confort qu'on accroche cette magie qui fait la féerie de la vie? #‎getoutofthebox‬ ‪#‎findthemagic‬

Stimulant rallye Instagram...

vendredi, août 29, 2014

Dans la rosée matinale, découvrir une coccinelle recroquevillée au cœur d'un tournesol naissant...

En rouge et vert...

lundi, juillet 21, 2014

Lorsqu'un drôle d'oiseau vient faire un tour de lac et réveille un vieux fantasme...


Prendre les airs...

vendredi, avril 15, 2011

Un air de printemps avec chat pensant sur fond de photoblogue routard...

Pour mes piges professionnelles, je teste le Nex-5 de Sony, un petit appareil sympa, hybride de son état. De cette nouvelle vague photographique qui fait la tendance techno...

Le temps d'en explorer les diverses fonctions et je sens bien qu'il me stimule le sang. Il me tire d'un certain sommeil interne. Il me dés-hiberne. Car même s'il me faut encore me reposer, je commence à me sentir revivre.

Je vais mieux. Je retrouve mon visage en son entier. Attentive, je regarde ces perceptives qui font les différents angles de la vie.

De l'intérieur, je me sens comme l'érable qui coule dans la sève de l''arbre. Alors que le paysage se réchauffe, je sens la vie remettre du goût dans mes veines.

Et puis c'est toujours le fun de voir venir le petit monsieur Purolator en mon coin de lac. Lorsque je reçois cet appareil, je m'éclate! Et commence par mitrailler le chat (qui s'en bat royalement)...

Au son de l'appareil qui crépite, je sens mon sang qui s'agite. J'étudie l'engin...

La négligence de l'un nourrit la curiosité de l'autre

Je découvre les films d'une famille l'ayant eu avant moi. Ce qui me rappelle vivement que l'on doit toujours prendre bien soin d'effacer la mémoire numérique de tout appareil dont on se sépare!!!

En une dizaine de petits films, comme des gouttes qui composent cette mer numérique qui immerge nos vies, je découvre d'autres. J'y aperçois un spectacle de dauphins et une sortie en bateau. Cet appareil a joliment voyagé. Lorsque le dauphin vient mettre le nez sur la caméra, je souris. Moi qui rêve de vivre ce moment au réel depuis ce qu'il me semble être des lustres. Soupir intérieur et voeu lancé à l'univers...

Et puis avec le dernier film, je découvre une mère, fin quarantaine, entourée de ses deux filles (l'une d'une douzaine d'année et l'autre, presque femme, à l'aube d'éclore, blonde adolescente qui sourit à la vie), toutes trois sont en pyjama sur leur sofa de salon. Intimité partagée.

En voix off, le père (américain), calme, posé, serein, explique (en anglais) à sa plus vieille qu'elle a gagné une bourse qui lui permettra d'étudier sans souci. Elle l'a gagnée par la sueur de ses neurones et le mérite de ses notes. Toute la famille frétille sous l'objectif. Leur bonheur est palpable.

Je réalise alors que regarder cette vidéo est exactement comme regarder par le trou d'une serrure! J'observe cet instant immortalisé d'une famille idéale. Émotions particulières qui me traversent l'être étonné. Évidement cette vidéo ne verra pas le jour du Web. Elle restera cachée dans le fond de mes archives personnelles (en cette mémoire numérique personnelle que je n'arrête pas de nourrir).

Cela dit, je ferai bien attention de rendre l'appareil avec une mémoire vierge. Il est toujours prudent de contrôler toutes les images numériques que l'on fait de soi. Et durant les quinze prochains jours où je vais tester l'appareil, je risque bien de faire des milliers d'images!

Je sens que je vais m'amuser avec cet hybride qui me passe entre les mains. Je lève la tête au ciel et je souris à l'univers malgré les défis du quotidien qui font que la vie n'est pas un paradis.

Accrocher des brins de bonheur au coin du jour

En mon coin de lac, la température joue de plus en plus avec les dix degrés. Est-ce le printemps? Pas encore tout à fait! Le point de rosée est encore trop souvent en dessous de zéro. Mais sous le soleil brillant c'est déjà le bonheur!

Mais qu'est-ce que le bonheur? C'est le sujet du jour pour la Presse qui y consacre un dossier intéressant. Je parcoure ce dossier de bon matin. Encore une fois je réalise à quel point je ne pense pas qu'il y ait de chemin tracé tout droit vers le bonheur. Cependant je choisis de croire que le bonheur est sur le chemin de tous. À chacun d'y porter l'attention qu'il mérite pour mieux le découvrir au détour d'un carrefour..

Pour ma pomme, en ce mois d'avril, je savoure ces petits bonheurs qui m''éveillent d'un pénible sommeil. J'apprécie en ma peau le bonheur de renaître avec la nature qui se réveille.

Petit "Roadtrip" en images entre Québec et mon lac de brousse sauvage...

Sur la route qui mène à ma brousse. Au loin, dans les montagnes qui composent l'horizon, se niche ma maison. Entre lac et forêt, entre silence et nature, je vis. En mon coin de brousse lointain, la neige est bien fraîche et les nuits gèlent le lac toujours glacé.

Mais sur la route, par exemple, c'est une autre histoire. Une histoire de printemps qui fait renaître le temps.


Si à Québec, le printemps fait briller les trotoirs et donnent des idées de terrasse, sur la route qui mène à ma brousse, l'hiver s'accroche encore au printemps qui le repousse...


À une quinzaine de kilomètres du lac qui fait mon quartier, le paysage dégèle enfin et les cours d'eau se libèrent...


Et puis, l'on arrive sur les rives du grand lac qui fait ma maison. Là où l'hiver affronte le printemps avec passion. L'eau frissonne sous ses caresses polaires. L’atmosphère est encore givrée. Pour prendre cette photo, je manque de perdre deux doigts dans le vent qui doit faire osciller la température ambiante entre -5 et -10! C'est frette! Malgré tout, perceptiblement, à petites bouchées, le printemps grignote l'hiver...

Un air de printemps avec chat pensant sur fond de photoblogue routard...

samedi, février 19, 2011

Réflexions sous glace...

Réflexions sous glace

mercredi, septembre 08, 2010

Bonheur acrobate...

Avec cette nouvelle semaine de septembre arrive le festival de la pluie, gracieuseté d'Earl. Earl qui annonce officiellement la fin de l'été. Yep, ainsi tournent les saisons terriennes. Il est maintenant temps de batailler ce petit spleen automnal qui enrobe mes pensées. Batailler. Exister. Aimer. Évoluer. Travailler.

Alors que je discutais avec une amie des mille et une choses de la vie, l'on aborde le sujet de la vie "conte de fée" ou tout du moins des perceptions que les autres s'en font. Ceci me fait penser à cela. En effet, je crois que la vie "conte de fée" existe sur Terre tout comme ces instants de paradis que l'on découvre parfois au détour du jour. Mais il est certain que la vie "conte de fée" ne compose pas le quotidien adulte, disons plutôt qu'elle l'agrémente.

Le reste du temps, c'est labeur, obstacles, batailles et douleurs. La vie humaine n'est pas une sinécure. Alors, lorsque durant quelques heures elle se transforme en un joli conte de fée, il ne faut pas hésiter à attraper l'instant au vol. En apprécier toute la saveur. Se recharger les batteries intérieures pour mieux continuer la bataille quotidienne. Chacun a une version différente de ce qu'est son propre conte de fée. Mais l'on a tous droit à nos moments "conte de fée", de cela je suis persuadée...

En notre trio de famille, il y a le quotidien qui nous fait des soucis et nous impose son labeur régulier et puis il y a ces moments de grâce où l'on récolte les fruits de notre amour et de nos efforts. Ce sont ces moments là que j'aime immortaliser en ma mémoire numérique. Ces moments là inspirent l'artiste en mon sang. Ils font vibrer ma code sensible. Un jour passé, à l'un de ces carrefours d'existence, j'ai décidé de refuser l'inspiration douloureuse et saignante qui représente le pire de ce que nous sommes. Depuis, je m'applique à travailler l'inspiration colorée qui reflète le meilleur de nos humanités.

Chaque été, notre quotidien de lac transforme notre paysage en un petit paradis de nature. En ce présent paradisiaque, l'on pratique souvent l'envol d'enfance. C'est une sorte de tradition familiale que l'on peaufine avec l'expérience. Lorsque la Miss s'est retrouvée plâtrée cet été, elle a été bien triste de ne plus pouvoir s'envoler entre ciel et Terre. Maintenant qu'elle est grande, Juan ne la lance dans les airs que lorsqu'ils se baignent. Le lac devient alors un filet de sécurité et je me transforme en photographe de coeur.

M'zelle Soleil aimerait bien être une acrobate comme ceux qui performent au Cirque du Soleil. Elle adore l'exercice d'envol. Elle aime le pratiquer et essayer différentes figures. Juan adore la confiance et la complicité qui les unit en ces moments là et, je savoure le conte de fée qu'est ma vie en compagnie de mon homme et de mon enfant. Je les dirige un peu selon la lumière et j'attrape avec délice les images qui représentent ce bonheur que l'on possède en notre maison. Un bonheur que l'on cultive avec amour. Un bonheur qui reste fragile puisque c'est le propre de tout bonheur...

Le bonheur tout comme l'amour sont des notions qui font partie de cet invisible que l'on considère peu en notre monde matérialisé. Pourtant tout le monde coure après l'amour et le bonheur! C'est un paradoxe humain qui me fait toujours froncer des pensées. Le bonheur et l'amour n'ont pas prix. Ils ne s'achètent pas. Ils ne se trouvent dans aucun magasin. Il y a bien certaines illusions qui se vendent en quelques baratins bien ficelés, ceux-ci nourrissent les croyances matérialistes. Je n'y crois pas.

Je crois que l'amour et le bonheur se cultivent tout comme le maïs ou les carottes. Des graines mises en terre naissent les nourritures humaines. Et des graines plantées en l'invisible de nos coeurs naissent l'amour et le bonheur. Ce sont nos nourritures spirituelles. Ainsi, ces images enchantées que j'attrape au vol de l'enfance sont comme autant de graines familiales que je me plante dans le coeur, année après année. En espérant que la récolte future sera bonne...

Bonheur acrobate...

lundi, août 23, 2010

Pérégrinations de lac...

Alors que je ramasse les miettes de mes concentrations, je trébuche en effaçant par mégarde un long billet. Celui-ci disparait dans le néant informatique pendant que je hoquette. Voilà bien longtemps que je n'avais pas commis une telle gaffe! Fatiguée je suis...

Je respire de grosses bouffées d'air pur avant de  me replonger dans les eaux troubles de mes neurones agacés. L'été enchaine son dernier sprint. Même si les belles journées ensoleillent les heures qui s'effacent, les collines commencent à jaunir. Le vert se fane. Bientôt l'automne sera là.

Je cherche mes repères de solitude, de cybertravail et de discipline tandis que M'zelle Soleil s'échappe de mes jupes pour gambader de nouveau. Elle croque la vie avec un appétit retrouvé. Cela me comble. Je recommence à dormir (et à rêver).

Après sa première journée de garderie, son éducatrice explique à Juan qu'elle la trouve pareille qu'en son souvenir. Elle l'apprécie beaucoup. C'est une petite fille douce et facile. Je le prends comme un compliment, nous avons bien travaillé. Bientôt elle aura cinq ans...

M'zelle Soleil retrouve confiance en elle. En notre quotidien résonne ses éclats de rires insouciants. Taquine, elle s'amuse de nos limites parentales. L'entendre rire de bon cœur est une musique dont je ne me lasse point.

Même s'il y a de ces jours où je me passerais de la discipline parentale! Constante. Permanente. Hé oui, je sais, cela n'est pas prêt de s'arrêter! J'en ai encore pour des années à répéter, encadrer, guider, expliquer, discipliner...

Avec cet été plâtré, j'ai encore une fois réalisé à quel point l'on ne devait jamais rien prendre pour acquis et combien la banalité du quotidien est précieuse. Voir son enfant courir est naturel en soi mais c'est aussi une chance...

La demoiselle récupère plus vite que sa vieille mère qui désespère de ses pairs. La fin de semaine dernière, l'association pour la protection du lac a organisé un après-midi sans bateau à moteur dans la petite baie de ce grand plan d'eau. Mais c'était sans compter sur un citoyen vexé par l'idée qui en a profité pour faire un petit ramdam local...

La culture des moteurs sur l'eau

Ce citoyen vexé a décidé de protester en organisant une manifestation de bateaux à moteurs dans cette petite baie tranquille. Après avoir écrit à l'association puis téléphoné à la présidente pour la menacer et lui expliquer qu'il en avait assez des actions écolos, il a rassemblé une quarantaine de bateaux pour faire entendre son indignation! Au programme; intimidation des canotiers et kayakistes avec pour grande finale: déversement d'essence dans la baie assez important pour qu'il faille appeler Environnement Canada!

Je reste estomaquée par un tel comportement. Comment peut-on être si abruti? Cela me dépasse. C'est si stupide que j'en reste sans mot. Abasourdie. J'ai honte de mes pairs. La culture des bateaux à moteurs qui sévit au lac me sidère. Et l'on ne parlait même pas du lac en son entier, mais juste de la baie! Ce qui est triste à penser, c'est que l'on peine à rassembler trente personnes pour nos conférences et activités alors que ce genre d'individu peut sans mal regrouper quarante bateaux!

À mes yeux, ce genre d'individu est une sorte de terroriste de lac. Il ressent le besoin de faire régner la terreur chez ceux qui pratiquent canots, voiles et kayaks et il se sent même le droit d'empoisonner le lac pour faire entendre sa voix. Désabusée je suis.

Lake vibrations

Dimanche, M. Claude Phaneuf a donné une conférence pour aider à mieux comprendre les enjeux des lacs au Québec. Une vingtaine de personnes étaient présentes. Je connais M. Phaneuf depuis quelques années déjà. J'apprécie toujours la pertinence de ses discours environnementaux. Aussi, lorsqu'il a abordé la problématique des bateaux à moteurs, il a comparé la position de ceux qui osent la dénoncer à ceux qui se retrouvent devant un peloton d'exécution. Fusillade assurée.

J'œuvre au sein de l'association depuis trois ans, plus j'en apprends, plus j'en comprends et plus je décourage. Présentement, je flotte sur un nuage sombre. Si encore il était possible de discuter et d'échanger avec intelligence avec ceux qui pensent que le moteur est vital aux plaisirs nautiques, l'on pourrait penser qu'il y a de l'espoir. Mais c'est loin d'être le cas. Et c'est sans parler de la municipalité qui fait la sourde oreille!

Les usagers de bateaux à moteurs font la loi. Ils se soucient peu de respecter ceux qui apprécient le nautique autrement qu'avec des moteurs. Et c'est bien là le problème. Le manque de respect. Un respect qui est aussi inexistant que la volonté municipale d'affronter ce monstre qui s'ébat à sa surface. Dépitée je suis.

Durant cette conférence j'ai bien aimé l'idée de faire une politique d'usage nautique basé sur les jours pairs et impairs. Par exemple, les jours pairs, les canots, kayaks et voiles sont libres de pratiquer à leur guise et les jours impairs, les embarcations à moteurs peuvent en profiter comme ils savent si bien le faire. Avec bruit et vagues.

J'ai aussi eu l'idée folle d'installer un couloir d'eau désigné pour les canots et kayaks, comme une piste cyclable mais sur l'eau. Ce qui aurait aussi pour bienfait de protéger les rives qui s'érodent sous les vagues des bateaux à moteurs qui les rasent. Mais je sais bien que je rêve en couleurs...

Ceci n'est pas sans me rappeler que la municipalité a déclaré ne pas avoir assez d'argent pour mettre en place une patrouille nautique (qui sensibiliserait et garderait un œil sur les comportements nuisibles), pourtant celle-ci ne rechigne devant aucun frais pour instaurer une dictature de plage en employant des gardes qui en controlent l'entrée et patrouillent le sable. Admettons que lorsque l'été bat son plein, cela puisse se révéler utile, lorsque les vacanciers ont déserté les lieux, ceci devient carrément surréaliste.

Pour l'anecdote: Vendredi dernier, j'emmène M'zelle Soleil et Charles (petit voisin du même âge) à la plage. Évidement, je dois montrer patte blanche pour fouler le sable désert, dérangeant ainsi la lecture du garde de service.

Puis je constate que les quatre sauveteurs de service pique-nique non loin tandis que je surveille les deux enfants présents. Je suis aux anges de savoir que mes taxes sont si bien dépensées! Et je repense à cette déclaration municipale qui explique qu'elle ne possède pas les 4000 dollars nécessaires à la patrouille nautique. Est-ce un manque d'argent ou de volonté? En voyant les sauveteurs pique-niquer et les gardes respirer l'air du temps, ma raison penche sérieusement vers un manque de volonté...

Sur la plage

Lorsque les poissons se rebellent

Mais pour finir sur une note plus légère, je vais conter ici ma récente rencontre avec un poisson psychotique. Une rencontre qui s'est déroulée à fleur d'eau en un endroit calme, sur une rive éloignée de la grande plage. Ce poisson (psychotique à mon imagination mais certainement sain d'esprit sous ses écailles) était pour le moins particulier. Et ce qui est sûr, c'est qu'il a eu le don de me divertir tout en me faisant réfléchir au soleil.

L'on dit que les rives sont la pouponnière du lac. C'est là que les poissons se reproduisent. C'est un environnement fragile qui abrite une vie aquatique dont on ne soupçonne guère la complexité. J'ai toujours trouvé romantique cette idée de pouponnière d'eau...

Mais il aura fallu que je vive dix ans en ce coin de brousse pour rencontrer un poisson. Pas de chance, je tombe sur un agressif! Alors que j'apprécie l'eau douce sur mes jambes nues, je sens un petit coup sur mon orteil. Je me penche et j'observe la transparence limpide pour apercevoir un petit poisson vert prêt à l'attaque! Surprise, je recule. Il se rapproche. Je fais quelques pas en arrière. Il avance. Amusée, je constate que celui-ci me suit à la trace. Et si je m'arrête, il se prépare à l'affront! J'étudie le phénomène avec un sourire aux lèvres.

Je cours chercher mon appareil photo et je retourne dans la zone interdite pour le voir rappliquer aussi vite. La surprise passée, la peur niaiseuse s'estompe. S'enclenche alors une petite danse d'eau entre mes pieds et le poisson. Étrange relation entre femme et poison. J'imagine qu'il protège son territoire. C'est peut-être une mère inquiète pour ses œufs. Ou alors c'est un poisson qui n'en peut plus de la présence de l'homme en ses eaux! Qui sait?

Poisson psychotique

Pérégrinations de lac...

vendredi, juillet 30, 2010

Blogo-vendredi-photo

Je suis une vieille peau de blogosphère (et je ne me sens même pas blogoridée)! Mais si mon blogue était une maison, il serait de celles que l'on dit ancestrales....

Je ne compte plus les modes et tendances que j'ai vu défiler en mes longues années blogosphèriques. Mais il arrive encore que j'accroche une tendance que je trouve sympa en me disant qu'un de ces quatre, je m'y plierai. Ainsi j'ai vu passer depuis quelques mois celle qui, qui si je ne me trompe point, est la photo-moment du vendredi.

J'ai vu passer le blogoconcept chez Looange, La Belle, M comme Maman, Le grenier de Jane et bien d'autres femmes de la blogosphère francophone. D'ailleurs, à bien y penser, à part pour le techno mes virées de blogo sont majoritairement féminines. Bref, ce que j'ai retenu de cette blogo-tendance du vendredi est que l'on publie une seule photo, sans légende, qui capture (représente) la semaine passée. Et voilà qui est fait.

Missing Summertimes

Blogo-vendredi photo

lundi, juillet 26, 2010

J-10 (jour prévu de déplâtrage de puce de maison)

Vue de Québec

Hier soir, alors que s'achève ma bronchite, nous sommes allés faire une petite virée en roller du coté de Lévis. Nous en avons profité pour découvrir la piste cyclable qui longe le fleuve et qui découvre une superbe vue sur la ville de Québec. Là, nous avons récolté des dizaines de sourires étrangers alors que l'on roule en ce petit train familial qui fait notre spécialité sur roues: Mon homme qui pousse ma pomme qui pousse la poussette! Une spécialité qui nous fait filer à belle vitesse, les cheveux dans le vent. En nous élançant sur la piste, nous avons aussi réalisé que nous n'avions pas fait de roller depuis 3 semaines. Depuis ce temps où M'zelle Soleil s'est fracturée le tibia chez la voisine...

L'inspiration photographique

Depuis quelques jours, M'zelle Soleil m'étonne en me disant:

- Maman, je crois que c'est le temps de ta photo!
- ???!!!???
- Ben oui, regarde le ciel derrière toi!

Je me retourne et découvre les couleurs qui illuminent le soir d'été. Je soupire. Il est vrai que ce mois passé à l'ombre de la blessure de ma fille a quelque peu aspiré mes élans (et habitudes) photographiques. Il me fait bien plaisir que ma fillette solaire me les remette en tête...

Colère maternelle

Depuis quelques jours, je macère un billet qui expliquerait les détails de "l'accident" de trampoline (et ma colère noire envers mon arrogante voisine). Pour l'instant ma colère est telle que je préfère l'absorber pour mieux la maitriser. Je n'aime pas les sensations humaines qui accompagnent la colère. Je médite sur cette nuance émotionnelle qui se trouve entre colère et révolte. Autant j'ai l'impression que la révolte est constructive autant je peux trouver la colère destructive. Négative. Laide. Venimeuse.

La colère est un poison que je sens couler en mes veines à chaque fois que je regarde la maison d'en face. Un poison que je soigne à coups d'amour familial et de réflexions personnelles. Dans la nuit blanche de cette pleine lune qui éclaire la nuit me guette l'insomnie. Une insomnie qui se nourrit de cette colère que je ressens au plus profond de mon être. Je la laisse refroidir dans la clarté lunaire. Je me désintoxique en oubliant de dormir. Je veux contrôler la puissance de cette émotion qui me ravage de l'intérieur. Ensuite, j'irai faire la fête à la voisine qui se cache de mes regards meurtriers...

Force d'enfance 

Et, pendant ce temps, je ne peux qu'admirer le courage de mon enfant qui démontre une bien bonne attitude face à sa désagréable situation. Je découvre chez elle une force humaine que je soupçonnais mais qui m'est apparue clairement ces dernières semaines.

M'zelle Soleil, débrouillarde et peu "plaignarde", crapahute sa patte immobilisée à droite et à gauche. Elle commence même à marchouiller sur le bout de ses orteils plâtrées. Ce que nous lui déconseillons fortement même si parfois je ferme les yeux par pur plaisir de la voir debout. Nous n'aurons guère vu le superbe soleil de ce mois de juillet. Pour lui éviter de suer en son plâtre, nous avons passé l'été à l'ombre. Inspirés par le rythme du Festival d'été, nous avons quelque peu chamboulé sa routine pour la rendre plus nocturne...

Mais ce qui est certainement le plus anecdotique de ce juillet plâtré, c'est la réaction de tous ceux que l'on rencontre sur notre chemin de vie. Ceux-ci, devant son plâtre en fibre de verre ultra fashion, s'exclament tous la même chose. Les gens qui nous croisent nous abordent avec un: "Whaou, mais il est trop beau ton plâtre!" Plusieurs ajoutent ensuite dans la lancée "T'es don' ben chanceuse d'avoir un si beau plâtre!". En ce qui concerne la chance, c'est assez relatif à mon goût mais au moins ce plâtre multicolore a le don de d'alléger l'atmosphère quotidienne...

J-10

lundi, mars 15, 2010

Dix degrés sous le soleil...

Rares sont les printemps en ma contrée qui se distinguent. Souvent, ici, le printemps n'est rien d'autre qu'une continuation de l'hiver mais cette année c'est différent. Si différent que je ne me souviens pas d'avoir jamais vu cela.

Cette fin de semaine, les journées frôlent les dix degrés sous le soleil. Le lac, toujours solide, est comme une plaque fondante sur laquelle on peut encore marcher en sécurité. C'est une sensation étrangement agréable. En allant au lac, l'on ne pensait pas oser y marcher. Et puis, la vue d'un surfer de glace et quelques badauds au loin m'aura convaincue. J'entraine l'homme pas certain qui me suit quand même. La petite trippe et Chanelle rigole. L'on y va d'abord avec précaution et puis l'on se rend compte que la banquise tient la route. C'est encore épais en profondeur même si c'est bien fondant en surface. Le ciel est bleu poudre, la glace est solide, le soleil vitaminé réchauffe la peau. C'est si beau. Ne pas en profiter est un crime!

Dix degrés sous le soleil...

M'zelle Soleil retrouve son vélo avec bonheur. Je la regarde filer devant moi et je remarque combien elle a progressé ces derniers mois. Je m'adapte à son nouvel état d'enfance. Combien d'étapes me reste-il à traverser avant qu'elle ne détache complètement de nous pour vivre sa vie à elle? Une décennie cela passe vite à nos âges! Encore une fois, je me promets d'en profiter au maximum. Profiter de ces instants d'amour et d'enfance tant qu'ils passent...

L'on croise des villageois souriants toujours prêts à faire un brin de jasette. Juan me fait remarquer qu'il y a plus de "jeunes" de notre âge au village. Plus de jeunes familles. C'est peut-être un signe du fameux mini baby boom que vit le Québec. Les vieux font encore légion même si la plupart ne sont pas encore rentrés du Sud. À cette époque de l'année, le village est d'un calme majestueux. C'est un endroit imprégné de paix et de beauté. À cette époque de l'année, la nature est reine sous le soleil.

Ces dernières semaines, la planète vit de part et d'autre des temps extrêmes mais ici, là où d'habitude le temps est extrême, il se fait doux comme un agneau. Tant et si bien que le lendemain de cette promenade de lac l'on a chaussé nos rollers pour la première fois de la saison! Une autre sensation étrangement agréable...

Dix degrés sous le soleil...

dimanche, février 21, 2010

Croquer l'hiver clément à crocs de Chanelle et sauts d'enfance...

Winter Fun

Croquer l'hiver clément