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jeudi, août 26, 2010

Rentrée virtuelle et insouciante enfance...

L'été s'évade. La rentrée fait l'actualité. Soupirs d'automne. En mon quotidien de brousse, la rentrée signifie principalement que je renoue avec l'écran qui aspire le temps.

Reconnectée. Me détacher de l'enfance choyée. Retrouver la femme en mon sang. Être pro. Gérer les incertitudes de la vie de pigiste. Respirer. Inspirer. Plonger.

Cybertravailler. Jus de neurones concentré. Trouver la musique qui accompagnera les concentrations silencieuses. Socialiser sur Facebook, virtualiser sur Twitter, retrouver les fils qui tissent ma toile bloguesque, ré-apprivoiser mes habitudes solitaires.

Fureter le Web. Ne pas s'y perdre. En étudier l'évolution numérique et les tendances qui s'en dégagent. Attraper les sujets qui croquent les idées technos. Maitriser l'inspiration qui se rédige ailleurs. Accepter le manque de ma Mini Miss qui me serre le coeur. Profiter de cette dernière année sans rentrée scolaire. Sourire. L'écouter grandir...

Depuis quelques temps, M'zelle Soleil s'assume parfaitement en sa peau de placoteuse. Elle fait souvent rouler le mot dans sa bouche, elle le conjugue au présent. Elle l'absorbe et le vit avec un plaisir enrobé de fierté. Hier soir, elle me fait un combo question-réponse pour m'expliquer:

- Maman, tu sais pourquoi les filles placotent? Parce-qu'elles ont des choses à dire!

Je ris de la pertinence de son propos. Je me souviens de mes déboires de bavarde en classe. En silence, j'apprécie la chance qu'elle a de pouvoir vivre au Québec. De pouvoir être fille dans le respect et la liberté de sa personne. Ici, la parole des filles compte et Dieu sait qu'elles ont la langue riche...

collage

PLACOTER - Définition: (Via Rabaska.com) Parler beaucoup de choses et d'autres, souvent hors de propos ou sans autre but que celui d'être en situation d'échange ; bavarder.

HISTORIQUE : Placoter est le résultat d'une inversion ( métathèse ) de [ k ] et de [ p ] à partir de clapoter, ( cp., en faveur de la métathèse, la forme placotis pour clapotis ) issu d'un radical onomatopéique klapp ( FEW ). Placoter n'a pas existé en français central mais, en revanche, on retrouve dans les dialectes français, Normandie, Bourgogne, Champagne, de même que dans les patois de la Suisse romande, clapoter, avec les sens de « barboter », « bavarder » et « médire ».

Au Québec, le verbe intr. placoter « parler beaucoup » est attesté depuis le début du siècle ( 1909 ) et « parler en mal de qqn » ( 1914 ). Placoter a déjà connu les sens de « s'agiter, remuer ou marcher dans une matière liquide ( eau, boue ) » et, par analogie, « s'amuser dans ( ou avec ) un liquide ( spécialt d'enfants s'amusant avec leur nourriture ) et « s'occuper à des menues besognes, passer son temps à des riens ». Ces acceptions, aujourd'hui vieillies, sont aussi attestées dans les patois français.

Rentrée virtuelle et enfance insouciante...