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lundi, septembre 05, 2016


En ce lundi de fête du travail ensoleillé, il y a foule sur le sable! L'été s'attarde. Personne ne s'en plaint. Cette fin de semaine marque nos dix ans d'union à la chapelle du village. Six ans après une union civile à la mairie de Besançon. Il y a dix ans, enceinte jusqu'aux yeux, l'on s'est mariés, une deuxième fois, devant Dieu...

Aujourd'hui, le soleil grille les peaux. La plage du village se prend pour la Côte d'Azur où s'empilent les corps huilés et les parasols colorés. Le bruit des vagues sur le sable me rappelle tous les bateaux qui bousculent la nature de l'eau. Je monte le camp en mon coin de sable isolé.

D'un côté, les plus urbains s'éclatent sous le ciel bleu. Et, de l'autre côté, tout au bout de la plage, quelques locaux sauvages trouvent la paix en ce coin de sable peu peuplé (car non surveillé par les sauveteurs). Ce qui fait notre petit bonheur tranquille...


Fête du travail sur le sable et 10/16 ans de mariage...

mardi, août 09, 2016


Passe l'été avec ses beaux jours qui réchauffent les esprits. Les jours d'été et leur quotidien ensoleillé qui nous fait oublier nos latitudes polaires...

L'homme a pris trois semaines de vacances. À la maison. Trois semaines pour se ressourcer et se recentrer.

Trois semaines pour me seconder en ce protocole d'enfance dans lequel nous entraîne la commotion cérébrale de la puce.

Miss Soleil progresse, mois après mois, elle en est à environ 60% de récupération. Avec son état qui s'améliore, je retrouve un peu de liberté.

Le poids sur mes épaules s'allègent. Mais il ne disparaît pas. Il ne disparaîtra que lorsque qu'elle sera entièrement remise. Je continue donc de mettre mon énergie sur cet objectif.

Malheureusement, mon corps décide encore de faire des siennes. Il semblerait que j'ai les épaules larges vu comment je collectionne les épreuves de santé!

De rendez-vous médicaux en examens douloureux, j'irai de nouveau au bloc opératoire pour les besoins de cette enquête médicale qui vise à percer le mystère en mon utérus. De retour au bloc pour la troisième fois en un an...

La bonne nouvelle est que contrairement à l'année dernière, où le médecin en charge de mon cas fut horrible. Condescendant. Incompréhensif. Et j'en passe...

Sur ce problème là, le médecin en charge de mon cas est compréhensif, doux, gentil, chaleureux. Il me regarde droit dans les yeux et j'y vois la sincérité de sa vocation. Cela me rassure.


Avec le retour de l'homme au bureau et la puce qui prend du mieux, je me reconnecte de nouveau à cet espace virtuel. Un espace virtuel où je discipline mes pratiques d'écriture et que je nourris de bribes d'humanité partagée.

Je retrouve espoir de finir mes reportages voyage sur la glace. Je retrouve espoir de reprendre le fil de mes individualités.

En notre époque ultra connectée, je n'ai aucun scrupule à me déconnecter. J'ai même guéri mon FOMO dans les affres de la douleur chronique post paralysie faciale. 

J'utilise différents réseaux selon mes inspirations, mes curiosités et mes réflexions.

Lorsque je me déconnecte de tous mes réseaux, c'est que je ne vais pas bien. Pas assez bien pour ressentir l'envie de partager quoi que ce soit avec qui que ce soit.

Lorsque je me connecte plus ou moins, à l'un ou l'autre, selon mes envies, c'est tout simplement que je me concentre sur mon réel. Je concentre mon énergie à exister au mieux avec les cartes que me donne ma vie...

D'été et de réel...

jeudi, août 13, 2015

Alors que je recommençais à travailler mes piges et que je reprenais un rythme de blogue pertinent à mes sens (après une longue période médicalement difficile qui m'a fait énormément grandir), dans l'inspiration de #Parentem et le Festival d'été, heureuse je suis de reprendre du service numérique. Et voilà que me tombe une grosse tuile sur la tête. Ou plutôt dans le bras! Sonnée la mère!


Tandis que je participe à l'émission de radio Les Trolleuses à Montréal, bien installée derrière mon micro, je découvre une boule de la taille d'une bille d'un mon bras. Mon coeur bat un peu plus fort. Mon esprit joue une minute au hamster dans sa roue.

Déstabilisée, la première pensée qui me vient est: "Ah non! Je ne veux pas apprendre un truc médical dont je n'ai jamais entendu parler! Mais voyons, c'est quoi cette boule?!? Elle ne peut être là depuis longtemps! Je l'aurais remarqué! Non. Arrête. N'y pense pas! C'est pas le temps! Lâche prise!"

Je me reconcentre sur la chronique de Patrick White à mes côtés et j'essaie de ne plus y penser.

Durant la soirée qui suit, au cours d'un sympathique barbecue, je montre la boule/bille à mon amie. Et je fais tout mon possible pour ne pas trop m'inquiéter. Je passe une belle soirée qui m'aide à ne pas y penser...

Le lendemain matin, par exemple, impossible de ne pas y penser, la boule est maintenant de la taille d'une balle de golf et commence à faire mal dans le bras. Je sais que je vais devoir aller faire consulter cette chose en rentrant à Québec.

Je reprends la route de la maison, au volant d'une étonnante auto qui se conduit toute seule, ou presque...

En quelques jours à peine et près de 500 kilomètres, l'Acura RDX a définitivement contribuer à élargir mes horizons
en ce qui concerne les voitures intelligentes!


Durant une petite semaine j'ai testé l'Acura RDX et j'avoue que son intelligence automobile m'a fascinée. Ce fut d'ailleurs le sujet de ma chronique radio chez les Trolleuses sur CIBL, 101.5. 

Je dois repartir le lendemain pour le Saguenay. Invitée au Festival International des arts de la Marionnette à Saguenay. Une chambre d'hôtel m'attend et j'ai très hâte de découvrir ce festival, en famille, et de continuer l'évaluation de cette surprenante voiture...

Mais avant de reprendre la route, je dois m'occuper de cette boule en mon bras. Une boule qui commence à faire bien mal. Je prends donc le parti d'aller à l'urgence de St-Sacrement. Espérant ne pas attendre trop longtemps. Espérant avoir juste besoin d'une dose d'antibiotiques pour continuer mon été comme prévu.

Malheureusement, je ne sais pas encore que mes jours s'apprêtent à prendre un tournant inattendu!

En ce jeudi soir de juillet, où je passe les portes de l'urgence. Je ne sais pas encore que c'est les portes de l'enfer qui s'ouvrent...

Aller là où ne l'on veut pas aller. 
Ne pas avoir le choix d’affronter le défi imposé... 
Hopital St-Sacrement, fin juillet2015

Je ne sais pas que je plonge dans quinze jours d'horreur hospitalier où je passerai quinze jours à lutter pour sauver mon bras. Quinze jours qui se déroulent comme un cauchemar. Un cauchemar trop souvent éveillé qui me verra passer par les urgences de trois hôpitaux et finir, en urgence, au bloc opératoire pour une faire exciser une rare tumeur qui a la drôle d'idée de nécroser.

Pour résumer, j'ai développé en 24 heures une tumeur ultra rare, normalement bénigne, méchante de par les innommables douleurs qu'elle enclenche. Une tumeur que développe 0.01% de la population.

Une tumeur qui se compose de gras et de vaisseaux sanguins et qui, dans mon cas particulier, décide de se nécroser sur place. Évidement, cette tumeur rare a un comportement atypique.

Cet objet non identifié, durant une première semaine prisonnière du cycle horrible des urgences, et ensuite identifié comme un angiolipome atypique durant une autre semaine d'hospitalisation à l'Enfant-Jésus m'aura fait traverser l'enfer.

Physiquement de par nature. Psychologiquement de par la manière dont le système de santé m'a traitée. Jamais je n'aurais pensé être un jour si maltraitée au Québec. J'en suis encore flabergastée.

Présentement je digère. Mais plus tard, j'espère pouvoir témoigner de cette désastreuse expérience et dénoncer. Car ce que j'ai vécu en ces quinze jours est indigne de cette société dans laquelle je vis et pour qui j'ai de l'affection.

Je vis depuis 28 ans au Québec. J'ai fini de grandir au Québec. J'ai aimé le Québec comme on peut aimer un parent adoptif qui nous prend sous son aile bienveillante. Mais durant ces quinze jours hospitalisée, j'ai pour la première fois de ma vie, eu honte du Québec. Et je me sentie bien abusée par ce parent que j'aimais tant...

Après plus de dix jours prisonnière du système hospitalier inhospitalier, sentir son système nerveux en arracher...
Service de médecine interne à l’hôpital de l'Enfant Jésus. Fin juillet 2015

J'avais évidement entendu parler de combien le système de santé québécois était détraqué mais j'ai pu si bien y goûter en cette expérience que j'en suis aujourd'hui traumatisée. J'ai appris combien avoir une pathologie rare peut se révéler une horrible expérience lorsqu'il vient le temps d'essayer de se faire soigner.

En ces quinze jours à essayer de me faire soigner, j'ai été si déshumanisée que j'ai cru, par deux fois y perdre la boule! J'ai été bien opérée mais si mal soignée. Une semaine après ma chirurgie, je reprends petit à petit mes esprits.

De retour à la maison, libérée, comme une fauve sauvage moins de 24 heures après ma chirurgie, avec une pression artérielle au dessus de 200, je retrouve mes repères existentiels et je me rappelle que je suis humaine.

Ce périple médical aura fait dérailler mon été et m'aura offert une sacré prise de conscience. Une prise de conscience que je suis encore en train de digérer.

En cette mésaventure médicale, j'ai partagé régulièrement via Facebook et Instagram afin de garder une trace de tout cela en ma mémoire. J'ai apprécié le soutien moral virtuel qui en a résulté. Ce soutien humain, invisible, m'a aidé à tenir le choc des jours qui n'en finissaient plus de vouloir m'abattre.

Alors que je repense à bloguer, de loin, sans m'y forcer. Pour me désennuyer de ce repos forcé, je profite du temps qui se perd entre deux pilules de Dilaudid pour répondre aux commentaires sur Instagram.

Après avoir été stimulée à instagrammer par une copine virtuelle (via Facebook) que j'apprécie depuis plusieurs années, je me dérouille les idées. Sans jamais l'avoir rencontrée au réel, je réalise que je la considère comme une cyber-amie.

Je m'applique donc à répondre à ces dizaines de commentaires déposés au cours des quinze jours où j'étais hospitalisée. Cela me reconnecte avec moi-même. Tout en notant que jamais on n'avait tant personnellement commenté en mon fil Instagram. Enfin jamais je n'avais utilisé mon fil Instagram de manière si personnelle!

C'est toujours une question pratico-pratique en fait. À l'hôpital, Instagram s'est révélée l'App la plus pratique pour documenter l'enfer de mes heures et garder un lien avec l'extérieur.

Et puis, une abonnée, qui m'a laissé tout plein de petits mots gentils durant mon hospitalisation, m'avoue qu'elle me lit depuis dix ans et que c'est grâce à moi si elle a ouvert son propre blogue. En son coeur, je suis une cyber-amie. Je ne me souviens pas l'avoir jamais vu commenter sur mon blogue mais cela me touche profondément.

En notre nouveau monde connecté, on se lie les humanités de par nos réalités partagées et on se découvre toutes sortes d'amitiés. En ces nouvelles façons de communiquer naissent de nouvelles façons de "relationner" et j'adore en explorer le principe...

Ce lac qui me ressource, m'apaise et m'aide à mieux vieillir... Début août 2015

Lorsque j'ai commencé à bloguer, par discipline d'écriture, il y a plus de douze ans, je ne m'attendais pas au côté social de la chose.

Mais chaque personne rencontrée au réel par mon blogue s'est révélée une personne de qualité dont j'ai apprécié faire la connaissance. Ce sont des connaissances qui ont enrichit ma vie.

Au fil des années j'ai même développé une confiance du principe car je sais que ceux qui sont fidèles à mes mots partagés ici, année après année, me connaissent intimement et m'apprécient réellement.

D'ailleurs plusieurs de mes amies chères aujourd'hui, au réel,sont arrivées en ma vie par le biais de ce blogue.

Ensuite sont venus les réseaux sociaux mais c'est une autre histoire. Et rendu là, j'avais si bien compris le social de la chose que ce fut facile à apprivoiser.

Les réseaux sociaux et mes problèmes de santé ont aspirés plusieurs de mes habitudes bloguesques mais cet endroit reste ma première maison virtuelle.

Je ne blogue jamais pour être aimée mais c'est ce que je récolte. Cela me fascine. Mais je ne veux pour autant y attacher plus d'importance que j'en attache au principe même de bloguer. Celui d'écrire et d'archiver.

J'entends souvent d'autres blogueuses courir après la popularité numérique mais ce principe me laisse de glace. Elles se demandent quoi et comment bloguer pour attirer. Cela ne me parle pas. Je réalise que je blogue par besoin d'écriture et non par besoin de célébrité.

Tournée de presse familiale pour découvrir le Saguenay. Cap Jaseux. Juin 2015

Je blogue pour laisser ma plume s'envoler en liberté. Je blogue pour laisser libre cours à mes créativités. Je blogue comme j'en ai envie selon mes envies.

Si cela plait, tant mieux, si cela ne plaît pas, tant pis. Si ceux qui me lisent ont le goût de partager mes écrits ou mes photos, tant mieux, sinon tant pis! Je me fous des algorithmes divers et des analyses de popularité. Les stratégies de marketing ne m’intéressent pas. Tout cela n'influence en rien mes blogueries...

Retrouver "mon lac" 
quelques jours après ma chirurgie.
Je blogue par amour de ma langue maternelle, par souci d'authenticité humaine, par inspirations partagées.

Je blogue pour archiver le présent qui s'efface, pour laisser une trace à ma fille. Pour partager mon humanité, en toute vérité.

Au fil des années, j'ai laissé le fil de ma vie guider mes blogueries avec toujours le même souci d'honnêteté.

Si j'accepte certains partenariats, je refuse les publicités. Et je n'en fais qu'à ma tête...

Et maintenant que je retrouve ma tête et ses esprits, après quinze jours en enfer, je retrouve aussi l'envie de bloguer. L'envie toute simple de laisser couler les mots, sans m'y casser la tête...

Quand l'été déraille...

lundi, juin 29, 2015

Depuis qu'elle est en première année de primaire, Miss Soleil me parle de son idée de stand de limonade. Nous essayons, au fil des mois et des années, de discuter avec elle des possibilités de cette idée enfantine.

L'on passe de l'idée de vendre des chocolats chauds à la patinoire l'hiver, à l'idée de vendre des bugnes sur la plage l'été.

À force qu'elle nous y pousse, on finit par plier et l'été dernier commence une première expérience de commerce ambulant. Une première expérience réussie qui laisse entrevoir du potentiel de développement...

Le mois dernier, l'home me dit qu'il a inscrit la Miss à la grande journée des petits entrepreneurs. Sachant combien elle aime l'idée d'entreprendre, je le seconde en son initiative. Il lui en parle. Elle aime l'idée.

Vendredi dernier, à 10 heures du soir, l'homme percute sur le fait que la fameuse journée se déroule le lendemain. La Miss manque de faire une syncope et j'écarquille les yeux de surprise lorsqu'il m'explique qu'il est possible que des clients trouvent le chemin de la maison. Le lendemain matin, "on se revire sur une cent" et c'est parti pour une production de bugnes et beignes pour notre entreprise ambulante...

Il me montre le site de l'initiative et la page de la puce. La photographe en moi prend du service immédiat et la pâtissière en chef supervise la préparation des pâtes à beignets.

Dans la foulée on se rappelle avoir récupéré un appareil à beignes des années 50 avec des recettes d'époque. L'occasion fait le larron!


Tandis que la pâte à bugnes gonfle, on se lance dans une production de beignes d'antan à la cannelle selon l’authentique recette de la boite jaunie par le temps. Le résultat est à la hauteur de nos attentes. Délicieux. Moelleux. Léger. Miam!

Nous travaillons en équipe familiale et c'est le fun de sentir cette dynamique nous emporter dans l'aventure de cette journée. Me vient alors l'inspiration que nous sommes en train d'ouvrir un Pop Up Pastry Shop!

Les Pop Up Shop sont la dernière tendance aux États-Unis. Le concept se définit par l'ouverture d'un magasin éphémère qui offre des produits particuliers durant un temps limité. Ceux qui se lancent dans l'aventure louent un local durant quelques jours, y installent leur échoppe, puis ferment comme ils ont ouvert. Dans le temps de le dire...

Plutôt qu'ouvrir un stand, nous ouvrons donc un Pop Up Pastry Shop! Nous ouvrons une pâtisserie éphémère mobile. J'utilise mon compte Facebook personnel et Instagram pour en avertir nos amis voisins et nous nous préparons à descendre notre butin sur la plage.

En chemin, l'on fait un peu de porte à porte de voisinage et nous papotons à cœur joie.


C'est donc grâce à l'inspiration de cette grande journée des petits entrepreneurs que nous lançons notre Pop Up Pastry Shop estival intitulé "Bugnes, beignes et autres gourmandises de plage".

Les bugnes et les beignes s'empilent dans notre cuisine. Miss Soleil est complètement impliquée dans cette petite entreprise. Elle pétrit la pâte, frit les bugnes, écrit des petits pamphlets de plage. Elle vit son rêve de fillette et nous sommes définitivement des parents cool!

En cette petite entreprise éducative doivent évidement se traverser quelques obstacles. Son plus grand défi est de dépasser sa timidité et ses doutes. Si elle est à l'aise avec nos amis qui viennent se ravitailler en chemin de plage, elle fige devant les inconnus que l'on doit aborder sur le sable.

Je suis donc sa vendeuse du jour mais à la seule condition qu'elle apprenne et se pratique. Nous avons un menu de qualité. Nos beignes d'antan, moelleuses à souhait, sont excellentes et nos bugnes sont un régal.

Nous avons aussi testé la citronnade au gingembre avec fraises coupées comme rafraîchissements.

De plus, en notre coin de lac québécois, la seule occasion pour goûter aux traditionnelles bugnes lyonnaises est d’attraper notre Pop Up Pasty Shop!

Miss Soleil me rappelle ce matin. d'il y a deux étés, où je me suis réveillée en affirmant avec conviction: "Aujourd'hui je fais des bugnes!" et comment je lui ai alors appris ce qu'était des bugnes...


L'homme s'en rappelle aussi très bien. Et tout ceux qui y ont goûté depuis sont très heureux de ce matin spécial qui rappela les bugnes à ma mémoire.

Pour l'occasion de cette grande journée, les voisins se sont aussi vus gâtés d'une gourmandise gratuite. Plusieurs en ont profité pour en acheter et tous ont été très heureux de cette initiative pâtissière.

Alors que se réalise ce projet d'enfance, l'on décide que l'on réitéra l'expérience, mieux organisés, le mois prochain. Et puis, il manque encore un produit à notre magasin, des Churros!

Ainsi nous aurions trois types de beignets en notre pâtisserie éphémère. Tous faits avec trois pâtes complètements différentes! La pâte à bugnes est de celle que l'on fait lever. La pâte à beignet d'antan ne demande pas d'attente et celle des Churros est une pâte à choux. Ne manque plus que des chichis provençaux pour bien faire...


Dans le fond, ce sont les chichis de mon enfance, achetés sur les plages de la Côte d'Azur qui m'ont donnée l'idée de vendre des beignets exotiques sur la plage. Une idée qui "pogne" fort au village.

Non seulement nous avons tous vendus mais nous avons fait des déçus! Les gourmands qui ont raté l'occasion s'en mordent les doigts et ceux qui y ont goûté ont tous hâte que l'on recommence. Nous avons même des commandes pour la prochaine ouverture de notre pâtisserie éphémère!

Alors on recommencera, dans quelques semaines, fort de notre expérience acquise. Notre réputation n'est déjà plus à faire, il ne manque plus qu'à mettre du coeur à l'ouvrage pour régaler les vacanciers de lac!

À la fin de cette journée bien chargée, on déclare la mission Pop Up Pastry Shop accomplie! Une super expérience éducative et familiale au final. La Miss doit encore travailler sur sa vente mais je la vois progresser et dépasser ses timidités.

Elle nous entraîne dans l'aventure. On la soutient. Elle nous motive. Elle apprend et elle progresse. Elle grandit et s'épanouit. Tout n'est pas aussi simple qu'il y en a l'air mais en cette journée où nous avons formé un trio familial du tonnerre, notre pâtisserie éclair a été un franc succès.

On finit cette grande journée des petits entrepreneurs québécois brûlés mais heureux.


La puce est fière de nous et nous d'elle.  On en a profité pour se baigner dans l'atmosphère estivale du village tout en y ajoutant une touche de gourmandise.

On a renoué contact avec les voisins perdus de vue durant l'hiver, et cela a fini avec l'homme et la puce partis en bateau avec copain et copine dans le soir couchant.

Bref, l'idée de se relancer en cette aventure entrepreneuriale, une autre fois dans l'été, est en cours de réalisation...

Une vidéo publiée par @etolane le

Ouvrir une pâtisserie éphémère pour le plaisir de l'enfance...

vendredi, août 08, 2014

 

L'été se passe, à vitesse grand V, comme à son habitude. Quand on vit en nos latitudes nordiques, l'été a un petit goût de paradis. Un paradis éphémère qui nous redonne assez de pep pour passer au travers la longue saison d'hiver...

L'été, bien entamé, s'écoule en son sablier et l'on profite de ce lac auprès duquel l'on vit à l'année. Un lac si beau et serein qu'il attire les vacanciers urbains depuis plusieurs décennies. 
 

Mon village, entre lac et forêt, a une soixantaine d'année. Issu de la villégiature citadine, il est désormais habité à l'année par un bon millier de personnes. L'été, il explose pour dénombrer plus de cinq mille habitants. Et pas un touriste dans le lot! Juste les résidents des maisons secondaires. Des chalets, toujours plus grands et luxueux, qui attendent patiemment le retour des humains qui les animent.

Des humains habitués à la ville qui transportent son bruit en leur sillage. La majorité semble percevoir le lac comme un terrain de jeux où venir s'éclater au soleil. Et certains jours d'été, où la foule fait rage, mon paradis m'est infernal...

En ce lieu de villégiature où j'ai planté racines, une plage municipale vole la vedette. Durant les beaux jours d'été, elle est si star que ne marche pas qui veut sur son sable. Pour y avoir accès, il faut avoir une adresse de résidence au village et montrer patte blanche (sous la forme d'une carte qui change de couleur à chaque année). Des humains en uniformes montent la garde.

L'été, il y a de ces jours où je me sens bien envahie en mon petit coin de paradis. Entre la dictature de plage qui me rend rebelle et me fait me prendre le chou, au moins une fois par saison, avec le garde zélé de service, il y a le bruit généré par l'excès de bateaux sur le lac... 

Ces jours là, mon paradis devient celui des autres. De ceux qui l'exploitent sans penser plus loin que le petit bout de leur nez. 
 

Ces jours là, je m’exile en ce coin désert de la plage, où errent les sauvages comme moi, et je rumine en silence. Si on fait le compte, ces jours là sont rares sur une année. Mais les belles journées tropicales aussi! Et malheureusement les deux se conjuguent souvent en nos étés qui  passent si vite...

Ces jours là, mon regard s’accroche aux rares voiliers et canots qui font de la résistance aux bateaux à moteurs (toujours plus puissants et nombreux). Ces bateaux qui font des vagues pour que sautent toujours plus haut les amateurs de sensations fortes. Et je n'ose même pas parler des moto-marines tellement je les abhorre. 


Il y a toutes sortes d'embarcations à moteurs qui contribuent au vieillissement prématuré de ce grand lac que j'aime tant. Des embarcations qui font dériver ma cervelle qui bouillonne depuis plusieurs années...

Évidement, il arrive que je me retrouve à faire une ballade en bateau, avec des amis, au cours de l'été. J'en comprends le plaisir que chacun en tire. Mais à chaque fois que j'en ressens la sensation, les boucles au vent, celle-ci se mélange immédiatement avec une culpabilité de fond. Ceci dit, je ne refuse pas que ma puce s'amuse sur une "trippe" lorsque l'occasion se présente. Mais je lui explique quand même pourquoi les bateaux me peinent...


L'eutrophisation du lac, tout le monde s'en fout. Tant que le plaisir présent est là, tant que l'on peut s'éclater entre reflets bleutés d'eau douce et soleil éclatant, who f... cares

Ces jours là, où ma cervelle déraille, j'imagine le temps où les blancs n'avaient pas découvert ce lac. À l'époque où seul son nom indien en faisait la dénomination. Ce temps disparu où les tribus indiennes en profitaient tout en le respectant (et en pensant au présent des sept générations à venir). Ces jours là, j'ai mal pour ces ancêtres qui ne sont pas les miens...

En bonne sauvage que je suis, je connais les habitudes estivales des vacanciers, je sais les heures où aller inspirer le lac sans trop être dérangée. Et puis, il y a cette culture du coucher de soleil que j'affectionne. Une culture underground, si j'en crois le petit nombre qui la pratique sur le sable de la plage...


Les dimanches de lac bondé sont ma hantise estivale, si j'ai à aller au lac, parce-qu'il fait vraiment trop beau, où que l'on a des amis en visite, je cultive ma tolérance tout en ruminant mon désespoir humain. 

Je ne suis qu'une toute petite goutte en l'océan qui fait l'humanité. La seule chose que je peux faire, c'est être ce que je suis. Et élever mon enfant avec une certaine connaissance de la nage à contre courant. Ma fille, à l'enfance que je dore en ce petit coin de lac. Une fillette qui pousse aussi vite que passent les étés...


Depuis la mi-juin, Miss Soleil a perdu 5 dents dont trois molaires, elle grandit. Elle apprend, comprend, évolue. Ce faisant, je suis son rythme, j'apprends, je comprends et j’évolue. Cet été, elle aura passé trois semaines au camp, deux en voyage de presse et le reste en mes jupes. Alors que l'on profite de la plage, relativement tranquille, je regarde accoster un ponton. Et je réalise combien les pontons me rassurent...

En fait, le ponton de lac est le bateau qui me tape le moins sur le système. Le plus silencieux, le moins rapide et le plus confortable pour voguer sur l'eau. S'il n'y avait sur l'eau que des voiliers, des canots et des pontons, l'ambiance seraient bien différente en ces jours bondés d'humanité.

Le ponton, c'est aussi le plus pépé des bateaux.  Mais bon on peut pas tout avoir! 

Manifestement, de nos jours, il est difficile d'être cool sans abimer le lac. Bref, si jamais un jour, je devais avoir un bateau à moteur pour aller voguer sur le lac, ce serait un ponton. Un ponton funky!

Alors que j'en partage la réflexion avec ma puce, elle  me dit:

- T'en fais pas Maman quand tu seras grand-mère t'auras un ponton!

Ouais, quand même pas hâte à être grand-mère! Et la question suivante est de celles qui tuent sa mère...

- Maman je sais que le pipi sort pas par la bille alors à quoi ça sert une bille?



Entre deux grains de sable et d'eau douce...

lundi, juillet 21, 2014

Lorsqu'un drôle d'oiseau vient faire un tour de lac et réveille un vieux fantasme...


Prendre les airs...

vendredi, juillet 11, 2014

De passage aux Bermudes cet hiver, en un délicieux petit déjeuner au Fairmont Southampton, j'ai gouté à un smoothie avec une touche de betterave qui m'a fait tripper.

Moi qui n'avait jamais aimé la betterave, j'ai changé d'avis entre deux palmiers. Il aura fallu que je vive 40 ans (et que je mette les pieds aux Bermudes) pour accepter la betterave en ma vie!

Cet été, j'ajoute donc de la betterave à mes smoothies aux fruits. Au grand désarroi de ma puce et sous l’œil perplexe de l'homme.

Tout est dans l'équilibre des saveurs. Mieux vaut débuter avec un faible ratio de betterave versus fruits. À noter qu'un smoothie fraise/betterave est surprenant de saveur estivale...

Rappelons que la betterave fait partie de ces aliments santé aux maintes vertus. Sans compter qu'elle te colore ton smoothie comme c'est pas permis! En y ajoutant plus de fruits rouges, la couleur s’atténue... et le gout aussi...

Attention visiteur égaré, si tu foules mon patio, tu risques de te retrouver avec un smoothie princesse nucléaire à déguster au soleil!

De fraises et de betteraves...

vendredi, août 30, 2013

Avec l'été qui s'apprête à nous quitter, je sens monter cette douce mélancolie qui l'accompagne. C'est pareil à chaque année. L'automne m'est synonyme de mélancolies. Je soigne ces maux en capturant les instants fugaces où le soleil fait son show d'été. Où la journée s’achève en beauté...

Tout en cliquant sur le bouton qui inscrit l'image en ma mémoire numérique, je me baigne dans le moment présent. J'en savoure les vibrations ensoleillées. Absorber le moment présent.  Le mettre en conserve pour s'en nourrir durant l'hiver à venir.

Cette année, j'y ajoute le bonheur de nager dans le lac comme remède interne. Laisser glisser l'eau douce sur sa peau presque nue est d'une infinie zénitude. L'eau cristalline est divine. Sa fraîcheur resserre les pores de la peau et revigore l'esprit.

Nager sans craindre aucun danger. En toute tranquillité. Ici, pas de requin ni de croco, pas même un serpent ou une sangsue! Rien que l'eau douce qui caresse le corps qui s'y glisse. Jamais je n'ai autant profité du couloir de nage que cet été...


Se lover dans chaque rayon de soleil

mercredi, juillet 31, 2013


L'été bat son plein et me glisse entre les doigts. Cette année, Miss Soleil profite d'un été sans camp. Elle adore ça. Pas de routine pour l'enfance qui s'amuse entre lac et amis. Un peu plus complexe pour la mère de service mais c'est une autre histoire...

Revenons donc à notre été nordique et à ses étonnantes canicules. Car celui qui croit que le Québec ne connait que le froid n'a jamais vécu l'une de ses canicules qui n'a rien envier aux Tropiques!

Lorsque l'humidex se met de la partie on ressent des températures autour de 40 degrés. Ainsi en une année on peut aussi bien expérimenter un -40 avec le facteur vent qu'un +40 si humide que l’atmosphère devient sauna. Et, même si je sue comme une vache, je suis heureuse de m'évaporer au soleil. En fait, je trouve que cela ne dure jamais assez longtemps.

Ces journées là, on s'habille comme si l'on vivait plein Sud. Le lac devient une bulle de paradis, manger une crème glacée est obligatoire et la vie est définitivement belle!

Alors que je teste le Blackberry Q10, je découvre une application qui stimule ma créativité. Et je profite d'une journée de canicule de juillet pour mettre en boite un zeste de réalité ensoleillée...

Au coeur de l'été...

jeudi, juin 27, 2013

Voici bientôt revenu le temps du Festival d'été de Québec. Ce temps béni où la ville se plie au rythme au Festival pour nous entraîner en son sillon musical.

Et même si je suis présentement en voyage de presse au New-Jersey, je n'oublie pas mon Festival préféré de l'année!

Ainsi j'aurai le plaisir de partager cet événement en mots et images. Yeah! Et de plus, j'ai l'occasion d'offrir la chance à deux personnes de gagner une paire de laissez-passer!

Car cette année le Festival, toujours plus numérique, innove encore et toujours en ajoutant une nouvelle expérience interactive personnalisée.

Chaque personne possédant un laissez-passer du Festival d’été de Québec pourra enregistrer le code unique de son bracelet via un formulaire disponible sur le site web et courir la chance de gagner différents prix.

Chaque festivalier aura aussi la possibilité de personnaliser son expérience et de la partager avec ses amis Facebook grâce à des bornes interactives installées sur les différents sites du Festival. Ainsi les détenteurs de laissez-passer pourront informer leurs amis de leur présence à un spectacle, échanger avec eux une photo prise durant l’événement, et peut-être plus s'ils sont chanceux!

Les bornes, mesurant chacune neuf pieds de haut, seront installées sur le site de la scène Bell des plaines d’Abraham, au Carrefour de services de Place George V, au parc de la Francophonie près de la scène Loto-Québec et à Place Métro à Place D’Youville. Comme l'explique Luci Tremblay, directrice des communications du Festival d’été de Québec: "Nos festivaliers sont très actifs sur les médias sociaux et suivent le Festival avec intérêt. Avec la personnalisation du bracelet, nous leur offrons de partager encore plus leur enthousiasme à l’égard du Festival, d’une façon originale et encore plus participative"

Et Dieu sait que je suis la première à approuver étant donné que je blogue le festival depuis bien des années. Sans compter lorsque je le tweete ou l'instagramme entre autres virtualités....

La personnalisation du bracelet se déclinera en 3 étapes faciles, chacune d’elle étant associée à des prix comme par exemple celui de gagner une paire de cartes Zone avant-scène pour l’édition 2014 du Festival ou encore de gagner des bracelets VIP pour un soir...



Mais ce n'est pas tout, le Festival offre aussi aux lecteurs de ce blogue la possibilité de gagner une paire de laissez-passez en envoyant par courriel leurs coordonnées (nom/adresse, téléphone et courriel) à concours@infofestival.com et inscrivez le nom de ce blogue (Vol de mots/Etolane) dans l'objet de votre courriel. À noter que les informations transmises demeureront confidentielles et permettront éventuellement de communiquer avec les festivaliers pour leur transmettre de l’information ou leur offrir des promotions exclusives.

Le tirage aura lieu le 3 juillet et sera fait par le Festival. Les heureux gagnants pourront ensuite récupérer leur paire de laissez-passez au comptoir d'accueil de la salle de presse du Festival à l'hôtel Hilton de Québec. Une belle occasion de gagner une paire de laissez-passez. N'hésitez pas à participer!


D'ici peu je rentrerai au bercail et commencerai les préparations familiales pour les festivités. Comme d'habitude nous irons en bande de copains (et rejetons) voir les shows qui nous attirent.

L'idée n'étant pas tant d'aller voir les plus connus mais plutôt de faire des découvertes musicales et de se plonger en cet univers parallèle dans lequel nous transporte le Festival. Sans oublier le bonheur de sentir le coeur de la ville palpiter au rythme du Festival d'été...

En préparation du Festival d'été de Québec.

mercredi, juin 06, 2012



L’été arrive enfin en nos latitudes nordiques. On peut commencer à sérieusement penser jupe et plage. Yes! Le vert des arbres appelle les chaudes soirées étoilées. Le bleu de l'eau se fond avec celui du ciel. La vie est belle.

En notre été familial pas de voyage particulier à l'horizon. L’été est si court en notre bulle de nature qu’il serait dommage de le manquer. Même s'il prend des accents citadins, il vaut certainement la peine d'être vécu en entier! 

On transformera donc la maison en "auberge de lac" avec les différentes visites d'amis prévues au calendrier estival. Histoire de mieux partager ce coin de lac privilégié... 

Présentement le village en bord de lac s’anime avec les chalets d’été qui, petit à petit, ré-ouvrent leurs portes et fenêtres. La nature profite de ces moments de pure zénitude avant l’invasion citadine. Nous aussi.

D"ici la fin du mois, l"invasion estivale viendra bousculer nos habitudes solitaires pour transformer ce coin de paradis en un coin prisé de villégiature...


Au lac, les journées sont douces. Les vacanciers d'été ont tous le sourire aux lèvres. Les enfants s’amusent à tout vent et la plage du village devient un lieu social de prédilection. 

Réservée aux habitants du village, la plage est gardée sous haute surveillance. N'y vient pas qui veut. Il faut montrer patte blanche pour y entrer. Même si j'en comprends le principe de fond, il me fait toujours plus ou moins grincer des dents.

Bref, l'été, la plage du village a des allures de Côte d'azur surpeuplée. Manque juste quelques palmiers et des chichis!

Le contraste avec le reste de l'année est frappant pour les locaux. La plage devient LA place du village. Là où les papotages en tout genre se conjuguent aux bruits des bateaux qui font des vagues.

Sans oublier les châteaux de sable, les cris des enfants qui s'éclaboussent et les regards langoureux des ados qui se prélassent...

Cette année, Miss Soleil ira au camp d'été. Une nouvelle étape d’enfance à franchir. Elle a désormais l’âge parfait pour les activités proposées. Elle ne rechigne même pas à l'idée!

Reste à choisir lequel. Celui qui se déroule en coin de plage ou celui qui met l’accent sur le nautique…

J’imagine qu’on finira par choisir celui qui est le plus pratique. Elle y ira donc au camp d'été le temps que je puisse travailler un peu sans qu’elle s’ennuie les heures à me voir pianoter sur mon clavier.

Je ne doute pas qu’elle s’y amusera comme une petite folle, qu’elle y retrouvera  des copines ou se fera de nouveaux amis. Et qu'elle reviendra toute excitée de ses nouvelles aventures...

L’été passera surement trop vite. Comme à son habitude. Alors on fpource notre mieux pour en profiter au possible. Pour se gaver de soleil et de plein air. Pour oublier qu’après l’été passe l’automne et revient l’hiver…

Coté Kinder et cinéma d’enfance...

Il y a de ces chansons qui deviennent vers d’oreille le temps d’une écoute. Et c’est certainement le cas de la chanson du film Madagascar…

« I like to move it move it » amuse beaucoup ma Miss Soleil mais c'est définitivement un vers pour mes oreilles. Juste l'écrire me l'incruste dans la tête! Aille. 

Cette semaine, le troisième épisode de la célèbre série animée, produite par Dreamworks, sort sur grands écrans...

Cette fois-ci les personnages se retrouvent à Monte Carlo pour une nouvelle aventure européenne. Façon cirque! De quoi amuser les enfants...

Aussi, à cette occasion, Kinder® Canada offre aux familles abonnées à leur page Facebook la possibilité de gagner l'une des 120 passes familiales Cineplex® pour aller voir le film. Chaque passe comprend 2 entrées pour adulte et 2 entrées pour enfant avec pop-corn et breuvages inclus!

Pour en savoir plus et participer, il suffit d’aller faire un tour par là….

Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme MamanKinder avec lequel je suis affiliée. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

En coin de lac...

lundi, juin 27, 2011

Festivaler officiellement l'été à Québec...

En ce lundi ensoleillé, qui suit trois jours de pluie continue, tombe la bonne nouvelle qui dit que je fais partie de la gang des blogueurs officiels du Festival d'été...

J'en suis super heureuse! Je croisais les doigts pour réitirer l'expérience et je suis contente de pouvoir le faire cette année encore. Cette année où ma puce n'est pas plâtrée et où ma santé reprend la forme après un difficile hiver.

 Comme je savais que l'on ne saurait pas qui serait repris avant la dernière minute, j'avais tout de même une passe de saison en ma possession, par précaution! Une passe de saison qui risque de vite trouver preneur...

Juan a été de la première vague. Il est allé acheter des billets en pré-vente pour nous et nos amis. Car pour ceux qui n'en connaissent pas le principe, les passes du Festival d'été de Québec sont comme des petits pains chauds. Entre la série de prévente et la vente officielle, toutes les passes s'envolent dans le temps de le dire. Et ceux qui n'ont pas prévu le coup se retrouvent facilement le bec à l'eau!

Car même si le prix augmente au fil des année, il n'en reste pas moins qu'une passe de festival, ce n'est pas cher pour ce que cela rapporte en bonheur estival. Surtout si l'on décide d'en profiter au maximum.

Durant dix jours, le coeur de la ville de Québec se met à battre au rythme du Festival d'été. Et si le temps s'y accorde, il se déroule des nuits magiques où les étoiles brillent plus fort qu'à leur habitude. À moins que cela ne soit l'effet des macarons qui scintillent à l'horizon humain. Mais je m'enflamme...

Chez nous, le festival est une tradition que l'on vit en trio familial. Je le blogue depuis des années. Ainsi, depuis sa gestation M'zelle Soleil s’imprègne du Festival d'été. Le festival a fait partie de ses premiers mots, de ses premières conversations, de ses premiers repères. Chez nous, le festival se transforme en un voyage musical, en une expérience estivale qui nous offre le meilleur de Québec. Chez nous, le festival est un incontournable.

Au creux de l'hiver, il devient même un espoir auquel s'accrocher sous la neige et le froid. À chaque retour de juillet, il nous récompense des longs mois d'hiver pour mieux les effacer de notre mémoire. Au festival, il n'y a que l'été qui compte...


Juan prend sa semaine de congé et l'on s'y plonge avec passion. L'on y va en gang, ensemble, en famille, selon les spectacles. On se couche tard et on en profite au max! Bloguer le festival est une seconde nature. En le faisant de façon officielle, c'est un peu plus de travail et beaucoup plus de liberté sur le site.

Je blogue ce festival que je vis en compagnie de mes amis, de mon homme et de ma fille. Au programme: musique, étoiles et chaleur humaine. Et c'est aussi comme ça que je fais d'impressionnantes traversées de foule durant les concerts. Pour passer de la section presse à la section grand public, je parcoure le site de long en large.

Les traversées de concert, c'est bon pour le cardio, bon pour prendre le pouls du spectacle en action et lorsque la musique est excellente, les traversées sont dansantes. L'année dernière, c'est durant Santana que j'ai volé au lieu de marcher sur les plaines...


Maintenant que nous sommes parents nous apprécions aussi la section familliale du festival. La place de la Famille avec son cadre charmant en bord de fleuve, ses spectacles décalés et son ambiance festive est l'endroit parfait où aller divertir ses petits. C'est une activité familiale à ne pas manquer!

Et j'ai entendu courir des rumeurs qui disaient que cette année, la place de la Famille serait encore plus cool qu'à son habitude. Bien hâte d'y emmener ma puce...

J'en profite aussi pour saluer mes compères blogueurs qui s’imprégneront du festival (chacun à sa façon) pour en nourrir le blogue officiel: Mario ( qui blogue aussi son festival depuis plusieurs années), La Musicographe, Summer au Pays des Caribous, Québec t'aime et Culturils. À suivre du 7 au 17 juillet ici ou sur le blogue du Festival d'été...

Le retour du festival d'été...

mercredi, septembre 08, 2010

Bonheur acrobate...

Avec cette nouvelle semaine de septembre arrive le festival de la pluie, gracieuseté d'Earl. Earl qui annonce officiellement la fin de l'été. Yep, ainsi tournent les saisons terriennes. Il est maintenant temps de batailler ce petit spleen automnal qui enrobe mes pensées. Batailler. Exister. Aimer. Évoluer. Travailler.

Alors que je discutais avec une amie des mille et une choses de la vie, l'on aborde le sujet de la vie "conte de fée" ou tout du moins des perceptions que les autres s'en font. Ceci me fait penser à cela. En effet, je crois que la vie "conte de fée" existe sur Terre tout comme ces instants de paradis que l'on découvre parfois au détour du jour. Mais il est certain que la vie "conte de fée" ne compose pas le quotidien adulte, disons plutôt qu'elle l'agrémente.

Le reste du temps, c'est labeur, obstacles, batailles et douleurs. La vie humaine n'est pas une sinécure. Alors, lorsque durant quelques heures elle se transforme en un joli conte de fée, il ne faut pas hésiter à attraper l'instant au vol. En apprécier toute la saveur. Se recharger les batteries intérieures pour mieux continuer la bataille quotidienne. Chacun a une version différente de ce qu'est son propre conte de fée. Mais l'on a tous droit à nos moments "conte de fée", de cela je suis persuadée...

En notre trio de famille, il y a le quotidien qui nous fait des soucis et nous impose son labeur régulier et puis il y a ces moments de grâce où l'on récolte les fruits de notre amour et de nos efforts. Ce sont ces moments là que j'aime immortaliser en ma mémoire numérique. Ces moments là inspirent l'artiste en mon sang. Ils font vibrer ma code sensible. Un jour passé, à l'un de ces carrefours d'existence, j'ai décidé de refuser l'inspiration douloureuse et saignante qui représente le pire de ce que nous sommes. Depuis, je m'applique à travailler l'inspiration colorée qui reflète le meilleur de nos humanités.

Chaque été, notre quotidien de lac transforme notre paysage en un petit paradis de nature. En ce présent paradisiaque, l'on pratique souvent l'envol d'enfance. C'est une sorte de tradition familiale que l'on peaufine avec l'expérience. Lorsque la Miss s'est retrouvée plâtrée cet été, elle a été bien triste de ne plus pouvoir s'envoler entre ciel et Terre. Maintenant qu'elle est grande, Juan ne la lance dans les airs que lorsqu'ils se baignent. Le lac devient alors un filet de sécurité et je me transforme en photographe de coeur.

M'zelle Soleil aimerait bien être une acrobate comme ceux qui performent au Cirque du Soleil. Elle adore l'exercice d'envol. Elle aime le pratiquer et essayer différentes figures. Juan adore la confiance et la complicité qui les unit en ces moments là et, je savoure le conte de fée qu'est ma vie en compagnie de mon homme et de mon enfant. Je les dirige un peu selon la lumière et j'attrape avec délice les images qui représentent ce bonheur que l'on possède en notre maison. Un bonheur que l'on cultive avec amour. Un bonheur qui reste fragile puisque c'est le propre de tout bonheur...

Le bonheur tout comme l'amour sont des notions qui font partie de cet invisible que l'on considère peu en notre monde matérialisé. Pourtant tout le monde coure après l'amour et le bonheur! C'est un paradoxe humain qui me fait toujours froncer des pensées. Le bonheur et l'amour n'ont pas prix. Ils ne s'achètent pas. Ils ne se trouvent dans aucun magasin. Il y a bien certaines illusions qui se vendent en quelques baratins bien ficelés, ceux-ci nourrissent les croyances matérialistes. Je n'y crois pas.

Je crois que l'amour et le bonheur se cultivent tout comme le maïs ou les carottes. Des graines mises en terre naissent les nourritures humaines. Et des graines plantées en l'invisible de nos coeurs naissent l'amour et le bonheur. Ce sont nos nourritures spirituelles. Ainsi, ces images enchantées que j'attrape au vol de l'enfance sont comme autant de graines familiales que je me plante dans le coeur, année après année. En espérant que la récolte future sera bonne...

Bonheur acrobate...

mardi, août 03, 2010

J-2 (souvenirs des premières heures de l'épreuve parentale)

Je compte les heures jusqu'à ce que M'zelle Soleil déplâtre. Encore deux jours si tout est beau. Il y a cinq semaines, lorsque j'ai compris l'importance de sa fracture, il était trois heures du matin. Il fallait attendre huit heures pour aller la faire plâtrer. De retour à la maison à quatre heures. J'ai encouragé Juan à se coucher. M'zelle Soleil s'était endormie sur le chemin du retour et nous n'avons eu qu'à la poser dans son lit.

Je suis restée seule, éveillée dans le jour levant, les nerfs en pelote j'ai pleuré. Dans le silence de ma brousse, j'ai pleuré comme une madeleine durant trois heures. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J'ai pleuré l'été que l'on ne connaitrait pas (et qui s'est révélé le plus beau depuis cinquante ans!), j'ai pleuré la douleur de voir mon enfant blessé. J'ai pleuré la sourde inquiétude qui subitement s'installait en mon coeur. J'ai pleuré ma peine toute maternelle en réfléchissant à cette responsabilité qu'il m'incombait. La responsabilité de lui faire la vie douce comme elle le mérite. J'ai pleuré et j'ai pensé. Le jour s'est levé dans le gazouillement des oiseaux et je pleurais toujours. J'ai réveillé Juan à sept heures en pleurant (des idées plein la tête pour améliorer son sort enfantin). J'ai arrêté de pleurer lorsqu'il a fallu la réveiller pour repartir à l'hôpital. Je n'ai plus pleuré depuis.

Depuis je bataille. Je bataille cette colère noire que je ressens vis à vis de l'arrogante voisine. Je bataille mon amertume (et ignorance) des trampolines. Je bataille la douleur de voir souffrir mon enfant puis la douleur de la voir diminuée. Je bataille l'inquiétude latente qui me ronge de l'intérieur. Je bataille mes humeurs obscures pour lui rosir la vie malgré tout. Si souvent, dans l'invisible de mes sentiments, mon cœur de maman se fend. La mère louve en mon sang hurle à la lune. Et je collectionne les insomnies...

Puis je me raisonne, avec maturité, je me force à voir plus loin que cette peine qui m'étouffe de l'intérieur. Je réalise notre force face à l'adversité. L'on bataille les trois à notre façon mais l'on fait front. M'zelle Soleil prend le tout avec une philosophie qui la grandit. Elle sait désormais écrire même si elle ne sait pas tout à fait lire. Si son petit corps a un peu ramolli, son esprit s'est acéré. Il s'est affiné à l'ombre de cet immobile été.

Et si l'on croit les prévisions, elle sera bientôt guérie, remise sur pieds. Réparée. Je pourrai de nouveau apprécier cette sensation précieuse qu'est la bonne santé de son enfant. La voir marcher, courir, sauter. Et peut-être me reposer un peu les idées et dormir...

J-2 (souvenirs des premières heures)

lundi, juillet 26, 2010

J-10 (jour prévu de déplâtrage de puce de maison)

Vue de Québec

Hier soir, alors que s'achève ma bronchite, nous sommes allés faire une petite virée en roller du coté de Lévis. Nous en avons profité pour découvrir la piste cyclable qui longe le fleuve et qui découvre une superbe vue sur la ville de Québec. Là, nous avons récolté des dizaines de sourires étrangers alors que l'on roule en ce petit train familial qui fait notre spécialité sur roues: Mon homme qui pousse ma pomme qui pousse la poussette! Une spécialité qui nous fait filer à belle vitesse, les cheveux dans le vent. En nous élançant sur la piste, nous avons aussi réalisé que nous n'avions pas fait de roller depuis 3 semaines. Depuis ce temps où M'zelle Soleil s'est fracturée le tibia chez la voisine...

L'inspiration photographique

Depuis quelques jours, M'zelle Soleil m'étonne en me disant:

- Maman, je crois que c'est le temps de ta photo!
- ???!!!???
- Ben oui, regarde le ciel derrière toi!

Je me retourne et découvre les couleurs qui illuminent le soir d'été. Je soupire. Il est vrai que ce mois passé à l'ombre de la blessure de ma fille a quelque peu aspiré mes élans (et habitudes) photographiques. Il me fait bien plaisir que ma fillette solaire me les remette en tête...

Colère maternelle

Depuis quelques jours, je macère un billet qui expliquerait les détails de "l'accident" de trampoline (et ma colère noire envers mon arrogante voisine). Pour l'instant ma colère est telle que je préfère l'absorber pour mieux la maitriser. Je n'aime pas les sensations humaines qui accompagnent la colère. Je médite sur cette nuance émotionnelle qui se trouve entre colère et révolte. Autant j'ai l'impression que la révolte est constructive autant je peux trouver la colère destructive. Négative. Laide. Venimeuse.

La colère est un poison que je sens couler en mes veines à chaque fois que je regarde la maison d'en face. Un poison que je soigne à coups d'amour familial et de réflexions personnelles. Dans la nuit blanche de cette pleine lune qui éclaire la nuit me guette l'insomnie. Une insomnie qui se nourrit de cette colère que je ressens au plus profond de mon être. Je la laisse refroidir dans la clarté lunaire. Je me désintoxique en oubliant de dormir. Je veux contrôler la puissance de cette émotion qui me ravage de l'intérieur. Ensuite, j'irai faire la fête à la voisine qui se cache de mes regards meurtriers...

Force d'enfance 

Et, pendant ce temps, je ne peux qu'admirer le courage de mon enfant qui démontre une bien bonne attitude face à sa désagréable situation. Je découvre chez elle une force humaine que je soupçonnais mais qui m'est apparue clairement ces dernières semaines.

M'zelle Soleil, débrouillarde et peu "plaignarde", crapahute sa patte immobilisée à droite et à gauche. Elle commence même à marchouiller sur le bout de ses orteils plâtrées. Ce que nous lui déconseillons fortement même si parfois je ferme les yeux par pur plaisir de la voir debout. Nous n'aurons guère vu le superbe soleil de ce mois de juillet. Pour lui éviter de suer en son plâtre, nous avons passé l'été à l'ombre. Inspirés par le rythme du Festival d'été, nous avons quelque peu chamboulé sa routine pour la rendre plus nocturne...

Mais ce qui est certainement le plus anecdotique de ce juillet plâtré, c'est la réaction de tous ceux que l'on rencontre sur notre chemin de vie. Ceux-ci, devant son plâtre en fibre de verre ultra fashion, s'exclament tous la même chose. Les gens qui nous croisent nous abordent avec un: "Whaou, mais il est trop beau ton plâtre!" Plusieurs ajoutent ensuite dans la lancée "T'es don' ben chanceuse d'avoir un si beau plâtre!". En ce qui concerne la chance, c'est assez relatif à mon goût mais au moins ce plâtre multicolore a le don de d'alléger l'atmosphère quotidienne...

J-10