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jeudi, septembre 14, 2017


Aujourd'hui, avec 25 degrés sur l'heure de midi, l'on se serait cru en plein été! Aujourd'hui, j'ai eu la date de ma future chirurgie. Sans entrain. Avec un certain chagrin.

Le 4 octobre prochain, je repasserai, une autre fois, sous le bistouri. Pour une hystérectomie. Je visualise une renaissance pour en contrer les craintes.

Je sais que c'est la seule option. La seule chance pour moi d'envisager un futur. La seule façon de rester en vie. Je sais aussi que cela sera une grosse opération. Que j'espère sans complication. Je médite et je prie.

J'attends l'appel suivant pour savoir l'heure exacte de cette chirurgie. Si  je ne fais pas l'effort de maîtriser mes émotions à la dérive, des pensées terrifiées s'échappent de mon esprit.

Alors je tiens chaque pensée en laisse. J'en contrôle chaque direction. Pour en maîtriser chaque émotion. Je me réfugie l'être en ces inspirations surréalistes qui me changent les idées tourmentées.

J'inspire cette superbe journée de septembre. Le sable est doux. Le soleil est chaud. D'un pas déterminé, j'avance dans l'eau. L'eau fraîche pince la peau. Les pores se resserrent. Les boucles s'aérent. L'esprit se libère...

Braver la peur. Garder la foi.

lundi, octobre 19, 2015

Il y a environ deux semaines, j'ai été invitée à assister à une représentation de L’ÉVEIL au Théâtre Périscope (en collaboration avec La Rotonde).

Même si la pièce est recommandée pour les treize ans et plus, je demande s'il est possible que ma puce, de presque 10 ans, puisse m'y accompagner.

On me répond qu'il n'y avait rien d’extrême en soi dans le spectacle et que si l'enfant est habitué à l'Art, il n'y aurait pas de problème...

Curieuse je suis de découvrir ce type de théâtre dont je ne sais pas grand chose. Si ce n'est que le sujet de fond de cette pièce traite d'émotions adolescentes et qu'elle est composée de danse contemporaine.

Vu que la Miss devra bientôt passer par cette étape existentielle et qu'elle apprécie la danse, j'ai espoir que cela puisse nous donner l'occasion d'en discuter plus en profondeur.

Je suis sensible à toutes formes d'Art. Depuis qu'elle est minuscule, instinctivement, j'essaie de la sensibiliser à l'Art sous toutes ses formes...

Au fil de mes explorations artistiques à Québec, j'ai souvent entendu parler de la troupe "Le Fils d'Adrien danse" et d'Harold Rhéaume. Je n'en ai entendu que du bien. C'est donc confiante que je nous lance à l'aventure artistique, en mode mère/fille, un doux samedi après-midi d'octobre...


Je tombe sous le charme de ce mélange de jeu et de danse qui se déroule en un décor minimaliste. J'apprécie la qualité de l'écriture et le jeu des danseurs/comédiens. L'ajout visuel d'images sur un écran en toile de fond et la musique qui lie le tout me plait.

Je me laisse entraîner par le rythme décalé de cette représentation de danse/théâtre. La poésie qui s'en dégage me touche en plein cœur. Dans le mille! Ce faisant, je déconnecte de l'extérieur pour me reconnecter de l’intérieur.

Durant l'ÉVEIL, les tranches de vies défilent. Avec elles, s'illustrent ces émotions que l'on ressent tous à l'adolescence. Alors que je ne m'y attendais point, me voilà replongée en mes souvenirs d'adolescence. Une époque rendue bien lointaine en cette quarantaine que j'apprivoise.

Du coin de l’œil, j'observe ma puce qui absorbe. Cela m'émeut. Par ces moments remplis d'intensité humaine, elle pose sa tête sur mon épaule et je profite de l'intimité de l'instant. Je repense à mon premier amour avec une distance adulte et mature. Je repense à mon début de vingtaine révoltée. Je sens remonter des émotions que j'avais presque oubliées. Des émotions qu'il me fait du bien de ressentir. Des émotions que j'analyse avec le recul de l'âge.

Et, alors que les comédiens me replongent en mon passé qui s'efface, ils projettent ma fille en son futur qui se dessine. En ce présent, où l'on s’imprègne d'art moderne, se conjugue nos temps de vie. Étrange sensation qui me bouleverse un peu...


Au sortir de cette pièce, je demande à Miss Soleil ce qu'elle en a pensé. Ce qu'elle me répond me flabersgaste! Elle me dit: "Maintenant que j'ai vu le spectacle, j'ai remarqué que quand on regarde l'amour en surface, genre ark ils s'embrassent, c'est dégoûtant. Mais quand on ressent l'amour qu'ils ont pour faire ces gestes, on voit que l'amour n'est pas quelque chose de dégoûtant mais plutôt une relation sincère entre deux personnes. J'ai réalisé que l'amour, c'était une relation mentale entre deux personnes..."

Au final, l'expérience s'est non seulement révélée à la hauteur de mes attentes mais elle les a largement dépassées! Durant les jours qui suivent, l'on en discute encore un peu et je réalise à quel point cette pièce moderne lui a permis de mieux comprendre certaines émotions humaines.

Je suis heureuse qu'en cette société hyper-sexualisée dans laquelle elle grandit, elle puisse se construire d'autres repères. Envisager d'autres perspectives de l'amour que celle de la relation physique. Et si cette pièce a marqué ses sentiments d'enfance, c'est par le fait qu'elle lui a appris que l'amour n'est pas tant physique que mental....

Depuis ses 7 ans, âge où elle m'a appris que l'expression qui tournait dans la cour d'école était "faire le sexe" et que j'ai dû lui expliquer que chez nous on faisait l'amour pas le sexe, je lui explique qu'il ne suffit pas de se coller les fesses, il faut aussi se coller le cœur!

Grâce à l'EVEIL, je crois bien qu'elle a compris ce sens que j'essaie de lui inculquer. L'importance des sentiments. Bref, je me doutais que cela nous ouvrirait l'esprit mais je ne me doutais pas à quel point cela nous révolutionnerait l'esprit. Franchement comblée la mère!

Enfin, c'est exactement pour cela que je suis sensible à toutes formes d'Art. Pour me garder l'esprit ouvert et le révolutionner dans le bon sens des choses. En tant que mère, c'est tout naturellement que je partage cet instinct artistique avec ma fille qui grandit...

Nota Bene: Une fillette qui grandit et qui blogue ses impressions de spectacle par ici...



Synopsis: Au carrefour de la danse et du théâtre, L’ÉVEIL écrit avec le corps et bouge avec la parole. Célébration des premières fois, le spectacle est construit sous forme de cartes postales : bribes, pulsions, instants de vie sans plus de mise en situation, pas d’avant ni d’après, seulement le présent avec l’adolescence comme point d’ancrage. Il témoigne de l’intensité d’un âge qui, si tout y est à la fois inconnu et possible, nous définit pour le reste de nos jours. Librement inspiré de L’éveil du printemps de Frank Wedekind écrit en 1881, la proposition fait état de l’éveil des sens, des émotions, de tout, de nous seul, mais surtout de nous ensemble. De tout ce que nous sommes, de qui nous sommes, de qui nous voulons être, de ce qui nous entoure et de ceux qui nous entoure.

À noter que suite aux représentations de L’ÉVEIL au Théâtre Périscope de Québec, l’équipe prend une pause méritée de quelques semaines avant de diriger vers Longueuil pour présenter la pièce lors d’une représentation scolaire au Théâtre de la Ville, le 17 novembre.

Ensuite les comédiens s'envoleront vers la France pour présenter la pièce dans le cadre du festival NovAdo à Rodez (2 représentations – 20 novembre 2015) et au Théâtre du Pilier à Belfort (2 représentations – 26 novembre 2015). Surveillez leur page Facebook pour en savoir plus...

S'éveiller les idées grâce au «Fils d’Adrien danse» !

vendredi, octobre 02, 2015


Petit tour de kayak avant d'aller chercher la Miss à l'école pour nos midis mère/fille. Princesse la ‪#‎shitzu‬ de maison n'est pas du tout rassurée de cette expédition matinale. Le lac s'agite et fouette le kayak. Le vent frais nous rappelle que l'hiver s'en viendra trop vite.

Mais ce qui me fait le plus sursauter c'est l'ÉNORME araignée qui vient se balader près de ma cuisse. Issshhh. Sursauter dans un kayak qui vogue sur un lac agité n'est pas recommandé. Note à moi - même: "Checker les bibittes à bord avant de prendre le large". Passée cette petite surprise, j'apprécie la lumière du soleil qui scintille au gré des vagues.

Au retour, le vent est assez puissant pour que je sente bien fonctionner mes muscles. Ainsi je rééduque mon bras opéré durant l'été. Et j'inspire une bonne bouffée de liberté et d'air frais pour me ravigoter les pensées mélancoliques...

Une bouffée de lac après une nuit où il a gelé...

jeudi, octobre 01, 2015


La fin de semaine dernière se déroulaient les journées de la culture. Plutôt que d'aller en ville, j'ai décidé d'explorer les environs de ma brousse. Ainsi, en furetant le site web de l’événement, j'ai découvert un endroit qui a charmé toute la famille.

À l'occasion de ces journées de la culture, nous avons découvert les Jardins Atsenti Auarata. Ces jardins de plantes cultivés avec passion par Hélène Mathieu sont un petit monde en soi.

Le jardin rond d'inspiration amérindienne côtoie un potager digne de la Nouvelle France et un petit boisé sauvage.

Une vidéo publiée par @etolane le

Généreuse de ses connaissances, Hélène nous donne un petit cours d'herboristerie. De quoi se nourrir les neurones et se conscientiser aux pouvoirs des plantes. Sa boutique sent si bon, grâce aux herbes qui sèchent sous le toit, que l'on y passerait quelques heures de plus...

Mais la journée est trop belle pour ne pas explorer ce jardin local! On est prêts à en apprendre davantage sur les plantes et leurs propriétés. On part à la découverte de cette nature apprivoisée l'esprit curieux et le cœur léger...

Une vidéo publiée par @etolane le

En suivant les sentiers du boisé à l'orée du jardin, l'on découvre une adorable cabane de fenêtres. Un gros chat blanc suit la puce. Une poésie subtile imprègne l'endroit. À l'intérieur de la cabane on relaxe quelques instants. On y découvre un petit livre qui continue de nous instruire sur la nature des plantes de notre environnement.


On finit la visite avec une dégustation de tisanes locales. C'est aussi l’occasion de goûter au gingembre confit sauvage fait maison. Un privilège sachant que le gingembre sauvage est en voie d'extinction. Il est en effet illégal d'en vendre ou d'en acheter. L'on peut juste en cultiver...


Aux États-Unis, dans les Appalaches, existe tout un marché noir de cette denrée rare. En y goûtant, j'en comprends la malheureuse attraction. Et je rêve d'en cultiver en mon boisé.



Hélène nous explique que cela lui a pris cinq ans pour faire s'épanouir son plant de gingembre. Jardiner demande beaucoup de patience. Surtout quand c'est du gingembre local! Et puis il faut le récolter avec parcimonie puisque l'on arrache la racine. Mais quelle racine!

Ses graines de gingembre confit sont un pur délice. Il s'en dégage un goût fleuri, délicat et subtil. Il n'arrache certainement pas la bouche comme le fait le gingembre d'épicerie, il caresse les papilles qu'il enchante...


Nous repartons plus cultivés et les sens comblés. J'en profite pour ramener à la maison un peu de sauge à brûler et quelques tisanes à siroter. Une belle découverte locale que l'on ne manquera pas de revisiter!

Pour les intéressés, hors les journées de la culture, il suffit de communiquer par courriel avec Hélène pour qu'elle ouvre boutique et jardins aux curieux de la nature...

Cultiver l'herboriste en soi... et manger du gingembre sauvage...

Cette semaine, l'automne s'installe avec un ciel de pluie morose qui rafraîchit l'atmosphère.

De ces jours où la lumière monotone ne change pas au fil des heures qui la passe.

Les feuilles commencent à colorer la forêt. Teardrop de Massive Attack en toile de fond.

Miss Soleil ennuagée se rafraîchit à la chaleur de son cocon. Après une bonne journée de repos, la fièvre semble tomber...

Aujourd'hui, après deux jours à la maison, elle retourne à l'école, reposée et revitalisée. J'espère que son système immunitaire en sera renforcé!

Aujourd'hui, le soleil est revenu, après plusieurs jours d'absence, il s'accompagne d'un froid qui mordille le moral. L'été est bel et bien finit. Mais je ne suis pas prête à ranger le kayak pour autant!

Après un été périlleux, l'on s'adapte au rythme d'automne.

La semaine dernière, en ramenant Miss Soleil à l'école, je lui demande si elle a entendu parler de la grève.

Elle me dit: "Oui les maîtresses portent souvent des T-Shirts qui en parlent où c'est écrit soutenons l'école avec des mains qui tiennent l'école. On dirait bien que le gouvernement est nono!"

Puis elle me demande: "Est-ce que le gouvernement c'est un ordi?"

Devant mon air surpris elle ajoute: "Parce-que les ordis c'est souvent mêlés et on dirait que le gouvernement a les circuits qui surchauffent! "

Avec un sourire, je croque sur le vif la pensée enfantine qui s'égare. Et s'installe l'automne...

D'enfance et d'automne...

mardi, septembre 16, 2014

Parfois on s'embarque dans un truc tout en sachant que cela ne sera pas une partie de plaisir. Mais on ne sait pas à quel point cela ne le sera pas avant d'être emportée dans le tourbillon dans lequel on a accepté de sauter.

On sait juste que c'est la meilleure solution présente.

Après plus de deux ans d'attente, je suis finalement entrée, au CHUL, dans le seul programme pouvant me donner un réel suivi médical pour la séquelle rare que j'ai comme compagne de vie depuis ma paralysie faciale. J'ai, au cours de ces longues années d'attente, décidé d'ouvrir un blogue à part pour partager sur le sujet (lorsque l'inspiration venait me chatouiller les idées torturées) et pour ne pas déprimer cet espace virtuel (que j'apprécie lumineux)...

Je ne m’éterniserais pas ici sur le sujet si ce n'est pour la mise en contexte. J'ai accepté dans le cadre de ce programme médical spécialisé, un traitement de choc qui consiste en des semaines de physiothérapie intensive.

Sachant bien que cela ne serait pas une partie de plaisir, début août, je me suis inscrite à un défi de 21 jours de méditation en compagnie d'Oprah et Deepak Chopra. Et je dois avouer que je prends goût à la pratique, que je poursuis une fois le 21 jours passés...

Dans la foulée, j'accepte de commencer ce traitement intensif en même temps que la puce reprend l'école. Un traitement complexe de physiothérapie composé de six mains bienveillantes. Deux physios et une chiro qui travaillent en équipe sur mon cas. 

Je l'ai commencé mollo, en août, pensant que je n'aurais pas besoin de suspendre mes activités professionnelles durant ce traitement. Mais c'était sans compter sur le coté choc! Un traitement intensif qui ne peut durer trop longtemps de par son intensité mais qui doit révéler s'il y a possibilité (ou non) d'amélioration future...

Photo InstagramThe Shrine Circus
Bref, en ce contexte éprouvant, lorsque l'on m'a invitée à assister à un spectacle du Cirque des Shriners, ma cervelle en sérieux manque de fun a été bien contente. Donnez-moi-en du cirque, donnez-moi-en des clowns et de la fantaisie!

Comme j'ai prévu une virée montréalaise, cette invitation tombe à pic! C'est une belle activité pour équilibrer la marche de cette cause que je ne peux que soutenir puisque j'en suis...

Quoi de mieux qu'une dose de cirque pour se changer les idées noires? 

L'âme bohème que je suis, aime le cirque et ses artistes nomades, mais doit cependant avouer une certaine réticence à la partie animale du cirque traditionnel. 

Je trippe sur les acrobaties en tout genre (j'ai même pondu une acrobate qui me coupe régulièrement le souffle et pourrait bien finir dans un cirque!). Je sais qu'une dose clownesque fera du bien à notre trio familial. Mais j'ai une certaine résistance vis à vis des animaux de cirque. Je l'avoue. J'en discute avec la personne qui m'invite. Ses propos me rassurent. Je relativise. Et je me dis que cela pourra être l'occasion d'aller y voir de plus près! 

" L’édition 2014 présente de tous nouveaux numéros incluant l’année du Cheval spectaculaire avec les chevaux  Zerbini Liberty, les cavaliers acrobatiques Zamperla Zoppe Jiocké de même que des numéros de trapèze et de  voltige aérienne, du jonglage, de numéros d’équilibre d’épées, des numéros périlleux de perche, des numéros de comédie musicale, des acrobaties de haute voltige de bascule roumaine, des clowns classiques et plus encore." 

Je sais combien ma puce va capoter et j'espère ne pas trop lui donner d'idées! Et puis, je suis curieuse de voir une représentation de ce cirque ayant plus de 250 ans d'histoire! À suivre via Twitter, Instagram en temps réel...

À qui la chance?

De plus l'on m'offre la possibilité d'offrir des places aux lecteurs qui auraient aussi envie de se changer les idées moroses avec une petite dose de cirque. Alors histoire de se partager le fun, voici un petit concours express pour faire gagner des billets VIP pour une famille de 4 afin d'assister au spectacle de leur choix au Parc Drapeau à Montréal entre le 12 et le 21 septembre.

Les gagnants n'auront qu'à retirer leurs billets au guichet le jour choisi. Pour participer, rien de compliqué, juste à me laisser un petit mot dans les commentaires dans les prochaines 24 heures tout en n'oubliant pas d'enregistrer votre courriel afin que je puisse vous informer que le hasard vous a choisi. Le tirage aura lieu demain! #expressconcourscirqueShriners

Coupon rabais: Ceux qui achèteront leur billet en ligne peuvent utiliser le code promotionnel FUN et obtenir deux billets pour le prix d'un!

Rappelons que le Cirque des Shriners sera au Parc Jean Drapeau jusqu'au 21 septembre... 




Un tour de cirque pour s'évader les idées (et des billets à gagner!)

vendredi, octobre 05, 2012


 L'automne s'installe en faisant son gros show. Un show tout en lumières et couleurs...

Pour en profiter il suffit de mettre le nez dehors et bam! L'imaginaire aperçoit des lutins et des fées virevolter entre les feuilles devenues translucides.

Une réelle féerie s'empare des sens qui jouissent. Les odeurs subtiles de la forêt musquent l'air cristallin. Sous le soleil, les atmosphères boisées s'illuminent de beauté. Éblouissante.

Je fugue pour capturer l'éclat de cette saison qui m'enchante. Aussi sublime que fugace.

Prendre la clé des bois et pénétrer une dimension féerique aux couleurs éclatantes. Suivre l'enfance qui gambade. Parcourir ce petit village en coin de lac. Inspirer...

En profiter jusqu'au dernier rayon de chaleur pour oublier qu'une fois les branches dénudées, l'hiver sera roi.


Created with Admarket's flickrSLiDR.

Féeries de saison...

mardi, novembre 29, 2011

La guerre des microbes d'automne

patchwork child by brookeshaden
patchwork child, a photo by brookeshaden on Flickr.
Mon peu de présence bloguesque en ce mois de novembre est le fruit d'une douce pneumonie. Non point qu'elle fut douce, mais vu le nombre de mes ennuis de santé cette année, il ne sert à rien de négativiser davantage, alors autant essayer d'accueillir ce que l'on ne peut changer.

Il parait qu'il vaut mieux accueillir la douleur que la renier, qu'ainsi elle est plus facile à traverser. Après une paralysie faciale et un ovaire enlevé en urgence, je commence à en comprendre le principe! Cette année je suis allée à l'école de vie faire une maitrise sur le sujet. Me voici experte. Peu certaine que je désire en faire une thèse par exemple...

Et, comme si cela ne suffisait pas, depuis le début de la rentrée scolaire de M'zelle Soleil, les virus en tout genre se font passagers clandestins de son sac d'école. C'est l'invasion des microbes en tout genre!

À ma grande surprise j'ai quand même réussi à résister deux mois! Et puis bang! L'un deux a fini par m'attraper pour transformer mes poumons en terrain d'infection purulent. Ouache et aille...

À ma grande déception, j'ai dû annuler plusieurs déplacements sympas à Montréal ce mois-ci, dont la journée Jasette et Plaisirs de Coup de Pouce. J'ai aussi réalisé à quel point me reposer était un concept qui me donnait de l'urticaire. Maintenant, à chaque fois qu'on me le dit, j'ai l'impression qu'il me pousse des boutons! Même si je m'y plie, par raison et obligation, je grimace...

Se reposer c'est mettre sa vie en attente. C'est n'être ni vivant ni mort, c'est attendre que le mal passe en travaillant ses patiences. C'est supporter les douleurs en cultivant l'espoir d'aller mieux un jour. Se reposer quand on est malade, ce n'est pas siroter un cocktail sur une plage de sable blanc, c'est juste prendre son mal en patience et attendre que passent les jours.

Enfin, pour se changer les idées, il y a toujours la musique. Et pourquoi pas s'en prendre une petite dose ici, juste là, pour la santé? Cette chanson est l'un de mes vers d'oreille de prédilection. Une chanson en version acoustique que j'écoute en boucle pour me redonner du pep! Une chanson qui toujours me fait du bien...


M'zelle Soleil, quant à elle, a aussi dégusté! Jamais de ses 5 ans de vie elle n'avait été aussi malade. Même si je me souviens de sa première année de garderie (à trois ans) comme étant une année bien enrhumée, cela n'avait rien à voir avec les deux derniers mois que l'on vient de passer...

Maintes fois, elle a toussé et mouché. Elle a découvert la joie des maux de tête. Elle a fait plusieurs poussées de fièvre qui ont tapé les 40. Plus qu'elle n'en avait jamais fait en 5 ans. Elle a eu droit à la première otite de sa vie et s'est tapée deux rondes d'antibios depuis septembre pour essayer de passer au travers cette attaque de virus d'écoliers.

Même son père, habituellement fort comme un roc (même si diabétique insulino-dépendant) est tombé comme une mouche. Jamais je ne l'avais vu si fiévreux et magané. Et Dieu sait que la fièvre et le diabète ne font pas bon ménage.

Au final, à la mi novembre, toute la famille s'est retrouvée sous antibios. Le plus drôle, c'est que pas un de nous n'avait la même maladie même si l'on toussait et mouchait tous en cœur! Lui une sinusite, elle une otite et moi une pneumonie. Party!

Aujourd'hui, l'on a tous finit nos antibios, espérons que l'on aura aussi réussi à atomiser les microbes pour passer des fêtes tranquilles...

La guerre des microbes d'automne

jeudi, octobre 06, 2011

Brève de salon

Ce matin, au saut du lit, je fais sur le vif une entrevue téléphonique avec Radio Canada sur la mort de Steve Jobs . Du coup, Juan emmène M'zelle Soleil au bus jaune sans que je n'y mette mon grain.

Alors que je collecte rapidement mes idées pour un rapide 5 minutes en lignes 10 minutes plus tard, je les vois revenir frigorifiés et dépités. Je lève un œil interrogateur alors que Juan me dit:

- On gèle trop! On est définitivement pas assez habillés! Pourtant ils avaient dit qu'il ferait chaud ces jours-ci?

Comme je suis l'agent de service en ce qui concerne la police du manteau, je rigole sous cape.

En octobre, le chaud est relatif. Il faut quand même pas s'attendre à des miracles à 7:30 du matin!

La Miss change de manteau, met un chapeau, enfile des gants. Le bus est passé. Juan l'emmène à l'école. Je réponds au téléphone.

Si la météo annonce 20 degrés pour dimanche, il ne faut pas rêver. Avec un peu de chance l'on y arrivera passé midi. Mais en ce qui concerne les petits matins, ils risquent d'être de plus en plus givrés!

Ce matin, l'on était déjà en dessous de la barre du zéro. Cela ne risque pas de remonter! Bientôt, il fera assez froid pour que la police du manteau prenne une pause.  À ce moment là,  l'hiver se chargera bien de faire sa loi...

Bréve de salon

jeudi, septembre 29, 2011

Avec l'automne arrive Halloween...

Juan parfois télétravaille. C'est rare mais possible. Aussi lorsqu'il travaille à mes cotés durant la matinée, je sais combien M'zelle Soleil va être heureuse de découvrir son père à la maison en rentrant à midi.

Le soleil est éclatant. La féerie d'automne fait des siennes.Je vais au bout de la rue attendre le bus jaune. Descend ma petite Miss de bonne humeur. 

L'école la fait grandir et s'épanouir. J'espère que cela durera. Sur le chemin de la maison, la Miss papillonne. Elle cueille des fleurs, sautille, papote.

Je lui dis:

- Il y a une surprise pour toi à la maison.
- Ah oui, une surprise en chocolat?
- Non une surprise humaine?
- Humaine? Mais je comprends pas...
- Ben c'est quoi un humain?
- Heu... je sais pas... c'est des os!

J'éclate de rire. Halloween n'est pas loin. Les squelettes arrivent dans les magasins. Je continue:

- Oui, c'est vrai mais c'est pas juste des os un humain?
- Ah bon? C'est quoi d'autre?
- Et bien, il y a aussi le sang et la peau qui font l'humain...

La Miss grimace un peu et me regarde d'un air interrogateur. Étonné, un lutin s'assoit sur une feuille. M'zelle Soleil me demande:

- Mais c'est quoi la surprise alors? Pas des os j'espère! Tu m'as pas acheté des os!?!
- Mais non... je te dis, c'est une surprise humaine...

Nous voilà arrivées à deux pas de la maison, la Miss remarque la voiture à son père sans percuter qu'il est là. Finalement elle l'aperçoit sur le balcon. Elle s'exclame de joie, crie "Papa!" et coure en sa direction. Oedipe, invisible dans son coin, s'amuse.

Je retrouve mes amours dans la cuisine. L'enfant pendue aux jambes de son père, je souris. Elle lui dit (les yeux brillants d'affection et de soulagement):

- C'est toi la surprise?!? Ouf, je croyais que maman voulait me faire manger des os avec du sang et de la peau à midi! J'ai eu un peu peur!

Dans un champ de l'ile d'Orléans, une citrouille rigole. Dans la rue imaginaire des fantômes, les sorcières se réunissent pour l'assemblée générale. L'été s'efface. D'ici quelques semaines, Halloween remplacera les couleurs vives de l'automne. Les perrons accueilleront les petits monstres et les bonbons seront de la fête...

Avec l'automne arrive Halloween...

mardi, septembre 13, 2011

Passent les saisons... 

Voici l'automne qui arrive. Les arbres de la forêt ternissent. Bientôt ils se coloreront. Les nuits frôlent le point de congélation. Passe la saison.

Juan au bureau. Ma pomme au cybersalon. M'zelle Soleil à l'école. Un rhume qui se balade. Des rénos presque terminées. Une santé mieux lunée. Du travail sur la planche.

L'automne annonce l'hiver à venir et la fin d'une autre année. Cette année là aura été dure à ma santé. J'espère qu'elle finira mieux qu'elle a commencé.

Il  y a toujours deux façons de voir la vie. L'une est obscure, l'autre est lumineuse. Il y a le verre à moitié plein et celui à moitié vide. Pourtant c'est toujours le même verre à regarder...

Je fais souvent l'effort de regarder le verre à moitié plein. Cela m'aide à traverser les douleurs du quotidien. Chercher le positif du négatif pour mieux le batailler. Et si parfois ce positif ne satisfait pas les idées tourmentées, il est bon de savoir que toujours il existe. Et de s'y accrocher.

Passent les saisons...

mardi, octobre 26, 2010

Sur le bout de la langue...

L'automne m'aspire. Tombe la pluie. Gèlent les nuits. Je combats un certain spleen qui absorbe la lumière de mes mots. Les jours rétrécissent. Les petits soucis de la vie s'amusent de mes heures. Grimaces de saisons.

Je brouillonne des idées dispersées sur des carnets de papiers. Je m'éparpille. J'assemble mes bouts de quotidien. Je materne. J'aime. Je cogite. Je chagrine. Je raisonne. Je travaille. Je vis.

J'écris des articles avec des sujets précis. Mais l'inspiration personnelle me boude. À moins que cela ne soit ma pomme des bois qui boudasse un schouïa.

Dans la forêt dénudée, il n'y a plus que les mélèzes qui flamboient. Le spectacle d'automne est fini. La nature prépare son long sommeil hivernal. Les jours grisaillent. Certaines nuits chuchotent des rumeurs de flocons givrés.

Les décorations d'Halloween fleurissent sur les perrons. Les citrouilles découvrent des faces goulues. Elles mâchouillent la saison avec d'effrayants sourires. Bientôt les petits monstres envahiront les rues et l'on sera de la partie...

Aujourd'hui, non sans un soupir, je constate que le petit chat semble perdu. Petit chaton noir disparu? Je boudasse. Et j'en profite pour barbariser cette langue que j'affectionne.

Alors, quitte à faire, autant en profiter pour la décortiquer un coup avec une expression choisie. Je découvre l'ancienneté de celle-ci qui a évolué avec la langue qu'elle emploie. Une expression ancestrale qui s'adapte au fil de temps.

Cependant j'ajouterais ma nuance personnelle de cette expression que j'utilise de temps en temps. En effet, j'aime aussi l'utiliser non pas tant pour "envoyer bouler" des personnes mais plutôt la stupidité. Ayant une fâcheuse tendance à envoyer paître la connerie (surtout lorsque la patience me fait défaut).

EXPRESSION via Expressio.fr
« Envoyer paître »

SIGNIFICATION
Se débarrasser (de quelqu'un) avec brusquerie. Envoyer promener.

DÉFINITION
On l'a oublié parce que qu'on ne l'utilise plus sous cette forme, mais le verbe paître a d'abord été transitif, puisqu'au XIIe siècle il signifiait, au sens propre, « nourrir un animal », version d'où nous vient repu, issu de repaître (également transitif à l'époque), toujours largement utilisé, qui cohabitait avec pu, pour « nourri » (lorsqu'on a été pu et repu, l'estomac est forcément bien rempli). Ce verbe a aussi eu d'autres significations, de « conduire au salut », en religion, à « tromper », au XIIIe siècle, lorsqu'en employé avec faire ; selon Rey et Chantreau, on a même eu au Moyen-Âge un faire paître avec soi qui signifiait « attirer dans son parti par des promesses ».

Aujourd'hui, le verbe est principalement intransitif, puisqu'on ne paît plus les animaux mais qu'on les fait paître lorsqu'on les mène aux champs. Et comme les champs « broutables » ne sont pas forcément à proximité immédiate de la ferme, faire paître les animaux, c'est souvent les éloigner vers un champ à distance. Il est donc aisé d'imaginer que notre expression est une métaphore de cet éloignement, l'importun étant brutalement envoyé au loin pour éviter qu'il continue à déranger. 

Mais il faut savoir que si l'expression est apparue au XVe siècle (attesté en 1461 chez François Villon), dès le XIIIe, faire herbe paistre, également en rapport avec le sens de « tromper », s'utilisait pour « mener comme un sot, en dupant ». Ceci explique que, dans son Dictionnaire français publié en 1680, César Pierre Richelet, donne à notre locution la signification « envoyer promener comme un sot ». De nos jours, on a donc oublié la sottise de l'importun pour n'en plus considérer que le côté dérangeant justifiant qu'on cherche à l'éloigner sans ménagement.

COMPLÉMENT
« Et quand Edmond avait remis ça en le raccompagnant à la gare de Lyon, l'autre mois, le docteur Barbentane l'avait envoyé paître. » Louis Aragon - Les beaux quartiers - 1936

Sur le bout de la langue...

mercredi, octobre 13, 2010

Condensé de lac et couleurs de saisons...

Il règne au lac un calme qui parait presque surréaliste lorsque l'on se connecte à la Toile. Là, c'est l'agitation humaine qui se virtualise. Les communications qui s'emballent. Les informations qui circulent à la vitesse de la lumière. Toutes ces âmes qui grouillent. Actualité. Beauté. Popularité. Richesse. Catastrophe. Scandale. Politique. Argent. Opinions. États d'âmes. Blablabla...

Ici, les heures s'écoulent au rythme du vent qui se fout de tout ça. Le genre humain s'efface devant une nature épanouie. Une brillante lumière réchauffe les journées d'automne. La forêt se dénude. Les feuilles tombent. Je soupire. Le soleil brille. Je souris.Ces dernières semaines m'aspirent dans un certain spleen que je bataille. Je m'isole.

Je ressens le contre-choc de l'été dernier qui ne fut pas des plus faciles. Mon moteur intérieur accuse quelques pannes. Je le répare en silence. Bientôt viendra l'hiver. Je grelotte un peu à y penser. Pour oublier la saison à venir, je me tourne vers ces piges que je travaille. Je m'implique dans un projet qui me stimule. Je vais passer une soirée en compagnie de sympathiques geekettes. Sous peu, j'irai faire un tour de mégapole...

J'étire le cordon maternel qui m'attache à M'zelle Soleil. Je raisonne la mère-louve qui grogne. Ainsi ma mini Miss prend des vacances en coin de lac. Ma belle-mère, en visite de France, a loué une jolie maison non loin. M'zelle Soleil y installe ses pénates avec grand bonheur. C'est une mini aventure familiale. Elle ne connaissait guère cette grand-mère qu'elle n'avait pas vue depuis ses dix-huit mois. Ensemble, elles découvrent cette filiation qui les lie. M'zelle Soleil découche. Et même si je la vois quand même tous les jours, je sens bien le cordon qui s'étire. Je grimace.

Et puis il y a le village qui s'endort et le lac qui reprend ses aises. Juste avant de se faire emprisonner dans les glaces, il respire une nature bienfaisante que j'inspire. Expire. En quelques images, j'en capte l'atmosphère qui s'en dégage...



Descendre la montagne sur une "balançoire roulante"...

Nos fins de semaine sont principalement occupées par des activités familiales. Dimanche dernier, c'est dans le coin de Charlevoix que l'on s'est évadés les idées. Là-bas, nous avons découvert le Massif de la Petite Rivière St-François. Situé à une vingtaine de kilomètres de Baie Saint Paul, ce Massif accueille une station de ski qui divise la montagne en trois secteurs. Il offre aussi une vue spetaculaire sur le fleuve St-Laurent.

Ce Massif n'offre pas énormément d'inclinaison mais possède plusieurs sous-bois et pistes à bosses. Réputé, il semble en excellente santé économique. Un téléphérique y sera bientôt installé. Et, les fins de semaine d'automne, il s'y déroule une activité à ne pas manquer. Afin de profiter des superbes couleurs, "le Massif" offre la possibilité de descendre la montagne en télésiège. Une façon unique d'apprécier le paysage.

Bien habillés, le vent froid appelle l'hiver qui s'approche, nous nous rendons au sommet de ce massif. Une fois sur le télésiège, ma belle-mère est aux anges et ma fille absorbe une multitude de sensations nouvelles. La vue est tout simplement magnifique. Excitée comme une puce, la Miss bavarde tout le long de la descente qui dure une vingtaine de minutes. Les rayons du soleil transpercent les feuilles translucides aux couleurs presque phosphorescentes. Le fleuve, majestueux, s'étale à l'horizon. J'ouvre grand les yeux pour ne rien manquer de la beauté de l'endroit.

En bas, une surprise nous attend, il fait dix degrés de plus chaud qu'en haut! Un petit bonheur qui clôture bien cette incroyable ballade à la cime des arbres. Lorsque vient le temps de remonter la montagne, M'zelle Soleil s'exclame avec un grand sourire: "Yes! On va refaire de la balançoire roulante!". Et c'est reparti pour un petit tour dans les airs...

Condensé de lac et couleurs d'automne...

mardi, octobre 05, 2010

Paradis de lac

Une journée sans gardienne, celle-ci malade a fermé boutique. Du coup, je fais la pige buissonnière. Une journée de soleil aux allures d'été indien. J'apprécie. La lumière d'automne traverse les feuilles translucides qui s'accrochent aux branches des arbres. L'odeur musquée de la forêt embaume l'atmosphère. Les collines mordorent...

Un après-midi d'octobre béni des Dieux. Une promenade mère-fille dans le village endormi. Un arrêt au parc. M'zelle Soleil dans la balançoire s'envole haut dans les airs tandis que je retiens mon souffle de louve. Sur une glissade, elle rencontre une coccinelle assoupie. En soufflant dessus, elle la fait passer de main en main. Il fait beau.

Le lac si calme et paisible. Il n'y a pas un chat sur la plage. Jambes nues sur un quai oublié, le soleil me caresse la peau triste. J'en soupire de délice. Il fait chaud. M'zelle Soleil concocte une recette de sable, de branches et de feuilles mortes. Elle papote. Pas un souffle de vent ne vient rider la surface de l'eau. Le bleu du ciel se reflète dans la beauté de cette nature qui s'effeuille. Pas un nuage ne flotte à l'horizon. Zénitude...

Paradis de lac

lundi, novembre 23, 2009

Zénitude d'automne

Avec novembre qui découvre ses charmes insoupçonnés, je prends souvent des bols de lac sous un soleil caressant. Je squatte mes lieux secrets en compagnie de Chanelle qui s'y rafraichit les pattes, le sourire au museau...

Assise au bout d'un quai désert, les pieds à fleur d'eau, je médite en toute simplicité humaine. Je remplis mes poumons d'air pur. L'horizon m'attire. Une ultime zénitude m'envahit bientôt.

J'inspire l'atmosphère silencieuse. Je m'imprègne de cette nature qui m'entoure, de cette paix qu'elle exulte. En symbiose avec Chanelle, je lève le nez dans le vent. Et, en tournant légèrement le regard, je capte cette image...

Golden November Lake

Zénitude d'automne

jeudi, novembre 19, 2009

En compagnie de Robert...

En ce merveilleux mois de novembre, certainement l'un des plus doux et ensoleillé de ma mémoire, les semaines me filent entre les doigts.

Les ombres s'allongent à mesure que les jours raccourcissent. La lumière se transforme. J'apprécie, en mon être et conscience, la beauté de cet automne qui s'attarde délicieusement...

Je cybertravaille à la maison de manière très réelle. Je sors parfois en ville pour assister à des événements virtuels. Je discipline le cours de mes neurones pour vaquer à plusieurs occupations à la fois.

À chaque jour, choisir sa concentration. Un matin, je me concentre les idées technos qui s'enroulent autour des multiples nuances du web 2.0. Un autre, je fais voyager les idées d'une langue à une autre ou encore je farfouille les prochaines tendances pour des articles de mode.

Éberlué, Juan me demande:

- Mais cela te dérange pas de passer du coq à l'âne d'un jour à l'autre?
- Ben non, cela ne me dérange tellement pas que j'adore cela! J'aime pratiquer le saut du coq à l'âne en un même royaume de mots. C'est ma gymnastique préférée...

Couvrir ou participer à quelques conférences, traduire, rédiger, m'occuper de ma puce qui grandit, sourire à mon homme. Heureuse de retrouver une routine intellectuelle qui me délecte l'esprit, je me laisse voguer sur ces flots actifs...

Seul hic à mes jours, je cours inlassablement après ces temps d'inspirations libres qui sont à la source de ce blogue et de mes écritures littéraires. J'accroche un instant au fil du temps. J'entre par la petite porte du jardin qui mène mon clavier en ce terreau virtuel. Mais d'un coup, je me demande par quel bout creuser! Je suis en retard dans mes chroniques d'enfances, j'ai une montagne de brouillons divers à cultiver, mes photos soupirent d'abandon, et mes idées trainent dans tous les sens!

Mes mots "s'indisciplinent". Coquins. Ils se moquent de ma pomme qui essaie de les remettre en ordre! Pour ne pas me laisser faire, je vais chercher Robert à la rescousse. Robert et sa rigueur de langue qui me fait saliver les idées. Robert qui est devenu aussi virtuel en ma vie que ce jardin de mots (et d'images) qui est mien depuis des lunes. Robert qui ne semble pas avoir adopté les virtualités du "web 2.0" en la définition de cet adjectif si moderne...

Picnik collage

Virtuel, elle [viʀtɥɛl] adjectif : étym. 1503, rare avant 2e moitié du XVIIe ◊ latin scolastique virtualis, du latin virtus « vertu » Famille étymologique ⇨ vertu.

1. Qui n'est tel qu'en puissance, qui est à l'état de simple possibilité. ➙ possible, potentiel. Le marché virtuel d'un produit. À l'état virtuel. latent. Candidat virtuel à la présidence. ▫ Subst. Le possible, le probable et le virtuel. 2. (fin XVIIIe) Phys. Travail virtuel : travail des forces appliquées à des déplacements virtuels ou fictifs. ▫ Particules virtuelles : particules fictives permettant d'expliquer l'interaction entre les quantons. 3. Opt. Objet virtuel, formé par l'intersection de rayons convergents issus d'un système optique. Image virtuelle, formée par des rayons divergents. 4. Inform. Qui apparaît fonctionnellement pour l'utilisateur, indépendamment de la structure physique et logique utilisée. Mémoire virtuelle. Disque virtuel. 5. Qui concerne la simulation de la réalité par des images de synthèse tridimensionnelles. Réalité virtuelle. Monde virtuel. ➙ cybermonde. ▫ Musée virtuel, visite virtuelle, sur Internet. ▫ N. m. L'ère du virtuel. ■ contraires : Actuel, 1. effectif, formel, réel.

En compagnie de Robert...

jeudi, octobre 29, 2009

Du coin de "mon" lac...

Gazeebo de lac

Laisse la nuit s'écouler sur des airs de Badu. Depuis des jours, j'essaie de trouver ce temps qui nourrira le sang d'Etolane. Au coin de minuit je l'accroche finalement. Mais mes billets s'empoussièrent en un coin de ma cervelle. Et mes photos s'accumulent dangereusement tandis que je macère dans du jus de cervelle bienheureux. Cela faisait longtemps. Quatre années dédiées à sa vie. Quatre années sans jamais considérer mes envies individuelles. À suivre son rythme d'existence sans broncher. Pas un seul regret à ce sujet. Trois années pour retrouver une santé digne de ce nom. Bien des regrets sur ce point là. Et maintenant que je retrouve ma forme (et mes formes), maintenant que M'zelle Soleil grandit, quelques airs de liberté me font réaliser ma vie personnelle. Être femme. Être mère. Redevenir femme avec la mère à l'âme. Étrange processus.

Des sensations d'antan me reviennent et je me souviens de ces journées-là où j'étais capable de traduire 1000 mots, d'écrire un article de 800 mots et une nouvelle de 2000 tout en mettant ce blogue à jour. En cet antan où je n'étais point maman et où les virtualités étaient moins développées. La maman louve grogne sous ma peau. Elle se culpabilise le cœur dans un jus de cervelle bouillonnant. Juan me rassure gentiment. Il me dit même qu'il apprécie ces temps seuls avec sa fille. Lorsque je dois sortir un soir pas comme les autres pour aller chercher matière à article ou assister à une réunion de lac. Il m'encourage à étirer le cordon. Il a raison. Je le sais. Je le sens lorsque j'entends cliqueter mes talons sur le pavé. Alors la nuit enserre la ville qui palpite au ralentit. Et que je réalise que cela fait des lustres que je n'ai pas entendu cliqueter mes talons sous la lune...

En la chaleur de notre maison, depuis deux semaines, Halloween s'installe subtilement. Une minuscule citrouille trône sur un coin de table. S'y ajoute une vieille sorcière qui sort des cartons. En un autre coin de cuisine, s'est érigée une drôle de maison en sucre fabriquée par mes deux amours en ces samedis matins qui tournent autour de M'zelle Soleil. Et sur le barbecue abandonné, deux citrouilles sculptées par la main experte de mon homme accompagné en ce délicat exercice de sa mini assistante...

En cette dernière semaine, je me suis "twittée" les idées de maintes façons. Étonnement, ceci m'a donné l'occasion de rencontrer toutes sortes de gens intéressants dont Amir Khadir. Et de serrer la main de super Régis! Le fameux Régis Labeaume, très sympathique, qui m'a surprise par sa petite taille. Rares sont les hommes plus petits que ma pomme! Même si ce soir là, j'avais quand même retrouvé mes talons. Enfin, Dieu sait que la politique n'est point ma tasse de thé! Je n'ai guère foi en ce concept humain qui me désespère plus qu'il ne m'inspire.

Cela dit, j'ai eu une conversation bien agréable au coin d'une vue splendide qui dominait la ville de Québec avec M. Khadir. L'on a parlé lacs, en profondeur et en surface, c'est déjà cela de pris pour la cause! Il faut dire que je ne me fais pas au concept légal que la surface de "mon" lac appartient au fédéral alors que le fond est géré par le provincial! La maudite politique...

Ainsi vu que cette semaine se passa subtilement sous le thème de Twitter. J'ai "microblogué" par là-bas plus que je n'ai blogué ici. Et c'est ainsi qu'un zeste de Twitterville se faufile en ce coin de ce blogue. En attendant que je dépoussière mes chroniques d'enfance et autres idées éparses...

Via Twitterville:

- Spooky Halloween Sounds
- Parait que M. et Madame Hydro font un tabac cette année!!! Costume halloween adulte
- emploie abusivement "via" et s'en confesse
-
a été quelque peu surprise du succès du #qctu bravo @NicolasRoberge pour son organisation de main de maitre...
- s'amuse trois secondes avec visible tweets @visibletweets
- seconde...RT @vieuxbandit Vive le français acadien... pour sûr!
- a torturé sa fillette ce matin en la forçant à mettre un pantalon! Maudite mère! Enfin les jupes c'est bien... mais la dictature l'est moins!
- "Mais maman, z'aime pas les pantalons! Ze peux pas danser en pantalon!!!! Ze veux une zzzzzzuuuuuuuuuuppppppppppeeeeeeeee"
- 100 des citrouilles les plus originales...
- oscille entre la peur de la grippe et la méfiance du vaccin... RT @frankparenteau Premiers décès liés au vaccin H1N1
- "Le bonus de l'âge - On accepte ou on consulte?" ou l'on bataille... veut avoir 36 ans à jamais...
- Here comes the sun...
- oscille toujours.... via @ptitsanges RT @Blogstory:Bonne nouvelle, 24 heures après mon vaccin #H1N1, je suis toujours en vie!
-
RT @estherchenard BD de Maé "Un papa qui gère son enfant" n’est pas culturellement ancré dans les mœurs françaises"
-
RT @capitaleblogue À propos du conformisme et des écoles...
- certaines résidaient dans les bibliothèques... RT @Sonai Où trouvait-on les réponses à nos questions avant internet?
-
apprécie la tranquillité retrouvée de son lac déserté par les vacanciers d'été...

Du coin de "mon" lac

lundi, octobre 26, 2009

Un au-revoir en quelques images...

Et voilà un autre automne d'avalé par ce temps qui n'en finit pas de tourner. Expérimenter au réel une nature si belle me donne toujours des frisons d'extase. Cette explosion de couleurs qui caractérise l'automne est un choc spirituel. Une saison qui élève les sens. D'ailleurs, si l'on possède une once de sensibilité, il est tout simplement impossible d'y rester indifférent.

L'automne m'enivre. Plus l'on y est sensible, plus il est facile de s'y fondre le mental. Se saouler l'esprit d'odeurs, de douceur et de couleurs phosphorescences. Vivre une merveilleuse saison puis s'endormir jusqu'au printemps. À quel date s'endorment les ours? Être humain et attendre l'hiver qui nous enserre. Un hiver, qui bien souvent, ne se fait guère attendre...

Mosaique d'automne....

Un au-revoir en images...

Histoire de flocons...

First snow

Une nouvelle semaine débute sous le soleil. Contentement personnel, la neige s'estompe sous fond de ciel bleu. Hourra! Halloween est au coin de la semaine fraiche qui s'annonce encore bien occupée.

Le fond de l'air est frisquet avec deux petits degrés pour le réchauffer. L'on espère atteindre cinq degrés cet après-midi. C'est la dégringolade. Et les nuits se congèlent inlassablement...

Oserais-je aller faire un tour de lac aujourd'hui? Y respirer l'air pur en dessert. Me geler trois doigts dans la lumière? Me résigner à enfiler des gants et peut-être même un bonnet?!? Après deux jours de pluie et un peu de soleil, la neige tombée en un lourd manteau s'attache encore à l'ombre de la forêt. Plus une feuille ne s'accroche aux branches des arbres. La neige s'est effacée des pelouses qui demeurent vertes malgré le froid. Je respire le fond de l'air...

Le Nord me rappelle à lui. J'avoue ne pas avoir autant apprécié cette première bordée que ma fillette! M'zelle Soleil a adoré voir la neige virevolter dans l'air du temps. Pour ma part, j'aime attendre la neige. Elle m'enchante lorsqu'elle arrive à la mi-décembre. Alors, je suis toute ouverte à sa magie.

J'aime lorsqu'elle se fait désirer. Lorsque début décembre, elle n'est pas arrivée et qu'une partie de la population commence à s'inquiéter. Cela m'amuse toujours un peu. "Et s'il n'y avait pas de neige à Noël?!?" S'inquiètent les amoureux de l'hiver. Je ne suis jamais inquiète. Au pire, elle se pointe autour du vingt décembre et c'est parfait! Depuis dix ans que je vis au lac, je n'ai connu que des Noëls blancs! Et ces Noëls retardataires sont toujours les meilleurs. Les pelouses ont le temps de jaunir, le paysage monotone ennuie, parfois même le lac se glace. L'on a le temps de se languir...

Mais lorsque la neige se fait une excursion surprise juste avant Halloween, là, je ne peux que soupirer! Sachant qu'il neigera encore en avril, cela fait quand même long à voir neiger! Des mois et des mois à vivre en monochrome! Ainsi, dans ces temps là de neige précoce, je désespère un peu. Même si je ne peux m'empêcher d'en effleurer la féerie...

Histoire de flocons...

jeudi, octobre 22, 2009

Première bordée...

Ce matin, l'on a eu droit à notre premier réveil blanc. Il n'y avait alors que quelques centimètres qui recouvraient d'un léger manteau tout le paysage. Assez pour contenter M'zelle Soleil en route vers la garderie...

Et puis le matin s'est affirmé et il a continué de neiger. J'en ai profité pour immortaliser l'ambiance entre deux textes. Une petite pause du ciel gris sur le coup de midi, avant que cela ne recommence de plus belle. L'ambiance se feutre tandis que tombent les flocons...

C'est un peu tôt à mon goût mais qu'y peut-on? Il faut bien accepter ce sur quoi l'on ne possède aucun contrôle! Alors, entre deux concentrations, je regarde la neige tomber. Immaculée. Les flocons se font de plus en plus dodus. Au fil du jour, les arbres ploient sous l'épais manteau qui recouvre toute la forêt qui se déguise en Père Noël pour Halloween. Subtilement effrayant.

Le jour s'apprête à disparaitre et il neige encore et toujours. Dix centimètres sont tombés. Aucun signe extérieur que ralentissement hivernal! Soupir intérieur. Dire qu'hier la journée ensoleillée était si douce. Tant bien que mal, je me résigne à l'inévitable hiver qui est si proche que l'on peut le toucher...

Première bordée...