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vendredi, août 30, 2013

Avec l'été qui s'apprête à nous quitter, je sens monter cette douce mélancolie qui l'accompagne. C'est pareil à chaque année. L'automne m'est synonyme de mélancolies. Je soigne ces maux en capturant les instants fugaces où le soleil fait son show d'été. Où la journée s’achève en beauté...

Tout en cliquant sur le bouton qui inscrit l'image en ma mémoire numérique, je me baigne dans le moment présent. J'en savoure les vibrations ensoleillées. Absorber le moment présent.  Le mettre en conserve pour s'en nourrir durant l'hiver à venir.

Cette année, j'y ajoute le bonheur de nager dans le lac comme remède interne. Laisser glisser l'eau douce sur sa peau presque nue est d'une infinie zénitude. L'eau cristalline est divine. Sa fraîcheur resserre les pores de la peau et revigore l'esprit.

Nager sans craindre aucun danger. En toute tranquillité. Ici, pas de requin ni de croco, pas même un serpent ou une sangsue! Rien que l'eau douce qui caresse le corps qui s'y glisse. Jamais je n'ai autant profité du couloir de nage que cet été...


Se lover dans chaque rayon de soleil

mercredi, octobre 15, 2008

Zénitude

Recharger ses patiences. Inspirer le ciel. Miroir de jour. Qu'il y a t-il de plus calme et serein qu'un lac d'automne prêt à s'endormir?

Dream of a season

Zénitude

jeudi, juin 12, 2008

Brève de lac

Tumultes-de-lac-II


Il flotte dans l’air un parfum de lilas que j’hume avec délice. Une heure de lac, de soleil et de vagues. Solitude choisie. Une heure d’air pur pour recharger mes batteries. Sentir les vents caresser ma peau blanche. Apprécier l'atmosphère sereine. Savourer les souffles d’eau qui effacent ces petits soucis de la vie qui nous ennuient. Se perdre le regard dans l'horizon scintillant.Laisser glisser le temps. Les oreilles pleines des tumultes du grand lac, s’allonger sur le sable chaud, s'abandonner jusqu'à s’assoupir. Flotter entre ciel et terre. Retrouver ses forces concentrées. Repartir pour un tour de quotidien huilé d’efforts adultes et d’enfance souriante…

Brève de lac

mardi, avril 29, 2008

...

Chasser le coucher du soleil avant que la nuit froide ne l'avale. Accrocher la nouvelle saison qui s'installe. Absorber une explosion de couleurs éphémères. Percevoir l'intemporel...

New-Season

De glace et de feu

vendredi, janvier 18, 2008

Zénitude mère-fille

Chaque relation humaine se travaille. Toutes les formes d’amour doivent se cultiver si l’on veut en récolter les fruits…

Matinée de neige, ambiance moelleuse, M’zelle Soleil, sage comme une image d’Épinal joue à mes cotés. Chacune profite à sa façon de la présence de l’autre. En phase nous sommes. Je plie mon linge. Elle me tourne autour sans me déranger. Comme je suis souple à la tâche, elle peut m’interrompre à volonté. Elle m’amène l’une de ses poupées de porcelaine chinoise. J’arrête de plier. L’on joue ensemble et j’apprécie ces moments complices qui sont de l’engrais pour notre relation en pleine croissance. Elle me laisse à ma pile d’habits. Elle file dans le salon. Je reprends mon ennuyante tâche. J’ai les mains pleines de culottes. Je plie et je réfléchis.

Elle joue de plus en plus souvent seule, dans sa chambre, comme une grande. Parfois, elle ferme même la porte pour être encore plus tranquille. Je l’entends qui papote, qui déménage ses trucs, qui fout son petit bordel bambin. Je peux enfin mettre de l’ordre dans la maison sans qu’elle ne soit en travers de mes pattes. Une nouvelle étape d’autonomie est franchie. Une parmi tant d'autres. Elle est quasiment propre, sans que nous ayons besoin de rien faire, elle apprend presque seule à aller aux toilettes. Sa gardienne n'en revient pas. Je suis fière de mon petit brin de fille. Dehors tombe la neige à gros flocons. L’atmosphère cotonneuse nous enrobe de ses silences. Sérénité.

Elle ouvre la porte d’entrée pour faire sortir les animaux. Elle le fait « toute seule » et s’exclame en pointant son petit nez dans le froid :

- Y neize, dade! Maman, y neize deyors…
- Oui, je vois ma Liloo…
- Y neize beaucoup, dade maman…

Je souris. « Dade » pour dire regarde est le nouveau truc de la semaine. Elle l’utilise toutes les deux minutes. Toujours plus elle parle et s’exprime. Ce langage que j’aide à façonner me fascine. J'aime tant ces petites conversations que l'on partage au fil des jours. Nos intonations s'accordent en un même quotidien. J'ai parfois l'impression que nous nous fondons l'une dans l'autre. Je la vois copier mes façons de parler et, malgré moi, je réalise que j'imite aussi ses expressions enfantines.

Je nous ai ramené du quartier chinois deux jolis petits porte-monnaies en pseudo soierie. Je lui donne le sien. Son visage s’illumine. Je retourne à ma pile qui froisse. Une fois mon linge plié, je la retrouve, debout sur une chaise devant le comptoir de cuisine, les deux mains dans le bol de sous. Je la regarde faire avec un tendre sourire. Elle a de la suite dans les idées cette petite. Elle passe un long moment à jouer avec son porte monnaie, à le remplir, à le vider, à l’ouvrir et le fermer, c’est la fête. Je finis mes tâches ménagères sans problème. La matinée se passe comme un charme. La douceur du jour est papable. L'on bavarde. L'on joue un peu. M'zelle Soleil trotte dans la cuisine. La laveuse qui essore fait vibrer les fenêtres. Un chat somnole dans l’encadrement d’une porte. Chanelle ronfle sur un coin de tapis. L'enfant chantonne.

Le ciel s’éclaircit un peu sur le coup de midi. La neige se dissipe dans la grisaille du jour qui se dévoile. M’zelle Soleil papote gaiement tout en jouant avec ses poupées. Elle s’en occupe avec zèle sans que j’ai besoin d’y accorder mon attention. Elle vient me voir et me dit :

- Maman, le bébé il est tanné…
- Il est tanné le bébé???
- Oui…
- Mais pourquoi?
- Au lit, é au lit.
- Tu l’as mis au lit?
- Oui. É tanné Lily
- Lily est tannée? Mais pourquoi?
- Ben… heu... Ch’sais pas!
- Est-ce que tu as fait manger le bébé?
- Non. Pas mangé. É malade le bébé…

J'oublie que dans sa petite bouche "tanné" et "tannant" c'est du pareil au même (tout comme "c'est dur" et "c'est lourd "mélangent leur sens en ses pensées) mais je ne le réalise qu'après coup (lorsqu'elle me ramène le même concept d'idées avec le chat qui refuse d'obéir à ses envies). Je mets le linge propre dans la sécheuse. Elle me tourne le dos et retourne dans sa chambre. Elle ferme sa porte derrière elle. Un ange passe. Il ne me reste plus qu’à préparer à manger…

Une fois passée la sieste, M'zelle Soleil réclame son papa à grandes phrases. Elle lui explique ses désirs au téléphone. Il lui explique les choses de la vie. Elle finit par se résoudre au fait qu'il est au bureau et ne se téléportera pas sur le champ pour la combler! Un percée de lumière perce la couverture blanche qui couvre le ciel, quelques nuages apparaissent à l'horizon. Le ciel se découvre juste assez pour que je puisse l'apercevoir furtivement. Peu avant que ne rentre son père, l'on se retrouve toutes les deux sur le sofa pour une tendre séance de câlins et de chatouilles. Elle me papouille et cherche à m'embêter pour que je la chatouille jusqu'à ce qu'elle en pleure de rire. J'essaie de restaurer un soupçon de calme, elle fait des grimaces et me dit:

- Lily pleure, ouuuiiinnnnn...

Elle fait tellement semblant que je ne peux qu'en rire et répondre...

- Lily pleure ou Lily fait un caprice? Si Lily fait un caprice alors c'est où qu'elle va?
- À salle deu bain...

À la maison, la punition ultime consiste à passer deux minutes à la salle de bain la porte fermée (sans pouvoir en sortir). Cela ne lui est pas arrivé souvent, à date nous sommes chanceux car elle dépasse rarement les limites qui l'y conduirait. Exercer l'autorité parentale, pas aussi facile à faire qu'à dire! Il faut être juste et ferme à la fois sans compter stable. Mmmmm... Bref, M'zelle Soleil a un bon petit caractère mais n'est pas adepte des crises. Elle connait peu les disputes et s'offusque de toutes formes de violence extérieure. Elle est très dynamique mais jamais hystérique. Je profite de l'ouverture pour creuser le sujet:

- Mais c'est quoi faire un caprice? C'est quand que Lily fait des caprices?

Elle se lève, fait quelques pas et me dit en se retournant vers moi

- Cé ye pleure rien
- Lorsque tu pleures pour rien!?!
- Oui, ouuuiioooiinnnn...

Son père arrive sur ces entrefaites. Elle se précipite vers lui les bras ouvert, elle se colle entre ses cuisses. Il la prend dans ses bras et le soir nous emporte...

Zénitude mère-fille

lundi, novembre 19, 2007

...

Un maison ancestrale qui respire l'histoire des ancêtres de ce pays aux multiples contrastes. Une petite maison perdue au fin fond de nulle part, là où règne le silence et la sainte paix...

Petite-maison

L'hiver est en chemin

jeudi, octobre 25, 2007

Pureté de lac

Sur les collines quelques taches d’automne subsistent. Des stries de nuages laiteux se dissipent dans les derniers rayons du soleil qui disparaît derrière les arbres nus. Le soir se dore. Le lac, paisible, a retrouvé chaque parcelle de calme auquel il aspire. Sauvage, il respire le silence béni des dieux. Dans le jour qui se couche de plus en plus tôt, l’air frais pince mes doigts qui s’engourdissent. Frissons de lac et de peau.

Cette surface d’eau qui se ride m’hypnotise. En y plongeant le regard je m’élève l’âme. Je deviens meilleure. Je m’équilibre. Je laisse glisser les spleens de saison. Je me perds le cœur dans la ligne d’eau et d’horizon. Sainte nature. Tant de beauté qui n’a d’égale que la paix qui s’en dégage.

Pureté de lac

lundi, octobre 01, 2007

Heure Zen

Les nuages cotonneux parsèment d’ombres les collines imprégnées d’automne. La lumière est aussi douce que la texture de l’air. Le lac majestueux, solitaire, clapote contre le rivage. Ses mélodies limpides se fondent dans les rythmes des vents légers qui font bruisser les arbres de la forêt. Parfois les vents se taisent un moment et le lac m'exalte.

Silence, calme et volupté. Je me demande si ceci n’est pas la définition de ma perception de cet étrange mot barbare : « Zénitude ». Une définition qui exprime ce mélange savamment dosé de silence humain, de calme existentiel et de volupté sensorielle, le tout emballé dans un cadre divin.

L’automne est magique, il caresse les semaines qui effacent les sensations estivales. Un peu plus chaque jour, je me surprends à espérer qu’il s’éternise. Je ne veux pas penser à la prochaine saison toute blanche. Le lac frétille, la nature est saine, l’atmosphère est pure. Les vents s’énervent d’un coup, il froissent la canopée et font virevolter les feuilles mortes. Elles viennent rejoindre le tapis d’automne qui se forme sous nos pas.

Je me fais vagabonde. Le village est déserté des vacanciers qui le font vibrer. J’en connais les meilleures cachettes. Je regarde tomber les feuilles, je me plonge le regard dans l’immensité limpide qui s'étend devant moi. Zénitude. L’eau, le vent, la terre, ma pomme qui se fond dans l’atmosphère. J’évacue les soucis. Je laisse glisser les énigmes du futur qui angoissent le présent pour ne plus vivre que l’instant réel. Je respire des bouffées intemporelles de bien-être. Nous qui sommes si petits et qui nous prenons pour les rois de la Terrre. Nous qui ne sommes que des fourmis dans le grand dessein de cette planète qui nous porte. Je me remets à ma place. Immatérielle j’existe, libre, femme…

Cette nature qui m’environne conforte mes états d’âmes, elle les ressource, elle les apaise. Je respire l’air riche empli de toutes sortes d’odeurs agréables. J’y perçois un soupçon d’herbe, une brise marine, un souffle boisé, une pincée de champignons, un zeste de feuilles macérées de soleil. Chanelle, le museau dans le vent profite de ces mêmes impressions qui enivrent mes narines.

Je fais abstraction de l’unique moteur qui vrombit au loin. Unique bateau monstrueux de puissance inutile qui trouble ma zénitude. Il disparaît comme il est apparu. La façon dont une certaine norme humaine conçoit la nature me désespère. Comment cette même norme vit le lac m’exaspère. Est-ce bien nécessaire de perturber l’environnement pour profiter de ses bienfaits? Est-ce nécessaire de s’approprier la nature avec démesure? Je me concentre sur ce canot qui se profile dans mon champ de vision. Question de choix de vie je suppose. Désir de s’harmoniser avec la nature. Désir de s’y fondre en toute sérénité. Silence, calme et volupté. Être sensible à ces petits plaisirs sans prétention que nous offre les richesses de la Terre.

Chanelle se prélasse sur ce quai abandonné qui surplombe l’eau fraîche. Je m'assois à ses cotés, je tends mon visage vers le soleil, un sourire sur les lèvres…

Heure zen

mardi, septembre 25, 2007

Dans la mire du soleil...

Lac-d'automne

Ce mois de septembre, digne de juillet, est un délice. Un mois de septembre magnifique qui fait la vie douce. Petits bonheurs terrestres. Les vacanciers ont déserté les lieux, ils ont retrouvé leur effervescence urbaine. Le village est zen. Les oiseaux gazouillent. Les coccinelles trottinent. La lumière caresse les jours qui se colorent. Cette année, l'automne est angélique.

Jour après jour le lac redevient sauvage. "L'exceptionnelle" chaleur se conjugue au calme qui emporte le paysage en pleine extase. Sous le feu du soleil, le lac miroite et les feuilles s'enflamment. Merveille de saison, juillet en septembre c'est savoureux...

Juillet en septembre au bord de l'eau.

vendredi, août 17, 2007

Individuelle,

Toute la troupe familiale partie en expédition en ville, j’apprivoise une certaine solitude. Par la force des choses, je me détache de mon enfant, l’homme est content, il m’encourage à profiter de ce temps pour me retrouver femme, entière, moins mère. Me retrouver femme ou insérer la mère à la femme? Mère. Femme. Maman. Amante. J’ai l'être qui oscille dangereusement.

Je décide de me prendre en main. Je dois recentrer mon esprit à la dérive. Comme dans l’ancien temps, solitaire, je file d'un bon pas à la plage. J’y retrouve plus de monde que je ne l’aurai pensé. Je retiens ma moue. Je discute avec quelques connaissances avant de m’éclipser en ce petit coin de sable oublié qui fut mien durant des années. Loin de la masse, je pose mes fesses au bord de l’eau. Les nuages font légion, un peu perdue, j’ai le crayon qui bloque. Où sont passés mes repères d'antan? Je tangue.

Je prends des photos de cartes postales. J'inspire. J'expire. Du coin de l'oeil, je perçois du mouvement, je me lève. Je m'approche plus près pour observer en direct une incroyable guerre de fourmis. Ce conflit m’hypnotise, mes pensées partent en orbite et m’entraînent dans un univers à la Werber. Je ne sais pas qui attaque qui mais je constate plusieurs victimes dans les deux camps. Les petites noires semblent pourtant se faire massacrer. Je suis témoin de plusieurs tueries. La nature est souvent bien cruelle. Les grosses fourmis rouges se battent avec les petites fourmis noires qui n’en finissent plus de trimballer des œufs et des larves d'ivoire! Je me demande quelle fourmilière est pillée. Un muret est pris d'assaut. Fascinée je suis. Des centaines de ces minuscules créatures s’agitent sous mes yeux. Complètement indifférentes à mon regard humain, sans se soucier une seconde de ma pomme, elles s’activent à leurs micro existences. Elles sont en guerre. C'est un véritable carnage! Que de violence au royaume des fourmis qui vivent entre lac et gazon…

War-of-the-ants-III

Je me rassois, j'enfonce mes pieds dans le sable. J’ai la nausée qui se tasse. Je ne sais pas trop ce que ma belle-mère a mis dans ses sauces mais j’ai dégusté toute une intoxication alimentaire cette semaine! Ceci grâce à un ingrédient invisible qui n’affecta personne d’autre que moi, la seule sur le tapis! J'ai les entrailles sensibles. Fragile je suis. Et Dieu que je déteste vomir! Ciel que j’ai un bon mari! Capable de m’aimer dans les pires circonstances! J’ai une tempête dans l’estomac. Je grogne. Par amour, j’explose ma bulle d’intérieur. Je lâche prise. Je me concentre sur le clapotis des vagues, petit à petit le brouhaha humain s’estompe. Je vogue sur l'océan de mes émotions.

J’oublie mes petits soucis au creux du lac qui s’étend devant moi. J'enroule une mèche rebelle autour de mes doigts. Je grimace. J’arrache un cheveu blanc, signe du temps qui me vieillit. Profondes sensations, légers remous. Je regarde ce long fil bouclé avant de le laisser s’envoler dans une brise. Il s’échoue sur le sable. Je me plonge l’âme dans l’horizon limpide. Là-bas, à l'autre bout de la plage, le ciel menaçant fait fuir les familles qui se dispersent. Quelques gouttes humectent ma page presque blanche. Dans mon champ de vision, une grosse dame « éffoirée » sur un nez de bateau espère encore le soleil. Les bateaux rentrent au bercail les uns après les autres. Le ciel s’obscurcit davantage, l’orage se rapproche. Une goutte par ci, une goutte par là, même les canards se sauvent! L’un des hommes qui accompagnent la dame bien en chair s’exclame :

- Je pense qu’on a perdu la bataille!!!

Je souris sous mes boucles folles. Ils plient bagage et se dirigent vers la sortie. Je les attrape du bout de mon objectif. Espionne je m'assume. Les gouttes de pluie picorent la surface de l’eau. Je me faufile entre deux larmes de ciel. Le dernier vrombissement d’un moteur s’éteint au loin. Le paysage retrouve son calme initial. Le silence humain est total. Comblée je suis.

J’enfonce les jambes dans l’eau douce qui caresse ma peau nue. Elle est bonne. Chaude d'été qui s'achève. Je soupire de bonheur. Individuelle. Sous ce ciel capricieux, je me réveille les sens engourdis. Zen. Je me ressource de l'intérieur. Je résiste à l’envie subite de me déshabiller de haut en bas pour me baigner en toute simplicité. Sérénité. Sur le lac paisible, une voile glisse dans le vent qui se lève. L’atmosphère s’embrume et absorbe les collines à l'horizon. L’averse se fait plus forte. L'air ambiant est rempli d'agréables odeurs. Je les respire à pleines narines. Seule sous la pluie (les pieds dans l'eau), j’écris ces quelques mots…

Avant-la-pluie HDR-Lake

individuelle

samedi, mai 19, 2007

En silence...

lLake-colors

Éveil des sens. Humer l'air gorgé des odeurs musquées de la forêt. Partir à la chasse du soleil couchant. Se laisser porter par l'instant. Attraper l'humeur du soir dans les filets de sa mémoire. Zénitude. Respirer, expirer, inspirer...

Silencio

jeudi, mai 10, 2007

Immuable...

Frissons de lac. Atmosphère sauvage intacte. Il régne en ces eaux calmes une paix universelle, divine. En cet espace temps, l'invisible est à portée de l'esprit...

Sunset


Immuable adj. - 1327 ; de 1. in- et muable, d'apr le lat immutabilis. 1. DIDACT. Qui reste identique à soi-même; qui ne peut éprouver aucun changement. Dieu éternel et immuable. Croire en une vérité absolue et immuable 2. COUR. Qui ne change guère; qui dure longtemps. = constant, durable, inaltérable, intemporel, invariable. Passion immuable.

Bouffée...

jeudi, avril 26, 2007

Atmosphérique...

La nuit tombe sur le lac qui se libère doucement de ses glaces. Le soleil qui l'a réchauffé tout au long de la journée s’est couché derrière ses collines dénudées. L'air se colore de pureté. Dans un silence serein la nuit, de ses griffes froides, vient enlacer l'atmosphère printanière. Au petit matin, lorsqu'un nouveau jour se lèvera sur le lac prisonnier, la glace aura enserré l’eau limpide pour la geler en une couche toujours plus mince. Sous les rayons du soleil, craque la glace, croque les beaux jours...

Spring-Sunset-I

Atmosphère : n.f - 1665 - du gr. Atmos « vapeur» et sphaira « sphère»
1. Couche de l'air qui enveloppe le globe terrestre. Couches d'atmosphères. Régions de l'atmosphère: trotosphère, stratosphère, mésosphère, thermosphère, exosphère; ionosphère, magnétosphère, Ozonosphère. ASTRON Enveloppe gazeuse des corps célestes. L'atmosphère de Vénus, de Neptune, La lune n'a pas d'atmosphère. PAR ANAL. Atmosphère stellaire: couche superficielle d'une étoile qui émet un rayonnement. Atmosphère solaire = chromosphère, photosphère.
2. SPÉCIALT. Partie de l'atmosphère terrestre la plus proche du sol, qui est le siège est hydrométéores (nuages, pluie, neige) Étude de l'atmosphère = météorologie. Limpidité, pureté, transparence de l'atmosphère.
3. PAR EXT. Air d'un pays, air que l'on respire en un lieu. « Une tornade pendant la nuit avait un peu rafraîchi l’atmosphère » (GIDE)
4. XVIIIe FIG VIEILLI L'atmosphère d'une personne, d'une chose, ce qui l'environne (comme un gaz), ce qui émane d'elle = aura.
5. ABSOLT, MOD. Le milieu, au regard des impressions qu'il produit sur nous, de l'influence qu'il exerce = ambiance, climat, environnement. FAM. Changer d'atmosphère (d'où la réplique d'Arletty dans Hôtel du Nord de Prévert et Carné: « Atmosphère, atmosphère!... Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère? »)
6. (1701) PHYS. Couche de fluide qui environne un corps isolé.
7. (1793) Pression de référence valant 1013 hectopascals, servant à évaluer la pression exercée par les fluides.

BLOGOSPHÈRE: Conjugaison de blog (carnet web) et sphaira (sphère) pour évoquer un concept virtuel, phénomène qui se consulte sous forme d'écrits, d'images et de vidéos = ramassis d'idées, d'opinions et de goûts. Origine: début du deuxiéme millénaire. Une quantité phénoménale d'atmosphères humaines qui gravitent dans l'infini virtuel de nos réalités informatiques...

Atmosphérique...

mardi, février 20, 2007

Mardi sidéral,

Malgré une légère accalmie durant la fin de semaine, le froid sévit toujours. Tant et si bien que l'on en oublierait facilement le réchauffement de la planète! Les -30 avec facteur vent s’accumulent sur le fil des semaines qui tissent la saison retrouvée. Fait "frette"...

Ce matin, le ciel blanchit de neige se réverbère sur un paysage laiteux. Des flocons plus ou moins gros, parfois dodus, parfois poudre, flottent dans l’air avec une certaine nonchalance. Une atmosphère ouatée teintée d’une belle lumière hivernale m’enrobe le jour.

Mes idées engourdies me glissent entre les doigts. Difficile de résister à cette envie subite de me laisser couler dans la douceur de cette journée empreinte d’un calme sidéral.

Savourer le présent, simplement…

La petite endormie, j'inspire de cet étrange calme avec plaisir. En pyjama, décollée du sofa qui m'offre une vue imprenable sur un paysage d'enchantement. Je me penche sur Robert. D'humeur gourmande, j'absorbe ce petit mot jailli brusquement de cette impression ressentie sur le fait d’une innocente observation matinale.

Je cherche en ma petite tête le meilleur terme pour exprimer cette sensation qui me traverse l'instant et en quelques rotations d’esprits, PANG! Il se plante dans ma phrase avec assurance et détermination. Sidéral…

C’est bien cela. Je déguste et savoure le moment présent en ouvrant avec délectation mon fidèle Robert. Sidéral…

Sidéral, ale, aux. Adj. – XVIe ; lat. sideralis, de sidus, sideris « astre ». ASTRON. Qui a rapport aux astres. Astral. Observations sidérales. Révolution sidérale : rotation complète d’un objet céleste sur son orbite. L’année sidérale de la Terre dure 365 jours 6 heures 9 minutes 11 secondes. Jour sidéral : durée d’une rotation complète de la Terre sur son axe par rapport aux étoiles fixes. POÈT. Qui émane des astres. « Une clarté pure, blanche, sidérale, ne paraissant pas venir du Soleil » (Gautier)

Mardi Sidéral

lundi, novembre 27, 2006

Silencio

Silencio

Silencio

vendredi, novembre 17, 2006

Un vendredi sur la terre,

À l’aube, des giboulées nerveuses, aussi bruyantes qu’éphémères éclaboussent le paysage. Juan part au bureau. Bébé et ma pomme faisons un petit somme. L’on émerge, fraîches comme des roses, en milieu de matinée. La température dépasse alors les 15 degrés. Pas un souffle de vent ne remue l’atmosphère humide. J’ouvre les fenêtres. L’air circule librement dans la maison.

Petit bout se promène d'un bout à l'autre de nos cinq pièces. En moins d'un mois, elle est passée des petits pas vacillants à gambader de la sorte. Je l'observe tendrement. La vitesse à laquelle un bébé apprend peut parfois me laisser bouche bée. Coup de fil de la présidente de l'asso qui est satisfaite de mes services (ce qui me réjouit), le blogue de l'asso prend bonne forme. Il parait que l'un des élus y fait quotidiennement un tour et se pose quelques questions sur ma pomme! Ce nouveau blogue est définitivement un bon moyen de communication, d'information et de sensibilisation. J'ai, à ce sujet, un article de lac qui me trotte dans la cervelle. Avec un peu de chance, j'aurais un peu de temps cette fin de semaine pour le mettre en page.

Faire diner minipuce, passer un coup d'aspi, jouer, ranger, changer la couche, biberonner, poupouner, cajoler, surveiller, changer la couche, expliquer, plier, au fur et à mesures de la routine ménagère je regarde dehors. Le ciel, bas, se décline en une multitude de gris qui s’éclaircissent au fil des heures qui s’écoulent.

En début d'après-midi, j’habille ma progéniture, j'enfile un pantalon. Quelques bourrasques effraient la pluie qui ne semble pas être d’actualité aujourd’hui. Chanelle en éclaireur, nous parcourons la centaine de mètres qui nous sépare de la plage nichée au coeur du village. Une fois arrivées à bon port, Lily-Soleil se dandine sur le sable humide. Elle s'échine à trainer sa poussette dans le lac paisible, je guide la ronde et tourne le manége de l'enfant. Dès que je me détourne, elle file en direction de l'eau. Le lac frissonne sous des petits vents tièdes. Il n'y a personne d'autre que nous pour profiter de la douceur de ce caprice d'automne.

LilooGambaderP'tit-BoutStanding-FirmLily-So-II

Je respire à plein poumons. Il fait si doux qu’on en a presque chaud! Comme le soutient la chaîne météo, l’on est définitivement au dessus des normales saisonnières! Ce qui n’est pas pour me déplaire mais a un peu tendance à m’inquiéter! Dans quel climat vivront les générations futures? Le lac fonce et se froisse sous la cavalerie de nuages qui n’en finissent pas de traverser nos contrées. Est-il inquiet de son sort? Le regard perdu dans l'horizon menaçant, j'aspire des secondes limpides. L’espoir d’un rayon de soleil ne semble pas vain. Nous prenons le chemin du retour, chien, poussette, femme.

La lumière est spectrale. Tout est si calme. Le village semble oublié des hommes. Le silence a la texture de la paix. En arrivant chez nous, le ciel s’ouvre sur quelques rayons de lumière qui transpercent le jour lunaire. C’est le temps d’une escapade en notre arrière bois. Quelques tours de balançoire plus tard, un plein soleil se joint à nous. Durant une quinzaine de minutes, ses caresses lumineuses réchauffent nos visages. Pour la première fois de cette semaine, le soleil nous fait l'honneur de sa présence. L’enfant commence à fatiguer. L’on en profite encore quelques instants avant de rentrer s'encabaner.

Arrière-boisRoche-de-baleine

Une fine bande de ciel bleu se faufile dans l’horizon qui grisonne, quatre heures sonnent à l’horloge. Je jette un dernier coup d'oeil par la fenêtre. Le soleil se couche derrière les nuages opaques qu’il colore subtilement. La nuit approche. Dans sa chambre, une petite fille aux yeux rouges de fatigue est quelque peu récalcitrante à l’idée de devoir se coucher…

Un vendredi sur la terre,

vendredi, mai 16, 2003

Je suis allée me faire bronzer au bord de l'eau...
J'ai trouvé le courage de bouger mon corps engourdi...
Quelques petits pas, et me voilà au bord de l’immensité bleuté…
Mon esprit se rejouit à la vue de l'eau limpide...

Le lac couleur d’azur comme le ciel...
Les rayons du soleil qui réveillent ma peau endormie par l’hiver…
Le chant des oiseaux dans les arbres…
Le clapotis de l’eau sur le sable…
Un zeste de calme et de sérénité!