vendredi, octobre 09, 2020
vendredi, octobre 02, 2015
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| Photo: Ciriljazbec via Instagram, |
- Mais ils fuient pour aller où?
- Bonne question car beaucoup de pays ne veulent pas d'eux.
- Ils prennent pas l'avion?
- Non ils fuient à pieds. Cela a l'air d'aller vraiment mal dans leur pays. Ils marchent des centaines de kilomètres avec leurs baluchons...
- Mais qui les accueillent? Ils savent pas où ils vont?
- Je pense pas. Ils vont là où ça va moins mal que chez eux.
- Mais est-ce qu'on peut les accueillir chez nous?
- Je sais pas. Ça me paraît compliqué.
Pendant qu'elle s'inquiète du sort de ces pauvres gens, je n'en reviens pas qu'en 2015, on en soit encore là. À voir marcher des hordes d'humains chercher ailleurs la paix de vivre. Viendra-t-il le jour terrestre où tout humain pourra vivre librement, en paix, là où se trouve sa maison?
Immigrer n'est déjà pas simple lorsqu'on le fait par sa propre volonté. Immigrer contre sa volonté est un cauchemar éveillé. La solution ne serait-elle pas d'aider ces gens à pouvoir rester chez eux?
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| Photo: Ciriljazbec via Instagram, |
Je réalise alors que si cela devait nous arriver, la puce risquerait de se trouver vite orpheline. Entre son père diabétique et sa mère médicamentée, on a pas intérêt à s'éloigner trop longtemps de notre pharmacie. Et y'a pas de pharmacie dans les champs de maïs!
D'ailleurs les histoires d'orphelins vont de pair avec les histoires de ces réfugiés. Qui font ce murmure qui vient chuchoter en nos consciences. Nous, qui vivons ici une vie privilégiée. Je souhaite à plusieurs d'entre eux de pouvoir trouver la paix au Québec...
L'homme n'aime pas trop que j'informe la Miss de ce type d'actualité mais en discutant avec elle je ne pense pas que cela la traumatise. Les parents des enfants pris en ce conflit n'ont pas le luxe de telles considérations. Au milieu de ce champ de maïs, combien d'enfances sont malmenées?
Je pense plutôt que penser à ces inconnus, aussi humains que nous, l'aide à remettre en perspective la douceur de sa vie quotidienne. Et puis la compassion n'a pas d'âge...
samedi, mars 19, 2011
Mal de mère, coeur en larmes. Au coin de la Toile, je découvre une image qui me transperce l'âme. De toutes les images vues de cette catastrophe naturelle qui se déroule au Japon, celle-ci me hantera longtemps. L'émotion qu'elle génère en ma peau féminine inspire toutes sortes d'idées fictives. Alors que s'y accroche mon regard ému, toutes sortes de scénarios s'écrivent en mon cerveau bouleversé. Je comprends tellement cette maman qui a serré si fort son enfant lorsque l'irréversible est arrivé. Qui l'a serré avec tant d'affection qu'ils en sont restés ainsi figés.
vendredi, juin 04, 2010
Parfois je trempe ma plume dans l'encre de mon coeur et d'autres fois je la trempe au creux de mes neurones. Souvent j'essaie de mélanger les deux encres pour y trouver mon juste milieu.
Lorsque je traduis, ma plume est à 90% intello. Selon le domaine à traduire, je garde un petit pourcentage d'inspiration libre dans l'équation.
Ces temps-ci, je traduis des chroniques de voyages qui m'offrent quelques latitudes créatives. Ceci me convient parfaitement.
Lorsque j'écris un article avec un sujet précis en toile de fond, suivant le sujet, j'ajuste le mélange. Mais celui-ci reste principalement intello.
Lorsque j'écris de la fiction, j'inverse le mélange. Et lorsque j'écris en ce jardin de Toile, il y a des jours où je ne trempe ma plume que dans mon coeur. Au creux de mon coeur réside mon enfant. C'est surement pour cette raison particulière qu'ici, depuis sa naissance, ma fille devient la muse de mes mots. Elle m'emporte l'inspiration tout comme elle hypnotise mon objectif...
Car en ma trousse d'outils artistiques, il y a aussi la photo. La photographie est la seule chose au monde qui m'enlève les mots de la tête. Cela me repose les idées en constante réflexion. C'est aussi une façon de canaliser l'inspiration qui s'écoule au fil de mes jours. Sans la photo, l'écriture me noie l'esprit. En ces abstraites conditions, à la recherche perpétuelle du meilleur équilibre de plume, je vis.
lundi, novembre 23, 2009
À partir de juin 2010, les élèves québécois qui écriront «renouvèlement», «ognon», «bruler» ou «iglou» dans les examens du Ministère ne seront plus pénalisés: «Les élèves ne seront pas pénalisés, dans la mesure [où ces rectifications] seront inscrites dans les dictionnaires usuels», a expliqué la porte-parole du ministère de l’Éducation. En lisant cela mon sang n'a fait qu'un tour! Bouillonnant, il s'est mis à enflammer le cours de mes neurones. Et c'est sur Twitter que j'ai exprimé un certain énervement...
Car même si je ne suis pas une adoratrice des accents ou du surréalisme de certaines règles de grammaire, je reste tout de même très attachée à ma langue. J'en suis même totalement amoureuse! Et après tout un accent ou une double consonne n'a jamais tué personne que je sache! De plus un peu de difficulté offre une bonne gymnastique pour la cervelle francophone. Évidement, je comprends le raisonnement de l'évolution de la langue vivante mais je ne vois vraiment pas le besoin de charcuter l’orthographe d’un pauvre oignon!!!
Est-ce un phénomène d'évolution ou une paresse intellectuelle que l'on glorifie? Est-ce que l'on oublie à quel point l'écriture est le meilleur outil pour synthétiser et construire ses pensées? La langue ne mérite-t-elle pas davantage de respect pour le bienfait qu'elle apporte à nos idées? Et puis n'est-il pas nécessaire de définir une frontière entre le parler et l'écrit?
Être en mesure de discerner les diverses variations de notre langue est une richesse pour celui qui la manie. Personnellement, je crois "qu'écrire à l'oreille" bêtifie nos enfants qui sont capable de faire mieux. Tout enfant est une éponge qui ne demande qu’à apprendre. Pourquoi lui refuser un savoir ancestral? Ne pas se donner la peine de lui enseigner les nuances de sa langue, cette même langue qui l’aidera à organiser ses idées de manière claire et concise, me révolte!
Dieu merci, M'zelle Soleil ne va pas encore à l'école car sinon j'irais de ce pas discuter avec son professeur de ses méthodes d'enseignement! Lorsque l'enfant se trompe est-ce que la chose intelligente à faire n'est pas de lui apprendre à mieux faire, de lui expliquer son erreur pour qu'il l'assimile et la corrige? De lui montrer son erreur afin qu’il puisse la comprendre et éviter de la refaire? De lui expliquer combien notre langue est belle lorsque l’on arrive à la maitriser?Via Facebook, je discute avec mon ami Guillaume, un partisan de la réforme en mes rangs, de cette nouvelle qui me bouleverse. Car il est vrai que ce charcutage d'oignon m'a chamboulée les émotions et Guillaume me le fait gentiment remarquer...
Mais, attention, je ne suis pas du contre une évolution de la langue. Je confesse même prendre régulièrement le parti de ne pas mettre de majuscule lorsque j'écris le mot "Web" en mes textes (par souci d'évolution). Et puis finalement je trouve que "courriel" est une super invention qui fait évoluer le langage avec son temps. Je me force même à l'adopter pour bien annihiler l'anglicisme trop facile. Et c'est ainsi qu'il s'insère en mon vocabulaire jusqu'à ce que je n'y fasse plus attention...
Je crois qu'en grammaire, il y a, en effet, plusieurs "non-sens" mais que c'est justement là où il faut lâcher prise pour atteindre un autre pallier de compréhension. La langue française offre une possibilité de clarté, de poésie et de nuances qui est phénoménale. Et cela vient surement en partie de cette complexité qu'il ne faut point sous-estimer.
Mais je pense aussi que les adultes paressent en ce qui concerne l'enseignement de la langue. Pour avoir passé 10 années à soutenir des enfants dans leur apprentissage du français, je peux dire que tout enfant à qui l'on enseigne correctement le français peut écrire oignon sans que cela ne le tue (même les plus cancres)! Je crois qu'il faut faire trés attention lorsque l'on touche à la langue. Elle possède une telle perfection que la transformer demande énormément de réflexions et bien plus de raisons que ce qui est expliqué en cette nouvelle. Éviter de pénaliser les gamins n'est pas à mes yeux une raison suffisante pour engendrer de telles transformations! J'ai beau être libérale, ceci atteint le seuil de ma tolérance! Bon, il parait que l'on écrivait "ognon", dans les années 1200 mais si l'on doit revenir à l'an 1200 pour que cela fasse du sens, je n'appelle pas cela de l'évolution mais de la régression!!!
Alors que l'événement de "courriel" est une évolution en ce qui me concerne, je ressens en cette nouvelle un non-respect de la langue qui m'interpelle profondément. Car si nous sommes des résistants de la langue française en Amérique du Nord et des pionniers de la linguistique francophone moderne, ne sommes-nous pas aussi les gardiens de cette langue qui nous est chère?
jeudi, décembre 18, 2008
Lorsque je croise le regard empli d'amour et de confiance que m'offre l'enfant au bord du sommeil...

