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dimanche, septembre 27, 2020

Fin septembre. Étirer l'été en quelques méditations de sable. Inspirer cette nature qui me rassure et me console. Ne pas vouloir voir revenir le frette et l'hiver. 

Une heure de méditation en coin de lac pour me donner de la force intérieure. L'esprit se meut avec un ciel ombrageux. Finir cette séance sous quelques gouttes de pluie. 


Méditer avec un mantra sanskrit. Méditer ne vide pas l'esprit. Il le remplit. Méditer évacue les pensées futiles et remplit l'être de conscience.

Ignorer les bibittes qui décident de me prendre pour un tapis. Dégager les plus téméraires qui s'enfargent en mes boucles. Déloger quelques fourmis qui trouvent des craques où se faufiler. Sursauter au coin-coin puissant d'un canard venu dire bonjour. 

De ces méditations plein air, où tu fusionnes avec la nature au son des vagues qui se cassent sur le sable. Un discipline mentale qui muscle le cerveau et qui aère l'esprit. C'est cool. 

Jusqu'à ce que tu rentres chez toi. Et que Aille Aille Aille! Ça te mord une fesse en sensation de vive piqûre! Ça pique ou ça mord une fourmi en danger de mort? Pas certaine. Ce qui est sûr, c'est que ça surprend! 

J'avais donc oublié une fourmi téméraire qui s'échappe alors sur le carrelage de la cuisine. Que je manque d'écrapoutir avant de la déposer sur un tournesol de jardin. Il y a de ces méditations qui ne sont pas de tout repos!


Méditation de septembre

vendredi, mars 27, 2020

Mon premier souvenir remonte au couffin. C'est le plus loin où remonte ma mémoire en cette vie.

C'est un souvenir précis. Celui d’être trimbalée dedans en auto. Couchée, à regarder par la fenêtre, pour n'y voir que le ciel et la cime des arbres.

Ce qui me frustrait profondément car je n'arrivais pas à capter où j'avais pu atterrir. Une fois que j'ai réussi à observer des bâtisses et des routes, j'ai pris des repères et mon esprit est passé à d'autres choses. Comme apprendre à marcher.

Je me souviens de ma volonté de marcher et de parler. La marche est venue plus vite que la parole. La légende dit que j'ai fait mes premiers pas à neuf mois.

En sortant du bureau du notaire où mes parents venaient de signer leur divorce. C'est en un long couloir que j'ai marché seule pour la première fois.

Apprendre à parler a été plus complexe. Je me souviens qu'avant de savoir parler, je pensais en émotion. Je voulais connaitre les mots qui expliquent ces émotions. Je me souviens de mes efforts pour apprendre les mots, pour les comprendre et pour les maîtriser. Mettre des émotions en mots a toujours été vital à mon esprit.

Je me souviens de mon apprentissage de la lecture. Au début, je ne pouvais lire mes Oui-Oui qu'à voix haute. Oh combien cela irritait ma mère! C'est dans la crainte de me recevoir une gifle de trop, durant mes fins de semaine avec elle, que je me suis forcée à lire dans ma tête.

Depuis mon entrée en maternelle, j'habitais la semaine chez ma grand-mère et j'étais avec ma mère les samedis et dimanches. J'étais au début de mon primaire lorsque les terreurs nocturnes ont commencé. Toujours, au moment de m'endormir, avec cette même sensation qui m'inondait l'être en son entier. J'ouvrais les yeux qui s’écarquillaient de peur tandis qu'un trou noir s'ouvrait au fond de ma chambre, j'hurlais. Ma grand-mère accourait.

Elle frôlait toujours le trou en arrivant à mon chevet, ce qui me faisait frissonner d'effroi. Je lui criais de faire attention au trou noir. Elle prenait ma main dans la sienne, elle me parlait et me rassurait. J'avais la sensation de perdre pied et de m'évanouir. Je me réveillais toujours à moitié fraîche, avec ma grand-mère, éreintée, qui avait passé la nuit à mon chevet. Et je ne me rappelais de rien. Sinon du trou noir.

Pourtant, il semblait que je ne dormais pas de la nuit, je parlais et je pleurais. Ma grand-mère était un peu traumatisée ces matins là. Mais je n'avais aucun souvenir de ne pas avoir dormi, aucun souvenir de rien...

Cela arrivait quelques fois par mois. Pas souvent. Mais trop souvent pour ne pas fatiguer ma grand-mère, qui n'avait pas encore cinquante ans. L'on m'avait emmenée voir un docteur qui avait expliqué que c’était une condition d'enfance, rare mais connue, et que cela disparaîtrait en grandissant.

Il est vrai que plus je grandissais et plus ces épisodes s’espaçaient dans le temps. Mais plus je grandissais et plus je voulais comprendre.

Ma grand-mère n'arrivait pas à m'expliquer ce qui m'arrivait lorsque je m'endormais sans dormir.

Elle me disait qu'elle ne comprenait pas les choses que je disais. J'avais toujours peur, je parlais beaucoup, je pleurais beaucoup plus que je ne le faisais à l'état éveillé. Elle blanchissait sa nuit à me rassurer.

J'avais de la peine lorsque je me réveillais avec elle, endormie assise au coin de mon lit. Je n'aimais pas lui gâcher ainsi ses nuits. Je voulais comprendre.

La dernière fois que j'ai eu un épisode de terreurs nocturnes, j'ai voulu me rappeler, j'ai résisté à cette sensation d’évanouissement. J'ai résisté assez pour voir des choses que je n'ai pas compris. Notamment une roue de type "dream catcher" que je n'ai reconnu que des années plus tard, en un autre continent, en allant danser dans des pow-wow.

Il y avait dans cette roue des images qui me faisaient ressentir une overdose d'émotions. Cette nuit là fut aussi difficile pour moi que pour ma mère-grand. Mais ce fut la dernière, celle qui m'a permis d'en prendre le contrôle. Après cette nuit bizarre, j'ai su comment résister à la sensation qui faisait partir l'épisode et puis j'ai grandi assez pour la contrôler. Pour ne plus la laisser m'emporter je ne sais où... 

Rendu là, je savais lire dans ma tête, j'avais migré vers la bibliothèque verte et les J'aime Lire. Rendu là, j'ai commencé à étudier les humains autour de moi. Ce qui irritait beaucoup ma mère. Elle n'aimait pas que je mette ses incohérences en mots. Mais comme je ne vivais avec elle que deux jours par semaine, c’était plus fort que moi. J'analysais tout pendant deux jours et j'y réfléchissais le restant de la semaine.

C'est comme cela que j'en étais arrivée à la conclusion que j'avais deux mères. La vraie et la fausse. J'avais décidé que les extraterrestres qui avaient kidnappé ma vraie mère ne lui permettait de venir me chercher que de temps en temps.

Chaque vendredi soir, je priais pour passer la fin de semaine avec la bonne. Il était clair en ma tête que celle qui me foutait deux baffes en arrivant dans sa maison pour me dire bonjour n'était pas une vraie mère! Celle qui était gentille quand j'arrivais la fin de semaine était la bonne.

Mais les extraterrestres ne la libérait pas souvent, juste assez pour me faire croire que c’était toujours la vraie puisque personne d'autre que moi ne s'en doutait. Puis j'ai grandi encore et j'ai réalisé que les extraterrestres qui kidnappent les mères étaient des histoires d'enfants. Je n'avais qu'une seule mère, c’était pas la joie, mais je devrais apprendre à vivre avec.

Cette réalisation ne m'a nullement donné envie de penser à ce père, qui m'avait manipulée à l'âge de 5 ans, pour que je fasse le choix de ne plus le revoir. Je me disais qu'un seul parent était assez à gérer, deux c’était trop! J'avais aussi décidé qu'il valait mieux apprendre à contre exemple que de suivre l'exemple de ma mère.

Une autre chose bien irritante à ses yeux. Plus j'apprenais à contre exemple et plus son irritation envers moi grandissait. Jusqu'à ce que je sois assez vieille pour ne plus désirer être le "punching ball" de ses émotions mal gérées.

Au fil des apprentissages et réflexions, je suis devenue la mère que je n'ai jamais eu. Étrangement, au fil de mon évolution humaine, la mère que je suis devenue a pu donner à la petite fille que j’étais les compréhensions dont elle avait besoin. En devenant la mère que je suis, j'ai consolé la petite fille que j'étais...

Grandir et comprendre...

mercredi, juin 13, 2018



I love to inspire the strengh of youth in order to nourrish my innerstrengh. As i grow old...

As i fight, everyday, the hardships of having serious health issues, i inspire love.
As i decided to transform the weakness of my body in mental strengh. That hard process is one of patience and perseverance. Transforming pains into human growth.

As a mother, i just can't quit life. Even when life quits me! So i fight to stay alive. My body is weak, my soul is strong.

I am proud to still be a mother even in sickness. Motherhood is a bit like marriage. For better and for worse, in sickness and in health. I am a mother in sickness as in health. Always trying to be my best. Even when at my worst physical state, i aspire to be the better version of me.

I am a cool mother in health. I am a strong mother in sickness. Showing her that quitting is not an answer and persevering is always possible. When life gets shitty, you don't go down, you push through.

I fight like a warrior to reconstruct that missing life. I miss my life so much. I miss working, travelling, living.

At the core of my will is true love. The love i feel in my heart. The love i feel from those who love me. Love is my answer to painful days.

If i learned anything, from the all the struggles of life and its bodypains i had to endure, is that love is life.

As i stayed alive against certain odds, love is at the core. Love keeps me alive. Without love i wouldn't be able to go on.

That is why true/healthy love is a priority in life. Maybe that is why love is so important to mankind.

Just because sometimes, during hard times, it is the only thing that can keep you alive. The only human emotion that can gives you strengh and meaning...  

What is love?

lundi, octobre 16, 2017

Faire évoluer une tradition estivale familiale/Pater Flight 201
Douze jours après ma dernière chirurgie, physiquement, chaque jour est un peu moins pire que le précèdent. Dieu merci.

Chaque jour, je cultive l'espoir au lieu de la peur. Comme un mantra intérieur. Et je persévère. Chaque jour, je me donne de ces petits défis pour étirer mes limites et juger de mes endurances. Tout en faisant preuve de sagesse et de raison.

Et, je travaille à ne pas en dénigrer les limitations d'existence. Aussi frustrantes soient-elles à mes sens. Il m'aura fallu sept jours de convalescence d'hystérectomie pour arriver à me traîner à la plage. Si proche et si loin.

Inspirer les dernières bribes de chaleur estivale qui s'attardent. Mettre les pieds dans l'eau de plus en plus fraîche. Humer l'air du temps...

Et puis, dans le soleil couchant, avoir l'idée subite d'une photo d'eux deux. De ces idées qui captent l'inspiration de l'instant présent.

Une idée folle que concrétisent mes acrobates, pour mon plus grand plaisir. Avec cette facilité physique qui, toujours, me déconcerte un peu. Tandis qu'une petite voix me chuchote: "Tel père, telle fille!"

Envoler l'enfance

Les habitués de ce blogue antique se rappeleront de notre tradition estivale de lancer d'enfance. Une décennie durant, chaque été, jouer le même jeu d'eau que je croque, sur le vif, avec mon objectif du moment.

Cette année, Miss Soleil a atteint la limite physique de son père pour cet exercice qui envole l'enfance. Un exercice d'antan devenu tradition familiale.

Aussi, j'étais vraiment contente d'accrocher cette idée folle et d'avoir assez d'énergie pour l'exprimer. Car c'est le premier été, où je n'ai pas, en mes archives numériques, un envol d'enfance.

Trouver une nouvelle idée pour poursuivre cette tradition malgré l'enfance, en processus d'adolescence, me fait du bien à l'âme. Ceci aussi aide à cultiver l'espoir en mon coeur.

Il s'inscrit en cette continuation familiale dont je fais partie intégrante. Car tant que je garde ma tête, je garde ma place au sein de ma famille, même lorsque mon corps me trahit et réduit mon être à l'ombre de ce que je fus.

Vrac de Pater Flight au fil du temps qui la grandit

J+12... gestation de renaissance?

samedi, septembre 09, 2017

J'ai grandi en un univers français où les mâles étaient racistes et fiers de l'être. Un univers masculin qui ne m'inspirait point confiance.

 J'ai atterri à Montréal pour mes 14 ans en compagnie de mon indigne mère. J'y ai découvert la solitude et le multiculturel, le tout enrobé d'un fond de racisme. Visé en ma direction.

Dieu merci pour mes débrouillardises qui m'ont permis de survivre aux adultes de mon enfance!

Ceci dit, recevoir des piques racistes, en des commentaires désobligeants, me fait toujours sourire. Connaissant l'autre côté du miroir, comprenant la mécanique de la chose, je ne peux que trouver le racisme ridicule. Ridicule et stupide.

En quittant Montréal pour vivre en les parages de la ville Québec, j'ai pu apprendre que j'étais désormais une minorité audible. Okay. Si je ferme ma bouche, je passe complètement inaperçue dans le paysage. Mes vibrations sont locales, mon accent l'est moins. Okay. Si je souris, tout est beau. Si j'ouvre ma bouche, cela se complique. Le local me voit étrangère, l'étranger me voit locale. Le touriste français me comprend mieux sans comprendre pourquoi. Le québécois pur laine n'entend que la #française en mes souches. Je suis humaine. Et femme.

Je me fous comme de l'an 40 de ces races qui font les distinctions de ce monde humain auquel j'appartiens. En fait, être blanche m'ennuie même un peu. De part la honte que j'en récolte intérieurement. Être femme en équilibre le sentiment. Dieu merci pour mes ovaires! Pas merci pour cet utérus qui me tue en sourdine. Plus je mûris et plus je trouve que la vie est complexe en ses émotioms mais simple en ses actes. Tout est question de gestion. Et d'équilibre.

Malgré la complexité d'être vivant, ne suffit-il point de suivre ces valeurs humaines qui font les directions d'un coeur pur. Garder son coeur pur, tout en vieillissant, par delà les obstacles et épreuves du quotidien, me parait un défi de taille pour tout humain de ce monde. Un défi auquel je m'applique. Jour après jour...

Back from the dead?