lundi, juillet 14, 2003

Demain Maria revient...
Juan est sous la douche, je vais devoir lui rendre le clavier…

J’ai essayé de comprendre de quoi à Blogshares, pfff ! Même pas capable de claimer mon blog ou d’acheter de quoi ! Pourtant je le sais, que j’suis trop poche avec ce genre de truc, pfff, je suis proche de lâcher l'affaire…

Pis de toute façon tout ça c’est du vent ! L’autre jour je me disais :

- Le pygmée au fond de sa jungle, tu le rencontres, tu lui expliques le Net, la blogosphère, il te prend pour un fou braque ! Tu lui expliques un concept invisible que tu connais que tu perçois, et pourtant qui lui sera aussi étranger que l’extra-terrestre qui débarque dans ton salon pour te dire que les fantômes existent, qu’il peut le voir, qu’il est télépathe et qu’il lit tes pensées…

Parfois, j’ai l’impression que rien ne veut rien dire….
Que tout ne veut dire rien…

Et je relativise toute cette folie bloggesque en prenant une marche dans la forêt. Je me plonge dans ma solitude de brousse, un regard sur le lac, un sourire d’enfant, une léchouille de chats, et la vie continue comme si de rien n’était…

Allez Juan my babylove, je te redone la machine…
Après un bain de soleil dans le jardin, je rentre poster un petit mot. Erreur fatale!

Je finis par me faire aspirer par la blogosphére et par un hasard de souris, je me retrouve sur Blogshares. J'en avais bien-sur entendu parler. Je ne m'y étais jamais vraiment arrêtée. La bourse, à la base, j'y comprends rien, alors blogshares...

Et là je découvre Etolane qui coûte une centaine de piastres! Ben voyons! Franchement sur le c....

Du coup, téteuse comme les blés, je suis restée plantée devant mon ordi, en maillot de bain, à essayer de comprendre le truc, laisser la plage filer dans le temps... Grrr... C’était la première belle journée après 3 jours de pluie, et je me suis faite pognée par la machine… Demain, c’est sur, y’a pas à tergiverser, je vais à la plage, je lâche l’ordi! Je serai au rendez-vous du soleil..

Donc pour en revenir à Blogshares, surprise et piquée de curiosité, je décide de m’inscrire et de « claim my blog », ce qui explique la nouvelle icône en bas de page. Jusqu'à là, je suis la chose! Après, je m'y perds, et de là à ce que je joue à la bourse, aussi fictive qu’elle soit, il y a encore un autre pas à faire….

C’est simple. Je n’y comprends rien! Que dalle! Pis dans le fond, je m'en fous un peu...
La bourse et moi, les chiffres et moi…
Je voudrais étirer le temps...

Qui n'a jamais eu envie d'étirer le temps?
Étirer le temps de ces instants où la paix de l'âme et du coeur régit le moment présent...
Horoscope du 14 Juillet 2003

Vous souvenez-vous de ce que vous avez à faire aujourd'hui? Il y a de fortes chances pour que votre réponse soit "aucune idée " ! Usez et abusez de notes et de nœuds au mouchoir si des missions importantes vous attendent car vous aurez certainement l'esprit ailleurs. Les aspects planétaires du jour incitent à la paresse, sachez-le. Alors plutôt que de vous énerver sur vous ou les autres, prenez votre mal en patience et attendez demain que le ciel rentre dans l'ordre..
Regards de la vieille France

Fraction de soirée TV...

Le jeune voisin, gravure de mode pour Surf Magazine, tout nouvellement emménagé avec bébé en garde dominicale, reçoit une beauté ce soir. Le feu crépite au loin, l’odeur du bois épice l’air de notre chambre…

Juan travaille dans le salon. Je regarde Campus sur TV5 dans le confort de mes draps fraîchement lavés. Je regarde Campus… L’angoisse des mots qui me noue les tripes…

Tiens Nancy Houston en entrevue. J’ai une amie qui l’adore, elle nous a passé l’un de ses livres. Juan l’a commencé, je ne l’ai toujours pas ouvert… Ainsi son dernier livre serait une histoire d’amour remplie de violence…Well… De son salon, Nancy dit que le corps est comme un instrument de musique, elle explique… Il est formidable de vieillir paraît-il, elle est tellement plus forte qu’à 20 ans…

Suivent Christine Angot et Catherine Millet, ouf! On plonge dans l’hyper intellectualisme. Fabrice Lucchini y ajoute sa graine de comédien et relève la sauce, la rend plus digeste à mon goût… Débat sur le bien-dire… La belle langue classique ou moderne ? Du classique au barbarisme, qu’est-ce que la vraie écriture ? Les tons montent, les positions s’ancrent, les idées s’affrontent, essence de France…

Comment écrit-on par rapport au génie ? Et vlan! c’est reparti pour un tour… Catherine ramène sa fraise et apaise les fougues… Je souris toute seule de l’intérieur…

Tous ces mots qui m’hypnotisent et m’entournent, toute cette langue qui s’agite entre mes deux oreilles, le mot de la fin avec Duras, je reste sur ma faim à regarder défiler le générique, un doigt sur mes racines

Je décroche de ma stupeur intérieure et zappe sur RDI. L’émission les « grands reportages » m’amène Hollywood et ses frasques. Echec ou mat au pays du cash. Mon esprit remonte à la surface, se superficialise et s’éloigne des racines pour se laisser divertir…

Trop de sérieux, ça rend niaiseux, non ? La Pop Culture, c’est de la Culture aussi, Right ? Lorsque le rêve et le cérébral convergent au soleil, c’est toujours la vie qui délie ses prouesses, ses faiblesses, et ses gens…
Pour l'occasion, Google à sorti drapeau et feux d'artifices...



Bonne fête la France...

dimanche, juillet 13, 2003

As-tu déjà...

Eté si bourrée que tu es tombée dans les pommes ?
Nope, je bois pas, ou si rarement….
Sauté une journée de travail car il pleuvait ?
Oui, mais je ne l’avouerai point! Non, j'ai dit non!
Mis une partie de ton corps dans du feu pour t'amuser ?
Juste quand Juan s’amuse à mettre ma fleur en feu avec sa bouche vorace et sa langue de délices
Eu un ami imaginaire ?
Ben oui, j’en ai encore, quoi personne les voit?!?
Pleuré pendant un film ?
Une vraie madeleine suivant les cas…
Eu le béguin pour un prof ?
Nope
Trouvé un personnage de dessin animé chaud ?
Keisuke dans un Hentai téléchargé sur Kazaa, crampée, morte de rire tellement il était chaud le lapin!
Eté sur scène ?
Oui…
Coupé tes cheveux ?
Non pas depuis 15 ans au moins, à part les pointes, et les 2 ans de tresses africaines dans ma vingtaine…

Volé chez Utena qui l'avait volé ....

Si Commentaires clickez là...
Juan monopolise l'ordi, il fait un site pour le gouvernement au sujet de la préservation de l'eau: l'or Bleu. Et il a du retard pas à peu prés...

Si votre écran affiche comme le mien et que par le plus grand des mystères vous ne voyez les Comments, le Back-Up Blog reçoit les commentaires...

J'aime l'interactivité des commentaires, c'est peut-être bête mais cela me permet de me sentir moins seule dans cet abstrait qui parfois semble être si insaisissable...

Pourtant un esprit malin semble se moquer de moi. Il n'y a pas de raisons logiques pour que mes boites "buggent" toutes les deux minutes! Cela active mon imagination qui dépasse le naturel pour réflèchir au surnaturel, la seule explication: Un esprit malin qui passe son temps à me niaiser la face...
Encore des troubles de boites de commentaires!!!
C'est à peine si j'y crois....

Deux heures plus tard...
Les voilà de retour...
Sans jokes, du pur niasage de brain!!!
Mon rêve de Chanel…

Après Fredon, c’est les garçons que je garde aujourd’hui, j’en profite pour câliner Fredon si mignon. Lou est parti faire du bateau et Sylvie travaille, alors cela me fait plaisir de les dépanner. Et je retrouve Chanel ma belle…

Chanel est un mélange de Colley et Golden, c’est un amour de chien. D’habitude je ne suis pas forte sur la race canine, je dirais même que je l’évite!!! Mais avec Chanel, c'est incompréhensible! C’est l’amour fou….

Elle est si belle, si douce, si gentille, elle ne jappe jamais, elle a une patience à toute épreuve et elle me regarde toujours avec le sourire et les yeux qui pétillent de joie…

Je la laisse se frotter à moi, je deviens à moitié gaga :

- Ben oui, ma Chanou…. T’eesss Beeelllllle, tu es la plus belle Channelllee…

Elle adore se mettre debout pour me dire bonjour et prendre mes seins pour des bouées où s’accrocher, et même ça, oui même ça, je laisse faire! Depuis le premier jour, c’est le coup de foudre, elle m’a adoptée d’un regard, j’ai succombé! Je ne comprends pas pourquoi mais avec Chanel, c’est le rêve…

Il y a aussi Coco, un petit chien, un je ne sais quoi qui saute et coure partout et qui a le don de me laisser glaciale d’indifférence, ce qui ne l’empêche pas de coller à mes pas. Je le regarde et je ne peux m’empêcher de penser « Ça peut être con un chien! Hein Coco! T’as pas inventé l’eau chaude, toi! » Puis Chanel me regarde, je refonds, et c’est la fête! Pour ne pas être cruelle, je n’ai quand même pas un cœur de fer, je lui donne à lui aussi un os à croquer, mais c’est à Chanel que je réserve mes caresses! Coco, je lui gratte juste la tête….

Quand je serais grande! (Heu! J’suis un peu grande pour encore désirer être grande! Non?!? So what!), quand je serais grande et que j’aurais des enfants, c’est un chien comme Chanel que je veux. Si, si j’en veux un tout pareil à Chanel! En attendant, elle me fait découvrir ce monde où le chien et le meilleur ami de l’homme! Enfin dans ce cas-ci, ce serait plutôt Chanel est la meilleure amie de la femme! :D


Daniel Kessler
“La forêt, c’est notre maison et notre laboratoire, notre hôpital, notre université. Nous y puisons le savoir nécessaire à notre survie. En nous opposant au Décret 1850, nous luttons pour la défense de la vie. ”

José González, coordonnateur
Fédération des peuples autochtones de l’État de Bolivar, Venezuela

Sauvez Imataca

Un Click pour la forêt...

samedi, juillet 12, 2003

Je déteste faire le ménage. Vous faites le lit, la vaisselle et six mois après, tout est à recommencer.
Joan Rivers

Vous faites le ménage de l'univers avec les ustensiles du raisonnement. Bon. Vous arrivez à une saleté bien rangée.
Léon-Paul Fargue

Le ménage du monde est comme celui d'un logement. Il faut recommencer tous les jours.
Elsa Triolet
Journée de pluie, comme dirait les vieux du pays de mon enfance :

- Il a plu comme vache qui pisse toute la journée…

Journée de ménage intensive, classement de photos oubliées, souvenirs, souvenirs…
Juan travaille fort sur l’ordi, il a bien de la job à rattraper avec nos troubles informatiques passés… Journée de petit couple tranquille et d’intimité partagée en toute gaieté…
Sur l'eau, la lumière du soleil crée des centaines d'étoiles...
Sur le web, chaque blog est un reflet d'humanité qui scintille...
Félin bis...

Gaïa ébouriffée de pluie et triomphante de félinité apporte entre ses dents une souris vivante…

- Hé, les enfants, venez voir un animô, c’est bon, ça se tue en jouant mais ça se mange pas…
- Porqé ça se mage pas m’man ?
- Parce-que y’a les croquettes et les boites, faut juste les ramener aux maîtres, ensuite eux fiers de nous! Eux voir nous si bon chasseur, si bon guerriers des animôs, eux nous donne à manger et là c'est bon à manger le manger bon!!!
- Hihihi....

vendredi, juillet 11, 2003

Chroniques Chatons...

Un bébé minou fait virevolter un bébé souris, la petite proie effectue la danse de la mort au milieu du salon, sous les grognements et les râles des chatons excités…

Au milieu de ce jeu tout félin, ce jeu qui engendre folie et voltige à l'infini.
Une fougère d’un vert vivifiant gît sur le tapis bleu pâle…



Tom Taylor
Recherche inspirée par un échange virtuel avec Marylène...

Dichotomie

/di-ko-to-mi/ n. f.
[ALGO] Du grec di = deux et tomein = couper. algorithme classique de recherche dans un ensemble ordonné (par exemple recherche de racines d'équations), partagé en deux à chaque itération. La convergence est très rapide. Si vous faites des études, on vous le fera découvrir avec émerveillement 27 fois, et vous le programmerez 34 fois dans 5 langages différents. Passionnant.

GDT
Domaine(s) : - psychologie
Dichotomie n. f.
Définition :
Ce terme - qui signifie division en deux - désigne, pour Piaget et Mlle Inhelder, la capacité, apparaissant au cours du développement mental, d'effectuer un ensemble de dissociations au sein d'une collection figurale.

Domaine(s) : - philosophie
Définition :
« Division logique d'un concept en deux concepts (généralement contraires), et tels en tout cas qu'ils épuisent l'extension du premier » (Lalande). Exemple : Division d'une population scolaire en garçons et filles. Une variable dichotomique peut donc prendre deux et seulement deux valeurs, souvent fixées, de façon arbitraire, à 0 et 1.


Parfois j’aime me goinfrer le regard d’images, je pars surfer le Web et je récolte des images pour ma collection personnelle, je collectionne du vent. Sans y faire attention, j’ai pris l’habitude de poster ici quelque unes de mes trouvailles, de mes découvertes…

Pour éviter de trop charger cette page, je me suis amusée aujourd’hui à disperser entre le Baby-Blog et le Back-Up Blog, des images volées au gré de mon humeur…


Lowell Herrero
J'aime regarder les paysages de Lin Seslar, ils me reposent le regard, ils me font rêver de chaleur et de torpeur en douceur...



Du chat au rat, de la marguerite à la paquerette, du chevrefeuille à l'églantine, trois gouttes de mimosa, une touche de paprika...




Passer des méandres de Art.com et plonger dans l'étrange monde des photologs, il n'y a guère que quelques sauts de souris mécanique, et hop, le coup est fait...


L'homme est un animal raisonnable qui se met régulièrement en colère lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les préceptes de la raison.
Oscar Wilde

On n'a pas grand mérite à prendre patience quand on est incapable d'un mouvement de colère...
Marcel Aymé

J'ai survécu à pas mal de colères. Je les ai remplacées par de l'amour. La vie n'est qu'une longue guérison.
Sean Penn


Colère du jour (de pluie)


Hier, la propriétaire a appelé à propos du loyer et des chats :

- Le loyer ? Ben je l’ai déposé lundi dernier, deux mois, juillet et août, directement sur votre compte !
- Ah, j’ai pas du remarquer merci alors! Heu! Aussi... À propos de chats…

Justement à propos des chats, je préfère ne pas en parler, le moins possible, c'est toujours le mieux. J’ai une tribu de chats, well j’habite à la campagne, la voisine du fond de la rue en a au moins 5 et le petit couple à coté laisse son chien loose à la journée longue, c’est pas comme si l’illégalité civile était inhabituelle sur le sujet des animaux de compagnie…

Je veux croire que la chance, de son bouclier divin, épargnera mes chats. Alors je me suis fait toute petite pour répondre à la madame, j’ai pris mon ton le plus pitoyable :

- Oh ! C’est dur, vous savez, c’est comme mes enfants… On en a déjà un de moins, et on a mis des affiches…

Je ne nous exposerai pas davantage, pour vivre heureux, vivons cachés, dit le proverbe. Cachée, je le suis bien et je compte le rester, avec cette fenêtre virtuelle ouverte sur mon âme ici, c'est peut-être déjà trop…

De toutes façons les petits vont partir demain vers de nouveaux foyers. Bamboo ne procrée plus et les males sont castrés, ceux qui sont sauvages, si peu, ceux que je nourris mais que bien peu de monde connaissent à part moi, existent-ils vraiment ? Même un bourreau nazi sorti droit de l’enfer ne me fera cracher le morceau entier. Combien j’ai de chats ? Juste deux, trois, quatre…

On va pas me dire que trois chats de trop qui vivent principalement dans la foret sont si dérangeants que ça ! Je me plains-tu de ceux qui ont des chiens qui jappent à la mort tout l'aprés-midi ou qui viennent foutre en l’air nos poubelles ? Celui, en particulier, qui vient régulièrement ravager nos poubelles et enrager Juan, on s’en plains-tu ? Non…

Je ne dis rien, je ferme ma grande trappe, je reste dans mon coin, alors qu’on ne vienne pas me faire ch… avec mes chats. Merci !

jeudi, juillet 10, 2003

Merci Thierry pour le minou! C'est trop mignon!J'avoue que c'est une juste perception de l'ambiance à la maison! :D

Je vais décrocher de l'ordi et reprendre le fil de la vie quotidienne, je reviendrais plus tard! J'essaie d'apprendre à gérer mon temps sur l'ordi, c'est l'été, faut en profiter!!! D'ailleurs tandis que les minous se prélassent, faut que j'aille faire du lavage! :(

Je vous laisse avec ces images que j'aime beaucoup, une perception de la vie toute en courbes et couleurs, une impression que j'ai parfois, le temps d'un clignement d'oeil qui éclaire ma conscience un fugace instant...


Sogno Mediterraneo
Luca Dall`Olio
Via Coredumped, je trompe Quizzila pour la première fois...




Take the C data type test

4 mois...

Je constate en jetant un œil sur mes archives que ce blog existe depuis 4 mois. Je commence à connaître des gens virtuellement, c’est une drôle de sensation. Virtuellement entrent dans ma bulle des personnes que je ne connais pas mais auxquelles je me suis habituée. Je connais leurs mots, j’ai une perception de leur âme, ils font étrangement partie de ma vie. Parfois comme des connaissances lointaines ou des personnages de films…

Je comprends que dans la blogosphére, au fil des blogs, cela se lie et se délie au rythme de la vie, que c’est ainsi…

Toujours cela me fait plaisir de découvrir qu’un bloggeur adopte de temps à autre mon petit coin de mots. Parfois un petit serrement au cœur lorsque le lien disparaît. Si c’est une personne que l’on apprécie, c’est un peu désarmant. Je me pose toutes sortes de questions : « Tiens se serait-il lasser de gnangnatise ? Ecœuré de mes propos bonasses ? Ai-je abordé un sujet qui lui a particulièrement déplu ? Suis-je poche, croche, moche ? » C’est jusqu'à présent le seul point négatif que j’ai rencontré dans mon expérience de blog. C’est d’ailleurs bien peu comparé au positif apporté !

J’ai découvert une discipline d’écrire qui me ravit. Je prends contact avec toutes sortes de gens, de culture, et d’idées qui enrichissent mon imagination. J’ai eu l’occasion d’échanger avec des personnes gentilles et généreuses, de quoi reprendre espoir en l’humanité. Je lis des commentaires qui valent plus que de l’or à mon cœur. Et j’ai eu jusqu'à présent la chance d’être épargnée, à ma connaissance, par les mauvaises langues…

J’ai l’impression qu’à long terme, tout en évitant quelques obstacles, cet exercice aura des effets positifs sur ma pratique d’écriture. J’écris d’abord pour moi, c’est un fait, mais j’écris aussi pour vous. Ce jardin de lettres sous forme de blog est aussi pour vous tous, ouvert à l’infini humain…

J’ai reçu dernièrement plusieurs émails qui m’ont énormément touchée. J’ai compris que j’avais quelques lecteurs qui régulièrement passaient par Vol de mots…

Bien que j’ai parfois de la difficulté du fond de ma brousse à assimiler l’honneur qui m’est fait, je me découvre une responsabilité. Je ressens une étrange responsabilité envers ces personnes que je ne connais point mais qui malgré tout se taillent une petite place dans ma vie d’hermite estival. C’est ce sens de responsabilité qui est parfois ma force motrice pour cracher mes mots, les extirper de ma conscience, les libérer de ma tête et les laisser s’envoler là, les jours ou j’ai l’impression d’être plate à mort et prête à me pendre de « pochonnerie »… C’est la gentillesse des lecteurs qui me donne un p’tit coup de pied dans le derrière ! Cette responsabilité qui soudain embarque, la responsabilité d’être égale à moi-même, authentique sous le voile d’incognito bloggesque. Cela me pousse à venir ici avec l’espoir d’être aimée plutôt que rejetée, les jours de blues…

Ce qui m’amène à me demander ce qu’est mon blog ? Un fond de réalité, un zeste de fiction, des gouttes d’informations le tout enrobé de mes goûts divers. Ce serait ça mon blog ! Hum ! Je ne me sens pas plus avancée à vrai dire ! Y’a pas! J’ai beau me creuser le cerveau, même après 4 mois, je ne sais toujours pas trop ce qu’est un blog, ce qu’est mon blog…

J’imagine que c’est juste une petite bulle de vie qui flotte dans un océan d’existences sur une étrange planète nommée le Web.
Nous avons reçu un mail de Pierrot, le garçon d’honneur de Juan, il est trop fort Pierrot ! Juan ne pouvait pas avoir meilleur garçon d’honneur, il est grand beau, cool et sympa ! Un p'tit jurassien à croquer! Il nous a appris que nous venions de fêter nos noces de cuir…

Justement je me posais la question et je m’étais arrêtée sur carton ! Cuir c’est pas mal mieux ! :D
Petits bonheurs en vrac :

1. Regarder l’amour dans les yeux le temps d’un sourire
2. Laisser fondre une cuillère de sorbet à l’hydromel sur sa langue
3. Oublier les peines, le regard tendu vers le ciel, le cœur là où le soleil se lève
4. Regarder Amélie Poulain, le corps repu d’amour, dans la nuit silencieuse
5. Humer l’odeur de l’herbe après la pluie un soir d’été
6. Écouter le réveil des oiseaux à l’aube et frissonner d'espoir
7. Regarder les reflets du soleil miroiter sur l’eau d’un lac


What Famous Sci-Fi/Fantasy Heroine Are You?

Eowyn
Eowyn--Shield-Maiden of Rohan, Faramir's true love,
and all around kickass woman. You fear that
you will never have the chance to fulfill your
potential. You want something or someone
unattainable right now, but in the future
you'll be granted a form of happiness that you
never expected. Wait, and your time will come.
brought to you by Quizilla
** What 'Classic' Movie are You? **

All About Eve
You're All about Eve!
You're a little bit devious, a little bit crazy,
but yet praised for your acting abilities. You
apprently have a knack for getting into
Hollywood's A list in the fast lane. Just
remember- fame fades fast.
brought to you by Quizilla
Dans la solitude nocturne, vous voyez passer les mêmes fantômes. Comme la nuit s'agrandit quand les rêves se fiancent.
Gaston Bachelard

La lune est le rêve du soleil.
Paul Klee

Doctambule : érudit de la vie nocturne.
Alain Finkielkraut

Paul Klee/ SENECIO

mercredi, juillet 09, 2003

Je retourne en ma maisonnée dérangée...
J'ai du pain sur la planche de mon quotidien...
Une bonne onde pour le retour de notre ordinateur magané...

Je comprends pas le bug intermittent des commentaires, si ceux-ci sont absents, n'hésitez pas à consulter et commenter sur le Back-up Blog. Je suis peut-être kétaine, mais vous lire, me fait me sentir moins seule dans cet univers virtuel parfois si froid, vous lire est une joie à chaque fois! :D

Un saut dans le futur: la nuit tombée, maison rangée, tournesols transplantés, chats rassasiés, homme couché...

Scott Westmoreland

Hourra l'ordi est de retour!
Grrrr, les commentaires ont repris le bord...
Suis-je maudite? Has somebody put a curse on me?
Peut-être dans mes mails une solution....
Bon, je vais pouvoir retrouver mon train-train blog...
Plein de mots prêts à s'envoler dans mon carnet d'été...

Héhé victoire! Mais ne pas chanter trop vite....
J'ai flushé Shoot-Out avec tristesse et voilà de nouveau des comments....
À voir en pratique si c'était ça le problème ensuite regler les options de cette boite...
Merci petit ordi, te retrouver est un plaisir....

Je me doutais avoir chanté trop vite...
Les maudits commentaires jouent à cache-cache avec ma patience. J'actualise ils sont là, mais parfois ils ne sont plus, là, là, ça commence à me tanner pas à peu prés, c'est quoi la maudite affaire de tabarn... de criss... de câl... Ça y est, je m'énerve...

En tout cas je tiens à remercier les personnes qui m'ont écrit un mail sur iquébec, cela m'a fait réfléchir et j'ai déjà accouché d'un post pour demain entre les pages de l'un de mes carnets. Cela n'est pas toujours facile de se lancer et d'écrire à l'inconnue même si le connu du blog reste, et vraiment je suis estomaquée devant votre gentillesse. Je suis là au fond de mon bois, à passer la solitude de mes journées dans les écrits, à lire, à vivre les mots, et grâce à eux et à vous, je suis moins seule maintenant. Merci...
J’aime le silence de mes journées toutes en solitude. J’écoute tous ces petits bruits qui font que la vie continue autour de moi, sans moi…

J’aime ce silence humain où je n’entends que les échos de mes pensées. Je me laisse pénétrer par le vent qui souffle dans les arbres, éternelles rafales, j’en oublie la réalité qui s’évade dans ce temps qui coule si doucement…

Puis d’un coup, je me réveille, je sors la tête de ma solitude, je sors le Cdplayer sur la galerie. C’est toujours avec quelques notes de jazz, deux-trois touches de Blues qui viennent me chercher, me sortir de mon silence pour me reconduire parmi le monde des humains…
Le soleil brille, un grand ciel bleu au dessus de ma tête, les cris des enfants dans l’eau, sur fond d’éclaboussures et de rires. Le vent qui souffle et rafraîchit, les feuilles qui bruissent, le lac, omniprésent, qui s’étend à l’infini…

Une coupure d’ordi, la blogosphère quelque part dans l’abstrait de mes pensées…
Je réalise, là, étendue sur le sable chaud, les oreilles bercées de vagues, qu’il est presque aussi facile d’en décrocher que d’y accrocher…

Dans le village, l’été s’installe, confortable dans les journées humides et les rares orages. Les vacanciers, citadins de leur état, débarquent à grands coups de chars rutilants, exubérants d’argent…

J’ai l’immense chance d’avoir du temps, du temps juste pour moi. Du temps pour regarder la vie évoluer, du temps pour jardiner et écrire…

Ma peau se dore au fil des jours et je m’installe avec délice dans cette petite bulle de vie, loin des rumeurs du monde, je me repose l’esprit, merci le temps!

Si le temps c’est de l’argent, comme on disait si souvent dans le bon vieux temps, alors je suis aussi riche que Crésus, malgré l’inconfortable légèreté de mon compte en banque, je suis millionnaire envers et contre tout…
De part mes troubles informatiques et mes rares accès à une machine, je n’ai pu faire mes ballades blogosphériques habituelles, cela me manque, je l'avoue…

Miette me dit un jour : « Mais tu es partout! » Hum, pas ces derniers jours, et j’ai hâte de replonger! ;) J’espère que je ne serais pas trop outdated sur les tribulations quotidiennes de la blogosphère…

C’est vrai que j’ai pris l’habitude, quelques heures, 3-4 fois par semaine de me balader parmi les bloggeurs. Je suis curieuse et c’est comme un péché caché à consommer. Je passe de vie en vie, de cerveau en cerveau, de bulle d’existence en bulle d’existence, je trouve ça enrichissant et divertissant, bref je pogne en vitesse grand V…

Comme des petits fenêtre d’âmes ouvertes sur l’infini virtuel, je m’envole de lucarne en baie vitrée à la vitesse d’un click, i love it! Suis-je accro? Je sais pas trop, et vous?
Matinée chats...

En attendant le retour de l'ordinateur, me voilà en compagnie de petit Fredon ronronnant, chez mon amie pour quelques heures. Les bébés minous courent dans le salon sous l’œil attentif de leur mère, ils sont choux à manger….

Et Fredon comme d’habitude me fait fondre, je vous jure un chat nain c’est quelque chose, une drôle d’idée de la nature qui ne peut que charmer même le plus récalcitrant. Voilà deux jours que je n’étais pas venue, j’ai passé beaucoup de temps avec Clo cette fin de semaine à le divertir, en plus ici, c’est le fun, on peut faire du bronzage intégral sans se soucier des regards indiscrets…

J’eus ce matin à peine passer le seuil de la porte d’entrée que petit Fredon trottinait à ma rencontre en ronronnant, me regardant de ses gros yeux comme une crème glacée! Il est là prés de moi, sur le lit, les 4 fers en l’air, rassasié de caresses et de mots doux, il se lèche…

mardi, juillet 08, 2003

Je perds le fil de la blogosphère...

Ahah! Well maybe not! Demain soir nous devrions retrouver notre ordi en forme!!!
De passage chez ma mère, j'en profite pour écrire signe de vie...

Ce soir nous allons en amoureux celebrer nos 3 ans de mariage...
En talons hauts et robe d'été, je me suis faite belle car mon bébé m'emmene au restaurant...

A bientot les p'tits lutins de la blogosphère, je ne vous oublie point, je suis juste en blogodésintox forcée!!! :) J'espere vous retrouver d'ici peu et reprendre le fil de la blogosphère itou...

samedi, juillet 05, 2003

Plus d’ordinateur, après tout cela permet de redécouvrir la vie d’avant…

La vie sans considérations informatiques, sans emails, ni internet…

Nous avons passé l’après midi sur le lac, c’était un délice. Des amis nous ont invité sur leur ponton. C’est un bateau bizarre, cela m’a pris d’en voir pendant plusieurs années avant de ne plus en rire. C’est des bateaux-pépéres… Mais y’a de la place, c’est trop pratique!!!

L’on a accosté prés des petites plages, là où le sable est fin et où les canards élèvent leurs petits à l’abri des regards humains…

Le lac est si grand vu de l’eau. En forme d’un immense huit avec des petits baies qui le déforment, si souvent je reste soufflée devant ce vaste espace qui me bouleverse de l'intérieur…

Je peux parfois ressentir une sensation fusionnelle avec le lac, j'pense que je suis en amour...
Plus d’ordi!!!
Normalement si tout va bien, l’on devrait redevenir une maison infotmatico-fonctionnelle d’ici mardi. Comme on a pas fait de back-up en tant que tel, et que le changement de carte mère ne devrait pas affecter le disque dur, tout devrait bien aller, espérons juste que l’opération se passe sans anicroches…

Je viens voir ici avec le portable de ma mère qui est de passage au village. Je viens joyeusement voir le blog et lire vos commentaires, mais non rien…

Plus de boite de commentaires! Suis-je maudite!!!
Espérons qu’en postant ces mots et en réactualisant le tout, par magie, ils réapparaîtront…

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Et bien non! Ça marche pas! Y'as-tu un marteau pour que je me casse la tête!!!

Bon ben y’a plus de commentaires et je n’ai pas les moyens de comprendre pourquoi!!!

J’suis triste! J’aime tant vous lire, vos mots me donnent si souvent la force de m’acharner devant l’écran vide et d’y soumettre mes phrases qui s’envolent vers vous…

Mais il reste le Back-up blog, il porte bien son nom celui là! Vous pouvez me laisser des commentaires là bas…

Allez, s’viou plait, un p’tit mot pour ma pomme?

jeudi, juillet 03, 2003

Même si je ne suis pas sur U-Blog, et non je n'ouvrirais pas encore une autre branche à Vol de mots! Tyshâ nous a malgré tout trouvé une petite place pour nos regards perdus dans la blogoshère, nous sommes ...
Merci M'z'elle Gauloises...

C'est la journée des merci, j'ai le sang plein de gratitude envers la vie et ses êtres, y'a des jours de même, faut les manger sans trop chercher à les comprendre...
Parfois la vie s’ajuste et devient juste…

Via Ataraxie, Ngawang Sangdrol est libérée, je ne le savais même pas! Mon coeur explose de joie, c’est génial une bonne nouvelle! Ça donne de la chaleur au coeur et de l’espoir en la vie...

Arrrggghhhhh, gggggrrrrrrrrr, mmmfffmmpphhrr...

Bon, cela m'avait pris une heure! Pis j'ai perdu tout mes liens sur le sujet! J'avais écrit tout un post sur la rumeur:

À t-on oui ou non marché sur la lune?!?

Tout un blabla sur le sujet, pas pire écrit, j'étais contente! Et hop, une page qui s'envole dans le néant informatique des mots bouffés.... Ce sera donc pour un autre jour puisque ce cher ordinateur a décidé d'aller voir ailleurs où je suis pas!!!

Je suis donc venue honorer ma job de Cat-Sitting tout en venant ici chez Sylvie, je voulais voir si le plantage n'avait pas provoqué buggage...

Et j'ai trouvé Fredon! Petit Fredon tout heureux!!!Il a commencé à ronronner dès que je l'ai pris, il est si petit, une main suffit pour le soulever! Il cherche ma main, regarde le clavier, et se couche à mes cotés, il est si mignon! C'est une crevette miniature. Il est bien le fils de sa mère Petite-Crevette!!! Il est si content de partager ma chaleur humaine qu'il se blottit entre mes seins pour machouiller le dauphin qui pend à mon cou! Il est tout doux. Si petit minou, on dirait un faux, il faudra absolument que je le prenne en photo... Ah! Le revoilà qui grimpe sur mes genoux, se frotte au clavier, tricote mes cuisses...
Votre Horoscope du 3 Juillet 2003

Ces dernières semaines, vous avez peut-être progressé, sans vraiment vous en rendre compte, dans le domaine de l'expression de vos émotions. Une personne de votre entourage, possédant une forte personnalité, pourrait bien réduire aujourd'hui tous vos efforts à néant, si vous n'y prenez pas garde. Ne confondez donc pas rigueur et refoulement !
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Heu!?! C'est bizarre comme horoscope!!! J'suis contente de voir que je progresse, un peu frustrée de pas m'en rendre compte! :) Pis, j'm'en fous du méchant. Aujourd'hui je ne vois personne, je ne sors pas de chez moi et foi d'étoiles, je renvoie tout malotru qui viendrait frapper son nez à ma porte! Après ça je vais peut-être finir par me rendre compte que j'avance!!!
Les chats existent dans notre monde pour réfuter le dogme que toutes choses furent créées pour servir l'homme.
Froquevielle

La mélancolie
C'est un chat perdu
Qu'on croit retrouvé.
Léo Ferré

Le véritable gentleman est celui qui appelle toujours un chat un chat. Même lorsqu'il trébuche dessus et qu'il tombe.
Marcel Achard
Chroniques de chats bis…

Mon amie Sylvie qui habite en face est partie avec sa petite famille quelque part au bord de l'Atlantique… Et j’ai été engagé pour une job de Cat-Sitting !

Nous lui avons donné deux chats en deux ans, Zelda qui vient d’accoucher d’une portée de petits minous rayés et Fredon. Fredon, petit chat né avec un handicap (personnellement je suis sure qu’il est atteint de nanisme félin !). Il est né tout petit, petit, avec les deux pattes arrières légèrement atrophiées et recroquevillées sur elles-mêmes.

On s’est grattés la tête avec Juan. Que faire ? Finalement on lui a laissé une chance. Il a grandi, il avait des gros yeux tellement attachants qui regardaient le monde à ses pattes! Il a grandi, peu à peu, moins vite que les autres, chancelant, et définitivement peu agile, il a fini par marcher d’une drôle de façon ! Sylvie est tombée en amour avec lui alors qu’il était encore bébé, infirmière d’emploi et d’âme, elle a décidé contre l’avis de son aimé de le garder. Lou s’y est fait, Fredon est tellement adorable, une vraie poupée, qu’il n’a pu qu’être charmé. Depuis Petit Fredon n’a guère grandi, il est si drôle à voir marcher, on dirait un bibelot sur pattes ! J’ai bien hâte de voir sa taille finale, c’est un chat en sucre…

Ainsi comme Fredon est très affectueux et que Sylvie ne veut pas que les petits deviennent sauvages durant les 10 jours de leur absence, ils sont déjà tous donnés et partiront bientôt. Je suis à charge de leur tenir compagnie et de veiller à leur bien-être. Cela va nous donner l’occasion de regarder des DVD dans leur salon, vu qu’on en a pas à la maison…
CHRONIQUE DE CHATS.

Bambounette a mal aux fesses !

Bamboo est bizarre, elle n’arrête pas de se plaindre. Avec sa voix rauque, cela donne des sons qui arrache le cœur. Elle passe son temps à se lécher le derrière ! C'est pas ragoûtant! Et voilà plus de 10 mois qu’elle n’est pas tombée enceinte ! Je ne suis pas sure que cela soit de meilleure augure…

Les petites crottes se lèchent, se câlinent et s’endorment le ventre à l’air. c’est tellement cute, on en mangerait ! Ne pas penser au départ prochain… Hier, j’ai été en récupéré deux dans la cabanon qui avaient passé la nuit là tout seuls, Gaïa veillant à la fenêtre, ils n’étaient pas fiers de rentrer. Heureux comme des papes de se retrouver, les petits ont joué à la ronde infernale tout l’après midi, avant de s’endormir en boule collés les uns contre les autres…

Atlantik reprend moral malgré sa bosse, Sumiko est devenue sauvage avec les beaux jours, j’espère qu’elle ne fait pas trop la folle ! Yoda a pris résidence dans à l’extérieur, beau comme un lion lunaire. Fantomette passe en coup de vent mais se laisse caresser de plus en plus souvent…

Petite-Crevette maraude dans la forêt et ne fait plus que des entrées nocturnes. Patapouf comme à son habitude grégaire miauline et suit nos pas. La petite tribu féline profite des jours de pluie pour se vautrer sur les coussins moelleux et chasser l’ennui…
Camille a évoqué dans un commentaire ce peintre que je ne connaissais point! Curieuse comme je suis, je suis partie en vadrouille d'infos. Je suis tombée sur un trés beau site, j'ai appris que Volpi est un peintre brésilien de renom, et j'ai découvert de trés belles toiles virtuelles, j'expose ci-dessous deux de mes coups de coeur, merci Camille...


Alfredo Volpi
Mercredi au petit matin (oups, je viens de me rendre compte en me relisant qu'on était jeudi! Exemple de tête dans le c...), le soleil se lève et semble vouloir percer la couverture de nuages. Je me suis levée avec Juan ce matin. Il pleut depuis 3 jours, c’est assez. Les plantes ont bu à « tire-la-rigo », et puis j’ai eu ma dose de pluie romantique et de ciel gris…

Hier, Juan a emmené l’ordi pour faire changer la carte-mère mais ayant fini sa job trop tard, il n’a pu s’en occuper… Et un voyage gratuit pour la bête capricieuse!!! L’ordi marche pareil la vague de chaleur ayant désertée nos rives villageoises, il accepte de ronronner ! C'est un plaisir...

Tout ça pour dire que je me suis levée hier matin, la maison en désordre et la machine absente ! J’ai alors décidé de faire plaisir au génie du ménage qui faisait la gueule. J’ai astiqué, rangé, nettoyé, lavé, séché, aspiré, ramassé, toute la journée…

Résultat le génie du ménage me fait des léchouilles et la maison est propre comme un sou neuf… La machine est de retour, j’ai soudoyé Juan pour la garder aujourd’hui, mais si le soleil brille, je cours me faire griller !

J’ai passé par-dessus le fait d’avoir soumis mes textes, je vais faire abstraction de la chose jusqu'à septembre et le verdict ! Je parlerais plus amplement de l’Écrit Primal lorsque le site sera remis en ligne. C’est un recueil qui est disponible à la libraire Zone de l’Université Laval à Québec. C’est la plus vieille revue littéraire étudiante universitaire à Québec, plusieurs ont commencé à publier des textes là, dont la célèbre Bloggeuse de Ni vu, ni connu ! Il y a deux publications par année sous la forme un petit livre d’environ 150 pages tirés à 150 exemplaires. C’est une initiative qui fut fondée par Stanley Péan dans les années 80…

Dans la dernière édition le numéro 28, l’on peut y retrouver ma première publication, un conte fantastique d’une quinzaine de pages intitulé « La pierre astrale »…

mardi, juillet 01, 2003

C’est la fête du Canada today !

But it feels just like another day. Shame on me! Juan is working in the city and i’m playing MasterMind with Clo who's cheating my brain away…

Aujourd’hui c’était aussi le dernier jour pour rendre les textes pour la prochaine publication de l’Écrit primal ! J’ai sorti 2 textes enfin 4, mais deux travaillés, les autres c’est du free for all…

Soumettre mes textes est une torture ! C’est un moment qui me rend malade, qui me prend aux tripes et me retourne l’estomac ! Qui me grille les idées et m’emporte dans l’immense contrée des doutes..

Je me retrouve dans cette région des angoisses tourmentées. Tout y a un goût de nausée, tout ce que j'y respire me fout la tête en l’air…

Dire que ce ne sont que quelques textes pour l’Écrit Primal, pas un manuscrit à Gallimard !!! J’imagine que je ne suis pas rendue à soumettre un manuscrit quelque part, j’en serais malade pendants des jours…

La cerise sur le gateau:
Shoot-out recommence à bugger!!! Je suis pas sure que c'est blogolégal deux boites de commentaires...

lundi, juin 30, 2003

Art on Cows



En passant par chez Viny, j'ai repensé à cette expo dont j'avais déjà entendu parler! Des vaches dans les rues de Bruxelles, j'ai eu une inspiration vache...


Je suis allée fureter sur ce site...
Trop cool les vaches à Bruxelles... :D


Artiste:Philippe Briat

Non, je ne suis pas une Vache Génétiquement Modifiée (V.G.M.). Parmi mes 188 sœurs, je suis la vache qui a le plus évolué!
J’ai vu comme beaucoup l’arrestation de José Bové à la TV.
Ridicules ! Y a t-il un autre mot pour ces images diffusés mondialement…
Y’avais-tu vraiment besoin d’un hélicoptère et d'autant de chiens ?!?
Personnellement je suis restée à terre devant tant de connerie humaine…

Détenu depuis le 22 juin à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), José Bové a répondu par écrit à ces questions publiées dans "Le Monde".
Les yeux d’Etolane…

Pour le fun, comme je n’ai pas catché l’affaire ! C’est-tu juste ceux qui sont sur U-Blog ? Une fois n’est pas coutume, je me découvre et vous voyez, j’en rigole…


Rosina Wachtmeister


J'ai découvert par hasard cette artiste...


J'aime ces couleurs et ces formes, ces chats...



Une pensée pour une grande dame...
S'éteindre à un age honorable en laissant derrière soi un véritable héritage cinématographique et humain, cela s'honore...
Je m'évade avec Susheela Raman...

Depuis hier la machine roule, il faut dire qu’il fait moins chaud ! J’en profite donc pour me balader dans la globosphére toujours aussi incrédule devant les innombrables blogs

Parfois quand je pars me promener au fil des blogs, je saute de vie en vie, en vie, en vie… Je m'entourne l'esprit. Je me demande si cela se poursuit à l’infini ! Et je ne parle pas des blogs spécialisés! Il doit falloir des semaines pour les voir tous ! Et je me sens alors toute petite là au milieu, comme une gouttelette dans l’océan des mots. Je me dis que dans le fond, on est pas grand chose, pas plus ou moins que le voisin. On est tous différents, avec chacun quelque chose qui fait de nous des êtres uniques. Mais sommes-nous vraiment unique !?!
... Orages ...



Philip Plisson

L’orage gronde, des averses éphémères se déchaînent en éclairs. J’aime ces orages qui bousculent les nuages, le tonnerre qui frappe le ciel… J’aime ce temps si rare au Québec tout en pluie et furie.

Déjà le soleil traverse les nuages et sèche les feuilles et les fleurs. Allez le ciel, encore une petite colère…

dimanche, juin 29, 2003

Juan regarde « Double je », l’émission de Pivot…
Nous sommes allés nous baigner avec la fin du jour, l’eau était chaude, toujours ce feeling de petit miracle à le voir nager et courir, l'orage nous a chassé. Les éclairs ont sonné le départ et à peine rentrés, l'averse s'est déchainée en sanglots d'eau. Maintenant il ne reste plus que ce petit vent frais dans la nuit…

Hier Juan a changé le Power-Supply de l’ordi ! Éhéh, j’en reparle… Aujourd’hui il a fait moins chaud et cette chère machine a accepté de fonctionner ! Faudra-t-il changé la carte mère ? Suite au prochain épisode…

Mal de bloc, mal de tête ! Je vais lui laisser le clavier pour la soirée…
Un tout petit mot pour remercier Borhene de son gentil post à mon sujet! J'ai été encore une fois touchée! Quelle plus belle récompense que celle d'être appréciée, je ne vois pas... Mon coeur devient tout chaud, boom-boom, boom-boom, et je me dis que cela vaut la peine de continuer à brasser les mots pour en faire des phrases et les laisser s'envoler vers vous chers inconnus...

Chaque mot d'appréciation est en encouragement, une lueur dans la nuit, un phare vers où me diriger dans la tempête des lettres. S'il vous plait, ne vous éteignez pas...

Oh! Je me dis bien que je ne dois pas plaire à tous. C'est normal, et je remercie ceux à qui je peux déplaire de m'ignorer et ne pas me foudroyer de leurs paroles mécontentes qui sauraient certainement me blesser!!!
Obsolescence n. f.

Définition :État de produits ou d'équipements dont la valeur et les perspectives d'utilisation future diminuent en fonction des progrès de la technologie et de l'évolution des conditions du marché qui les rendent périmés avant leur usure physique.

synonyme(s)
désuétude n. f.

Et que penser de l’obsolescence de l’homme...
C'est très bizarre d'écrire sur un ordinateur, c'est comme sculpter de l'eau.
Jean Echenoz

Les ordinateurs modernes se situent quelque part entre l'obsolescence et le néant.
Sydney Brenner

La réalité, c'est ce qui fait mal quand on éteint l'ordinateur.
John Warsen


Via Merriadoc, un site sur Susheela Raman, j’ai acheté son album l’été dernier et je ne m’en lasse point! C'est excellent, diversifié, exotique et jazzy, j'en veux encore...

Merriadoc fait le point sur son expérience bloggesque. À lire…

Via Kylie, le calendrier des bloggueurs ou des hommes et des blogs !!!
Hier Juan a lu mon blog :

- Mais, tu ne parles que de l’ordi !!!
- Ben ! J’’t’astine pas, mais je roche! Tu trouves que je ne parle que de l’ordi ?
- Mets-en, c’est au moins la dixième fois que je lis de quoi sur l’ordi….
- Ben, c’est hyper tannant, y marche jamais !!!
- Ça se voit, il me répond en rigolant…

Alors, j’ai compris le message, il a raison l'homme, je ne parle que du caliss d’ordi qui marche pas, qui marche mal, qui veut pas marcher…

C’est que se lever à 8 heures le matin, juste pour pouvoir faire une ou deux heures d’ordi, c’est plate en titi !Ceci dit, je vais donc me calmer sur le sujet ordinateur ! J’en reparlerai quand ça marchera pour crier Euréka !!! Ça va être dur de ne pas faire y faire allusion, mais je vais essayer anyway…

samedi, juin 28, 2003

Je me suis inscrite sur ce site à la gomme! Hier, sans y penser, j'ai inséré un morceau de texte à ce jeu d'écriture, et la suite a continué de s'écrire...

C'est drôle, surtout que le thème est un changement de sexe un matin au réveil! J'ai participé sans vraiment y faire attention, mais mes mots se sont glissés tout simplement entre ceux des autres pour construire un texte sans queue ni tête. À moins que...
Le vent dans les arbres, vagues d’air dans les feuilles… Je pourrais rester des jours entiers dans la bulle de cet instant. Rester là où plus rien ne compte sinon le vent qui souffle et s’essouffle…
Pétage de coche...

Avant que ne parte l’ordi ce matin, nous sommes allés voir nos mails. Bizarre la connexion avec vidéotron embarque pas ! Juan part et nous nous mettons d’accord pour que j’appelle le service à la clientèle pour savoir quel est le problème...

J’appelle le service technique (15 min d’attentes) qui me dit que mon compte est désactivé, qu’il ne sait pas pourquoi, et qu’il me transfére au service à la clientèle. Un autre 15 min d’attente pour finalement tomber sur un con !

Là, le bonhomme, qui se pense trop bon employé, refuse de m'expliquer le problème vu que le compte est au nom de Juan ! Pardon ? J’ai payé le compte par tel la semaine dernière, personne ne m’a parlé de la loi fédérale. Depuis deux ans que nous sommes abonnés et que j’appelle pour les problèmes occasionnels, jamais personne ne m’a sorti la loi 78, nous sommes mariés, ça compte pour des prunes!. Cette loi, me dit-il, ne lui permet pas de répondre à quiconque autre que le mandataire du compte! Pendant 10 minutes, je me suis cru en France, de retour devant les moutons zélés de l’administration (9 mois pour arriver à avoir une carte d’identité, parce-que je suis partie trop jeune et pas immatriculée dans le systéme! Je suis née à Dole, tabarouette! ): « La règle c’est pas humain, la règle c’est la LOI ! »

L’autre imbécile de Vidèotron m’explique que la loi fédérale lui interdit même de me dire quel est le problème en soi. Pour payer, on te demande rien, là ça va bien tant que tu donnes le cash! Et pour du service, des peanuts, y'a qu'a se gratter! Juan doit appeler si l’on veut savoir ce qui se passe. Comme s’il avait que ça à faire ! Téter une demi-heure au tel, alors qu’il court à droite, à gauche pour essayer de réparer le maudit ordi! Ostie, il m’a énervé fort le bonhomme avec sa connerie aveugle :

- Si l’on vous a répondu dans le passé, je n’y peux rien, je suis un bon employé et j’applique les lois…
- Le zèle est un bon moyen de poser des obstacles dans la vie. Aussi bon employé que vous soyez, je ne vous recommanderai pas ! Merci pour rien. Au revoir !

Et je lui raccroche au nez trop frustrée ! Je frustre pas souvent, mais quand je frustre, j’étincelle…

Pis c’est vrai d’abord, je frustre pour rien, puisque de toute façon l’ordi qui héberge notre compte is out of order pour les prochains jours! Ma propre connerie qui ressort! Pas cool Étol! Bon, je respire et je vais aller arroser mes fleurs…
Ahah! Back with Squawkbox! Comments anyone! :)
Let's just hope it'll work...

Allez lachez-vous. Un petit mot, un p'tit plaisir...
Soyez pas timides, faites-moi signe...
J’aime être seule.
J’aime écouter la vie couler autour de moi.
J’aime poser mon regard sur un chat assoupi par la chaleur.
J'aime entendre le chien qui aboie, des paroles au loin, les oiseaux qui papotent, les hurlements d’un écureuil mécontent…

J’aime contempler la démarche lente du soleil qui d’heures en heures transforme l’atmosphère.

J’aime le silence de ma vie dans ces moments de solitude.
Ce silence humain qui apaise mes pensées, soulage mes émotions…

J’aime écouter le vent faire bruire les feuilles, les voir se mouvoir sous chaque souffle, immobiles et vivantes.

J’aime qu’aucun son ne traverse mes lèvres, j’aime ainsi sentir les heures défiler en moi, sentir les lumières se changer en lueurs.

J’aime les mots muets qui accompagnent ces temps, qui flottent dans mes idées pour atterrir sur le papier immaculé.

J’aime cette concrétisation de l’esprit qui se lit…
Juan est parti avec l’ordi. Mes mots de passe, notre boite de mail, tous mes dossiers et mes photos se promènent en voiture. Il ne me reste plus qu’a espérer que le tout revienne réparé. Si tout se passe bien alors la semaine prochaine, nous retrouverons un ordinateur en état, un ordinateur qui obéira…

Le pire avec ce genre de problème, c’est de se rendre compte à quel point nous sommes devenus dépendants de la machine…

Le manque qui existe lorsque la machine déserte est tellement grand ! Je me découvrirais presque une affection latente pour cette boite de circuits et d’électronique, de 0 et de 1 à l’infini…

Pourtant en de nombreux endroits sur Terre, l’humain existe loin des considérations informatiques qui font nos vies. L’écart qui se creuse…

Allons-nous d’ici une centaine d’années être tous branchés en ligne? L’ordinateur va-t-il devenir aussi utilisé et accessible que le téléphone? Mais est-ce que la Terre peut survivre à la pollution engendrée par un tel développement ?

La fabrication d’ordinateur de l’état brut à la machine de notre salon est extrêmement polluante, particulièrement à l’état brut ! Il paraît que Silicon Valley est contaminée à l’extrême et qu’en est-il de l’Asie et de ces places lointaines qui produisent des pièces d’ordinateur ? Les produits chimiques utilisés dans la fabrication d'ordinateur semblent être un autre art de pollution planètaire! Et ce n'est qu'une facette de toute cette pollution que nous engendrons chaque jour...

Quand je pense à tous cela je me sens des plus hypocrite ! Je suis addict à une machine qui naît en empoisonnant la terre ! Voilà des pensées bien déprimantes, trop déprimantes pour un samedi matin! Allez, je m’arrête là...

Le soleil monte dans le ciel, la journée sera belle, et la vie possède aussi une légèreté qu’il est bon d’aspirer comme une bouffée d’air frais dans la canicule existentielle…

vendredi, juin 27, 2003

Ma mère m’a prêté son ordinateur de poche pour ce soir…
Je surfe avec, voilà longtemps que je n’avais pas fait une aussi longue balade. C’est presque étrange! Juan n’est pas encore rentré, le soleil se couchera bientôt et Clo est repartie passer une nuit entre ses draps de Québec. Ici c'est la java du sommeil, une bonne nuit pour se reposer avant une autre dose de soleil et liberté! Elles reviendront demain, cela fait toujours un petit vide quand Clo s’en va, un petit pincement de cœur…

Je ne veux pas penser à ce qui attend notre ordinateur, reformatage et réinstallation des logiciels, perte de tous mes favoris, faire les back-ups au petit matin, tout mon stock, tout le stock de Juan! Mmphhhh…

Juan doit faire un site pour une association gouvernementale qui régit l’eau, écologie et sensibilisation. Mais là ça va pas fort ses affaires!!! Heureusement qu’il a jusqu’à fin août! D’ici là avec un peu de chance, l’on aura oublié tous ces soucis informatiques qui nous minent la vie…

Retrouverais-je un jour une boite de commentaires?!? Pas le courage de me lancer dans le template avec le portable. Je prends donc mon mal en patience (si,si, j'suis super patiente!), et je tourne mon esprit ailleurs...
Via Bedejia, un site où j'aimerais avoir le temps de m'évader... Et un autre qui a capté mon attention! Extrait:
... Soir d'hiver (ter), ver, ver
Vermifuge (ter), fuge, fuge
Fugitif (ter), tif, tif
Typhoïde (ter), ïde, ïde
Identique (ter), tique, tique
Tic nerveux (ter), veux , veux
Veuve de guerre (ter), guerre, guerre
Guerre de Troie (ter), Troie, Troie
Trois p'tits chats (ter), chats, chats...
Perpetua ah ah ah
...

La chaleur monte...

La chaleur monte...

Un petit site tout mignon et trés sympa, M'zelle Cerise pour vous séduire...

L'ordinateur chauffe...

De vol en vol,
se pose ici...


Il nourrit des chats...

L'ordinateur explose...

Blogoréflexions

BLOGORÉFLEXIONS...

Des blogs naissent, d’autres se lassent et s’effacent dans le temps. Il semblerait que certains y perdent le goût du clavier partagé. Le poids de l’envol de cette intimité dans l’univers ou la simple fatigue du dur labeur de blogueur en font capituler plus d’un…

Petit papillon se pose des questions :

- Mais, ça sert à quoi un blog ?

Mes réponses sont trop adultes et ma passion de la langue est trop forte pour que je sois objective…

Je ne sais pas à quoi sert un blog ! A quoi ça sert ? A tout, à rien ? A s’exprimer, informer, se livrer, partager, écrire, lire, vivre…

Je blogue depuis trois mois. Il me semble que c’était hier ! J’ai eu durant ces trois mois quelques questionnements et réponses, des réactions et solutions, toutes sortes de petits troubles intérieurs passés sous silence pour ne pas me gâcher l’aventure…

A l’aventure, on explore d’abord, j’ai toujours l’impression d’explorer, d’être encore non loin de l’entrée. Cette entrée dans la caverne du Ali Baba des lettres, j’en vois encore la lumière du jour en franchir l’ouverture juste là-bas…

Jusqu’où s’enfonce la grotte virtuelle ? Je ne sais pas ! Ce que je sais c’est que je n’ai pas envie de m’arrêter d’avancer, je veux continuer d'explorer, continuer de voir et comprendre davantage…

Un jour peut-être je me lasserais, ce sera le jour où je verrais la lueur de la sortie éclairer mes pas ! Et si cela ne s’arrêtait jamais ? Et si l’écriture prenait enfin la bride de mon existence me portait en un endroit où l’on ne se quitterait plus…

PS: les fautes d'accents sont sur la tête de blogger qui catche pas l'affaire!!!
J’aime ce blog. C'est un banc où s’asseoir et apprendre. Il me force à trouver en moi la discipline d’écrire chaque jour, semaine après semaine…

L’écriture est le fil sur lequel peut se tisser l’histoire humaine. Quand je lis certains blogs de ci, de là, quelques phrases peuvent m’accrocher l`être : « Hein ? Weird ? C’est comme moi, man, c’est comme moi ailleurs ! » Cela me trouble à chaque fois et j’en redemande sans trop comprendre…

Cela emporte mes idées ailleurs. Alors, mon esprit voyage de blog en blog, de tête en tête, de vie en vie… Ce n’est pas une out-of-body experience, c’est une out-of-blog experience !!!
Mais là mon esprit divague encore…
Bientôt neuf heures. Juan s’est levé à 5 heures pour pouvoir checker ses mails avant de partir travailler, le soleil monte à l’horizon, la chaleur le suit de prés… Combien de temps encore ? L’incertitude me gagne, je stagne dans l'humidité ambiante…

J'ai mis à jour mon back-up blog. Et Blogger a fait des changements auxquels je m'habitue peu à peu! Le soleil se cache, l'orage gronde. Je commence à me perdre, oh non! Sans compter quelques accents français qui dérange le programme! Ma mère m'a prêté son petit portable le temps de son passage. Pas évident pour les manipulations informatiques,(sans souris, c'est du sport! Merci pareil!:), outil ben pratique pour se ballader parmi les mots du monde...
Encore une fois je me suis levée aux petites heures du matin pour venir ici. J’ai tellement hate à refaire de l’ordinateur nocturne… D’ici la semaine prochaine…

Clo dort encore, avec le facteur humidex on a tapé 42 hier ! L’ordi a à peine fonctionner une heure ! Il faisait si chaud ! Je ne m’en plaindrais pas. Entre –40 et +40, je pencherai vers la moiteur…

Je vois que les boites de commentaires sont en piteux état ! Un qui marche pas l’autre qui bugge, c’est bien la peine d’en avoir deux… Si j’ai le temps ce matin je retournerais voir coté de SquawkBox. Ne dis-t-on pas jamais deux sans trois ?

En attendant laissez vos mots s'envoler vers mes idées dans les envols...

jeudi, juin 26, 2003



Bodhisattva féminin de la compassion qui a la capacité de protéger ses fidèles et de les sauver de la souffrance, des dangers et des peurs. Elle est considérée comme l'incarnation de l'amour maternel . La Tara blanche ainsi que la Tara Verte sont issues d'une larme d'Avalokiteshvara et sont considérées comme ses compagnes. La Tara blanche incarne sa dimension de sagesse, la Tara verte correspond à son attitude d'aide spontanée issue de la compassion envers tous les êtres vivants.
La planète m’inquiète…

Parfois je vois l’humanité comme un énorme parasite, une grosse bactérie sur l’épiderme terrien. Je me dis qu’a force que ça la gratte, la Terre se réveillera très en colère…

Elle cueillera une étoile dans le ciel et l’absorbera comme le médicament astral qui la débarrassera de cette maladie que l’on nomme humanité…

Pauvre petit parasite que je suis, que puis-je faire ? Que peut faire un parasite dans l’univers ?
Ce matin je viens ici durant le répit que me laisse mon ordi, il ne supporte pas la barre de midi… Je vois qu’il n’y a pas que moi qui a des problèmes, le système de commentaires Shoot-Out aussi ! Voilà qui expliquerait les troubles des dernières semaines…

C’est ben plate ! Avec mes deux heures d’ordi en perspective, pas de commentaires aujourd’hui! Déjà que mon ordi ne me laisse pas venir pas beaucoup… C’est toujours l’fun de vous lire, ça met d’la vie dans la place ! Sniff !

Il fait si chaud, c’est si bon ! Hier soir nous sommes allés nous baigner à 10 heures, l’eau était fraiche et le lac était calme comme un miroir sans lune.

C’était le coq, voici l’âne : Je ne suis pas une as du jardinage ! J’ai réalisé que j’avais 4 immenses plantes folles, mauvaises ou sauvages selon l’horizon, 4 immenses plantes qui défiguraient mon paysage de jardinière en herbe ! Je leur ai fait leurs fêtes et ma plate-bande a retrouvé un sens…

mercredi, juin 25, 2003

La chaleur monte dans la maison, l’ambiance est encore fraîche, douce et calme…
Clo écoute la Tv tout bas, en jouant avec ses poupées, sage comme une image. Je suis là, pas loin, concentrée à essayer de me dépêcher avant que l’épée non pas de Damoclès mais du Processeur ne vienne emporter cette lumière qui berce mes mots et ceux des autres, avaler ce progrés dans le néant informatique et le gouffre de mon incompréhension…

En attendant ce moment fatidique, je me promène un peu, j’entends la machine qui ronronne de moins en moins bien et qui accélère mes pensées qui s’embrouillent… Allez un autre p’tit tour avant la fin…


Le séducteur / Magritte
C’est devenu une hantise lorsque l’ordinateur s’éteint dans un bruit à la Star-Trek et ne veut plus rien savoir avant la fraîche. Alors je n’ai plus le temps de rien faire, me promener un peu dans la blogosphére, entretenir mes archives sur le back-up blog, ranger les tiroirs de mon baby-blog…

D’ici la semaine prochaine, Juan m’a promis que cela serait à nouveau effectif :

- Juan, tu sais, quand je suis allée à Bio-Fréquence pour le faire ausculter, il faisait hyper chaud ! Pas de climatisation, j’ai même pas vu un ventilateur, c’était la canicule ! Et tu sais quoi ? Et bien y’avais au moins 5 ordis qui marchaient dans la chaleur !!!
- Ma chérie (sourire), normalement ça marche dans le chaud ! C’est juste que t’as plus l’habitude…

Et messieurs rigole… Ben moé j’ris pâs! J’suis même ben ben tannée… Tabarn… Je déteste avoir le temps compté, et je ne connais même pas le décompte à chaque fois que j'ouvre la machine! Bon, ouf, on respire et on pense à autre chose...

Clo regarde des toons en habillant et coiffant ses Barbies, le soleil brille derrière les stores, je dois faire un peu de jardinage aujourd’hui, y’a du transplantage dans l’air, et la plage ou la piscine de Lou si Clo l’ordonne ! La chaleur est un cadeau du ciel, plus il fait chaud, plus je me délecte et plus j’oublie l’hiver…
Je me suis levée avec Juan ce matin pour écrire, j’imagine avoir une petite heure d’ordi avant que la grosse chaleur n’embarque. Je vais souvent écrire dehors ou à la plage, j’écris dans plusieurs carnets, celui que j’ai sous la main généralement. Ensuite je puise entre les pages et je retranscris ici des mots toujours prêt à s’envoler, à être libérés…

J’aime le travail qui peut se faire dans la transition de leurs états. Lors de leur passage du papier au clavier, ils évoluent, se rythment et s’agencent. Pourtant aujourd’hui je n’ai rien à transcrire vraiment, juste un petit mot sur la solitude…

Cependant entre Clo qui passe quelques jours à la maison, les jours fériés et les problèmes d’ordi, je n’ai pas le goût de servir de vase communicant à ce passage d’écriture…

Alors dans cette petite heure, dans ce moment informatique offert par un étrange caprice de processeur, je vais laisser aller les mots, et j’ai envie d’images…

mardi, juin 24, 2003

Merci à Martin pour son petit mail qui m'a permis de changer le Shoot-Out! Trop fin Martin, un gros bec de Québec city! Je ne sais pas si cela arrange le fonctionnement de la boite de commentaires, but it's a start! Pour voir les petits mots actualiser la page aide le schmilblick...

Dans la vie, il n'y a pas de problèmes et d'obstacles ; il n'y a que des défis et des épreuves.
Michel Bouthot

Il faut que le désir soit irrité par des obstacles. L'homme qui n'a rien à désirer est à coup sûr plus malheureux que celui qui souffre.
Baron d'Holbach

La pierre est l'amie du couteau, l'obstacle, celui de la volonté.
Jiang Zilong
Mon ordi est malade ! Son processeur est endommagé, il est devenu capricieux ! Il ne supporte plus la chaleur ! 500$ de réparation et bien des petits soucis… Je ne peux plus faire de l'ordinateur que 3 heures à la fraîcheur du petit matin! Pas des plus pratiques! Juan devrait changer le processeur lui-même! Hum! J'ai juste hâte que cela remarche normalement...

Si dans les prochains jours, j’ai de la difficulté à bloguer, merci de votre compréhension…

Hier c’était la soirée de la St-Jean à Québec. Nous sommes allés fêter sur les plaines d’Abraham avec une gang d’amis…

Le moins qu’on puisse dire, c'est qu’il y avait foule et que la foule était en liesse… Nous avons laissé la voiture pour prendre le bus avec la gang. Je pense que c’était le bus le plus surchauffé dans lequel je me sois déplacée. Les gens chantaient la bière à la main, l’alcool dans le sang, le sourire sur les lèvres et d’la joie dans la tête… Les Plaines étaient noires de monde. Je n'avais jamais vu autant de jeunes dans la ville en même temps. L’ambiance étaient euphorique ! Je ne bois pas, et je ne trippe pas foule, mais l'expérience était intéressante! J’ai bien aimé voir passer Charlebois et ses classiques : « Entre deux joints tu pourrais te grouiller le cul, entre deux joints, tu pourrais faire quelque chose…. » cette chanson me fait toujours trop rire ! C’était le moins pire de tout le show d’avant minuit, je trippe pas musique pop non plus!Mais le gros du spectacle n’était pas autant dans le show que dans la foule ! Feux d’Artifices de toutes les couleurs qui firent des étoiles dans mes yeux : « Oh ! Oh ! Ah ! Ooohhh !…. » Ensuite les Cowboys Fringuants ont swingué la nuit, Juan aime bien les Cowboys Fringuants…

Au-Revoir Guillaume et Gab qui partent demain à l’aventure de la vie. Kisses and Hugs ! Puis le retour en bus pour retrouver le char, « le pack-tage » du monde qui rentre, le gars qui dégueule dans le fond du bus sous les : « Yerk ! Aaaahahhhh ! Man Dégeu ! Sortez-le!» Morte de rire, loin des dégâts, le retour à notre campagne tranquille après être passée reprendre Clopinette, Juan et la petite qui s’endorment dans le char, je me concentre sur les lignes droites. La joie de retrouver son lit frais à 4 heures du matin…

BONNE ST-JEAN À TOUS.
PAIX AMOUR ET LIBERTÉ!


La vie est remplie d’une multitude d’obstacles d'intensité inégales. À chaque jour sa petite peine, à certains jours de grosses épreuves, à tous les jours, un moment de lutte contre le destin qui s’acharne et nous picote les épaules…

J’imagine que c’est pour cela qu’il faut apprécier chaque petit bonheur comme autant de munitions que la vie nous apporte pour exploser toutes ces difficultés qui embourbent nos quotidiens…

dimanche, juin 22, 2003

Clopinette ma sœur est en vacances à la maison. C’est Wrak-Tv et liberté…
La puberté approche à grands pas, cela me fait peur les instants où la souche de rebellion profile son nez effilé..

Elle arrange peu à peu son blog à sa façon, elle fait tout, toute seule, elle demande trés peu d'aide. Je trouve que c'est fort pour une petite fille de 10 ans, je vois la place lui ressembler de plus en plus, elle a des avis trés clairs sur le sujet d'ailleurs.. .Je vais lui laisser un peu le clavier, avant que la chaleur ne l’emporte. Je reviendrai plus tard. De toutes façons, je finis toujours par capituler, on pourrait dire c’est Wrak-Tv, caprice et compagnie…

Mais je vais finir par la fâcher si je parle ici de sujets tabous : Puberté, adolescence, caprice !

De toute façon j’ai la fatigue qui me poursuit et le soleil qui m’appelle…

J'aurais aimé avoir travaillé davantage de mon histoire de Fa, enfin à 6 heures sur matin, on ne peut demander des miracles, j'imagine! Merci à tous ceux qui ont apprécié ce petit conte. J'ai volé un peu d'essence à Gabriel pour y trouver un personnage. Il est reparti hier soir pour terminer ses boites! Il part avec Guillaume pour le B.C après la St-Jean et ensuite les deux compères feront un tour de l'Europe, je ne les reverrais plus pendant plusieurs mois, insérer Gabriel dans mon histoire était ma façon de lui dire au-revoir... Et j'en profite pour faire un énorme Blog-Bisou à Guillaume, que son voyage se passe sans anicroches, ni débacles... Je leur souhaite de trouver le meilleur et d'éviter le pire. Bon Voyage les garçons...
Bon, je suis un peu en sursis d’ordi à l’heure que j’écris ces mots, il fait très chaud à Foss, c’est un délice pour nous et une horreur pour l’ordinateur qui ne supporte pas la chaleur !!! Le messieurs est actif le après les fraîcheurs de la nuit et meurt vers l’heure de midi pour ne retrouver vie que tard dans la nuit ! Comment voulez-vous faire de quoi dans des conditions de travail pareilles ! Alors en attendant le sac d’or qui nous tombera des nuages autant allez profiter du soleil… Cela dit, je n’abandonne point ce blog, je m’organise avec la vie…

Et ce matin en me levant vers 10 hres, le cerveau encore rogné par le manque de sommeil, à mon age un 48 heures straight, ça laisse des traces, j’ai un mal de tête adéquat mais reste le bonheur de la fête, de l’amitié et de guitare au coin du feu…

Donc ce matin, j’ai fait un tour de Blogue ta musique, c’était vraiment une bonne idée, j’ai découvert plusieurs blogues que je ne connaissais pas. J’ai absorbé des informations musicales de toutes sortes, vraiment cool ! Un petit clin d’œil à l’imagination d’Arkadia qui fait chanter Jean-Luc pour nous.. Et pour parler de Jean-Luc, je pense à lui de ma brousse québécoise. Je lui lève mon chapeau bien haut !

Cela a du demander tout un travail d’organiser toute cette blog-zique et franchement je pense qu’il mérite une grande salve d’applaudissement…

samedi, juin 21, 2003

Mon sommeil s'échappe dans les rêves de mes amis endormis...
J'ai la tête pleine de notes qui resonnent..

Lien caché



Je vais vous raconter en hommage à cette journée dédiée à la musique, une petite histoire, que l’on m’a racontée un soir au coin du feu :

Fa était une petite note solitaire. Perdue dans l’univers, elle flottait dans les airs à la recherche d’une mélodie. Fa était née un matin d’automne sous les doigts d’un jeune musicien. Celui-ci, distrait par quelques dimensions psychédéliques avait, dans un moment d’inattention, laissé glisser la petite note de sa guitare étourdie. La petite note de Fa en profita pour s’échapper prestement dans la lumière naissante. Elle s’envola haut dans le ciel, elle était libre ! Euphorique, elle joua longtemps avec les nuages et le vent. Les jours passaient et la petite note de musique s’amusait toujours. Elle chevauchait les cumulus de jour et la nuit, elle voguait en silence parmi les étoiles…

Les mois défilèrent, la petite note commença à s’ennuyer. Elle avait poussé sa folie par-dessus les montagnes et les mers, elle avait vu les déserts et les forêts tropicales. Elle était allée courir avec les kangourous et observer de prés les éléphants. Mais de plus en plus souvent, la petite note s’ennuyait. Elle voulait retrouver une famille, une chanson…

Elle se rappelait vaguement être née d’une guitare et des doigts d’un musicien. Elle se dit qu’elle devrait aller voir du coté des hommes et de leurs mondes. Elle avait, jusqu'à présent, évité les villes et les villages. Ivre de liberté, elle avait trop peur de se faire capturer et enchaîner à une musique insignifiante. Mais un jour qu’elle s’ennuyait trop, elle décida de s’arrêter dans le premier regroupement d’habitations qu’elle vit. Elle ne trouva dans ce petit village aucun musicien digne de ce nom. Elle reprit vigoureusement sa quête de musique. Un peu plus tard, elle arriva aux abords d’une grande étendue urbaine. Le soleil allait se coucher, le ciel était de la couleur du feu et une étrange agitation semblait régner en son centre, elle s’approcha lentement…

Gabriel arriva, en fin de journée, à la gare. Il avait fait un voyage de plusieurs milliers de kilomètres pour venir assister ce soir à la Fête de la Musique. Il avait hâte d’entendre tous ces artistes, de s’enrober de toute cette énergie musicale. La guitare à l’épaule, il prit sans hésiter le chemin du centre ville. Il devait y rejoindre ses amis au café de la Butte dans environ une heure. Il avait le temps de traîner un peu. Il se baladait tranquillement,il prenait son temps, il absorbait les odeurs et les bruits de la ville avec délice et bonheur. Il rejoignit ses amis avec un peu d’avance et après de joyeuses retrouvailles, la petite bande se mit en route pour les festivités…

Pendant ce temps, non loin de Gabriel et sa bande, la petite note voletait au milieu des badauds. Elle reconnut une guitare posée dans un coin prés d’un gros cube étrange. Un souvenir diffus, une émotion la traversa subitement. Elle s’approcha, craintive, de l’instrument silencieux. Elle l’étudiât un long moment. Son absence de réactions l’inquiétait un peu. Dépitée, elle reprit son envol parmi cette foule de plus en plus dense, et de ces gros cubes plantés un peu partout sur la place. Elle s’éleva plus haut dans le ciel. Elle observa, curieuse, l’agitation humaine au dessous d’elle…

La nuit était maintenant tombée. Gabriel marchait au hasard de ses pas, il avait perdu ses amis dans la foule. Il profitait de ce moment d’indépendance pour errer au gré des rues et de ses instincts. Il s’assit sur le bord d’un trottoir, il sortit sa guitare de son étui et commença à gratter ces cordes. La nuit était douce, l’air était humide, partout autour de lui, des bribes de musiques inspiraient ses oreilles en éveil. Il commença à jouer sans réfléchir, accordant au gré de ses pensées des mélodies furtives. Ses doigts faisaient naître des notes et son esprit se baladait avec elles. Il se laissait porter par l’ambiance nocturne. Il était bien. Tout lui semblait étrange mais la musique, son amie de toujours, lui dévoilait des paysages connus qui rassuraient son cœur ému.

La magie de la rencontre s’opéra alors qu’il pensait à elle, sa fiancée perdue, son amour lointain. La petite note de Fa percuta par mégarde Gabriel. Comme par miracle, elle trouva d’un coup sa place, sous les doigts fins de Gabriel. L’ajout soudain de cette petite note de Fa dans sa musique eut l’effet d’un coup de tonnerre dans ses idées. Subitement il se sentit profondément inspiré, des paroles jaillirent de ses lèvres pour danser au contact des notes, qui se transformèrent en une chanson nouvelle et superbe. Un passant s’arrêta net devant lui. Puis un autre, et un autre, bientôt une dizaine de personnes écoutaient et regardaient Gabriel, les regards pleins d’étoiles…

Sous la caresse des doigts de Gabriel, la petite note de Fa riait et riait encore. Elle riait du bonheur en son être d’avoir enfin trouvé sa place, entourée d’amies et d’amour pour le reste de sa vie…

Voilà c'était l'histoire de la petite note de Fa! Il est 6 heures du matin, je n'ai pas encore dormi! Nous avons passé la nuit entre chants et guitares avant d'aller voir le lever du jour sur le lac et de rentrer ensuite manger des bananes au chocolat cuites dans les braises du feu... S'il y a des fautes, veuillez excuser mon esprit fatigué par cette nuit blanche toute en rires et en musique. Tout le monde dort, je vais aller me coucher moi aussi, il est temps...

Bonne fête de la Musique à tous les lecteurs de ce jour. Que la magie des notes inonde vos coeur et enrobe vos âmes...




Et pour continuer à bloguer la musique allez voir ici...

vendredi, juin 20, 2003

Gros ménage aujourd'hui, petit party ce soir, guitares et barbecue...
Petite histoire en cogitation pour Blogue ta musique demain...
Trop de choses, pas assez de temps! Vite, je file en coup de vent...
Il y a des jours où, pour juste se laisser vivre, il faut ramasser son courage à la petite cuillère.
Renald Tremblay

On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
Jean-Paul Sartre

La terre entière est ma maison. Le soleil, la lune et les étoiles m'appartiennent.
Morihei Ueshiba

jeudi, juin 19, 2003

Juan ronfle. J'écoute les souffles bruyants qui alimente ses rêves. Juan ronfle. L'insomnie guette mes nuits. Est-ce un camion? Un grillon? Une soupape à réactions!?! Éh non! Ce n'est que Juan en plein sommeil snoring my night away...
Je me demande si l'on peut mettre deux boites de commentaires côte-à-côte !?!?!?!
Il me semble que le Blog n'a jamais été aussi long à charger! Je commence à être sérieusement tannée...

Plusieurs manipulations informatiques plus tard! Tout a buggé! Je suis repartie avec un template de base! Je vais finir par m'arracher les yeux de la tête, je veux une boite de commentaires qui marche, pleeeaaassseee!!!
Clopi Blogue

Et bien ce matin en me réveillant, déjà c’est l’anniversaire de ma mère. Happy 50’s Mum ! Et je découvre que ma petite sœur se met à bloguer ! Ma mère blogue aussi d’ailleurs, elle parle de moi chez elle, même si je lui impose une certaine censure ! Elle parle beaucoup de sa vie, je vous avoue, ouf , je trouve ça bizarre par bout ! D’ailleurs je suis certaine que plusieurs d’entres vous ont fait le lien ! Allez, avouez!!! :)) Elle a commencé son blog peu de temps après moi, je l’ai encouragée et je lui ai montré avec Juan les rudiments de la chose, et pouf, elle s’est envolée dans la blogosphére. J’ai halluciné ! De plus, nous sommes deux personnes très différentes avec une relation très particulière, et l’on ne blogue pas pareil ! Je n’en ai jamais parlé jusqu'à présent, j’étais un peu gênée, comme se retrouver sur les bancs d’écoles avec sa mère à ses cotés ! Trop Weird ! Chacun sa gang ! Et l’on vit nos vies chacune à notre blogfaçon, puis ce matin je m’étais dit :

- Allez Étol, sois fine, souhaites un joyeux anniversaire à ta mère…

Donc, voilà c’est fait : Bonne Fête Maman!

Et Petite-Clo qui regarde cela depuis quelques semaines, a décidé de se lancer à l’aventure, je suis trop fière, elle aura 11 ans fin août! Aujourd'hui elle a encore 10 ans, ma petite poutine, mon petit soleil… Je suis trop fière…

Je vous invite à visiter son Blog, je suis curieuse de la voir aller la petite puce…
Bon je me débats misérablement avec mon système de commentaires...
Sur les conseils de Maera, voilà un nouvel essai. C'est plate, j'aimais bien l'autre où l'on pouvait écrire ce que l'on voulait au lieu de comment ou Shoot-Out, c'était plus créatif! Je garde le Shoot-Out présentement pour des raisons sentimentales, même s'il marche mal... ( 3 heures plus tard, aprés multiples bugs, back to the same stuff! Pis l'a je prends une pause!!!)

Je vois que les Amazones ont peut-être pu choquer!. Ah! Le flot de l'imagination, un courant incontrôlable qui me prend et me mène à ces histoires inconnues...

Là, pour celle-ci, l’élément déclencheur fut la guerre, et mon inspiration fut Georges Bush! Je ne le supporte pas, ni en peinture, ni autrement, sa face ne me revient tout simplement pas. Et c'est lui que j'imaginais aux commandes des troupes d'hommes, cul et chemise avec les intégristes musulmans, petite armada masculine désireuse de mettre la femme à bas....

Et voilà les Amazones sont venues m'aider à me foutre de la gueule de tous ces hommes qui se croient super-puissants, dotés de la bonne morale, persuadés de posséder la vérité suprême... And maybe a spin-off, avec les amazones rebelles qui décident de mettre au monde des bébés mutants!!! Quand je commence à ouvrir le robinet de l'imaginaire….

mercredi, juin 18, 2003

Suivant l’occultisme ancien, les Amazones seraient dans l’ordre métaphysique, symbole des forces psychiques stellaires tournant dans l’éther autour du Paradis des dieux pour le garder et en défendre les frontières. Dans ces perspectives leur ceinture n’est autre que le cercle magique qu’elles forment autour du Paradis et qu’Héraclès franchira de haute lutte : leurs chevaux sont les nuages qui courent en blancs escadrons dans le ciel azuré.



Histoire de rester dans le thème de la journée, quelques liens pour en connaître davantage sur les mythes qui entourent les Amazones….
J'ai des bugs incroyables avec mes boites de commentaires comme certains d'entres vous l'ont peut-être remarqué! Il semblerait qu'actualiser la page fasse de quoi. Et en attendant de résoudre le probléme, deux formes de commentaires sont possibles, merci de votre patience! Je tiens à remercier tous ceux qui viennent ici et prennent la peine de me laisser quelques mots, signes de vie dans la solitude de mes journées! :) Pour m'écrire: skywork@iquebec.com.

Merci beaucoup, vous êtes l'essence dans le moteur de Vol de mots...
Les Amazones, suite et fin...

... Les amazones, le visage noble, le sein haut et fier, se posent en silence devant l’ennemi. Leurs pubis nus et polis semblent narguer les hommes pudiques de l’autre coté du fleuve. Curieux, ils ne peuvent s’empêcher de lorgner les superbes guerrières, filles de la paix et de la liberté. La taille fine, le muscle fort, les cuisses sculptés dans la perfection génétique, les amazones se mettent à avancer imperceptiblement sur le pont. Leurs peaux de cuivre semblent absorber la chaleur étouffante. Elles scintillent sous le soleil de midi, elles exultent de force et de beauté combinée.

Du coté des troupes d’hommes agglutinés derrière leurs machines, la débandade bandante commence…

La chaleur étouffe ces hommes en uniformes, pas un souffle de vent pour les rafraîchir, et cette excitation qui gagne et gonfle les pantalons. Plusieurs commencent à se déshabiller, ensorcelés par la beauté incandescente des amazones. Certains semblent hypnotisés par les éclats du soleil sur les pubis dévoilés, hypnotisés par cette centaine de sexes nus qui s'offrent à leurs yeux, par ces triangles d’or qui s’étendent à l’infini sur le pont Pierre Laporte…

Les amazones, impassibles, sous le feu des regards masculins, avancent lentement, leurs milliers de mamelons pointés en direction des hommes pantelants de désirs. La majorité restent plantés là, bouche bée, le gourdin dégainé de leurs phallus tendus. Les amazones, d’un seul mouvement, avancent pas à pas, sabres levés…

Quelques hommes, ceux qui ne penchent du coté des femmes, ceux qui préfèrent aimer les hommes, ceux qui restent insensibles à cette armée de gazelles dénudées, essaient de mettre en place une offensive meurtrière contre ces femmes nucléaires qui se rapprochent pas à pas. C’est à ce moment précis, d’une seule action, toutes ensembles, que les amazones sourient à l’adversaire, le regard pétillant. Cela provoque un tollé général chez ces soldats, gorilles en chaleur, qui en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, se ruent sur leurs supérieurs et tous ceux qui ne sont point tombés sous le charme féminin dévastateur...

Lorsque la première vague d’amazones déferlent de l'autre coté du pont, toute résistance masculine s’est évanouie. À genoux et souvent à poil, ces pauvres bougres attendent les guerrières. En quelques minutes à peine, tout est fini. Les amazones désarment et ligotent ces hommes ignorants, la langue pendue vers elle. Certaines d’entres-elles, plus clémentes, ayant un gène de compassion inséré dans leurs cocktails génétiques, acceptent de se faire laper l’entrejambe, tandis que d’autres à vocation d’infirmières, s’affairent à apaiser avec fougue, la folie sexuelle qui s’est emparé des esprits faibles et menacent de leur faire exploser le cerveau…

Les seules victimes de cette bataille mémorable racontée dans toutes les langues, de cette bataille qui marqua la fin de l’hégémonie masculine dans le monde, furent ces dizaines de fœtus avortés, fruits du labeur des infirmières sensibles. La maternité étant interdite à toute amazone élevée en laboratoire…

mardi, juin 17, 2003

Kundera a dit : Écrire c’est se tenir au bord du ravin et se pencher pour voir non le fond mais pour voir l’attraction qu’exerce le fond sur l’être humain…

Sur Terre, chaque coin de paradis cache un morceau d’enfer…
C’est une réalité qui m’a claquée en pleine face le 24 août dernier…
Hier, alors que j’écrivais au bord du lac, mon regard s’est tourné de l’autre bout de la plage, et mes pensées ont tourné sur un chemin imprévu. J’ai décidé de le suivre et me suis retrouvée en plein mélodrame, j’imagine qu’il fallait que ça sorte. Paraît que c’est cela l’écriture thérapeutique ! Je n’en suis pas une habituée, mais je comprends que l’écriture permet d’évacuer les traumatismes. Et ce 24 août, je fus certainement traumatisée, alors je laisse à l'écriture de soin de jeter dans le trou noir de l'humanité ces mots…


Chaque fois, la même sensation, mon cœur qui s’emballe devant ce que lui offre mon regard et mon esprit qui s’envole en riant. Sur ce petit coin de sable, ce petit bout de paradis, je suis toujours bien. J’apprécie la vie, j’oublie la mort…
Et pourtant…
Pourtant cette année, mes réflexions se tournent vers ce moment, vers cet instant où la mort cachée au fond du lac essaya d’attraper Juan…

Ce jour là, toute la famille était installée plus loin, là-bas, dans la zone familiale. Une canicule sévissait depuis plusieurs jours. La saison s’achevait. Juan arriva de Québec de mauvaise humeur après un voyage étouffant dans notre minoune. Durant les trente minutes du trajet, il n’avait pensé qu’à l’eau fraîche et limpide dans laquelle il plongerait au plus tôt…

Pourquoi ? Comment ? Est-ce que l’on peut expliquer un accident ?

Il plongea dans le lac, sans faire attention au niveau de l’eau, il prit son élan et effectua le plongeon de l’ange. Heureusement ce jour là les anges étaient au rendez-vous de la mort. Il plongea, et crack ! Alors que sa tête rencontrait le sable, sa cinquième cervical explosa et se fragmenta sous la force de l’impact ! Crack, sans que je n’en aie conscience, notre destin prit un détour…

Comme je l’ai mentionné, les anges veillaient et firent de leurs mieux pour nous éviter le pire. En passant rapidement les détails aussi étonnants les uns que les autres, cela donne cela :

Juan s’évanouit, se réveilla, prit conscience de la paralysie qui l’immobilisait au fond de l’eau. Le niveau de l’eau étant bas, il se laissa flotter à la surface. Il m’appela. Je le pris dans mes bras refusant de toutes mes forces cette réalité soudaine. Au bout de 10 minutes, sensations après sensations, il retrouva ses jambes, ses bras. Sonné, il se leva pour s’allonger à nouveau sur la plage. Il minimisa le mal. Il se releva et nous prirent le chemin de la maison, petite côte comprise. Au chalet, réflexions furent faites d’aller passer une radio à St-Raymond. Parcours tout en douceur en SUV jusqu'à l’hôpital de brousse, la radio, le verdict…

L’ambulance en urgence, Québec et son service spécialisé en traumatologie, radios encore, constat tranchant. Fracture cervicale instable, morceau d’os éclatés en liberté autour de la moelle. Opération obligatoire et imminente. L’angoisse, les pleurs, l’incompréhension, l’angoisse, la force de surmonter l’épreuve, la douleur…

Puis l’opération, miracle de médecine moderne. Opération qui lui vola un fragment de hanche pour combler le vide vertèbral, les morceaux libres récupérés, la plaque de titane qui consolide, le cou réparé.

Et une longue convalescence…

Après l’opération, après que mon robuste bonhomme ne me revienne cassé mais réparé, le corps fragilisé et l’âme tourmentée, j’ai demandé au chirurgien :

- Ça veut dire quoi vous l’avez réparé ? Ça veut dire quoi ? Il va récupérer ? Il va redevenir comme avant ?

Le jeune chirurgien confiant et patient avec ma nervosité aiguisée.

- Oui, Tout s’est bien passé. L’opération s’est très bien déroulée, tout va pour le mieux. Vous verrez d’ici le printemps prochain, il n’y paraîtra peu, à peine quelques douleurs. Et il devrait désormais éviter les sports de contacts pour au moins 5 ans. Mais sinon, il devrait n’avoir que peu de séquelles…

Je mis tout mon petit cœur en détresse à le croire. Je mis toute mon âme à profit pour traverser l’épreuve des longs mois d’hiver…

Et maintenant, me voilà, de retour sur la plage, devant ce lac que j’adore, devant cette vue qui m’épanouit. Je reste loin du spot maudit. Je ne pense pas pouvoir retourner prendre du bon temps là-bas de l’autre coté de la plage. Heureusement, ce jour là, je n’étais pas à mon spot de prédilection! Le traumatisme s’estompe. Juan va superbement bien. Il est redevenu comme avant, il a repris cette job d’été qui lui permettra de retrouver ses muscles. Il réexploite ses talents manuels, il développe ses talents informatiques, il retrouve sa vie. Merci Seigneur...

Je continue la mienne, un peu cabossée par cette année, prête à profiter des mois d’été pour me régénérer l’être. Je veux me reposer, je veux m’évader sur la plage. Je veux remercier le ciel de nous avoir épargnés...

Je me dis que la vie possède la complexité de l’univers. Je ne peux que remercier les cieux de leurs bienfaits car lorsque la chance dépasse la malchance, il faut oublier les plaintes du malheur et accepter les choses telles qu’elles nous sont données. Accepter la vie avec ses joies, ses peines, ses bonheurs étourdissants et ses détresses abrutissantes. Accepter de vivre et de surmonter toutes ces émotions qui créent le tableau de l’existence…


Je me souviens...


Artiste:Craig Nelson

lundi, juin 16, 2003

Querelle de chats

Je viens de me fâcher toute rouge après Gaïa. Dans ses moments là, je l’étranglerais presque. Je me fâche rarement après mes chats, mais là je n’étais pas contente du tout ! Et Gaïa qui me regarde les yeux vexés :

- Ben quoi ! je suis un chat ! C’est normal ! Pourquoi tu cries !?!
- Ben oui t’es un chat ! Je te loge, je te nourris et je te dresserais s’il le faut ! Je t’interdis de chasser les papillons ! Compris !?! Non, non, non, et NON ! On ne mange pas les jolis papillons !!! Gaïa je ne suis pas contente, je te disputerais jusqu'à temps que tu te rentres ce concept étrange dans ta cervelle de chasseuse féline. Pas les papillons ! NON! Méchante Gaïa!


Je ne suis pas d’accord pour tuer les oiseaux non plus, je ne lui ai pas dit, elle aurait frustrée davantage la mère! Qu’elle me ramène tous les deux jours des énormes scarabées dégeus qu’elle croque comme des chips au milieu du salon, passe, mais des jolis papillons torturés essayant de se sauver les ailes déchiquetées, là se pose ma limite ! C’est le deuxième en quatre jours ! J’ai du achever les souffrances du premier en m’excusant à la nature. J’ai récupéré le deuxième un peu moins amoché, je l’ai relâché dans la forêt, pas le cœur de le tuer, mais bien le cœur à me fâcher !

Bon, c’est tout, j’avais juste besoin que cela sorte. Gaïa fait téter ses bébés et ma colère retombe, je les aime ben gros mes minous, mais parfois leur coté serial-killer m’écœure en masse…
Chaque jour, je me pousse le derrière pour aller le poser au lac, là-bas sur la plage…

Chaque jour, la même rengaine, j’allonge le temps, paresseuse, je recule le moment de chausser mes baskets et de donner à mes pas le chemin de la plage. À peine 800 mètres me sépare du paradis et il y a des jours où ces quelques mètres me semblent si loin!

Chaque jour, je maudis mon ridicule. Lorsque l’on devient adulte, faut-il donc toujours se pousser le c…? Faut-il toujours faire des efforts que ce soit pour arriver au bon ou traverser le mauvais? Ou est-ce moi le légume? Je devrais peut-être aller me planter dans mon potager avorté, là-bas à l’ombre. Je n’aurais qu’a prendre racine dans ma connerie humaine…

Pourtant chaque jour gagné dans cette lutte contre le végétal me rend plus forte de l’intérieur.

Chaque fois que je tourne le coin de la 4ième, je contemple le lac qui s’étend à l'horizon. Mon esprit applaudit mon corps, il s’enthousiaste, avant de frôler l'extase…

Je marche jusqu'à la plage, je me pose sur le sable. Toujours au même spot, là. J’hume l’air pur. Je laisse flotter mes boucles au vent. Je me détends. Je ne me lasse jamais de cette vue grandiose, de cet espace privilégié, où la douce nature nous fait cadeau de ce bijou de paysage...

Chaque fois, la même sensation, mon cœur qui s’emballe devant ce que lui offre mon regard et mon esprit qui s’envole en riant. Sur ce petit coin de sable, ce petit bout de paradis, je suis toujours bien. J’apprécie la vie, j’oublie la mort…

Et pourtant…

Pourtant : la suite demain! Le fil de mes pensées prit une direction auquel je ne m’attendais point, je posterai la suite lorsque la nuit aura rafraîchi mes idées…
Je reste en extase devant le petit bus animé de Juan. Je me captive : « Hein ! J’habite là moi ? Ben oui, c’est l’bus ! Trippant! J’veux pas que l’automne revienne avec son cadeau d’hiver ! Ah que j’aime mon petit village perdu. Next expérience, notre cabane du chaud au froid et vice-versa ! ». Je vais partir à l'aventure dans nos archives de photos informatiques. Juan m'a promis d'autres photos-animées! C'est un passionné de FlashMedia, je pense que cela lui pris à peine une minute pour réaliser ce montage de mes images…
Il est trop fort mon homme !

Ok, ok, je sais, je ne suis pas objective, j’suis en amour toujours. Le 8 juillet nous fêterons notre troisième anniversaire de mariage ! Moi avec ma trentaine débutante, lui avec son début de vingtaine, et nous, quelque part, voguant dans l’univers intemporel des émotions partagées…

dimanche, juin 15, 2003

L'animation ci dessous est un cadeau de mon amour.
Merci Juan de mon coeur!

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Demain commence la première journée de la dernière semaine d’école pour les enfants du village. Avec la fin des classes, la fin du bus qui rythme le quotidien…

À l'automne seulement, il reviendra, cahotant sur le chemin de terre, les enfants bringuebalés en son ventre jaune, il nous redonnera l’heure qui marque ses passages…

Trois fois par jour, ( on compte pas le matin, je le vois jamais!), avec son ronron vrombissant et ses enfants turbulents, il me rappelle l’enfance et son quotidien insouciant….

Bon été Mister Bus, et bonnes vacances les enfants!