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samedi, février 19, 2011
mardi, février 01, 2011
Lorsque l'on fête en un palais de glace...
Saviez-vous que l'hôtel de glace est fabriqué grâce à 500 tonnes de glace et 15 000 tonnes de neige? Une fois construit, il possède une superficie de 3000 mètres carrés et ses plus hauts plafonds mesurent 19 pieds de hauteur (5.4 métres). En plus de ses 36 chambres et suites, il possède une salle d'exposition, une chapelle et une longue glissade. Son bar de glace, qui fait aussi office de discothèque, peut contenir plus de 400 personnes et 150 autres peuvent se retrouver au Café Glacé...
Sa matière première est évidement la neige. Elle est fabriquée directement sur le site à l'aide de canons. Cette neige ultra dense devient aussi dure que de la glace. Elle est soufflée dans des moules de métal en forme de dôme. Selon la température, il faut entre 10 heures et trois jours pour retirer les moules d'acier. Les murs de l'hôtel de glace ont une épaisseur de plus d'un mètre (4 pieds). Les blocs de glace qui sont utilisés pour les colonnes, les meubles et la décoration intérieure sont produits par Artic Glacier.
Avec une température intérieure d'environ - 5 degrés, il faut toujours se rappeler la technique des trois couches. La recette est simple et efficace! Il suffit de l'appliquer pour déambuler en tout confort. Ainsi la première couche intérieure est composée des sous-vêtements qui permettent à l'humidité de s'échapper. Le coton retient l'humidité, il est déconseillé de le porter. Par contre les vêtements synthétiques sont recommandés. La couche intermédiaire doit isoler l'air et contrôler l'humidité. Un chandail de flanelle ou un polar sont de mise. Ensuite la couche extérieure doit couper le vent et l'humidité. Il est aussi important de se couvrir la tête avec un chapeau qui protège les oreilles. Une écharpe chaude est nécessaire et des gants sont obligatoires. N'oublions pas que les verres sont aussi en glace!
L'on sait que des dizaines de milliers de touristes visitent l'hôtel chaque année. Ce dont on sait moins c'est combien les mariages y sont populaires. Particulièrement pour ceux qui vivent dans le sud. Pour ces gens là, venir se marier à l'hôtel de glace est fantasmagorique. Comme lorsqu'un québécois va se marier sur une plage entre deux palmiers! Les employés de l'hôtel ont toutes sortes d'anecdotes à raconter lorsqu'il est question de mariages givrés.
Aussi, il n'est pas rare de croiser des caméras au détour d'une de ses chambres! Et je je parle pas des milliers d'appareils numérique qui le mitraillent tout au long de son éphémère existence! Chaque année, des dizaines de tournages s'y déroulent, du plus coquin au plus commercial...
Saviez-vous que l'hôtel de glace est fabriqué grâce à 500 tonnes de glace et 15 000 tonnes de neige? Une fois construit, il possède une superficie de 3000 mètres carrés et ses plus hauts plafonds mesurent 19 pieds de hauteur (5.4 métres). En plus de ses 36 chambres et suites, il possède une salle d'exposition, une chapelle et une longue glissade. Son bar de glace, qui fait aussi office de discothèque, peut contenir plus de 400 personnes et 150 autres peuvent se retrouver au Café Glacé...
Sa matière première est évidement la neige. Elle est fabriquée directement sur le site à l'aide de canons. Cette neige ultra dense devient aussi dure que de la glace. Elle est soufflée dans des moules de métal en forme de dôme. Selon la température, il faut entre 10 heures et trois jours pour retirer les moules d'acier. Les murs de l'hôtel de glace ont une épaisseur de plus d'un mètre (4 pieds). Les blocs de glace qui sont utilisés pour les colonnes, les meubles et la décoration intérieure sont produits par Artic Glacier.
Avec une température intérieure d'environ - 5 degrés, il faut toujours se rappeler la technique des trois couches. La recette est simple et efficace! Il suffit de l'appliquer pour déambuler en tout confort. Ainsi la première couche intérieure est composée des sous-vêtements qui permettent à l'humidité de s'échapper. Le coton retient l'humidité, il est déconseillé de le porter. Par contre les vêtements synthétiques sont recommandés. La couche intermédiaire doit isoler l'air et contrôler l'humidité. Un chandail de flanelle ou un polar sont de mise. Ensuite la couche extérieure doit couper le vent et l'humidité. Il est aussi important de se couvrir la tête avec un chapeau qui protège les oreilles. Une écharpe chaude est nécessaire et des gants sont obligatoires. N'oublions pas que les verres sont aussi en glace!
L'on sait que des dizaines de milliers de touristes visitent l'hôtel chaque année. Ce dont on sait moins c'est combien les mariages y sont populaires. Particulièrement pour ceux qui vivent dans le sud. Pour ces gens là, venir se marier à l'hôtel de glace est fantasmagorique. Comme lorsqu'un québécois va se marier sur une plage entre deux palmiers! Les employés de l'hôtel ont toutes sortes d'anecdotes à raconter lorsqu'il est question de mariages givrés.
Aussi, il n'est pas rare de croiser des caméras au détour d'une de ses chambres! Et je je parle pas des milliers d'appareils numérique qui le mitraillent tout au long de son éphémère existence! Chaque année, des dizaines de tournages s'y déroulent, du plus coquin au plus commercial...
D'hiver et de féerie...
Une autre semaine glacée en perspective. L'une de ces semaines à -30 dans le vent. Une semaine à grincer des dents sous le fouet de l'air ambiant...
Le froid est mordant. Il enserre nos quotidiens de sa toute puissance. Le positif de l'histoire est que lorsque revient -10, l'on en apprécie la douceur! Et l'on se dit, qu'un jour, il fera de nouveau zéro et que l'on aura presque chaud!
Une autre semaine glacée en perspective. L'une de ces semaines à -30 dans le vent. Une semaine à grincer des dents sous le fouet de l'air ambiant...
Le froid est mordant. Il enserre nos quotidiens de sa toute puissance. Le positif de l'histoire est que lorsque revient -10, l'on en apprécie la douceur! Et l'on se dit, qu'un jour, il fera de nouveau zéro et que l'on aura presque chaud!
Fin janvier - début février est mon temps honnis de l'hiver, celui qui semble le plus long. Celui où l'envie de fuir dans le Sud hante l'esprit qui se glace au soleil.
Et c'est aussi le temps où se forme l'hôtel de glace. Un endroit né de notre rude hiver qui a l'étrange don de me réconcilier avec la saison polaire...
Et c'est aussi le temps où se forme l'hôtel de glace. Un endroit né de notre rude hiver qui a l'étrange don de me réconcilier avec la saison polaire...
Je l'ai découvert, un peu par hasard, au début de l'année 2005. Il s'érigeait de l'autre coté du lac. Durant une fin de semaine particulièrement ensoleillée, l'envie nous a pris d'aller se promener sur le lac.
Une fois sur place, l'envie de le parcourir à pied a pris possession de nos pas. Deux petites heures plus tard, nous l'avions traversé. Et de l'autre coté du désert polaire nous est apparu l'hôtel de glace! Comme un mirage givré après l'effort...
Une fois sur place, l'envie de le parcourir à pied a pris possession de nos pas. Deux petites heures plus tard, nous l'avions traversé. Et de l'autre coté du désert polaire nous est apparu l'hôtel de glace! Comme un mirage givré après l'effort...
Je crois que ce jour là, un sort m'a été jeté. Car depuis ce jour là, je suis sous le charme à chaque fois que j'en pénètre l'antre givrée. J'oublie alors le froid et je m'émerveille de la féerie qui y règne.
D'ailleurs j'adore aller y faire un tour quand il fait -30 dehors. À cette température là, il fait doux à l'intérieur de ses épais murs de neige, l'on s'y sent bien. C'est une sensation tout à fait particulière qu'il fait bon connaitre...
Ambassadrice de glace
D'ailleurs j'adore aller y faire un tour quand il fait -30 dehors. À cette température là, il fait doux à l'intérieur de ses épais murs de neige, l'on s'y sent bien. C'est une sensation tout à fait particulière qu'il fait bon connaitre...
Ambassadrice de glace
À la fin de l'année 2005, après que mes photos de l'hôtel aient fait un petit tour du monde sur Flickr, j'ai été contactée pour "devenir ambassadrice". Depuis, chaque année, je vais de mon objectif capturer cet endroit surréaliste.
Mais cet hiver 2011 est différent des autres. Cette année, l'hôtel n'est plus de l'autre coté de mon lac. Cette année, il a déménagé en ville. Il ne fait plus partie de mon paysage, il fait désormais partie des nombreuses attractions de Québec.
Il installe ses quartiers dans l'ancien zoo de la ville (à 45 minutes de chez moi). J'en suis tristounette. Comme toute la région d'ailleurs. L'hôtel générait quelques dizaines d'emplois par saison et mettait certainement de la vie en notre coin de brousse figée dans le frette.
Il est à noter que le secret pour apprécier cet endroit glacé est d'y aller correctement habillé! Avoir de bonnes bottes est très important si l'on ne veut pas être frigorifié en deux temps trois mouvements. Même s'il fait - 5 à l'intérieur de l'hôtel, lorsque l'on a froid, la visite peut être pénible. En cette dimension hivernale, la mode en prend certainement pour son grade...
Comme l'on sait tous que c'est par les extrémités que l'on perd sa chaleur vitale! Alors il faut vraiment bien s'habiller pour que la magie opère. Tuque, foulard et gants sont obligatoires si l'on veut bien en profiter!
Il installe ses quartiers dans l'ancien zoo de la ville (à 45 minutes de chez moi). J'en suis tristounette. Comme toute la région d'ailleurs. L'hôtel générait quelques dizaines d'emplois par saison et mettait certainement de la vie en notre coin de brousse figée dans le frette.
Aussi, cette année, c'est avec un serrement au cœur que je me suis rendue à l'autre bout de la ville pour aller retrouver ses pénates. Cela dit, une fois sur place, j'ai réalisé que je pouvais encore m'y sentir chez moi. Je pouvais continuer de l'aimer même s'il avait quitté mon environnement sauvage.
Du coin de mon lac à l'ancien zoo de Québec
Du coin de mon lac à l'ancien zoo de Québec
Mais je dois avouer que son nouveau site me charme moins. La nature dont il faisait partie alors qu'il s'étendait en bord de lac ajoutait à son aura surréaliste. Il s'incorporait à son environnement nordique comme aucune maison humaine ne peut le faire. En ville, ce n'est plus tout à fait pareil...
Alors que je me ballade en ses chambres, je retrouve mes habitudes acquises au fil du temps. De tout ce temps passé à m'en imprégner. Je remarque que cette année, l'équipe a mis le paquet sur les détails! La glace (et la neige) n'en finit plus d'être ciselée, dentelée, travaillée.Comme d'habitude, c'est magnifique. En mon œil averti, je déplore le manque de colonnes en son entrée (même si je m'extasie sur les détails de celles qui sont là). La glissade manque un peu de vitesse mais elle fait certainement le bonheur des petits et des grands...
Lorsque nous y remettons les pieds pour la première fois cette année, la fête d'inauguration bat son plein. M'zelle Soleil, heureuse comme une puce, retrouve ses repères et son enchantement. Je réalise à quel point l'hôtel fait partie de sa mémoire hivernale. Alors malgré son déménagement, nous y retournerons encore et encore pour apercevoir l'hiver sous un autre jour...
Il est à noter que le secret pour apprécier cet endroit glacé est d'y aller correctement habillé! Avoir de bonnes bottes est très important si l'on ne veut pas être frigorifié en deux temps trois mouvements. Même s'il fait - 5 à l'intérieur de l'hôtel, lorsque l'on a froid, la visite peut être pénible. En cette dimension hivernale, la mode en prend certainement pour son grade...
Comme l'on sait tous que c'est par les extrémités que l'on perd sa chaleur vitale! Alors il faut vraiment bien s'habiller pour que la magie opère. Tuque, foulard et gants sont obligatoires si l'on veut bien en profiter!
mardi, janvier 19, 2010
Zestes glacés...
Alors que l'hiver bat son plein, voici revenu cet hôtel particulier qui me fait errer l'objectif en ses atmosphères givrées. Alors que les jours me glissent entre les doigts et que mes mots se font hâcher menu sur ma planche de travail, je dépose une goutte de vie en ces quelques lignes. Je reviendrai cultiver ce jardin virtuel le plus vite possible. Merci de votre patience...
Alors que l'hiver bat son plein, voici revenu cet hôtel particulier qui me fait errer l'objectif en ses atmosphères givrées. Alors que les jours me glissent entre les doigts et que mes mots se font hâcher menu sur ma planche de travail, je dépose une goutte de vie en ces quelques lignes. Je reviendrai cultiver ce jardin virtuel le plus vite possible. Merci de votre patience...
lundi, mars 30, 2009
Vrac de lundi gris
Quoi de mieux que la visite d'une amie chère pour estomper les soucis du quotidien et pour reprendre espoir en l'essence de la vie. Après une fin de semaine passée avec mon amie Ves (marraine de M'zelle Soleil et amie de ma pomme depuis les bancs d'école montréalais), je me sens le moral ravigoté. La garderie de M'zelle Soleil est fermée aujourd'hui, pas facile de travailler avec une mini puce en ses jupes. Les "mamans, z'ai besoin..." fusent à toutes les deux secondes, entre deux moments d'attention partagée, j'avance mes affaires. Je me sens comme un escargot en vadrouille. L'enfant bavarde et papote à profusion. Cet enfant est un véritable moulin à paroles! Je suis si souvent interrompue dans le fil de mes tâches que mes concentrations déraillent. Je capitule. Je l'écoute distraitement alors que je tape ces mots qui m'échappent des doigts. M'zelle Soleil me dit:
- Ké tu fais maman, pourquoi tu me gardes?
- Je peux pas te garder puisque je suis ta maman...
- Mon papa y peut me garder?
- Ben non y peut pas te garder non plus parce-que c'est ton papa...
- Mais qui va me garder?
- Nous on te garde pas, on t'aime...
À ce moment là, je me demande si je ne pousse pas un peu le bouchon, c'est plus fort que moi. En tant que parent, il est pourtant vrai que je la garde depuis sa naissance. Mais je suis quand même sa maman avant d'être sa gardienne! Mais ne suis-je pas aussi un guide, un exemple, une éducatrice? Je sens mes émotions virevolter en mes pensées écartelées. M'zelle Soleil n'a aucune conscience de mes tergiversations intérieures. En toute innocence, elle me répond:
- Moi ze t'aime maman et papa aussi ze l'aime. Mais ké tu fais maman ici?
- Heu... les croissants sont bientôt prêts ma puce...
- Mais ké tu fais maman ici?
- Là en ce moment, je blogue...
- Regarde maman z'ai plein de peanut de beurre sur ma bouche, comme un p'tit cochon!
Je lui souris. Petit bout de femme en quête d'attention maternelle. J'essaie depuis peu de lui inculquer la notion d'espace personnel. M'zelle Soleil se détourne de mon cas pour jouer avec sa tribu de bébés tout en chantonnant: "Les zanimaux de la zungle, les zanimaux de la zungle sont sauvés, sont sauvés, nanananana..." Elle revient vers moi. Je décroche de l'écran et passe l'instant en son univers d'enfance.
Je réalise que je ne ressens aucunement l'envie de lui expliquer en détails que je blogue, par ci par là, des petits bouts de notre vie! D'ailleurs j'ai bien conscience que dès qu'elle l'aura compris, il est possible que je ne puisse plus le faire ainsi. Car lorsqu'elle l'aura bien compris, elle sera en âge d'exiger que je fasse des compromis à ce sujet précis. À moins qu'elle ne me fasse confiance comme le fait Juan depuis des lustres. Qui sait? Je ressens présentement toutes sortes d'émotions mitigées entre la maman en lâcher prise et la professionnelle en reprise de contrôle...
Du coq à l'âne: Nous avons profité du séjour de Ves pour faire une dernière visite à l'hôtel de glace qui a fermé ses portes dimanche dernier. L'occasion de porter un toast à l'hiver moribond et de laisser flotter dans l'air fondant les espoirs qui bourgeonnent en nos entrailles..
Quoi de mieux que la visite d'une amie chère pour estomper les soucis du quotidien et pour reprendre espoir en l'essence de la vie. Après une fin de semaine passée avec mon amie Ves (marraine de M'zelle Soleil et amie de ma pomme depuis les bancs d'école montréalais), je me sens le moral ravigoté. La garderie de M'zelle Soleil est fermée aujourd'hui, pas facile de travailler avec une mini puce en ses jupes. Les "mamans, z'ai besoin..." fusent à toutes les deux secondes, entre deux moments d'attention partagée, j'avance mes affaires. Je me sens comme un escargot en vadrouille. L'enfant bavarde et papote à profusion. Cet enfant est un véritable moulin à paroles! Je suis si souvent interrompue dans le fil de mes tâches que mes concentrations déraillent. Je capitule. Je l'écoute distraitement alors que je tape ces mots qui m'échappent des doigts. M'zelle Soleil me dit:
- Ké tu fais maman, pourquoi tu me gardes?
- Je peux pas te garder puisque je suis ta maman...
- Mon papa y peut me garder?
- Ben non y peut pas te garder non plus parce-que c'est ton papa...
- Mais qui va me garder?
- Nous on te garde pas, on t'aime...
À ce moment là, je me demande si je ne pousse pas un peu le bouchon, c'est plus fort que moi. En tant que parent, il est pourtant vrai que je la garde depuis sa naissance. Mais je suis quand même sa maman avant d'être sa gardienne! Mais ne suis-je pas aussi un guide, un exemple, une éducatrice? Je sens mes émotions virevolter en mes pensées écartelées. M'zelle Soleil n'a aucune conscience de mes tergiversations intérieures. En toute innocence, elle me répond:
- Moi ze t'aime maman et papa aussi ze l'aime. Mais ké tu fais maman ici?
- Heu... les croissants sont bientôt prêts ma puce...
- Mais ké tu fais maman ici?
- Là en ce moment, je blogue...
- Regarde maman z'ai plein de peanut de beurre sur ma bouche, comme un p'tit cochon!
Je lui souris. Petit bout de femme en quête d'attention maternelle. J'essaie depuis peu de lui inculquer la notion d'espace personnel. M'zelle Soleil se détourne de mon cas pour jouer avec sa tribu de bébés tout en chantonnant: "Les zanimaux de la zungle, les zanimaux de la zungle sont sauvés, sont sauvés, nanananana..." Elle revient vers moi. Je décroche de l'écran et passe l'instant en son univers d'enfance.
Je réalise que je ne ressens aucunement l'envie de lui expliquer en détails que je blogue, par ci par là, des petits bouts de notre vie! D'ailleurs j'ai bien conscience que dès qu'elle l'aura compris, il est possible que je ne puisse plus le faire ainsi. Car lorsqu'elle l'aura bien compris, elle sera en âge d'exiger que je fasse des compromis à ce sujet précis. À moins qu'elle ne me fasse confiance comme le fait Juan depuis des lustres. Qui sait? Je ressens présentement toutes sortes d'émotions mitigées entre la maman en lâcher prise et la professionnelle en reprise de contrôle...
Du coq à l'âne: Nous avons profité du séjour de Ves pour faire une dernière visite à l'hôtel de glace qui a fermé ses portes dimanche dernier. L'occasion de porter un toast à l'hiver moribond et de laisser flotter dans l'air fondant les espoirs qui bourgeonnent en nos entrailles..
lundi, janvier 26, 2009
mercredi, janvier 14, 2009
Beautés d'enfance
Samedi dernier, nous sommes allés faire un tour de palace glacé avec M'zelle Soleil toute guillerette. Durant la semaine précédente, j'y avais passé plusieurs heures et je commençai à connaitre l'endroit pas coeur. La construction avance rondement et la discothèque composée de trois "bâtiments" voutés s'annonce magnifique. Sur un thème gothique, la discothèque abhorre des gargouilles et des angelots. Ses colonnes de glace sont savamment ciselés. Cela pourrait presque ressembler à une cathédrale si ce n'était de l'incroyable fond de bar à l'image d'un diable qui se marre! Étonnante composition...
Alors que je m'avance en cette incroyable antichambre encore interdite au public, je laisse mon homme et mon petit bonbon rose derrière moi. Je prends quelques clichés puis je me retourne et reste bouchée bée. Une ronde de japonais bavards s'est formée autour de ma fille! Quelque peu interloquée j'échange un regard avec Juan qui surveille l'affaire tout aussi surpris. Il hausse les épaules en me faisant signe de son incompréhension. La petite ouvre grand ses yeux et les japonnais n'en peuvent plus de la regarder, de lui parler en leur langue inconnue, de rigoler, de s'extasier. Ils poussent des "oh!" et des "ah!", ils se racontent des trucs en un charabia teinté d'excitation! Voilà ma fillette devenue attraction touristique! Je fronce un peu des sourcils. Est-ce son habillement d'hiver qui la rend si caractéristique de cet environnement? Ou est-ce sa joie de vivre qu'elle exprime si facilement?
À peine impressionnée, M'zelle Soleil se plie au jeu avec brio, elle tape dans la main tendue, elle offre des petit sourires divins. Elle joue du charme qu'elle possède avec un naturel qui me déconcerte. Finalement la petite troupe nous remercie avec effusion et se dissipe entre deux colonnes de glace. Je repense alors à ce que m'avait dit un jour Keisuke mon ami japonais. Ce jour là, il m'avait expliqué combien mon brin de fille était jolie. Avec ses pommettes roses, sa peau laiteuse, ses traits harmonieux et la profondeur de ses grands yeux bleux, elle avait toutes les qualités qui faisait craquer ses compatriotes. J'imagine qu'il n'avait pas tort...
Ce n'est pas la première fois que l'on vante les beautés de ma fillette. Je commence presque à m'y habituer. Moi même je la trouve très mignonne mais comme c'est la mienne cela ne peut être que relatif n'est-ce pas? Et puis tous les petits ne sont-ils pas beaux justement parce-qu'ils sont minuscules? Cela dit, ma fille possède le pouvoir de m'hypnotiser d'une force que je n'arrive pas toujours à contrôler. Elle a un petit coté irrésistible qui me bouleverse le coeur. Enfin elle a aussi son coté diablotin rebelle pour équilibrer la donne! Lorsque l'on me complimente sur sa beauté, des sensation mitigées naissent en mes idées. Je ressens une certaine fierté maternelle et aussi une petite frayeur.
La beauté lorsqu'elle est mal gérée peut devenir bien laide. La beauté physique peut rimer avec danger. Toutes sortes de prédateurs lui courent après. Elle peut entrainer superficialités et futilités. Car il ne suffit pas d'être belle, il faut aussi cultiver une certaine substance intellectuelle. Malgré tout, soyons francs, la beauté facilite la vie. Beauté et charmes intérieurs, une combinaison qui fait des ravages. C'est ainsi, c'est plus fort que nous. Le genre humain a un faible pour la beauté de ses pairs. Malgré tout, le charme intérieur peut aussi surmonter la beauté extérieure. J'assume aussi que je ne suis pas toujours en phase avec ma propre beauté. Nous vivons à une époque où la dictature de l'image et des magazines nous entraine en toutes sortes de dysfonctionnement féminins. J'ai conscience de mes maux. Je n'aime guère vieillir de la peau. J'aimerai ne point la contaminer avec mes faiblesses personnelles. J'aspire à lui donner le meilleur de moi-même sans lui transmettre mes problèmes. Heureusement, pour l'instant, je n'ai guère à m'inquiéter, du haut de ses trois ans, elle articule son quotidien avec innocence. Une bulle d'innocence qui se fragilise au fur et à mesure qu'elle grandit.
De ses pensées éveillées elle nous découvre la vie. Sa curiosité intellectuelle me fascine et je m'efforce de la nourrir intelligemment. Je remarque qu'elle a besoin de plus en plus d'explications sur les choses qui l'entourent. De plus en plus souvent, lorsque je lui dis un mot qu'elle ne capte pas, elle me demande:
- Maman, cela veut dire quoi?
Je lui explique les racines de ma langue avec passion. Je la vois croquer des neurones les mots que j'incruste en son langage...
Durant la période des fêtes, une rencontre me dit:
- Oh! Elle est si jolie, tu devrais l'inscrire à un concours de mannequin...
- Mais elle n'a que 3 ans! Et puis je trouve que je la "starifie" assez de même, elle peut attendre l'adolescence avant que l'on se pose ce genre de questions...
Je sais bien que c'est une petite étoile qui brille en notre univers. C'est ma petite princesse. D'ailleurs je ne suis pas sure que j'ai tant envie que cela de la partager! J'essaie quand même de ne pas trop la vénérer en apprivoisant cette autorité que j'incarne. Le coté sombre de l'enfance. La discipline passe d'abord par soi-même. C'est le revers de la médaille parentale. La discipline d'enfance est un concept complexe que l'on se doit de contrôler si l'on ne veut pas créer un petit monstre d'égoïsme. C'est un combat qu'il est plus facile de mener à deux. Lui et moi au front de l'enfance choyée. Chacun soutenant l'autre dans les orages capricieux. Et du coté de la lumière, une affection sans pareille.
Cela ne fait que trois ans que je couve cet enfant mais je sais que je l'aime plus que moi-même. Je l'aime comme je n'avais jamais aimé auparavant. Un amour d'une puissance peu commune qui me donne la force de me dépasser. La force d'accepter. La force de traverser les obstacles et de cultiver l'espoir dans mes grisailles. C'est un amour d'une pureté cristalline qui me donne l'envie de vivre mieux malgré les douleurs et les souffrances adultes. Je suis gardienne de la magie d'enfance. Je suis la tour qui garde le trésor. Ma fille, mon trésor. J'ai le devoir de la protéger tout en lui offrant des outils d'épanouissement. Le devoir d'éduquer...
Selon Robert: Éducation [edykasjɔ̃] nom féminin étym. 1527 ◊ latin educatio Famille étymologique ⇨ conduire. ❖ 1. Mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d'un être humain; ces moyens eux-mêmes. Sciences de l'éducation. ➙ pédagogie. « On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l'éducation » (Rousseau). « Aucune éducation ne transforme un être : elle l'éveille » (Barrès). Faire l'éducation d'un enfant. ➙ éduquer, élever, former; éducateur. Recevoir une bonne éducation. Devoir d'éducation (des parents envers les enfants). Instruction et éducation. ➙ enseignement. Ministère de l'Éducation nationale (en France), autrefois ministère de l'Instruction publique. ▫ Conseiller* d'éducation. ◆ (Avec un déterm.) ➙ formation, initiation. Éducation physique : ensemble des exercices physiques, des sports propres à favoriser le développement harmonieux du corps. Éducation physique et sportive (E. P. S.). ➙ gymnastique, sport. ▫ Éducation sexuelle. ▫ Éducation politique. Éducation civique, destinée à former le citoyen. ➙ instruction. « Le spectacle est la seule forme d'éducation morale ou artistique d'une nation » (Giraudoux). ▫ Fig. « L'Éducation sentimentale », roman de Flaubert. « Il manque à ces malheureuses victimes une honteuse éducation, je veux dire la connaissance des vices d'un homme » (Baudelaire). ▫ Éducation surveillée (dr. pén.). 2. Développement méthodique (d'une faculté, d'un organe). ➙ exercice. Éducation des réflexes, des sens, de la mémoire. « L'Éducation de la volonté, » ouvrage de Payot. 3. Connaissance et pratique des usages de la société. ➙ politesse, savoir-vivre. Avoir de l'éducation. C'est un homme sans éducation. Il manque d'éducation. Toute une éducation à refaire ! « Cette chose qu'on est convenu d'appeler éducation, cette espèce de vernis » (Loti). ■ contraires : Grossièreté, impolitesse.
Samedi dernier, nous sommes allés faire un tour de palace glacé avec M'zelle Soleil toute guillerette. Durant la semaine précédente, j'y avais passé plusieurs heures et je commençai à connaitre l'endroit pas coeur. La construction avance rondement et la discothèque composée de trois "bâtiments" voutés s'annonce magnifique. Sur un thème gothique, la discothèque abhorre des gargouilles et des angelots. Ses colonnes de glace sont savamment ciselés. Cela pourrait presque ressembler à une cathédrale si ce n'était de l'incroyable fond de bar à l'image d'un diable qui se marre! Étonnante composition...
Alors que je m'avance en cette incroyable antichambre encore interdite au public, je laisse mon homme et mon petit bonbon rose derrière moi. Je prends quelques clichés puis je me retourne et reste bouchée bée. Une ronde de japonais bavards s'est formée autour de ma fille! Quelque peu interloquée j'échange un regard avec Juan qui surveille l'affaire tout aussi surpris. Il hausse les épaules en me faisant signe de son incompréhension. La petite ouvre grand ses yeux et les japonnais n'en peuvent plus de la regarder, de lui parler en leur langue inconnue, de rigoler, de s'extasier. Ils poussent des "oh!" et des "ah!", ils se racontent des trucs en un charabia teinté d'excitation! Voilà ma fillette devenue attraction touristique! Je fronce un peu des sourcils. Est-ce son habillement d'hiver qui la rend si caractéristique de cet environnement? Ou est-ce sa joie de vivre qu'elle exprime si facilement?
À peine impressionnée, M'zelle Soleil se plie au jeu avec brio, elle tape dans la main tendue, elle offre des petit sourires divins. Elle joue du charme qu'elle possède avec un naturel qui me déconcerte. Finalement la petite troupe nous remercie avec effusion et se dissipe entre deux colonnes de glace. Je repense alors à ce que m'avait dit un jour Keisuke mon ami japonais. Ce jour là, il m'avait expliqué combien mon brin de fille était jolie. Avec ses pommettes roses, sa peau laiteuse, ses traits harmonieux et la profondeur de ses grands yeux bleux, elle avait toutes les qualités qui faisait craquer ses compatriotes. J'imagine qu'il n'avait pas tort...
Ce n'est pas la première fois que l'on vante les beautés de ma fillette. Je commence presque à m'y habituer. Moi même je la trouve très mignonne mais comme c'est la mienne cela ne peut être que relatif n'est-ce pas? Et puis tous les petits ne sont-ils pas beaux justement parce-qu'ils sont minuscules? Cela dit, ma fille possède le pouvoir de m'hypnotiser d'une force que je n'arrive pas toujours à contrôler. Elle a un petit coté irrésistible qui me bouleverse le coeur. Enfin elle a aussi son coté diablotin rebelle pour équilibrer la donne! Lorsque l'on me complimente sur sa beauté, des sensation mitigées naissent en mes idées. Je ressens une certaine fierté maternelle et aussi une petite frayeur.La beauté lorsqu'elle est mal gérée peut devenir bien laide. La beauté physique peut rimer avec danger. Toutes sortes de prédateurs lui courent après. Elle peut entrainer superficialités et futilités. Car il ne suffit pas d'être belle, il faut aussi cultiver une certaine substance intellectuelle. Malgré tout, soyons francs, la beauté facilite la vie. Beauté et charmes intérieurs, une combinaison qui fait des ravages. C'est ainsi, c'est plus fort que nous. Le genre humain a un faible pour la beauté de ses pairs. Malgré tout, le charme intérieur peut aussi surmonter la beauté extérieure. J'assume aussi que je ne suis pas toujours en phase avec ma propre beauté. Nous vivons à une époque où la dictature de l'image et des magazines nous entraine en toutes sortes de dysfonctionnement féminins. J'ai conscience de mes maux. Je n'aime guère vieillir de la peau. J'aimerai ne point la contaminer avec mes faiblesses personnelles. J'aspire à lui donner le meilleur de moi-même sans lui transmettre mes problèmes. Heureusement, pour l'instant, je n'ai guère à m'inquiéter, du haut de ses trois ans, elle articule son quotidien avec innocence. Une bulle d'innocence qui se fragilise au fur et à mesure qu'elle grandit.
De ses pensées éveillées elle nous découvre la vie. Sa curiosité intellectuelle me fascine et je m'efforce de la nourrir intelligemment. Je remarque qu'elle a besoin de plus en plus d'explications sur les choses qui l'entourent. De plus en plus souvent, lorsque je lui dis un mot qu'elle ne capte pas, elle me demande:
- Maman, cela veut dire quoi?
Je lui explique les racines de ma langue avec passion. Je la vois croquer des neurones les mots que j'incruste en son langage...
Durant la période des fêtes, une rencontre me dit:
- Oh! Elle est si jolie, tu devrais l'inscrire à un concours de mannequin...
- Mais elle n'a que 3 ans! Et puis je trouve que je la "starifie" assez de même, elle peut attendre l'adolescence avant que l'on se pose ce genre de questions...
Je sais bien que c'est une petite étoile qui brille en notre univers. C'est ma petite princesse. D'ailleurs je ne suis pas sure que j'ai tant envie que cela de la partager! J'essaie quand même de ne pas trop la vénérer en apprivoisant cette autorité que j'incarne. Le coté sombre de l'enfance. La discipline passe d'abord par soi-même. C'est le revers de la médaille parentale. La discipline d'enfance est un concept complexe que l'on se doit de contrôler si l'on ne veut pas créer un petit monstre d'égoïsme. C'est un combat qu'il est plus facile de mener à deux. Lui et moi au front de l'enfance choyée. Chacun soutenant l'autre dans les orages capricieux. Et du coté de la lumière, une affection sans pareille.
Cela ne fait que trois ans que je couve cet enfant mais je sais que je l'aime plus que moi-même. Je l'aime comme je n'avais jamais aimé auparavant. Un amour d'une puissance peu commune qui me donne la force de me dépasser. La force d'accepter. La force de traverser les obstacles et de cultiver l'espoir dans mes grisailles. C'est un amour d'une pureté cristalline qui me donne l'envie de vivre mieux malgré les douleurs et les souffrances adultes. Je suis gardienne de la magie d'enfance. Je suis la tour qui garde le trésor. Ma fille, mon trésor. J'ai le devoir de la protéger tout en lui offrant des outils d'épanouissement. Le devoir d'éduquer...
Selon Robert: Éducation [edykasjɔ̃] nom féminin étym. 1527 ◊ latin educatio Famille étymologique ⇨ conduire. ❖ 1. Mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d'un être humain; ces moyens eux-mêmes. Sciences de l'éducation. ➙ pédagogie. « On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l'éducation » (Rousseau). « Aucune éducation ne transforme un être : elle l'éveille » (Barrès). Faire l'éducation d'un enfant. ➙ éduquer, élever, former; éducateur. Recevoir une bonne éducation. Devoir d'éducation (des parents envers les enfants). Instruction et éducation. ➙ enseignement. Ministère de l'Éducation nationale (en France), autrefois ministère de l'Instruction publique. ▫ Conseiller* d'éducation. ◆ (Avec un déterm.) ➙ formation, initiation. Éducation physique : ensemble des exercices physiques, des sports propres à favoriser le développement harmonieux du corps. Éducation physique et sportive (E. P. S.). ➙ gymnastique, sport. ▫ Éducation sexuelle. ▫ Éducation politique. Éducation civique, destinée à former le citoyen. ➙ instruction. « Le spectacle est la seule forme d'éducation morale ou artistique d'une nation » (Giraudoux). ▫ Fig. « L'Éducation sentimentale », roman de Flaubert. « Il manque à ces malheureuses victimes une honteuse éducation, je veux dire la connaissance des vices d'un homme » (Baudelaire). ▫ Éducation surveillée (dr. pén.). 2. Développement méthodique (d'une faculté, d'un organe). ➙ exercice. Éducation des réflexes, des sens, de la mémoire. « L'Éducation de la volonté, » ouvrage de Payot. 3. Connaissance et pratique des usages de la société. ➙ politesse, savoir-vivre. Avoir de l'éducation. C'est un homme sans éducation. Il manque d'éducation. Toute une éducation à refaire ! « Cette chose qu'on est convenu d'appeler éducation, cette espèce de vernis » (Loti). ■ contraires : Grossièreté, impolitesse.
lundi, janvier 12, 2009
Obnubilée...
Depuis une semaine, je me plonge les idées en ce royaume glacé qui m'obnubile. En une semaine, j'ai passé quatre tranches de deux heures en cet endroit givré. J'y ai vécu quelques anecdotes humaines que je conterai peut-être en une autre occasion. Depuis une semaine, je ne pense plus qu'à lui. Ce lieu surréaliste qui se fera bientôt engloutir par des milliers de touristes. Je crois bien qu'il m'obsède un peu. J'en ai rêvé cette nuit. Sans compter les heures passées devant l'écran à traiter, trier et archiver les images frigorifiées. Suis-je plus proche de la passion ou de la folie? Est-ce que la passion est folie?
L'hôtel de glace est un sujet de qualité pour explorer le HDR. Un procédé qui permet, à l'aide d'un logiciel, de fondre ensemble des photos de différente exposition. J'en ai découvert la technique il y a un peu plus de deux ans. C'est un procédé relativement fastidieux lorsque l'on possède un "ordinausaure" comme le mien.
À chaque fois que je m'y frotte, je m'y pique. Pénétrer l'univers HDR me transporte en une sorte de transe. Mes mots s'effacent. Je me dissous l'intellect. Je ne suis plus que couleurs, lumières et sensations. J'ai un rapport très viscéral avec la photographie. Un rapport qui me sublime. Je cours après une chimère qui porte le nom de perfection. Avec la lumière qui m'éclaire l'inspiration viennent les zones d'ombres, là où rampent les doutes. Je vacille. L'expérience me porte. Des questions toxiques se faufilent, comme des nuages acides, entre mes pensées envolées. Je trébuche. D'un geste mental, j'écarte ces idées qui me minent. Je me relève. Je reprends le rythme de mes images éparses. J'ai presque fini cette première étape...
Obnubiler [ɔbnybile] verbe transitif (conjugaison 1) étym. xive; « couvrir de nuages » v. 1270 ◊ latin obnubilare Famille étymologique ⇨ nue.: Envelopper (les facultés mentales, les sentiments) comme d'un brouillard. ➙ obscurcir. « une sorte de fièvre qui, loin d'obnubiler sa pensée […] » (Madelin). ◆ Par ext. Obséder (qqn). Ce rêve l'obnubile. Il ne faut pas vous laisser obnubiler par cette difficulté. ▫ Il est obnubilé par cette idée.
Depuis une semaine, je me plonge les idées en ce royaume glacé qui m'obnubile. En une semaine, j'ai passé quatre tranches de deux heures en cet endroit givré. J'y ai vécu quelques anecdotes humaines que je conterai peut-être en une autre occasion. Depuis une semaine, je ne pense plus qu'à lui. Ce lieu surréaliste qui se fera bientôt engloutir par des milliers de touristes. Je crois bien qu'il m'obsède un peu. J'en ai rêvé cette nuit. Sans compter les heures passées devant l'écran à traiter, trier et archiver les images frigorifiées. Suis-je plus proche de la passion ou de la folie? Est-ce que la passion est folie?
L'hôtel de glace est un sujet de qualité pour explorer le HDR. Un procédé qui permet, à l'aide d'un logiciel, de fondre ensemble des photos de différente exposition. J'en ai découvert la technique il y a un peu plus de deux ans. C'est un procédé relativement fastidieux lorsque l'on possède un "ordinausaure" comme le mien.
À chaque fois que je m'y frotte, je m'y pique. Pénétrer l'univers HDR me transporte en une sorte de transe. Mes mots s'effacent. Je me dissous l'intellect. Je ne suis plus que couleurs, lumières et sensations. J'ai un rapport très viscéral avec la photographie. Un rapport qui me sublime. Je cours après une chimère qui porte le nom de perfection. Avec la lumière qui m'éclaire l'inspiration viennent les zones d'ombres, là où rampent les doutes. Je vacille. L'expérience me porte. Des questions toxiques se faufilent, comme des nuages acides, entre mes pensées envolées. Je trébuche. D'un geste mental, j'écarte ces idées qui me minent. Je me relève. Je reprends le rythme de mes images éparses. J'ai presque fini cette première étape...
Obnubiler [ɔbnybile] verbe transitif (conjugaison 1) étym. xive; « couvrir de nuages » v. 1270 ◊ latin obnubilare Famille étymologique ⇨ nue.: Envelopper (les facultés mentales, les sentiments) comme d'un brouillard. ➙ obscurcir. « une sorte de fièvre qui, loin d'obnubiler sa pensée […] » (Madelin). ◆ Par ext. Obséder (qqn). Ce rêve l'obnubile. Il ne faut pas vous laisser obnubiler par cette difficulté. ▫ Il est obnubilé par cette idée.
vendredi, janvier 09, 2009
En une dimension parrallèle,
Le temps suspend son cours et l'hiver se magnifie en une oeuvre éphémère qui surgit des rigueurs du froid pour fondre dans les redoux du printemps. Le jour, ce palace glacé se pare de mille transparences mais la nuit, grâce à ses projecteurs installés dans sa glace et ses murs, il transporte l'imagination en une autre dimension. De jour comme de nuit, les « Oh! » fusent des lèvres inconnues, les regards s'extasient, toujours cette même sensation d'émerveillement. Cet étonnant palais de glace ne laisse personne indifférent...
Le temps suspend son cours et l'hiver se magnifie en une oeuvre éphémère qui surgit des rigueurs du froid pour fondre dans les redoux du printemps. Le jour, ce palace glacé se pare de mille transparences mais la nuit, grâce à ses projecteurs installés dans sa glace et ses murs, il transporte l'imagination en une autre dimension. De jour comme de nuit, les « Oh! » fusent des lèvres inconnues, les regards s'extasient, toujours cette même sensation d'émerveillement. Cet étonnant palais de glace ne laisse personne indifférent...
mercredi, janvier 07, 2009
Contrat givré et images glacéesCette semaine, je me givre les idées à l’hôtel de glace. C’est la première phase de mon contrat annuel.
Le palace d’hiver est en construction accélérée. La température extérieure lui est agréable et l’ouvrage prend forme. Presque la moitié de l’hôtel est déjà construit. D’ici l’inauguration du 22 janvier, les travaux iront bon train.
Chaque année le décor de l'hôtel est redessiné. Ce palace d'hiver, comme une expression contemporaine de notre milieu nordique, mélange les inspirations de châteaux de neige et d'igloo inuit. Ses voûtes de neige de plus de cinq mètres de haut abritent ses sculptures de glace cristalline. Il dégage une atmosphère surréaliste qui ne peut que sublimer notre quotidien congelé...
C’est ma quatrième année sur le sujet. Je m’y sens presque dans mon élément. J'y possède des repères. Je fais partie de l’équipe. En boutique, je me suis habituée à y voir les produits dérivés de mes photographies glacées. Cette semaine, je travaille sur un projet en particulier, j'y consacre chaque moment de libre. Cette semaine je pénètre une autre dimension d'hiver...
Je reste un peu surprise lorsque j’arrive au bureau de l’hôtel, la seule bâtisse « réelle » et chauffée de ceux qui se prêtent à l’expérience d’y coucher, et que je vois mon petit bout de chou accueillir le visiteur. Deux posters ont été tirés parmi mes images passées dont l’une de M’zelle Soleil à 18 mois. Cette année encore, j’ai droit à une suite gratuite où je pourrai « dormir » à ma guise. Je me tâte sur le sujet, en profiter ou l’offrir? Lancer un concours de blogosphère pour offrir au suivant deux entrées incluant les cocktails ou tout donner à mes amis en mon prochain "party de glace"?
Je me promène dans l’hôtel presque désert, je suis les employés de « plancher » qui préparent les chambres. À l’hôtel de glace, la température moyenne est de -5 degrés. Bien habillé c’est confortable. Pour y dormir, un sac de couchage polaire que l’on nomme « momie » est offert. Il est déposé en boule sur le lit de glace recouvert de fourrures et d’oreillers. En plus du « sac momie », ceux qui réservent une suite peuvent se voir offrir rose et chocolats. Un foyer procure l’illusion de chaleur. L’on peut y voir de vraies flammes mais la vitre qui les protégent ne laisse pas passer la chaleur. L’on peut quand même s’y coller les mains pour se les réchauffer subtilement. Chaque suite illustre un thème. Cette année, il y a une suite jazzy, une aux accents aztèques, celle qui vient avec son spa privé et bien d’autres en cours de construction. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de la suite, il reste l'option chambre simple. Une atmosphère monacale, un lit et une table de glace entre deux voûtes de neige...
Cette année, la glissade de glace s’enroule autour du Lounge. C’est particulier. J’attends d’y emmener M’zelle Soleil pour me faire une idée de son succès. Il manque encore pas mal de bâtiments, la discothèque, la galerie d’art, la chapelle. Plusieurs couloirs sont inachevés et je me tape le nez sur des blocs de neige. En ce lieu étrange, le temps s’écoule différemment. En ce temple de saison, un silence divin étouffe le quotidien. J’y retrouve cette féérie qui me réconcilie avec le rude hiver à ma porte.
Les colonnes de glace offrent des impressions de cathédrales. L'atmosphère irréelle de cet endroit givré est à son meilleur. Je m'en imprègne. J’aime bien le parcourir seule en ma bulle d’images. J’aime le hanter lorsque les grappes de touristes ont quitté les lieux et que l’on peut ressentir toute son essence glacée. Pour ma première expérience, je suis choyée. Je n’ai même pas froid. Le secret est de se garder les pieds au chaud. Impossible de tenir en un tel endroit lorsque les pieds gèlent. Mes bottes de yéti me protègent. Je me laisse glisser dans l’expérience givrée. En silence, je chasse l’éphémère…
Winterland
Étrange comment les perceptions peuvent changer selon les expériences. Pour la québécoise que je suis le voile blanc que je vois sur les paysages parisiens me fait à peine penser à de la neige. Alors que je regarde par ma fenêtre, les flocons recommencent à tomber. Une petite tempête s’annonce à l’horizon qui se teinte d’ivoire. C'est comme si l’on vivait en noir et blanc. Je ne vois au delà de ma maison qu'un horizon lunaire parsemé de dunes blanches. Je tourne les yeux vers l'écran et ce voile blanc au loin me semble si fin...
Je regarde le téléjournal sur TV5, je parcoure en ligne les nouvelles fraîches d’Europe. En France, l’actualité est frigorifiée. La France est paralysée par une vague d'hiver qui attaque avec ferveur certaines régions. Les jeunes font du snowboard dans les rues de Marseille! L'on parle de grand froid, j'entends -10 et je ne peux m’empêcher de sourire. Même si je n'arrive pas à paniquer devant cette actualité (à peine si je frissonne), même si je me sens un peu blasée devant une telle situation, je leur souhaite cependant de ne pas manquer d'électricité. Pour une fois, là-bas goûte un peu d'ici. Chez nous, les vagues de grand froid caressent le -35 dans le vent. Pour ma peau gavée d’hiver -10, c'est doux, j'ai hâte que l'on y revienne...
Je lis les deux centimètres d’Akynou, j’imagine le voile blanc qui dépayse les novices. Et je regarde par ma fenêtre mon horizon lunaire. En ma contrée éloignée, il doit neiger deux centimètres tous les deux jours, c’est si anodin, que l’on n’en parle à peine. Au mieux, on le constate! Deux centimètres, c’est juste l’hiver qui nous ensorcelle à petits flocons.
Ici, rendu au creux de la saison, avant quinze à vingt centimètres de précipitations, l’on ne fait plus guère attention à la neige. Elle est l’hiver. Elle fait partie de notre univers comme l’air que l’on respire. D’ailleurs l’air y est givré. L’air cristallise les narines, il se fait substance de saison. Il glace tout sur son passage. Mais l’on ne parle pas de grands froids avant -30. En moyenne, la température tourne autour de -15, -20 dans le vent. Rien d’alarmant. L’air ambiant se transforme en volutes d’hiver, visibles à l’œil nu. Mais c’est dépassé -25 que cela se corse, dépassé -25 dans le vent, le congélateur extérieur carbure à plein régime. Pourtant la vie continue, même par -30, les gens sortent dans les rues pour faire la fête...
Depuis le début de la saison, l’on est déjà passé au travers deux vagues bien frette! Parce-que passé -20, ce n’est plus froid qu’il fait, c’est frette! Lorsque tu sors trois minutes sur ton balcon et que t’as l’impression d’être entré dans un congélateur. Que le congélateur a avalé l’atmosphère depuis plusieurs jours déjà (parfois des semaines avant une journée douce), et qu’encore une fois, le froid intense pince la peau et picote les yeux, l’hiver te prend alors à la gorge. Il est si présent qu’il en devient concret, palpable, il devient une entité en soi. Et l'on en fait des chansons...
Chez moi, les bancs de neige ont dépassé le mètre depuis quelques semaines déjà. Tout est blanc comme neige! La nature s'est suspendue au rythme polaire. Est-ce que j'habite encore sur la Terre? Suis-je sur une autre planète? Ma pelouse est un désert de dunes enneigées. Le lac est un pré immaculé sur lequel l'on peut se balader. Même si les gens grognent de temps en temps au sujet du déneigement. On est « calicement » bien déneigé! Une fois la routine d’hiver enclenchée, les machineries de combats, lourdes et légères, pénètrent le cycle des jours. L’armée humaine se met en branle et nous fraie un passage d’hiver. Les déneigeuses, les tracteurs armés de leur pelle mécanique et autres bestioles du genre font autant partie du quotidien que les bus jaunes qui desservent les écoles. C’est l’hiver qui nous met en conserves...
"AVERTISSEMENT DE NEIGE: Québec a 04H16 HNE LE MERCREDI 7 JANVIER 2009
DES ACCUMULATIONS DE 15 A 30 CENTIMÈTRES SONT ATTENDUES SUR CES RÉGIONS. LE SYSTÈME DÉPRESSIONNAIRE JUSTE AU SUD DES GRANDS LACS CE MATIN ATTEINDRA LE SUD DU QUÉBEC CE SOIR. UN SECOND SYSTÈME PRENDRA ALORS LA RELÈVE SUR LA COTE DU NORD-EST DES ÉTATS-UNIS PUIS POURSUIVRA SON CHEMIN, TOUT EN S'INTENSIFIANT, POUR FINALEMENT ATTEINDRE TERRE-NEUVE JEUDI SOIR. LA NEIGE DÉJÀ PRÉSENTE SUR LE SUD-OUEST DU QUÉBEC CE MATIN SE PROPAGERA SUR LE CENTRE AUJOURD'HUI PUIS SUR L'EST DE LA PROVINCE CE SOIR ET CETTE NUIT. LES PRÉCIPITATIONS ABONDANTES COMBINÉE AUX VENTS MODÉRÉS OCCASIONNERONT DE LA POUDRERIE PAR ENDROITS. LA NEIGE POURRAIT ETRE BRIÈVEMENT MÊLÉE DE GRÉSIL ET DE PLUIE VERGLAÇANTE PRÈS DE LA FRONTIÈRE AMÉRICAINE EN APRÈS-MIDI OU EN SOIRÉE AUJOURD'HUI. D'AUTRES RÉGIONS POURRAIENT S'AJOUTER A CET AVERTISSEMENT AU FUR ET A MESURE QUE LA DÉPRESSION POURSUIVRA SA ROUTE VERS L'EST JEUDI."
Étrange comment les perceptions peuvent changer selon les expériences. Pour la québécoise que je suis le voile blanc que je vois sur les paysages parisiens me fait à peine penser à de la neige. Alors que je regarde par ma fenêtre, les flocons recommencent à tomber. Une petite tempête s’annonce à l’horizon qui se teinte d’ivoire. C'est comme si l’on vivait en noir et blanc. Je ne vois au delà de ma maison qu'un horizon lunaire parsemé de dunes blanches. Je tourne les yeux vers l'écran et ce voile blanc au loin me semble si fin...
Je regarde le téléjournal sur TV5, je parcoure en ligne les nouvelles fraîches d’Europe. En France, l’actualité est frigorifiée. La France est paralysée par une vague d'hiver qui attaque avec ferveur certaines régions. Les jeunes font du snowboard dans les rues de Marseille! L'on parle de grand froid, j'entends -10 et je ne peux m’empêcher de sourire. Même si je n'arrive pas à paniquer devant cette actualité (à peine si je frissonne), même si je me sens un peu blasée devant une telle situation, je leur souhaite cependant de ne pas manquer d'électricité. Pour une fois, là-bas goûte un peu d'ici. Chez nous, les vagues de grand froid caressent le -35 dans le vent. Pour ma peau gavée d’hiver -10, c'est doux, j'ai hâte que l'on y revienne...
Je lis les deux centimètres d’Akynou, j’imagine le voile blanc qui dépayse les novices. Et je regarde par ma fenêtre mon horizon lunaire. En ma contrée éloignée, il doit neiger deux centimètres tous les deux jours, c’est si anodin, que l’on n’en parle à peine. Au mieux, on le constate! Deux centimètres, c’est juste l’hiver qui nous ensorcelle à petits flocons.
Ici, rendu au creux de la saison, avant quinze à vingt centimètres de précipitations, l’on ne fait plus guère attention à la neige. Elle est l’hiver. Elle fait partie de notre univers comme l’air que l’on respire. D’ailleurs l’air y est givré. L’air cristallise les narines, il se fait substance de saison. Il glace tout sur son passage. Mais l’on ne parle pas de grands froids avant -30. En moyenne, la température tourne autour de -15, -20 dans le vent. Rien d’alarmant. L’air ambiant se transforme en volutes d’hiver, visibles à l’œil nu. Mais c’est dépassé -25 que cela se corse, dépassé -25 dans le vent, le congélateur extérieur carbure à plein régime. Pourtant la vie continue, même par -30, les gens sortent dans les rues pour faire la fête...
Depuis le début de la saison, l’on est déjà passé au travers deux vagues bien frette! Parce-que passé -20, ce n’est plus froid qu’il fait, c’est frette! Lorsque tu sors trois minutes sur ton balcon et que t’as l’impression d’être entré dans un congélateur. Que le congélateur a avalé l’atmosphère depuis plusieurs jours déjà (parfois des semaines avant une journée douce), et qu’encore une fois, le froid intense pince la peau et picote les yeux, l’hiver te prend alors à la gorge. Il est si présent qu’il en devient concret, palpable, il devient une entité en soi. Et l'on en fait des chansons...
Chez moi, les bancs de neige ont dépassé le mètre depuis quelques semaines déjà. Tout est blanc comme neige! La nature s'est suspendue au rythme polaire. Est-ce que j'habite encore sur la Terre? Suis-je sur une autre planète? Ma pelouse est un désert de dunes enneigées. Le lac est un pré immaculé sur lequel l'on peut se balader. Même si les gens grognent de temps en temps au sujet du déneigement. On est « calicement » bien déneigé! Une fois la routine d’hiver enclenchée, les machineries de combats, lourdes et légères, pénètrent le cycle des jours. L’armée humaine se met en branle et nous fraie un passage d’hiver. Les déneigeuses, les tracteurs armés de leur pelle mécanique et autres bestioles du genre font autant partie du quotidien que les bus jaunes qui desservent les écoles. C’est l’hiver qui nous met en conserves...
"AVERTISSEMENT DE NEIGE: Québec a 04H16 HNE LE MERCREDI 7 JANVIER 2009
DES ACCUMULATIONS DE 15 A 30 CENTIMÈTRES SONT ATTENDUES SUR CES RÉGIONS. LE SYSTÈME DÉPRESSIONNAIRE JUSTE AU SUD DES GRANDS LACS CE MATIN ATTEINDRA LE SUD DU QUÉBEC CE SOIR. UN SECOND SYSTÈME PRENDRA ALORS LA RELÈVE SUR LA COTE DU NORD-EST DES ÉTATS-UNIS PUIS POURSUIVRA SON CHEMIN, TOUT EN S'INTENSIFIANT, POUR FINALEMENT ATTEINDRE TERRE-NEUVE JEUDI SOIR. LA NEIGE DÉJÀ PRÉSENTE SUR LE SUD-OUEST DU QUÉBEC CE MATIN SE PROPAGERA SUR LE CENTRE AUJOURD'HUI PUIS SUR L'EST DE LA PROVINCE CE SOIR ET CETTE NUIT. LES PRÉCIPITATIONS ABONDANTES COMBINÉE AUX VENTS MODÉRÉS OCCASIONNERONT DE LA POUDRERIE PAR ENDROITS. LA NEIGE POURRAIT ETRE BRIÈVEMENT MÊLÉE DE GRÉSIL ET DE PLUIE VERGLAÇANTE PRÈS DE LA FRONTIÈRE AMÉRICAINE EN APRÈS-MIDI OU EN SOIRÉE AUJOURD'HUI. D'AUTRES RÉGIONS POURRAIENT S'AJOUTER A CET AVERTISSEMENT AU FUR ET A MESURE QUE LA DÉPRESSION POURSUIVRA SA ROUTE VERS L'EST JEUDI."
vendredi, mars 21, 2008
"Donner au suivant"De mon coin de brousse, j'ai aperçu cette petite vague virtuelle, surfant sur des élans de générosité, qui parcoure la blogosphère. Intellex a écrit un bien beau billet sur le sujet...
Ceci m’a inspirée une idée glacée. Grâce à ma fonction particulière d'ambassadrice d'hiver, il me reste encore quelques certificats cadeaux (d’une valeur de 25$) qui donnent droit à une entrée et une boisson gratuite pour l’hôtel de glace. Plusieurs de mes amis en ont déjà profité. Sans compter le super troc que j'ai fait avec Vanou! De jolies boucles d'oreilles irisées contre un certificat glacé.
Cette année, j’ai même poussé ma générosité jusqu'à offrir notre nuit gratuite en une suite (qui coûte la peau des fesses) à des amis qui en rêvaient depuis des années. Kay et Alex adorent les activités hivernales. Kay m’avait maintes fois soufflée à l’oreille combien elle aimerait connaître l’expérience d’une nuit à l’hôtel de glace. Cette année, elle quitte la région pour se rapprocher de son coin natal. Enceinte de quelques mois, sa vie va se transformer radicalement dans les prochaines saisons. Je me suis dit que cela ferait un joli cadeau d’adieu. L’homme a grogné un peu même s’il a approuvé ma démarche. C’est vrai que c’est un peu le sacrifice d’une soirée romantique mais le plaisir de donner reste bien agréable. Le plaisir de donner et de voir la joie briller dans les pupilles d'autrui. Une sensation douce pour combattre la morosité ambiante...
Kay et Alex y sont allés durant une douce nuit pailletée de flocons moelleux. Ils ont adoré leur expérience. Ils en ont bien profité. J’étais heureuse de les voir rayonner de bonheur. L’hôtel de glace est une expérience féérique. C’est autre façon d’expérimenter la rude saison. Alors en ce temps de Pâques qui ressemble à Noël, j’offre deux visites gratuites à qui voudra profiter de l’hôtel de glace. Vu la saison que l'on a, ce palace d'hiver est encore en très bon état, il ne devrait pas fermer ses portes avant début avril. Alors si cela vous dit, faites moi signe, je suis juste de l'autre coté de l'écran…
mercredi, janvier 30, 2008
Soir d’inauguration glacée…
Il fait -30 sous les étoiles. Nous nous habillons chaudement, couches par dessus couches, nous nous armons contre l’hiver. Nous sortons bien emmitouflés, ce n’est pas le genre de soirée où l’on se fait beau, c’est le genre de soirée où l’on se fait chaud. Dès que je mets un pied dehors et que je respire ma première bouffée d’air mes narines se givrent! L’homme marmonne. Je grogne. En quelques minutes de voiture, nous arrivons bien gelés devant cet igloo fantastique…
Il y a plus de monde que les autres années, l’endroit est bondé à pleine capacité, un amuseur de feu éclaire l’entrée. Cela grouille de partout. Un groupe de rock remue l’air de la discothèque. Il y a assez de monde pour que cela génère une chaleur humaine presque palpable. L’extérieur est glacial, l’intérieur est confortable...
C’est le temps des feux d’artifices, la foule se presse dans l’immense cour intérieure de ce palais arctique. Le spectacle est à couper le souffle, la foule réchauffe la nuit et les regards s’extasient…
Une fois les feux terminés, la foule migre de nouveau dans les entrailles de cette incroyable construction. Le groupe de rock n’est pas mauvais, il fait de bonnes reprises et le chanteur se prend tant pour Bono qu'il s’y croit assez pour faire lever la fête sous les voutes de neige. La musique nous enivre. L'on danse avec tout le bonheur d'avoir chaud...
L’on s’attarde au Lounge où l’on boit un verre de glace en amoureux. Moi qui ne tient d'habitude point l'alcool le supporte plutôt bien en ces murs d'hiver qui me rafraichissent l'esprit. Je sirote avec gourmandise mon amarula sur glace. L’endroit fait entièrement de neige absorbe les sons et les étouffent en une étrange ambiance fraiche et feutrée. L’on peut danser sur les tables de glace de la discothèque et parler paisiblement dans la salle voisine en oubliant complètement l’atmosphère survoltée qui s’éclate à deux pas, cela a un petit coté "romantico-magique". L'on se serre l'un contre l'autre...
L’on rencontre des connaissances, la soirée est belle, la lune brille dans un ciel d’encre, l’atmosphère est si aimable que l’on s’attarde plus longtemps que l’on ne l’avait prévu. Au final, cette soirée nous a enchanté malgré nous. Cette fois-ci encore, la féérie de l'endroit nous aura emporté les idées. Plein de bonne humeur, l’on rentre dans la nuit congelée le sourire givré sur les lèvres…
Il fait -30 sous les étoiles. Nous nous habillons chaudement, couches par dessus couches, nous nous armons contre l’hiver. Nous sortons bien emmitouflés, ce n’est pas le genre de soirée où l’on se fait beau, c’est le genre de soirée où l’on se fait chaud. Dès que je mets un pied dehors et que je respire ma première bouffée d’air mes narines se givrent! L’homme marmonne. Je grogne. En quelques minutes de voiture, nous arrivons bien gelés devant cet igloo fantastique…
Il y a plus de monde que les autres années, l’endroit est bondé à pleine capacité, un amuseur de feu éclaire l’entrée. Cela grouille de partout. Un groupe de rock remue l’air de la discothèque. Il y a assez de monde pour que cela génère une chaleur humaine presque palpable. L’extérieur est glacial, l’intérieur est confortable...
C’est le temps des feux d’artifices, la foule se presse dans l’immense cour intérieure de ce palais arctique. Le spectacle est à couper le souffle, la foule réchauffe la nuit et les regards s’extasient…
Une fois les feux terminés, la foule migre de nouveau dans les entrailles de cette incroyable construction. Le groupe de rock n’est pas mauvais, il fait de bonnes reprises et le chanteur se prend tant pour Bono qu'il s’y croit assez pour faire lever la fête sous les voutes de neige. La musique nous enivre. L'on danse avec tout le bonheur d'avoir chaud...
L’on s’attarde au Lounge où l’on boit un verre de glace en amoureux. Moi qui ne tient d'habitude point l'alcool le supporte plutôt bien en ces murs d'hiver qui me rafraichissent l'esprit. Je sirote avec gourmandise mon amarula sur glace. L’endroit fait entièrement de neige absorbe les sons et les étouffent en une étrange ambiance fraiche et feutrée. L’on peut danser sur les tables de glace de la discothèque et parler paisiblement dans la salle voisine en oubliant complètement l’atmosphère survoltée qui s’éclate à deux pas, cela a un petit coté "romantico-magique". L'on se serre l'un contre l'autre...
L’on rencontre des connaissances, la soirée est belle, la lune brille dans un ciel d’encre, l’atmosphère est si aimable que l’on s’attarde plus longtemps que l’on ne l’avait prévu. Au final, cette soirée nous a enchanté malgré nous. Cette fois-ci encore, la féérie de l'endroit nous aura emporté les idées. Plein de bonne humeur, l’on rentre dans la nuit congelée le sourire givré sur les lèvres…
jeudi, janvier 24, 2008
Au creux de l'hiverAlors que l'hiver reprend de ses forces arctiques, la journée se déroule dans un froid mortel sous un soleil de glace. Je ne mets pas un pied dehors. Ce soir, c'est l'inauguration de l'hôtel de glace, ceci veut dire cérémonie et célébrations en plein air! J'en grelote d'avance. Comme si chaque inauguration devait se tenir durant les nuits les plus froides de l'hiver. Évidement c'est de circonstance...
Cela va être tout un défi photographique. À cette température là, le froid pince tant qu'il brûle! Je deviens une experte de la photographie en conditions extrêmes. Si la température ressentie dépasse le -30, je ne suis pas sure d'en ramener les meilleures prises! Enfin, il y a toujours l'hôtel où se réfugier puisqu'à l'intérieur il ne fera qu'un tout petit -5! Accompagnée de mon homme pour me réchauffer je vais courageusement aller mettre mes deux pieds dehors et essayer de ne pas perdre mes doigts sous les étoiles....
* T. ressentie: -28
* Vents: O 19km/h
* Humidité relative: 49%
* Pression: 101.91 kPa
* Visibilité: 24.0 km
* Plafond: illimité
dimanche, janvier 13, 2008
M'zelle Soleil adopte l'hotel de glace avec des furieuses envies de "Zocola Shau". Elle semble tout à fait consciente de la magie qui imprègne ce lieu fait de neige et de glace. En son monde de merveilles, elle observe avec attention cet endroit surréel. Sage comme une image (si on oublie la petite fixation sur le chocolat chaud), elle pénètre avec charme ce palais d'hiver incroyable. Elle s'en délecte les impressions bambines. Elle palpe, elle léchouille, elle regarde, elle couraille...
M'zelle Soleil adore l'atmosphère musicale du bar d'hiver, elle danse sur un socle de glace et fait fondre les passants. C'est là que l'idée du chocolat chaud émerge dans sa tête et ne veut plus en sortir. Elle trouve l'objectif d'une camera de télévision qui vient rassurer la population que malgré le temps doux l'édifice glacé reste stable. La nouvelle est d'actualité. La petite fille s'amuse sous l'œil des medias en quête d'images fortes. Tout est sous contrôle. L'hôtel ne s'effondra pas sur la tête des curieux qui l'habitent le temps d'une visite féérique...
Je découvre à la boutique les nouvelles tasses de la saison qui exposent mes photos "made in quebec". Je suppose que la tasse de base est "made in China" (comme tout ce qui nous matérialise mais c'est un autre sujet moins léger) malgré tout les images sont bien locales et la finition du produit aussi. J'ai travaillé avec la graphiste de l'entreprise qui personnalise ces tasses durant l'automne afin de concocter deux mosaïques qui ornent désormais cet objet à l'effigie de l'hotel de glace. C'est mon produit dérivé vedette. L'année dernière, ce fut le plus vendeur et à moitié de saison, les stocks étaient à sec. Du coup, la direction en a commandé davantage, si cette année suit les tendances passées, j'ai bon espoir qu'elles partiront dans les bagages de toutes sortes de monde. Les touristes sont ici comme des abeilles dans une ruche. "Mes tasses" s'écoulent comme du miel. Je soupçonne même que plusieurs de celles-ci retrouveront le chemin de la Chine! J'ai une pensée en forme de sourire pour celles qui offriront des cafés et des thés en Amérique du Sud, qui serviront en une maison tropicale...
L'hôtel de glace subit les affronts de la saison avec patience. Sa construction va bon train entre deux caprices de la météo! Il est à moitié achevé, encore quelques semaines et la chapelle devrait accueillir les mariages à saveur arctiques. Le lounge fera concurrence au N'Ice Bar et j'irai m'y réfugier comme à mes habitudes. Une énorme glissade est aussi prévue pour accentuer l'effet de l'entrée cathédrale. Il ne reste plus qu'à espérer que l'hiver tiendra ses promesses de "froidures"...
mardi, janvier 08, 2008
Palais glacé.
Œuvre éphémère qui surgit des rigueurs de l'hiver pour fondre dans les redoux du printemps. Cette année encore j'errerai dans ses couloirs de neige pour essayer d'attraper quelques images gelées.
L'inauguration officielle aura lieu à la fin du mois de janvier mais les portes sont ouvertes depuis le début de l'année. Il reste quelques finitions et détails à achever, plus les années passent et plus mon regard se fait critique, j'observe les réactions des visiteurs de passage. Les « Oh! » fusent des lèvres inconnues, les regards s'extasient, toujours cette même sensation d'émerveillement. Cet étonnant palais de glace ne laisse personne indifférent. Il dépasse les limites de l'imaginaire...
La pluie et les températures douces qui nous accablent ces jours ci en mettent pas en danger la structure de l'édifice. La pluie laissera quelques taches sur la blancheur des murs de neige mais les parties non terminées n'en seront pas affectées. Cet endroit surréaliste fait d'éphémère est à la merci du temps qui le génère. Cette année encore, je m'imprègnerai de ce palace d'hiver pour essayer d'en immortaliser les atmosphères givrées.
Œuvre éphémère qui surgit des rigueurs de l'hiver pour fondre dans les redoux du printemps. Cette année encore j'errerai dans ses couloirs de neige pour essayer d'attraper quelques images gelées.
L'inauguration officielle aura lieu à la fin du mois de janvier mais les portes sont ouvertes depuis le début de l'année. Il reste quelques finitions et détails à achever, plus les années passent et plus mon regard se fait critique, j'observe les réactions des visiteurs de passage. Les « Oh! » fusent des lèvres inconnues, les regards s'extasient, toujours cette même sensation d'émerveillement. Cet étonnant palais de glace ne laisse personne indifférent. Il dépasse les limites de l'imaginaire...
La pluie et les températures douces qui nous accablent ces jours ci en mettent pas en danger la structure de l'édifice. La pluie laissera quelques taches sur la blancheur des murs de neige mais les parties non terminées n'en seront pas affectées. Cet endroit surréaliste fait d'éphémère est à la merci du temps qui le génère. Cette année encore, je m'imprègnerai de ce palace d'hiver pour essayer d'en immortaliser les atmosphères givrées.
lundi, février 12, 2007
Trinquer l'Hiver
Noyer les blues givrés en des verres gelés. Laisser délirer les imaginations fantasques. Se réchauffer les idées transies. Inspirer des bouffées de fantastique. Savourer les délices translucides d'une blanche saison aux atmosphères congelées. À la vôtre...
Noyer les blues givrés en des verres gelés. Laisser délirer les imaginations fantasques. Se réchauffer les idées transies. Inspirer des bouffées de fantastique. Savourer les délices translucides d'une blanche saison aux atmosphères congelées. À la vôtre...
dimanche, janvier 30, 2005
L’étonnant destin des photos de l’hôtel de glace…
Le monde de Flickr me met sur les fesses régulièrement et le petit voyage de mes photos de l’hotel de glace autour de la planète me laisse bouche bée! Tout un engouement pour ce palais de glace qui me fascina tout autant que la plupart. Ces images ont pénétré la blogosphère anglophone et se sont même promenées en des endroits que je ne puis lire comme ici ou là et là. J'en retrouve aussi des traces par ici, là, ici ou encore là et là, là! Toute une promenade pour ces photos de glace. L'hiver qui se fantasme. Lalala, lalala, lalala...
C'est comme une "toune" qui me trotte dans la tête, une chanson de Flickr, et comble de surprise, Flickr a désormais une chanson! Je reconnais l'auteur comme l'un des mes contacts du coté de cette virtuelle réalité. Curieuse, j'écoute cette chanson. Quelle n'est pas alors ma surprise d'y découvrir mon nom (pseudo parmi les pseudos)!!! Je manque quand même de tomber par terre, de sauter en l'air, de me renverser l'être. Quel étrange monde! Le pouvoir des images est fort. Magie étonnante des images données. Voilà pas qu'Etolane est entrée dans une chanson anglaise!
Sur le coup, je fais un moyen saut. Le temps que j'enregistre le principe et y'a déjà un remix en ligne! Je réalise que je n'avais même jamais pensé à une autre prononciation que celle que l'on fait en français! Niaiseuse de moi! Quelle surprise que de l'entendre en anglais et chanté! Incorporé dans la soupe virtuelle de Flickr, oh! c'est pas grand chose, juste un petit nom qui s'envole au milieu d'autres, une ribambelle, une ritournelle et puis moi je ne suis pas nue. C'est Selkie qui se déshabille! Moi, je ne fais que passer entre deux idées. Je me balade entre lac, arbres et givre d'humanité. Je ne sais que miauler des phrases éparses, capter quelques instants qui s'effacent...
Devrais-je en profiter pour me reculer et regarder l’étonnant destin de ce prénom ressorti par mystère du néant de la nuit des temps? Je suis toute émue, un peu émotionnée. Que de sensations surréalistes qui passent à travers cette machine informatique qui accélère le futur sous mon nez. La planète se fait toute petite, l’on se rencontre sans se voir, l'on s'apprécie sans se connaître, l’on partage avec l’invisible et ceci crée des choses qui se glissent dans le visible pour nous toucher de plein fouet. Perdue au milieu de nulle part, en compagnie de mes amis imaginaires, je chantonne. Rockin' my little iced world...
Je me recule davantage pour essayer de comprendre ces étranges sens. Trois pas de danse, je virevolte la tête froide mais le coeur chaud, lalalala, je m’évapore dans la réalité de mes jours gelés. Dans cette dimension faite de visible et d’obligations, dans celle qui s’affronte et se force car pavée d’obstacles réels et de petites misères humaines. Lalalala, laaallaaala, lalala…
Le monde de Flickr me met sur les fesses régulièrement et le petit voyage de mes photos de l’hotel de glace autour de la planète me laisse bouche bée! Tout un engouement pour ce palais de glace qui me fascina tout autant que la plupart. Ces images ont pénétré la blogosphère anglophone et se sont même promenées en des endroits que je ne puis lire comme ici ou là et là. J'en retrouve aussi des traces par ici, là, ici ou encore là et là, là! Toute une promenade pour ces photos de glace. L'hiver qui se fantasme. Lalala, lalala, lalala...
C'est comme une "toune" qui me trotte dans la tête, une chanson de Flickr, et comble de surprise, Flickr a désormais une chanson! Je reconnais l'auteur comme l'un des mes contacts du coté de cette virtuelle réalité. Curieuse, j'écoute cette chanson. Quelle n'est pas alors ma surprise d'y découvrir mon nom (pseudo parmi les pseudos)!!! Je manque quand même de tomber par terre, de sauter en l'air, de me renverser l'être. Quel étrange monde! Le pouvoir des images est fort. Magie étonnante des images données. Voilà pas qu'Etolane est entrée dans une chanson anglaise!
Sur le coup, je fais un moyen saut. Le temps que j'enregistre le principe et y'a déjà un remix en ligne! Je réalise que je n'avais même jamais pensé à une autre prononciation que celle que l'on fait en français! Niaiseuse de moi! Quelle surprise que de l'entendre en anglais et chanté! Incorporé dans la soupe virtuelle de Flickr, oh! c'est pas grand chose, juste un petit nom qui s'envole au milieu d'autres, une ribambelle, une ritournelle et puis moi je ne suis pas nue. C'est Selkie qui se déshabille! Moi, je ne fais que passer entre deux idées. Je me balade entre lac, arbres et givre d'humanité. Je ne sais que miauler des phrases éparses, capter quelques instants qui s'effacent...
Devrais-je en profiter pour me reculer et regarder l’étonnant destin de ce prénom ressorti par mystère du néant de la nuit des temps? Je suis toute émue, un peu émotionnée. Que de sensations surréalistes qui passent à travers cette machine informatique qui accélère le futur sous mon nez. La planète se fait toute petite, l’on se rencontre sans se voir, l'on s'apprécie sans se connaître, l’on partage avec l’invisible et ceci crée des choses qui se glissent dans le visible pour nous toucher de plein fouet. Perdue au milieu de nulle part, en compagnie de mes amis imaginaires, je chantonne. Rockin' my little iced world...
Je me recule davantage pour essayer de comprendre ces étranges sens. Trois pas de danse, je virevolte la tête froide mais le coeur chaud, lalalala, je m’évapore dans la réalité de mes jours gelés. Dans cette dimension faite de visible et d’obligations, dans celle qui s’affronte et se force car pavée d’obstacles réels et de petites misères humaines. Lalalala, laaallaaala, lalala…
































