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mardi, décembre 14, 2010

Chapitre 2 #Bellesabloguer. Le débat du midi...

Lundi gris, le ciel dégouline. C'est avril en décembre. Les saisons perdent la tête et je rassemble mes idées pour repartir du coté de Belles à bloguer...

Avec cette journée remplie de geekettes en devenir, j'ai réalisé combien le Web féminin était rempli de complicités.

En cette conférence tournée sur le Web, les femmes se reconnaissaient et les conversations se liaient facilement. Il en résultait une atmosphère de confiance et de partage particulièrement agréable.

Une fois le brunch entamé, l'assemblée s'est dirigée vers la salle de conférence pour le débat maternel du midi. Ce débat tournait autour des mères dans la blogosphère, parfaites ou imparfaites?

En l'investissement absolu que j'avais donné à la petite enfance de ma fille, je représentais la version "parfaite" de la mère de blogosphère. Un lourd chapeau à porter. Est-ce que j'allais me faire lyncher?

Depuis quelques années, la mode des indignes et imparfaites coure sur le Web. Même si je n'ai jamais adhéré à ce mouvement maternel, je peux en comprendre les fondements. C'est un coté de la médaille parentale. Mais ce n'est pas celui que je porte en mes mots.

Je sais que la perfection n'existe pas. L'humanité est imparfaite et c'est un fait. Mais l'excellence existe. Et pourquoi ne pas désirer exceller à l'art d'être mère? Est-ce trop d'ambition maternelle pour une femme moderne?

Le débat du midi

Devant une centaine de femmes, accompagnée de Nadine Deschenaux et de Marie-Claude Lortie, je me suis donc retrouvée au cœur de l'action.

Je dois avouer que Marie-Claude Lortie m'intimidait un peu. Mais je l'ai trouvé sympathique. J'ai perçu sa douceur maternelle au fil de ses paroles partagées. Et je suis pas mal sure que Nadine est aussi ""parfaitement imparfaite" que je suis "imparfaitement parfaite". Avant tout, nous sommes des mères. Des mères normales. Ouvertes à la réflexion. Des femmes réfléchies...

Accompagnée des résultats d'un sondage de la Fondation Lucie et André Gagnon, la discussion a pris forme. Guidée par les questions de Katerine-Lune, chacune a pu exprimer cette nuance personnelle qui fait d'elle une mère. C'est d'ailleurs ce que j'ai le plus apprécié de cette expérience, pouvoir partager, en toute liberté, divers points de vue sur la maternité. Pouvoir en discuter franchement tout en se respectant mutuellement.

Si seulement l'on pouvait remuer les courants de pensées dans le bon sens de l'humanité. Arrêter de se critiquer pour arriver à mieux se comprendre. Ne pas juger pour mieux communiquer. C'est la folle utopie que je cultive au creux de ma cervelle sauvage...

Au cours de la discussion, Marie-Claude m'a aussi fait réaliser que si j'avais arrêté tout ce qui faisait ma vie féminine d'avant la naissance de M'zelle Soleil, il y a une chose que j'ai toujours continué de faire: bloguer. En effet, durant quelques années, ce blogue a été mon principal lien mental avec le monde extérieur.

Et durant ce débat hautement féminin, il a été intéressant de découvrir ces statistiques qui prenaient le pouls maternel des québécoises.

Aperçu du Sondage sur les mamans du Québec de la Fondation Lucie et André Gagnon

La pression ressentie par les mamans, famille et amis:

- 19% ressentent de la pression de la part de leurs amies
- 21% de la part de leurs parents
- 26% de la mère de leur conjoint
- 32% de la leur mère

À noter, 85 % des mamans sondées ressentent de la pression d'elle-même.

Faites-vous confiance à votre conjoint pour vous occuper de votre enfant aussi bien que vous?

- 68% lui font tout le temps confiance
- 30% ne lui font pas vraiment confiance
- 2% sans réponse

Croyez-vous que vous avez les habilités parentales necessaires pour bien prendre soin de votre enfant?

- 71% pensent que oui
- 28% se questionnent
- 1% préfère ne pas répondre

Mots qui définissent la mère parfaite: sereine, compréhensive, présente, attentive, efficace, dévouée, aimante, heureuse, généreuse, affectueuse, dynamique, calme, douce

Mots qui vont à l'encontre de la mère parfaite: irritable, maussade égoïste, absente, froide, fatiguée, autoritaire, agressive, fâchée, triste, intolérante, froide, insécure, brusque, stressée, impatiente

Expériences et ambitions personnelles

Pour mieux expliquer mon propre cheminement maternel, j'ai accepté de partager quelques expériences personnelles. Ce sont ces expériences et réflexions qui me façonnent l'être. Elles font que je suis ce que je suis aujourd'hui.

Lorsque l'on a senti la mort agripper sa peau au moment où l'on venait de donner la vie, de profondes perspectives se creusent en soi. Elles s'emboitent avec celles de l'enfance que l'on a vécue et l'importance de ce que l'on veut vivre adulte.

Je ressens le besoin de donner le meilleur de moi-même à cet enfant que j'ai failli ne pas connaitre. Je suis si reconnaissante d'être là, vivante avec elle, que je suis incapable de m'en plaindre même lorsque c'est difficile. J'ai à cœur le bien-être de sa petite enfance. J'en ressens une stimulante responsabilité. Il est vrai que je me mets une certaine pression sur les épaules...

Je ne crois pas être une maman parfaite. J'espère cependant être une bonne maman. Une maman aimante qui permet à son enfant d'évoluer à son plein potentiel. Une maman qui guide et console. Une maman qui veille et surveille. Une maman qui observe et comprend. Une maman qui sait aussi apprendre de son enfant.

En ma tristesse de ne pas faire d'autres bébés, j'ai la chance d'être la maman d'une petite fille, non pas parfaite mais éveillée et en santé. C'est mon enfant idéale et pour elle j'aimerais être la mère idéale.

J'ai conscience de cette chance que nous avons d'être deux à l'élever. Je sais combien la dynamique monoparentale est une autre histoire pour l'avoir vécue en tant qu'enfant. Je voue aussi une admiration sans borne aux parents d'enfants malades ou handicapés. Pour avoir traversé six semaines avec une fillette à la jambe plâtrée cet été, j'ai tout à fait réalisé la chance que c'était d'avoir une enfant en santé. De plus, je n'en ai qu'une! L'élever convenablement est la moindre des choses...

J'ai aussi la chance d'avoir une enfant facile à éduquer. Enfin, aussi facile qu'il peut être d'éduquer un enfant! Car ce n'est pas non plus une partie de plaisir de chaque instant. C'est une périlleuse aventure. Mais j'ai trop conscience de mes chances pour ne pas les apprécier. Et si j'ai passé les premières années de sa vie à m'oublier pour être à ses cotés, je n'en regrette rien. Est-ce si malsain de se perdre dans la petite enfance?

Malgré les sacrifices et difficultés que cela a demandé, je suis fière d'avoir respecté cette promesse que je m'étais faite à moi-même alors que la vie me quittait. Construire une relation solide avec ma fille est l'une de mes plus grandes aspirations adultes. Et je n'en suis qu'au début...

Je sais aussi que cet idéal qui habite mes idées maternelles frôle un certain désir de perfection. Alors je lâche prise par endroits. J'équilibre idéal et quotidien. Je choisis mes batailles. Je sais que la perfection n'existe pas et que l'on peut juste aspirer à être meilleur.  Et je peux affirmer qu'être sa mère m'améliore de l'intérieur...

Après m'être quelque peu oubliée dans la petite enfance de M'zelle Soleil, je retrouve la femme qui habite mon sang. Un certain équilibre se dessine tandis que l'enfant développe sa personnalité propre et devient de plus en plus autonome. L'équilibre mère/femme est un défi pour nous toutes. À chacune de trouver le sien. Celui qui correspond le mieux à sa dynamique familiale.

Je crois en la petite enfance et en son importance. Je suis heureuse d'avoir pu partager celle de M'zelle Soleil si passionnément. Ce fut tout un voyage personnel. La voir grandir, s'épanouir, exprimer ses réflexions m'est d'une joie infinie. Une joie qui me grandit, qui me nourrit, qui guérit mes peines et rassure mes peurs.

Dans le fond, ma véritable ambition est d'être une mère équilibrée. Et si dans 20 ans l'on devait demander à ma fille ce qu'elle pense de sa mère, j'espère qu'elle pourra répondre qu'elle a eu une mère cool, même si un peu collante sur les bords...

Quelques mamans de blogosphère en vrac francophone...

- "Pas plate, comme mère!" chez Les (Z)imparfaites
- Quatre mamans d'enfants différents, dont 4 fillettes dyspraxiques
- Confettis de maternité et histoires bricoleuses
- Florence-Élyse écrit
- Profession Maman
- Drôle de maman
- Des peccadilles en chroniques
- Chroniques sympathiques
- Un coin de Bretagne libre d'école! 
- Le ciel est bleu, la mère est calme
- Une famille nombreuse au Québec
- Il était une fois dans le Sud
- La marâtre joyeuse
- M comme maman
- Les Stars Filantes
- Moments de maman
- Mamamiiia
- Blogallet
- Ma vie sans moi
- Sophil de l'eau
- Paul et Margaux
- Candy's Froggy Lair
- Maman 3.0
- Yuna

Prochain et dernier chapitre #Bellesabloguer à suivre...

Chapitre 2. Le débat du midi...

vendredi, décembre 10, 2010

Entre deux chapitres montréalais...

Gazouillis attrapé sur un fil de Toile: via @karichar Ce qui inspire côté blogues: soi-même, ce qu'on aime faire, ce qui nous distingue... (conf. de @banlieusardises)


Au fil des conférences et ateliers qui se sont déroulés samedi dernier, j'ai une fois encore réalisé à quel point, depuis des années, je blogue en toute liberté...

Je connais bien des règles bloguesques (j'en comprends les tenants et aboutissants) mais je ne les applique pas obligatoirement. J'en adopte certaines, en délaisse d'autres. Parfois, j'aime même aller à contre courant. Mais surtout je blogue à ma façon. Selon mes envies et inspirations, selon mes goûts et mes couleurs. J'aime aussi garder cet espace libre de pubs. Je ne suis pas une fan de marketing. Les pubs ce n'est pas mon truc. À chacun ses trucs.

Je ne coure ni après le lectorat, les commentaires ou les statistiques. Je coure après les mots qui m'aiguisent la plume. J'écris ici par plaisir et discipline. Et si cela accroche d'autres esprits, c'est que mon plaisir est partagé. J'en suis toujours touchée. Régulièrement émue.

Je privilégie la richesse intérieure à la richesse extérieure. Les mots et signes de vie que je reçois de ceux qui passent par ici sont le meilleur salaire que je connaisse. Merci à tous ceux qui, depuis des années, viennent faire un tour de Toile en ma compagnie.

Avec ce blogue, je hisse le pavillon d'Etolane et je vogue. Libre...

Interlude...

Belles à bloguer, chapitre 1

Depuis des jours, je cogite, médite, macère, digère. Je tourne mes phrases en rond lorsqu'il est question de mes impressions bloguesque sur mon escapade urbaine.

Il est rare que mes mots m'échappent autant, qu'ils ne se disciplinent pas sous les ordres de ma cervelle. Mais sur ce sujet là, c'est chargés d'émotions qu'ils frétillent et se sauvent...

Je me noie les neurones dans mes articles technocentrés. Je prends le temps d'organiser mes idées et sentiments.

Je sais qu'avec cette aventure de Belles a bloguer, j'ai accepté d'être numériquement démasquée. J'étais prête à l'être. Ce n'était pas vraiment un problème en soi. Même si j'aime cultiver un certain flou virtuel, je savais bien que l'espace que j'avais pour le faire était en train de se rétrécir.

Aussi, en discutant avec une journaliste de la Presse au sujet de l’évènement le jour précédent, j'ai réalisé que si je ne me cachais pas au réel sur ma condition bloguesque, il était surement temps que je me me cache moins virtuellement. Son article est sorti le jour même où je suis arrivée à Montréal. Ce jour là, pour la première fois en bientôt huit ans, Etolane s'est accroché un nom de famille. J'imagine que cela fait partie du processus qui numérise nos vies.

En effet, au fil des années, le Web s'est intégré à ma vie quotidienne de multiples façons. Aucune n'est réellement négative. Tout est question de contrôle et d’équilibre. Le Web me permet de travailler, d'exposer, de m'exprimer, de créer, de partager, de "relationner" et finalement de rencontrer des personnes intéressantes. Il agrandit ma dimension mentale, artistique, professionnelle et je lui en sais gré.

Il me permet aussi de vivre cette expérience de brousse que je pratique au présent. Car si je n'étais pas ainsi connectée, je voudrais certainement retourner plus souvent à la "civilisation". Pour pouvoir vivre tranquillement au fond de ma brousse, à l'ancienne, j'ai aussi besoin d’apprécier ce futur qui façonne nos nouvelles habitudes de communication.

Durant cette fin de semaine, j'ai aussi réalisé combien cela me faisait du bien de sortir. En restant avec mon enfant à la maison si longtemps, j'ai pris un chemin de vie qui m'a beaucoup fait voyager de l'intérieur mais qui m'a enraciné de l'extérieur. Maintenant que Miss Soleil a 5 ans, je ressens une plus grande de liberté de mouvements.

Depuis sa naissance, j'adapte mon autonomie féminine à celle de son enfance. Aujourd'hui, je peux tout à fait raisonner mes culpabilités et profiter de cette vie individuelle que je retrouve. Même si la quitter m'a été difficile. Même si ce fut comme arracher un velcro et souffrir un peu, je suis partie le coeur léger pour Belles à bloguer...

Comme d'habitude lorsque l'on vient en ville, j'ai joué à Hotwire pour me trouver une chambre d'hôtel. J'aime bien Hotwire. Il me permet de dormir dans des 4 étoiles à des prix tout à fait raisonnables. D'ailleurs depuis des mois je me dis que je devrais écrire sur le sujet que cela soit ici ou là-bas. Mais ce sujet végète encore au coin de deux neurones! Un jour viendra puisque tout vient à point à qui sait attendre...

Bref, à la roulette de Hotwire, je me suis retrouvée en plein centre-ville, comme je le désirais, mais dans un quartier qui n'est pas mon favori. Un quartier rude qui fait la transition entre le quartier gay et downtown. Un quartier avec une faune urbaine à la dérive. Une faune humaine qui dérive. Une misère remplie de souffrances qui me peine.

Mais bon, revenons à mon confortable hôtel d'où la vue est imprenable. Une vue 5 étoiles sur la ville à mes pieds. Située au 25ième étage, ma chambre surplombe Montréal qui n'en finit pas de remplir l'horizon.

Souper dans un coin branché du quartier gay

Arrivée en fin d’après-midi, j'ai retrouvé Ves dans le lobby de l’hôtel pour aller souper avec elle. Mon amie Ves que je connais depuis bientôt 24 ans...

La première fille à coté de laquelle je me suis assise, un lundi matin dans un cours de français, alors que je venais de débarquer à Montréal.

Ves est un être unique, d'une bonté humaine qui m'a touchée dès le premier instant où je l'ai rencontrée. À mon sens, Ves est aussi un symbole de l'aspect multiculturel montréalais. Son père, irakien, et sa mère venue d'Honduras se sont rencontrés et aimés à Montréal. De cet amour Ves est née, moitié arabe-moitié latino, 100% montréalaise. Polyglotte, elle parle 3 langues couramment (anglais/français/espagnol), elle se débrouille très bien en japonnais et comprend un peu l'arabe. Ves, marraine de ma fille, fait partie de ma famille de coeur...

Et si cela fait 5 ans que je n'ai pas quitté homme et enfant, cela fait encore plus longtemps que l'on ne s'est pas retrouvées toutes les deux à courir les rues montréalaises! C'est agréable de fouler le pavé en sa compagnie. L'on décide d'aller manger dans le quartier gay qui est rendu "mainstream" selon mon amie. L'on s'accorde sur un resto branché à souhait. Juste ce dont j'ai besoin pour l'occasion.

L'on se trouve une table "cosy" en haut de la mezannine. Être avec Ves est si bon qu'il m'est facile de déculpabiliser comme il se doit. Je muselle la maman louve qui grogne en mon sang. L'on papote, échange, rit. L'on partage en dessert un délicieux tiramisu maison qui fait le délice de nos papilles. Je réalise combien je ne suis jamais dépaysée à Montréal. Je dis à Ves:

- C'est bizarre, à chaque fois que je suis à Montréal, tout est normal..
- Et c'est tellement normal de te voir à Montréal! Je suis vraiment contente que tu sois là.

L'on glousse de concert! En rentrant à l’hôtel, je m’arrête à un dépanneur pour acheter le Journal où est publié l'article papier Belles et blogues. Puis je rentre sagement à mon hôtel pour y travailler.

Je veux finir de préparer mon atelier photo du lendemain. Après maintes tergiversations, j'ai décidé de laisser faire le Powerpoint. Sachant que c'est un atelier pratique mais ne sachant point qui sera présent, le défi de préparation est complexe. Je prépare sept pages dans un document Word et je me dis que je devrai, de toutes façons, prendre le pouls de l'instant et trouver le "flow" qui conviendra.

Je connais bien ma matière et je veux aussi apporter une dimension Web en y incorporant certains outils offerts en ligne. Je gère stress et pression en une même concentration. Je me perd les idées dans la vue qui s'étale sous mes yeux. Je me perds le regard dans Montréal qui illumine la nuit. Tard passé minuit, je m'endors les rideaux grands ouverts.


Samedi, six heures du matin, sonne le téléphone. C'est mon réveil. Se doucher, se maquiller, s'habiller, respirer, expirer, inspirer. Le jour se lève. J'emprisonne le stress sous ma peau. Je suis prête. J'enfile mon manteau. Je prends l’ascenseur. Hèle un taxi. Celui-ci prend les traits d'un chauffeur haïtien au sourire lumineux. Un chauffeur qui se révélera un véritable ange urbain!

Pour résumer une histoire longue de 45 minutes. Le CRIM (centre de recherches informatique de Montréal) a déménagé il y a peu. Deux adresses se retrouvent sur le Web. Et ce matin là, en gestion de stress, je me suis trompée d'adresse! Bref, Dieu merci, le chauffeur de taxi fut un ange tombé du ciel et 45 minutes plus tard, j'étais au bon endroit sans être ruinée!

J'arrive juste avant que ne commencent les conférences, un peu stressée je dois l'avouer. Mais là, un autre ange m'attend. Vicky, blogueuse et édimeste du site de Coup de Pouce (que j'avais rencontrée à Jasette et Plaisirs), m’accueille avec tant de chaleur humaine que je me peux que décompresser et relaxer. Super gentille, elle me prête même son iPhone pour que je puisse tweeter en direct (vu que j'alimente et cogite le Twitter de l’évènement). J'entre dans la salle ma Flip dans une main et son iPhone dans l'autre, je m'assois dans un petit coin alors que Mélanie Thivierge commence son allocution...

La matinée Belles à bloguer...

J'essaie d'apprivoiser l'iPhone que j'ai entre les mains. Vicky est retournée vaquer à ses occupations et même si j'en connais un rayon sur les téléphones intelligents (j'écris parfois à ce propos en mes chroniques technos), je suis pas mal plus novice en pratique qu'en théorie! J'en ai bien demandé un au Père-Noël mais je crains tout de même de ne pas le recevoir sous le sapin le 25 décembre...

Carl Charest débute sa présentation, je décide de le flipper plutôt que de tweeter "drette live". Du coin de l'oeil, j'aperçois Karine que je connais virtuellement. En quelques pas de sioux je m'assois à ses cotés. L'on se reconnait en un sourire partagé puis complice...

Martine Gingras est prête à commencer sa présentation. Karine me démèle les pinceaux avec le iPhone de Vicky et je commence à tweeter la présentation de Martine. Je suis aux anges! J'adore être là. Ma bonne humeur explose le stress. Je remarque que le hasthtag de l’évènement semble bien rouler. En ma condition de gestionnaire Twitter, j'en suis presque fière. Et je tweete encore...

J'écoute Martine sans la regarder puisque j'ai les yeux rivés sur mon écran. J’absorbe tous ces mots. J'apprécie sa présentation. J'y retrouve tous ces éléments que je connais mais qui sont si bien organisés et exprimés que c'est un plaisir à entendre. La matinée va bon train. Après la conférence de Martine, embarquent les ateliers. Je décide d'aller faire un tour de celui de Catherine Morissette, ma copine des GirlGeeks de Québec mais je réalise vite que tweeter juridique est ardu. Je me faufile alors dans l'atelier de Martin Lessard. La salle est bondée de femmes qui écoutent avec attention l'expert en pleine forme. Je tweete un peu avant de filer.

D'ici une petite heure ce sera mon tour d'être mise en scène. Je prends le temps de m'équilibrer les nerfs. Je discute au coin d'un Perrier avec des webcopines qui traînent dans les parages. Incapable de manger, je rôde autour de la machine à café...

Je rejoins Vicky dans la salle où se retrouvent médias et conférenciers. Je lui rends son iPhone, sachant mes limites, dans les heures qui viendront j'aurais d'autres chats à fouetter que celui de tweeter. Arrive Nadine Deschenaux qui fait partie de notre trio débat du midi. Je la connais et l'apprécie virtuellement. L'on se côtoie au numérique depuis quelques temps déjà. Je la trouve charmante sous son blouson de cuir, gentille, enrhummée aussi. L'on papote un peu de ces extrêmes maternels que l'on représentera bientôt devant une salle pleine de blogueuses. L'on se respecte mutuellement en notre condition de mère. Je suis contente qu'elle soit là, à mes cotés, en cette aventure particulière.

Midi arrive bientôt, les ateliers achèvent, les participantes découvrent le brunch. L'on attend Marie-Claude Lortie pour pouvoir commencer le débat. J'en profite pour papoter avec ces connaissances Web que je suis heureuse de voir "en vrai". Des connaissances qui, pour certaines, sont déjà des amies...

J'adore ce feeling d'avoir le luxe de se connaitre mentalement avant de se rencontrer physiquement. Et dans cette dynamique semi-télépathique, je ne suis jamais déçue. Au contraire, je suis toujours ravie. Traverser la frontière du réel ne fait que prolonger le plaisir d'une relation virtuelle. Souvent elle l’approfondit et c'est encore meilleur lorsque l'on se retrouve ensuite sur le Web.

À suivre...

Belles à bloguer, chapitre 1