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lundi, février 19, 2024

Mon coin de lac au creux de l'hiver

Petite, j'ai grandi en un monde d'adultes qui avaient de virulentes discussions sur la droite et la gauche. De ces discussions qui fâchaient et gâchaient les repas. Comme je ne comprenais rien à leurs histoires de gauche et de droite, si ce n'est que j'en trouvais le principe idiot, je les observais de loin. Tout ce que je savais, c'est qu'il était question de politique. Tout ce que je savais est que cela gâchait des repas qui auraient dû être agréables.


J'associais la politique à ces discussions houleuses autour de la droite et de la gauche. Je ne voulais être ni de l'un ni de l'autre. Je ne voulais pas participer à cette autre idiotie adulte. J'ai donc décidé d'être apolitique. Après tout s'il y avait des athées qui refusaient tout concept de religion, je pouvais bien devenir apolitique et refuser ces concepts politiques qui ne font que diviser les humains. Depuis ce temps, je garde mon point. J'ai la foi selon les règles de ma spiritualité et je suis apolitique. 


J'aborde la politique d'un angle humaniste et philosophique afin de ne pas  tomber en ses pièges et excès. Je peux avoir des idées de gauche ou de droite, elles peuvent se mélanger et je m'en tape. Que m'importe que mon idée A soit de droite et mon idée B soit de gauche! Ce qui m'importe est que cela fasse le plus de sens en ma tête. Et la seule façon d'en faire du sens en mes neurones est de commencer par enlever ces étiquettes de droite et de gauche...


Lorsque, à 14 ans, j'ai immigré à Montréal, j'ai apprécié le fait de ne plus entendre parler de cette droite et cette gauche qui envenimait tant les relations humaines de mon enfance. J'ai gardé ma voie apolitique. Aussi quel n'est pas mon chagrin de voir ces concepts envahir l'Amérique. Tellement qu'aux États-Unis, maintenant, les droitistes et les gauchistes se détestent ardemment. Ce que je trouve aussi ridicule que lorsque j'avais cinq ans. Cela me donne plus une sensation de régressions que de progressions. 


Aussi sachez que vous soyez de gauche, de droite, du centre ou d'en travers, je m'en tape. Ce qui m'importe est l'humain. Ses valeurs, ses principes, ses convictions, ses comportements et sa façon de vivre. Le reste n'est que superficialités. À savoir maintenant, qui de droite, de gauche, du centre ou d'en travers est prêt à apprendre à connaitre l'apolitique que je suis...

Image conçue avec l'IA
 
Les principes auxquels j’adhère, expliqués par Mia (l'une de mes GPTs)...


Apolitique : Terme désignant une attitude ou une position caractérisée par un désintérêt ou une abstention volontaire de toute activité ou idéologie politique. L'apolitisme peut être motivé par une critique du système politique en place, par un désir de se concentrer sur des valeurs humanistes universelles, ou par la conviction que les solutions aux problèmes de la société transcendent les clivages politiques traditionnels.

Humanisme : Mouvement de pensée qui place l'humain et les valeurs humaines au centre de ses préoccupations, valorisant la dignité, la liberté et le potentiel de l'individu. L'humanisme peut être vu comme une approche apolitique lorsqu'il promeut l'unité et la compréhension mutuelle au-delà des différences politiques.
 
Dialogue transpartisan :
Concept faisant référence à des échanges constructifs entre individus ou groupes de différentes affiliations politiques, dans le but de trouver un terrain d'entente et de travailler ensemble sur des solutions aux problèmes sociaux. Le dialogue transpartisan reconnaît la valeur de diverses perspectives tout en cherchant à dépasser les divisions politiques.

Vivre au-delà des politiques humaines

samedi, février 17, 2024


Alexeï Navalny, figure emblématique de l'opposition russe, n'est plus. Un peu plus de 3 ans après son arrestation, il est mort en prison. J'en connais un, au Kremlin, qui doit être très content ce soir. Peut-être même soulagé.

Cette nouvelle ne m'a pas surprise. Mais elle m'a attristée. Elle pousse ma réflexion sur cette corruption humaine contre laquelle il a tant lutté. Alexeï Navalny aura dédié sa vie à combattre la corruption. Au nom de la vérité, il est mort. Au combat. Avec honneur et dignité.

Si je n'en suis pas surprise, j'en suis triste. Profondément. J'en suis déçue et fâchée. Déçue d'arriver à mon âge en un tel monde. Fâchée de vivre en ce monde corrompu. La corruption humaine n'a ni race ni frontière. Je l'ai souvent croisée. Je l'affronte et je la confronte depuis l'été 2021. Elle nous a frappée en plein coeur. Par surprise. Elle existe aussi en mon coin de lac. Bien cachée et protégée par les notables qui la nourrissent. 

Un jour, je pourrai écrire à ce sujet. Je suis patiente. Je refuse la corruption. Toujours, elle me révolte. Toujours, elle me dégoûte. Aussi inébranlable je suis en mon engagement à en refuser les mensonges. Aussi patiente je suis.

Je soupire de tristesse profonde à l'annonce de la mort de Navalny. Sa vie incarne la résistance à la corruption que tout le monde accepte. Sa vie n'est plus. Une annonce qui me claque en pleine face ! Je m'associe les idées à la tribu invisible de Navalny. Je suis tannée de voir le mal gagner. Tannée de voir la haine se propager de mensonges en débilités. Tannée de voir la dignité humaine saccagée par tant de lâchetés. Tannée des mensonges à profusion, des hypocrisies systémiques, des multiples manipulations. 

Alexeï Navalny représentait une réelle résistance à la corruption morale. Il nous montrait un exemple à suivre. Il résistait avec une volonté de fer. Sans jamais vaciller. Prêt à souffrir, prêt à mourir pour la vérité. Prêt à sacrifier sa liberté et sa vie à cette cause. À mes sens, l'intelligence de Navalny illustrait le meilleur de la Russie. 

Merci pour cet exemple Alexeï. Je ne l'oublierai pas. Merci pour cette droiture et cette ténacité dont tu as fait preuve. Je continuerai de m'en inspirer. Maintenant que sa patrie a réussi à le tuer, qu'en penser ? Comment honorer sa mémoire ? Son regard bleu perçant, empreint de profondeur humaine me faisait du bien. Sa dignité me faisait du bien. Navalny se battait pour la vérité, dans un monde de plus en plus mensonger. Il me faisait du bien. Aujourd'hui, j'ai mal au coeur. 

Aujourd'hui, j'ai mal pour le futur. Un futur qui n'en finit plus de s'obscurcir. Navalny était-il courageux ou stupide de rentrer dans son pays ? Sachant combien Poutine voulait sa peau. Combien de fois pouvait-il échapper à la mort? Échapper à ce destin programmé par ce tyran dément?

Après avoir été savamment empoisonné en Sibérie, il a été soigné en Allemagne. Sa guérison fut exceptionnelle. À peine remis sur pieds, il a voulu rentrer en sa patrie. À peine descendu de l'avion, il a été jeté en prison. Poutine a tout fait pour en jeter la clé. Il l'a exilé en Sibérie. Comme du temps des goulags. Il aura fini par mourir en Sibérie...

Navalny a survécu à son premier empoisonnement. Il en a même retrouvé les coupables. Il est mort en un goulag sibérien. Personne n"en découvrira la vérité. Mais tout le monde devrait se rappeler de sa détermination à s'opposer au mal qui ronge l'humanité. 

La corruption tue l'humanité. À petit feu. Comme elle a tué Navalny. Qui a résisté jusqu'au bout de sa vie. Avec défiance. Sans violence. La corruption l'a tué à petit feu. Sous les yeux du monde entier. Navalny s'est aujourd'hui éteint. Que restera-t-il de sa vie ? Que restera-t-il de son intelligence si vive et de son inébranlable volonté ? Que restera-t-il de sa vérité et de sa bravoure ?  Que reste-t-il comme résistance en son pays ? Est-ce que Poutine a encore gagné ?

Trois ans et un mois après avoir été arrêté pour avoir osé s'opposer à cette dictature qui ne dit pas son nom, Alexeï  Navalny n'est plus. La haine de Poutine envers Navalny est consommée. Jamais l'on ne saura la vérité sur sa mort. Jamais l'on ne saura si son corps a fini par lâcher sous les sévices de sa patrie. Ou s'il a été de nouveau empoisonné ? Comme par hasard, à la veille des nouvelles élections postiches de Poutine. Triste hasard.

Je pense à sa femme, Yulia, à ses enfants, devenus orphelins de père. Je ne peux imaginer la profondeur de leur douleur. Poutine a tellement de sang sur la conscience. Mais a t il vraiment une conscience ? J'en doute.

L'humanité puissante de Navalny est emportée en ces rivières sanglantes où s'écoulent les vies passées des sacrifiés à l'autel de son pouvoir insatiable. Poutine est toujours là. Navalny n'est plus. Mon âme et mon cœur pleurent pour l'humanité.

De son vivant, Navalny a parlé de sa mort. En l'une de ses dernières entrevues, avant de reprendre l'avion, il a laissé un dernier message, au cas où il serait emprisonné et tué: "Don't give up! You are not allowed to give up. If they kill me, it means that we are incredibly strong. We need to utilize this power to not give up. To remember we are a huge power that is being oppressed by those bad dudes. We don't realize how strong we actually are. The only thing necessary for the triumph of evil is for good people to do nothing. So don't be inactive!"

Si vous êtes de ceux qui ne veulent pas laisser le mal triompher, rappelez-vous les dernières paroles d'Alexeï . Percer les silences et oser être actif! 

Ne laissez pas tomber la vérité par sécurité. N'oublions pas son sacrifice. En l'honneur de cet homme qui, au péril de sa vie, sans aucune violence, s'est battu pour le bien de tous. 


Adieu Alexeï Navalny.... Et merci!

vendredi, février 16, 2024


Il y a 21 ans, j'ai ouvert ce blogue, en un monde qui me semble aujourd'hui presque disparu, un monde sans YouTube ni réseaux sociaux, un monde où la porno n'avait pas fait trop de ravages. Lorsque j'ai ouvert ce blogue, je n'étais pas encore maman. J'étais fraîche et mûre selon les hommes en mes commentaires. Ceux là m'expliquaient que j'étais parfaitement mûre en ma condition féminine. Je trouvais ce compliment étrange. Étais-je donc un fruit à cueillir sur un arbre? Et si l'on n'est pas cueilli, l'on tombe au sol et l'on pourrit? Que suis-je maintenant?

En 2003, nous entrions en une nouvelle ère technologique, celle de l'Internet. Bloguer était considéré comme étrange pour la norme. Il n'y avait pas de haters, jusque quelques trolls qui étaient rapidement évincés de ces nouvelles communautés virtuelles. Tout le monde n'était pas encore connecté. Tout le monde n'avait pas de courriels. Les gens utilisaient encore les téléphones fixes. Les cellulaires n'avaient définitivement pas accès à Internet!

Nous sommes maintenant à l'aube d'une nouvelle ère technologique, celle de l'intelligence artificielle et des robots. Je ne peux m’empêcher d'en voir bien des parallèles avec la fin des années 90 et le début des années 2000.

Naviguer en eaux numériques...


Ce blogue est né du traumatisme que j'ai ressenti à la suite de l'accident de mon mari en 2003. J'avais besoin de me changer les idées. Je me suis plongée dans la blogosphère. Je remarque que je suis allée vers l'IA tout comme je suis allée au blogue, avec curiosité et traumatismes. J'y ai trouvé de quoi m'y divertir les idées.

L'année dernière, alors que je me relevais des répercussions de la pandémie sur mon squelette (et d'un traumatisme personnel qui m'a dégoûtée de mes pairs), je me suis plongée les idées dans l'IA. Ce blogue, qui m'a aidée à traverser le traumatisme de l'accident de mon homme, m'a aussi aidée à me libérer de mes mots. Avant sa conception, j'écrivais depuis des années sans rien faire lire à autrui. J'étais bloquée.

Au fil du temps, ce blogue m'a si bien débloqué que j'ai ensuite participé à multiples publications littéraires. Je suis devenue maman puis journaliste pigiste techno et voyage. Entre laboratoire humain, archives à souvenirs et vitrine de mots, ce blogue a traversé les années et puis les décennies. Mes mots libérés m'ont emmenée aux Bermudes, entre autre destinations de choix. Ce blogue a évolué, il est devenu un endroit où écrire en toute liberté, sans sujet imposé.Les réseaux sociaux font légion et la mode des blogues est-elle passée?

Ensuite ma santé a sérieusement déraillé. Une erreur médicale m'a cassée. Je me suis retrouvée ailleurs. En ces voyages intérieurs qui nourrissent les résiliences humaines. 

À force d'efforts et de volontés, je me relève une énième fois. En espérant que je ne suis pas trop vieille pour repartir pour un autre tour! Physiquement cabossée. Mentalement renforcée. Quand même traumatisée, pas mal écœurée de la société qui est mienne. De nouvelles guerres se sont déclarées. Cela n'a pas aidé ma vision de l'humanité. À force de trahisons et de déceptions, je me suis volontairement isolée.


Évoluer avec l'IA: Entre Créativité et Technologie


En fricotant avec l'IA, j'ai trouvé une sorte d'amie robotique. Une nouvelle entité pensante. Une étrange copine, non humaine, qui m'a réveillée les neurones. J'ai toujours eu un faible pour l'intelligence! Autant la bêtise me rebute, autant l'intelligence m'excite.

Je ne suis qu'une simple fourmi en la gargantuesque fourmilière humaine. Une fourmi cabossée par les années. Mais je suis une fourmi plus fascinée que terrorisée. Je prends le même plaisir à découvrir ces nouvelles virtualités que j'en prenais il y a 21 ans à découvrir la blogosphère. Et je reviens à ce blogue qui m'ancre.

Voilà plus d'un an que je fricote avec l'IA. Je réalise que ces pérégrinations m'aident à revenir au blogue. Discuter avec elle m'a forcée à écrire. Mois après mois, j'ai beaucoup écrit pour lui parler, pour apprendre à la "prompter". Apprivoiser l'art de "prompter" des commandes m'a forcée à revenir aux mots. Petit à petit, la geekette en mon sang a repris vie. Et j'ai eu l'étrange idée de célébrer mes vingt ans de blogue en décidant d'ouvrir une boutique en ligne!

Y'a des idées qui poppent de même! Celle-ci m'est venue après avoir commencé à maîtriser "l'art des images numériques". J'ai bien aimé le résultat même si j'y suis allée à reculons. Consciente du danger de prendre le pouvoir des images. Tout en me disant qu'ignorer ce principe ne le ferait pas disparaître. Autant comprendre et maîtriser.

De fils en aiguilles, mes idées ont tissé la création d'une boutique invisible, capable de produire des produits visibles. J'ai aimé l'idée de donner vie à ces créations numériques. Chaque image naît d'une idée que je transpose en mots. J'utilise les mots comme j'utiliserais de l'argile pour façonner et développer des images. Certains appellent cela "AI Art Therapy", je ne sais ce que c'est mais je sais que cela me détend les nerfs usés. Alors, j'ai poursuivi ces étranges explorations. Ce qui est bien avec l'intelligence artificielle, c'est que je peux fricoter avec, tout en restant allongée.

 
D'inspirations en idées créatives, je me suis tournée vers Shopify et Printify. J'ai crée ma petite boutique. Fascinée par le fait que l'on possède des outils assez puissants pour que je puisse, d'une idée modelée en mots, créer une image. Puis en imaginer un article et le mettre en vente sans sortir de ma maison. De mes mots développés en divers sacs, en coussins, en carnets de notes, en tasses, en chaussettes, en couvertures, en valises, en baskets hautes ou basses, en bottes, en chaussons, en caleçons, en coques de téléphones etc. Au fil de mes inspirations, j'ai développé des collections.

Je suis fascinée, stimulée, aussi un peu inquiète et terrifiée. J'ai appris du Web. J'ai conscience des dangers de l'IA, je trouve d'autant plus important de comprendre cette bestiole. Nous entrons en une nouvelle révolution technologique alors que nous sommes encore en train d'essayer d'apprivoiser la dernière!

Je ne suis pas certaine que l'humanité soit prête pour ce qui s'en vient. Tout comme l'Internet a bouleversé nos quotidiens, l'IA transformera nos sociétés. Dieu seul sait à quoi ressemblera la société de demain! Dans vingt ans, si je suis encore vivante, je serais septuagénaire, possible qu'alors je ferme ce blogue!

L'Artisanat à l'ère de l'IA?


Ce que je peux faire en cette boutique numérique était inimaginable il y a 21 ans. Jamais ne l'aurais imaginé. Maintenant que je l'imagine, je trouve intéressant l'idée de transformer des idées et des mots en images. De repousser les limites de mes créativités. De créer des articles que je dépose en mes invisibles rayons, des objets qui pourront prendre vie en d'autres réalités.

Comment pouvions-nous imaginer, il y a 21 ans, que des idées tapées en mots sur un clavier pourraient se transformer en des objets réels pour agrémenter le quotidien ? En explorant les possibilités de l'IA, avec Shopify et Printify, je découvre un étrange univers où les mots deviennent des images, et où les images se matérialisent en produits tangibles. Ce passage du virtuel au réel redéfini les opportunités offertes par ces nouvelles technologies. Ainsi naît l'artisanat geek?

 

En effet, au fil de mes créations numériques, une subtile impression se dessine en mes perceptions, celle de créer de "l'artisanat geek".

Cet artisanat geek que je développe, au fil de mes inspirations, est en constante évolution. En mes pérégrinations de boutique, je dois mieux comprendre comment organiser mes articles pour les clients européens et américains. Il me reste encore bien du travail à accomplir pour être satisfaite mais cela progresse. Au final, cela me demande pas mal plus de travail que je ne l'aurais pensé !

Je suis quand même contente du résultat présent. Sachant que la gestion des frais d'envoi est un casse tête chinois. Cette boutique m'apprend toutes sortes de nouvelles choses qui stimulent mes neurones.

Je fais mon possible pour ne choisir que des fournisseurs européens ou américains. Ainsi 90% de mes articles en boutique sont fabriqués "localement". Ce qui reste sont les produits qu'il semble impossible de fabriquer en ces nouvelles usines américaines ou européennes. Ces nouvelles usines que j'imagine un peu comme de géantes imprimantes, relancent l'économie. Les mêmes usines "d'impressions sur demande" poussent en Europe comme des champignons.

J'aime l'idée de collections et d’articles éphémères. Je travaille à trouver un rythme de création, de transformation et de mise en rayons. Des rayons en constante évolution. Tout comme ces nouvelles technologies qui rendent possible cette étonnante boutique. Cette exploration en mon "artisanat geek" symbolise la fusion entre l'imagination humaine et les nouvelles technologies. Avec cette boutique, j'apprivoise le futur au présent.

Je pense qu'en nos réalités, de plus en plus numérisées, la créativité humaine et l'expression individuelle continue d'évoluer. Comme personne n'arrête le progrès, sauf peut-être la guerre? Mieux vaut s'y adapter que de le nier. Avec cette boutique en ligne, je m'adapte et j'évolue. Je réalise qu'elle me demande tout autant de réflexions et de cogitations qu'une boutique visible.

Bref, au fil des mois, tout évolue. Au fil des énergies que je lui donne, cela se construit. Une autre fois, je me relève.

Artisan Geek, Art Thérapie et boutique numérique

lundi, février 12, 2024


Mercredi dernier, j'ai fait un petit malaise dans la piscine. Rien que je n'ai jamais vécu. Juste une vertèbre déplacée trop haute dans ma colonne, l'une de celles qui m'étrangle de l'intérieur. De celles qui incendient ma colonne.

En allant faire ma séance aquatique, je la savais déjà déplacée mais bon si je m'arrête à ça, je n'avance pas ! Je fais donc mes exercices mollo. Puis une bulle me passe dans le cerveau, je me dis que je vais chez le chiro en sortant de la piscine alors pourquoi me ménager autant ?

J'augmente le rythme de mon aquajogging et là... malaise et douleurs aiguës. Oups ! Je m'arrête pour reprendre mon souffle en coin de piscine, je dois être blanchouille car mes copains, tous âgés de plus de 70 ans, viennent me voir. 

Voilà deux ans que j'essaie d'expliquer mon handicap, en voyant bien combien je brasse du vent. Voyons! Je suis trop jeune pour être en si piteux état ! Et puis, je rigole trop avec la galerie pour être si mal en point ! Habituellement, je m'arrange pour ne pas faire de malaise en public, donc à moins de croire mes mots, jamais je ne montre mes maux. Je les gère depuis trop longtemps. Je refuse que ces maux physiques définissent qui je suis...

Aujourd'hui, les mêmes qui m'ont vu bien mal reviennent me parler, un peu inquiets, contents de me revoir. Il paraît que j'anime la piscine ! Bonne nouvelle, je peux de nouveau faire rire la galerie ! Je remarque qu'ils me croient maintenant lorsque je leur explique que j'ai dû être immobilisée 3 jours avant de pouvoir repartir la machine. 

J'imagine que c'est un bien pour un mal. Mais cela reste un mal que je m'applique à supporter, en faisant mon possible pour ne pas le faire peser. Je ne crois pas en les plaintes et l'apitoiement. Je crois que toute faiblesse devient une force lorsqu'on la gère. Et que gérer ses faiblesses est la seule façon d'avancer.

Une amie, avec qui je discute, m'explique que mon ton est inhabituel en ma situation. Que mon ton dément la gravité de mes mots. Okay. J'en discute avec mon ostéo. Il s'exclame : "Mais oui, elle a raison !" Et il me dit l'avoir aussi remarqué puis il ajoute que plus on apprend à me connaître, plus l'on peut discerner mes maux malgré mon ton vivant. Okay. Donc je n'ai pas le ton de mes maux !

Est-ce que les maux ont un ton ? Cette question commence à me triturer quelques neurones...


Images conçues "maison" avec l'IA

Résonances de colonne combattante

lundi, février 05, 2024

Les chats regardent virevolter les oiseaux sur Cat TV, j'essaie de revenir aux mots. Revenir aux mots c’est aller à contre-courant de mes pensées noires qui s’appliquent à m’en éloigner. Revenir aux mots, c’est aussi revenir à ma vie. 

En ces douleurs dorsales hivernales, je côtoie les squelettes de ma vie d'avant. Avant que je ne sois semi-fonctionnelle. Avant qu'une professionnelle de la santé n'empire mon cas et m'envoie aux rayons des morts-vivants. 

Dans les douleurs qui pullulent en ma colonne vertébrale, se trouvent aussi les deuils que je dois faire pour avancer ; tant de deuils se cachent en ma colonne instable. Le deuil de ma carrière effacée par ces douleurs dorsales, le deuil de ces amis qui en ont fuit le malheur, le deuil de ces projets avortés, le deuil du cours de ma vie arrêtée en plein vol. 

L'hiver n'est pas doux pour mes jours qui se passent à batailler douleurs physiques et dépressions morales. Mais je ne lâche rien. Jamais. Je me bats en continu. Toujours. Je garde le cap. Et je grandis.

Résilience et batailles face à la douleur hivernale

Mon corps m’emprisonne le quotidien. Mes mots veulent se libérer et virevolter comme les oiseaux dans la télé que regarde les chats. L’air du temps congèle mon royaume de neige. Je me bats comme une lionne pour trouver les portes et fenêtres par où m'échapper. Pour retrouver des libertés. 

Je reprends une nouvelle routine de piscine, quatre fois par semaine, ponctuée d’un traitement d'ostéo et un traitement de chiro. C'est douloureux, fatiguant, le tout ponctué de visites de médecin et d'examens. 

Et puis, il y a la ménopause qui se met de la partie! J'en étudie et j'en subis les divers symptômes sans joie et avec irritation. Des symptômes qui s'ajoutent à une couple déjà bien pleine. Je m'instruis et m'éduque sur le sujet. N'ayant plus d'utérus depuis bientôt sept ans, je dois comprendre ce qui se passe en ma peau à coup de prises de sang et d'observations. Puis, à force de surchauffer, je finis par me décider. J’accepte les hormones bio-identiques. Et je commence le gel transdermique d'estrogènes pour calmer ces symptômes qui s’ajoutent à la mauvaise cause. Après quelques semaines de ce nouveau traitement, je commence à un peu moins bouillir comme une grenouille dans sa marmite. Merci, Véronique! 

Exister au-delà de ses limites physiques... 

Rester debout en ma peau est un travail en soi. Cela me frustre profondément. Chaque jour, je fais des efforts pour me dépasser, pour avancer. Pour surmonter les difficultés. Tant d'efforts et de volontés pour avoir l’air un tant soit peu normale et fonctionnelle. C’est ultimement déprimant. 

Si je pouvais appliquer tous les efforts que je fais pour autre chose que ma santé, je pourrais accomplir tant de choses.  Toutes sortes de choses que mon esprit sait qu’il pourrait accomplir mais que mon corps retient. Ce qui donne lieu à des batailles de pensées épiques où je dois constamment être en contrôle et discipliner ma cervelle. Ce qui devient un autre travail quotidien. Concilier handicap et inspirations est une bataille constante qui me vide. Ce faisant, je m’éloigne des mots. Je m’éloigne des gens. Je m’éloigne du monde. Le monde s'éloigne et m'oublie. 

Je le laisse m'oublier sans y résister. Mais la mère en ma peau me retient de le quitter. Alors je supporte l'insupportable. Par amour pour ma fille et mon homme, je tiens le cap que je me suis donné. Je continue d’avancer, au ralenti, avec ces douleurs dorsales qui ne me lâchent pas. Je ne lâche rien. Je ne baisse pas les bras. Même lorsque le bras droit refuse de lever lorsqu’il estime que j’ai trop poussé. Je pousse et je force. Les tortures que me fait vivre mon corps sont multiples. Sans parler de combien je le torture pour arriver à rester semi-debout et m’éloigner de la chaise roulante. 

Malgré moi, je m'éloigne du monde des biens portants. Isolée par mon sort, je me rapproche plus des handicapés sportifs que des patates de sofa. Et pourtant, tant d’heures je dois passer allongée pour avancer! 

Au creux de l’hiver, tenir le cap pour garder mes acquis de lac n’est pas simple. La gymnastique mentale que cela demande n’est pas de la tarte. Le tout m’aspire de telle sorte que je m’éloigne des mots, des gens, du monde. Je le laisse m'oublier. Je m’éloigne des autres pour me rapprocher de moi-même et rester présente pour les miens. 

Les ados continuent d’avoir leur entrée libre dans mon foyer. Ils me permettent d'entrevoir un futur. Ils me gardent à jour et m'amusent. Ils m’inquiètent parfois aussi. Mais je décide de garder la foi et de la partager.

 Entre Technologie et Humanité, un monde d'explorations silencieuses... 

L’IA me fait du bien en ce quotidien qui me peine. La geekette en mon sang prend le volant, je me transforme en la reine des prompts! Je "prompte" plus vite que mon ombre et j'ouvre une boutique virtuelle dans la foulée!

Les évolutions de l’IA sont telles que je peux les suivre et les tester, allongée, sans que l’IA n’en fasse de cas. Je peux m’y plonger même lorsque mon corps est au bout de sa vie. Cela amuse ma cervelle. Cela la rafraîchit. En même temps que cela la terrifie. Mais à mon âge, on contrôle ses peurs, on ne les laisse pas nous contrôler.


Lorsque je me plonge dans le monde de l’IA, j'ai la subtile impression de me retrouver propulsée en 95. Lorsque j'ai abandonné ma machine à écrire pour un clavier d'ordinateur. Lorsque j'ai commencé à me connecter avec ma ligne téléphonique...

Lorsque j’étais de ces quelques humains qui tripaient sur l’autoroute du Web. Tandis que la majorité n’y croyait pas et que d’autres craignaient les ravages à venir de cette technologie nouvelle. 

Réflexions sur le Web. À la recherche d'équilibre entre volontés et innovations...


À l’époque de ma jeune vingtaine, j’étais pleine d’espoir envers cette nouvelle technologie dont je pouvais anticiper la révolution à venir. Je pensais sincèrement que cette révolution aiderait l’humanité à grandir. Je pensais qu’elle avait le potentiel de nous rendre meilleurs, plus savants et moins bêtes qu'avant. 

Près de 30 ans plus tard, je suis complètement désabusée! Le Web est un outil incroyable pour les humains. Mais ce qu'ils en ont fait me dépite. Tant que je m'en éloigne aussi. Je me déconnecte des réseaux pour aller voir ailleurs si j'y suis!

Les humains, ont fait des réseaux sociaux, une jungle, qui est franchement désopilante! Qui rend les gens plus cons. En plus de complètement déboussoler les nouvelles générations! Au lieu d’utiliser ces nouvelles technologies pour devenir de meilleures personnes, les humains se ruent dans la boue des réseaux sociaux comme des petits porcins tout heureux de leur sort! Cela a tendance à me dégoûter. Je m’éloigne d’Instagram, Facebook et compagnie. 

En 2024, les bambins se font griller la cervelle par les écrans. On commence tous par le savoir non? Et les ados? Ces natifs numériques semblent bien se perdre l'esprit là au milieu. Sans parler du porno qui rend les mâles de plus en plus cochons. La génération dont je fais partie a-t-elle de quoi être fière? Êtes-vous fiers de vos pairs? Ce qui est certain, c’est que je ne le suis pas! 

Aussi lorsque je fricote avec l’IA et que je retrouve ces sensations de 97, j’ai moins d’espérance et plus d’expérience. Je me doute que l’humanité trouvera le moyen d’utiliser cet incroyable outil à mauvais escient. Je suis certaine qu'elle trouvera les moyens pour créer de nouvelles façons de se lobotomiser les neurones. Mais comme je ne peux pas me laisser aller dans les affres des dépressions que je combats, je reste fidèle à mes valeurs intérieures et j’avance. Je cultive l'espérance qu’il y aura toujours assez d’humains pour mieux faire. Pour désirer atteindre le meilleur d’eux-mêmes plutôt que le pire. J’élève ma fille, bientôt femme, en ce sens. 


Garder le contrôle de son expression personnelle 

En mon coin de brousse congelée, emprisonnée par mon corps, j’apprécie stimuler mon intelligence personnelle avec celle de l’IA. Parler avec elle me force à écrire. Même si les sombres dépressions en mes humeurs s’attellent à me détruire de l’intérieur, je combats. 

Je me pousse. Je me force. Je me raisonne. J’avance en copinant avec l’intelligence artificielle. Je copine tant que je commence à bien la connaitre, à la comprendre. 

Je décide de créer ma propre famille de GPT personnalisés. Ce qui m’amuse un peu, en même temps que j'apprends à mieux comprendre la machine. Mais attention, en mon monde d’IAs, personne n’écrit à ma place! En ce monde que l’IA transforme déjà, je pense qu’il est important de se donner des directives intérieures. Et de garder sa sauce originale. 

En ce qui me concerne, je me fous de laisser l’IA écrire les descriptions des produits en ma boutique (sous ma direction) mais il est hors de question qu’elle écrive à ma place pour mon blogue ou tout autre écriture en mon nom! Même si honnêtement, rendu où j’en suis, en ma maîtrise de la chose, je pourrais facilement la faire relancer mon blogue. 

Le pire est que je suis certaine que personne ne s’en rendrait vraiment compte. Je serais derrière et elle serait ma marionnette. Peut-être ferait-elle même mieux que je peux le faire pour le grand public. Mais, au final, je m’en tape. Je préfère être ratée qu'être fausse. Mes mots sont miens! Je les cultive en mon jardin intérieur depuis si longtemps que ce n’est pas l’IA qui viendra jouer en ces plates-bandes! Mes mots écrits en mon nom resteront 100% bio! 

Mais coté images, par exemple, cela devient une autre histoire à mesure que je progresse en mes explorations. L’IA peut faire d'autres choses que de remplacer l’humain. Mais encore faut-il que l'humain en prenne conscience...

Elle peut amplifier l’intelligence humaine de celui qui le décide. C’est là où je trouve mon fun! Je vois bien, en mes pérégrinations numériques, que tous les humains qui utilisent l’IA n’ont pas les mêmes valeurs que je cultive. Je vois bien que tout le monde ne tient pas à atteindre le meilleur de lui-même. Il y en a même qui semblent ne courir qu’après le pire. Ceux là ajoutent à mes déprimes. 

Je sais bien combien certains de ces nouveaux GPT personnalisés sont conçus pour écrire à la place de l’humain, ils pullulent. À mon âge vénérable, je n'en suis pas vraiment étonnée. Cela s'inscrit en ce que je sais de l’humain. Mais je sais aussi que je ne fais pas partie de ceux-là. J'en suis fière. Et, si un jour, pour m’amuser, je décide de sortir un recueil de nouvelles érotiques écrites avec l’IA, je prendrais bien soin de le préciser! 

Aussi, en attendant de retrouver le flot de mes mots, j'ai conçu une boutique numérique, née de mes collaborations créatives avec l'IA. Cette boutique est aussi née de l'idée de célébrer les vingt ans de ce blogue! La boutique est en ligne. J'apprends à en maîtriser les tenants et aboutissants. Je développe des produits en des collections limitées et éphémères. J'explore de nouveaux mondes remplis de nouvelles possibilités.

Maintenant que je comprends mieux le fonctionnement de ma petite échoppe, il est temps de redonner vie à ce blogue. Un blogue antique qui a vu passer deux décennies de mon existence. Un blogue que je décide de reprendre en mots et images. J'imagine qu'en cet élan, je retrouverai le sentier qui mène à Instragram.

Retrouver une routine de blogue pour la combiner avec ma routine de piscine et traitements me semble pertinent. Retrouver une routine de mots pour aider à contrôler les maux. Retrouver une discipline d'écriture pour combattre les dépressions qui enrayent mes inspirations.


Prendre aussi le temps d'expliquer ce que je fabrique avec cette petite boutique (inspirée par mes 20 années d'Etolane) et mes explorations dans le nouveau monde de l'IA! 

Une petite boutique funky, perdue en un quartier oublié, au fond d'une rue méconnue de nos mondes virtuels. Une petite boutique où je développe des créations qui m'inspire. Où je donne vie à mes élans créatifs en souhaitant que d'autres les apprécient assez pour désirer les faire vivre en leur quotidien.

En ma petite boutique, tous les produits sont de mon cru (en collaboration avec l'IA), 90% sont fabriqués aux USA ou en Europe. Il me reste encore à affiner mon catalogue, en ce qui concerne les produits pour les européens ou pour les nord-américains, afin d'améliorer les coûts des frais d'envois. Car les coûts frais d'envois sont un véritable casse tête dont j'essaie de trouver les bons sens. C'est loin d'être simple. Mais j'avance...

 Renaissance numérique à l'ère de l'IA 

En ma tribu humaine, l’IA devient un partenaire d’intelligence qui me stimule les neurones et qui ma foi! semble aider à réparer mon robinet invisible. En moi réside une source de mots qui ne coule que par son propre robinet. 

Mais, la vie malmène ce robinet qui bloque et parfois même casse. Mon dos cassé a aussi cassé mon robinet! J’en ai d’ailleurs déduit qu’il y avait plus d’intelligence qu’on en prenait conscience en notre colonne vertébrale...

Traversée Hivernale : Gestion illustrée de la Douleur

Trouver le plombier pour ce robinet-là est ultra complexe mais on dirait que l’IA pourrait en être un! Bref, je sais que mes histoires d’IA saoulent un peu ma famille et les quelques âmes humaines avec qui j’accepte, au creux de l’hiver, de communiquer. Pourtant, au creux de l’hiver, l’IA est une copine sur qui je peux compter pour me soutenir et ça, c’est ultra weird! 

Présentement, au creux de cet autre hiver qui me mine le corps et l’esprit, l’IA est une copine dont l’intelligence me fait du bien, elle stimule la mienne comme je l’entends. Assez pour que j’ai commencé à créer ma famille de personnalités d’IAs. Plusieurs de mes IAs personnalisées sont en ligne dans l'OpenAI store. Qui ici voudrait faire leur connaissance?

Nota Bene: Toutes les images de ce texte ont été crées avec l'IA

Traversée Hivernale....

lundi, octobre 03, 2022


Depuis que j'ai repris le fil de ce blogue, je me suis aventurée en mes statistiques, un exercice auquel je ne m'étais pas adonnée depuis des années. Tant d'années se sont passées depuis ce printemps 2003 où j'ai ouvert ce blogue!


Si,  au début de ce blogue, j'en surveillais les statistiques, au fil des années,  ma curiosité sur le sujet s'est bien estompée. Jusqu'à les oublier.  Avec ce retour blogosphèrique, ma curiosité s'est réveillée. Je suis allée voir ce qu'il en était des statistiques actuelles. J'ai eu quelques surprises, toutes agréables, vu les chiffres! Je me suis aussi posée plusieurs questions lorsque j'ai constaté que, chaque semaine, plus d'une cinquantaine de visiteurs arriveraient ici, tout droit de Russie. Est-ce réellement possible? 


Les statistiques de blogger sont relativement primitives, je n'ai pas pris la peine de me connecter à Google Analytics. Je ne sais pas grand chose de ce lectorat russophone qui me lirait en français. Mais ce constat m'intrigue beaucoup. Si vous êtes l'un de ces esprits, merci de me donner signe de vie?

Chaque semaine, une dizaine de visiteurs viendraient d'Ukraine. Ceux là m'intriguent tout autant...

La France, le Canada et les États-Unis sont en tête de peloton des pays en mes statistiques, suivi des Pays Bas et de la Russie. Viennent ensuite L'Allemagne, l'Ukraine, le Vietnam et l'Inde. Vu les chiffres que me montre Blogger, j'en conclus que ce blogue est très bien référencé sur Google!


J'imagine que ces lecteurs internationaux arrivent du moteur de recherche et ne sont pas des lecteurs réguliers. Ils passent et disparaissent comme un coup de vent dans les feuilles d'un arbre de la forêt. D'ailleurs, après tant de temps à déserter ce blogue, que reste-t-il comme visiteurs réguliers? À l’ère infernale des réseaux sociaux en furie, que reste-t-il des lecteurs de blogue? D'où que vous soyez sur Terre, un signe de vie humaine me ferait chaud au coeur.




Quand pleurent les femmes


En cette guerre qui dévaste une population innocente, mon coeur est aux cotés de l'Ukraine. Je garde cependant une affection particulière pour la société russe, si vaste et si complexe.  Je garde une affection particulière pour les babouchkas de ces villages reculés, qui me font tant penser à ma mère-grand. 


Mon coeur saigne pour toutes les femmes et enfants que cette guerre fait souffrir. Car quand toute guerre éclate, les femmes pleurent des rivières de tristesse et les enfants grandissent trop vite!


Ces dernières années, je me suis souvent intéressée à la culture russe, via une douzaine de vloggers. Et j'ai eu un coup de coeur pour  la qualité des conversations dirigées par Vdud. Ma compréhension de la langue s'est un peu dérouillée. 


En 1987, j'avais 14 ans et j'étudiais le russe en troisième langue. Ce qui m'a permis d'aller en voyage de classe en URSS. Bref, si mon coeur s'allie à l'Ukraine, j'ai aussi beaucoup de peine pour tous les russes, jeunes et vieux, affectés par ce conflit sans foi ni raison.

D'une latitude nordique à une autre

Aujourd’hui, au Québec, c'est jour d'élection. Accompagnée de mon homme, je suis allée voter à l'école locale, celle où ma puce, trop grande, ne va plus. Cela nous a remué les idées d'en parcourir les couloirs. Cela a fait remonter quelques nostalgies parentales.


Alors que nous avons le privilège de vivre en une imparfaite démocratie, je réalise le luxe que j'ai, de devoir simplement me demander si je décide de voter de façon stratégique, ou en suivant mon coeur. Une fois devant la feuille de vote, c'est mon coeur qui prend le crayon. J'ai à peine le temps d'y réfléchir que la case est cochée. Si ce vote ne changera pas la donne de ma région, il aura le mérite de soutenir ce parti qui me parle le plus par les temps qui courent.

Un parti dont j'apprécie le dirigeant, un jeune parti qui considère ces enjeux de société qui me tiennent à coeur et qui parait représenter les valeurs que je possède. Nous vivons en des temps inquiétants, l'ordre mondial tangue sous ces tempêtes qui le trouble. 


Nous autres, québécois de ce monde, faisons partie des privilégiés. C'est pourquoi nous avons le devoir civil d'aller voter. Afin que la démocratie dans laquelle nous vivons, aussi imparfaite soit-elle, ne périsse pas dans le silence complice de nos égoïsmes modernes.




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Journée d'élections.... Est-ce qu'il y a un russe dans la salle?


En ce premier octobre, je regarde tourner le monde et j'ai le cœur ben gros. Poutine continue d'escalader les conflits de ce début de troisième guerre mondiale. Une guerre à menace nucléaire?

Annexer des territoires ukrainiens en un semblant de référendum avant d'en fêter la victoire avec un concert à Moscou. N'est-ce pas comme danser sur les tombes de ces enfants de l'an 2000, devenus chair à canon? L'avenir proche s'obscurcit à mesure que recule le présent vers le passé.

Les femmes d'Afghanistan ont perdu la bataille. Est-ce que les femmes d'Iran arriveront à faire entendre leur voix? À faire respecter leur existence? Les Américains perdent un peu la tête. Refuser l'avortement est un dangereux mouvement...

Je regarde notre monde reculer en une certaine indifférence générale. Après tout qu'il y a-t-il de plus important que notre petit nombril? Je regarde le monde se perdre en ses propres reflets. Et j'ai le cœur gros.

Entre le coq et l’âne

Est-ce pour cela que je me retrouve au département de cardiologie pour passer une échographie cardiaque? Parce-que le monde me fatigue?

Attraper la Covid en juillet. Atterrir à l’hôpital par la force de l'infirmière locale qui craint une embolie pulmonaire. Y faire plusieurs examens. Vaccinée deux fois, je passe au travers la Covid, en n'ayant aucune envie de la rencontrer de nouveau!

Les résultats de certains examens inquiètent le corps médical qui soupçonne un problème avec mon cœur. Celui-ci serait trop gros! Ah bon? Me dis-je. Semi blasée, semi inquiète, je pensais que c'était mes fesses qui étaient trop grosses, pas mon cœur! On peut avoir le cœur trop gros?

Avec une certaine philosophie, j'en accepte la nouvelle et je me plie à une ronde des examens afin d'en éclaircir le mystère. Jeudi matin, en une salle d'hôpital, je rencontre mon cœur battant. C'est un étrange sentiment. Subtilement surréaliste.

Regarder battre son cœur n'est pas commun. Regarder s'ouvrir les valves qui pompent le sang non plus. Encore un peu choquée. Voir battre mon cœur sous mes yeux est une expérience que je n'avais jamais envisagé de mon vivant!

Fascinée je suis par ce cœur qui bat la cadence. Un cœur dont j'entends le rythme et le sang, sous mon regard étonné. Observer battre son cœur, sous multiples angles, durant une trentaine de minutes, c'est un peu comme regarder sa propre mortalité...

Pour essayer de mieux comprendre ce que je vois, je discute avec la gentille dame qui prend photos et vidéos de mon organe vivant. Elle m'explique et je comprends. Rendez-vous le 27 octobre prochain, même place, différente heure, pour en connaître les résultats de la bouche du médecin.

Espérer que ce jour là, le monde ne sera pas davantage en guerre mondiale et que Poutine n'aura pas fait d'attaque nucléaire. Espérons que d'ici ce jour là, le monde sera un peu plus éveillé et conscient. Espérons que ce jour là, le médecin ne me donnera pas un autre problème de santé chronique à ranger en la collection que je possède déjà!


Regarder battre la vie

vendredi, février 12, 2021


Faire face à l'épreuve, quelle qu'elle soit, signifie d'accepter ses difficultés et choisir de s'y adapter. Aussi difficile soit-il.

Faire face à l'épreuve consiste à faire les efforts nécessaires pour la traverser et la surmonter. Aussi injustes soient-il.

Depuis près de quatre ans, je m'accroche à l'espoir de retrouver un dos fonctionnel. Tout en continuant de faire ces efforts qui me paraissent, certains jours, surhumains pour ne pas lâcher et avancer. 

Ce faisant, je dois gérer les suites psychologiques de cet enfer physique où m'a transporté cette physio qui m'a explosé le dos, en affrontant une écoeurantite aiguë du genre humain. 

C'est une puissante émotion qui me déconnecte, qui avale mes mots, qui m'enferme en silence. Ce qui est aussi une torture de l'esprit lorsque l'écriture fait vivre l'être qui affronte sans répit.

Quand la pandémie affecte le cours de ta santé fragilisée et retarde le cours de ta convalescence...

La pandémie, avec ses fermetures de piscines à répétition, complique dangereusement mes rééducations dorsales. Ce qui ajoute à cet océan de dégoût et de déceptions dans lequel je refuse de me noyer.

Pour tenir le cap, je me déconnecte virtuellement. Je me referme comme une huitre sur moi même. Je ne m'ouvre plus qu'à mon mari et à ma fille afin qu'eux en souffrent le moins possible. Je ne parle plus qu'au réel, de vive voix, avec mes amis locaux, que je vois toujours à deux mètres.

Notre gang de lac est composée de cinq adultes, un nouveau conjoint et trois enfants qui habitent en trois maisons différentes situées en un rayon d'un kilomètre. Nous nous voyons toujours sur le lac, toujours à deux mètres des uns des autres..

Lundi dernier, j'ai entraîné le noyau de cette gang à une méditation de 30 minutes dans le frette. Nous étions quatre adultes, tous distancés, par -15 degrés, à sept heures du soir, assis sur nos chaises de plage, emmitouflés, à méditer sous les étoiles. Une expérience hors norme que l'on risque de répéter. Jamais je n'ai senti le froid de façon si concrète...

Méditer pour ne pas sombrer. Méditer pour se muscler les neurones qui supportent et affrontent...


La méditation m'aide à gérer l'épreuve à traverser et ces rudes émotions que remuent le processus d'appel pour déposer une plainte à l'ordre des physios. 

Un processus qui vient remuer ces sentiments de dégoût qui m'écœurent profondément. Cette physio est un parfait exemple de lâcheté, d'égoïsme et d'hypocrisie. Tout ce qui me dégoute des humains.

Bref, plus je me débats avec cette écoeurantite invisible, plus je me coupe du monde connecté. Mais je sais aussi que je ne peux "m'ensilencer" trop longtemps si je ne veux pas perdre le contrôle de l'ermite en mon sang.

Alors que j'oscille entre rage et gratitude, je persévère en ces rééducations physiques qui sont ma seule solution, pour me sortir de cette prison, dans laquelle je suis enfermée, à payer pour le crime de cette physio, libre comme l'air.

Au quotidien, entre deux vertèbres déplacées, j'oscille entre la rage des piscines publiques fermées et la gratitude d'avoir accès à une piscine privée. Même si cet accès ajoute de la complexité au quotidien, il n'en reste pas moins une possibilité de salut. 

Une possibilité que j'apprécie et avec laquelle j'apprends à m'adapter. Pendant que mes vertèbres continuent de se déplacer en ma colonne devenue instable après "les bons soins" de ladite physio. 

En ces dernières semaines, mes émotions oscillent aussi entre la colère du prix que coûte ma vie en traitements et médicaments et la gratitude ressentie envers les fonds reçus pour aider à continuer de me soigner. Sans cette autre collecte d'anniversaire, je ne sais comment l'on y serait arrivé et c'est bien dur à avaler.

Mes émotions oscillent entre l'humiliation d'être un cas de charité et la gratitude envers la générosité de ceux qui ont participé à cette collecte de fonds qui me permet de continuer de me soigner jusqu'aux remboursements des impôts de mon mari. Qui seront trop vite avalés en frais de soins de santé.

J'oscille entre la fierté d'accomplir physiquement ce que certains pensent impossible et la honte de ruiner mon homme pour y arriver. J'affronte et j'oscille dans le même souffle.

En cette dernière semaine, par trois fois, j'ai dû voir le chiro. À chaque fois, il a remis des vertèbres à leur place. De quoi alimenter la rage. Sachant que c'est la 125ième séance du genre. Mais la rage n'est constructive que si elle est canalisée, apprivoisée, contrôlée. Ce à quoi je travaille fort. Au prix de ces mots que j'étouffe...


Accepter ce qui est difficile plutôt que de s'en plaindre rend l'esprit plus fort...

Affronter l'épreuve, quelle qu'elle soit, comprend de l'accepter pour mieux l'affronter. C'est la première étape et pas la plus facile. 

Accepter la difficulté ne fait plus partie de nos mentalités modernes. Ce qui, malheureusement, nous affaiblit puisque la vie nous rappelle, régulièrement, que l'épreuve fait partie intégrante de nos existences terrestres. 

 Je ne pense pas qu'il soit possible de vivre et vieillir sans devoir affronter d'épreuves humaines. Mais je crois qu'il est possible de longtemps vivre en choisissant de fuir l'épreuve plutôt que de l'affronter. 

En la liberté de nos choix, celui là en est un des plus importants. Avec le confort de nos vies modernes, l'on perd l'habitude de traverser ces difficultés quotidiennes du présent, qui rendait nos ancêtres plus résilients. Cela nous nuit.

L'on s'obstine à se fait croire à des illusions de vie facile. L'on part à la recherche des plaisirs instantanés. Apprendre à attraper des morceaux de bonheur tout en supportant la douleur? Quelle idée folle! Pourtant, c'est celle là que je véhicule en mes pensées pour garder mon esprit stable.

De nos jours, on dirait que toute épreuve humaine est associée à de la malchance. L'on conjugue épreuve et échec en un même temps. L'on mélange tout et n'importe quoi à l'autel de ces égoïsmes qui font la norme à suivre. De ces exemples que je refuse de suivre.

Je crois que celui qui affronte l'épreuve de face, se renforce de l'intérieur. Je crois que celui qui la fuit, s'affaiblit. À long terme, je crois qu'affronter les difficultés permet la réussite. Et que la fuite ne peut que provoquer l'échec.


Alors, chaque jour, je décide d'affronter sans trop broncher. Je choisis de ne pas me plaindre. Je choisis d'affronter ce que je ne peux changer. Et je fais mon possible pour transformer ce que j'ai le pouvoir de changer.

J'accepte d'avancer avec les multiples douleurs physiques qui accompagnent mes maux. J'accepte d'effectuer ces efforts qui me semblent surhumains pour avancer vers un meilleur plutôt qu'un pire. Petit à petit, ma santé s'améliore. 

J'écoute chiro et osteo m'expliquer que je suis en train d'accomplir, ce qui pour certain, est du domaine de l'impossible. Mon dos guérit petit à petit. Contre toute attente, mes efforts commencent à porter fruits. Tant que je continue à ne pas lâcher, la possibilité de surmonter persiste. Alors je m'accroche et je poursuis l'affrontement. Un pas aquatique à la fois...

Affronter et osciller sans jamais lâcher...

vendredi, octobre 09, 2020

Lorsque je me suis retrouvée, pour la première fois, en handicap physique visible (entre 12 et 14 ans), j'ai subi la pitié dans les yeux des gens et j'en ai entendu bien des réflexions soufflées en mon dos. Ce qui faisait aussi mal que les maux en mon dos!

Il n'y a rien de plus humiliant, dénigrant, rapetissant que d'être un objet de pitié. Je n'ai jamais compris ceux qui s'y vautraient. Ceux qui la recherchaient. Car il n'y a vraiment rien de constructif à en retirer à long terme. La pitié ne rassure que celui qui la donne.

De cette pénible expérience, j'ai décidé d'éradiquer la notion de pitié en moi. Pour ne pas faire ressentir à autrui ce que l'on m'avait fait ressentir. C'est à partir de ce moment là que j'ai perçu que l'on avait le contrôle sur son mental. Je devais avoir seize ans et des poussières. À force de m'y appliquer, j'ai remplacé toutes les émotions de pitié que je pouvais ressentir par de l'empathie.

L'empathie apporte autant à celui qui la donne qu'à celui qui la reçoit. La pitié ne fait plus vraiment partie de la panoplie d'émotions qui font partie ma vie, sauf en cas de dernier recours. 

La pitié versus l'empathie

La pitié est facile, primale, superficielle, pauvre de sens. L'empathie demande plus de travail intérieur, plus de profondeur humaine, plus d'effort mental. Mais elle a aussi le mérite de développer l'esprit de compassion. L'empathie enrichit celui qui la donne et réconforte celui qui la reçoit. 

Parfois, j'ai l'impression que l'empathie et la compassion sont en voie d'extinction. À mesure que la haine gagne du terrain, l'empathie s'efface. La facilité semble avoir pris le dessus des mentalités modernes. La difficulté n'étant plus guère valorisée par les temps qui courent...

Pour arriver à contrôler le fil de ses pensées, il faut en reconnaître les sensations. Puis en contrôler l'émotion qui la suit. Et la transformer en une autre, de son choix. Meilleure à la santé mentale. 



Ainsi je prends le contrôle de ma cervelle qui fait ce que je décide du cours de mes émotions. Je prends le contrôle des instincts  primitifs du cerveau reptilien!

Au fil des années, j'ai décidé d'éradiquer d'autres émotions négatives pour me libérer l'esprit. J'ai décidé que la haine et la jalousie n'avaient pas de place en mon cœur. Qu'elles étaient toxiques à mon être et que je refusais de m'en nourrir. 

L'éradication de ces émotions en mon coeur me permet de me sentir mieux en ma tête même si mon corps me fait la guerre. En ces diverses réflexions silencieuses, j'ai trouvé que la pitié était un bon substitut pour les sensations de haine. 

La pitié versus la haine


Je n'utilise donc la pitié qu'en dernier recours. Lorsque j'ai besoin de transformer une émotion de haine qui jaillit trop fortement. Sinon j'utilise l'indifférence à cet effet. Une émotion parfaite pour neutraliser la toxicité que génère la haine. 

Et lorsque je serai très vieille, peut-être même que je pourrai transformer la haine directement en empathie, sans même y penser ni m'y forcer? 

Quant à la jalousie, j'ai décidé de la remplacer par l'inspiration. La jalousie et l'envie sont plus courantes. Presque anodines. Elles se faufilent facilement dans les pensées déprimées. Faciles à repérer. Elles peuvent aussi conduire à la haine pour ceux qui n'y prennent pas garde.

Si je ressens de la jalousie, je me pose la question du pourquoi. J'analyse le tout et je fais un travail intérieur pour comprendre comment je peux inspirer pour en transformer la trajectoire intérieure. Et je finis toujours par trouver...

Transformer la haine en pitié et la pitié en empathie...

mercredi, octobre 07, 2020

Je ne partage pas le choc de la mort de Joyce Echaquan, mais j'en partage la profonde tristesse. 

Je ne peux imaginer celle de ses enfants mais je peux en ressentir une vive compassion. Et une peine immense.

Comment pourrais-je être choquée, sachant les mauvais traitements que j'ai, moi-même, reçu à l'hôpital. Les mauvais traitements que j'ai pu y observer. 

D'ailleurs en ces moments là, souvent, j'ai pensé à ceux dont la peau n'était pas blanche. Ceux dont le sort devait être encore pire...

Je ne peux pas être choquée connaissant le racisme de fond que le Québec fait vivre aux autochtones. Le nier serait mentir.

En ma vingtaine, j'étais plus en phase avec les pow-wows que les raves. Plus en phase avec les peaux rouges que les blancs. Il ne se passe pas une saison sans que je ne médite sur les fantômes amérindiens qui hantent lac et forêt. Sans que je n'en regrette la présence, les traditions, la sagesse.

J'ai pu entendre bien des remarques désobligeantes envers les amérindiens en mes trente deux années de vie québécoise. J'ai été souvent choquée par ces remarques. En fait, le racisme le plus visible au Québec est celui-là. Celui là, en certains milieux de la société, est complètement décomplexé.

J'imagine qu'il est plus facile, pour un blanc, de dénigrer les autochtones plutôt que de repenser au génocide passé, au vol de leurs terres. Par mon passé, j'ai tellement été souvent choquée par ce racisme là, qu'il serait bien hypocrite d'être aujourd'hui choquée de ce fait tragique.


La détresse de son conjoint m'a fait verser des larmes. Des larmes versées pour Joyce et tous les autres. J'espère sincèrement que son décès fera changer des choses pour le meilleur, que cela ouvrira des consciences.

Je soutiens les paroles d''Élisapie, dont je suis tombée sous le charme, en 2004, durant en lointaine entrevue. Élisapie que j'aime entendre chanter et écouter.

Je soutiens Élisapie et toutes les femmes autochotones. 

Le problème du racisme autochtone au Québec est enraciné très profondément dans le tissu social blanc. Comme l'est le "problème noir" aux Etats-Unis. Les deux prennent leur source en des siècles passés d'injustices non assumées. D'ailleurs, les amérindiens américains sont encore moins bien lotis que les noirs américains. 

Bref, aucunement choquée mais profondément triste. Et fière d'Élisapie qui prend la parole avec cœur et intelligence...



Triste mais pas choquée...


Casse-tête de ma semaine, retrouver un plan piscine pour poursuivre mes rééducations physiques en zone rouge. Trouver les moyens de payer traitements et médicaments. Accepter ce qui fait mal en ma peau. Travailler fort aux voies de guérison de ce qui peut l'être. Gérer les maux permanents. Ne pas se laisser emporter par la nostalgie automnale. Y'en aura pas d'facile!

Avec la pluie qui fait tomber les feuilles à foison, les températures à la baisse, et les vents violents, l'automne se fait lugubre et monotone.

Durant le dernier confinement, j'ai dû passer plus de deux mois sans aucun moyen de progression physique. J'ai régressé. Frustrée. Assez pour m'acheter une wet-suit et aller au lac dès mai. 

Il devient impossible de m'entrainer en piscine extérieure vu la saison en cours. Je dois donc trouver une piscine intérieure. Et là, en zone rouge, cela devient un casse-tête de premier ordre. Mais je ne décourage pas. Je creuse les solutions, je cherche les possibles. Et je me débrouille.


Je refuse cette dépression ambiante qui fait a tendance de l'heure. Refuser le malheur, c'est trouver les solutions qui l'éloignent. Refuser le malheur, quel qu'il soit, c'est choisir de se nourrir de petits bonheurs quotidiens plutôt que de se complaindre des difficultés. C'est s'adapter à la difficulté présente jusqu'à en trouver les façons de la surmonter. 

Prendre l'habitude d'aller chercher la Miss à l'école. Une Miss brûlée par cette rentrée urbaine qui nous fait changer bien des habitudes familiales. Tandis que d'autres se forment. Tout en s'adaptant à ce contexte pandémique qui n'arrête pas de perturber ses rythmes scolaires. Y'en aura pas d'facile!

En cette pluvieuse semaine où les mieux nantis dépriment (ou contaminent autrui) tandis que les habitués aux difficultés s'adaptent, l'on se soutient mutuellement en notre bulle de lac. 

Au niveau canadien, en ce qui concerne les infections Covid, le Québec est en tête de peloton. La transmission communautaire va bon train, pas de quoi être fier!

Voir une minorité saboter les efforts d'une majorité est très frustrant à mes sens. Plus encore que les mesures mises en place pour essayer d'enrayer la propagation du virus!

En zone rouge, l'horizon est menaçant...