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vendredi, juillet 10, 2015


Hier on a commencé le Festival d'été en mode mollo avec les Arts de la rue sur Cartier. Mollo mais trés cool...

Le Festival d'été, c'est plein de petits bonheurs au cœur de la ville, une parenthèse musicale urbaine et toutes sortes de compromis, raisonnements et organisations. Et les Arts de la rue sont une source de petits bonheurs gratuits!

Un peu tristounets d'avoir manqué Vance Joy et Milk & Bone mais bienheureux de cette divertissante expérience sur la rue Cartier.

Après mon dernier safari photo par -35 sur Cartier, il fait bon savourer un 25 degrés dans le soir couchant. Car le Festival d'été c'est un tout. C'est non seulement des artistes sur toutes sortes de scènes mais c'est aussi une transformation subite des ambiances urbaines de Québec...

J'ai un petit faible pour le rockabilly et les années 50. Du coup, les performances marrantes de cette troupe musicale, nommée Balthazar et Jimmy a fait mon bonheur et celui de l'homme et l'enfant durant une petite heure sur la rue Cartier fermée pour l'occasion du #FEQ.


En effet, le festival d'été prend la rue Cartier d'assaut avec ses animations musicales gratuites et pour tous. Si vous passez par là, inspirez à plein coeur et oreilles!


"Une bande de jeunes qui veulent faire la fête alors qu’un vieux policier tente d'empêcher les festivités afin de ne pas troubler le calme de la population… « Milkshakes », patins à roues alignées, danse et voitures d'époque sont au rendez-vous."

Nous avons donc débuté le #FEQ en suivant le sillon de cette amusante troupe composé de d'enfance, de petits chiens et personnages caricaturés...

Cette troupe plonge le pavé de Cartier dans les années ‘50 alors qu’on y célèbre la fin des classes. Les personnages déjantés et marrants du spectacle Rock’n Rolla envahissent la rue en musiques et danse. On a adoré ça!


Avec le temps et l'expérience, on sait que le Festival d'été c'est aussi un défi d'endurance.

Pour tenir la route, il ne faut pas partir en feu.

Commencer le Festival d'été en allant faire un tour de la rue Cartier s'est révélée une bien bonne idée...

La miss a adoré, l'homme a sourit, et j'ai apprécié absorber cette atmosphère fantaisiste et entendre ces chansons qui font les classiques des années 50.

On a fini cette expérience avec un Ginger Beer que l'on s'est partagé sur la terrasse de Picardie en regardant passer les passants. Bref, le bonheur simple d'un soir de juillet au coin du Festival d'été de Québec!

Ce soir, au menu musical, on se la joue filles sur scènes avec Pascale Picard et Salomé Leclerc. Deux shows parfaits avec une mini festivalière...

Débuter le Festival d'été de Québec en se plongeant les idées follement sages dans les années 50...

jeudi, juillet 18, 2013

Une semaine dernière intense avec un Festival à profiter et un voyage de presse express en Alberta pour tester la nouvelle GMC Sierra au pays des cowboys!

Cette année, même si je me suis pliée au temps réel des réseaux sociaux, j'ai décidé de m’imprégner du Festival à fond puis de le bloguer...


Comme à chaque année, nous nous sommes plongés dans le Festival avec entrain. Mais cette année, encore plus que les autres, je me suis baignée dans ce plaisir particulier de me mouvoir en une foule si douce qu’elle me redonne espoir en l’humanité.

D'autant plus que j'ai pu me frotter un soir à la foule du Stampede de Calgary et bien en comparer les différences. Enfin comparer l'Est et l'Ouest, les cowboys et les festivaliers, c'est peut-être comme comparer des torchons et des serviettes! Malgré tout, une foule est une foule. Et celle de Québec est divine...

Entrainée en une bulle de musiques dispersées en différentes scènes, la foule de Québec savoure les nuits d'été sans tension ni échauffourée. Elle se compose de dizaines de milliers d’âmes qui s’harmonisent en beauté, le temps d’un show, puis qui s'écoulent joyeusement dans les artères de la ville. Les gens sont souriants. Patients. Jamais je ne me sens aussi en sécurité  avec autant de gens que durant le Festival d’été de Québec!

Au détour d’un concert, j’en parle avec un policier en service. Curieuse de savoir à quoi sert ce bus de police, je m'approche du groupe qui y discute. Ainsi j'apprends que ces bus servent au transport des troupes et j'engage la conversation...


Super sympathique, le policier m’explique les différentes techniques dont la police se sert pour guider les foules et assurer la sécurité ambiante. Et il me confirme, qu’en effet, les foules du Festival sont très sereines. Rares sont les incidents pour lesquels ils doivent agir. Durant cette discussion, je découvre une envie de protéger plus que de contrôler qui me plait bien.

Il faut dire que le Festival génère des tonnes de bons moments. Des milliers de personnes se sentent bien en même temps. Ce phénomène humain dégage une énergie incroyable qui participe activement à la magie du Festival.

Et le mien a réellement commencé avec les Black Keys sur les Plaines. Pas question de les rater cette année!

D'ailleurs j'ai découvert les Black Keys après les avoir ratés en un Festival passé. Lors de leur dernier passage, ils n'étaient pas en mes priorités. Comme il faut faire toutes sortes de choix, plus ou moins, déchirants lorsque l'on vit le Festival, je les avais zappé pour ensuite le regretter (à écouter les échos de leur performance).

Et c'est ainsi que j'ai réellement découvert leur existence...


Avec ce concert mon Festival commence avec très bien. Malgré la réserve du chanteur. Serait-il timide derrière sa guitare en feu?

Enfin s’il ne parle pas beaucoup, il communique sans problème avec sa guitare. Et dans le fond c’est tout ce qu’on lui demande...


Au final, Dan Auerbach a charmé les Plaines, presque sans mot dire. Carpe Diem. Son magnétisme musical suffisant à l’exercice pour que l’on passe une superbe soirée. De celles dont on se nourrit l'esprit durant les froides journées d'hiver...


Pendant que le groupe se déchaine sur scène, je me rappelle combien je peux danser durant le Festival. Combien les rythmes que j’y inspire peuvent me traverser le corps et en prendre possession. 

Avec la guitare de Dan Auerbach je retrouve cette jouissance d’onduler en plein air. Le pur plaisir de laisser bouger son corps dans la chaleur nocturne de l’été.

Le spectacle se termine un peu sec, sans rappel. Mais le plaisir pris n'est plus à prendre...


Le lendemain, alors que l’on continue notre plongeon festivalier, mon amie Dee me raconte une drôle d’anecdote. Alors qu’elle n’a pas encore réalisé avoir perdu son iPod sur les Plaines, elle reçoit un courriel d’un homme qui lui écrit pour lui dire qu’il l’a trouvé!

Mais le plus surprenant est que non seulement l'inconnu a vu et ramassé l’objet par terre, en un endroit où la foule était compacte, mais qu’en plus le iPod s’en soit tiré sans une égratignure. Personne n'a marché dessus! Avant que ne finisse la journée, elle l'avait récupéré. Quand je vous dis que la foule du Festival d’été est exceptionnelle… 


Entre guitare électrique et foule tranquille...

mercredi, juillet 10, 2013

L’été à Québec est magnifique. Et l’été à Québec, durant le Festival, c’est divin!

Quiconque aime la musique ne peut qu’être entrainé dans le tourbillon estival généré par le Festival d'été de Québec.

Pour ma part cela fait des années que je me laisse porter par les courants musicaux qui prennent source sur les Plaines d’Abraham, Place d’Youville ou au Parc de la Francophonie qui longe Grande Allée.

Jamais je ne marche autant en ville que durant le Festival d'été!

Cette habitude pédestre fait partie intégrante de mon expérience festivalière. Toujours avec le même bonheur, je parcoure la ville de long en large. Quand il me reste du courage et de l’énergie (ou que je suis particulièrement attirée par un artiste qui y joue), je me retrouve au Cercle ou à l’Impérial.

Et c'est sans parler de nos visites traditionnelles Place de la Famille et des Arts de la Rue qui divertissent les pavés ou investissent le Théâtre de la Bordée!

Depuis notre QG, situé chez nos amis rue de la Tourelle, l'on vogue d’un endroit à l’autre, les pieds en feu, le cœur en liesse. Marcher sur St-Jean. Monter sur les Plaines. Arpenter les rues de haut en bas et vice et versa. Suer. Sourire. S'impregner de l’été qui fait tant de bien au corps et danser ici et là...

Les grosses vedettes sur les Plaines ne sont qu’une facette du Festival, je ne pourrais simplement m’en contenter. Car ce que que j’aime par-dessus tout, c’est inspirer ces différentes musiques qui transportent la ville en une dimension parallèle.

Une dimension musicale qui rassemble toutes sortes de foules. Des foules qui se conjuguent en d'immenses marées humaines. Des marées humaines qui se dispersent dans les artères de la ville dans la paix et la joie commune.

Dans ces moments-là, j'ai toujours la sensation qu'il n’y a pas meilleure place où vivre sur Terre et mon cœur déborde d'affection pour Québec!

Partir du QG, entendre le Festival en bruit de fond. Suivre ce brouhaha qui devient musique au fur et à mesure que l’on s’approche de la scène Hydro-Québec Place d’Youville...


Je découvre Coyote Bill sous le soleil brûlant de la Place d’Youville. L'endroit est transporté par les rythmes de ce groupe funky. Le cadre est superbe. La musique enivre les sens. Des spectateurs lézardent sur les remparts. D'autres profitent du spectacle bien installés devant le Palais Montcalm. Le tout a un petit goût de paradis.

Les soucis s’effacent pour laisser toute la place au moment présent. Les musiciens s'en emparent et le pouvoir de la musique pénètre le sang. Le bonheur se reflètent sur tous les visages que l'on croise. Que peut-on demander de plus?

À noter que c’est aussi l’endroit idéal pour profiter du Festival avec des enfants en bas âge. Ici, les bouts de choux se dandinent gaiement et les souvenirs de ma puce à cet âge affluent en ma mémoire...

Sans oublier que c'est aussi l'endroit en ville où le macaron est facultatif pour profiter de l'ambiance qui fait vibrer la Place! Même sans entrer dans le périmètre de la scène, on peut très bien profiter des groupes qui viennent y jouer.

 

Découvrir de nouveaux artistes est aussi une importante facette du Festival d’été. J’adore craquer pour des artistes dont je n’avais jamais entendu parler. Ainsi, chaque été, je découvre toute une ribambelle de musiciens qui s'ajoutent à mon répertoire musical. C'est définitivement l'un de mes plaisirs de Festival.

Je tombe vite sous le charme du jazz/funk/psychédélique de ce groupe inconnu à mon bataillon. Je sens monter la fièvre du Festival en mes veines. Une subtile transe m'emporte en un petit nirvana. Coyote Bill est définitivement en lice pour ma sélection perso de coups de cœur 2013!

 

Inspirer des airs de Festival

jeudi, juillet 04, 2013

Il y a de ces journées où les briques semblent pleuvoir pour cultiver le désespoir.

Il faut alors s’accrocher aux bonnes choses de la vie pour tenir l'espoir en équilibre et ne pas sombrer dans les idées noires.

J'ai commencé celle-ci en lâchant malencontreusement mon iPad pour le ramasser la vitre joliment étoilée. Grognasser et travailler son moral qui déraille gentiment...

Reprendre son moral en main, penser joies de Festival et continuer la journée qui s'annonce ultra chaude. Au moins l'été ne fait plus la gueule!

Dentiste pour la puce qui impressionne par sa sagesse. Aller chercher la passe de presse du Festival tout en se disant qu'au moins la journée finira mieux qu'elle a commencé.

Mais c'était sans compter sur le démon de midi! Pendant que mon homme m'attend, la voiture succombe à un coup de chaleur. Bang! Remorquage, garagiste et tout le tralala qui fait grimacer le portefeuille. Pratiquer ses patiences qui travaillent les nerfs.

Et, là au milieu, Miss Soleil qui se fait un fun noir en son petit monde d'enfance. Sans aiguiser mes nerfs, elle me rappelle que la vie est belle. Son trip de la journée est d'avoir sa propre carte de presse avec sa photo! Elle s'imagine la vie en couleurs et m'allège l'humeur...

Pendant qu'elle rêve à ses futurs elle me chourre ma passe et trouve bien marrant de se balader en remorqueuse en ville. Au moins y'en a une qui s'amuse!

Évidement comme chaque année la puce est supra excitée à l'idée du Festival qui enivrera son quotidien de musique et festivités. C'est une tradition annuelle qui fait partie intégrante de son tissu de son enfance. D'ailleurs cette année, elle compte couvrir la Place de la Famille. L'on essayera donc de concocter une petite capsule vidéo maison. À suivre...

À noter aussi cette année, la possibilité d'apprécier les multiples artistes présents avec les différentes listes concoctées par  le Festival sur Songza. J'adore! Et félicitations à Émilie Langlois qui a gagné deux laissez-passer en participant au concours de la semaine dernière!

L'on gardera donc le moral pour profiter à fond du Festival. Pour vivre d'amour, d'eau fraiche et de musiques! Pour laisser couler les mots dans le tourbillon de bonheur dans lequel nous emporte le Festival d'été.

Et que commence la ronde des spectacles! Qui nous accompagne en un tourbillon musical au coeur de la vieille Capitale?

Et que commence le Festival...

jeudi, juin 27, 2013

Voici bientôt revenu le temps du Festival d'été de Québec. Ce temps béni où la ville se plie au rythme au Festival pour nous entraîner en son sillon musical.

Et même si je suis présentement en voyage de presse au New-Jersey, je n'oublie pas mon Festival préféré de l'année!

Ainsi j'aurai le plaisir de partager cet événement en mots et images. Yeah! Et de plus, j'ai l'occasion d'offrir la chance à deux personnes de gagner une paire de laissez-passer!

Car cette année le Festival, toujours plus numérique, innove encore et toujours en ajoutant une nouvelle expérience interactive personnalisée.

Chaque personne possédant un laissez-passer du Festival d’été de Québec pourra enregistrer le code unique de son bracelet via un formulaire disponible sur le site web et courir la chance de gagner différents prix.

Chaque festivalier aura aussi la possibilité de personnaliser son expérience et de la partager avec ses amis Facebook grâce à des bornes interactives installées sur les différents sites du Festival. Ainsi les détenteurs de laissez-passer pourront informer leurs amis de leur présence à un spectacle, échanger avec eux une photo prise durant l’événement, et peut-être plus s'ils sont chanceux!

Les bornes, mesurant chacune neuf pieds de haut, seront installées sur le site de la scène Bell des plaines d’Abraham, au Carrefour de services de Place George V, au parc de la Francophonie près de la scène Loto-Québec et à Place Métro à Place D’Youville. Comme l'explique Luci Tremblay, directrice des communications du Festival d’été de Québec: "Nos festivaliers sont très actifs sur les médias sociaux et suivent le Festival avec intérêt. Avec la personnalisation du bracelet, nous leur offrons de partager encore plus leur enthousiasme à l’égard du Festival, d’une façon originale et encore plus participative"

Et Dieu sait que je suis la première à approuver étant donné que je blogue le festival depuis bien des années. Sans compter lorsque je le tweete ou l'instagramme entre autres virtualités....

La personnalisation du bracelet se déclinera en 3 étapes faciles, chacune d’elle étant associée à des prix comme par exemple celui de gagner une paire de cartes Zone avant-scène pour l’édition 2014 du Festival ou encore de gagner des bracelets VIP pour un soir...



Mais ce n'est pas tout, le Festival offre aussi aux lecteurs de ce blogue la possibilité de gagner une paire de laissez-passez en envoyant par courriel leurs coordonnées (nom/adresse, téléphone et courriel) à concours@infofestival.com et inscrivez le nom de ce blogue (Vol de mots/Etolane) dans l'objet de votre courriel. À noter que les informations transmises demeureront confidentielles et permettront éventuellement de communiquer avec les festivaliers pour leur transmettre de l’information ou leur offrir des promotions exclusives.

Le tirage aura lieu le 3 juillet et sera fait par le Festival. Les heureux gagnants pourront ensuite récupérer leur paire de laissez-passez au comptoir d'accueil de la salle de presse du Festival à l'hôtel Hilton de Québec. Une belle occasion de gagner une paire de laissez-passez. N'hésitez pas à participer!


D'ici peu je rentrerai au bercail et commencerai les préparations familiales pour les festivités. Comme d'habitude nous irons en bande de copains (et rejetons) voir les shows qui nous attirent.

L'idée n'étant pas tant d'aller voir les plus connus mais plutôt de faire des découvertes musicales et de se plonger en cet univers parallèle dans lequel nous transporte le Festival. Sans oublier le bonheur de sentir le coeur de la ville palpiter au rythme du Festival d'été...

En préparation du Festival d'été de Québec.

lundi, juin 17, 2013



Quelques premières belles journées appellent l'été qui s'installe tant bien que mal. Des soubresauts pluvieux font grogner la population locale en manque de soleil. Ainsi commence la saison des festivals à Québec.

Et c'est avec le Festival Grand Rire de Québec que je commence ma ronde de ces différents Festivals qui animent Québec tout l'été.

Le Grand Rire se déroule du 12 au 23 juin et amuse la ville avec ses spectacles en plein air ou en salle. On peut se procurer un macaron pour toute la durée du Festival Grand Rire ou pour la journée. À noter aussi que plusieurs spectacles sont gratuits...

Invitée avec ma puce au spectacle d'Eric Antoine, c'est toute la famille (belle-mère française comprise) qui se retrouve au Cabaret du Capitole de Québec ce samedi après-midi. À la découverte de cet "humoriste/magicien" (pas mal déjanté selon la rumeur)...

Le spectacle commence à 14 heures et la salle est pleine. Toutes les générations sont présentes. Miss Soleil attend, le regard pétillant, tandis que je sirote un cocktail azur qui me fait oublier le temps grisou.

Ma belle-mère, en visite annuelle, nous apprend qu'Éric Antoine est bien connu en France. Il parait que c'est habitué des émissions de télévisions.

C'est aussi ce que je comprends avec les commentaires que je reçois sur les réseaux sociaux en tweetant et instagrammant le moment.

Commence le spectacle qui nous fait découvrir tout un énergumène. Il n'y a pas à dire, il déménage cet Eric Antoine!

Aussi électrique que sa coupe de cheveux, il entraine la salle en sa magie peu conventionnelle. Il dessine en l'imaginaire collectif un univers clownesque qui oscille entre l'illusion et la réalité. Le tout enrobé d'un humour acéré. Bien tranché. Ça éclate!

Pour un spectacle familial, c'est d'ailleurs limite. La maman en ma peau se serait passée de la litanie de "merde" et des quelques vulgarités dispersées au fil du spectacle. Mais ces écarts n'en rendent cependant le spectacle que plus drôle pour ma puce. Elle écarquille grand les yeux et éclate de rire, de concert, avec la salle amusée.



Nul doute que l'humour et la magie font certainement un bon cocktail à déguster en ce samedi après-midi! L'homme sur scène est marrant, attachant. Il interagit avec les spectateurs et entraine le public en son distrayant sillon. Plusieurs spectateurs se retrouvent dans la trame du spectacle et assistent les différents coups du magicien.

Son acolyte, tout de noir vêtu, est dans l'illusion de son invisibilité. Il ajoute une touche comique aux numéros farfelus d'Éric Antoine. Fusent les éclats de rire qui accompagnent les sympathiques pitreries de l'illusionniste timbré.

D'ailleurs, je commence moi-même à ressentir quelques crampes de joues...


Eric Antoine nous fait pénétrer ses dimensions non-monolithiques et capte l'attention de son public avec brio. On ressort de la salle le moral en pleine forme. Il requinque l'humeur ce garçon! De la grand-mère à la fillette, toute la famille est sourire.

Et comme un plaisir n'arrive jamais seul, le ciel s'est dégagé et le soleil brille de nouveau. Que du bonheur! Le Festival Grand Rire fait vibrer le cœur de Québec et nous rappelle les joies à venir du Festival d'été.

La rue St-Jean grouille de monde et l'ambiance Grand Rire accentue le charme naturel de la ville. L'on en profite pour en inspirer l'ambiance estivale en se baladant gaiement.

On pousse la curiosité jusqu'à la scène extérieure qui voisine le château Frontenac. L'occasion de croiser des hordes de touristes et de se rappeler qu'on est définitivement pas les seuls à profiter des charmes de Québec!


Au pied du monument Champlain, qui fait face au château, on découvre la troupe Commedia Dell'Arte. Le cadre est superbe et le divertissement est au rendez-vous!


Cette troupe d'humour fait craquer Miss Soleil qui m'explique combien elle adore ce style de comédie non verbale. Elle ne demande qu'à y retourner. Et plutôt dix fois qu'une! Ma belle-mère, très étonnée par l'ambiance qui règne au coeur de la ville, est subjuguée..

On accroche la fin du spectacle d'Anthony Kavanagh sur la Place d'Youville avant de repartir. Sous les étoiles, Kavanagh est en feu.

Subtilement mordant et grinçant, quelques sourires deviennent jaunes. La puce s'assoupit sur les épaules de son père qui rigole...

Cette première exploration de ce festival humoristique nous aura définitivement donné le gout d'y revenir. Le goût de rire et d'en reprendre. Action! Réaction?

Le goût d'aller découvrir quelques nouveaux talents du monde de l'humour, d'hésiter entre Michel Boujenah et Pierre Richard et d'avoir follement envie de Martin Petit?

Au final, d'Éric Antoine à Anthony Kavanagh, c'est une superbe journée passée dans les vibrations de Québec et c'est un vrai coup de cœur pour le #grandrire!

À la découverte du Grand Rire de Québec

samedi, juillet 07, 2012


C’est avec grand plaisir (pour la troisième année consécutive) que je me joins à la joyeuse équipe des blogueurs du festival d’été de Québec!

Le Festival nourrit mon affection pour la vieille capitale. C’est un moment privilégié qui transforme le cœur de Québec en une dimension musicale que j’inspire avec bonheur...

L’atmosphère urbaine se meut au rythme du Festival d’été qui anime les rues. Durant dix couchers de soleil, le pouls de la ville de Québec bat de concert avec le Festival d’été.

La rue St-Jean se remplit de hordes de festivaliers qui clignotent de milliers de macarons. Le pigeonnier (Parc de la Francophonie, Scène Loto-Québec) fait rugir ses alentours et les Plaines d'Abraham font courir les foules...

En bref, au cœur de Québec, les rues sont prises d’assaut par une sympathique humanité qui vient s'en mettre plein les oreilles et la vue.

Sous les étoiles, certains soirs, les Plaines palpitent tant que même les fantômes des soldats sacrifiés au combat viennent savourer cette paix qu’il n’ont jamais connue de leur vivant!

Que l’on s’y promène en troupe amicale, en famille ou en solitaire, le Festival emporte tous les esprits…

Une tradition familiale

À nos côtés, Miss Soleil vit son sixième festival (ou son septième si l’on considère son expérience en tant que fœtus dansant). « Pestival » fit partie de ses premiers mots de vocabulaire. Je souris de la voir grandir avec les années qui passent…

Cette année, nous délaissons la poussette. C’est une nouvelle étape parentale. Au coin de la Place d’Youville, je contemple les jeunes enfants dont les poussettes fondent la foule et je repense au temps si vite passé.


L'on commence cette édition 2012 avec Sidi Touré . Alors que je me ballade avec le sourire aux lèvres, je réalise une fois de plus combien le Festival d’été de Québec a le don de me réconcilier avec l’humanité.

Je réalise à quel point j’aime cette atmosphère particulière qui rassemble tous les âges sous le signe de l’été et de la musique. À quel point sa créativité me stimule. Combien j’aime m'y plonger...

À mes sens, le Festival d’été ne se résume pas aux gros shows des Plaines, ni aux gros noms qui font vibrer les masses. Évidement lorsqu’un artiste cher à mon cœur s’y pointe, je suis l’une des premières à y courir! Mais si certaines années, ces occasions sont plus rares, ce n'est pas grave.

C’est le plus souvent Place d’Youville ou au Pigeonnier que l’on déambule. J’adore la façon dont le Festival fait vivre la Porte Saint Jean.

Alors que je foule le pavé de mon premier jour de Festival, je retrouve cette foule bigarrée qui fait la beauté du Festival d'été. Heureuse comme un poison dans l'eau, je vogue...

Je me plonge avec enthousiaste dans cette ambiance unique qui, durant dix jours, nous transporte en un univers parallèle remplie de magie.

Un Touareg passe par là...

Le temps du Festival j'aime découvrir de nouvelles musiques. Du coté de la Place d'Youville, j'y découvre ces musiques du monde qui me dépaysent. Du coté du parc de la francophonie, je me fais rocker les heures.

Découvrir de nouveaux artistes fait partie intégrante du Festival d'été de Québec. Ne voir que les artistes que l'on connait n'est certainement pas suffisant. Enrichir sa culture musicale fait tout autant partie de l’événement. Il serait bien dommage de ne pas en profiter!
Sidi Touré présente son folk blues malien sur la scène Hydro-Québec Place Metro à Place d’Youville.
Chaque année, j''aime m’imprégner de ces musiques qui nous font voyager mentalement. Ainsi j’absorbe les rythmes inconnus du sahel folk de Sidi Touré.

Chaleureux, le chanteur malien communique avec la foule en français et ponctue ses chansons de petites anecdotes privées. L'on apprend que certaines de ses chansons font hommage au personnes qui l'ont aidé à devenir musicien.

Il parle de cette femme qui lui a permis de jouer de la musique alors que ses parents désapprouvaient son choix d'être musicien. Elle lui a ouvert sa maison et il a ainsi pu explorer ce besoin de musique en son sang. Il rend aussi hommage à celui qui l'a soutenu autant moralement que financièrement pour en arriver là. Ses mélodies sont envoutantes et je me laisse emporter...

Sidi Touré explique qu'il n'y qu'un pas entre le jazz et le blues et il finit la soirée en chantant la paix: "Peace Man. Peace Africa. Peace World!".

Peace Sidi Touré et merci de nous dépayser les idées mélomanes tout en douceur et bonté...

Pour la petite histoire : "Sidi touré est le descendant d' une famille royale de l' ancien empire shongaï, il rend hommage à la culture shongoy avec koïma son troisième album, pour ce faire il utilise bien sur le shongaï blues, variante du sahel blues et le tabamka musique de danse originaire de gao (...)

Il explore un mélange de musique traditionnel, rock, blues, teinté de religion. sa musique vient de gao une ville du nord de mali ou il était directeur de l' orchestre régional the shongaï stars, il tend son propos pour l'abandonner aux transes du blues et du rock, il est l' un de ces sorciers qui viennent conforter leur pouvoir dans les eaux du fleuve Niger (...) (source)"


Haut perché sur les remparts de la ville...

Pendant que la musique s'envole dans l'air de la ville, j’aime jeter un œil amusé sur les remparts qui se comblent d’amateurs de musique. J’observe ces gens qui viennent en savourer les délices.

J'y vois des tribus de jeunes qui côtoient des mélomanes d'expérience. Des amoureux de tous âges qui se collent. Des copains qui rigolent. Certains se tiennent loin du vide et d'autres y laissent tomber les jambes. Et puis il y a ceux ceux qui s'y reposent, tranquille, les yeux fermés...


Parfois j’y grimpe aussi. La vue que j’y trouve est magnifique. Lorsque le jour se couche et que l’horizon se dore, là-haut, la vie est aussi rose que les nuages qui flottent dans le ciel...

Sans oublier que le festival d’été de Québec c’est beaucoup de musique mais c’est aussi une armée d’artistes de rues qui viennent bousculer le train-train quotidien! Avec eux la poésie et le surréalisme envahissent les rues.

Ces saltimbanques de grand talent nous font découvrir la vie autrement. Ils sont, à mes yeux, une inestimable richesse. J’aime les suivre et j'adore les découvrir par hasard au fil de mes aventures festivalières.

En tant que maman, la Place de la famille Le lait fait définitivement partie de nos routines de Festival!

Du 6 au 15 juillet, de 10:30 à 16:30, entre l'Espace 400e et le Marché du vieux port, les enfants sont de la fête.

Bien des parents apprécieront cet endroit bourré de créativité. C'est un endroit au cadre enchanteur. Une jolie place où aller planter des graines d’artistes dans le terreau de nos enfants!

Sans compter que l'entrée est gratuite, nul besoin de passe pour profiter de ses spectacles et animations. Alors pourquoi s'en passer?

Le festival, c’est l’été à son meilleur, c’est Québec qui vibre d’humanité. Une humanité qui s’harmonise aux rythmex d’une multitude de mélodies.

Le Festival d'été de Québec, c'est du bonheur estival en barre...

Alors, vous venez?


Et que débute le Festival d'été!

lundi, juin 27, 2011

Festivaler officiellement l'été à Québec...

En ce lundi ensoleillé, qui suit trois jours de pluie continue, tombe la bonne nouvelle qui dit que je fais partie de la gang des blogueurs officiels du Festival d'été...

J'en suis super heureuse! Je croisais les doigts pour réitirer l'expérience et je suis contente de pouvoir le faire cette année encore. Cette année où ma puce n'est pas plâtrée et où ma santé reprend la forme après un difficile hiver.

 Comme je savais que l'on ne saurait pas qui serait repris avant la dernière minute, j'avais tout de même une passe de saison en ma possession, par précaution! Une passe de saison qui risque de vite trouver preneur...

Juan a été de la première vague. Il est allé acheter des billets en pré-vente pour nous et nos amis. Car pour ceux qui n'en connaissent pas le principe, les passes du Festival d'été de Québec sont comme des petits pains chauds. Entre la série de prévente et la vente officielle, toutes les passes s'envolent dans le temps de le dire. Et ceux qui n'ont pas prévu le coup se retrouvent facilement le bec à l'eau!

Car même si le prix augmente au fil des année, il n'en reste pas moins qu'une passe de festival, ce n'est pas cher pour ce que cela rapporte en bonheur estival. Surtout si l'on décide d'en profiter au maximum.

Durant dix jours, le coeur de la ville de Québec se met à battre au rythme du Festival d'été. Et si le temps s'y accorde, il se déroule des nuits magiques où les étoiles brillent plus fort qu'à leur habitude. À moins que cela ne soit l'effet des macarons qui scintillent à l'horizon humain. Mais je m'enflamme...

Chez nous, le festival est une tradition que l'on vit en trio familial. Je le blogue depuis des années. Ainsi, depuis sa gestation M'zelle Soleil s’imprègne du Festival d'été. Le festival a fait partie de ses premiers mots, de ses premières conversations, de ses premiers repères. Chez nous, le festival se transforme en un voyage musical, en une expérience estivale qui nous offre le meilleur de Québec. Chez nous, le festival est un incontournable.

Au creux de l'hiver, il devient même un espoir auquel s'accrocher sous la neige et le froid. À chaque retour de juillet, il nous récompense des longs mois d'hiver pour mieux les effacer de notre mémoire. Au festival, il n'y a que l'été qui compte...


Juan prend sa semaine de congé et l'on s'y plonge avec passion. L'on y va en gang, ensemble, en famille, selon les spectacles. On se couche tard et on en profite au max! Bloguer le festival est une seconde nature. En le faisant de façon officielle, c'est un peu plus de travail et beaucoup plus de liberté sur le site.

Je blogue ce festival que je vis en compagnie de mes amis, de mon homme et de ma fille. Au programme: musique, étoiles et chaleur humaine. Et c'est aussi comme ça que je fais d'impressionnantes traversées de foule durant les concerts. Pour passer de la section presse à la section grand public, je parcoure le site de long en large.

Les traversées de concert, c'est bon pour le cardio, bon pour prendre le pouls du spectacle en action et lorsque la musique est excellente, les traversées sont dansantes. L'année dernière, c'est durant Santana que j'ai volé au lieu de marcher sur les plaines...


Maintenant que nous sommes parents nous apprécions aussi la section familliale du festival. La place de la Famille avec son cadre charmant en bord de fleuve, ses spectacles décalés et son ambiance festive est l'endroit parfait où aller divertir ses petits. C'est une activité familiale à ne pas manquer!

Et j'ai entendu courir des rumeurs qui disaient que cette année, la place de la Famille serait encore plus cool qu'à son habitude. Bien hâte d'y emmener ma puce...

J'en profite aussi pour saluer mes compères blogueurs qui s’imprégneront du festival (chacun à sa façon) pour en nourrir le blogue officiel: Mario ( qui blogue aussi son festival depuis plusieurs années), La Musicographe, Summer au Pays des Caribous, Québec t'aime et Culturils. À suivre du 7 au 17 juillet ici ou sur le blogue du Festival d'été...

Le retour du festival d'été...

jeudi, juillet 22, 2010

M'zelle Soleil à la Place de la Famille du Festival d'été (et pensées mouvementées)...

J'ai déjà parlé de la Place de la Famille dans mes billets de Festival. C'est vraiment un lieu extra pour les enfants. Comme nous n'étions pas encore allés au traditionnel maquillage, c'est dimanche dernier que nous avons rempli notre tâche parentale (pour le grand plaisir de notre puce plâtrée)...


Encore deux semaines à tirer avant d'espérer pouvoir déplâtrer cette petite patte immobile. Le moral de M'zelle Soleil est bon, celui de sa mère oscille. Il tangue entre déception et colère. Déception d'un superbe mois de juillet privé de lac si proche et colère contre ma voisine irresponsable à l'attitude si hautaine qu'il me vient des envies de la scalper sur place!

Avec le Festival, nous avions bousculé notre routine pour la rendre plus nocturne. Ceci faisait un peu oublier toutes ces belles journées gâchées. Alors que l'été est le plus chaud que nous vivons depuis plusieurs années, nous sommes confinés à l'ombre. Comment ne pas penser à tous ces rires qui se perdent, à toutes ces éclaboussures que l'on ne vit point? Comment transformer en positives ces pensées négatives qui m'agressent de l'intérieur? Prendre exemple sur M'zelle Soleil qui continue de prendre la vie du bon coté. Accepter qu'elle regarde la télé en plein été. Faire l'école à la maison et nourrir l'esprit éponge de l'enfant mignon. Se dire que cela pourrait être pire. Se rappeler que l'épreuve renforce une fois qu'elle est traversée...

M'zelle Soleil à la Place de la Famille du Festival d'été

mardi, juillet 20, 2010

Fin de Festival et perte de voix...

Alors que le Festival s'est terminé dimanche soir, c'est avec la découverte de Karkwa que l'on a achevé cette édition 2010.

Je dois avouer que je ne connaissais Karkwa que de nom sans vraiment en connaitre les chansons. Aussi, j'ai été agréablement surprise par leur prestation. Et même si je me sentais un peu patraque, j'ai apprécié les découvrir sur scène même si ceux-ci se sentaient un peu rouillés.

Cela dit, une fois rentré à la maison, j'ai réalisé que je n'étais pas du tout dans mon assiette! Et le lendemain, après une visite chez le docteur, j'ai appris que j'avais attrapé une bronchite doublée d'une pharyngite! Enfin, je ne regrette pas du tout mon expérience de blogueuse officielle de Festival d'été. Au contraire! J'ai adoré pouvoir ainsi profiter de cette édition 2010. Je regrette juste de ne pas avoir pu en faire plus, en voir plus, en écrire plus. C'est toujours le même problème à chaque Festival d'été,  il y a tellement de choix, tellement de musiques à écouter, à découvrir que l'on souvent aurait besoin de se dédoubler pour pouvoir tout voir et écouter!

Aussi, je n'ai pas eu le temps de parler du concert de Jimmy Cliff que l'on a vu samedi soir. Je n'ai pas, non plus, eu le temps de revenir sur l'excellent spectacle de l'école du cirque de Québec à la Place de la Famille. Mais je tiens quand même à revenir sur la soirée de Thievery Corporation (en fin de billet). Durant ce show là j'ai réellement dansé comme une folle. Tant et si bien que cette soirée m'a redonné la fougue de mes 25 ans et que c'est certainement mon coup de coeur 2010!

J'aurais aussi aimé parler plus en profondeur de cette vibration particulière de la ville de Québec durant le Festival. De ces visages souriants. De la paix qui se dégage des foules qui se dispersent comme des courants humains à chaque fin de spectacle. Et de ces rencontres que l'on fait pas hasard au détour du chemin...

Je tiens aussi à remercier les organisateurs du Festival d'été de Québec qui ont accueilli les blogueurs avec beaucoup de gentillesse et qui nous ont permis de vivre cette expérience à part. Une mention spéciale à la gentille édimestre qui a été bien patiente avec mes diverses corrections. Et une salutation virtuelle aux autres blogueurs qui ont participé à cette expérience bloguesque. J'espère aussi que les lecteurs de mon blogue (tout comme ceux du blogue du Festival), ont eu autant de plaisir à suivre nos aventures que nous avons eu à les vivre.

Dans mes déceptions persos, il y a plusieurs conférences de presse auxquelles j'aurai aimé assister si j'avais pu me dédoubler. Je suis aussi triste d'avoir raté Élisapie Isaac, Pierpoljack et Sanseverino. Mais au final, ce fut un cool marathon "musico-urbain" qu'il me plairait certainement de recommencer...

Au fil des prochains jours, je continuerai de trier la multitude de photos de Festival pour en déposer les meilleures dans mon Flickr, et aussi pour faire le tour des vidéos qu'il me reste à traiter (dont celles de Karkwa) et que je déposerai dans mon YouTube...

Picnik collage

Quelques anecdotes humaines

- Lorsque l'amie d'une amie avec qui l'on va voir un spectacle nous explique qu'elle était à coté de nous durant le show du soir précédent, qu'elle a adoré voir danser M'zelle Soleil sur les épaules de son père et qu'elle est contente de nous rencontrer.

- Lorsque l'on rencontre un artiste urbain ultra sympathique passé minuit parce-que l'on a garé notre auto devant son atelier et que l'on discute avec lui durant plus d'une heure sous les lumières de la ville.

- Lorsque l'on s'arrête devant une libraire sur la rue St-Jean parce-qu'une jeune fille nous explique qu'il y a des livres à récupérer, que l'on se penche sur le sujet, et que l'on finit par faire connaissance avec un sympathique animateur de radio communautaire qui revient lui-aussi du Festival qu'il couvre de son coté. Et qu'il en profite pour inventer une expression marrante du moment que l'on vit: "la culture du trottoir"...

Zestes de Thievery Corporation

Accompagnés sur scène par différents chanteurs, les deux musiciens ont laissé toute la place à leurs invités. En effet, avec plus de vingt chansons au programme de la soirée, Thievery Corporation avait de quoi nous en mettre plein les oreilles!

En effet, Thievery Corporation a entrainé la foule en un tour du monde endiablé aux accents de dub et de Trip Hop. L'on a pu danser sur des chansons comme Lebanese Blonde, Sol Tapado, Sound Alarm, Assault on Babylon et bien d'autres rythmes électro-world.

Aussi, le show s'est révélé moins électro que je l'aurai imaginé et définitivement plus reggae que je n'osais l'espérer. Sans parler de la douceur des notes de sitar sur l'incontournable Mandala. C'est aussi le seul groupe qui a embaumé la nuit grâce à une douzaine d'encens déposés entre deux enceintes sur la scène!

Du coté des chanteurs invités, la brésilienne Karina Zeviani a lancé le ton de la soirée avec ses déhanchements voluptueux. Roots et Zeebo Stelle ont énergisé la scène. Et la jolie Sista Pat a emballé le tout alors que la chanteuse LouLou caressait l'air de la nuit de sa voix aérienne. C'est aussi elle qui a le plus communiqué avec la foule dans un français charmant. Les écrans géants ont diffusé en continu des images en tout genre pour illustrer la musique qui s'éclatait sur scène. Thievery Corporation a donné un spectacle qui a dépassé la hauteur de mes attentes et tant pis pour ceux qui l'ont raté!

Bilan de Festival

samedi, juillet 17, 2010

K'naan et les Black Eyed Peas sur les Plaines d'Abraham


Ces deux dernier jours nous sommes allés voir Thievery Corporation, K'naan et les Black Eyed Peas. Je reviendrai sur Thievery Corporation plus en profondeur mais je vais commencer en me penchant sur le mega concert qui s'est tenu sur les Plaines hier soir...

Une grande fébrilité entourait le venue de ce groupe à la popularité mondiale. Accrocher ce gros nom pop au programme était certainement un gros coup pour le Festival d'été de Québec.

D'ailleurs il a battu tous les records d'assistance et les entrées du site ont du être fermées plus d'une heure avant l'arrivée des Black Eyed Peas sur scène. C'était la folie générale. L'ajout d'un écran géant derrière la scène a certainement contribué à ce record de foule que l'on estime à plus de cent mille personnes...

Nous sommes arrivés pour le début de la prestation de K'naan. J'avais réservé une place pour ma mini Miss (platrée de la cuisse aux orteils) dans la zone attribuée aux personnes à mobilité réduite. Cette zone ressemblait à une sorte d'île tranquille dans la gigantesque marée humaine qui nous entourait. Ma puce avait une bonne vue sur un écran géant et je n'étais pas loin à aller et venir pour les besoins de la cause...

K'naan réchauffe les Plaines qui débordent...

Il y avait beaucoup de jeunes enfants parmi les spectateurs. Manifestement nous n'étions pas les seuls parents à avoir succombé à la pression! K'naan que je ne connaissais guère est arrivé sur scène à l'heure et de bonne humeur. Le rappeur canadien qui s'était produit à la place d'Youville l'année dernière a pas mal changé de calibre en une année!

Il a d'ailleurs donné une bonne prestation. Il a su réchauffer la foule en attente. Les fans des Black Eyed Peas connaissaient ses chansons et ils ont chanté de bon coeur avec lui. Plusieurs fois, le rappeur torontois s'est adressé au public pour présenter ses chansons, les expliquer, partager. Je l'ai trouvé bien sympatique.

Et puis, alors que la nuit tombait sur les Plaines, K'naan a joué son tube international Wavin' Flag (devenu l'hymne officiel de la coupe du monde) devant un public conquis. Sur son Twitter, le K'naan a écrit: "Quebec city with the Peas was amazing last night. 120 thousand people, nice. On a flight to Toronto now, miss it." En ce qui me concerne, ce fut une agréable surprise même si j'ai failli y perdre mes deux tympans en allant prendre des photos du chanteur...


En effet, la première fois que je me suis rendue devant la scène à l'endroit autorisé pour les photographes, le son était si fort qu'il me traversait le corps, me faisait vibrer le sang pour finalement m'exploser les deux oreilles. Autour de moi, les photographes et les gardes du corps avaient tous des bouchons dans les oreilles. J'ai tenu moins d'une minute avant de courir chercher les miens. Quelques secondes de plus et mes tympans y passaient! Ce fut la minute la plus douloureuse de ma vie musicalement parlant. J'en ai encore les oreilles engourdies. En revenant devant la scène, les oreilles bien bouchonnées, j'ai échangé plusieurs regards complices avec les gardes postés devant les enceintes à ce sujet. Mine de rien, leurs jobs n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser!

Entre la fin de la prestation de K'naan et l'arrivée des Black Eyed Peas l'attente fut trop longue à mon goût (45 minutes). Et vu que j'étais dans une zone privilégiée, j'imagine que ce fut bien pire pour ceux qui étaient noyés dans les profondeurs de la foule.

D'ailleurs j'ai eu ouïe dire que plusieurs personnes ont eu des malaises. Mon ami G, vendeur de bières, a aidé plusieurs personnes à sortir de la foule. Il a aussi trouvé la foule plutôt arrogante et il s'est fait du souci pour la multitude d'enfants présents (ce que je comprends parfaitement)...

Pendant que l'on attend en notre île tranquille, je regarde la foule et je vois des gens faire des vagues humaines pour passer le temps. Sur les écrans géants, les gens sont invités à envoyer des Textos à Will.i.am afin que celui-ci les utilise pour faire du "freestyle".

J'en profite pour discuter avec ma voisine la plus proche. Une jolie femme dans la trentaine qui est accompagné de sa mère. En passant, j'ai été étonnée par le nombre de personnes qui dépassaient la quarantaine dans les zones où je me trouvais. Je demande à ma gentille voisine si elle aime la musique des Black Eyed Peas. Elle me répond: "En fait, j'aime danser et ils font de la bonne musique pour danser!". Et, en effet, la dame dansa durant toute la durée du spectacle...

Les Black Eyed Peas font danser Québec

Arrive enfin le groupe tant attendu et cela commence plutôt bien avec "Let's get it Started" et l'hallucinant "freestyling" de Will.i.am. Celui-ci s'inspire des textos des fans et avoue ne pas être capable de le faire en français lorsqu'un texto dans la langue de Molière défile sous ses yeux. Pour ma part, après cette incroyable performance, le show retombe un peu comme un soufflé. Ma mini Miss, les yeux écarquillés, regarde Fergie se trémousser et "s'hypersexualiser" à volonté. Son premier costume pseudo futuriste me plait bien (elle est très bien roulée) mais ensuite, je trouve que cela dégénère un peu. Sa sexualité devient plus vulgaire que sexy à mon goût. J'en échange quelques mots avec mon homme qui est content que notre Mini Miss s'endorme pour moins en voir!

Étonnement juste après ce sentiment parental partagé, Fergie s'adresse à la foule pour dire qu'elle sait qu'il y a beaucoup d'enfants ici, qu'elle a beaucoup de "moves" indécents et qu'elle s'en excuse auprès des parents! Puis elle s'exclame: "Well, i'm crazy you know!". Je fais la moue, sceptique. Je ne peux m'empêcher de la trouver vieillie, retapée, artificielle et franchement pas si belle que ça. Alors qu'elle se tortille le derrière devant la caméra, j'aperçois même quelques soupçons de cellulite (et c'est à peu près la seule chose de naturel que je trouve en sa personne!). Je n'ai pas bien compris mon malaise devant sa présence sur scène. Pourtant j'aime bien Madonna qui est aussi sexuelle et qui est encore plus vieille! Mais Madonna ne me fait pas du tout cet effet là! Peut-être est-ce une question de talent. Je vais devoir méditer là-dessus. D'autant plus que si j'ai retrouvé mes 25 ans en dansant comme une folle à Thievery Corporation, je me suis sentie relativement croutonne aux Black Eyed Peas.

Personnellement, j'ai trouvé que le show était trop formaté et mécanique. Je n'ai pas non plus accroché à la passe DJ même si j'aime bien Will.i.am. Perché sur une plate-forme de DJ, il a transformé les Plaines en une boite de nuit géante. C'était pas pire mais sans plus. Et puis d'une façon générale, les succès qu'ils ont joué n'étaient pas de mes préférés. Bref, je n'ai pas vraiment embarqué dans la folie générale et je dirais même avoir été un peu déçue. Avec tout le "hype" qui entourait l'évènement, je m'attendais à plus, à mieux, à je ne sais quoi que je n'ai pas trouvé. Enfin comme dit le fameux dicton: "L'on ne peut pas plaire à tout le monde!".

Enfin, il y a bien eu la partie où la foule a allumé ses téléphones pour éclairer la nuit de milliers de lumières blanches qui se sont conjuguées aux milliers de macarons qui clignotaient. Si je n'avais été aussi blasée, j'aurais peut-être trouvé le moment émouvant. En tout cas ma voisine dansante a adoré! Emue, elle m'a chuchotée à l'oreille: "Whaou, c'est vraiment beau". Et il faut quand même mentionner que le groupe en a profité pour célébrer l'anniversaire de Taboo en lui faisant souffler les bougies d'un gâteau (tandis que Fergie filmait le tout avec une caméra numérique). Quant à moi, je n'ai pas l'autorisation de diffuser des photos ou vidéos de cette soirée (mais il est facile d'en retrouver des extraits sur YouTube pour ceux qui le désirent). Le show s'est terminé avec l'incontournable "I got a feeling" qui fut accompagné d'un lancer géant de confettis. Il faut admettre que ce fut bien joli dans la nuit. Et ce fut certainement le moment que j'ai préféré de cette soirée qui restera longtemps gravé dans les mémoires du Festival.

Cela dit, malgré ma déception générale, Will.i.am m'a plu. Il a été à la hauteur de sa réputation. C'est lui qui a le plus communiqué avec la foule et c'est lui que j'ai trouvé le plus humain. En fin de soirée, il a expliqué à quel point il était étonné de ce qu'il vivait, ici, maintenant, à Québec. Cela m'a fait plaisir. Comme il l'a dit, après avoir parcouru le monde entier, jamais il n'a connu une telle expérience que celle du Festival d'été. Il a même dit qu'il parlerait maintenant de Québec dans ses prochains spectacles. S'il tient sa promesse, cela fera toute une publicité pour le Festival!

Le Festival d'été est en train de devenir un Festival d'envergure réputé et reconnu à travers le monde. Alors quoi que l'on en pense (ou que l'on en dise), c'est certainement très bon pour l'image de la ville de Québec. Le maire Labeaume aurait peut-être dû embaucher les Blacks Eyed Peas plutôt que l'indigne Clotaire, il en aurait eu davantage pour son argent!

Tour de presse de cette soirée historique dans les annales du Festival:

- Black Eyed Peas casse la baraque
- Foule record pour les Black Eyed Peas
- Black Eyed Peas: piste de danse à ciel ouvert
- Marée de festivaliers sur les plaines d’Abraham

K'naan et les Black Eyed Peas

jeudi, juillet 15, 2010

Suprême Santana

Lorsque j'ai eu vent pour la première fois de la programmation de ce Festival 2010, immédiatement le nom de Santana m'a emballée.

Et si je n'avais pu y aller qu'un seul soir, c'est certainement le soir de Santana que j'aurais choisi! Depuis des semaines, j'attends ce soir là...

Lorsque durant l'après-midi de mardi des orages ont déversé de violentes averses sur nos têtes, inquiète j'étais.

Nous avons rejoint notre quartier général sur la rue de la Tourelle sous la pluie et même si cela faisait du bien à la canicule, je ne pouvais imaginer profiter de Santana les deux pieds dans la bouette des Plaines. Cependant, j'avais un drôle de feeling que nous serions épargnés, Santana allait conjurer la pluie. C'était obligé!

Santana, Dieu de la guitare, rescapé de Woodstock, guerrier de la paix et ami des anges, avait surement le pouvoir de chasser les nuages! Mes amis, moins ésotériques que ma pomme devant le guitariste réputé, croisaient aussi les doigts pour que cesse la pluie. En prenant le chemin des Plaines aux alentours de neuf heures, la pluie se faisait déjà plus fine. Et une fois entrés sur le site, en même temps que le début de "Soul Sacrifice", il ne pleuvait plus!

Comme je suis en retard, je cours rejoindre l'avant scène pour accrocher quelques images. J'ai trouvé le truc durant le concert d'Arcade Fire, pour passer de la foule aux endroits fermés au public, il me faut trouver le couloir des bières! Comme je l'explique ensuite à mon homme qui ne capte pas sur le champ:

- J'ai vu une caisse de bières vides, je l'ai suivie et j'ai trouvé le chemin!
- Heu, depuis quand les caisses de bières vides se baladent toutes seules pour aller se ranger?
- Ben non, j'ai pas suivi la bière mais le vendeur avec la caisse sur la tête!


Une fois que j'ai quitté les limites de la foule, je me faufile dans la zone à laquelle j'ai droit (en marchant sur le pied de Mike Gauthier, désolée) et tant bien que mal, j'attrape quelques images. Mais j'ai du mal à me concentrer tant je suis hypnotisée par la guitare et la présence de Carlos Santana. De si près, je ressens toute son essence humaine. Une grande essence. Il dédie sa chanson "Maria Maria" à toutes les femmes. Cela me bouleverse agréablement. Santana possède une aura à part. Et que dire de son art musical sinon s'incliner! Il ne fait qu'un avec sa guitare et celle-ci semble devenir magique sous ses doigts.

Amoureux et fiancé

L'homme est en grande forme et fol amoureux de surcroit! L'émotion en son coeur est palpable alors qu'il présente à la foule sa future femme Cindy Blackman Santana...

Pour ceux qui se rappelent le célèbre vidéo des années 90 de Lenny Kravitz "Are you gonna go my way", Cindy Blackman est la drummeuse funky du fameux vidéo. Elle a longtemps accompagné Lenny en tournée (une beauté chocolat âgée de 50 ans qui en parait à peine 40). C'est une musicienne de talent. Il feront certainement de la belle musique ensemble. Le bonheur de Carlos Santana est perceptible. Il flotte au dessus des Plaines Abraham et chasse les nuages qui n'osent l'assombrir. Cyndi sourit à Carlos qui lui ouvre son coeur en public. Elle l'accompagne à la batterie durant "Corazon Espinado" puis elle entame un solo d'enfer qui fait vibrer les Plaines bien remplies. (Coté potineries: Carlos Santana a été marié durant 34 ans et il est divorcé depuis trois ans).

Alors que je n'ai même pas pris ma caméra vidéo miniature (par obéissance de passe presse), je décide de lâcher prise avec l'ère numérique (le temps de ce concert) pour me plonger dans une autre époque. Une époque où la guitare de Jimmi Hendrix électrisait l'air du temps et où Santana, encore tout jeune, prenait ses premiers élans. Je profite du moment durant une autre chanson et je file retrouver mon homme à l'autre bout des Plaines pour savoir où ma gang s'est posée. Je retrouve le couloir de bières que j'ai utilisé durant le concert d'Arcade Fire. Je traverse d'un pas ferme les différentes ambiances de la foule qui semble enchantée d'être là. Je retrouve mon homme au coin d'un lampadaire.

Mes amis sont installés sur les collines d'herbe, non loin de l'écran géant. Alors que je regarde le concert de là, l'attraction du guitariste est trop forte. J'ai besoin d'y retourner. Je retraverse les Plaines d'un pas dansant. Je souris au gentil garçon qui garde l'entrée des vendeurs de bière (et qui commence à me connaitre) et je file à l'avant scène. J'arrive juste à temps pour Oye Como Va. J'oublie tout. Ce qui m'entoure s'efface pour ne laisser place qu'à l'énergie musicale qui m'entoure. En demi transe, je danse à quelques mètres du maitre.

Picnik collage

Light and Love

C'est alors que Carlos Santana décide de s'adresser à la foule. Avec un grand souffle de spiritualité universelle, il s'adresse au public: "We believe... We still believe... We believe in a very solid way that peace is possible in our lifetime and we just turn off the stupid box, CNN, FOX, just turn off the TV for a little bit. Because that is not reality, that is the collective illusion, THIS is reality"

Alors qu'il parle, si proche, j'absorbe ses vibrations humaines et me transforme en statue. Je frissonne de tout mon être tandis que mon esprit se nourrit de la substance de ses mots. Lui et moi sommes de la même religion. Et à cet instant précis, je suis sa disciple.

Il poursuit en évoquant les concepts d'unité, d'harmonie, de gentillesse, de compassion, de générosité et de sagesse. Il nous demande de penser à John Lennon "Imagine", Bob Marley "One Love", Marvin Gaye "What's Going On". Il explique que la guerre n'est pas la solution et que seul l'amour peut conquérir la haine.

Carlos Santana croit toujours aux valeurs de Woodstock. Il affirme qu'il porte encore Woodstock en lui, qu'il est un guerrier pacifique et qu'il croit en la paix, l'amour, la joie et la musique. Il remercie la patience des gens devant ses mots qu'il partage. Il invite alors le public à se rappeler une chose importante de sa présence sur les Plaines, ce soir, à retenir de ce concert que nous sommes tous des êtres faits d'amour et de lumière. Il répète comme un mantra "Light and Love only, Light and Love, Light and Love" et il invite les gens à se rappeler ce fait. À y repenser souvent et à n'importe quel moment de la journée se dire à soi même: "Je suis amour et lumière". Puis il s'adresse à la foule gigantesque qui l'écoute religieusement:

- Who are you?

Et le public de répondre doucement:

- Light and Love
- That's right répond le guitariste, that's who we are. Be kind to each other, be kind to this planet. Peace. Peace in your heart. Love You.

J'ose croire que sur les dizaines de milliers de personnes qui m'entourent, plusieurs centaines de celles-ci sont aussi touchées que je le suis. Portée par une lumière intérieure qui brille de mille feux, je saute dans les airs quand j'entends s'enchainer les premières notes de "Sunshine of you Love". Je dois maintenant retrouver mes amours. Et c'est reparti pour un tour de Plaines! Mais cette fois-ci la chanson céleste me transporte. En pleine extase, je ne marche pas, je ne cours pas, je danse et je virevolte.  Dans une capsule temporelle, je parcoure les Plaines alors que "Sunshine of your Love" me traverse le corps.

Mes amis rigolent de me voir arriver en eau et en joie! M'zelle Soleil ne dort pas. Elle danse dans les bras de son père. La nuit est superbe. La musique est excellente. La guitare de Santana est divine. Je retrouve ma vibration d'amour universel. Bien éveillée par la guitare céleste de Carlos Santana, ma lumière intérieure fait écho aux milliers de macarons qui scintillent comme des lucioles humaines dans la nuit.

Mystique. C'est certainement mon moment de Festival le plus fort à date. Même si je suis de retour sur les collines, devant l'écran géant, je suis aux anges. En complète harmonie avec ces anges qui s'affichent sur l'écran géant alors que le guitariste virtuose me remplit les oreilles de pur bonheur.

Et maintenant à chaque fois que je repense à cette soirée magique, une chansonnette fredonne dans ma tête: "Lalalala...Viva Carlos Santana..."

Suprême Santana.

mercredi, juillet 14, 2010

Surfer les vibrations d'Arcade Fire...

Picnik collage

Lundi soir, c'était au tour d'Arcade Fire de se produire sur les Plaines d'Abraham. Pour ce concert, sans y aller à reculons, c'est plus par curiosité que par envie que je m'y suis rendue. Hé oui, je fais partie de ceux qui ne succombent pas aux charmes de ce groupe culte! La majorité de mes amis adorent la musique d'Arcade Fire mais pourtant, j'ai beau essayer et essayer encore, je n'accroche pas. Pendez-moi haut et fort. Rien n'y fait! Cela dit, je reste ouverte d'esprit et je suis le sillon de mes amis excités à l'idée de ce moment historique.

Comme j'ai toutes sortes de restrictions en ce qui concerne les photos et les vidéos, j'en profite pour déambuler librement entre la foule et les espaces où il faut montrer patte blanche pour entrer. Une fois mes amis, mon homme et ma fille posés en un coin de foule, je file prendre les photos auxquelles j'ai droit. J'essaie de comprendre le labyrinthe qui me permet de passer des zones médias aux zones publiques. Entre deux errances, je tombe sur un copain de Web. Celui-ci assiste au concert dans la zone VIP, il me fait plaisir de l'embrasser amicalement avant de tracer mon chemin.

C'est d'ailleurs une étrange expérience que de voir un même concert à la fois de très près et de très loin. Il y a vraiment plusieurs atmosphères distinctes entre le devant de la scène et les collines qui scintillent (des lumières rouges des festivaliers installés dans l'herbe). À noter; le nouvel écran géant installé devant les collines est vraiment une initiative géniale. Grâce à cet ajout visuel, il est bien plus facile de profiter des spectacles même de loin...

Je retrouve ma gang et, surprise, je vois ma fille apprécier la musique pas mal plus que sa mère! Plutôt que de s'endormir comme elle l'a fait avec Roger Hogdson, elle se trémousse joyeusement sur les épaules à son père. Elle se fait un fun monstre aux rythmes des chansons qui s'enchainent. À  l'endroit où l'on se trouve, la foule est plutôt tiède. Je retourne à l'avant pour essayer de capter l'énergie des plus fans les plus passionnés avec l'espoir de trouver la révélation musicale qui m'échappe...

Je trouve le couloir qui scinde la foule en deux et je le traverse pour mieux m'imprègner de l'atmosphère ambiante. J'en ressens les incroyables vibrations alors que je me déplace, les boucles dans le vent, pour atteindre un espace plus calme d'où je peux parfaitement voir la scène et ressentir l'énergie des spectateurs en délire. Là, le groupe entame "Every time you close your eyes" et l'espace de cette chanson, à cet endroit précis, j'arrive à me laisser porter et transporter.

Je rejoins ensuite mes amis dans la foule pour les rappels. M'zelle Soleil dort sagement dans sa poussette et mes amis sont en pleine extase. Ils s'exclament à l'unisson: "Whaoo, c'était excellent!!!". Et même si je n'ai pas le même enthousiasme qu'eux sur le sujet, leur plaisir me fait toujours plaisir. Après tout, c'est l'été, c'est le Festival et la vie est belle à Québec.

Mosaique Arcade Fire

Surfer les vibrations d'Arcade Fire...

Festival d'été de Québec: Jour 6

Alors que gronde l'orage au loin, l'on se prépare à aller voir Santana sur les Plaines d'Abraham en espérant qu'il ne pleuve pas à verse ce soir. Enfin, après des jours de chaleur et de soleil plombant, il fallait bien s'attendre à ce que les conditions climatiques s'emballent...

Alors que je voulais aller voir Pierpoljack à la place d'Youville, la fatigue s'accumule et je capitule devant le mauvais temps pour mieux nous préparer à Santana. Il est difficile de ne pas avoir de conflits d'horaires lorsque l'on suit de près le Festival...

Ainsi même si j'aurai bien aimé voir Sanseverino, comme celui-ci passe en même temps que Santana, il me faut choisir et Santana ce sera...

Petit retour sur Roger Hogdson...

Dimanche, après avoir été ensorcelée par Yann Perreau, mon amie Dee voulait voir Roger Hogdson. N'étant pas hyper emballée mais ayant bien envie de passer du temps avec mon amie enceinte jusqu'aux dents (mais en super forme), nous prenons le chemin qui mène sur les Plaines en passant par la superbe fontaine de Tourny. Pour être allée au Tweet-up durant les tests de sons de Hogdson, je sais que sa voix n'a guère changé depuis ses heures de gloire avec Supertramp.

Dee et Phil, futurs parents d'un petit Arthur, nous expliquent que, sans trop comprendre pourquoi, ils ont écouté beaucoup de Supertramp pendant cette grossesse qui arrive à terme. Ainsi les hormones de Dee rejoignent les ondes de Roger Hogson. Je peux comprendre le principe puisque durant la mienne, c'est David Bowie qui m'accrochait la bedaine! Je l'écoutais peu avant, je l'écoute peu depuis mais que je l'ai beaucoup écouté pendant!

Nous arrivons sur les Plaines peu avant le début du show, M'zelle Soleil, pas mal brûlée, se repose dans l'herbe fraîche. Elle s'endort sur les premières notes de musique. Je file à l'avant scène pour accrocher quelques images autorisées. De près, je ne peux m'empêcher de constater l'âge respectable du chanteur.  Cela dit, je reconnais facilement les chansons de Supertramp qui ont bercé mon enfance. Qui ne connaît pas ces gros tubes qui ont bercé les jeunes des années 70-80?

En contemplant la foule, je suis étonnée par la diversité des âges qui la composent. Même si la majorité des spectateurs tourne autour de la cinquantaine, il y a aussi beaucoup de jeunes familles et pas mal d'ados...

Je ne suis pas une adepte des voix nasillardes mais je dois admettre que j'ai apprécié la qualité de ce concert. La voix de Roger Hodgson, malgré les années, n'a pas changé et j'ai vraiment l'impression d'écouter les mêmes versions de Supertramp que celles auxquelles j'étais habituée petite. Aussi l'émotion du chanteur est contagieuse. S'exprimant dans un français plus que correct, il partage avec le public son ressenti à plusieurs reprises. Il demande aussi à voir la foule. Il se perd le regard au loin et s'exclame: "Incroyable!!!" et puis il essuie de la main une larme d'émotion.

D'après ses dires, le musicien adore Québec. Véritable amant de la nature, il explique combien nous sommes chanceux, ici à Québec, de posséder une si belle nature et de pouvoir facilement en ressentir l'énergie. D'ailleurs ressentir l'énergie de la nature semble faire partie intégrante de sa façon d'être. Il en profite pour exprimer son désir d'explorer davantage la nature qui nous entoure et de nous raconter comment il s'inspire des vibrations de la nature pour composer ses chansons.

Au final, j'ai trouvé le concert agréable et l'homme bien sympathique. Mais j'ai été un peu déconcentrée par les plantes semi tropicales en décor de fond. Incapable de ne pas m'en moquer un peu, ce fut pour moi l'occasion d'échanger quelques blagues avec mon amie Dee! Des blagues que je ne répéterai qu'en privé, histoire de ne point offusquer les inconditionnels de Roger...

- À lire aussi sur le sujet, le compte rendu du blogueur Mario Asselin
- À découvrir: Roger Hodgson sur Facebook et sur Twitter...

Jour 6 de Festival d'été de Québec

mardi, juillet 13, 2010


Pep Boo et ses bulles de savon...

Samedi dernier, nous sommes allés voir le spectacle Clar de Llunes de Pep Boo au Palais Montcalm.

Cet artiste catalan y présentait un spectacle de musique douce et de bulles de savon. J'étais toute excitée à l'idée d'aller voir des bulles. Comme une petite fille de 8 ans, je trépignais. Je voulais voir des bulles et des bulles et des bulles...

Arrivés juste avant que cela ne commence, l'on est séparé de mon homme qui est allé garer l'auto. Je me faufile avec ma fille plâtrée à la place média derrière les consoles. Je suis contente d'y retrouver un visage souriant et connu. Le Festival c'est beaucoup de spectacles mais c'est aussi plein de rencontres (et j'adore ce coté social du Festival qui nous fait tous sortir en même temps)!

Bref, le spectacle commence et c'est avec surprise que je réalise que Pep Boo conjugue bulles de savon et cigarettes! En effet, dans ses effets visuels, il remplit ses bulles de fumée à la bouche ou grâce à une machine spéciale. Il mélange les bulles enfumées avec d'autres translucides. Il les colle ensemble et les assemble (ou il les fait éclater). Il les laisse s'envoler pour en faire de petits nuages qui s'essoufflent dans l'obscurité de la salle concentrée. Accompagné par les mélodies douces d'un piano, il crée des agencements de bulles géantes qui reflètent les couleurs de l'arc-en-ciel. Avec expertise, il fait virevolter ces bulles irisées qui s'animent dans l'air ambiant. Une subtile poésie se dégage de cette étrange performance.

Et puis, il y a cet étrange instrument qui lui permet de faire des miroirs de bulles. Avec cet instrument de la taille d'une fenêtre, il forme de fines pellicules de savon qui frétillent de centaines de coloris. Les notes de musiques font vibrer ces miroirs chromatiques. Mais le clou du spectacle est certainement lorsque l'artiste entre dans la bulle! En effet, accroupi dans une petite piscine de liquide à savon, il forme à l'aide d'un étrange lasso une incroyable bulle qui l'englobe en entier. Impressionnant!


Cela dit, travailler avec des bulles de savon est un défi de patience. Aussi charmant qu'il fut, cette soirée ne fut vraiment pas facile pour l'artiste. Je ne sais pas quels courants d'air hantaient la salle du palais Montcalm mais ils venaient certainement perturber la performance poétique de Pep Boo! D'ailleurs en fin de spectacle, l'artiste s'est excusé de ces courants d'air qui ont définitivement entravé le déroulement de son art si particulier.

Ainsi lorsque la bulle éclate pour la première fois, Pep Boo ne s'en formalise pas et recommence avec une grande zénitude. Au bout de la troisième fois que pète la même bulle, toute la salle retient son souffle. Mais lorsque cela fait dix fois qu'il essaie et échoue, l'on peut percevoir, en un souffle partagé, toute la déception du public (alors qu'éclate la bulle). Et il est arrivé maintes fois que l'artiste essaie et échoue. Il faut dire que les bulles de Pep Boo sont énormes sinon gigantesques!

Mais, durant ce spectacle, il y a eu tant de ratés de bulles que devant moi, la fille en charge des effets lumineux s'est plusieurs fois prise la tête entre les mains et, à un moment donné, même le pianiste a capitulé avec humour. Les bulles n'étaient pas du tout coopératives et l'artiste a démontré une patience à toute épreuve. Une admirable patience.

Malheureusement, j'ai l'impression que nous n'avons pas vu tout le potentiel que ce spectacle possède.  Et même si, contre toutes attentes, c'est mon homme qui a le plus a trippé (ma fille a un peu trouvé le temps long avec les bulles ratées). Quant à moi, j'aurai bien aimé en voir plus et pouvoir aussi entrer dans la bulle...

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Malheureusement, il ne m'était pas permis de prendre des images de ce spectacle (crédits photos: gracieuseté du Festival d'été de Québec).

Pep Boo et ses bulles de savon...