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lundi, mai 10, 2010

Maman choyée (deuxième édition)

Cette fin de semaine, j'ai été choyée. Tant que je ne peux que souhaiter que toutes les mères du monde puissent recevoir le même traitement que moi pour fêter leur maternité...

Cette année encore, Juan a tout organisé pour que je me sente royalement aimée. Il m'a même expliqué que j'en avais tellement bavé physiquement et que je m'étais tellement donné mentalement pour être maman que je méritais d'être ultra gâtée.

Touchée en plein coeur la mère! Comment résister à de tels arguments? Alors en bref, il y a eu le diner en amoureux en un petit restaurant afghan de Québec et le brunch chic en trio du dimanche matin...

Puis, comme l'année dernière Juan m'a offert un massage au spa d'inspiration suédoise de l'autre coté du lac. Encore une fois, je choisis la chromothérapie à l'ambiance galactiquement zen.

Mais alors que j'attends mon tour, une question niaiseuse me percute la cervelle. Je demande à la jeune fille de la réception si c'est un homme ou une femme qui me massera. Elle me répond un homme...

Je réalise alors que je n'ai jamais été massée par un hétéro et qu'habituellement quand vient le temps de choisir un masseur, j'ai une prédilection pour les gays. Alors qu'arrive un jeune homme dans la vingtaine, je remarque sur le champ qu'il semble plus hétéro que gay. Je ne peux m'empêcher de m'exclamer:

- Mais tu n'est pas gay!?!
- Heuuu, non. C'est un problème?
- Un peu, mais bon je ne vais pas faire de discrimination si t'es hétéro...


Je le sens légèrement déstabilisé et je ne peux m'empêcher de le trouver charmant. S'en suit une petite discussion où je lui explique que je suis plus à l'aise avec une femme ou un masseur gay qu'avec un hétéro. Je n'y peux rien, depuis les ravages de ma grossesse, cela me complexe. Et puis, je n'aime pas trop qu'un autre homme que le mien me tripote! Mais voilà que ce jeune homme est si charmant qu'il comprend mes excentricités féminines. Enfin, je suis désormais assez musclée pour pouvoir prendre sur moi-même et me laisser aller...

Je le suis donc en cette étrange salle où s'alternent les couleurs. Je suis aux anges. Nue sous mon draps, j'avale mon orgueil féminin et je laisse ses mains étrangères me parcourir la peau. Malgré moi, je ne peux m'empêcher d'y trouver une certaine sensualité qui, tout compte fait, n'est pas du tout désagréable! Je me détends et le laisse me malaxer de la nuque aux pieds. Franchement, c'est le cadeau parfait pour la fête des mères...

Ensuite vient le temps du thé dans la salle de détente. Un moment de zénitude complète devant les flammes vacillantes du foyer. La vue sur le lac achève de me reposer les idées. Je croise une mère et sa fille. Je me dis qu'une fois que la mienne sera grande, j'aimerais bien faire ce type d'activité avec elle. La jeune fille de la réception m'apprend alors que Juan et M'zelle Soleil sont revenus me chercher. Je lui demande alors une petite faveur: laisser entrer ma fille en ce jardin de détente.

Elle accepte ma requête et je vois arriver la bouille de ma puce qui se prend vite au jeu de boire un thé avec moi. C'est si doux. Un moment complice enrobé de féminité partagée et d'affection maternelle. Ma Mini Miss chuchote pour ne pas déranger le cadre. Je suis heureuse de finir cette expérience spa avec elle. L'instant est juste parfait. Je prends le temps de la regarder grandir avec une tendresse infinie. Je sais qu'elle me rend forte et douce à la fois. Prête à tous les défis pour lui rendre la vie belle, je sens qu'elle guide désormais le chemin de mes jours...

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Et, en rentrant à la maison, mes deux amours m'offrent un bricolage artisanal qui représente une sorte de bougeoir en pâte à modeler cuite. Je fonds de bonheur. Et je ne peux que citer cette phrase si souvent prononcée par M'zelle Soleil: "C'était la plus belle des journées de ma vie!"

Maman choyée

lundi, mai 11, 2009

Mère choyée

Pour cette fête des mères, Juan s'est définitivement surpassé en m'organisant une fin de semaine rêvée. Samedi midi alors que je reviens guillerette du coiffeur (rien de mieux qu'une couleur de feu pour oublier ses cheveux gris), il m'explique qu'il m'a préparé quelque chose rien pour moi. Alors que je l'avais rêvé sans même lui en parler, il m'a pris un rendez-vous pour un massage de luxe. Je tombe des nues tout en fondant de plaisir. J'en rêve depuis des lustres. Un massage en cet endroit qui fait face au lac...

Un sourire indécrochable me prend les joues en otage. Cela fait des années que je ne me suis pas faite massée. Je suis ultra-prête. Le Spa en question n'est qu'à quelques minutes de chez nous. Il m'y dépose. M'zelle Soleil, intriguée, aimerait bien m'y accompagner mais c'est sans un seul regret que je la regarde partir avec son père. Alors que j'attends mon tour. Je discute avec la jeune réceptionniste qui semble bien nous connaitre . Elle m'explique:

- J'ai travaillé trois ans au IGA. Je vous ai vus là-bas. Puis deux ans à l'auberge, je vous y ai vus l'été dernier et maintenant je travaille au Spa et vous voilà!

Je me disais bien aussi qu'elle me disait quelque chose! S'en suit une étrange familiarité qui conjuguée à mon bonheur d'être là nous entraine dans une sympathique conversation. Une conversation qui me permettra de faire un choix éclairé sur mon massage à venir. Un massage d'une heure et demie qui se déroule dans un cadre choisi. Quatre petits pavillons avec différents décor. Il y a l'Afrique, l'Égypte ou la grotte de Lascaux! Et il y a la chromothérapie...

Je découvre la chromothérapie. La jeune fille m'explique que c'est la moins choisie mais que certainement la plus trippante. Un simple intérieur de toile pour un bain de couleurs. Je saute sur l'idée. Le pavillon est libre. Il sera pour moi. Lorsque j'y pénètre enfin, je m'imagine en une sorte de vaisseau spatial. Nue, je m'installe pour une heure et demie de pur délice. La masseuse me plait, douce et silencieuse, elle me laisse voguer en une dimension parallèle de bien-être. Mes épaules se décontractent. Elle fait rouler les tensions sous ma peau. Des nœuds se délient sous la magie de ses doigts. Je me retiens de gémir. Les couleurs, qui se perçoivent même les yeux fermés, ajoutent un soupçon de transe à l'expérience. Je suis aux anges. Cela passe trop vite...

Juan et M'zelle Soleil me récupèrent à la nuit tombée. Je suis si détendue qu'il me semble que je marche sur des nuages. Ils m'emmènent ensuite pour un repas gastronomique en cette auberge magnifique qui nous accueillit l'été dernier. Nous n'y sommes point retournés depuis. Le maitre d'hôtel nous fait la fête. Il nous explique qu'il pensait à nous quelques heures plus tôt. Le service est plus que parfait, il est divin. Le lendemain matin, grasse matinée et petit déjeuner au lit, accompagné d'un cadeau fait maison par les mains de mes amours: Un cœur en pâte à sel tellement beau que j'en ai les larmes aux yeux. Je ne pense avoir jamais été aussi émue. M'zelle Soleil s'exclame:

- Mais maman pourquoi tu pleures?

Tout en la serrant fort contre mon coeur, j'essaie de lui expliquer

- Je pleure pas ma puce, c'est juste parce-que je suis heureuse...
- Oh! Tu me serres fort maman...
- Oui et je t'aime encore plus fort....

Séance de chatouilles et rires en cascades. Je croise le regard de Juan par dessus les boucles de ma fille, mon sang pétille en mes veines et mon coeur bat encore plus fort. L''amour est une énergie invisible qui échappe à la raison. Une richesse spirituelle qui ne se compte pas mais qui transforme la vie. En ce dimanche matin, l'amour fait de notre petite maison sans prétention un véritable palace...

Mère choyée

samedi, décembre 23, 2006

Petit matin de lendemain de veille..

En ville pour le magasinage des fêtes, la petite chez sa grand-mère, le mauvais temps nous pousse à rester chez nos amis pour la nuit. Dieu que je deviens trop vieille pour camper! J'ai le dos qui grince douloureusement. J'avoue que je rêve du jour où nous aurons tous une chambre d'amis, une chambre dédiée à cet effet. Pas de grasse matinée pour ma pomme rouillée. Tout le monde dort encore...

Hier, une jolie carte de mon amie Candy me rappelle mes prochains 34 ans! Shoot, j'avais presque oublié! Il m'aura fallu quelques secondes pour comprendre l'allusion. Sur le coup je pense à l'anniversaire de la petite et je me dis: "Mais, elle est dans les patates ma douce, c'était le mois dernier et puis elle lui a déjà souhaité sa fête!!!" Pas douée la mère qui se souvient quand même avant que la minute ne se passe que c'est de son anniversaire que l'on parle!!!

Hé, oui comme à chaque nouvel an, un nouveau numéro à mon âge, je vieillis toujours un coup avec l'année qui commence. Et plus les années passent et moins j'ai envie de m'en rappeler! J'utilise donc ce fait dont je me plaignais plus jeune: L'occasion de la période des fêtes pour y noyer mon anniversaire. La vie est souvent bien ironique dans ses petits rouages...

Comme tout le monde dort, j'en profite pour utiliser le petit mac de ma copine, moi qui suis habituée à mon PC, je cours après les touches, je trébuche sur les majuscules, je perds les accents dans la brume, c'est la pagaille. Mes doigts sur le clavier dérapent. Mes pensées divaguent. J'écoute grouiller les voisins au dessus de ma tête. Juan est en vacances pour la première fois depuis des lustres, pour la première fois depuis que je suis revenue à la vie, nous allons pouvoir profiter d'être une famille à temps plein. C'est une nouvelle expérience que cette dynamique familiale qui s'installe entre nous trois. Pour avoir toujours vécu en marge de ce modèle nucléaire, moi qui suis de la première vague des enfants du divorce, j'en savoure désormais les minutes avec douceur. Je ne veux rien prendre pour acquis de peur de tout perdre. Je veux juste comprendre et travailler à cet équilibre fragile. Dans le monde actuel, les relations prennent souvent forme de papiers mouchoirs alors que je rêve à des tissus solides. Juan est ma chance, mon ange, plus les années passent et plus mes sentiments à son égards se renforcent, s'accentuent, grandissent. Malgré ses défauts et les miens, malgré la banalité de la vie qui parfois écrase les fourmis que nous sommes. Il reste en nous ces étincelles de passion éclatante et ce bien-être émotionnel à peine perturbé par les obstacles du quotidien. Un jour, il faudra que je mette notre histoire sur papier, simple témoignage de l'amour partagé, évangile d'amants. Un jour, lorsque je serais très vieille...

Ce matin, une couche verglacante recouvre la rue terne, je jette un oeil derrière les rideaux, encore l'hiver qui fait des siennes! Un bon petit froid qui nous givrer les idées en cet étrange Noël. D'ailleurs il va bientôt falloir que je réveille l'homme! Nos deux amis roupillent du sommeil du juste, habitués à veiller et à engraisser les matinées de fin de semaine. De mon coté, je contemple la "maigritude" de ce petit matin en me disant qu'il faudra bien que je boive un ou deux cafés pour compenser le manque de sommeil qui alourdit mes paupières et pour survivre à ma journée! Récupérer bébé, gazouiller avec les copains et passer au travers la dernière phase de magasinage en arpentant St-Jean. Ne rien oublier avant que n'embarque la ronde des soirées et des sorties qui marqueront la fin de 2006. Préparer ma carte de voeux en attente dans les limbes. Dormir un peu. Et me laisser couler tendrement dans l'ambiance des fêtes...

Petit matin