mercredi, décembre 17, 2014

Maman, tu as quel âge?

- J'ai plus d'âge...
- Tu as plus d'âge?
- Nope.

Et évidement de me sortir mon âge qu'elle sait pertinemment. Et de l'entendre en grimaçant. À mon âge, y'a plus d'âge bon!

À partir d'un certain âge, il ne sert à rien de compter les années qui s'empilent. Il suffit juste de mûrir sans trop flétrir...

Sans âge

lundi, décembre 15, 2014

Durant ces années universitaires à mettre du beurre en mes épinards en accompagnant la scolarité d'enfants en difficulté, j'ai eu l'opportunité d’accompagner un jeune garçon tout le long de son primaire.

Lorsque du haut de ses 22 ans, il me dit qu'il est le seul de ses connaissances à prendre la peine d'écrire correctement son français,  je me dis que j'ai réussi mon défi. Cela me baume le cœur...

Ce jeune homme est diagnostiqué Asperger et ce n'est pas une tare. Juste une différente réalité. Il y a pas mal plus de réalités et dimensions humaines que ne laisse croire la surface des choses.

Si ses émotions et réactions n'étaient pas faciles à gérer en ses heures d'étude ensemble, j'ai toujours eu conscience de son intelligence élevée.

Malheureusement sa cervelle performante a quelques circuits défectueux qui lui rendent la vie dure. Ceci n'enlève rien à son intelligence. Une intelligence que j'apprécie depuis sa petite enfance.

Lorsqu'il débarque chez moi à l'improviste, comme pourrait le faire un p'tit neveu, cela me baume le coeur. Et même si je ne suis plus payée pour assister à son éducation,  je poursuis ce travail humain de fond, débuté lorsqu'il avait 7 ans. Il m'est entré dans le coeur et il y a désormais sa place.

Même s'il peut encore m'entourner les minutes en parlant à 1000km/h, j'apprécie toujours son intelligence. Aussi hors norme soit-elle, elle a le mérite d'être et il y a bien des gens avec une cervelle possédant des circuits bien connectés qui ne lui arrivent pas à la cheville. Aussi je suis toujours révoltée de savoir que ces gens là puissent le prendre pour un idiot!

Car malgré les apparences extérieures, je sais qu'il réussi très bien sa vie avec les cartes qu'elle lui a données. Il m'impressionne et je suis fière de lui. J'ose même avoir confiance qu'il continuera de bien faire, de progresser, à son rythme, selon les conditions des chaussures dans lesquelles il doit avancer. Et qu'il continuera de réussir sa vie, toujours un peu plus, avec chaque décennie.

La vie c'est plein de cartes différentes avec lesquelles les humains doivent jouer.  Ce qui compte ce n'est pas tant les cartes que l'on a mais l'utilisation que l'on en fait...

L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne...

vendredi, décembre 12, 2014

Lorsque j'ai commencé à bloguer...
J'ai commencé ce blogue au printemps 2003, autant dire une éternité!

C'était l'année de mes 30 ans et la seule chose que je voulais, c'était écrire dans la lumière. Je venais de traverser une période d'ombres. À la fin de l'été 2002, mon homme s'était cassé le cou en sautant dans le lac (sans y regarder la profondeur amoindrie par une vague de chaleur).

Une histoire qui frôle l'extraordinaire lorsque l'on sait qu'il n'en garde aucune séquelle si ce n'est de la plaque de titane en son cou! Une expérience traumatisante pour la jeune épouse que j'étais. Unie à son cœur depuis l'été 2000...

Je me souviendrais toute ma vie de ce moment, en ce petit hôpital de brousse, où j'ai vu un, puis deux, puis trois, puis quatre docteurs se faire un pow-wow devant ses radios.

L'homme assis sur une chaise à côté de moi. L'un des médecins qui s'approche de nous, sérieux comme la mort et lui a dit:

- Là, tu bouges plus, tu as le cou cassé, on te transfère d'urgence à Québec en soins intensifs.

Sentir mon coeur battre la chamade et mon cerveau exploser. Bouche bée, les neurones disjonctés, le voir être harnaché sur une civière. Immobilisé. En deux minutes, il est parti. Je reste sonnée sur ma chaise. Je regarde le docteur devant moi et j'arrive enfin à parler:

- Le cou cassé? Comment il peut avoir le cou cassé? Il a marché jusque là! Un cou cassé ça tue non? Il est pas mort! Le cou cassé? Il peut pas avoir le cou cassé!?!?

Alors que le doc essaie de m'expliquer la situation je sens ma raison s'évader et mes nerfs défaillir. Je me mets à angoisser comme une folle. Je lui explique que je serais incapable de conduire jusqu'à chez moi en cet état. Gentiment il me donne un calmant. Je rentre chez moi, ses parents en visite m'y attendent. Branle-bas de combat. On file en ville...

Je passerais les deux jours qui suivent sans dormir, assise sur une chaise, à côté de son lit. Il y est ligoté comme un saucisson pour que plus rien ne bouge. En attente de l'opération. Une opération avec deux chirurgiens qui durera plus de sept heures. La médecine moderne est magique. Elle lui aura scié un bout d'os de la hanche, pour ensuite le tailler en forme de vertèbre cervicale afin de remplacer celle qu'il s'était explosé. Une plaque de titane pour renforcer le tout et une semaine plus tard il sortait, debout, des soins intensifs.  Une extraordinaire histoire qui pourrait faire un petit roman...

Inspirer le bon plutôt que le pire

Au printemps plus tard, l'homme était réparé et je me sentais encore un peu traumatisée. En un accès de fièvre, je suis tombée dans la blogosphère. Je creusais le Web et j'ai eu une petite illumination. Ai ouvert ce blogue.

Avec l'idée de fond d'expérimenter une nouvelle discipline d'écriture en me prenant comme cobaye, de lâcher prise avec ces fictions sur lesquelles je travaillais et d'explorer la Toile. En ce temps là les appareils photos n'étaient pas numériques et YouTube n’existait pas!

Ma seule ligne éditoriale était celle d'écrire dans la lumière. De regarder le meilleur de la vie. D'en inspirer les idées. De me régénérer l'esprit. Une aventure qui perdure. Près de douze ans plus tard. Un autre roman en soi! Et toujours ce même feeling de fond, celui de cultiver ici un espace plus lumineux qu'obscur...

Ces dernières années, un sérieux ennui de santé a mis bien des bâtons en cette roue. Pour en enlever quelques-uns j'ai ouvert un autre blogue, rempli d'ombres et d'obscurité. Et je ressens de nouveau ce besoin vital de retrouver une discipline d'écriture. De regarder le meilleur de la vie. De me régénérer l'esprit. Ainsi continuera de vivre ce blogue ancestral.

Même fond, nouvelle forme...

En cette foulée, une rénovation de forme est en cours de construction. Il y manque bien des détails et finitions mais rien qui ne l'empêche d'exister. Ces rénos numériques seront terminées avec la nouvelle année.

J'en profite pour récupérer ces brouillons d'idées partagées sur FB, mon autre brouillon virtuel, de quoi publier plusieurs billets dans les prochaines semaines...

On dirait donc bien que c'est reparti pour un tour!

D'ombre et de lumière...

vendredi, novembre 07, 2014


Oh God! Je trompe ce blogue avec Facebook! Ce qui devait arriver arriva.

Avec l'habitude de me virtualiser via des appareils mobiles, je perds mes anciennes habitudes bloguesques.

Enfin je ne les perds pas tant que j'en transforme certaines en statut/billetbloguesque. C'est mal! Je ne suis plus fidèle. Je m'éloigne...

J'ai deux comptes Facebook. L'un plus formel avec beaucoup de monde, des amis, des connaissances, des collègues. Comme un bureau virtuel. L'autre plus personnel, moins de monde et une majorité de personnes que je côtoie au réel. Comme un salon invisible. C'est avec lui que je trompe ce blogue. Par facilité. De ces instants d'écriture qui me réchauffent la plume, c'est ici que je les partageais avant. Maintenant c'est là-bas. Parce-que c'est tout simple. Parce-que l'application s' y prête. Parce-que j'instagramme dans la foulée sans même y penser.

Aussi parce-que la dernière année a eu son lot de complexités médicales et qu'il y a ces jours où je suis fatiguée. Ou je ne me casse pas la tête. Ou je suis le "flow" du quotidien qui voit grandir ma puce. Je déserte ce blogue malgré moi. Parce-que certaines conditions de santé ont le don de nous faire nous refermer sur nous-mêmes. De bouleverser les perspectives. De chambouler les priorités. Mais bloguer me hante. Quand j'y pense, j'en ressens le manque.

Alors que j'en réalise la chose, j'ouvre l'application de Blogger. Je bougonne sur comment c'est mal fait. Je me dis que je n'ai qu'à piger dans le contenu que j'accumule pour nourrir mes blogueries. Comme je le faisais avant. Avant Facebook, avant Twitter, avant Instagram, Pinterest et compagnie. Revenir à la source...

Mais c'est sans compter les "bugs" qui entravent mes élans de publier du contenu de blogue via tablette. En ce moment je me suis attachée à une Galaxy Note de Samsung. Assez pour délaisser mon iPad vieillisant. Mais sur Android, l'application refuse de me laisser télécharger les photos en mes archives. Je soupire. Et je me rappelle pourquoi je suis infidèle.


En 2003, publier un billet sans photo ne me faisait rien de particulier. En 2014 cela m'irrite. Un problème que je n'ai jamais rencontré via iPad mais qui m'énerve sous Android. C'est que toutes ces nouvelles façons de communiquer brouillent les pistes. Foursquarer, ah non 'scusez, swarmer avec un téléphone intelligent. Ecrire par ci, partager par là, se géolocaliser ici, communiquer par là. Switcher ses habitudes à une tablette. Repondre aux courriels, lire des trucs, consulter les réseaux sociaux, regarder des films, prendre des photos, se virtualiser ici ou là. Ne plus utiliser l'ordinateur que pour travailler.

Rédiger un brouillon de texte sur tablette, vouloir y insérer une photo de mobile et se dire que quitte à changer d'appareils autant choisir une photo prise par Reflex dans les milliers qui dorment en mon disque dur externe. Envie furieuse de ploguer mon disque dur externe sur ma tablette. Utopie. Soupirer. Penser nuages numériques. À Google qui archive en son monde invisible ces milliers de clichés capturés via mobile. S'égarer les idées.

Geekette éparpillée.  Mort de l'ordi général qui rend l'âme après une longue agonie. Y'en aura pas de facile. Brancher le disque dur sur un vieux portable de 2008. Autant dire de la guerre. Le voir ramer, suer et geler. Revenir à la tablette. Geekette dépitée.

Penser qu'il serait plus simple de bloguer avec Tumblr! Grommeler. Impossible de contourner le bug du jour. Choisir une image qui traîne par là, en un nuage égaré. Une route qui serpente un quotidien qui se déroule quelque part en Alberta. Souvenir d'un voyage express au pays des buffalos fantômes. Publier.

Geekette mal lunée. Éparpillements numériques...

mercredi, octobre 08, 2014

Lors de la dernière "révolution étudiante", j'ai vu rouge. Je ne suis pas descendue dans la rue mais j'ai quand même tapé sur quelques casseroles. Je me suis sentie touchée de près par cette cause.

Il faut dire que je vais rembourser mon prêt bourse durant quelques années encore...

Ce prêt qui m'a permis d'obtenir un diplôme universitaire tout en m'endettant, j'avoue, je l'ai un peu dans le collimateur. Mais c'est toujours moins pire que si j'avais étudié aux États-Unis!

Bref, Je n'ai pas de REER. Je suis pigiste. Je n'ai aucun coussin financier. Je n'ai aucune sécurité sociale. Je n’ai pas de régime de retraite. Je suis bohème à la moelle.

Mais il y a une chose à laquelle je crois et cotise. Et ce, depuis bientôt neuf ans, c'est un REEE. J'ai un REEE. Enfin pas moi. Ma fille a un REEE...

Un régime enregistré d'épargne-études (REEE)

Combien de parents souhaitent que leurs enfants ne vivent pas les mêmes difficultés qu'ils ont vécues?

Même si l'on sait que l'on ne peut épargner nos enfants des difficultés de la vie, on peut certainement en éviter quelques-unes. Épargner pour leur futur scolaire permet de leur éviter quelques désagréments financiers.

De par mon expérience sur le sujet, j'ai décidé d'épargner afin que ma fille puisse étudier sans s'endetter. Le plus possible. Comme je suis tombée enceinte lors de ma dernière session universitaire, ce concept me tenait beaucoup à cœur!

Son père et moi sommes tous deux sortis de l'université avec une bonne dette (et un bébé en gestation). Cette dette est comme un boulet invisible accroché à la cheville.

Nous ne voulons pas que Miss Soleil traine ce même boulet. Alors depuis qu'elle est bébé, chaque mois, l'on cotise. Afin qu'elle puisse, lorsque le jour viendra, étudier en toute liberté dans le domaine de son choix. C'est vital à nos convictions parentales.

Nous ne pouvons pas cotiser beaucoup mais vu que nous cotisons depuis qu'elle a trois mois, elle devrait quand même avoir un petit pactole une fois son secondaire terminée. En ma condition de maman, cela me rassure de savoir qu'elle pourra continuer à étudier sans s'endetter. Ou nous endetter davantage!

À noter que le gouvernement fédéral, pour encourager les parents à bien faire, cotise aussi. À raison de 20% de la première tranche de 2 500$ mise annuellement dans un REEE pour un enfant. Pour une fois que le gouvernement nous donne de l'argent au lieu d'en réclamer, autant en profiter!

Lorsque nous avons magasiné pour un REEE, j'avais en tête quelques conditions personnelles. Je désirais un programme qui lui procure le plus de choix possible. Qu'elle veuille être coiffeuse ou docteur, qu'importe! Je tenais mordicus à ce qu'elle puisse profiter de cet argent mis de coté pour étudier ce qui la brancherait.

J'étais si à cheval sur ce principe que l'on a éliminé d'office les régimes qui ne permettaient pas cette flexibilité. Je voulais être certaine que même si elle décidait de faire de la céramique professionnellement, elle pourrait utiliser cet argent pour le faire!

Après tout, comment pouvions-nous savoir les inclinaisons professionnelles de ce bébé de trois mois qui commençait à babiller?

Si je ne sais ce que lui réserve son futur, je veux être certaine qu'elle aura les moyens de le vivre! Quel que soit son choix d'études...



Aussi lorsque j'ai été contactée pour parler des REEE de la RBC, je n'ai pu résister à l'envie d’écrire un coup sur ce concept qui me tient à coeur.

À noter que l'on n'épargne pas nos REEE avec la RBC mais que je trouve leur programme pertinent. Ainsi on y retrouve cette flexibilité que j'apprécie comme la possibilité d’utiliser les REEE pour l’université, le cégep, un secondaire professionnel, des cours non crédités, etc.

Si l'enfant n’utilise pas son REEE, l'on peut récupérer les contributions ainsi que leurs intérêts. Ce dernier point est aussi intéressant car dans notre programme, si notre fille  n'utilise pas son REEE, on récupère le capital mais pas les intérêts...

Alors si jamais vous vous posez des questions sur le sujet pourquoi ne pas profiter des conseils de RBC en ce qui concerne leur programe de REEE?

Et curieuse je suis, avez-vous aussi un REEE pour vos enfants?

Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans un programme pour le REEE de RBC en collaboration avec MOM Central Canada . Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Épargner pour le futur de ma fille...

Quand j'étais enceinte, l'homme voulait que je lui ponde une révolutionnaire, une rebelle comme moi. J'avais quand même certains doutes sur son envie. De mon coté, je voulais un bébé aussi beau que lui!

Bref, on a fait un beau bébé, j'ai failli y laisser ma peau. Cette maternité m'a mise au pas comme personne n'avait réussi à le faire. J'imagine que c'est en cet espace brumeux où la mort est venue me chercher que je me suis inclinée. À sa vie.

J'ai fusionné avec ce bébé durant des années. Convertie à son bien être. Je savais que je n'étais qu'un conduit, qu'un guide. Ce bébé ne m'appartenait pas. Il appartenait au grand cycle de la vie. Je n'en étais que le gardien.

Le beau bébé a grandi. C'est devenu une jolie fillette. Élever un enfant c'est pas de la tarte. Mais je suis incapable de m'en plaindre. Trop reconnaissante de la voir grandir en santé et beauté. Trop reconnaissante d'avoir la chance de savoir ce que c'est d'être sa maman.

Si le bébé a enchaîné la mère que je fus, la fillette offre quelques bribes de liberté à la mère que je suis. Le contrat étant une libération de la femme progressive, puis complète, une fois que le bébé aurait atteint l'âge adulte.

La fillette est en train de se transformer en jeune fille. Subtilement mais sûrement. La sensation d'embarquer dans l'avant-dernière clause du contrat se dessine.

Et en cette clause de gardiennage existentiel vient la culture de conscience. On sort des féeries de l'innocence bambine, des découvertes constantes, on met un pied dans la vraie vie. Celle qui perd de ses magies pour gagner en sarcasmes.

Elle aussi, peu à peu, se rapproche de ce moment crucial où elle devra se libérer de ses parents pour embrasser son individualité. Son unicité. Ce qui fera d'elle une femme à part entière. Pour voler de ses propres ailes.

Alors seulement on saura si on a réussi le pari parental. Si l'on a élevé un humain équilibré, prête à exploiter son plein potentiel, et si on a su tisser une saine relation avec lui.

Presque la moitié de fait. Presque 9 ans. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que le plus ardu reste à venir. En ce royaume de difficultés qui fait l'aventure parentale, l'adolescence a bien mauvaise réputation...

J'observe les premiers signes de pré-adolescence avec curiosité, vigilance et effroi. Je sais que l'un des grands obstacles parental est d'accepter la croissance de l'enfance. D'en respecter les rythmes tout en y déposant ces limites qui deviennent des phares dans les tempêtes hormonales qui ravagent l'adolescence.

Je la regarde grandir, emplie de fierté et frémissante d'angoisse...

Je la regarde grandir...

mardi, septembre 16, 2014

Parfois on s'embarque dans un truc tout en sachant que cela ne sera pas une partie de plaisir. Mais on ne sait pas à quel point cela ne le sera pas avant d'être emportée dans le tourbillon dans lequel on a accepté de sauter.

On sait juste que c'est la meilleure solution présente.

Après plus de deux ans d'attente, je suis finalement entrée, au CHUL, dans le seul programme pouvant me donner un réel suivi médical pour la séquelle rare que j'ai comme compagne de vie depuis ma paralysie faciale. J'ai, au cours de ces longues années d'attente, décidé d'ouvrir un blogue à part pour partager sur le sujet (lorsque l'inspiration venait me chatouiller les idées torturées) et pour ne pas déprimer cet espace virtuel (que j'apprécie lumineux)...

Je ne m’éterniserais pas ici sur le sujet si ce n'est pour la mise en contexte. J'ai accepté dans le cadre de ce programme médical spécialisé, un traitement de choc qui consiste en des semaines de physiothérapie intensive.

Sachant bien que cela ne serait pas une partie de plaisir, début août, je me suis inscrite à un défi de 21 jours de méditation en compagnie d'Oprah et Deepak Chopra. Et je dois avouer que je prends goût à la pratique, que je poursuis une fois le 21 jours passés...

Dans la foulée, j'accepte de commencer ce traitement intensif en même temps que la puce reprend l'école. Un traitement complexe de physiothérapie composé de six mains bienveillantes. Deux physios et une chiro qui travaillent en équipe sur mon cas. 

Je l'ai commencé mollo, en août, pensant que je n'aurais pas besoin de suspendre mes activités professionnelles durant ce traitement. Mais c'était sans compter sur le coté choc! Un traitement intensif qui ne peut durer trop longtemps de par son intensité mais qui doit révéler s'il y a possibilité (ou non) d'amélioration future...

Photo InstagramThe Shrine Circus
Bref, en ce contexte éprouvant, lorsque l'on m'a invitée à assister à un spectacle du Cirque des Shriners, ma cervelle en sérieux manque de fun a été bien contente. Donnez-moi-en du cirque, donnez-moi-en des clowns et de la fantaisie!

Comme j'ai prévu une virée montréalaise, cette invitation tombe à pic! C'est une belle activité pour équilibrer la marche de cette cause que je ne peux que soutenir puisque j'en suis...

Quoi de mieux qu'une dose de cirque pour se changer les idées noires? 

L'âme bohème que je suis, aime le cirque et ses artistes nomades, mais doit cependant avouer une certaine réticence à la partie animale du cirque traditionnel. 

Je trippe sur les acrobaties en tout genre (j'ai même pondu une acrobate qui me coupe régulièrement le souffle et pourrait bien finir dans un cirque!). Je sais qu'une dose clownesque fera du bien à notre trio familial. Mais j'ai une certaine résistance vis à vis des animaux de cirque. Je l'avoue. J'en discute avec la personne qui m'invite. Ses propos me rassurent. Je relativise. Et je me dis que cela pourra être l'occasion d'aller y voir de plus près! 

" L’édition 2014 présente de tous nouveaux numéros incluant l’année du Cheval spectaculaire avec les chevaux  Zerbini Liberty, les cavaliers acrobatiques Zamperla Zoppe Jiocké de même que des numéros de trapèze et de  voltige aérienne, du jonglage, de numéros d’équilibre d’épées, des numéros périlleux de perche, des numéros de comédie musicale, des acrobaties de haute voltige de bascule roumaine, des clowns classiques et plus encore." 

Je sais combien ma puce va capoter et j'espère ne pas trop lui donner d'idées! Et puis, je suis curieuse de voir une représentation de ce cirque ayant plus de 250 ans d'histoire! À suivre via Twitter, Instagram en temps réel...

À qui la chance?

De plus l'on m'offre la possibilité d'offrir des places aux lecteurs qui auraient aussi envie de se changer les idées moroses avec une petite dose de cirque. Alors histoire de se partager le fun, voici un petit concours express pour faire gagner des billets VIP pour une famille de 4 afin d'assister au spectacle de leur choix au Parc Drapeau à Montréal entre le 12 et le 21 septembre.

Les gagnants n'auront qu'à retirer leurs billets au guichet le jour choisi. Pour participer, rien de compliqué, juste à me laisser un petit mot dans les commentaires dans les prochaines 24 heures tout en n'oubliant pas d'enregistrer votre courriel afin que je puisse vous informer que le hasard vous a choisi. Le tirage aura lieu demain! #expressconcourscirqueShriners

Coupon rabais: Ceux qui achèteront leur billet en ligne peuvent utiliser le code promotionnel FUN et obtenir deux billets pour le prix d'un!

Rappelons que le Cirque des Shriners sera au Parc Jean Drapeau jusqu'au 21 septembre... 




Un tour de cirque pour s'évader les idées (et des billets à gagner!)

vendredi, août 29, 2014

Dans la rosée matinale, découvrir une coccinelle recroquevillée au cœur d'un tournesol naissant...

En rouge et vert...


Et c'est parti pour une troisième année de primaire! Roule le temps sur ma peau. Deuxième cycle dans la hiérarchie de son école bucolique en bord de rivière. Il fait grand soleil en ce premier jour d'école.

Une école primaire qui est scindée en deux cette année. Avec la construction de la nouvelle école à l'orée du village qui se banlieusardise, le bassin d’élèves de la région est maintenant coupé en deux. L'école originale, en son joli cadre, ne débordera plus. Les enfants retrouvent de l'espace de vie et perdent des amis...

En entrant en troisième année, Miss Soleil change de bâtiment sur son "campus" de brousse. Tout d'abord, trouver son nom sur la chaîne accrochée à cet effet. Retrouver les copines qui ont survécu au couperet de l'école scindée. Écouter le discours de la nouvelle directrice en ayant des pensées nostalgiques pour Monsieur Kino, l'ancien directeur adoré de tous.

Découvrir la nouvelle maîtresse de la puce qui saute de joie car c'est bien celle qu'elle souhaitait. Un nouveau cycle s'enclenche. J'absorbe la vague d'émotions qui m'inonde de l'intérieur. Déchirée par une symphonie de sentiments partagés. Elle a passé l'été dans mes jupes (minus deux semaines de camp de jour).  Aujourd'hui je retrouve de l'espace individuel alors qu'elle retourne sur les bancs d’école...

L'accompagner à son rang, la regarder prendre son envol pour une autre année. Inspirer. À cet âge là, je trouve que ce n'est pas l'anniversaire qui donne un coup de vieux, c'est plutôt la rentrée qui marque l'enfance en cours. #grandir

Sous le soleil matinal, l'horizon de la rentrée...

vendredi, août 15, 2014

Depuis un long moment déjà Miss Soleil me tanne avec l'idée de faire de la télé.

Comme l'idée de courir les castings ne me tente pas et qu'en habitant en notre coin de brousse, les castings ne courent pas les rues, je laisse donc macérer son idée.

Que l'Univers se charge d'y répondre...

Sans compter que le monde de la télé est une jungle dans laquelle je ne suis guère à l'aise de l'envoyer. Et que le cœur de cette jungle est à Montréal.

Bref, quand l'univers se manifeste par l'opportunité d'un tournage pour une émission qui fait un topo sur une application mobile pour enfants CosmoCamp (conçue par une entreprise de Québec), je réponds présente.

Miss Soleil est fine prête pour l'expérience. Une expérience que je trouve pertinente et peu stressante pour elle. Je soutiens ses ambitions et je me plie à sa volonté. Selon mes conditions...

Tout comme j'ai soutenu son désir entrepreneurial qui m'a fait trimé aux fourneaux dimanche dernier...

Opération bugnes...

Faire une cinquantaine de bugnes lyonnaises pour les beaux yeux de ma puce qui voulait vendre de la limonade! Avoir ensuite l'idée folle de lui proposer de vendre des bugnes sur la plage d'été bondée. Quitte à vivre en un village de villégiature autant sucrer le bec des vacanciers! Ah la bonne idée la mère!

Puiser en mon potentiel pâtissier et mon ambition maternelle pour soutenir l'élan enfantin. Accompagner Miss Soleil et sa copine pour une opération bugnes sur sable. Il faut noter que lorsqu'elles disent en chœur:

-Bonjour, on vend des bugnes... 

C'était tout simplement craquant. Comme un tsunami de "cuteness" en pleine face! J'ai été surprise de voir combien de papas ont fondu comme neige au soleil! Ils sont beaux les papas québécois. Je les aime. Mais je m'égare...

Le bilan de l'opération a été positif. Vingt dollars de gagnés en vingt minutes. Les bugnes se sont vendues comme des petits pains! J'en ai profité pour faire un petit cours de gastronomie locale sur la tradition française de la bugne.

Pour l'hybride francophone que je suis, les bugnes possèdent ce goût inoubliable de l'enfance. À chaque fois que je croque dans une beigne, l'enfant en mon sang se lamente de ne pas croquer dans une bugne! Les rares manques que je ressens de mon enfance passée dans l'hexagone sont gustatifs. Même si les vieilles pierres me manquent parfois aussi...

 

Mais revenons à mes appétissantes bugnes, si dépaysantes, qui se sont faites dévorées dans le temps de le dire! Une expérience enrichissante pour l'enfance et fatiguante pour ma pomme brûlée sous la pleine lune. Le salaire maternel se récolte en un gros câlin nocturne et des mots qui  apaisent:

- Je t'aime Maman. T'es la meilleure maman du monde même si t'es sévère! 

C'est vrai que je suis sévère. Sévère mais juste. Sévère mais cool. Cette dernière combinaison étant la plus complexe à tenir. Je n'aime pas mon uniforme de maman gendarme mais je l'endosse pour la bonne cause.

Silence, action...

Enfin, heureusement qu'il n'y pas que la maman gendarme en ma peau! Et c'est ainsi qu'à désirer soutenir les élans de ma fille, je me retrouve à poireauter dans le studio Frima, avec d'autres parents, tandis que Miss Soleil tourne une scène pour l'émission Génération Inc qui sera diffusée durant l'automne sur Vtélé.



Ce faisant, je réalise combien il est facile de se lier d’amitié avec d'autres parents, en ce même bateau de patience sur lequel on vogue...

Après cinq heures sur le tournage de l'émission, je constate qu'être parent d'un enfant qui tourne c'est un peu comme se transformer en potiche de plateau. Potiche sympathique qui se fond dans le décor. J'ai trouvé le temps extra long et elle a trouvé que cela a passé trop vite!

 Enfin libérée du tournage, je suis fière de la voir heureuse de son coup. J'avoue qu'elle a assuré. Cela valait certainement le coup de m'ennuyer ferme tout en angoissant subtilement sur les articles qui attendent sur ma planche de travail...

Bilan de l'opération, je l'ai vu dépasser gêne et timidité pour profiter au mieux de l'expérience. J'ai réalisé que si je pouvais la conseiller avant et après. Le pendant était entièrement entre ses mains. Pendant, je devais me transformer en papier peint souriant. Veiller, rassurer et ne conseiller que lorsqu'elle venait vers moi pour me le demander. Le professionnalisme de l'équipe de tournage m'a aussi mise en confiance.

La Miss a adoré travailler avec le musicien pour concocter le petit jingle sur lequel elle chante et elle a bien aimé discuter avec le metteur en scène. Une expérience intéressante autant pour la fille que la mère!

Au couvent de la maternité... 

Depuis qu'elle est née, je suis une maman soumise. J'ai embrassé la maternité comme d'autres se convertissent. I guess it's my religion now. Being a Mom. Being Her Mom.

Dans l'Être Maman, tel que je le conçois, une certaine soumission se fait. Une soumission consciente à l'équilibre et au bien-être de son rejeton? Oh! Je sais que je vis en un monde qui applaudit les mères indignes et où je me retrouve comme une femme voilée au royaume des mini-jupes!

Mais c'est plus fort que moi. C'est viscéral. Comme une vocation céleste. Celle d'élever le futur qui est mien.

Il n'y a rien sur Terre qui me remplit plus le cœur que de voir ma fille épanouie, heureuse, bien dans ses chaussettes. Si pour cela je dois faire sacrifice de certaines de mes libertés féminines, qu'il en soit ainsi.

Je sais aussi que le jour viendra où elle sera femme. Mon devoir sera fait. Je serai vieille. Sûrement fripée. Et ce jour là je serai de nouveau libre comme l'air. Libre d'être femme à part entière. Sans le diktat de la mère...

À moins que je me sente arriver la vocation de grand-mère! Ahhhh! Pensée épeurée. J'espère qu'entre ces deux vocations, j'aurais quand même le temps de profiter de ces libertés féminines auxquelles j'adhère...

Un peu de télé et beaucoup de bugnes...