lundi, juin 29, 2015

Cette année encore, j'ai le bonheur d'associer mon blogue avec le Festival d'été de Québec. J'en profiterai pour en faire une chronique particulière à l'émission de radio Parentem à laquelle je collabore tout l'été.

J'aime le Festival d'été depuis si longtemps déjà que j'ai l'impression qu'il fait complètement partie de la texture de nos étés. Car même les rares années où je prends une pause, j'y vais au moins une ou deux fois. Un été sans #FEQ n'est pas un été...

Je ne compte plus combien de fois j'ai trippé au Festival d'été. Le Festival d'été c'est ma bouffée d'air annuelle. C'est mon camp de danse en plein air. C'est la vie qui palpite en mes veines.

Nous festivalions avant d'être parents et nous avons continué de festivaler en devenant parents. Nous avons incorporé cette habitude humaine à nos traditions familiales. D'ailleurs l'un des premiers mots de la puce fut "Pestival".

J'ai blogué et capturé les atmosphères du Festival d'été avant que le Festival d'été de Québec ne s'intéresse à la blogosphère. Puis j'ai blogué pour le Festival, lorsque le Festival s'est ouvert un blogue.

Dan Auerbach / The Black Keys sur les Plaines. Festival d'été de Québec 2013

Prendre des photos de Festival est l'un de mes dadas. Au fil des années à collaborer avec le Festival d'été, j'ai pondu des dizaines de textes et j'ai pris des milliers de photos.

J'ai fait diverses rencontres enrichissantes mais je dois dire que celle qui m'a le plus chamboulée fut celle avec Francis Cabrel. Si humble, charmant, humain...

Au Festival d'été, j'aime parcourir le pavé de Québec et croiser les Arts de la rue pour m'enchanter les idées nocturnes. Des performances inusitées, qui chaque année, font le bonheur des petits et des grands. J'ai tant de d'excellents souvenirs de Festival en ma mémoire humaine (et numérique)!

Il y a, par exemple, la fois où j'ai attrapé la fièvre du loup, la fois où j'ai rencontré un vieux lion, la fois où j'ai eu un coït interrompu, la fois où Gaëtan Roussel m'a enivrée...

Sans oublier ce souvenir inoubliable de Lhasa de Sela en spectacle place d'Youville durant l'été 2005... alors que j'étais enceinte...

Lhasa de Sela. Place d'Youville. Été 2005

L'année dernière, pour des raisons de santé, j'ai pris une pause. Couvrir le Festival d'été, c'est du sport! L'occasion d'un voyage de presse qui m'a fait prendre le large des Maritimes alors que le Festival battait son plein. Mais cette année, je reprends du service de Festival avec grand plaisir.

Replonger en mes souvenirs de #FEQ

Un Festival d'été auquel j'ai beaucoup pensé en allant faire un tour du Moonsplash Festival en mars dernier à Anguilla.

Je crois même y avoir réalisé que mes années à tant aimer le Festival d'été ont fait de moi une festivalière chevronnée qui a développé un petit vice pour tout ce qui se festivale!

Durant le Festival d'été de Québec, je déconnecte de la routine et je me reconnecte de l'intérieur. Je laisse la musique emporter le flot de mes inspirations. Je blogue, j'instagramme, je tweete, je nourris Flickr et YouTube et je m'amuse comme une folle!

Alors que je me replonge en mes archives et Google mes souvenirs, je tombe sur un billet de Mario Asselin, compère blogueur de Festival, via le Huffington Post Québec, où il mentionne mes blogueries de festival en de termes fort élogieux. Une douce émotion me parcoure le coeur alors que je relis ses mots:

"Ma lecture préférée demeure celle des billets d'Étolane du blogue Vol de mots. Collègue carnetière depuis longtemps, sa prose est rafraîchissante et ses reportages photos toujours éblouissants. Sandra aime passionnément les artistes qu'elle couvre !"

J'aime le Festival d'amour musical. J'aime le Festival pour cette dimension humaine parallèle dans laquelle il emporte le cœur de Québec.

Il n'y a rien de comparable, à ces vagues nocturnes de foules humaines, qui se dispersent et déambulent, dans le calme et la bienveillance, pour apprécier combien il fait bon vivre ici.

J'aime le Festival qui fait vibrer mes soirées de juillet et qui ouvre toutes sortes d'horizons à ma puce qui nous suit en nos pérégrinations...


Cette année, je veux mettre l'emphase sur le fait de "festivaler" en famille. Et à cette occasion, Miss Soleil et moi explorerons une fois encore la Place de la Famille Le Lait. Depuis toute petite, elle s'y amuse comme une folle...

D'ailleurs cette année, sera notre première année de Festival d'été avec enfant, mais sans poussette!

Nous explorons chaque année, la Place de la Famille Le lait. Cet espace, ouvert à tous gratuitement, est conçu pour évader les idées enfantines. Il se situe en un superbe cadre urbain et les activités qu'on y retrouve sont toujours amusantes et inspirantes.

J'ai d'ailleurs encore en mémoire un excellent spectacle de Luna Caballera, entre autres souvenirs accumulés au fil des années...

Cette année, je suis intriguée par le Jardin mythologique, l'atelier de graffiti et celui du musée des Beaux-Arts. À noter aussi une grande nouveauté: il y aura un manège pour les amateurs de sensations fortes!

Ainsi, j'ai le plaisir de collaborer avec la Place de la Famille Le lait pour faire tirer une paire de passes pour le Festival d'été de Québec!

Ne manquez pas l'émission de radio Parentem sur CKRL les mercredis entre 17:30 et 18:30 pour tenter votre chance.  Je donnerais les détails de ce tirage ce mercredi, en même temps que Miss Soleil et ma pomme parleront du Festival d'été en mode famille... 



À cette occasion, j'en profite pour vous mentionner que vous pouvez participer au concours
Vachement Trippant organisé par la Place de la Famille le Lait afin de tenter le hasard et gagner une fin de semaine de Festival en mode VIP, hôtel chic compris. Ça donne envie! 

Suivez ce lien (ou l'image) pour participer. Vous avez jusqu'au 3 juillet pour vous y inscrire. Bonne chance! 





Trips de Festival d'été de Québec...

Depuis qu'elle est en première année de primaire, Miss Soleil me parle de son idée de stand de limonade. Nous essayons, au fil des mois et des années, de discuter avec elle des possibilités de cette idée enfantine.

L'on passe de l'idée de vendre des chocolats chauds à la patinoire l'hiver, à l'idée de vendre des bugnes sur la plage l'été.

À force qu'elle nous y pousse, on finit par plier et l'été dernier commence une première expérience de commerce ambulant. Une première expérience réussie qui laisse entrevoir du potentiel de développement...

Le mois dernier, l'home me dit qu'il a inscrit la Miss à la grande journée des petits entrepreneurs. Sachant combien elle aime l'idée d'entreprendre, je le seconde en son initiative. Il lui en parle. Elle aime l'idée.

Vendredi dernier, à 10 heures du soir, l'homme percute sur le fait que la fameuse journée se déroule le lendemain. La Miss manque de faire une syncope et j'écarquille les yeux de surprise lorsqu'il m'explique qu'il est possible que des clients trouvent le chemin de la maison. Le lendemain matin, "on se revire sur une cent" et c'est parti pour une production de bugnes et beignes pour notre entreprise ambulante...

Il me montre le site de l'initiative et la page de la puce. La photographe en moi prend du service immédiat et la pâtissière en chef supervise la préparation des pâtes à beignets.

Dans la foulée on se rappelle avoir récupéré un appareil à beignes des années 50 avec des recettes d'époque. L'occasion fait le larron!


Tandis que la pâte à bugnes gonfle, on se lance dans une production de beignes d'antan à la cannelle selon l’authentique recette de la boite jaunie par le temps. Le résultat est à la hauteur de nos attentes. Délicieux. Moelleux. Léger. Miam!

Nous travaillons en équipe familiale et c'est le fun de sentir cette dynamique nous emporter dans l'aventure de cette journée. Me vient alors l'inspiration que nous sommes en train d'ouvrir un Pop Up Pastry Shop!

Les Pop Up Shop sont la dernière tendance aux États-Unis. Le concept se définit par l'ouverture d'un magasin éphémère qui offre des produits particuliers durant un temps limité. Ceux qui se lancent dans l'aventure louent un local durant quelques jours, y installent leur échoppe, puis ferment comme ils ont ouvert. Dans le temps de le dire...

Plutôt qu'ouvrir un stand, nous ouvrons donc un Pop Up Pastry Shop! Nous ouvrons une pâtisserie éphémère mobile. J'utilise mon compte Facebook personnel et Instagram pour en avertir nos amis voisins et nous nous préparons à descendre notre butin sur la plage.

En chemin, l'on fait un peu de porte à porte de voisinage et nous papotons à cœur joie.


C'est donc grâce à l'inspiration de cette grande journée des petits entrepreneurs que nous lançons notre Pop Up Pastry Shop estival intitulé "Bugnes, beignes et autres gourmandises de plage".

Les bugnes et les beignes s'empilent dans notre cuisine. Miss Soleil est complètement impliquée dans cette petite entreprise. Elle pétrit la pâte, frit les bugnes, écrit des petits pamphlets de plage. Elle vit son rêve de fillette et nous sommes définitivement des parents cool!

En cette petite entreprise éducative doivent évidement se traverser quelques obstacles. Son plus grand défi est de dépasser sa timidité et ses doutes. Si elle est à l'aise avec nos amis qui viennent se ravitailler en chemin de plage, elle fige devant les inconnus que l'on doit aborder sur le sable.

Je suis donc sa vendeuse du jour mais à la seule condition qu'elle apprenne et se pratique. Nous avons un menu de qualité. Nos beignes d'antan, moelleuses à souhait, sont excellentes et nos bugnes sont un régal.

Nous avons aussi testé la citronnade au gingembre avec fraises coupées comme rafraîchissements.

De plus, en notre coin de lac québécois, la seule occasion pour goûter aux traditionnelles bugnes lyonnaises est d’attraper notre Pop Up Pasty Shop!

Miss Soleil me rappelle ce matin. d'il y a deux étés, où je me suis réveillée en affirmant avec conviction: "Aujourd'hui je fais des bugnes!" et comment je lui ai alors appris ce qu'était des bugnes...


L'homme s'en rappelle aussi très bien. Et tout ceux qui y ont goûté depuis sont très heureux de ce matin spécial qui rappela les bugnes à ma mémoire.

Pour l'occasion de cette grande journée, les voisins se sont aussi vus gâtés d'une gourmandise gratuite. Plusieurs en ont profité pour en acheter et tous ont été très heureux de cette initiative pâtissière.

Alors que se réalise ce projet d'enfance, l'on décide que l'on réitéra l'expérience, mieux organisés, le mois prochain. Et puis, il manque encore un produit à notre magasin, des Churros!

Ainsi nous aurions trois types de beignets en notre pâtisserie éphémère. Tous faits avec trois pâtes complètements différentes! La pâte à bugnes est de celle que l'on fait lever. La pâte à beignet d'antan ne demande pas d'attente et celle des Churros est une pâte à choux. Ne manque plus que des chichis provençaux pour bien faire...


Dans le fond, ce sont les chichis de mon enfance, achetés sur les plages de la Côte d'Azur qui m'ont donnée l'idée de vendre des beignets exotiques sur la plage. Une idée qui "pogne" fort au village.

Non seulement nous avons tous vendus mais nous avons fait des déçus! Les gourmands qui ont raté l'occasion s'en mordent les doigts et ceux qui y ont goûté ont tous hâte que l'on recommence. Nous avons même des commandes pour la prochaine ouverture de notre pâtisserie éphémère!

Alors on recommencera, dans quelques semaines, fort de notre expérience acquise. Notre réputation n'est déjà plus à faire, il ne manque plus qu'à mettre du coeur à l'ouvrage pour régaler les vacanciers de lac!

À la fin de cette journée bien chargée, on déclare la mission Pop Up Pastry Shop accomplie! Une super expérience éducative et familiale au final. La Miss doit encore travailler sur sa vente mais je la vois progresser et dépasser ses timidités.

Elle nous entraîne dans l'aventure. On la soutient. Elle nous motive. Elle apprend et elle progresse. Elle grandit et s'épanouit. Tout n'est pas aussi simple qu'il y en a l'air mais en cette journée où nous avons formé un trio familial du tonnerre, notre pâtisserie éclair a été un franc succès.

On finit cette grande journée des petits entrepreneurs québécois brûlés mais heureux.


La puce est fière de nous et nous d'elle.  On en a profité pour se baigner dans l'atmosphère estivale du village tout en y ajoutant une touche de gourmandise.

On a renoué contact avec les voisins perdus de vue durant l'hiver, et cela a fini avec l'homme et la puce partis en bateau avec copain et copine dans le soir couchant.

Bref, l'idée de se relancer en cette aventure entrepreneuriale, une autre fois dans l'été, est en cours de réalisation...

Une vidéo publiée par @etolane le

Ouvrir une pâtisserie éphémère pour le plaisir de l'enfance...

lundi, juin 08, 2015

Quelques chroniqueurs de l'équipe de #Parentem Annie Cloutier, Raymond Poirier et Julie Moffet

Récapitulatif de ma chronique radio du 3 juin dernier à l'émission Parentem sur les ondes de CKRL qui traitait d'applications mobiles pour enfants...

Pour écouter le Podcast de la première émission, c'est ici. Ma chronique se situe aux alentours de la trentième minute...

Applications mobiles pour enfants branchés

L'une de mes applications #coupdecoeur en ce qui concerne le monde de l'enfance est une application conçue par Zanzibook qui met en scène une petite fille nommée Lulu qui voyage à travers le monde, enfin en Australie, Polynésie et Amazonie...

C’est une application payante qui en donne pour son argent. Pour voyager mentalement à tout petit prix! Coté éducatif, cette application ouvre les horizons géographiques de l’enfant en plus d’être visuellement très ludique.


Pour les plus petits, on se doit de mentionner l’excellente application CosmoCamp qui est conçue ici même à Québec par le studio. Elle s'adresse aux enfants entre 2 et 5 ans.

À noter que tous ses personnages et ses valeurs fondamentales ont été développés avec l’aide de Ginette Dionne, docteure spécialisée en développement de l’enfant et professeure titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval.

On s'attend donc à ce que l'enfant apprenne autant qu'il joue en explorant l'univers de CosmoCamp. De plus Frima voit plus loin que la simple application mobile puisqu’il est question que Radio Canada et Kids’ CBC en développe une adaptation visuelle pour la télévision très prochainement!

Je recommande aussi les applications de Toca Boca qui ont toutes sortes de jeux irrésistibles pour les filles mais aussi pour les garçons. Ce sont des applications cool et rigolotes qui ont toutes été testées et approuvées par ma puce.

Bon, la plupart sont plus marrantes qu’éducatives mais toutes travaillent la motricité de l’enfant! Durant la chronique, Miss Soleil a tenu à me rappeler que c'était très drôle de donner à manger du Mammouth, entre autres bouffes dégueulasses de cette application-ci....


Rappelons que les petites filles ne résistent pas à la multitude d’applications de coiffure, garderie, garde-robe, maquillages. Les garçons préfèrent les courses de voitures et les aventures de pirates. Playmobil et Lego ont plusieurs applications mobiles à découvrir. Ceci dit, il n'y en a pas que pour les garçons car les filles peuvent aussi craquer sur cette maison moderne...

J'ajoute une mention spéciale pour les applications de Docteur Panda qui sont le hit actuel de ma fille de neuf ans. Lorsque je lui ai demandé laquelle elle préférait, elle m’a dit en un élan venu du cœur : TOUTES

 Les applications de Dr Panda représentent un monde de personnages mignons et selon les application les enfants jouent à faire des activités de la vie réelle comme cuisiner et être chef d'un restaurant, conduire un bus, tenir une garderie, être un docteur...

On jette aussi un œil sur Math Cheese pour pratiquer ses équations mathématiques en s’amusant et sur l’application pour apprendre à lire l'heure, très pertinente pour les enfants en deuxième année, de la collection « Apprendre en s’amusant » d’Alexandre Minard.

Et quitte à voir le coté lumineux de cette révolution numérique que l'on vit au présent, je pense la meilleure façon d'accompagner l'enfant en son éducation numérique de jouer avec lui.

En accompagnant l'enfant en ses jeux virtuels, on peut passer du temps de qualité avec lui, voir comment il apprend et répondre facilement à toutes ses questions. Cela peut aussi être l'occasion d'interagir avec l'enfant et d'apprendre à mieux le connaitre.


Pour ou contre les applications mobiles pour enfants?

Dans la foulée, j’ai posé la question en mes réseaux sociaux à savoir quels étaient les Apps les plus populaires. Et on ne peut évidement pas parler d’applications mobiles pour les enfants sans se poser toutes sortes de questions éthiques et morales!

J'ai posé cette question sur mes réseaux et, d’une façon générale, j’ai été rassurée de voir que j’étais entourée de parents conscients qui avaient tous à cœur de réguler l’usage de la tablette chez leur enfants.

J’ai aussi eu un avis qui était complètement contre. Il y aurait certainement de quoi en faire une deuxième chronique!

À noter que ma propre puce a tenu à ajouter en ondes que si elle aimait bien jouer, de temps en temps, à des applications mobiles, il y avait aussi des moments où elle n'en avait aucune envie...

On recommande donc aux parents, qui décident d'utiliser la tablette en leur processus d'éducation, de mettre en place des règles précises d'usage.

Personnellement, je pars du principe que jouer sur la tablette est un privilège. Il se révèle donc pratique en cas de punition car vu que c'est un privilège, il faut l’acquérir par le biais de bons comportements et il est possible de le perdre en accumulant les mauvais comportements!

Quelques suggestions d'applications mobiles pour enfants (via mes réseaux):

Karine recommande Hill Climb Racing,Groove Racer pour les jeunes garçons et Hello Kitty pour les fillettes ainsi que l'application de Crayola.

De son coté, non seulement cette maman branchée ne craint que ses petits jouent sur l'une des tablettes familiales mais elle note cependant que si on leur propose autre chose, ils préféreront n'importe quoi d'autre que la tablette. Jouer dehors est bien en haut de leur liste!

Un point que n'a pas manqué de faire remarquer Miss Soleil lors de cette première émission...

Annie recommande toutes les applications de SlimCricket car ses deux petits garçons en raffolent. Emmanuelle mentionne Asphalt 8 qui fait le bonheur de son garçon de 10 ans.

Elle fait aussi remarquer qu'en ses règles d'usages, il ne doit pas y avoir de possibilités de rencontre en ligne comme c'est le cas de Clash of Clans. Elle teste aussi tous les jeux avant que son fils n'y joue afin de voir le contenu des pubs et les interactions en réseau. De judicieux conseils à suivre...

Des applications cool pour enfants branchés!

dimanche, juin 07, 2015

Avec le printemps qui se fait été quand il n'a pas des humeurs d'automne, je me joins à l'équipe radio de l'émission Parentem sur les ondes de CKRL, 89.1.

Parentem, veut dire parent en latin. En ce qui nous concerne, c'est un magazine radio composé des chroniques et d'entrevues sûr la famille, la parentalité et les enfants qui se déroule tous les mercredis, de 17h30 à 18h30,

Non seulement j'y concocterai des chroniques estivales sur divers sujets mais je chroniquerai aussi avec Miss Soleil qui m'accompagnera durant quelques sujets...

Une sympathique aventure estivale qui a bien commencé avec une première émission où j'y ai parlé applications mobiles. Une émission où, spontanément, Miss Soleil s'est intégrée à l'équipe et du coup, sur le vif du moment, a participé à ma chronique du jour.

Miss Soleil, mini chroniqueuse en devenir. En bonne maman que je suis, je lui ai partagé avec plaisir deux minutes des sept minutes de ma chronique. Je n'ai pas eu le temps de finir ma chronique mais la puce a fait son baptême de micro...

Ainsi, Miss Soleil et sa mère parleront ensemble de voyage au Saguenay où nous irons découvrir les meilleures activités à faire avec des enfants cet été. L'on parlera aussi de mieux-être et d'enfance en testant le Festival de Yoga #Wanderlust au Mont Tremblant.

En solo, je prépare un mystérieux reportage sur mes papas du midi et j'explorerai divers sujets comme la mortalité maternelle ou l'abnégation parentale...

Je suis très heureuse de me joindre à cette cool équipe estivales pour discuter de parentalité. De quoi stimuler mon été et me dégourdir les idées!

Je vous invite à en écouter les podcats qui seront en ligne durant trois semaines après chaque émission et à vous abonner à la page Facebook ou au compte Twitter de l'émission pour ne rien manquer de nos pérégrinations radiophoniques...


Durant la première de l'émission qui s'est déroulée mercredi dernier, Sandra Lalancette a piloté ‪#‎Parentem‬ avec une main de maître et l'attitude zen d'un grand sage.

Deux secondes avant que ne débute la première émission, elle fait preuve de grand calme. Sandra a eu un bébé cette année. En mettant au monde son petit homme, elle a pris conscience de la profondeur de cet univers parallèle qu'est la parentalité.

Inspirée, elle a pensé cette émission de radio estivale afin d'explorer les multiples nuances de la parentalité en 2015.


Entourée d'une équipe ultra cool, elle animera ce magazine sur la parentalité tout l'été les mercredis de 17h30 à 18h30 sur les ondes de CKRL,89.1. Soyez à l'écoute!

Quant à moi, je serai de retour le 17 juin sur #Parentem pour un reportage rempli d'émotions paternelles...

Un été de chroniques pour Parentem sur les ondes de CKRL...

mercredi, juin 03, 2015

Mardi dernier, la Miss et moi avons inspiré un peu d'eau douce, j'en ai profité pour faire un peu de photos de quai. J'aime la croquer en plein vol d'enfance.

Nous sommes ensuite allées faire les courses à l'épicerie du village voisin.

Les courses faites alors que je rentre dans l'auto, j'entends un hurlement de douleur. Je sors en vitesse et je retrouve la puce à terre, en pleurs.

Elle a raté, je ne sais comment, la marche entre le trottoir et l'auto, elle a entendu un crack...

Le sang de la mère, qui s'est pété deux chevilles en un mois, ne fait qu'un tour. Je la rentre dans l'auto et je vois la cheville enfler à vue d’œil.

J'attrape les fruits congelés pour en faire une glace. Alors qu'on rentre à la maison, on discute de sa douleur et même si la glace semble agir, je redoute le pire.

Les accidents de cheville sont souvent si bêtes qu'on a à peine le temps de réaliser qu'on s'est blessé. Elle est sous le choc. Une fois rentrées, je la couche sur le sofa, le pied surélevé, j'examine la situation. L'enflure semble contrôlée mais la douleur qui persiste ne me dit rien de bon. Je la rassure.

La beauté de l’insouciance enfantine c'est de pouvoir prendre la vie avec une philosophie pure et simple. Je m'en inspire tout en lui partageant de ma force intérieure. L'homme rentre avec le soleil qui se couche et on prend le parti qu'elle passe une bonne nuit plutôt que de courir à l’hôpital. En croisant les doigts pour qu'elle se réveille en meilleur état.

Je lui bande la cheville et j'en retrouve toute l'expérience du vécu. Elle avale un anti-douleur et s'endort le pied surélevé.

Au matin, mauvaise nouvelle, les orteils sont ultra enflés et elle ne peut plus les bouger. Je crains le plâtre. De son coté, elle ne pense qu'à sa semaine de camp de hip-hop dans 6 semaines qu'elle ne veut pas manquer. Je pense que même dans le pire des cas, elle devrait être remise sur pieds à temps.

Le lendemain, on se répartit les taches parentales, l'homme l'emmène à l’hôpital de brousse le plus proche en espérant filer au bureau pour midi.

Selon la réceptionniste, elle ne devrait pas attendre trop longtemps avant de passer une radio. C'est le temps pour ma pomme de méditer un coup.

Si, comme je le soupçonne, elle nous reviendra plâtrée, les prochaines semaines prendront une tournure différente de ce que l'on avait prévu.

Ce sera une autre occasion de mettre en action ces ressources intérieures que nous possédons. La puce garde bon moral, elle m'explique même qu'elle est prête à apprendre de cette expérience.

Première leçon apprise: toujours regarder où on met les pieds...

Deux jours plus tard

Soulagée de la voir revenir avec une attelle plâtrée et des nouvelles plutôt rassurantes, commence la convalescence de cheville blessée...

Bien installée dans sa salle de jeu, la puce garde le moral lumineux même si elle réalise que la vie en béquilles, c'est pas de la tarte:

- Mais maman, en béquilles, je me rends compte, on est quand même un peu handicapé! 

Elle pratique sa marche en béquilles et fait un peu de chaton-thérapie.

Please God, let it be 10 days and not six weeks!

Alors que me revient en mémoire les six semaines plâtrées d'un tibia fracturé l'été de ses 4 ans, je prends une grande respiration...

Elle reçoit un bouquet de fleurs à domicile de la part de son amie. Celui lui met de la joie au coeur! Elle commence à s'ennuyer de ne pouvoir aller à l'école. Elle me dit:

- Ça me réconforte ces belles fleurs Maman.

Bilan de l'opération trottoir raté, une bonne entorse et une première semaine à passer en béquilles. La cheville bien tenue en une attelle plâtrée. Normalement tout est beau, pas de fracture en vue, même s'il faut encore attendre la confirmation du radiologue spécialisé.

Si l’hôpital ne donne pas de nouvelles d'ici le lendemain soir, elle devrait être remise sur pied en dix ou quinze jours. Si l’hôpital rappelle pour poser un plâtre, ce sera 6 semaines.


Le docteur était optimiste me dit l'homme confiant. Tant que l’hôpital ne rappelle pas, les nouvelles sont donc meilleures que pires...

Le blues du vendredi

Le docteur n'a pas rappelé. Pas de plâtre en à l'horizon.

Malgré tout, la vie en béquilles, c'est pas facile!

Miss Soleil traverse un p'tit blues en ce troisième jour à affronter la vie avec une cheville hors service.

Elle a les larmes à fleur de peau et elle m'explique comment c'est plus dur de sourire. On en profite donc pour noyer son chagrin sur le sable...

Peu à peu, un pied dans l'eau, la Miss reprend espoir et retrouve le courage de sourire malgré sa mésaventure de la semaine.

Si tout se déroule au mieux, elle pourra recommencer à marcher la fin de semaine prochaine. Elle me dit:

- Maman, cette tranquillité me pèse. Ça me désespère un peu de pas pouvoir bouger!

Miss Soleil, 9 ans, réalise aujourd'hui que la perte d'autonomie, c'est lourd sur le moral. Dieu merci pour cette belle journée! La magie du lac agit. Elle est maintenant capable de sourire...

Lorsque son père nous retrouve sur la plage. Elle trouve même une idée pour se donner l'impression de marcher et rigoler de bon coeur...

La fin de semaine se passe avec la visite de trois de ses amies. Elles participent à lui remonter le moral qui dégringole tandis que je chaperonne.


Retour en classe avec béquilles

Premier jour d'école pour la Miss en béquilles qui s'est trouvée chouchoutée par ses amies et sa maitresse...

Sur l'heure du midi, on profite du beau temps pour aller manger au lac. À peine a-t-on posé un pied sur le sable qu'un monarque nous accueille sur la plage déserte. Il virevolte autour de nous tandis que l'on croque dans nos sandwichs.

Je parle à la Miss de ces papillons qui voyagent du Mexique jusqu'ici. Elle s'exclame alors:

- Whaaaaou ça fait beaucoup de coups d'ailes!

Je souris. Dieu sait la puissance d'un battement d'ailes de papillons!

Essayer d'en voir le bout

En nos multiples conversations, je remarque qu'elle affine sa perception du temps en se remémorant sa vie avant les béquilles et en conceptualisant la suite des événements.

Je passe des heures à répondre inlassablement à ses innombrables questions. Aujourd’hui, elle retourne passer une radio au CHUL.

Elle manque THE sortie de l'école. Une journée complète en un centre de plein air qu'elle avait hâte d’expérimenter. Elle en a pleuré quelques ruisseaux dimanche dans les bras de son père...

Donc mercredi, radio et hôpital pendant que sa classe ira s’éclater à l'aventure sans elle. Si tout est beau, elle devrait ressortir avec une botte de marche. Puis ensuite garder une chevillère quelques semaines. Je lui explique le tout en détail. Et je répète les détails et possibles scénarios encore et encore.

J'ai finalement reçu un appel de suivi du médecin de l’hôpital de brousse qui l'a vue mercredi dernier.

Mon homme m'avait dit qu'il était joli garçon et frais sorti de l'école de médecine.

Au téléphone, je l'ai trouvé un peu perdu. Tout comme l'homme l'avait perçu et me l'avait expliqué.

Quitte à le froisser un peu,  je lui ai dit que je comptais continuer le suivi au CHUL. Le plus gentiment possible.

Tout en écoutant sagement ses consignes et conseils.

J'espère donc qu'elle pourra recommencer à marcher doucement à partir de jeudi et ne plus avoir de béquilles d'ici la fin de semaine prochaine.

À force de l'écouter se remémorer sa vie sur deux jambes, alors que je prenais cette photo de quai, je n'ai pu m’empêcher de penser que la semaine dernière..

Dire que je la prenais en photo en train de faire des équilibres et des acrobaties...

Et de me dire c'est pour cela que je pratique de plus en plus cette nouvelle religion, celle de pratiquer la méditation pleine conscience et d'apprécier l'instant présent.

En cette nouvelle religion qui me révolutionne l'esprit, le passé ne pèse plus, le futur n'angoisse plus et le présent s'apprécie simplement, en toutes circonstances...

Une semaine d'enfance en béquilles...

mardi, juin 02, 2015

En mon spot de méditation chéri, je me régénère l'âme au soleil. J'aime tant y méditer que je suis capable de m'y forcer même si une scie électrique ou une tondeuse polluent mon audition.

Je me dis que cela ajoute une difficulté à l’exercice mais que ce n'est pas une raison pour ne pas me plier à l’exercice.

En ce coin de lac où je me suis retirée cet automne, je suis devenue méditante comme d'autres font du sport. Je m'y entraîne l'esprit avec ardeur.

Mon esprit se transforme au fil des saisons qui le médite. J'en apprécie les bénéfices et la tonicité de cervelle.

Hier, j'y ai réfugié mes quelques heures de liberté entre deux allers-retours à l'école avec la puce.

En appréciant le silence de l’après-midi et le fait qu'il n'y avait encore aucun bateau à moteur sur l'eau, j'ai médité.

Je n'y ai vu aucun bateau mais j'ai vu passer une canne avec sa couvée fraîchement arrivée. Ils se déplaçaient en un seul mouvement, cela m'a fascinée quelques minutes...

Mon plus grand défi photographique a été l'idée saugrenue d'attraper l'un de ces poissons qui jouaient à saute-mouton dans l'eau douce. J'en ai vu et entendu tant sauter que j'ai décidé d'essayer de les capturer en vol.

Je n'ai malheureusement réussi qu'à attraper un splash et quelques poissons qui se baladaient dans l'eau transparente du rivage. Assez pour m'amuser quelques minutes entre deux explorations de l'esprit méditant...





Au coin de mon lac...

samedi, mai 23, 2015


Avec les manoirs secondaires qui se construisent à coups de millions de dollars au bord du lac, certains pensent que le village perd son âme.

Rappelons que ce lieu de villégiature n'a de route que depuis les années 50. En son âme, il y a l'essence de la nature du Québec. L'essence de la vie paisible qui se déroule en coin de lac. Il y a ces petits chalets d'antan qui en rappellent le bon temps...


Et puis il y a cette monstruosité qui me fend le cœur à chaque fois que je marche sur cette rue. Avant d'acheter notre maison, le terrain en face de la maison d'origine nous intéressait. En s'y intéressant, nous avions rencontré le couple de retraités qui y habite depuis 30 ans. On avait bu un café et admiré leur vue. Un gentil couple qui reflétait bien l'âme du village.

Au printemps dernier, lorsque j'ai marché jusqu'à là et que j'ai vu la construction qui leur faisant tant d'ombre, mon sang n'a fait qu'un tour. Quel goujat sans cœur ni conscience pouvait ainsi se construire en plein devant le petit couple âgé et leur voler leur vue! C'était diabolique. Et la ville avait laissé faire ça!?!


Un panneau "À vendre" était planté devant la maison du petit couple qui nous avait expliqué combien il était heureux de vieillir, en paix, ici, avec leur vue sur le lac. Cela m'a pris une saison pour m'en remettre. Incapable de passer par là sans bouillir intérieurement. Comment un être humain digne de ce nom pouvait avoir si peu de considération pour son prochain, pour son voisin!?! Révoltée la mère.

Ce printemps, en marchant là avec une amie, j'apprends que le couple qui était en train de construire cette monstruosité se séparait. Well, Karma is a bitch! Et si je n'aime pas me réjouir du malheur des autres, j'ai ressenti à cette nouvelle une sorte de soulagement, il y a certainement là une leçon humaine à tirer...

En discutant de la chose avec mon amie, l'on remarque que l'on connait pas mal de couples qui se font construire de grosses baraques dans les parages pour ensuite se séparer à peine la maison finie.

Et je ne peux m’empêcher de penser que si ces couples investissaient davantage en l’immatériel de leur relation plutôt qu'en la grosseur de leur maison, il y auraient moins d'enfances tristes et plus de couples heureux.

Malheureusement, ici, les dégâts sont faits, personne ne mettra plus jamais à terre cette affreuse maison. Une maison à moitié finie dont la finition n'est plus une priorité d'après ce que j'en apprends.

Une maison qui aura gâché la fin de vie de ce gentil petit couple qui ne souhaite plus que vendre, à perte. Et qui manifestement n'aura pas porté chance au goujat qui en a eu la savante idée...

Et alors que l'on descend la colline en direction du lac, je fais une prière silencieuse pour que le village garde son âme d'antan encore quelques décennies durant...

Album Flickr à visionner par là...




De cœur et d'argent... Où s'en va l'âme du lac?

mardi, mai 12, 2015

La lumière d'essence clignote. Dimanche, l'homme me dit:

- Bah, t'inquiète quand ça clignote on peut faire un aller/retour à Québec. 

Lundi midi en allant chercher la Miss, je me dis que je dois m'arrêter prendre de l'essence. Je récupère la Miss, on papote et j'oublie.

En revenant à la maison, je me dis cependant que je ne manquerais pas de m'y arrêter en revenant de l'école!

Mais redescendant à l'école, les choses se corsent. Il y a une grosse côte dans les 6 kilomètres qui séparent la maison de l'école. Donc on monte et on descend en allant d'un village à l'autre. Peu de temps avant la côte, je sens la voiture faire des ratés. Oh oh. Noooooooonnnn. Pouf. La voiture s'arrête.

Je garde mon calme et j'aperçois une voiture sortir de l'entrée en face où ma voiture a décidé de ne plus bouger. Je suis à moins de deux kilomètres de la station essence. Sous le regard ahuri de l'enfant. Je coure pour intercepter l'auto dans l'allée. Une jolie rouquine, en uniforme de militaire vert pimpant, descend sa vitre.

Avec le sourire, je lui explique mon problème. Très gentiment elle me dit de monter dans sa voiture pour m'emmener à la station essence. Toujours aussi ahurie devant la situation, Miss Soleil se retrouve dans la voiture de la militaire tandis que le chien, dans notre auto, nous regarde partir avec un air désespéré.

En faisant la jasette, j'apprends que la jolie rouquine est enceinte de quelques semaines et mère de deux enfants de deux et six ans. On arrive à la station essence. Je laisse Miss Soleil avec la maman militaire en son auto. Le p'tit jeune de la station essence est ultra sympathique. Il me dit:

- Bah, nous les hommes on pense toujours qu'on peut faire 500 kilomètres quand ça clignote.... 

Il me prête un bidon et m'explique comment m'en servir. Une première en ma vie de femme! Je remplis mon bidon et je retrouve la maman militaire et ma fille qui regarde un film sur l'écran arrière. On remonte chez elle puisque ma voiture a stoppée net devant son entrée de maison. Nous sommes sauvées.

Elle s'appelle Julie, fraîchement débarquée de Trois-Rivières, elle n'a pas encore vu la plage du lac, à trois kilomètres de là. Une plage à laquelle elle n'a pas droit d'accès. Pour la remercier de son extrême gentillesse, je lui laisse mon numéro de tel et mon courriel en lui offrant l'occasion de profiter du lac cet été (grâce à ma carte de résident).

Elle repart à la base militaire à une dizaine de kilomètres d'ici. Je vide mon bidon d'essence et je redescends à la station. On arrive à l'école avec juste 10 minutes de retard et une puce éberluée qui n'a même pas eu le temps de paniquer! J'explique les raisons de notre retard et notre aventure à la secrétaire qui en sourit. Tout est bien qui finit bien. Merci Julie!

Je réalise alors que cette expérience est sûrement destinée à me faire revoir certains de mes préjugés en ce qui concerne le monde des militaires.En ma dernière couleur, on avait discuté du sujet avec ma coiffeuse. Selon elle un militaire canadien sert à faire de l'humanisme. Selon moi, ils sont entraînés à faire la guerre et j'aime pas ça! J'ai trop de hippie dans le sang pour en apprécier le principe. Mais je suis ouverte à l'angle humanitaire des militaires...

Bref lundi, sur l'heure du midi, une jolie maman militaire a fait de l'humanitaire en nous sauvant de ma panne d'essence et j'ai pu travailler sur mes préjugés humains.

Aventure du jour, bonjour...

dimanche, mai 03, 2015

Cet article intitulé "J’adore mes enfants, mais j’en peux pus…" est de ceux qui je comprends parle à beaucoup de gens mais qui encore une fois ne me parle pas. Mais pas du tout.

Partant du principe que faire des enfants n'est pas un jeu. D'après moi, à chaque enfant que tu ponds, attends toi à ce que cela complique ta vie. Si tu y avais pas réfléchi avant, oh well... c'est plus vraiment le temps de t'en plaindre...

Et pourtant tant de monde semble avoir besoin de s'en plaindre. Cela me fascine. À croire qu'il est cool de se plaindre de ses gamins de nos jours.

Si j'ai une enfant unique, c'est parce-que ma santé ne m'a pas permis d'en avoir plus. Si ma santé l'avait permis, j'aurais aimé en avoir un autre. Mais j'y aurais bien réfléchi avant. Afin de me lancer prête à l'aventure. Sachant que cela ne simplifierait pas mon quotidien. Et si l'on avait fait le pas, je suis certaine qu'on l'aurait fait en connaissance de cause.

Il ne suffit pas d'adorer ses enfants. Ça c'est facile. Il suffit de les élever, ça c'est une autre paire de manches. Et honnêtement n'est-ce pas de ça que se plaignent les parents qui se plaignent de leurs enfants?

Car élever un enfant en notre société moderne, bourré d'individualisme, c'est accepter de se sacrifier. Se sacrifier à plein de niveaux personnels. Ça fait partie de ce jeu qui n'en est pas un. Construire une relation avec un enfant n'est pas simple, pas plus simple que toute relation, mais tellement plus profonde que la majorité des relations humaines. Enfin je crois.

Je n'ai personnellement aucune relation avec mes géniteurs. C'est avant tout leur choix, c'est le résultat d'une absence d'implication parentale ou de beaucoup de plaintes à mon sujet, suivant le géniteur en question.

Avec ce vécu, lorsque j'ai fait le choix d'être parent. C'était un choix conscient. Un choix conscient d'en assumer la responsabilité. Tout en sachant que sans entourage familial ce serait ni simple, ni facile. Si l'on dit qu'il faut un village pour élever un enfant, le village, chez nous, c'est l'homme et moi...

Et on s'en plaint pas. On s'arrange pour faire avec. S'il fallait qu'on commence à s'en plaindre, on serait pas sorti du bois. En acceptant de ne pas s'en plaindre, on choisit de regarder autrement notre parentitude.

Je ne sais pas pour lui. Mais pour moi, ma fille je ne l'adore pas, je l'aime et je l'élève. Mais j'adore ce qu'elle apporte à ma vie. J'adore comment elle l'enrichit. J'adore la force intérieure qu'elle me donne pour traverser les épreuves de la vie. J'adore la profondeur humaine qu'elle me permet de découvrir. J'adore comment elle me grandit.

Et le jour où je me plaindrais d'elle, de grâce envoyez-moi à l'asile. Car ce jour là, j'aurai perdu la tête!

Je n'adore pas ma fille...

mercredi, avril 29, 2015

La gare abandonnée Michigan Central Station à Détroit (février 2014)

Je lis cet article de Bianca Longpré du coté du Huffington Post Québec et il me touche tant que cela fait déborder ces mots qui s'échappent ici bas...

Si vieillir se résume à ça, pourquoi vivre si vieux? Si vieillir se résume à ça, j'espère bien mourir avant d'atteindre cette étape là! Car tous ces vieux, parqués comme du bétail, oubliés du monde qui tourne sans eux, ont-ils vraiment une vie à vivre? Ou juste la mort à attendre? La mort qui prend son temps... en les humiliant.

En mon monde utopique, ces vieux seraient intégrés au tissu familial. Plutôt que d'en laisser décrépir, on pourrait même adopter ceux qui n'ont plus de famille! La vie continuerait de tourner avec eux. Des aidants professionnels payés par le gouvernement aideraient ces vieux à rester en famille. Et à mourir dans leur lit! Entourés. Aimés?

Ma mère-grand a passé sa retraite à transformer son foyer en maison d’accueil pour vieux. Tous venaient y mourir. Deux à la fois au début. Un à un à la fin. Entre croupir en un hospice sans humanité et s'éteindre en la maison de ma grand-mère, y'avait pas photo, mourir chez Marie-Thérèse était pas mal plus chaleureux!

Ma grand-mère avait un tel cœur! De ces cœurs capables d'adoucir la fin de vie de ces vieux que plus personne ne voulait...

Mais ce qui lui brisait le plus le cœur à Thérèse, c'était de savoir combien ces vieux étaient oubliés de tous. Surtout ceux qui avaient conservé leur bonté d'âme. Ces vieux qu'elle avait parfois connus fringants, ces vieux qui avaient eux aussi eu une vraie vie. Ils avaient été de vrais gens. Mais plus personne ne s'en rappelait...

Leurs familles ne venaient pas les voir. Même ceux qui n'habitaient pas loin. Les plus honnêtes disaient que c'était trop dur de voir l'être aimé si dégradé. Est-ce une raison pour l'oublier comme une vieille chaussette? N'est-ce pas le même cœur qui les a aimé qui pulse en ce corps dégénéré?

Parfois l'esprit s'en va mais reste le cœur qui bat. À chaque fois que ma grand-mère se vidait le cœur de cette tristesse particulière, je ne pouvais m'empêcher de voir l'égoïsme humain dans toute sa splendeur, et d'être désespérée...

Dans la foulée, je me souviens que petite, il n'y avait pas d'école le mercredi, ma grand-mère en profitait pour faire sa tournée de vieux du village avec moi. On allait de vieux en vieux, je mangeais des biscuits, j'écoutais leurs histoires. Parfois je trouvais ça un peu long mais toujours ma grand-mère m'expliquait combien c'était notre devoir d'aller briser la solitude des anciens. D'égayer leur vieillesse.

Je ne comprenais pas trop le principe mais je suivais sans broncher, en espérant que les biscuits seraient bons et les histoires croustillantes. C'était bien avant qu'elle ne transforme sa maison en foyer d’accueil pour vieux...

Ce devoir de visiter les vieux ne semble plus faire partie de nos traditions modernes.  Mais je suis toujours heureuse quand ma puce me raconte que sa classe est allée visiter les vieux de la maison de retraite à coté de son école. Et j'aimerais que cette initiative soit plus courante et répandue...

Et puis, il y a ces vieux qui continuent d'avoir une vie au quatrième âge de la vie! Ceux là me font espérer le meilleur plutôt que penser au pire. Car comment ne pas penser au pire en pensant à ceux qui croupissent dans leur jus en attendant que la mort ne vienne les faucher?

Un jour, si la vie le veut, on sera vieux... et il n'y aura plus qu'à espérer qu'on ne soit pas abandonné à notre sort!