mercredi, avril 11, 2018


Avril en notre coin de brousse se résume, cette année, à quelques dernières tempêtes, du pelletage et un peu de fonte. Avril en mon coin de pays est blanc comme neige.

Six mois se sont passés depuis l'hystérectomie, la guérison semble totale. Même si le mental en reste quelque peu affecté. Depuis trois mois, je travaille fort à la rééducation de mon dos blessé. Cela progresse. Une séance de piscine à la fois. Quatre fois par semaine.

Les experts en santé me félicitent de mes efforts et volontés. Sans broncher, je persévère avec l'objectif de redevenir valide. Accepter les douleurs physiques permet de mieux les maitriser. Quand l'esprit force le corps qui résiste, la vie se transforme.


Retrouver un rythme de "normalité"

Être capable d'aller récupérer ma puce quelques midis par semaine est un signe de progression. Mon endurance physique reste fragile mais elle s'améliore. Revenir de loin prend du temps.

Chaque jour, d'une manière ou d'une autre, je me force à endurer ces expériences qui réeduquent. Difficile ne veut jamais dire impossible.

Je réeduque mon corps et mon esprit tandis que j'approfondis mon coeur. Car tant que l'on apprend de ses épreuves, l'être évolue en la bonne direction...


J'attends l'été. J'attends de revoir le bleu du lac. J'attends de pouvoir y nager. Avec patience et persévérance. J'attends.

Je me rappelle qu'en nos latitudes nordiques, le printemps n'est rien d'autre qu'un exercice de fonte. Le printemps est un concept qui existe en d'autres contrées climatiques que celle où l'on réside...

C'est le printemps!

dimanche, avril 08, 2018


Je n'aime pas tous ces objets de plastique jetables qui nous viennent de Chine. Par trillions. Tous ces artifices qui polluent nos esprits et environnements.

J'en développe même certains préjugés sur cette culture si lointaine de la mienne.  Mais je me découvre une subtile affection pour cette orpheline (ayant grandi en le village pauvre de ses grands-parents).

J'en ressens un doux sentiment humain qui efface mes idées préconçues, qui m'ouvre les idées en de nouvels horizons.

La légende numérique dit que cette jeune femme est partie vivre en ville pour y travailler. Comme le font tous ses compatriotes du nouveau millénaire. Qui abandonnent leurs natures pour les usines.

Les campagnes chinoises seraient désormais remplies de vieillards. Et comme le dit si bien le proverbe africain, chaque vieux qui se meurt est une bibliothèque qui brûle...

Pourtant, cette jeune femme n'a pas suivi le destin de ses pairs. Elle a préféré tout lâcher de sa vie citadine pour revenir s'occuper de sa grand-mère vieillissante. En sa campagne retrouvée. Et manifestement aimée...


Elle a même pris le parti d'honorer les façons de vivre ancestrales. De les valoriser. De partager, avec le monde moderne, les connaissances qu'elle a acquise auprès de sa grand-mère. Qui bientôt s'éteindra...

Il parait que l'année dernière, de rurale, cette jeune femme, est devenue virale dans toute la Chine! Il parait même qu'elle aurait redonné un goût d'authenticité aux chinois citadins dénaturés.

Il faut avouer que ces capsules vidéos sont d'une poésie humaine qui redonne foi en ce monde. Sous le charme, je suis!

En un panorama à couper le souffle, elle conçoit des cadres enchanteurs avec une épatante ingéniosité. Le tout sans aucun plastique!

J'adore comment elle se construit un four à pain ou encore sa féerique balancelle maison. Au gré de son coeur et de son intelligence, elle se construit un petit coin de paradis (en ce que d'autres traitent d'enfer).


En ses diverses tranches de vie, elle dévoile aussi une admirable force féminine. Une inspirante force qui me touche en plein coeur. Emplie de silence et de sérénité. Avec une sensibilité palpable. Une sensibilité d'antan...


Sous le charme...

dimanche, mars 25, 2018


Je rêve d'un monde humain où la gentillesse est une force qui se réalise. Je rêve d'un monde où la richesse intérieure est dotée d'une réelle valeur. Je rêve d'un monde où la douceur d'être se fait art de vivre...

En cette nouvelle année 2018, je suis encore aux prises avec de sérieux ennuis de santé qui invalident mes jours et absordent les élans de ma plume.

Un dos en guerre

Il y a un an environ, en deux mauvais traitements, bien intentionnés, la physio à qui j'avais donné toute ma confiance, m'a gravement blessée le dos. Malgré elle. Mais avec une sévérité qui a bien failli me tuer.

Elle a fait exploser le château de cartes qui tenait ma carcasse. Elle a même réussi à me tordre la colonne à 17 degrés. Ma duremère n'a pas du tout apprécié. Et vu ma santé des dernières années, je m'en serais certainement très bien passée.

Ceci m'a transportée en une époque honnie. Celle où j'ai dû réeaprendre à marcher après un grave accident qui m'avait mise en chaise roulante. Je m'étais sortie de cette condition avec la détermination de ne plus jamais la retrouver. J'en ai vécu les séquelles sans trop broncher. Jusqu'à ce traitement fatal de physio!

Échapper à la mort 

Après des mois à survivre, avec la mort aux trousses, à convulser, à me vider de ma vie en des douleurs à faire arrêter de battre le coeur, j'ai résisté, j'ai traversé. Quasi par miracle.

Je reviens de loin me disent tous ceux qui ont capté/suivi la gravité de la chose. Revenir de loin prend du temps ajoutent-ils tous dans la foulée.

Le chiro qui a su retoucher à mon colonne en feu, en spasmes constants, a réussi à la remettre quasi droite, de façon à ce que la duremère puisse désenflammer. Et me laisser vivre.

Un tout qui s'est accompagné d'intenses douleurs en tout genre. Pour que je puisse arrêter de convulser et vomir à gogo. Juste à tant pour pouvoir subir l'hysterectomie qui me pendait au nez.

Une fois passée cette convalescence-ci, il s'est révélé que mon dos avait perdu toute stabilité. Mes vertébres ne tiennent plus en place! Elles se déplacent pour un oui ou un non. Le danger guette.

Seule solution possible, remuscler le dos tout en continuant de replacer les vertébres chaque semaine. L'objectif étant qu'à moyen terme, les muscles stabiliseront les vertébres. Et je serais de nouveau valide? Super belle idée sur papier. Horrible à réaliser.

Assez difficile pour en recevoir les louanges des experts. Mais quand t'as le choix entre dépérir et souffrir à mort ou souffrir pour ne plus dépérir, le choix se pose-t-il vraiment?

Ensuite viennent des tonnes de résilience et de volonté pour en activer les efforts surhumains. Car pour y arriver, il faut pousser un corps meurtri, récalcitrant, en accepter l'évolution des douleurs dorsales (tout en prenant soin de gérer les neuropathies faciales) et persévérer. Que du fun en perspective! Not...

Après deux bons mois de rééducation aquatique, le chiro est content. Une subtile stabilité dorsale se profile à l'horizon. Je ne convulse plus. De nouvelles tonicités jaillisent. Mes mobilités (sur terre) s'améliorent. Mais que l'entraînement aquatique est rough! Et que la progression est lente, réelle mais lente.

Aussi, pour en cultiver l'espoir à long terme, il faut garder le moral à court terme, au milieu d'un océan d'angoisses, de vulnérabilités et de douleurs physiques. Ouf! Mais je ne vomis plus. Je tonifie...

Le traitement d'huile de cannabis/morphine gère assez bien mes neuropathies faciales pour me redonner la capacité de pleurer sans entrer en paroxysme. Mouais. Six ans sans pouvoir pleurer. Puis l'étrange sensation de retrouver cette capacité physique qui laisse ruisseler mes larmes salées.

J'apprends à pleurer comme j'ai appris à vomir. Dans le calme. Sans éclats. Avec cette subtile impression de revenir d'une guerre invisible avec un dos en champ de bataille.


Grimper l'Everest en nageant?

Alors j'aquajog et je nage. Avec mon homme comme coach de service. Et ma puce qui m'encourage à atteindre le meilleur de ce que je puis être. Pour trouver les forces intérieures de transformer ce corps (si traitre qui me fout la vie en l'air). En un invisible duel, je force, je pousse, je muscle, je pleure.

Les courbatures font une sorte de plâtre autour de la blessure initiale, encore bien vive, mais je n'ai pas dit mon dernier mot! Même si ce processus de rééducation physique m'entraîne en des silences profonds. Abattue par les fatigues et les peines. Un deuil à l'intime pour pimenter le tout et mon coeur se fait bouillie de larmes. Mais ma tête garde le cap, elle encaisse les pleurs et pousse le corps. Un jour après l'autre.

Avec le soutien d'un homme aimant et d'une jeune fille aimée. Lovée en leurs puissants sentiments d'où je puise la force de continuer. Je persévère. Même si je suis à terre...

Back from the dead?

jeudi, décembre 14, 2017


Même s'il avait déjà neigé quelques centimètres en nos contrées polaires, la tempête de cette semaine aura ajouté environ 38 centimètres à la couverture blanche qui recouvre notre paysage.

L'hiver est bel est bien arrivé. Plus moyen d'y échapper! À moins de filer ailleurs en avion, ou de rouler longtemps sur les routes qui mènent vers le Sud.

En mon état de santé compliqué ce n'est pas une bonne nouvelle.

En les tortures de mon corps, l'hiver est une galère de plus à supporter. Pour ne pas capituler devant l'obstacle, je me force à en apprécier la beauté. Pour mieux en supporter la rigueur. Et je rêve de palmiers et d'humidité torride.

La période des fêtes approche. Avec sa charge émotionnelle à gérer et ses angoisses financières à négocier. Pour chasser les peurs, il faut cultiver la foi dit la sagesse ancestrale.

Alors je cultive. Je plante et je récolte. Je me tourne les idées vers le côté spirituel de Noël. Le côté joyeux qui illumine l'obscurité. N'est-ce pas avant tout un temps où s'expriment les bonnes intentions? Où l'humanité prend une pause pour s'aimer? Ou tout du moins s'apprécier...


Miss Soleil,  après une méchante bronchite reprend l'école avec entrain cette semaine. Tandis que l'homme commence une ronde d'antibios pour une sinusite récalcitrante.

Avec tout début d'hiver, le party des bactéries. Le mois dernier aura été coriace en notre maison. C'est en se serrant les coudes que l'on affronte l'adversité. Et qu'on  la surmonte. Alors on se serre les coudes avec volonté.

Une fois la tempête passée, je trouve la force d'aller faire un tour à la mini maison. L'homme me déneige un chemin dans la poudrerie.



Il fait plus de -15 dehors. Le froid pique la peau et brûle le bout des doigts. Pourtant, à l'intérieur, il fait presque doux. Mes doigts reprennent vie. Il suffirait d'une mini chaufferette pour s' y sentir à l'aise.

Je profite de ma mini escapade en cette mini maison pour remettre un peu d'ordre et dépoussiérer un coup. La neige absorbe tous les sons. Le silence y est royal. Je compte bien revenir y méditer...


Le jour d'après....

mardi, décembre 12, 2017


Convalescence multiples en un même corps, infection saisonnière d'enfance, rééducation de mère et changement de saison avalent ces semaines qui nous effacent.

Être femme sans utérus

Après deux bons mois de convalescence post hystérectomie, je vois venir la fin de cette épreuve. Mon utérus criminel n'est plus. Mais comme, il me reste un ovaire solitaire. Celui-ci empêche la ménopause de s' enclencher prématurément. Ouf!

Depuis plusieurs mois, j'avale sur un lourd médicament qui évite que s'écoulent mes meurtrières menstruations. Mes hormones n'étaient plus libres de leur sort. Avec l'ablation de l'utérus, je peux enfin arrêter d'avaler cette pilule. Et je sens les cycles hormonaux revenir.

Étrange sensation féminine que de se dire, en se palpant un sein gonflé, "Oh oh,  mes règles s'en viennent!", avant de se rappeler qu'elles ne reviendront plus jamais. Étranges émotions...

La sensation de mutilation des premières semaines commence à s'estomper, les hormones aident. Persiste cette tristesse immuable de comprendre que mon utérus avait perdu le nord. En deux ans, mon corps m'a fait la guerre de bien des façons. Et j'ai gagné bien des batailles...

Mon corps est criblé de cicatrices, certaines sont visibles à l'oeil nu alors que plusieurs sont invisibles. Arrivera-t-il à me laisser vivre en 2018?


À la guerre de ma chair

Depuis deux ans, je n'arrête pas de me battre pour rester en vie. À commencer par cette tumeur de bras fulgurante (qui s'est mise à nécroser à vitesse grand V).

Si je ne m'étais pas battue comme une lionne pour en faire respecter l'atypique condition, j'aurais certainement fini avec un bras en moins. Manchot la mère. Et du bras droit en plus!

Un genou pété, là au milieu, histoire de bien pimenter ma vie? Ensuite mon utérus s'est mis de la partie adverse. Il m'a fait traverser de rudes émotions et douleurs. Puis mon gynéco m'a expliqué que celui là avait maintenant la mission de me tuer. WTF? Rendu là, plus le choix de s'en débarrasser.

Et comme si cela ne suffisait pas, la physio en qui j'avais totale confiance, revient d'une formation avec l'idée d'en expérimenter les pratiques en mon dos. La pire idée de sa vie, et de la mienne...

Elle qui traitait ces neuropathies, qui me coupent le visage en deux depuis 7 ans, elle en qui j'avais entière confiance, deux séances auront suffit à faire tomber le château de cartes qui me servait de dos. J'ai failli y laisser ma peau au passage. Et j'y ai gagné une méchante convexité dorsale.

Entre 12 et 15 ans, j'ai eu un grave accident. J'ai été paraplégique plusieurs mois durant avant de réapprendre à marcher. Un pas à la fois. Un accident qui m'a laissée des séquelles et des fragilités physiques à vie. La physio en a fait rejaillir tout le malheur. Elle a ouvert grand la porte à la mort, venue veiller à mon chevet d'avril à juillet.

Alors que s'achève cette autre année qui ne m'aura pas tuée, je ressens de subtils traumatismes de ces épreuves de santé, traversées ou en cours. Sans parler des aspects sociaux, financiers ou amicaux du tout!

La convalescence d'hystérectomie se termine. La rééducation de mon dos, remis presque droit, commence. À la guerre comme à la guerre...

Il me faudra compter encore au moins six mois, avec de multiples efforts et douleurs, avant que je ne puisse espérer en récolter les fruits, et me réaliser.



Efforts, disciplines et rééducations 

Alors que je retrouve quelques forces vitales, je reprends le fil de ce blogue. Mon objectif étant d'écrire un minimum de trois billets par semaine. Plus si l'inspiration le décide. Mais idéalement pas moins.

En les mois prochains, je compte insérer cette discipline d'écriture en mon processus de rééducation. Retrouver un rythme de travail via une discipline bloguesque peut se révéler utile.

Tout comme je reprends le Pilates et le yoga (de façon si mollo que cela me fait aussi travailler patiences et frustrations) afin de tonifier mes muscles, je reprend un rythme de blogue pour me tonifier quelques neurones.

Me voilà donc repartie pour un autre tour. Au programme, comme d'hab, émotions, réflections, actions? Tranches de vie et d'humanité partagées. Sans autre prétention que le plaisir de la plume libre.

Mois après mois, l'année s'achève..

vendredi, octobre 27, 2017


Présentement, je traverse deux convalescences en un seul corps. Ouf! Pas simple à vivre tous les jours.

Prisonnière de ma chambre, à raisonner ma tête pour mieux reposer mon corps, je suis pognée à regarder la télé pour tuer le temps devenu trop long.

Même si je n'ai plus le cable...

J'ai une "Android tv box" pour regarder Netflix, entre autres streamings, sur mon écran plat. Je vis à une époque incroyable! Tant de contenus à ma disposition. Tant de ressources et de savoir à ingérer...

Il suffit d'un peu de débrouillardise pour que le câble ne soit plus qu'un lointain souvenir. À mentionner que je regarde bien peu la télé en français.

Fidèle à Netflix depuis plusieurs années, j'ai testé Crave sans vraiment trouver vraiment mon compte. Oui mais... non.

En prenant mon mal en patience,  j'explore YouTube et ses multitudes de documentaires. YouTube est pas mal la seule place où j'écoute des émissions en français. En passant, ce blogue est plus ancien que YouTube...

Dernièrement, je suis tombée sous le charme d'une petite famille de Caroline du nord qui vlogait sa vie. Celle-ci m'a d'ailleurs inspiré à refaire des capsules vidéos de mon cru. Un jour prochain...

Pour alléger le ton lourd de mes derniers billets, voici un petit envol de mes habitudes télévisuelles de l'heure...



À la semaine longue...

- The Walking Dead

J'assume totalement ma dépendance à TWD. Je l'entretiens et je la nourris. En fait, l'apocalypse me fait du bien. Et contre tout attente, elle me redonne espoir en ma vie présente. Ce n'est pas tant les zombies qui m'importent plutôt que l'instinct de survivance. Et puis y'a rien comme l'apocalypse pour me remémorer les chances en mon prope quotidien!

- The View

J'aime Whoopi et Joy. Et depuis que Trump est résident à la maison blanche, ces deux là sont en feu! Elles me font rire et sourire. Elles me réconfortent. Et même quand je m'enferme en ma bulle intimr, elles me gardent un peu au courant de ce qui se trame à l'extérieur.

- Chelsea

Si un jour, sur Instagram, j'ai publié mes seins flottant en une piscine, c'est la faute à Chelsea! Son humour qui décape m'amuse, son esprit libre me rassure. Et du coup, je me laisse dévergonder sans complexe. Jamais je ne lui ai accordé d'attention avant sa série sur Netflix. Et là, je suis rendue accro!

- The Good Place

Première saison en rafale sur Netflix. Deuxième saison en cours. Moins convaincante que la première mais assez marrante pour que je continue d'en suivre la séance d'humour hebdo. Amusée même lorsque ultra tannée d'être enfermée.

- This is Us

Tout le monde en a parlé. Et puis la première saison est arrivée sur Netflix. J'étais alitée, bourrée d'ennuis. Je suis tombée dans cette marmite bien concoctée. Alors que je n'arrive pas à binger plus de 4/5 épisodes à la fois, là j'ai tout avalé d'un coup. Depuis, j'en suis le cours en cours.

- The Orville versus Star-Trek Discovery

Je suis une trekkie avouée et assumée. Jean-Luc Picard is my favorite captain of all time. J'attendais Discovery avec une certaine impatience. Et comme beaucoup, je suis déçue. Trop de violences, pas assez de dialogues et des klingons pas rapport! Ouf. Si ce n'était de Sasha (morte dans les TWD), je ne sais pas si je continuerais de regarder.

Et puis il y a The Orville que je n'attendais même pas et auquel j'accroche avec étonnement. Pour la qualité de sa science-fiction et de son exécution. Pour la ressemblance à TNG qui n'est pas sans me charmer. Et ma balance penche du côté de cette nouvelle série  plutôt que de l'ancienne qui s'éloigne trop de ses sources.

-Ten days in the Valley

Alors que j'en regardais le premier épisode, par curiosité, avec ma puce à mes côtés, la Miss a complètement accroché au scénario. Même si en anglais. Du coup, cette mini série, en six épisodes, est devenu un rendez-vous hebdomadaire qui nous fait avoir toutes sortes de discussions autant sur la société que sur nos relations...

- Riverdale

Après avoir regardé en semi rafale la première saison sur Netflix, je me suis assez attachée aux personnages pour continuer d'en suivre les péripéties. Inspirée de l'une des rares bédés lues durant mon adolescence, bien adaptée pour l'occasion. Et puis, il y a Luke Perry. Qui lui aussi me rappelle à cette adolescence lointaine.

- Law and Order/SVU

Parce-que Olivia Benson que j'affectionne. Existe-t-il une série avec plus de constance que celle-ci? Parce-que Olivia. Un personnage qui date et qui vieillit. Mais que l'on aime pour ses empathies et intégrités. Parce-que Olivia...

- Criminal Minds

Même si mon mâle de prédilection n'est plus, il en reste une intelligence de fond, des acteurs compétents et des scénarios bien ficelés.

-Blues Blood

Parce-que Magnum? Enfin pas seulement. L'ambiance de New-York en toile de fond, le sens de la famille, et des acteurs attachants font un tout qui me font regarder cette série de façon régulière.

-Supernatural

Parce-que les boys! Pas toujours d'une incroyable qualité, une pincée de violence en trop et deux jolis garçons qui font les héros du jour. Quand j'ai le goût de ne plus penser à rien, y'a toujours les boys pour me changer les idées!

- Ghost Wars

Une nouvelle série de type surnaturel sur syfy qui me divertit. On y retrouve quelques visages connus. Le personnage principal m'est inconnu mais sympathique. Du coup, j'y retourne chaque semaine...


Côté télé... sur mon écran plat connecté...


N'est-il pas dit que les maladies (ou les épreuves) révèlent la vraie nature humaine de ceux qui nous entourent?

Avec la dégradation de ma santé, j'ai pu explorer non seulement mes profondeurs humaines mais aussi celles de mon entourage.

Vivre à quelques jours de la mort est une expérience de vie hors norme. Simple ou difficile à comprendre? En fait, peu cherchent même à comprendre.

Comprendre que si je décide, un matin pas commes les autres, d'arrêter de me soigner, mon corps me tuera en quelques jours seulement. C'est ma triste réalité. Une réalité que je gère au quotidien. Chaque jour, je tiens ma vie entre mes mains.

L'idée étant que l'hystérectomie permettra de faire reculer la grande faucheuse qui me court après.

Apprendre de ses souffrances

Au fil des années, j'ai dû me détacher de plusieurs personnes auxquelles j'étais sincèrement attachée. Par instinct de survie. Même si cela m'a fait bien mal. Ce que j'y ai découvert m'a tant choquée ou blessée qu'il ne m'était plus possible de rester attachée.

Au fil du temps passé, j'ai réalisé que la vie moderne était si confortable que la norme se contentait maintenant de s'éclater à la surface son humanité. Sans plus se préoccuper de son prochain? Et on se demande ensuite pourquoi il y a tant de mal-être ambiant?

J'ai bien pu constater que cette norme se révélait inconfortable avec tout ce qui sortait de son ordinaire. L'extraordinaire n'est pas glamour lorsqu'il se révèle en marge des compréhensions de celle-ci.

Au final, mon corps me fait bien souffrir mais c'est les humains qui me blessent le plus de part cette ignorance non assumée. On a jamais été aussi instruit que par les temps qui courent. Alors comment peut-on être encore si ignorant? Est-ce juste une question d'égoïsmes?

Qui refuse de poser les bonnes questions n'entendra jamais les bonnes réponses...

J'ai ainsi pu constater combien, quasiment personne, n'aimait poser les bonnes questions sur ce qui m'arrivait physiquement.

Au début, cela me blessait beaucoup. Ensuite, je m'en suis fait une raison.

En fait, la norme faisait tout ce qui était en son possible pour éviter de m'en parler. Pour ignorer ces invisibles problèmes.

Il y a aussi une portion de personnes qui, sans jamais poser les bonnes questions, possède la prétention de vouloir me donner leurs bonnes réponses.

Ceux là sont les pires. Incapables d'écouter, ils interprétent sans jamais vraiment entendre. Ils se trompent sans jamais arriver à le réaliser.

Pour obtenir les bonnes réponses, celles qui permettent de progresser en une situation difficile, il faut avoir le courage de poser les bonnes questions. Car lorsque l'on ne pose pas les bonnes questions, jamais on n'obtient les bonnes réponses!

Se cacher la tête dans le sable, choisir d'éviter le sujet, en ignorer les réalités, refuser de s'intéresser à la vérité. Tout cela mène à une lâcheté de fond qui nourrit l'ignorance. L'ego est sauf. Mais le coeur s'assèche.

J'ai aussi pu remarquer que lorsque l'on offre les bonnes réponses à ceux qui ne posent pas les bonnes questions, ils sont incapables de les entendre/comprendre.


Affronter permet d'avancer...

Au fil de ces réflexions, j'ai pu prendre conscience de combien les carences de mon enfance avaient contribué à ce que je ne sache bien m'entourer. Un fait qui m'a explosé en pleine face une fois malade.

Autant j'apprécie de répondre aux questions pertinentes, autant j'essaie de ME poser les bonnes questions pour avancer. Même si celles-ci sont inconfortables ou douloureuses. Encore plus si elles le sont...

Ce faisant, j'ai enfin pu comprendre combien les carences de mon enfance avaient saboté de mon intérieur. Car on possède, en soi, bien des réponses. Mais encore faut-il se poser ces questions qui débloquent l'âme et le coeur.

En tombant physiquement malade, les apparences sont devenues de plus en plus floues à mes sens. Affronter la réalité de combien j'étais mal entourée m'à forcée à puiser profondément en moi.

Pour ne pas sombrer, j'ai du apprivoiser mes forces intérieures. Ce faisant, j'ai pu grandir en mes consciences. Mon corps est définitivement affaibli par les coups durs successifs de la maladie. Il est prématurément usé. Fragilisé. Invalidé. Mais il est en vie.

Mon esprit prend de plus en plus conscience de ses forces intimes. Il rame et galère mais il tient la route.  En prenant conscience de mes forces, malgré mes faiblesses, je guéris de vieilles blessures...



Refuser la complicité des apparences bien pensantes...

Je dois maintenant pardonner les multiples blessures causées par les jugements (et réactions) d'autrui en ces faiblesses physiques qui m'écrasent la vie. Ce à quoi je travaille présentement.

J'y arriverai. Je pardonnerai. J'atteindrai l'indifférence lorsque je repenserai à ceux là. Mais jamais je n'oublierai. Tout comme je n'oublierai point les dures leçons apprises en chemin.

Et je me questionne, est-ce que la facilité et le confort de nos vies modernes participent à aggraver les lâchetés humaines? Est-ce que ces facilités et conforts participent aux mensonges humains et aux hypocrisies sociales?

Lorsque Trump est passé président, j'ai trouvé cela si abberant que j'en suis restée flabergastée. Atterrée, déconcertée, révoltée, outrée.

J'ai ensuite pris la sage décision de ne plus jamais être complice de cette lâcheté humaine. Trop souvent, j'ai fait silence. Pour garder ma petite paix.

Désormais si mes opinions dérangent ou déplaisent, tant pis! Que l'on me déteste ou que l'on m'aime. Qu'importe. Tant que je reste fidèle à moi-même.

Le silence est une forme de complicité. On se tait pour ne pas déranger, pour ne pas faire de vagues, pour ne pas inconforter ou être inconforté. Et puis, au final on ne fait que participer au pire.

Faire brûler ses peurs en ses malheurs de santé

Depuis plusieurs années, mon corps me fait traverser toutes sortes d'enfers physiques.

En ces enfers que je traverse, je me libére de mes maux internes. J'en profite même pour faire brûler toutes mes peurs intérieures en ces infernales douleurs.

La douleur physique a cela de salvateur. Elle a la capacité d'élever l'esprit de celui qui la surmonte.

Je n'ai maintenant plus peur de grand chose en ma vie. Je ne crains plus grand chose. Je suis qui je suis, en transparence, intègre et sans complexe. Je suis. Je survis.

Je sais combien les peurs humaines sont majoritairement futiles et stupides et je refuse de leur donner aucun pouvoir en ma vie.

Alors que je soigne cette "cabin fever" qui me fait bouillir de l'intérieur, je persévère. En espérant qu'à force de persévérer, je finisse par m'en sortir un jour. Sortir de cette chambre qui fait ma prison...

Being real...

jeudi, octobre 26, 2017


Lorsque j'étais enfant, ma mère-grand croyait, dur comme fer, en le plaisir de faire plaisir. Elle aimait faire plaisir à ceux qu'elle aimait car cela lui faisait plaisir. Tout simplement. Elle appelait cela "le plaisir de faire plaisir"...

C'était, selon elle, la seule motivation que l'on devait entretenir lorsque l'on faisait plaisir à quelqu'un. Pour elle, essayer de faire plaisir en espérant en retirer quelque chose pour soi était malhonnête. 

Alors que j'élève l'enfance qui grandit, arrive ce moment où j'enseigne ces leçons que l'on m'a enseigné enfant. J'explique le concept à la Miss. Qui grimace un coup. Un concept que peu de ses contemporains comprennent ou pratiquent. Un concept que je tiens cependant à lui transmettre. 

Ceci donne lieu à de nouvelles disciplines. Enfin la discipline parentale, c'est comme l'enfance. En constante évolution...

Je réalise qu'en cette société egocentrée où l'on vit présentement, ce simple concept n'est pas vraiment d'actualité. Comme si tout le monde cherchait à manipuler autrui pour des raisons personnelles? Est-ce les dérives d'une société de marketing? 

Je ne lâche pas mon morceau avec ma fille. Même si j'ai conscience de lui enseigner de quoi d'original en son époque. Ceci dit, ce concept en est un qui se révèle ancestral. Et je ne compte pas l'oublier en ce monde moderne!

Avec l'expérience que j'en sais, le plaisir de faire plaisir est un concept qui enrichit l'humanité. De cette richesse invisible qui améliore la vie de l'intérieur. La richesse intérieure n'est-elle pas la plus importante après tout? N'est-ce pas aussi la seule que l'on peut emmener en l'au-delà?

Le plaisir de faire plaisir

Alors que les soucis du quotidien se conjuguent aux douleurs postopératoires, mon cerveau saturé se ressource en se repliant sur lui même.

Trop de déceptions à surmonter en ces deux dernières années. Ayant trop perdu confiance en ce monde, je me replie en ma bulle intime.

Avec homme, enfant, chats et shihtzu. Une bulle de coeur qui se fait imperméable aux dérisions humaines.

Leur amour me soutient les heures plus rudes. J'y puise la force de m'accrocher, de surmonter...

Je m'attendais à être saturée par les douleurs physiques de cette autre chirurgie, aussi je n'en suis pas vraiment étonnée. J'avale. J'encaisse. Je persévère.

C'est la troisième fois que je me relève de dessous les pâquerettes en un an. La énième fois en ma vie qui dure. Je ne suis, après tout qu'une humaine, parmi tant d'autres. Une humaine fatiguée d'avoir la mort aux trousses.

J'ai bien appris en cette dernière année combien le corps peut prendre tout le contrôle sans que l'esprit n'y puisse plus rien. Sinon en surfer la vague tout en y résistant le moins possible. En attendant des heures meilleures. Plus je tombe, mieux je me relève?


Vu que je n'ai pas juste les douleurs postop à gérer, j'ai aussi un dos à redresser et un visage coupé en deux par des neuropathies qui évoluent en continu. Ces autres douleurs physiques viennent saturer ma bonne volonté.

J'en accepte le tout. Je gère une collection de maux divers pour persévérer. Pour espérer retrouver un possible futur où me réaliser. Un minimum...

Je médite mes fatigues. Je repose mes idées. Je nourris mes neurones. J'aime ceux qui sont en mon coeur. Je guide l'enfance en ma maison. Je persévére.

Mon homme trouve que ma convalescence est exemplaire. Je me trouve rodée à ce type d'épreuve. Depuis trois semaines à voir mon état de santé régresser de nouveau, plus que jamais, le manque de pouvoir me réaliser me serre les entrailles.


La mort de mon LGG5 ajoute à l'ennui de l'heure. C'est une fenêtre créative qui se ferme. Ce qui m'attriste un coup. Je dois en abandonner "mes storiessur Instagram.

En attendant de trouver une solution pour résoudre cet autre problème, je continue de "convalescer". Un de ces troubles de monde moderne. Persévérer, malgré l'esprit saturé, est une évidence qui n'en finit plus de se dessiner en mes pensées.

Dieu merci pour eux deux. Dieu merci pour les quelques virées de kayak sur le lac. Dieu merci pour la nature qui m'entoure. Dieu merci pour les amis qui restent.

Depuis plus d'un an maintenant, je vis cloîtrée en ma chambre. De graves raisons de santé m'enferment en une invisible prison. J'en ressens des sérieuses vagues de "cabin fever". Je ne rêve que de pouvoir reprendre la route pour de nouvelles aventures en trio familial.

L'aventurière en mon sang est en manque de sensations fortes. De ces sensations fortes qui élèvent l'âme meurtrie. De ces sensations fortes que l'ailleurs me procure.

Chaque jour difficile, essayer d'en (sou)rire pour ne point en pleurer. Me concentrer sur ce qu'il me reste plutôt que sur ce que je perds. Me soigner avec diligence. Faire preuve d'indulgences tout en cultivant mes patiences. Et persévérer...

Être entière pour ma fille m'aide à me sentir utile. Entière même si physiquement diminuée. Écouter. Encadrer. Conseiller. Guider. Aimer. Être pour elle ce que l'on a jamais été pour moi.

Être une mère présente (et aimante) qui prend sur elle pour le bien de l'enfance. Sans jamais en faire un plat ou une comédie. Apprécier ce qu'il me reste. Et persévérer...


Trois semaines plus tard...

samedi, octobre 21, 2017

En février 2011, j'ai eu une paralysie de Bell atypique.

Atypique de par ses violentes neuropathies. Qui se sont ensuite installées en ma vie. Et sont devenues une invisible maladie chronique. 

Depuis l'été 2015, une collection de problèmes de santé aspirent mes jours, de la tumeur de bras à l'hystérectomie. 

En passant par ces neuropathies permanentes et une colonne vertébrale bien tordue. Un tout enrobé de puissantes douleurs physiques en tout genre.

Assez pour y perdre la tête... et une multitude "d'amis". Heureusement, j'arrive à garder ma tête mais malheureusement pas tous mes "amis"...

Enfin, je me dis aussi que cela en devient un filtre social naturel. Il finit par n'en rester que les meilleurs. Cela blesse un coup et puis cela cicatrise avec la leçon apprise.

Le défi étant de ne pas y perdre la foi en ma race...


Un tout d'ennuis de santé complexe qui, si je dois en expliquer tous les détails en profondeur, fait souvent fuir les gens ou les fait s'exclamer "Pauvre toi!". À répétition. Avant de les voir prendre leurs jambes à leur cou. Je génère l'impuissance parait-il...

Je ne suis toujours pas sûre de ce qui est pire à supporter, les maux physiques ou les réactions humaines face à ceux-ci. Comme si le fait d'être si malade faisait de moi une sorte de lépreuse. Qui ne mérite plus aucun respect...

Je ne suis pas "pauvre" d'avoir un corps qui me trahit la vie. Je ne suis pas non plus contagieuse! Je suis juste humaine. Une simple humaine qui essaie de survivre à son corps. Un jour à la fois.

Fatigues et déceptions...

Je choisis d'affronter chaque épreuve avec l'idée que cela puisse m'enrichir l'esprit. Rien n'est facile en la vie mais tout reste possible right?

Tant que l'on s'accroche a ses valeurs intérieures, à l'amour des siens et aux doux moments de la vie. Tout est possible à celui qui est patient?

Choisir de s'enrichir l'esprit en l'épreuve me parait la seule façon d'en ressortir plus forte. Moralement, je ne suis pas plus pauvre qu'un bien portant mais que je suis fatiguée!

Financièrement par exemple, je suis en effet fauchée comme les blés. Mais j'essaie de ne pas m'identifier l'être à mon compte en banque, cela me permet de garder mon moral à flot. 

Il n'est pas vraiment nécessaire de me souhaiter du courage en mes malheurs de santé. Je crois que le courage n'est que l'effet secondaire de la volonté et je possède une volonté de fer. Butée comme une mule! Qui apprécie les prières et cultive sa foi pour estomper ses peurs.

Depuis le temps que je rame, si j'avais dû couler, ou capituler, ce serait déjà fait cent fois! Du courage, j'en possède en un nombre infini qui me dépasse. De la patience serait plus d'actualité.

Patienter des jours meilleurs

Je dois maintenant cultiver bien des patiences. Avec l'espoir de retrouver, un jour meilleur, assez de forces vitales pour me réaliser de nouveau.

La patience de persévérer envers et contre tout. Mon tempérament guerrier refuse de se laisser victimiser par ses circonstances corporelles. Car je suis plus que mon corps...

Même lorsque bien fatiguée de lutter, je me rebelle en refusant toute pitié. Je pense que la pitié est nuisible. Elle dégrade l'être en son entier.

J'apprécie énormément la compréhension, la compassion ou la bienveillance mais de la pitié, non merci, je m'en passe!


Pas de pitié pour mes croissants! 

En chemin, je m'attire les foudres de ces âmes bien pensantes qui m'expliquent que je dois me cacher pour souffrir, me plaindre davantage de mon sort ou encore faire semblant d'être en forme. Heu. Non! 

J'en réalise, dans la foulée, que ce n'est pas parce-que je suis malade comme une chienne que l'on doit me traiter comme une chienne! Et pourtant, en l'année que je viens de passer, jamais je n'ai été aussi jugée, vilipendée, désertée.

En 2017, il ne fait pas bon être malade. Et pire encore si l'on est pas malade en des normes établies C'est ce que j'en apprends de ma dernière année. Être malade fait rejaillir les lâchetés modernes.

Égoïsme versus empathie. De quel côté penche la balance humaine? 

Est-ce les conséquences de l'individualisme moderne ou les effets pervers d'une société de loisirs?

Est-ce les conséquences invisibles de cette révolution numérique qui invente l'ego portrait?

Une révolution numérique qui centre l'ego individuel et décentre l'humanité en son entier?

L'égoïsme semble prendre le pas sur l'empathie. La norme se conforte en ses impuissances tout en cultivant ses petits plaisirs. Un monde bien froid s'en dégage. Un monde sans coeur? 

Égoïsme versus empathie. Où est-ce que la balance penche? C'est une question que je me suis souvent posée en ces temps si pressés pour la norme humaine.

Une norme privilégiée, qui n'a jamais vécu de façon aussi confortable, de toute son histoire humaine, mais qui n'en finit plus de se pleurnicher. Dérisoire ou pathétique?

Alors que le monde se presse, je fatigue. C'est le temps de reprendre mes disciplines de méditation...

Fatigues à méditer...