lundi, juin 17, 2013

À la découverte du Grand Rire de Québec



Quelques premières belles journées appellent l'été qui s'installe tant bien que mal. Des soubresauts pluvieux font grogner la population locale en manque de soleil. Ainsi commence la saison des festivals à Québec.

Et c'est avec le Festival Grand Rire de Québec que je commence ma ronde de ces différents Festivals qui animent Québec tout l'été.

Le Grand Rire se déroule du 12 au 23 juin et amuse la ville avec ses spectacles en plein air ou en salle. On peut se procurer un macaron pour toute la durée du Festival Grand Rire ou pour la journée. À noter aussi que plusieurs spectacles sont gratuits...

Invitée avec ma puce au spectacle d'Eric Antoine, c'est toute la famille (belle-mère française comprise) qui se retrouve au Cabaret du Capitole de Québec ce samedi après-midi. À la découverte de cet "humoriste/magicien" (pas mal déjanté selon la rumeur)...

Le spectacle commence à 14 heures et la salle est pleine. Toutes les générations sont présentes. Miss Soleil attend, le regard pétillant, tandis que je sirote un cocktail azur qui me fait oublier le temps grisou.

Ma belle-mère, en visite annuelle, nous apprend qu'Éric Antoine est bien connu en France. Il parait que c'est habitué des émissions de télévisions.

C'est aussi ce que je comprends avec les commentaires que je reçois sur les réseaux sociaux en tweetant et instagrammant le moment.

Commence le spectacle qui nous fait découvrir tout un énergumène. Il n'y a pas à dire, il déménage cet Eric Antoine!

Aussi électrique que sa coupe de cheveux, il entraine la salle en sa magie peu conventionnelle. Il dessine en l'imaginaire collectif un univers clownesque qui oscille entre l'illusion et la réalité. Le tout enrobé d'un humour acéré. Bien tranché. Ça éclate!

Pour un spectacle familial, c'est d'ailleurs limite. La maman en ma peau se serait passée de la litanie de "merde" et des quelques vulgarités dispersées au fil du spectacle. Mais ces écarts n'en rendent cependant le spectacle que plus drôle pour ma puce. Elle écarquille grand les yeux et éclate de rire, de concert, avec la salle amusée.



Nul doute que l'humour et la magie font certainement un bon cocktail à déguster en ce samedi après-midi! L'homme sur scène est marrant, attachant. Il interagit avec les spectateurs et entraine le public en son distrayant sillon. Plusieurs spectateurs se retrouvent dans la trame du spectacle et assistent les différents coups du magicien.

Son acolyte, tout de noir vêtu, est dans l'illusion de son invisibilité. Il ajoute une touche comique aux numéros farfelus d'Éric Antoine. Fusent les éclats de rire qui accompagnent les sympathiques pitreries de l'illusionniste timbré.

D'ailleurs, je commence moi-même à ressentir quelques crampes de joues...


Eric Antoine nous fait pénétrer ses dimensions non-monolithiques et capte l'attention de son public avec brio. On ressort de la salle le moral en pleine forme. Il requinque l'humeur ce garçon! De la grand-mère à la fillette, toute la famille est sourire.

Et comme un plaisir n'arrive jamais seul, le ciel s'est dégagé et le soleil brille de nouveau. Que du bonheur! Le Festival Grand Rire fait vibrer le cœur de Québec et nous rappelle les joies à venir du Festival d'été.

La rue St-Jean grouille de monde et l'ambiance Grand Rire accentue le charme naturel de la ville. L'on en profite pour en inspirer l'ambiance estivale en se baladant gaiement.

On pousse la curiosité jusqu'à la scène extérieure qui voisine le château Frontenac. L'occasion de croiser des hordes de touristes et de se rappeler qu'on est définitivement pas les seuls à profiter des charmes de Québec!


Au pied du monument Champlain, qui fait face au château, on découvre la troupe Commedia Dell'Arte. Le cadre est superbe et le divertissement est au rendez-vous!


Cette troupe d'humour fait craquer Miss Soleil qui m'explique combien elle adore ce style de comédie non verbale. Elle ne demande qu'à y retourner. Et plutôt dix fois qu'une! Ma belle-mère, très étonnée par l'ambiance qui règne au coeur de la ville, est subjuguée..

On accroche la fin du spectacle d'Anthony Kavanagh sur la Place d'Youville avant de repartir. Sous les étoiles, Kavanagh est en feu.

Subtilement mordant et grinçant, quelques sourires deviennent jaunes. La puce s'assoupit sur les épaules de son père qui rigole...

Cette première exploration de ce festival humoristique nous aura définitivement donné le gout d'y revenir. Le goût de rire et d'en reprendre. Action! Réaction?

Le goût d'aller découvrir quelques nouveaux talents du monde de l'humour, d'hésiter entre Michel Boujenah et Pierre Richard et d'avoir follement envie de Martin Petit?

Au final, d'Éric Antoine à Anthony Kavanagh, c'est une superbe journée passée dans les vibrations de Québec et c'est un vrai coup de cœur pour le #grandrire!

mardi, juin 11, 2013

De l'heure dorée à l'heure bleue...

Retrouver le plaisir de chasser l'heure dorée qui devance l'heure bleue...


Ces derniers jours, le ciel oscille entre grisaille et couchers de soleil mémorables. Si tous les couchers de soleil ne sont pas grandioses, certains soirs le ciel met le paquet et nous offre une expérience qui rivalise avec les Tropiques...

De ces moments de pure beauté nordique où le lac magnifie le ciel qui s'embrase. De ces soirs qui nous rappellent combien la Terre est belle et combien nous sommes heureux d'y vivre...


J'habite un petit coin de brousse où règne un grand lac. Parfois, je fais les six cents kilomètres qui composent l'aller-retour Montréal/mabrousse dans la journée. La route berce la "roadie" en peau. J'adore le contraste entre l’urbanité brute, si familière, et le calme tranquille de mon grand lac niché entre ses collines.

Alors que je me réconcilie avec la ville qui couva les rébellions mon adolescence, c'est toujours avec le même bonheur que je retrouve le silence de ma brousse. Un silence menacé par l'invasion estivale qui s’apprête à le prendre d’assaut pour le transformer en son terrain de jeu.

Ici, pas de touristes mais beaucoup de maisons secondaires qui s'animent avec le retour de leurs propriétaires. Des citadins habitués au bruit qui réalisent à peine combien celui-ci fait partie de leurs habitudes. Ainsi va la vie...

Je respire et j'inspire cette zénitude qui m'entoure avant que la pollution auditive ne vienne en bafouer la pureté. Après l'heure dorée et les nuages enflammés arrive l'heure bleue. C'est l'heure où chantent les grenouilles...


mercredi, mai 29, 2013

Moving Forward...

Avancer. Idéalement dans la bonne direction. Et guider l'enfance qui grandit en notre maison...

Avec les semaines qui passent, j'observe ma puce franchir la frontière de la grande enfance. Cela me remue quelques entrailles et stimule quelques neurones...

L'enfance, ce mouvement constant qui n'attend pas. J'observe ma puce qui comprend de plus en plus la vie qui l'entoure.

Nos conversations sont de plus en plus stimulantes. Sa raison se façonne. Elle différencie de mieux en mieux le réel de l'imaginaire. Elle fait de nouveaux parallèles, sa compréhension s'approfondit et ses réflexions aussi.

Elle pose des questions de plus en plus complexes et je me régale de discuter avec elle. J'aime comprendre cette logique qu'elle se construit petit à petit. Sept ans et demi pour développer cette personnalité qui la rend unique.

Et tout comme elle évolue dans l'enfance, j'évolue en ma parentitude qui s'affirme tout autant que sa personnalité!

Je reconnais l’influence que nous avons sur sa jeune existence. De cette influence nait cette responsabilité que je ressens si intensément envers elle. Une responsabilité qui façonne mes décisions de façon à lui donner le meilleur de moi-même. À ne pas me laisser abattre par les obstacles. À persévérer. Elle est ce repère qui me rappelle que je me dois de trouver les bonnes directions où avancer.

À la frontière d'une nouvelle étape d'enfance, peut-être la dernière avant la pré-adolescence, je prends une grande respiration. Et je ne manque pas d'inspirer cette profondeur qu'elle ajoute à ma vie...

jeudi, mai 16, 2013

Une décennie de blogue...

Dix ans de blogue personnel. Une décennie à bloguer...

Une identité numérique apprivoisée qui se conjugue à un réel lié à Internet.

J'aime voguer le Web.Connectée depuis la fin des années 90, j'ai appris à naviguer les eaux parfois troubles du Web en même temps que je l'ai vu se développer en cette gigantesque Toile.

Je me souviens encore de la frustration de mes premières connections où la patience était de mise et où les possibilités étaient plus théoriques que pratiques.

Il y a dix ans j'ai commencé à bloguer. Je me souviens de mes frustrations techniques, de la difficulté de mettre des images en ligne, de l'impossibilité d'ajouter des vidéos etc...

Lorsque je repense à ces dix années de blogue, je vois défiler YouTube, Flickr, et la naissance des réseaux sociaux. Et nous voilà maintenant à l'ère mobile. Aujourd'hui les échanges numériques sont une nouvelle norme sociale.

À cause des réseaux sociaux, je ne blogue plus comme je le faisais en 2003 mais tant que l'écriture fera partie de ma vie je pense que ce blogue aura sa raison d'être.

J'ai blogué ma trentaine, pourquoi ne pas bloguer la quarantaine?

L'envie de rénover les murs de ce blogue me titille mais n'étant pas graphiste pour deux sous, je fais avec les moyens du bord. Et avec Blogpsot, les moyens sont gratuits mais restreints.

Alors je nourris le contenu plutôt que de polir le contenant. Mais là, le contenant commence à rouiller! Je rêve d'une nouvelle façade numérique comme l'on rêve de rénover sa maison. Avec ce printemps capricieux, je commence les travaux...

Dix ans de blogue c'est plus d'un demi million de visites et plus de 750 000 pages vues. C'est beaucoup de monde et plusieurs relations tissées au fil du temps.

C'est des lecteurs fidèles qui me touchent le coeur. Des amitiés nées de la Toile. Bloguer perso c'est plus qu'écrire c'est aussi s'ouvrir, partager, relationner...

Une décennie à écrire selon les humeurs et les saisons. Avec comme seule constance l'écriture qui se meut. La vie qui déroule ce présent qui s'efface inexorablement. Je m'étais donné comme objectif de bloguer pendant dix ans. Et étonnement, après dix ans, le désir de bloguer persiste.

Au début de cette aventure numérique, je finissais un bac à l'université Laval. Dix ans tard, j'ai  une famille à enfant unique, une carrière et mon coeur bat toujours pour le même garçon. Ce blogue est devenu un jardin numérique où je cultive ma mémoire...

Je blogue librement, sans envie particulière d'en faire un blogue thématique. Je laisse la vie guider les différents thèmes qui l'animent année après année. Je n'écris jamais rien ici que je ne suis pas capable de partager devant une salle publique. Avant l'ère des réseaux sociaux, j'avais déjà cette philosophie. Si je ne suis pas capable de le dire sur la place publique, je ne l'écris pas. Je pense que cela a permis que je tienne dix années à bloguer.

Je réfléchis souvent sur le fait que j'ai un enfant blogué. J'étudie son apprentissage de l'Internet depuis sa plus tendre enfance. Pour elle, être sur le Web, c'est naturel. En fait c'est si naturel qu'elle désirait un "lilysoleilfashion.com" avant même de savoir écrire. La mère capote! Ceci dit, par l'usage de ce blogue, je lui apprends aussi les usages de la Toile. La responsabilité est grande.

En dix ans, la santé m'a joué quelques tours sans jamais me tuer. Elle a cependant ralenti mes activités bloguesques des deux dernières années. Les séquelles névralgiques de ma paralysie faciale ayant trop souvent absorbé l'inspiration. Mais à mesure que guérit mon nerf facial, l'inspiration revient...

En avril dernier, date anniversaire des dix ans de ce blogue est décédé Benoit Bisson. l'un de mes premiers lecteurs, l'une de mes premières amitiés numériques. Une inspiration à me battre durant ma paralysie faciale.

Atteint d'un cancer depuis des années, il s'est battu comme un lion face à la maladie. Souvent, en mes idées sombres, je me suis dit: "Si Benoit se bat, tu le dois aussi. S'il ne se laisse pas abattre par son cancer, tu vas pas te laisser abattre par ce nerf facial endommagé!"

Alors que je reviens de cette épreuve, Benoit perd son combat. Aussi, je dédie à son souvenir ce texte qui souligne mes dix années à bloguer. Il restera pour moi un exemple d'amitié et de combativité que je n'oublierai jamais.

Et comme la vie continue de couler en mes veines et qu'en mon sang s'écoulent des mots qui s'éparpillent, je continuerai de bloguer au gré du temps...

mardi, mai 07, 2013

Alors que courent les jours...



En une vague de chaleur, la nature s'emballe. C'est le printemps qui se la joue été!

Jour après jour poussent les feuilles. Ah! Que ces jours là, je rêve d'avoir l'oreille assez sensible pour les entendre. 

Vendredi dernier, le lac a calé. Et entre dimanche et lundi, les feuilles ont éclos. Le mercure tape les 28 degrés et l'on fugue à l'eau glacée...

Je termine mon excellent contrat de voyage pour le Huffington Post Québec. Contente d'arriver au bout mais avec un petit pincement au cœur. La roadie en mon sang veut d'autres aventures!

À peine fini de rédiger que l'envie de repartir en vadrouille me titille.. 

Bref, ce reportage voyage #roadtrip comportera six articles (avec "roman-photo" intégré). Le tout sera composé de centaines de photos et de dizaines de milliers de mots. Je me suis donnée à la mesure de ces inspirations récoltées au fil de la route. Et les inspirations étaient définitivement au rendez-vous! 

J'ai adoré mettre le tout mettre en mots et images et j'espère que ceux qui iront y jeter un oeil auront autant de plaisir que moi. L'article de Key-West est sorti en ligne lundi dernier. J'ai déjà mis en boite le dernier qui boucle la boucle à Orlando et cette semaine je termine celui qui nous fait voyager sur la côte du Golfe du Mexique.

Pour ce faire, je commence par trier parmi mes 2000 photos de la côte Ouest afin d'organiser la galerie photo de l'article. Je retrouve une photo qui me rappelle l'une de ces anecdotes qui font partie de la texture de cet excellent road-trip. L'occasion d'en partager une petite brève!

Sur la côte Ouest de la Floride, je m'attendais à plonger dans un monde de coquillages et je n'ai pas été déçue. Ainsi, à Marco Island, j'ai fait plus ample connaissance avec un strombe combattant (Fighting conch of Florida). Une expérience aussi palpitante qu'éducative...


Brève de coquillage… (Marco Island)

Tsé, la fille qui ramasse un coquillage, un jour, sur la plage, en se disant qu'il est bien beau. Et qui le met dans sa poche de veste sans plus y penser.

Une heure plus tard, dans le lobby de l’hôtel, elle remet sa veste et sent une vibration dans sa poche. Elle se dit que c'est juste le téléphone qui vibre quelques nouvelles. Rien d'urgent sous les palmiers. 

Elle tâte sa poche sans y trouver le téléphone. Le téléphone est sage dans son sac. Ne plus y penser. Cinq minutes plus tard de nouvelles vibrations se font sentir. Intriguée mais fatiguée elle n’y fait toujours pas trop attention. Elle papote avec sa puce qui bavarde à gogo. Mais la vibration continue de plus belle!

Elle regarde dans sa poche et c’est alors qu’elle y voit une étrange créature. Elle pousse un cri, fait un saut et enleve sa veste en un coup de bras. Aaaaaaaahhhh! Elle réalise finalement que le coquillage ramassé est vivant et voudrait bien s'échapper!


Osciller trois secondes entre le rire et la panique. Reprendre ses esprits. Aller remettre à la mer le coquillage qui se débat d'épouvante. Aventure quand tu nous tiens! 

Le lancer dans les vagues qui se brisent sur le sable blanc. Baisser les yeux et voir le même coquillage, presque aussi parfait que l'autre. Sourire. Le ramasser et le mettre dans sa poche. Tout en s'assurant bien que personne n'y vit...

mercredi, avril 24, 2013

Du coté du Huff...


Toujours en mode action/rédaction et composition de galeries photos. Je vois venir le bout de mon reportage voyage en Floride. Chaque article possède une galerie photos que j'adore composer...

L'idée étant de ne pas faire une simple galerie photo mais plutôt un roman-photo de voyage! Le format s'y prêtant bien, je me suis lancée dans l'aventure sans trop réaliser qu'au final j'écrirais trois fois plus dans chaque galerie photo que dans l'article principal. Mais je suis contente du résultat. L'occasion parfaite de conjuguer photos et mots...

Alors si vous allez lire les différents articles de ce reportage qui se nourrit des aventures de notre dernier road-trip, ne manquez pas la galerie photo! J'y ai travaillé fort. Et n'hésitez pas à partager si vous en appréciez le contenu.

"L’avantage du road-trip, c’est la liberté qu’il procure. Une liberté qui libère des contraintes quotidiennes. Au fil des kilomètres que l’on avale, on laisse derrière soi soucis et obligations…"

La suite sur le Huffington Post Québec:  «Road-Trip» en Floride: Sexy Miami Beach (PHOTOS)

Obligation d'obéir...


 À deux ans, c'était juste: "Non". À l'époque c'était presque mignon.

Mais ça c'était quand c'était encore simple. Quand la discipline prenait forme et que l'on avait mal au cœur de réprimander un comportement tannant. Puis avec le langage qui s'apprend on passe du "pourquoi" au "je veux" au "j'ai envie" et ça commence à se corser...

Ces petites phrases prennent une dimension gargantuesque quand on les entend des centaines de fois durant des mois. Des petites phrases enrobées d’innocence qui peuvent définitivement donner envie de s'arracher quelques cheveux blancs...

Passé sept ans de parentitude, la discipline ne fait plus mal au coeur. Rodée, je réprimande sans scrupule quand vient le temps de mettre des limites à l'enfance qui s'éclate. Jamais avec plaisir. Toujours avec une grimace intérieure et une petite voix qui souffle: "Pas cool la mère".

En ce moment, la phrase à la mode de chez nous est : "Est-ce que je suis obligée?"

Est-elle OBLIGÉE de se laver, de ramasser ses déchets, de ranger sa chambre, ou d'écouter on ne sait quelle autre contrainte plate inventée par les parents?

Après la énième fois, je ne peux que répondre fermement: "Yep, tout comme je suis obligée de te donner une conséquence si tu ne le fais pas!"

L'obligation d'obéir. L’obligation de sévir. Pas plus attrayant que l'on soit d'un coté ou de l'autre du miroir!

Et pourtant, c'est bien cette discipline de fond qui fait l'enfant agréable que rencontrent les gens qui  la croisent et qui nous permet de l'emmener partout avec nous...

vendredi, avril 19, 2013

En avril ne te découvre pas d'un fil...

Un brin de poésie printanière qui me saute aux yeux alors que j'accompagne Miss Soleil au bout de la rue pour prendre le bus jaune qui l'emmène en classe.

Les beaux jours se font attendre. Le ciel crache encore quelques bordées de neige sous nos regards désabusés. En avril ne te découvre pas d'un fil, et accroche ta tuque!

Un reflet capturé au détour de cette saison maussade qui fait la transition entre hiver et été.

Les semaines défilent sous le ciel gris et frisquet alors que je soigne quelques névralgies, rédige voyage, materne ma puce qui grandit, aime mon homme, vadrouille les réseaux sociaux...

J'ai l'écriture qui me démange et les textes qui se bousculent en ma tête. Malheureusement l'énergie me manque pour prendre le clavier et c'est dans le silence de ma tête qu'il s'écrivent.

J'espère que ceux qui ont l'habitude de venir me lire ici me pardonneront mes absences. Car même si je me fais rare ces temps-ci, je n'abandonne point ce petit jardin de Toile.

Avant toute autre chose, finir ma série de voyage pour le Huffington Post! Première étape: «Road-Trip» en Floride: débuter l'aventure à Orlando... (PHOTOS)...

lundi, mars 25, 2013

Partir pour mieux revenir...


8000 kilomètres de road-trip américain séparent ces deux photos. Même bancs de neige. Différente énergie. Rapporter de voyage une richesse intérieure qui s'incorpore à ce quotidien que je retrouve avec un petit pincement de coeur...

Miss Soleil savoure le bonheur de se retrouvez chez soi et la douceur du français à ses oreilles. Bonheurs d'enfance qui ramènent à l'essentiel.

Sa joie de savourer le français qui coule en son sang me remplit de fierté. Elle s'amuse de ses automatismes anglos attrapés en cours de route. Elle me dit: "Maman j'ai toujours envie de dire "hi!" mais cela fait du bien de retrouver le français! C'est bon de se retrouver chez soi et de parler français!".

Ce qui me rappelle les sens à cette tribu linguistique de français américains dont je fais partie. Déballer les bagages, bouffées de voyage qui s'éparpillent. Déballer ces petits rien qui immortalisent l'aventure en la mémoire familiale...
En collaboration avec Chevrolet et le Huffington Post Québec, je suis ainsi allée vadrouiller la Floride (avec homme au volant et enfant sage). Chevauchant les 182 chevaux d'une belle Equinox, j'ai récolté toutes sortes d'inspirations à compiler en une série d'articles à venir dans la section Voyage du Huffington Post Québec...

Partis en trio de roadies le 26 février de Québec, l'on s'est aisément transportés en un voyage de presse intense qui nous a fait parcourir la Floride de long en large. Comme des nomades. J'y ai capté des centaines d'essences différentes. L'on y a rencontré plein de gens intéressants et l'on a eu la chance de vivre d'excellentes aventures!

Durant les premiers jours du voyage, prise dans cette folie du rythme de fou qui nous emporte la vie, j'ai pondu un premier article d’introduction du road-trip.

Je travaille maintenant à la suite. Au calme. Sédentaire. Comme un moine cloitré qui médite. Tout en étant excitée comme une puce tellement j'ai d'idées qui me travaillent la cervelle en ébullition.

Et si dans la foulée de ces articles à venir vous vient l'envie de commenter ou partager, n'hésitez pas! Les partages et les commentaires numériques sont un peu le "tip" du cyberpigiste. À leur manière ces marques de vie font aussi partie du salaire virtuel...

Assise en mon bureau virtuel, je contemple la pile de dossiers invisibles que j'ai empilé en mon crâne durant ce mois de road-trip inoubliable. Impossible d'oublier un excellent road-trip. Avec la route qui défile, les kilomètres que l'on avale, une machine à tatouer invisible grave le voyage dans les neurones.


En mes inspirations stimulées je regarde ces piles invisibles qui semble monter jusqu'au plafond. Enfin ce qui est bien avec les dossiers invisibles, c'est qu'ils ne font jamais d'ombre au soleil qui inonde mon bureau de verre...


Durant ce voyage, j'ai utilisé différents réseaux sociaux, Instagram, Twitter, Facebook, Flickr comme carnets de notes de voyage (en plus de mes notes papiers et photos de Reflex).

En bonne geekette mobile, j'ai déposé, ici et là, plein de petits cailloux avec l'intention de me transformer en petit Poucet à mon retour. Et voici le retour.

 Alors je commence la chasse de ces petits cailloux qui vont me ramener au soleil et me permettre d'affronter cette forêt de dossiers invisibles, sans peur, pour y tracer des sillons d'écriture...

mardi, février 12, 2013

Brève de cybertravail

Miss Soleil fait l'école buissonnière. Mal de ventre de bon matin pour la puce, son père capitule. Enfance au repos et parents en cybertravail...

Tandis que je me concentre sur mes textes du jour en mon bureau de maison, l'homme fait ses tâches d'analyste informaticien en son coin.

Autant cela me fait plaisir de l'avoir à mes cotés pour répondre aux besoins de l'enfance en repos autant lui marmonne (affectueusement) sa grogne de travailler à la maison. Autant ma condition de pigiste me sied autant il apprécie son bureau universitaire...

La puce regarde un film inspirant. Les chats roupillent. La neige fraîche enrobe le calme de la fôret qui nous entoure. Sous un ciel gris virevoltent quelques flocons. L’on travaille sagement en cette atmosphère qui fait mon bureau de cyberpigiste.

Comme à mon habitude, j’écoute l’une de ces listes de chansons que j’affectionne sur Songza. Lorsque passe cette chanson, l'homme s’exclame :

- Hé chérie c’est déprimant ta musique! 
- Ben c’est mon atmosphère de travail. J’ai besoin d’espace mental… 
- Ouf! Ben là y’a trop d’espace!