lundi, février 25, 2019

Tout en travaillant dur à regagner une santé digne de ce nom, j’élève ma puce en pleine croissance. Avec conscience, je m'adapte aux différentes étapes qui la grandissent.

Ensemble, l'on tisse ce lien qui nous unit. J'apprends à gérer de nouvelles émotions en cette aventure humaine de parentalité. Ma puce devient jeune femme.

Fière je suis de la voir s'épanouir en beauté et réflexions. Ressentir cette subtile mélancolie maternelle devant le temps qui passe. Devant l'enfance qui laisse la place à l'adolescence. Je retiens mon souffle tout en poursuivant cette voie maternelle qui me porte depuis sa naissance.

Je réfléchis en profondeur sur l'influence que tout parent possède sur sa progéniture. Alors que les influenceurs sociaux font la mode actuelle, je me concentre sur l'influence que j'ai sur l'enfant que j'ai mis au monde.

Beaucoup trop d'emphase est posée sur l'influence des popularités éphémères qui font les tendances modernes. Si peu est mis sur l'influence parentale qui façonne tout être humain. Qui le guide ou qui le hante lorsque devenu grand.

Ne devrait-on point se pencher davantage sur ce qui fait les richesses en nos cœurs plutôt que sur insatiables matérialités?

Se concentrer sur la puissante responsabilité d'élever un être humain qui deviendra grand. Et qui élèvera d'autres êtres humains en un futur insoupçonné.

N'est-il pas dit que dans la vie, l'on répète ou l'on répare?

Répéter n'est pas ma tasse de thé. Réparer semble être ma destinée. Réparer mon corps blessé. Réparer mon âme meurtrie. Grandir. Mûrir. Apprendre et comprendre. S'élever.

Élever un enfant, c'est aussi s'élever soi-même. Je répare. Elle m'élève.

Influence concentrée

vendredi, février 22, 2019



Déserté sur la plus longue durée de son existence, ce blogue n'était cependant point mort. Disons plutôt qu'il s'est retrouvé en mode "cryogèné". En attente d'inspirations partagées. Tandis que je rééduque mon corps à la vie, suite à de sévères ennuis de santé, il attend. Patient. Mais l'on dirait bien que j'y reviens...

Que reste-t-il de ces lecteurs d'antan? De ces esprits parfois fantômes, bien souvent invisibles, où plusieurs fidèles me retrouvaient en ce jardin virtuel que j'ai tant aimé cultiver. Au gré des saisons qui nous effacent...

Que reste-t-il de ces âmes qui suivaient mes réflexions et tranches de vie au fil de toutes ces années devenues décennie?

Il est important de comprendre que je reviens de très loin, de trop loin, de là où l'on aperçoit la mort de trop près pour ne pas en inconforter la norme actuelle. Je reviens de ces dimensions humaines qui sont emplies de malheurs, de celles qui démolissent la santé en son entier. Pour mieux en écraser les aspirations humaines.

Mais quelle est la nuance entre être coriace ou persévérante?


Entre vortex polaire et bombes météos, l'hiver fait sa loi. Je m'y exile en y soignant ces maux qui mettent ma vie sur pause.

Au creux de l'hiver, malgré les obstacles et difficultés, je n'ai qu'un but en tête, celui d'avancer. Ne jamais capituler est tatoué en mon cerveau. Coriace ou résiliente?

Alors que ce blogue ressentait les effets de l'aridité de mon désert de douleurs, Instagram s'est fait le respirateur artificiel de mes créativités meurtries.

Après des mois d'efforts aux saveurs surhumaines, des mois de volonté butée, des mois à lutter, je commence à voir mon état de santé progresser vers le meilleur plutôt que le pire. Pas après brasse.

Même si je ne suis toujours pas sortie de l'enfer dans lequel m'a envoyé mon corps, je suis sur la bonne voie disent les experts de mon cas. Dieu sait que j'y travaille fort...

Ce blogue existe depuis le printemps 2003, ce ne sont pas quelques mois désertiques qui arriveront à le tuer! Et s'il ne finissait par s'éteindre que lorsque je finirais par quitter ce corps qui est mien?

Si la réeducation physique est un gros morceau de la tarte qui fait le rétablissement de ma peau, il y a aussi quelques rééducations psychiques à enclencher. Se ré-ouvrir. Reprendre le fil d'écriture de ce blogue est certainement une belle part de cette tarte qui me veut du bien.

Comme je ne suis pas de celles qui se font abattre sans se battre et se débattre, je reprends la voie de ces mots qui s'envolent vers ces inconnus parfois connus...



Marcher. Une action acquise pour tant. Disparue pour certains. Incertaine pour d'autres. Tant d'efforts et de volonté pour en retrouver la capacité. Après une année de réeducation en piscine, deux expériences d'infiltrations de colonne et tant de vertèbres instables replacées, voici enfin venue l'étape de la marche.

Refuser la plainte de ses maux qui durcissent le cours de mes heures. Refuser les pitiés mal placées qui blessent et déçoivent. S'enfoncer en un profond silence.

Creuser en ses profondeurs humaines. Inspirer l'affection des miens pour trouver les forces de ne pas lâcher.

Par moins vingt au soleil, le froid pince la peau des joues. La neige craquante bruisse sous mes pas. Sourire devant le bonheur du chien qui renifle et trottine à mes cotés.

Avancer. Persévérer. Jour après jour, se dépasser. Seule option possible pour se sortir de ses limbes qui m’enlisent.

Deux ans après avoir été sévèrement blessée, retrouver la capacité de marcher. Une autre fois. En cette longue rééducation qui fait mon quotidien, marcher en est l'aboutissement. Marcher longtemps. Simplement.

Pour l'instant, marcher est lent. Court. Laborieux. Pénible. Douloureux. Subtilement dangereux si j'abuse. Mais le chien est si content! Accepter les douleurs qui s'aiguisent, la tête droite, le cœur vaillant et l'esprit saturé.

Réhabiliter le corps à marcher. Forcer. Progresser une centaine de mètres à la fois. Soupirer. Travailler à accepter les difficultés physiques qui forment des douleurs morales.  Affirmer sa volonté d'affronter. Affronter ce qui fait mal, ce qui dérange ou ce qui inconforte n'est-il pas le début de surmonter?

En une fugace minute, incrédule, ressentir un frisson de liberté en mes pas. Qui passe et s'efface. Comme une étincelle d’espoir en le brasier des maux qui en rattrapent, trop vite, le mouvement rouillé. S'arrêter avant de vaciller.

Reposer le corps endommagé. Puis recommencer. encore et encore. Sans répit. Tout en continuant la rééducation en piscine, les traitements de chiro et les invasives infiltrations. Quand la persévérance devient un mode de vie...


Dans la nuit glaciale, j'écoute le nouvel album de Lou Doillon, je sais combien, en ces derniers mois, je me suis retirée du monde numérique.

Il n'y a pas que ce blogue que j'ai déserté pour soigner mes plaies humaines.

Exilée en ma brousse polaires, en ces limbes sociales qui font le quotidien de ceux pris en otage par la maladie.

Lou Doillon envoûte ces minutes nocturnes d'où jaillissent ces quelques mots. Un chat baille. Un autre saute sur le lit pour venir se coller à l'autre. Entre deux léchouilles félines, j'écoute cette voix rauque, singulièrement féminine qui habite ses intimes mélodies. Jazzy et Funky à la fois. J'apprécie. Je m'y enrobe les émotions.

J'absorbe. J'inspire cette intimité féminine qui se dégage de sa musique. Une abstraite féminité qui me réchauffe l'âme givrée. En boucle de l'heure des sorcières en coin de super lune hivernale Lou en mes oreilles "it's just you" featuring @catpowerofficial from her last album #soliloquy.



Thank You Lou for creating some invisible cosyness in those polar days that make our ways of winter. When bad health takes the better of me, i fight the worst of it and i persevere. To do so, i still capture those present moments with my camera. Without sharing. Just collecting them in my cloud. 

Capturer le présent pour en faire du passé au futur. Qu'est-ce que le présent sinon l'éphémère qui fait nos quotidiens?


Neither alive nor dead. Somewhere exiled...

vendredi, juin 15, 2018


But you don't look sick! Nope, if i push through, for awhile, i don't look sick. I suffer in silence and can even share a smile.

For awhile. I push through the pains and discomforts of my body and i look like everybody else on the street. Then, i pay the price of pushing through in silence and solitude. Then i look as sick as i feel.

Pain is invisible to the novice eye. Only those who have suffered greatly can perceive it. All of my life i chose growth over despair. Even if despair lingers as i watch life passing me by.

So i push through the hardships of my days. Like a warrior on a holy path. Hoping that one day, i'll see a door. And behind that door, i'll find bits and pieces of freedom to enjoy. Working. Travelling. Being.

In the meanwhile, i work so hard in order to transform pains into strenghs. Not letting the pain take control of my soul. Forcing my spirit to regain control of my thoughts. To keep on going.

Everyday i choose to manage pains and aches without complaining. I go through all the reeducation i can achieve. I cry a bit and keep on. Working hard at getting better. Month after month...


And sometimes, on my way to the pool, my hubby makes me smile and i feel hope in my heart...

I don't look sick!

mercredi, juin 13, 2018



Ne pas se fier aux apparences en notre monde connecté (qui se nourrit d'images partagées) semble de plus en plus pertinent. Tant d'humains se contentent des apparences pour exister. N'est-ce pas là un réel malheur?

N'est-ce pas la leçon donnée par Kate Spade et Anthony Bourdain durant cette semaine passée?

Toute vie humaine est confrontée à la souffrance, qu'elle soit mentale ou physique! Savoir souffrir, n'est-ce pas aussi savoir vivre?

Et pourtant, en nos trains de vie faciles et confortables, la souffrance se fait tare. C'est un échec qui inconforte et dérange. Plus la vie devient facile et plus souffrir est difficile. La solitude qui en résulte peut même en devenir mortelle...

Accepter de souffrir au quotidien

La semaine dernière. Je choisis de subir mon traitement dorsal au soleil. Là où les feuilles poussent et les oiseaux gazouillent. Quitte à souffrir le calvaire autant le faire au soleil! 

Si le cadre évoque la détente et la douceur, la réalité n'est rien d'autre qu'une autre torture physique à accepter en mon corps.

Depuis mai dernier, j'ai eu 45 traitements de chiro pour réparer ma colonne endommagée (par deux mauvais traitements d'une physio réputée).

On y ajoute au moins la moitié de massages thérapeutiques pour essayer de m'en sortir vivante. Des massages sans douceur mais nécessaire pour bien faire. Sans oublier une hystérectomie en octobre dernier!

Depuis janvier, je vais à la piscine trois fois par semaine afin de réeduquer mon dos cassé. Je souffre. Parfois je pleure. Mais je persévère. J'essaie de mettre toutes les chances de mon côté. C'est aussi raide que de grimper l'Everest. Rien n'est facile, tout est dans l'effort, l'acceptation de souffrir et la volonté de m'en sortir. 

Je gère les diverses douleurs en mon corps avec discipline et raison.

J'en développe de nouvelles philosophies humaines. Chaque jour, je cultive l'espoir de retrouver ma vie. L'espoir de pouvoir retravailler, l'espoir d'exister autrement que dans la douleur sévère.

Garder mon moral à flot est un défi constant. Je n'y arrive pas tout le temps. Mais jamais je ne lâche mon morceau. Toujours je force mes volontés. Je pousse et repousse mes limites. Par amour pour les miens, je m'accroche à ce qu'il me reste de vie.

Je progresse disent ceux qui me traitent. Je progresse lentement. J'avance. Je rechute. Cela peut en être désespérant. Tant d'efforts et de volontés misés sur une même idée. Celle de rester en vie malgré tout. Celle de ne pas laisser le malheur m'emporter l'âme et le coeur.

Tous ces traitements physiques s'incrivent en ma réhabilitation dorsale, ils n'ont rien d'un moment de détente. Au contraire, c'est toujours bien douloureux. Sans parler de l'après-coup!

C'est un passage obligé pour retrouver ma vie à moi. Celle où je suis femme professionnelle. Celle où je me sens exister.

Après chaque traitement dorsal, j'ai besoin d'au moins 24 heures, sinon 48 pour m'en remettre. Selon la gravité du jour. L'après-coup est toujours coriace. Il m'écrase comme une mouche contre un pare-brise. Les douleurs évoluent mais elles ne lâchent pas vraiment. C'est un constant périple. Un duel incessant entre ma tête et mon corps.

Mon dos n'est pas stabilisé. Je dois persévérer. Encore et encore.  Ne pas lâcher. Vivre mes jours en de fortes douleurs devient un mode de vie enrobé de résilience et de foi intérieure.

Progresser dans la douleur constante

L'état pitoyable de mon dos progresse. Les experts qui le soignent ont espoir que je m'en sorte (à force d'efforts et volontés). En espérant que le prochain examen en médecine nucléaire ne révèle pas de pathologie cachée...

Ils félicitent ma discipline, mon courage et ma persévérance. Ceci n'enlève rien à la difficulté de vivre chaque jour avec un dos qui ne fonctionne plus mais ça aide à avancer. Cela m'aide à poursuivre ce laborieux processus de transformer mes faiblesses physiques en forces de caractère.


Pour ma famille, je m'accroche à la vie et je persévère. Grâce à l'amélioration notables de mes neuropathies faciales, pour la première fois depuis sept ans ans, je peux laisser couler les larmes sans craindre le paroxysme. A force de retenir mes larmes, des années durant, j'en avais presque oublié le principe!

Le cas de mon dos reste bien complexe, plus facile de le foutre en l'air que de le réparer m'expliquent les spécialistes. J'ai la maudite physio qui m'a foutu en l'air sur le coeur. Comme une nausée de fond qui m'écoeure en profondeur.

Chaque jour est une lutte pour m'éloigner de la mort et pour me rapprocher de la vie. Chaque jour, je dois grimper mon bout d'Everest invisible. Pour me rapprocher du sommet, j'accepte de #souffrirenbeauté.

J'utilise ce qui est beau en mes heures pour nourrir mes volontés. J'accepte ce que je ne peux changer afin de trouver les forces nécessaires pour avancer dans ces difficultés qui font ma normalité.

Transformer le malheur en force intérieure

Mois après mois, je tombe et je me relève en une infernale chorégraphie.

J'encaisse, j'endure, je cogite. J'avale mes tristesses. Je refuse d'aigrir. J'accepte de grandir dans la douleur.

Jamais je ne capitule. La mère en mon sang est une guerrière qui me pousse vers l'avant.

Alors que ces personnalités publiques se passent la corde au cou, je comprends combien l'on vit en une société axée sur les poursuites du bonheur. Des bonheurs futiles qui font l'apparence d'une vie réussie?

Mais la vie, ce n'est pas juste du bonheur à poursuivre. La vie, c'est aussi de la souffrance à apprivoiser...

On peut cultiver l'apparence du bonheur, au fil des plaisirs humains, sans jamais vraiment le récolter. On peut refuser toute souffrance avec virulence et en profiter pour s'affaiblir de l'intérieur.

De nos jours, souffrir était une tare que l'on doit vite cacher. Pour ne pas faire tâche. Pour ne pas déranger les fameuses apparences?

Alors que je me renforce le mental à coups d'adversité de santé, je sais combien la douleur humaine dérange le commun des mortels. Ceci m'interpelle de plus en plus.


Et si l'épreuve n'était que la vie en cours d'existence? Et si l'épreuve faisait cheminer l'âme pour le meilleur?

Et si celui qui n'a jamais affronté et traversé d'épreuve était celui qui manque l'opportunité de s'approfondir? Celui que l'on devrait prendre en pitié?

Celui qui reste à la surface des choses, celui qui vogue dans le vide de nos futilités terrestres. Celui qui existe sans jamais accepter de sortir de ses zones de conforts?

Ce qui est certain, c'est que si je finis par retrouver ma vie individuelle, plus rien ne pourra m'arrêter!

Si je me sors de cet autre cauchemar physique, je serais plus forte que je ne l'ai jamais été. Et mon caractère sera forgé d'acier! Aurais-je droit à un certain répit? Aurais-je le droit de revivre un coup? Je prie le ciel et tous ses saints de m'y aider. Tout en faisant tout ce que peux pour m'aider à mieux aller.

Ce que je sais déjà, c'est qu'il me faudra encore continuer de souffrir plusieurs mois. Il me faudra continuer de forcer pour avancer en ces diverses douleurs physiques que me fait vivre mon corps fragilisé.

Un traitement après l'autre, une séance de rééducation après l'autre. Un effort après l'autre...

Vivre, c'est aussi souffrir...



I love to inspire the strengh of youth in order to nourrish my innerstrengh. As i grow old...

As i fight, everyday, the hardships of having serious health issues, i inspire love.
As i decided to transform the weakness of my body in mental strengh. That hard process is one of patience and perseverance. Transforming pains into human growth.

As a mother, i just can't quit life. Even when life quits me! So i fight to stay alive. My body is weak, my soul is strong.

I am proud to still be a mother even in sickness. Motherhood is a bit like marriage. For better and for worse, in sickness and in health. I am a mother in sickness as in health. Always trying to be my best. Even when at my worst physical state, i aspire to be the better version of me.

I am a cool mother in health. I am a strong mother in sickness. Showing her that quitting is not an answer and persevering is always possible. When life gets shitty, you don't go down, you push through.

I fight like a warrior to reconstruct that missing life. I miss my life so much. I miss working, travelling, living.

At the core of my will is true love. The love i feel in my heart. The love i feel from those who love me. Love is my answer to painful days.

If i learned anything, from the all the struggles of life and its bodypains i had to endure, is that love is life.

As i stayed alive against certain odds, love is at the core. Love keeps me alive. Without love i wouldn't be able to go on.

That is why true/healthy love is a priority in life. Maybe that is why love is so important to mankind.

Just because sometimes, during hard times, it is the only thing that can keep you alive. The only human emotion that can gives you strengh and meaning...  

What is love?

mercredi, avril 11, 2018


Avril en notre coin de brousse se résume, cette année, à quelques dernières tempêtes, du pelletage et un peu de fonte. Avril en mon coin de pays est blanc comme neige.

Six mois se sont passés depuis l'hystérectomie, la guérison semble totale. Même si le mental en reste quelque peu affecté. Depuis trois mois, je travaille fort à la rééducation de mon dos blessé. Cela progresse. Une séance de piscine à la fois. Quatre fois par semaine.

Les experts en santé me félicitent de mes efforts et volontés. Sans broncher, je persévère avec l'objectif de redevenir valide. Accepter les douleurs physiques permet de mieux les maitriser. Quand l'esprit force le corps qui résiste, la vie se transforme.


Retrouver un rythme de "normalité"

Être capable d'aller récupérer ma puce quelques midis par semaine est un signe de progression. Mon endurance physique reste fragile mais elle s'améliore. Revenir de loin prend du temps.

Chaque jour, d'une manière ou d'une autre, je me force à endurer ces expériences qui réeduquent. Difficile ne veut jamais dire impossible.

Je réeduque mon corps et mon esprit tandis que j'approfondis mon coeur. Car tant que l'on apprend de ses épreuves, l'être évolue en la bonne direction...


J'attends l'été. J'attends de revoir le bleu du lac. J'attends de pouvoir y nager. Avec patience et persévérance. J'attends.

Je me rappelle qu'en nos latitudes nordiques, le printemps n'est rien d'autre qu'un exercice de fonte. Le printemps est un concept qui existe en d'autres contrées climatiques que celle où l'on réside...

C'est le printemps!

dimanche, avril 08, 2018


Je n'aime pas tous ces objets de plastique jetables qui nous viennent de Chine. Par trillions. Tous ces artifices qui polluent nos esprits et environnements.

J'en développe même certains préjugés sur cette culture si lointaine de la mienne.  Mais je me découvre une subtile affection pour cette orpheline (ayant grandi en le village pauvre de ses grands-parents).

J'en ressens un doux sentiment humain qui efface mes idées préconçues, qui m'ouvre les idées en de nouvels horizons.

La légende numérique dit que cette jeune femme est partie vivre en ville pour y travailler. Comme le font tous ses compatriotes du nouveau millénaire. Qui abandonnent leurs natures pour les usines.

Les campagnes chinoises seraient désormais remplies de vieillards. Et comme le dit si bien le proverbe africain, chaque vieux qui se meurt est une bibliothèque qui brûle...

Pourtant, cette jeune femme n'a pas suivi le destin de ses pairs. Elle a préféré tout lâcher de sa vie citadine pour revenir s'occuper de sa grand-mère vieillissante. En sa campagne retrouvée. Et manifestement aimée...


Elle a même pris le parti d'honorer les façons de vivre ancestrales. De les valoriser. De partager, avec le monde moderne, les connaissances qu'elle a acquise auprès de sa grand-mère. Qui bientôt s'éteindra...

Il parait que l'année dernière, de rurale, cette jeune femme, est devenue virale dans toute la Chine! Il parait même qu'elle aurait redonné un goût d'authenticité aux chinois citadins dénaturés.

Il faut avouer que ces capsules vidéos sont d'une poésie humaine qui redonne foi en ce monde. Sous le charme, je suis!

En un panorama à couper le souffle, elle conçoit des cadres enchanteurs avec une épatante ingéniosité. Le tout sans aucun plastique!

J'adore comment elle se construit un four à pain ou encore sa féerique balancelle maison. Au gré de son coeur et de son intelligence, elle se construit un petit coin de paradis (en ce que d'autres traitent d'enfer).


En ses diverses tranches de vie, elle dévoile aussi une admirable force féminine. Une inspirante force qui me touche en plein coeur. Emplie de silence et de sérénité. Avec une sensibilité palpable. Une sensibilité d'antan...


Sous le charme...

dimanche, mars 25, 2018


Je rêve d'un monde humain où la gentillesse est une force qui se réalise. Je rêve d'un monde où la richesse intérieure est dotée d'une réelle valeur. Je rêve d'un monde où la douceur d'être se fait art de vivre...

En cette nouvelle année 2018, je suis encore aux prises avec de sérieux ennuis de santé qui invalident mes jours et absordent les élans de ma plume.

Un dos en guerre

Il y a un an environ, en deux mauvais traitements, bien intentionnés, la physio à qui j'avais donné toute ma confiance, m'a gravement blessée le dos. Malgré elle. Mais avec une sévérité qui a bien failli me tuer.

Elle a fait exploser le château de cartes qui tenait ma carcasse. Elle a même réussi à me tordre la colonne à 17 degrés. Ma duremère n'a pas du tout apprécié. Et vu ma santé des dernières années, je m'en serais certainement très bien passée.

Ceci m'a transportée en une époque honnie. Celle où j'ai dû réeaprendre à marcher après un grave accident qui m'avait mise en chaise roulante. Je m'étais sortie de cette condition avec la détermination de ne plus jamais la retrouver. J'en ai vécu les séquelles sans trop broncher. Jusqu'à ce traitement fatal de physio!

Échapper à la mort 

Après des mois à survivre, avec la mort aux trousses, à convulser, à me vider de ma vie en des douleurs à faire arrêter de battre le coeur, j'ai résisté, j'ai traversé. Quasi par miracle.

Je reviens de loin me disent tous ceux qui ont capté/suivi la gravité de la chose. Revenir de loin prend du temps ajoutent-ils tous dans la foulée.

Le chiro qui a su retoucher à mon colonne en feu, en spasmes constants, a réussi à la remettre quasi droite, de façon à ce que la duremère puisse désenflammer. Et me laisser vivre.

Un tout qui s'est accompagné d'intenses douleurs en tout genre. Pour que je puisse arrêter de convulser et vomir à gogo. Juste à tant pour pouvoir subir l'hysterectomie qui me pendait au nez.

Une fois passée cette convalescence-ci, il s'est révélé que mon dos avait perdu toute stabilité. Mes vertébres ne tiennent plus en place! Elles se déplacent pour un oui ou un non. Le danger guette.

Seule solution possible, remuscler le dos tout en continuant de replacer les vertébres chaque semaine. L'objectif étant qu'à moyen terme, les muscles stabiliseront les vertébres. Et je serais de nouveau valide? Super belle idée sur papier. Horrible à réaliser.

Assez difficile pour en recevoir les louanges des experts. Mais quand t'as le choix entre dépérir et souffrir à mort ou souffrir pour ne plus dépérir, le choix se pose-t-il vraiment?

Ensuite viennent des tonnes de résilience et de volonté pour en activer les efforts surhumains. Car pour y arriver, il faut pousser un corps meurtri, récalcitrant, en accepter l'évolution des douleurs dorsales (tout en prenant soin de gérer les neuropathies faciales) et persévérer. Que du fun en perspective! Not...

Après deux bons mois de rééducation aquatique, le chiro est content. Une subtile stabilité dorsale se profile à l'horizon. Je ne convulse plus. De nouvelles tonicités jaillisent. Mes mobilités (sur terre) s'améliorent. Mais que l'entraînement aquatique est rough! Et que la progression est lente, réelle mais lente.

Aussi, pour en cultiver l'espoir à long terme, il faut garder le moral à court terme, au milieu d'un océan d'angoisses, de vulnérabilités et de douleurs physiques. Ouf! Mais je ne vomis plus. Je tonifie...

Le traitement d'huile de cannabis/morphine gère assez bien mes neuropathies faciales pour me redonner la capacité de pleurer sans entrer en paroxysme. Mouais. Six ans sans pouvoir pleurer. Puis l'étrange sensation de retrouver cette capacité physique qui laisse ruisseler mes larmes salées.

J'apprends à pleurer comme j'ai appris à vomir. Dans le calme. Sans éclats. Avec cette subtile impression de revenir d'une guerre invisible avec un dos en champ de bataille.


Grimper l'Everest en nageant?

Alors j'aquajog et je nage. Avec mon homme comme coach de service. Et ma puce qui m'encourage à atteindre le meilleur de ce que je puis être. Pour trouver les forces intérieures de transformer ce corps (si traitre qui me fout la vie en l'air). En un invisible duel, je force, je pousse, je muscle, je pleure.

Les courbatures font une sorte de plâtre autour de la blessure initiale, encore bien vive, mais je n'ai pas dit mon dernier mot! Même si ce processus de rééducation physique m'entraîne en des silences profonds. Abattue par les fatigues et les peines. Un deuil à l'intime pour pimenter le tout et mon coeur se fait bouillie de larmes. Mais ma tête garde le cap, elle encaisse les pleurs et pousse le corps. Un jour après l'autre.

Avec le soutien d'un homme aimant et d'une jeune fille aimée. Lovée en leurs puissants sentiments d'où je puise la force de continuer. Je persévère. Même si je suis à terre...

Back from the dead?

jeudi, décembre 14, 2017


Même s'il avait déjà neigé quelques centimètres en nos contrées polaires, la tempête de cette semaine aura ajouté environ 38 centimètres à la couverture blanche qui recouvre notre paysage.

L'hiver est bel est bien arrivé. Plus moyen d'y échapper! À moins de filer ailleurs en avion, ou de rouler longtemps sur les routes qui mènent vers le Sud.

En mon état de santé compliqué ce n'est pas une bonne nouvelle.

En les tortures de mon corps, l'hiver est une galère de plus à supporter. Pour ne pas capituler devant l'obstacle, je me force à en apprécier la beauté. Pour mieux en supporter la rigueur. Et je rêve de palmiers et d'humidité torride.

La période des fêtes approche. Avec sa charge émotionnelle à gérer et ses angoisses financières à négocier. Pour chasser les peurs, il faut cultiver la foi dit la sagesse ancestrale.

Alors je cultive. Je plante et je récolte. Je me tourne les idées vers le côté spirituel de Noël. Le côté joyeux qui illumine l'obscurité. N'est-ce pas avant tout un temps où s'expriment les bonnes intentions? Où l'humanité prend une pause pour s'aimer? Ou tout du moins s'apprécier...


Miss Soleil,  après une méchante bronchite reprend l'école avec entrain cette semaine. Tandis que l'homme commence une ronde d'antibios pour une sinusite récalcitrante.

Avec tout début d'hiver, le party des bactéries. Le mois dernier aura été coriace en notre maison. C'est en se serrant les coudes que l'on affronte l'adversité. Et qu'on  la surmonte. Alors on se serre les coudes avec volonté.

Une fois la tempête passée, je trouve la force d'aller faire un tour à la mini maison. L'homme me déneige un chemin dans la poudrerie.



Il fait plus de -15 dehors. Le froid pique la peau et brûle le bout des doigts. Pourtant, à l'intérieur, il fait presque doux. Mes doigts reprennent vie. Il suffirait d'une mini chaufferette pour s' y sentir à l'aise.

Je profite de ma mini escapade en cette mini maison pour remettre un peu d'ordre et dépoussiérer un coup. La neige absorbe tous les sons. Le silence y est royal. Je compte bien revenir y méditer...


Le jour d'après....

mardi, décembre 12, 2017


Convalescence multiples en un même corps, infection saisonnière d'enfance, rééducation de mère et changement de saison avalent ces semaines qui nous effacent.

Être femme sans utérus

Après deux bons mois de convalescence post hystérectomie, je vois venir la fin de cette épreuve. Mon utérus criminel n'est plus. Mais comme, il me reste un ovaire solitaire. Celui-ci empêche la ménopause de s' enclencher prématurément. Ouf!

Depuis plusieurs mois, j'avale sur un lourd médicament qui évite que s'écoulent mes meurtrières menstruations. Mes hormones n'étaient plus libres de leur sort. Avec l'ablation de l'utérus, je peux enfin arrêter d'avaler cette pilule. Et je sens les cycles hormonaux revenir.

Étrange sensation féminine que de se dire, en se palpant un sein gonflé, "Oh oh,  mes règles s'en viennent!", avant de se rappeler qu'elles ne reviendront plus jamais. Étranges émotions...

La sensation de mutilation des premières semaines commence à s'estomper, les hormones aident. Persiste cette tristesse immuable de comprendre que mon utérus avait perdu le nord. En deux ans, mon corps m'a fait la guerre de bien des façons. Et j'ai gagné bien des batailles...

Mon corps est criblé de cicatrices, certaines sont visibles à l'oeil nu alors que plusieurs sont invisibles. Arrivera-t-il à me laisser vivre en 2018?


À la guerre de ma chair

Depuis deux ans, je n'arrête pas de me battre pour rester en vie. À commencer par cette tumeur de bras fulgurante (qui s'est mise à nécroser à vitesse grand V).

Si je ne m'étais pas battue comme une lionne pour en faire respecter l'atypique condition, j'aurais certainement fini avec un bras en moins. Manchot la mère. Et du bras droit en plus!

Un genou pété, là au milieu, histoire de bien pimenter ma vie? Ensuite mon utérus s'est mis de la partie adverse. Il m'a fait traverser de rudes émotions et douleurs. Puis mon gynéco m'a expliqué que celui là avait maintenant la mission de me tuer. WTF? Rendu là, plus le choix de s'en débarrasser.

Et comme si cela ne suffisait pas, la physio en qui j'avais totale confiance, revient d'une formation avec l'idée d'en expérimenter les pratiques en mon dos. La pire idée de sa vie, et de la mienne...

Elle qui traitait ces neuropathies, qui me coupent le visage en deux depuis 7 ans, elle en qui j'avais entière confiance, deux séances auront suffit à faire tomber le château de cartes qui me servait de dos. J'ai failli y laisser ma peau au passage. Et j'y ai gagné une méchante convexité dorsale.

Entre 12 et 15 ans, j'ai eu un grave accident. J'ai été paraplégique plusieurs mois durant avant de réapprendre à marcher. Un pas à la fois. Un accident qui m'a laissée des séquelles et des fragilités physiques à vie. La physio en a fait rejaillir tout le malheur. Elle a ouvert grand la porte à la mort, venue veiller à mon chevet d'avril à juillet.

Alors que s'achève cette autre année qui ne m'aura pas tuée, je ressens de subtils traumatismes de ces épreuves de santé, traversées ou en cours. Sans parler des aspects sociaux, financiers ou amicaux du tout!

La convalescence d'hystérectomie se termine. La rééducation de mon dos, remis presque droit, commence. À la guerre comme à la guerre...

Il me faudra compter encore au moins six mois, avec de multiples efforts et douleurs, avant que je ne puisse espérer en récolter les fruits, et me réaliser.



Efforts, disciplines et rééducations 

Alors que je retrouve quelques forces vitales, je reprends le fil de ce blogue. Mon objectif étant d'écrire un minimum de trois billets par semaine. Plus si l'inspiration le décide. Mais idéalement pas moins.

En les mois prochains, je compte insérer cette discipline d'écriture en mon processus de rééducation. Retrouver un rythme de travail via une discipline bloguesque peut se révéler utile.

Tout comme je reprends le Pilates et le yoga (de façon si mollo que cela me fait aussi travailler patiences et frustrations) afin de tonifier mes muscles, je reprend un rythme de blogue pour me tonifier quelques neurones.

Me voilà donc repartie pour un autre tour. Au programme, comme d'hab, émotions, réflections, actions? Tranches de vie et d'humanité partagées. Sans autre prétention que le plaisir de la plume libre.

Mois après mois, l'année s'achève..