vendredi, novembre 07, 2014

Geekette mal lunée. Éparpillements numériques...


Oh God! Je trompe ce blogue avec Facebook! Ce qui devait arriver arriva.

Avec l'habitude de me virtualiser via des appareils mobiles, je perds mes anciennes habitudes bloguesques.

Enfin je ne les perds pas tant que j'en transforme certaines en statut/billetbloguesque. C'est mal! Je ne suis plus fidèle. Je m'éloigne...

J'ai deux comptes Facebook. L'un plus formel avec beaucoup de monde, des amis, des connaissances, des collègues. Comme un bureau virtuel. L'autre plus personnel, moins de monde et une majorité de personnes que je côtoie au réel. Comme un salon invisible. C'est avec lui que je trompe ce blogue. Par facilité. De ces instants d'écriture qui me réchauffent la plume, c'est ici que je les partageais avant. Maintenant c'est là-bas. Parce-que c'est tout simple. Parce-que l'application s' y prête. Parce-que j'instagramme dans la foulée sans même y penser.

Aussi parce-que la dernière année a eu son lot de complexités médicales et qu'il y a ces jours où je suis fatiguée. Ou je ne me casse pas la tête. Ou je suis le "flow" du quotidien qui voit grandir ma puce. Je déserte ce blogue malgré moi. Parce-que certaines conditions de santé ont le don de nous faire nous refermer sur nous-mêmes. De bouleverser les perspectives. De chambouler les priorités. Mais bloguer me hante. Quand j'y pense, j'en ressens le manque.

Alors que j'en réalise la chose, j'ouvre l'application de Blogger. Je bougonne sur comment c'est mal fait. Je me dis que je n'ai qu'à piger dans le contenu que j'accumule pour nourrir mes blogueries. Comme je le faisais avant. Avant Facebook, avant Twitter, avant Instagram, Pinterest et compagnie. Revenir à la source...

Mais c'est sans compter les "bugs" qui entravent mes élans de publier du contenu de blogue via tablette. En ce moment je me suis attachée à une Galaxy Note de Samsung. Assez pour délaisser mon iPad vieillisant. Mais sur Android, l'application refuse de me laisser télécharger les photos en mes archives. Je soupire. Et je me rappelle pourquoi je suis infidèle.


En 2003, publier un billet sans photo ne me faisait rien de particulier. En 2014 cela m'irrite. Un problème que je n'ai jamais rencontré via iPad mais qui m'énerve sous Android. C'est que toutes ces nouvelles façons de communiquer brouillent les pistes. Foursquarer, ah non 'scusez, swarmer avec un téléphone intelligent. Ecrire par ci, partager par là, se géolocaliser ici, communiquer par là. Switcher ses habitudes à une tablette. Repondre aux courriels, lire des trucs, consulter les réseaux sociaux, regarder des films, prendre des photos, se virtualiser ici ou là. Ne plus utiliser l'ordinateur que pour travailler.

Rédiger un brouillon de texte sur tablette, vouloir y insérer une photo de mobile et se dire que quitte à changer d'appareils autant choisir une photo prise par Reflex dans les milliers qui dorment en mon disque dur externe. Envie furieuse de ploguer mon disque dur externe sur ma tablette. Utopie. Soupirer. Penser nuages numériques. À Google qui archive en son monde invisible ces milliers de clichés capturés via mobile. S'égarer les idées.

Geekette éparpillée.  Mort de l'ordi général qui rend l'âme après une longue agonie. Y'en aura pas de facile. Brancher le disque dur sur un vieux portable de 2008. Autant dire de la guerre. Le voir ramer, suer et geler. Revenir à la tablette. Geekette dépitée.

Penser qu'il serait plus simple de bloguer avec Tumblr! Grommeler. Impossible de contourner le bug du jour. Choisir une image qui traîne par là, en un nuage égaré. Une route qui serpente un quotidien qui se déroule quelque part en Alberta. Souvenir d'un voyage express au pays des buffalos fantômes. Publier.

mercredi, octobre 08, 2014

Épargner pour le futur de ma fille...

Lors de la dernière "révolution étudiante", j'ai vu rouge. Je ne suis pas descendue dans la rue mais j'ai quand même tapé sur quelques casseroles. Je me suis sentie touchée de près par cette cause.

Il faut dire que je vais rembourser mon prêt bourse durant quelques années encore...

Ce prêt qui m'a permis d'obtenir un diplôme universitaire tout en m'endettant, j'avoue, je l'ai un peu dans le collimateur. Mais c'est toujours moins pire que si j'avais étudié aux États-Unis!

Bref, Je n'ai pas de REER. Je suis pigiste. Je n'ai aucun coussin financier. Je n'ai aucune sécurité sociale. Je n’ai pas de régime de retraite. Je suis bohème à la moelle.

Mais il y a une chose à laquelle je crois et cotise. Et ce, depuis bientôt neuf ans, c'est un REEE. J'ai un REEE. Enfin pas moi. Ma fille a un REEE...

Un régime enregistré d'épargne-études (REEE)

Combien de parents souhaitent que leurs enfants ne vivent pas les mêmes difficultés qu'ils ont vécues?

Même si l'on sait que l'on ne peut épargner nos enfants des difficultés de la vie, on peut certainement en éviter quelques-unes. Épargner pour leur futur scolaire permet de leur éviter quelques désagréments financiers.

De par mon expérience sur le sujet, j'ai décidé d'épargner afin que ma fille puisse étudier sans s'endetter. Le plus possible. Comme je suis tombée enceinte lors de ma dernière session universitaire, ce concept me tenait beaucoup à cœur!

Son père et moi sommes tous deux sortis de l'université avec une bonne dette (et un bébé en gestation). Cette dette est comme un boulet invisible accroché à la cheville.

Nous ne voulons pas que Miss Soleil traine ce même boulet. Alors depuis qu'elle est bébé, chaque mois, l'on cotise. Afin qu'elle puisse, lorsque le jour viendra, étudier en toute liberté dans le domaine de son choix. C'est vital à nos convictions parentales.

Nous ne pouvons pas cotiser beaucoup mais vu que nous cotisons depuis qu'elle a trois mois, elle devrait quand même avoir un petit pactole une fois son secondaire terminée. En ma condition de maman, cela me rassure de savoir qu'elle pourra continuer à étudier sans s'endetter. Ou nous endetter davantage!

À noter que le gouvernement fédéral, pour encourager les parents à bien faire, cotise aussi. À raison de 20% de la première tranche de 2 500$ mise annuellement dans un REEE pour un enfant. Pour une fois que le gouvernement nous donne de l'argent au lieu d'en réclamer, autant en profiter!

Lorsque nous avons magasiné pour un REEE, j'avais en tête quelques conditions personnelles. Je désirais un programme qui lui procure le plus de choix possible. Qu'elle veuille être coiffeuse ou docteur, qu'importe! Je tenais mordicus à ce qu'elle puisse profiter de cet argent mis de coté pour étudier ce qui la brancherait.

J'étais si à cheval sur ce principe que l'on a éliminé d'office les régimes qui ne permettaient pas cette flexibilité. Je voulais être certaine que même si elle décidait de faire de la céramique professionnellement, elle pourrait utiliser cet argent pour le faire!

Après tout, comment pouvions-nous savoir les inclinaisons professionnelles de ce bébé de trois mois qui commençait à babiller?

Si je ne sais ce que lui réserve son futur, je veux être certaine qu'elle aura les moyens de le vivre! Quel que soit son choix d'études...



Aussi lorsque j'ai été contactée pour parler des REEE de la RBC, je n'ai pu résister à l'envie d’écrire un coup sur ce concept qui me tient à coeur.

À noter que l'on n'épargne pas nos REEE avec la RBC mais que je trouve leur programme pertinent. Ainsi on y retrouve cette flexibilité que j'apprécie comme la possibilité d’utiliser les REEE pour l’université, le cégep, un secondaire professionnel, des cours non crédités, etc.

Si l'enfant n’utilise pas son REEE, l'on peut récupérer les contributions ainsi que leurs intérêts. Ce dernier point est aussi intéressant car dans notre programme, si notre fille  n'utilise pas son REEE, on récupère le capital mais pas les intérêts...

Alors si jamais vous vous posez des questions sur le sujet pourquoi ne pas profiter des conseils de RBC en ce qui concerne leur programe de REEE?

Et curieuse je suis, avez-vous aussi un REEE pour vos enfants?

Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans un programme pour le REEE de RBC en collaboration avec MOM Central Canada . Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Je la regarde grandir...

Quand j'étais enceinte, l'homme voulait que je lui ponde une révolutionnaire, une rebelle comme moi. J'avais quand même certains doutes sur son envie. De mon coté, je voulais un bébé aussi beau que lui!

Bref, on a fait un beau bébé, j'ai failli y laisser ma peau. Cette maternité m'a mise au pas comme personne n'avait réussi à le faire. J'imagine que c'est en cet espace brumeux où la mort est venue me chercher que je me suis inclinée. À sa vie.

J'ai fusionné avec ce bébé durant des années. Convertie à son bien être. Je savais que je n'étais qu'un conduit, qu'un guide. Ce bébé ne m'appartenait pas. Il appartenait au grand cycle de la vie. Je n'en étais que le gardien.

Le beau bébé a grandi. C'est devenu une jolie fillette. Élever un enfant c'est pas de la tarte. Mais je suis incapable de m'en plaindre. Trop reconnaissante de la voir grandir en santé et beauté. Trop reconnaissante d'avoir la chance de savoir ce que c'est d'être sa maman.

Si le bébé a enchaîné la mère que je fus, la fillette offre quelques bribes de liberté à la mère que je suis. Le contrat étant une libération de la femme progressive, puis complète, une fois que le bébé aurait atteint l'âge adulte.

La fillette est en train de se transformer en jeune fille. Subtilement mais sûrement. La sensation d'embarquer dans l'avant-dernière clause du contrat se dessine.

Et en cette clause de gardiennage existentiel vient la culture de conscience. On sort des féeries de l'innocence bambine, des découvertes constantes, on met un pied dans la vraie vie. Celle qui perd de ses magies pour gagner en sarcasmes.

Elle aussi, peu à peu, se rapproche de ce moment crucial où elle devra se libérer de ses parents pour embrasser son individualité. Son unicité. Ce qui fera d'elle une femme à part entière. Pour voler de ses propres ailes.

Alors seulement on saura si on a réussi le pari parental. Si l'on a élevé un humain équilibré, prête à exploiter son plein potentiel, et si on a su tisser une saine relation avec lui.

Presque la moitié de fait. Presque 9 ans. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que le plus ardu reste à venir. En ce royaume de difficultés qui fait l'aventure parentale, l'adolescence a bien mauvaise réputation...

J'observe les premiers signes de pré-adolescence avec curiosité, vigilance et effroi. Je sais que l'un des grands obstacles parental est d'accepter la croissance de l'enfance. D'en respecter les rythmes tout en y déposant ces limites qui deviennent des phares dans les tempêtes hormonales qui ravagent l'adolescence.

Je la regarde grandir, emplie de fierté et frémissante d'angoisse...

mardi, septembre 16, 2014

Un tour de cirque pour s'évader les idées (et des billets à gagner!)

Parfois on s'embarque dans un truc tout en sachant que cela ne sera pas une partie de plaisir. Mais on ne sait pas à quel point cela ne le sera pas avant d'être emportée dans le tourbillon dans lequel on a accepté de sauter.

On sait juste que c'est la meilleure solution présente.

Après plus de deux ans d'attente, je suis finalement entrée, au CHUL, dans le seul programme pouvant me donner un réel suivi médical pour la séquelle rare que j'ai comme compagne de vie depuis ma paralysie faciale. J'ai, au cours de ces longues années d'attente, décidé d'ouvrir un blogue à part pour partager sur le sujet (lorsque l'inspiration venait me chatouiller les idées torturées) et pour ne pas déprimer cet espace virtuel (que j'apprécie lumineux)...

Je ne m’éterniserais pas ici sur le sujet si ce n'est pour la mise en contexte. J'ai accepté dans le cadre de ce programme médical spécialisé, un traitement de choc qui consiste en des semaines de physiothérapie intensive.

Sachant bien que cela ne serait pas une partie de plaisir, début août, je me suis inscrite à un défi de 21 jours de méditation en compagnie d'Oprah et Deepak Chopra. Et je dois avouer que je prends goût à la pratique, que je poursuis une fois le 21 jours passés...

Dans la foulée, j'accepte de commencer ce traitement intensif en même temps que la puce reprend l'école. Un traitement complexe de physiothérapie composé de six mains bienveillantes. Deux physios et une chiro qui travaillent en équipe sur mon cas. 

Je l'ai commencé mollo, en août, pensant que je n'aurais pas besoin de suspendre mes activités professionnelles durant ce traitement. Mais c'était sans compter sur le coté choc! Un traitement intensif qui ne peut durer trop longtemps de par son intensité mais qui doit révéler s'il y a possibilité (ou non) d'amélioration future...

Photo InstagramThe Shrine Circus
Bref, en ce contexte éprouvant, lorsque l'on m'a invitée à assister à un spectacle du Cirque des Shriners, ma cervelle en sérieux manque de fun a été bien contente. Donnez-moi-en du cirque, donnez-moi-en des clowns et de la fantaisie!

Comme j'ai prévu une virée montréalaise, cette invitation tombe à pic! C'est une belle activité pour équilibrer la marche de cette cause que je ne peux que soutenir puisque j'en suis...

Quoi de mieux qu'une dose de cirque pour se changer les idées noires? 

L'âme bohème que je suis, aime le cirque et ses artistes nomades, mais doit cependant avouer une certaine réticence à la partie animale du cirque traditionnel. 

Je trippe sur les acrobaties en tout genre (j'ai même pondu une acrobate qui me coupe régulièrement le souffle et pourrait bien finir dans un cirque!). Je sais qu'une dose clownesque fera du bien à notre trio familial. Mais j'ai une certaine résistance vis à vis des animaux de cirque. Je l'avoue. J'en discute avec la personne qui m'invite. Ses propos me rassurent. Je relativise. Et je me dis que cela pourra être l'occasion d'aller y voir de plus près! 

" L’édition 2014 présente de tous nouveaux numéros incluant l’année du Cheval spectaculaire avec les chevaux  Zerbini Liberty, les cavaliers acrobatiques Zamperla Zoppe Jiocké de même que des numéros de trapèze et de  voltige aérienne, du jonglage, de numéros d’équilibre d’épées, des numéros périlleux de perche, des numéros de comédie musicale, des acrobaties de haute voltige de bascule roumaine, des clowns classiques et plus encore." 

Je sais combien ma puce va capoter et j'espère ne pas trop lui donner d'idées! Et puis, je suis curieuse de voir une représentation de ce cirque ayant plus de 250 ans d'histoire! À suivre via Twitter, Instagram en temps réel...

À qui la chance?

De plus l'on m'offre la possibilité d'offrir des places aux lecteurs qui auraient aussi envie de se changer les idées moroses avec une petite dose de cirque. Alors histoire de se partager le fun, voici un petit concours express pour faire gagner des billets VIP pour une famille de 4 afin d'assister au spectacle de leur choix au Parc Drapeau à Montréal entre le 12 et le 21 septembre.

Les gagnants n'auront qu'à retirer leurs billets au guichet le jour choisi. Pour participer, rien de compliqué, juste à me laisser un petit mot dans les commentaires dans les prochaines 24 heures tout en n'oubliant pas d'enregistrer votre courriel afin que je puisse vous informer que le hasard vous a choisi. Le tirage aura lieu demain! #expressconcourscirqueShriners

Coupon rabais: Ceux qui achèteront leur billet en ligne peuvent utiliser le code promotionnel FUN et obtenir deux billets pour le prix d'un!

Rappelons que le Cirque des Shriners sera au Parc Jean Drapeau jusqu'au 21 septembre... 




vendredi, août 29, 2014

En rouge et vert...

Dans la rosée matinale, découvrir une coccinelle recroquevillée au cœur d'un tournesol naissant...

Sous le soleil matinal, l'horizon de la rentrée...


Et c'est parti pour une troisième année de primaire! Roule le temps sur ma peau. Deuxième cycle dans la hiérarchie de son école bucolique en bord de rivière. Il fait grand soleil en ce premier jour d'école.

Une école primaire qui est scindée en deux cette année. Avec la construction de la nouvelle école à l'orée du village qui se banlieusardise, le bassin d’élèves de la région est maintenant coupé en deux. L'école originale, en son joli cadre, ne débordera plus. Les enfants retrouvent de l'espace de vie et perdent des amis...

En entrant en troisième année, Miss Soleil change de bâtiment sur son "campus" de brousse. Tout d'abord, trouver son nom sur la chaîne accrochée à cet effet. Retrouver les copines qui ont survécu au couperet de l'école scindée. Écouter le discours de la nouvelle directrice en ayant des pensées nostalgiques pour Monsieur Kino, l'ancien directeur adoré de tous.

Découvrir la nouvelle maîtresse de la puce qui saute de joie car c'est bien celle qu'elle souhaitait. Un nouveau cycle s'enclenche. J'absorbe la vague d'émotions qui m'inonde de l'intérieur. Déchirée par une symphonie de sentiments partagés. Elle a passé l'été dans mes jupes (minus deux semaines de camp de jour).  Aujourd'hui je retrouve de l'espace individuel alors qu'elle retourne sur les bancs d’école...

L'accompagner à son rang, la regarder prendre son envol pour une autre année. Inspirer. À cet âge là, je trouve que ce n'est pas l'anniversaire qui donne un coup de vieux, c'est plutôt la rentrée qui marque l'enfance en cours. #grandir

vendredi, août 15, 2014

Un peu de télé et beaucoup de bugnes...

Depuis un long moment déjà Miss Soleil me tanne avec l'idée de faire de la télé.

Comme l'idée de courir les castings ne me tente pas et qu'en habitant en notre coin de brousse, les castings ne courent pas les rues, je laisse donc macérer son idée.

Que l'Univers se charge d'y répondre...

Sans compter que le monde de la télé est une jungle dans laquelle je ne suis guère à l'aise de l'envoyer. Et que le cœur de cette jungle est à Montréal.

Bref, quand l'univers se manifeste par l'opportunité d'un tournage pour une émission qui fait un topo sur une application mobile pour enfants CosmoCamp (conçue par une entreprise de Québec), je réponds présente.

Miss Soleil est fine prête pour l'expérience. Une expérience que je trouve pertinente et peu stressante pour elle. Je soutiens ses ambitions et je me plie à sa volonté. Selon mes conditions...

Tout comme j'ai soutenu son désir entrepreneurial qui m'a fait trimé aux fourneaux dimanche dernier...

Opération bugnes...

Faire une cinquantaine de bugnes lyonnaises pour les beaux yeux de ma puce qui voulait vendre de la limonade! Avoir ensuite l'idée folle de lui proposer de vendre des bugnes sur la plage d'été bondée. Quitte à vivre en un village de villégiature autant sucrer le bec des vacanciers! Ah la bonne idée la mère!

Puiser en mon potentiel pâtissier et mon ambition maternelle pour soutenir l'élan enfantin. Accompagner Miss Soleil et sa copine pour une opération bugnes sur sable. Il faut noter que lorsqu'elles disent en chœur:

-Bonjour, on vend des bugnes... 

C'était tout simplement craquant. Comme un tsunami de "cuteness" en pleine face! J'ai été surprise de voir combien de papas ont fondu comme neige au soleil! Ils sont beaux les papas québécois. Je les aime. Mais je m'égare...

Le bilan de l'opération a été positif. Vingt dollars de gagnés en vingt minutes. Les bugnes se sont vendues comme des petits pains! J'en ai profité pour faire un petit cours de gastronomie locale sur la tradition française de la bugne.

Pour l'hybride francophone que je suis, les bugnes possèdent ce goût inoubliable de l'enfance. À chaque fois que je croque dans une beigne, l'enfant en mon sang se lamente de ne pas croquer dans une bugne! Les rares manques que je ressens de mon enfance passée dans l'hexagone sont gustatifs. Même si les vieilles pierres me manquent parfois aussi...

 

Mais revenons à mes appétissantes bugnes, si dépaysantes, qui se sont faites dévorées dans le temps de le dire! Une expérience enrichissante pour l'enfance et fatiguante pour ma pomme brûlée sous la pleine lune. Le salaire maternel se récolte en un gros câlin nocturne et des mots qui  apaisent:

- Je t'aime Maman. T'es la meilleure maman du monde même si t'es sévère! 

C'est vrai que je suis sévère. Sévère mais juste. Sévère mais cool. Cette dernière combinaison étant la plus complexe à tenir. Je n'aime pas mon uniforme de maman gendarme mais je l'endosse pour la bonne cause.

Silence, action...

Enfin, heureusement qu'il n'y pas que la maman gendarme en ma peau! Et c'est ainsi qu'à désirer soutenir les élans de ma fille, je me retrouve à poireauter dans le studio Frima, avec d'autres parents, tandis que Miss Soleil tourne une scène pour l'émission Génération Inc qui sera diffusée durant l'automne sur Vtélé.



Ce faisant, je réalise combien il est facile de se lier d’amitié avec d'autres parents, en ce même bateau de patience sur lequel on vogue...

Après cinq heures sur le tournage de l'émission, je constate qu'être parent d'un enfant qui tourne c'est un peu comme se transformer en potiche de plateau. Potiche sympathique qui se fond dans le décor. J'ai trouvé le temps extra long et elle a trouvé que cela a passé trop vite!

 Enfin libérée du tournage, je suis fière de la voir heureuse de son coup. J'avoue qu'elle a assuré. Cela valait certainement le coup de m'ennuyer ferme tout en angoissant subtilement sur les articles qui attendent sur ma planche de travail...

Bilan de l'opération, je l'ai vu dépasser gêne et timidité pour profiter au mieux de l'expérience. J'ai réalisé que si je pouvais la conseiller avant et après. Le pendant était entièrement entre ses mains. Pendant, je devais me transformer en papier peint souriant. Veiller, rassurer et ne conseiller que lorsqu'elle venait vers moi pour me le demander. Le professionnalisme de l'équipe de tournage m'a aussi mise en confiance.

La Miss a adoré travailler avec le musicien pour concocter le petit jingle sur lequel elle chante et elle a bien aimé discuter avec le metteur en scène. Une expérience intéressante autant pour la fille que la mère!

Au couvent de la maternité... 

Depuis qu'elle est née, je suis une maman soumise. J'ai embrassé la maternité comme d'autres se convertissent. I guess it's my religion now. Being a Mom. Being Her Mom.

Dans l'Être Maman, tel que je le conçois, une certaine soumission se fait. Une soumission consciente à l'équilibre et au bien-être de son rejeton? Oh! Je sais que je vis en un monde qui applaudit les mères indignes et où je me retrouve comme une femme voilée au royaume des mini-jupes!

Mais c'est plus fort que moi. C'est viscéral. Comme une vocation céleste. Celle d'élever le futur qui est mien.

Il n'y a rien sur Terre qui me remplit plus le cœur que de voir ma fille épanouie, heureuse, bien dans ses chaussettes. Si pour cela je dois faire sacrifice de certaines de mes libertés féminines, qu'il en soit ainsi.

Je sais aussi que le jour viendra où elle sera femme. Mon devoir sera fait. Je serai vieille. Sûrement fripée. Et ce jour là je serai de nouveau libre comme l'air. Libre d'être femme à part entière. Sans le diktat de la mère...

À moins que je me sente arriver la vocation de grand-mère! Ahhhh! Pensée épeurée. J'espère qu'entre ces deux vocations, j'aurais quand même le temps de profiter de ces libertés féminines auxquelles j'adhère...

mardi, août 12, 2014

Avoir les oreilles aiguisées...

Sarah-M appelle Miss Soleil de bon matin afin de discuter de leurs habits du jour. Elles vont toutes les deux au même camp de jour cette semaine.

La conversation sur haut-parleur parvient à mes oreilles distraites.

Des oreilles qui deviennent indiscrètes quand la conversation dévie sur les bobettes. Après avoir décidé de s'habiller pareil, elles se questionnent bobettes, l'une dit:

- Imagine si on dit aux garçons qu'on a aussi les mêmes bobettes!

Les deux s'esclaffent alors que je m'interpose de loin.

- Wooooo, Woooo,  Wooo, on parle pas de ses bobettes aux garçons les filles! Les garçons ont pas besoin de savoir si vous avez les mêmes bobettes!

La conversation dévie alors sur les chaussettes qui seront manifestement de la même couleur. Je me dis, entre deux pensées qui dérivent, que mettre des limites fait vraiment partie du quotidien parental! Alors que cela papote à donf, les pères mettent le holà. L'un dit que cela suffit tandis que l'autre remarque qu'elles vont se voir dans trente minutes! #BFF #Enfance

L'homme vient ensuite me voir et me dire #WTF alors que je rigole, le rassure et lui raconte l'anecdote bobettes. Ben oui, tout est normal. Les amitiés de filles c'est intense. Et sa fille a pas fini de lui retourner le cerveau...

vendredi, août 08, 2014

Entre deux grains de sable et d'eau douce...

 

L'été se passe, à vitesse grand V, comme à son habitude. Quand on vit en nos latitudes nordiques, l'été a un petit goût de paradis. Un paradis éphémère qui nous redonne assez de pep pour passer au travers la longue saison d'hiver...

L'été, bien entamé, s'écoule en son sablier et l'on profite de ce lac auprès duquel l'on vit à l'année. Un lac si beau et serein qu'il attire les vacanciers urbains depuis plusieurs décennies. 
 

Mon village, entre lac et forêt, a une soixantaine d'année. Issu de la villégiature citadine, il est désormais habité à l'année par un bon millier de personnes. L'été, il explose pour dénombrer plus de cinq mille habitants. Et pas un touriste dans le lot! Juste les résidents des maisons secondaires. Des chalets, toujours plus grands et luxueux, qui attendent patiemment le retour des humains qui les animent.

Des humains habitués à la ville qui transportent son bruit en leur sillage. La majorité semble percevoir le lac comme un terrain de jeux où venir s'éclater au soleil. Et certains jours d'été, où la foule fait rage, mon paradis m'est infernal...

En ce lieu de villégiature où j'ai planté racines, une plage municipale vole la vedette. Durant les beaux jours d'été, elle est si star que ne marche pas qui veut sur son sable. Pour y avoir accès, il faut avoir une adresse de résidence au village et montrer patte blanche (sous la forme d'une carte qui change de couleur à chaque année). Des humains en uniformes montent la garde.

L'été, il y a de ces jours où je me sens bien envahie en mon petit coin de paradis. Entre la dictature de plage qui me rend rebelle et me fait me prendre le chou, au moins une fois par saison, avec le garde zélé de service, il y a le bruit généré par l'excès de bateaux sur le lac... 

Ces jours là, mon paradis devient celui des autres. De ceux qui l'exploitent sans penser plus loin que le petit bout de leur nez. 
 

Ces jours là, je m’exile en ce coin désert de la plage, où errent les sauvages comme moi, et je rumine en silence. Si on fait le compte, ces jours là sont rares sur une année. Mais les belles journées tropicales aussi! Et malheureusement les deux se conjuguent souvent en nos étés qui  passent si vite...

Ces jours là, mon regard s’accroche aux rares voiliers et canots qui font de la résistance aux bateaux à moteurs (toujours plus puissants et nombreux). Ces bateaux qui font des vagues pour que sautent toujours plus haut les amateurs de sensations fortes. Et je n'ose même pas parler des moto-marines tellement je les abhorre. 


Il y a toutes sortes d'embarcations à moteurs qui contribuent au vieillissement prématuré de ce grand lac que j'aime tant. Des embarcations qui font dériver ma cervelle qui bouillonne depuis plusieurs années...

Évidement, il arrive que je me retrouve à faire une ballade en bateau, avec des amis, au cours de l'été. J'en comprends le plaisir que chacun en tire. Mais à chaque fois que j'en ressens la sensation, les boucles au vent, celle-ci se mélange immédiatement avec une culpabilité de fond. Ceci dit, je ne refuse pas que ma puce s'amuse sur une "trippe" lorsque l'occasion se présente. Mais je lui explique quand même pourquoi les bateaux me peinent...


L'eutrophisation du lac, tout le monde s'en fout. Tant que le plaisir présent est là, tant que l'on peut s'éclater entre reflets bleutés d'eau douce et soleil éclatant, who f... cares

Ces jours là, où ma cervelle déraille, j'imagine le temps où les blancs n'avaient pas découvert ce lac. À l'époque où seul son nom indien en faisait la dénomination. Ce temps disparu où les tribus indiennes en profitaient tout en le respectant (et en pensant au présent des sept générations à venir). Ces jours là, j'ai mal pour ces ancêtres qui ne sont pas les miens...

En bonne sauvage que je suis, je connais les habitudes estivales des vacanciers, je sais les heures où aller inspirer le lac sans trop être dérangée. Et puis, il y a cette culture du coucher de soleil que j'affectionne. Une culture underground, si j'en crois le petit nombre qui la pratique sur le sable de la plage...


Les dimanches de lac bondé sont ma hantise estivale, si j'ai à aller au lac, parce-qu'il fait vraiment trop beau, où que l'on a des amis en visite, je cultive ma tolérance tout en ruminant mon désespoir humain. 

Je ne suis qu'une toute petite goutte en l'océan qui fait l'humanité. La seule chose que je peux faire, c'est être ce que je suis. Et élever mon enfant avec une certaine connaissance de la nage à contre courant. Ma fille, à l'enfance que je dore en ce petit coin de lac. Une fillette qui pousse aussi vite que passent les étés...


Depuis la mi-juin, Miss Soleil a perdu 5 dents dont trois molaires, elle grandit. Elle apprend, comprend, évolue. Ce faisant, je suis son rythme, j'apprends, je comprends et j’évolue. Cet été, elle aura passé trois semaines au camp, deux en voyage de presse et le reste en mes jupes. Alors que l'on profite de la plage, relativement tranquille, je regarde accoster un ponton. Et je réalise combien les pontons me rassurent...

En fait, le ponton de lac est le bateau qui me tape le moins sur le système. Le plus silencieux, le moins rapide et le plus confortable pour voguer sur l'eau. S'il n'y avait sur l'eau que des voiliers, des canots et des pontons, l'ambiance seraient bien différente en ces jours bondés d'humanité.

Le ponton, c'est aussi le plus pépé des bateaux.  Mais bon on peut pas tout avoir! 

Manifestement, de nos jours, il est difficile d'être cool sans abimer le lac. Bref, si jamais un jour, je devais avoir un bateau à moteur pour aller voguer sur le lac, ce serait un ponton. Un ponton funky!

Alors que j'en partage la réflexion avec ma puce, elle  me dit:

- T'en fais pas Maman quand tu seras grand-mère t'auras un ponton!

Ouais, quand même pas hâte à être grand-mère! Et la question suivante est de celles qui tuent sa mère...

- Maman je sais que le pipi sort pas par la bille alors à quoi ça sert une bille?



vendredi, juillet 25, 2014

La fois où j'ai rencontré un crapaud...

Cette semaine,j'ai poussé le pire hurlement de ma vie. Un cri primal qui a fait sursauter tout le quartier....

En transplantant un tournesol, alors que je remue la terre pour l'enterrer, j'aperçois une espèce de "balloune" bizarre entre deux bêchages. Curieuse, je prends le truc dans ma main. Un truc préhistorique qui, d'un coup me regarde, et fait "couac"! 

S'en vient le hurlement de la mort. Prise par surprise, le temps de lâcher le truc dans la terre et de m'en remettre, j''hurle pendant au moins une minute en continu, par vagues de terreur. Hystérique. Assez pour qu'une voisine, homme et enfant se rameutent. 


Pour ensuite rire comme une folle de ma connerie. Et faire rire la galerie. Ce crapaud m'a donné la peur de ma vie! Les voisins se sont bien marrés, ils en parlent encore quelques jours plus tard...

Tétanisé par mon cri, sûrement aussi terrorisé, le crapaud n'a plus bougé pendant plusieurs minutes. Assez longtemps pour que je puisse le mitrailler de mon objectif et lui croquer le portrait.


Il a fini par retourner chez lui, dans les briques qui bordent ma plate-bande. Et c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Jean-Paul, le crapaud qui a décidé de prendre demeure dans mon jardin cet été!