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jeudi, janvier 21, 2010

Brève nocturne

Elle peut désormais penser à lui sans ressentir ces sentiments qu'elle a enseveli au fond de son sang. Elle n'a pas pensé à lui depuis longtemps. Au fil des années, il s'estompe de sa mémoire. Peut-être pas totalement de son coeur, mais de sa mémoire, quasiment...

Elle pose sa tête sur l'oreiller. Ferme les yeux. Passe du conscient à l'inconscient. En un univers surréaliste elle évolue. Elle se perd en ces univers sans queue ni tête où les rêves deviennent aventures. D'un coup, elle se retrouve en un gratte-ciel géant. Dans un lounge chic avec une vue imprenable sur une incroyable cité, elle se retourne et le retrouve. Face à face muet. Il lui sourit. Il avance. Son regard plongé dans le sien, elle recule. Jeu de chat et de souris. Elle trouve un ascenseur. Appuie sur le bouton. Il lui parle. Il s'approche. Elle reste de marbre. Refusant ces émotions qui la submergent. Les portes s'ouvrent.

Elle recule dans la cabine. Il s'y glisse juste avant que les portes ne se referment. 85ième étage. Elle se tait. Il lui tend la main. Elle l'ignore. Elle regarde alors défiler les étages à une vitesse folle. Elle sent le vide qui l'aspire. La cabine d'ascenseur tombe comme une masse que plus rien ne retient. Elle sait que c'est la fin. Elle se résigne. Il lui ouvre les bras. Elle s'y réfugie. Reconnait sa chaleur d'antan. Trois secondes plus tard, la cabine s'écrase violemment. Perdue dans les nuages, elle voit tressailler le gratte-ciel sous le choc. Elle se réveille d'un coup avec une drôle d'humeur au fond du coeur...

Aventure nocturne

lundi, avril 27, 2009

Menaces de Morphée

Il y a ces nuits sans rêve et il y a les autres. Celles qui sont remplies d'aventures et d'émotions complexes. Celles qui font voyager en ces endroits plus ou moins lointains de nos inconscients. Les rêves nous façonnent l'esprit endormi. Certains sont merveilleux et offrent au réveil une agréable saveur. D'autres ne font que troubler l'âme. Nourris de sensations et d'informations diverses, ils perturbent le sommeil. Cette nuit, j'ai rêvé de pandémie...

Ou plutôt j'ai cauchemardé. Emportée en une ambiance morbide de parano collective. Avec pour seule mission celle de survivre en cet univers dangereux où cracher à face de l'autre pouvait entrainer la mort. Protéger ses proches du pire. La peur collée au ventre. L'impuissance et la rage "pognée" au coin du cœur. Avec le petit matin qui se fond en une journée grise, le cauchemar se dissout en mes idées. Non, je n'ai pas peur. Enfin si, cela me fait peur! Ce cauchemar ne devient-il pas une réalité en cette contrée pas si éloignée. Je refuse de trop y penser. Mais comment ne pas s'inquiéter de la tournure du monde par les temps qui nous courent sur la peau?

Menaces de Morphée

lundi, octobre 15, 2007

...

Je rentre dans la chambre anonyme. Tout de suite, le malaise, où est ma fille? Elle était là? Lorsque je suis descendue pour faire une course que j’ai déjà oubliée, elle était là, elle dormait sagement. Je fouille le lit vide. Je hurle le nom de son père qui apparaît comme par magie à mes cotés. La malaise m’emporte, je bafouille, je gargouille, une folie s’empare de moi. Où est ma fille? Qui a osé me prendre ma fille? Je tourne en rond. Je coure dans les escaliers. Je sens la raison me quitter. J’accroche un concierge, des clients, n'importe qui l'a peut-être aperçue? Dans ma tête, une ébullition de scénarios, de remords et d’incompréhension m’emporte la raison. Je me sens glisser, je deviens folle. Je le sens dans mes nerfs qui s'affaiblissent plus vite que mon ombre. Ma fille, je veux ma fille. Rendez-moi ma fille. Tout de suite. Je dois retrouver ma fille. Je remonte en courant dans la chambre. Ma tête est remplie de la vision de son visage, des visions d'elle qui défilent en moi, la texture de sa présence tapisse mes pensées retournées. Elle n’est toujours pas là. Mais comment cela? Elle doit être là. Elle était là il y a à peine heure. Ma fille. Je veux ma fille. Une lamentation intérieure me liquéfie le coeur. Non, ce n’est pas possible…

J’ouvre les yeux. J’ai besoin de quelques secondes pour comprendre que je suis bien dans mon lit. Tout ceci n’était qu’une illusion, une méchante illusion. Je sens mon cœur battre la chamade. L'homme se colle contre ma peau. Je suis dans mon lit. Le réveil n’a pas sonné. L’homme se réveille aussi. Je me sens encore toute fragile. Il se rend compte qu’il a oublié de mettre le réveil. 8 heures!!! Le retard nous bouscule. Et la petite? Pourquoi elle dort encore? Une irrationnelle peur m'enserre les entrailles. Je me lève d’un saut pour aller ouvrir la porte de sa chambre. Elle est là, endormie, sagement. Enfin le cauchemar s’apaise. Ce n’était qu’une méchante illusion. Ma fille est là. Elle se retourne, elle ouvre ses grands yeux bleus et grommelle. Je la prends dans mes bras, je la serre un peu plus fort que les autres matins. Sa petite peau toute douce est si fraîche. Je monte le chauffage de sa chambre. On est bien en retard. Elle grignote quelques céréales tandis que je l’habille et que je prépare son sac. L'homme est prêt. Je suis si heureuse de la savoir bien là que pour une fois, je n’ai pas le cœur dans les talons de la voir partir chez Manon.

Je fais quand même une prière silencieuse pour qu’il ne lui arrive rien pendant ces heures où je ne la surveillerai point. Je trimballe cette angoisse jaillit de la nuit dans le jour gris qui se lève. Je me rappelle que j’ai confiance en Manon. Je pense à ces petites filles, Maddie, Cedrika, et à tous ces enfants dont l’on n’entend pas parler. Je pense à ces mamans sans leur enfant. Je crois que cela doit certainement être l’une des pires choses au monde que de perdre son enfant. Mais le perdre dans le mystère, dans l’incompréhension totale doit réellement être l'un des pires tourment. Je pense à la petite Maddie disparue au Portugal. Je réalise que mon songe s’ajustait un peu à son scénario de disparition. J'ai dû trop lire d'articles sur le sujet! Lorsque le cauchemar devient réalité. J’ai quand même du mal à croire que cela soit ses parents qui l’aient tuée. Et la petite Cédrika, ce matin je crois percevoir un soupçon d’horreur, un soupçon de ce que doivent vivre ses parents au quotidien depuis des semaines. Cette petite fille dont on a perdu la trace mais dont le visage est placardé sur les murs et vitrines de toute la province.

Cette même image de petite fille disparue, ces mêmes affiches qui hantent le passant semaines après semaines. Je l’avoue souvent je détourne mon regard pour effleurer cette affiche sans la voir. Cette petite fille souriante me fait presque peur, derrière elle, invisible, se cache un monstre d'esprit et de chair. Sans compter toute la peine et la tristesse qui l’entoure et qui me font mal. Et puis j'ai peur pour nous, peur pour la mienne. Le visage de Cédrika est désormais bien ancré dans ma mémoire. Je crois bien que je la reconnaîtrai si je la voyais mais je doute fort de la voir, alors, égoïstement, je détourne le regard. Cette affiche est le symbole d’un cauchemar devenu réel. Je suis sure que c’est le cauchemar de tous les parents qui chérissent leurs enfants...

C’est une réalité qui ne devrait jamais arriver, à personne, mais sur Terre l'enfer et le paradis se côtoient en un étrange équilibre. C'est une réalité qui me terrifie. Si j’écoutais cette frayeur, je crois bien que j’arrêterais net de parler ici de ma fille, de partager ses mimiques, ses sourires. Est-ce que ce coin virtuel pourrait être la cible d’un prédateur? Suis-je totalement inconsciente de partager tout cet amour que je ressens pour elle en ce lieu public? J'aime l'idée qu'elle puisse enjoliver le présent d'autrui tout comme elle enjolive le mien. Suis-je imprudente?

Perdre son enfant sans rien y comprendre. C’est une réalité qui fait envisager le pire. Un évènement qui fait concevoir le pire de notre humanité. Mais n’est-ce pas le meilleur qui nous fait avancer ? Si l’on se laisse envahir par le pire, l’on se meurt. N’est-ce pas le meilleur qui donne la force de vivre dans un monde où le pire est horreur? Je prie le ciel de protéger ma fille en particulier mais aussi tous ces enfants de part le monde qui nous offrent le meilleur de ce que l’humanité possède d’innocence et de pureté…

Entre deux états.

mardi, mai 01, 2007

Du rêve à la réalité...

Je suis quelque part sur Terre, en vacances, il y a l’océan à deux pas. C’est évident que je rêve mais je n’y pense pas. J’ai entre les mains un superbe appareil photo que je maîtrise sans effort. L’humeur est légère. Je m’amuse à prendre en photo la pleine lune qui se détache sur le bleu du ciel. Dans mon objectif la lune est énorme, tout à coup, il me semble qu’elle tombe, je continue d’appuyer sur la détente tout en m’exclamant :

- La lune bouge!!!

Personne ne fait attention à moi. Je continue de prendre en photo la lune qui part à la dérive. Un terrible sentiment s’empare de moi lorsque je la vois se diriger vers le soleil. Je crie :

- La lune est devenue folle!!!

Avec une impression de ralenti, je regarde en version zoom la lune prendre une étrange direction, comme pour entrer en collision avec le soleil. Des sueurs froides perlent dans mon esprit. Et d’un coup, badaboom! Elle se fracasse contre le soleil qui éclate. Maintenant tout le monde regarde le ciel. Ma fille dans mon giron, mon homme dans mon champ de vision, je me lance à terre. Mon cœur est rempli d’une frayeur monumentale. Je me rappelle que je rêve. La destruction me passe sur la peau sans me blesser. Je me relève, ma fille accrochée à ma hanche. Je me rapproche de l’homme éberlué. C’est la panique. Il fait nuit noire. Dans ma tête des milliers de scénario de survie défilent en quelques secondes. Je pense à cette nouvelle planète que l’on a récemment découvert, tout n’est peut-être pas perdu…

Je me réveille avec la gorge serrée et cette impression d’apocalypse dans le cœur. Je raisonne mes frayeurs. La vision du soleil qui explose me poursuit inlassablement. J’en parle à Juan qui ne fait pas trop attention à mes pérégrinations matinales. L’enfant déjeune sans se préoccuper de ma pomme brouillée.

J’entraîne l’homme dans mes réflexions spatiales. C’est quand même une sacrée révélation que la découverte de cette nouvelle planète, supposément habitable, située dans une autre galaxie. Il m’explique l’incroyable distance qui nous en sépare. Je suis ignare aux chiffres. Il s’en amuse. Je réalise quand même que l’on n’est pas prêt de s’y rendre! J'en reviens à mon histoire de lune qui éclate le soleil. Que ferait la Terre sans lune ni soleil? Autour de quoi graviterait-elle? Lily-Soleil nous écoute attentivement. Je grommelle mes récriminations habituelles sur la station internationale et la connerie de Bush qui dépense des milliards à faire la guerre! Je conclus entre deux bouchées:

- Enfin, vu le niveau global de sagesse humaine, c’est peut-être mieux pour les étoiles. J’ose pas imaginer la destruction et pollution que l’on pourrait engendrer ailleurs. Sans compter tous les dangers que l’on peut même pas imaginer. Finalement c’est peut-être pour le mieux…

Malgré tout je ne peux m’empêcher de fantasmer sur l’exploration interstellaire. Que d’aventures et de découvertes vivrait l’humanité capable de se balader de galaxies en galaxies! Rien qu’à effleurer le sujet mon imagination s’emballe. Cependant je crois que j’ai trop de science-fiction dans la tête, il faudrait que cela sorte…

GouttesCocci

Hier soir j’ai passé un coup de fil à Manon, future gardienne. Mon ton était amical, nous avons convenu d’une rencontre pour mettre au point les derniers détails. J’ai raccroché, le regard humide, juste avant que mon angoisse ne soit perceptible dans ma voix. Juan me félicite. J’ai la nausée. Je m’assois. Il me parle gentiment. Il me rassure. Je bataille cette nausée qui insiste. Les larmes aux yeux, j’ai du plomb dans les entrailles, je respire profondément. C’est à peine si je comprends ces émotions que je m’attelle à maîtriser. Après tout, il y a tant des femmes, ma belle-sœur comprise, qui trouvent une gardienne avant même d’accoucher! Suis-je donc une extra-terrestre pour me sentir si différente?

Un pas à la fois. Je ne vais l’envoyer qu’une journée par semaine, ce n’est pas comme si je l’abandonnais! L’attachement que je ressens pour elle est incommensurable. Ma raison cajole mon cœur en vrille. J’ai maintes peurs. Compréhensif, l’homme me rappelle que j’ai aussi le devoir d’exister individuellement, d’avoir une journée à moi, pour me permettre de retrouver le fil de mes choses. Je le comprends mais j’ai bien du mal à l’assimiler. Je sais qu’il est bon pour l’enfant de socialiser avec d’autres (enfin ce n’est pas pour rien que je connais toutes les gamines du voisinage non plus!). Je sais que je dois recommencer à écrire plus sérieusement. Je sais que je dois reprendre les fils de la traduction pour aider à relever les finances de la maisonnée. Je sais…

La matinée s’ensoleille. Quelques nuages laiteux sur un ciel bleu, un air frais, pur, le lac m’appelle. M’zelle Soleil s’habille avec entrain. Chanelle sur nos pattes, nous prenons le chemin de la plage déserte. Le village est silencieux, en route, nous rencontrons un voisin qui nous salue et une connaissance qui nous fait signe de la main. L’on arrive au lac. Les derniers jours de pluie ont bien entamé l’épaisse couche de glace qui se morcelle inexorablement. Le vent souffle vigoureusement, il fait encore froid mais cela ne nous empêche pas de profiter du magnifique paysage qui s’étale sous nos pieds.

M’zelle Soleil s’amuse à mettre du sable dans l’eau. Elle s’aventure sur une plaque de glace qui craque. Je l’attrape par le collet pour la ramener sur le plancher des vaches. Chanelle patauge entre les îlots qui parsèment la surface liquide, elle semble chercher quelque chose, elle croque des morceaux de glace. Je respire à pleins poumons cet air qui me vivifie. Une petite heure plus tard, je rassemble ma troupe sur le chemin du retour. Nous rencontrons un inconnu qui nous demande si le lac a fondu. Sans m’arrêter, je lui réponds qu’on en est proche. Sourires complices. L’enfant est repu de plein air, le chien est comblé de liberté, entre lac et forêt, la vie peut être bien douce…

Chanelle-entre-les-glaces 1-mai

Rêve et réalité

jeudi, mars 22, 2007

Brève de comptoir

Après une excursion nocturne en un palace de glace, je me suis couchée au chaud dans mon lit et j’ai rêvé d'aventures torrides à Miami…

Brève de comptoir.

mercredi, juillet 30, 2003

Les rêves Lucides...

L'expérience du rêve se présente selon trois modalités que n'importe quel rêveur peut aisément reconnaître : son contenu (ce qui y est objet de description, ce qui s'y passe), la façon dont ce contenu se manifeste (et qui du point de vue du rêveur est avant tout une perception ) et la conscience dont il y fait preuve (et qui lui permet de se distinguer de son environnement onirique).

Voici plusieurs sites sur ce sujet qui me fascine depuis longtemps. Sujet vaste et complexe mais si bon pour l’imagination !

Le nouvel observateur s'y est arrêté en février dernier, les scientifiques s'y penchent, des intellectuels écrivent des thèses sur le sujet, et le bouddhisme pratique les rêves lucides depuis la nuit des temps…

Je suis novice, mais je pratique...
Quand j’y pense, je prends la peine de me rappeler de mes rêves et j'essaie une fois dedans de réaliser que je rêve! Plus on se rappelle, moins ils se perdent, et plus l’expérience devient intriguante et bien souvent divertissante…

Mon meilleur souvenir de rêve lucide : Atterrir en R5 sur le dos d’un Boeing 747 en plein vol et en plein ciel, of course !

Rêve apocalyptique au pays de mes aïeux…

À force de trop dormir, je fais des rêves bien étranges. Celui de la nuit passée, il me semble l’avoir déjà fait, un peu comme un film que j’aurais déjà vu et que je reconnaissais en le regardant, bien que là j’avais plus l’impression de le vivre !!!

Un rêve fort à vivre mais qui s’estompe dès les lueurs du réveil enclenchées, un rêve que j’avais la première fois oublié…

Alors je vais essayer de noter là ce que je peux me rappeler, je ne veux plus faire ce rêve, trop d’aventures, trop de courses, trop fatiguant, trop éprouvant...

Si j’arrive à le garder en mémoire, ou il s’évaporera, ou la prochaine fois, je pourrais embarquer dans un rêve lucide et contrôler son débit plutôt que de m’y noyer…

Début de l'aventure: Je prends l’avion pour aller en France mais j’atterris dans un monde pas ordinaire, en France oui, mais pas dans le bon temps! J'ai fait un saut dans le futur assez effrayant...

Tout de suite, j’ai des amis qui m’attendent dont Juan et qui m’expliquent la situation que je ne comprends pas tout de suite, mais que je dois capter bien vite! Une fois qu’il faut échapper aux bêtes semi-hommes bizarres qui peuvent sentir mon humanité et me bouffer pour leur dîner, pas le choix d'assimiler le concept !

Se cacher dans les hôtels à moitié détruits d'un Paris décadent et horrible. Toujours à deux doigts de se faire attraper par ces horreurs à mes trousses. La ville semble pulluler de ces êtres nauséabonds...

Ce rêve de futur peu glorieux où après avoir dévasté la terre les humains vivent misérablement dans les ruines de cette société mécanique et technologique qui s’autodétruisit d'elle-même. C'est pas facile à suivre comme réalité. Les destructions engendrées donnèrent lieu à des transformations humaines si étranges, que les hommes ne sont plus hommes mais mutants et ces mutants qui ressemblent à des hommes mais ont la capacité de se transformer en bêtes immondes, font la chasse à ceux qui n'ont pas été affectés par le phénomène. Les mutants chassent les humains restés pur pour les éradiquer et construirent leur nouvelle société pas affriolante…

Vu que je viens du passé et qu'il n'y a pas moins affecté que moi, je suis une proie de choix! Moi, qui tombe là dedans par hasard, qui vient de notre présent, et qui me retrouve en plein futur incontrôlable, avec des espèces de fous qui me pourchassent parce-que je suis humaine et non mutante. Mes amis sur place, ont des amis qui habitent des petits villages de pierres, qui vivent comme au moyen-âge au milieu des ruines de notre technologie et qui s’interrogent sur le comment et le pourquoi ! Comment a-t-on pu être aussi con ? Ils regardent les images du passé dans les livres épargnés, ils s’interrogent…

Je pense que c’est de leur faute si je suis là, dans ce monde qui n’est pas le mien, ils m’ont attiré là pour avoir des réponses ! Ils s’extasient sur toutes ces choses qui n’existent plus et moi je capote quand même un peu d’être là !!!

Dans certaines grandes villes, quelques vestiges technologiques qui marchent encore mais qui sont contrôlés par cette armée de mutants qui se transforment en monstres puants à leurs guises et qui en plus sont des carnivores, histoire que le tableau soit bien effrayant…

C'est une sensation très étrange que de se promener là au milieu! Je vois encore clairement ces bâtiments usés par le temps et les combats. Une jeune fille s'accroche à ma route, elle veut que je lui apprenne à conduire les rares automobiles qui restent inertes sur les bas-cotés des routes et que les mutants sont en mesure de faire marcher! Et voilà le rêve qui prend des allures de courses folles sur des routes pleines d'obstacles! On en finit jamais de courir ou de se sauver avec ce maudit rêve...

Je finis par me rappeler que je rêve en plein milieu du rêve (c'est pas clair? C'est normal c'est un rêve!), le phénomène lucide embarque mais le rêve est trop fort pour que je puisse en prendre le contrôle. Tout ce qui est dans mes moyens présents c'est d'éviter de me faire attraper et rôtir! Dés que le moment de ma capture est proche, la lucidité me permet de sauter à un autre plan et pouf, c'est reparti pour un tour et je suis saine et sauve...

J'essaie de comprendre comment ils ont pu en arriver là, comment j'ai pu me retrouver là, plus j'y pense et plus je prends contrôle du rêve, mais avant de tout comprendre, je finis par me réveiller la tête pleine d'images de villes en ruines, de grand-mère éplorées, d'enfants qui hurlent avant de se transformer en bête, de nature dévastée et d'hommes monstrueux...

Sans être un cauchemar, je ne suis pas morte, je n’ai même pas été blessée, et je me suis fait de nouveaux amis quand même cool mais bon, c’était loin d’être un beau rêve paisible !

Dreaming can fiercely rock your inside world!

Mais celui là, je m’en passerais à l’avenir, trop cruel à mon goût, pauvre Terre, pauvres gens, pauvre de moi qui rêve à de telles horreurs !!!

Espérons que le fait de mettre en mots ce rêve, pas rapport avec la vie, le fera fuir loin! Et que mon prochain rêve palpitant sera au soleil des tropiques sur une plage où je serais entourée de bellâtres...

Quelques images du peintre Balias qui me rappellent l'ambiance de ce rêve qui s'efface déjà dans la réalité de cette journée...



Il est bien compliqué de mettre en mots un rêve diffus et complexe, mais le sortir de mon crâne me fait du bien, même si le rythme des mots est trés saccadé, désolée pour le lecteur qui s'y perdrait. Ce post est, je dirais, essentiellement pour moi et ma mémoire...