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lundi, novembre 30, 2015

Le mois dernier a filé sans que mes mots ne l’attrapent. Revenir de Jamaïque juste à temps pour Halloween. Après cette date arrive bien vite la fête d’anniversaire de la Miss. Une décennie pour la puce. De quoi me retourner un coin de cervelle...

On ajoute à cela une gastro enfantine, des journées pédagogiques et des journées de gréve, on assaisonne  d'ennuis de santé de fond avec lesquels il faut apprendre à vivre et pouf! Un mois est passé!

Un mois durant lequel j'ai réalisé le contrecoup mental de ma chirurgie estivale et où le froid commence à bien pincer la peau. La bonne nouvelle est que la neige tarde à tomber et que ça me plait! Je n'ai aucun doute qu'elle sera présente à Noël et cela sera parfait.

En ce tourbillon de quotidien, la Miss s’entraîne à une compétition organisée par son club de Gym et les parents que nous sommes passons nos fins de semaine à courir à droite et à gauche. Ce qui nous fait découvrir des endroits que l'on connaissait peu et nous permet de passer un peu de temps de couple durant ses cours.

C'est ainsi que l'on est tombé, un peu par hasard, sur le marché de Noël d'antan de Cap Santé. Un peu aussi par Instagram où j'y ai vu passer des idées de ce marché qui ont piqué ma curiosité.

De quoi ravir la puce qui sent déjà l'esprit de Noël la traverser. Une puce qui nous entraîne en son sillon d'enfance. On lui fait la surprise après qu'elle ait passée quatre heures à faire de la gymnastique. Et nous voilà partis à la découverte de ce marché de Noël qui colore la nuit...


Au fil des artisans, on déniche une décoration de saison, un cœur rustique en bois sculpté qui agrémentera le sapin à venir.

La puce flatte un alpaga et s'amuse à le nourrir alors que je me gave le regard des couleurs multicolores qui me font un peu oublier combien le frette est de retour...


On fait le tour des expositions d'artisanat (l'occasion parfaite de se réchauffer) et on découvre l'exposition des crèches où l'on apprend que dans les années 50, la mode était au bébé Jésus fait en cire. On apprend aussi que l'église, joliment illuminée, est l'une des plus anciennes de la région.


On goûte à la saveur du réduit d'érable qui fait une sorte d'eau sucrée chaude. On teste une boisson pétillante d'argousier et du sel de sésame. On flanche pour un cornet de chips fait maison et on ne peut résister à un cornet de mini beignes avant de reprendre la route!


Noël à l'horizon...

dimanche, décembre 28, 2014


Mot barbare en pleine action...

samedi, décembre 27, 2014


Noël sous la pluie et une température qui dépasse zéro, c'est bizarre. Troublant. Mélancolique. Lorsque la seule famille que l'on a est celle que l'on se construit, on se divertit les idées entre amis.

On vadrouille d'un foyer à l'autre. On se fait adopter par d'autres familles qui nous enrobent de leur chaleur humaine. Les jours passent. La température ne redescend pas. On cocoone au coin du sapin.

Et même s'il fait encore blanc en notre brousse de lac, on se surprend quand même à espérer voir tomber quelques flocons. Les jours passent toujours trop vite...

En ce temps des fêtes, j'adopte Songza pour habiller l'ambiance musicale de ces heures que l'on tisse à trois. Ainsi se construit ces traditions de Noël qui fondent l'histoire de notre trio familial...

 Top 3 Songza Noël 

- Santa's got style: Hip Christmas Hits
- Blue Christmas and a Funky New Year
- Christmas Siren

La lala lalala

dimanche, décembre 21, 2014


Après un automne difficile, j'ai vu Noël arriver avec une certaine appréhension.

Mais c'est avec plaisir que j'ai accepté l'invitation #DéfiWalmart. L'idée étant d'illuminer la maison avec un budget de 100$ en leur nouvelle campagne intitulée #Noëlréussi.

De quoi aider mes idées égarées à retrouver ce chemin où  se découvre la magie des fêtes.

Comme à notre habitude, nous avons relevé le défi en mode mère/fille. Portée par l'enthousiasme de Miss Soleil, j'ai commencé à sentir vibrer la magie de Noël en mes sens. Et c'est parti pour un tour de magasin!



Impossible de ne pas s'arrêter devant une rangée de poupées Monster High. C'est la fureur à l'école. Coté parental, c'est spécial. De quoi écrire un roman en soi. Une autre fois...

Impossible non plus de ne pas s'arrêter au rayon des peluches chantantes. Après les pauses obligées, on file dans le coin des lumières. Je déniche mon bonheur avec une guirlande d'ampoules LED qui changent de couleur. De la luminothérapie en boite, j'adore!

Miss Soleil a l'esprit de Noël qui décolle. Elle visualise des décors et me les explique en couleurs. Elle a aussi terriblement envie d'un sapin blanc qu'elle croise en chemin. Nos idées vagabondent.

Ce sapin fait exploser le budget avec éclat. Elle s'exclame :"Mais Maman pourquoi on a juste 100$ et pas 1000$! Ce serait plus facile!"


Et c'est là où le fun devient éducatif. Car dans la vie on a pas toujours ce que l'on veut! Avec un budget précis, il faut compter et calculer. Contrôler ses envies et faire des choix éclairés. Pas toujours facile la vie! Mais non seulement il n'y a aucun caprice à l'horizon, sa raison me rend toute fière. Ma puce grandit.

Elle se prend au jeu et ne manque pas d'additionner tous les objets que l'on dépose en notre caddie. C'est une excellence façon d'éduquer l'enfance qui n'a guère conscience de combien elle apprend entre deux allées!

On décide de sélectionner nos coups de coeur en priorité. Je tombe sous le charme d'un renne hip et Miss Soleil craque sur un bas de Noël rehaussé de fausse fourrure léopard! À chacun ses goûts et ses couleurs...

On embarque avec nous un adorable petit casse-noisette doré, des cannes de Noël lumineuses (à tout petit prix) pour le balcon, mais même si les prix sont raisonnables, les chiffres se font de plus en plus gros. Impossible de ne pas dépasser le budget alloué. Que faire?

Miss Soleil décide qu'elle ajoutera les 40$ qu'il lui reste de l'argent reçu à sa fête. Elle choisit avec minutie les articles qu'elle paiera de sa poche et c'est déjà le temps d'aller à la caisse...


Au final, on repart avec de quoi illuminer notre balcon et décorer nos fenêtres. En plus de nos coups de coeurs respectifs, on a déniché plusieurs babioles qui s'ajoutent aux décorations que l'on collectionne année après année. Satisfaction conjuguée de mère et fille complices.

Si on avait pas été taxées à la caisse, on aurait même réussi le défi avec un sous-total de 99$ (avant taxes)! Un gros merci à toute l'équipe de Walmart Québec pour cette belle occasion d'amuser l'enfance... tout en lui apprenant ces petites choses de la vie. Sans oublier les chocolats!

De quoi sourire à l'idée d'un Noël réussi. Nous voilà prêtes à capturer la magie des fêtes!


À noter que j'adore notre nouvelle guirlande de lumières LED extérieure. Ses ampoules alternent les teintes avec douceur. Cela en devient une symphonie de couleurs dans laquelle mon esprit se perd avec délice.

Elle remplace joliment celle des saison passées, composée d'une multitude de cannes de Noël, qui s'est éteinte l'année dernière. Les nouvelles cannes, dénichées dans le rayon des décorations extérieures, rappellent ces saisons effacées avec le temps. C'est concept!

En vous souhaitant une joyeuse période des fêtes. Que ce Noël 2014 vous soit doux et lumineux!


Défi Noël (à Walmart)....

samedi, janvier 11, 2014



Durant ces dernières fêtes, j'ai pris le parti de capturer la magie de Noël plutôt que de piéger des lutins. Enfin cela n'a pas empêché un lutin de venir squatter mon sapin avant de filer rejoindre le Père-Noël! 

L'esprit de Noël, à mon sens, est enrobé d'amour, de bonté, de générosité et de gentillesse. Il représente ces valeurs humaines qui me tiennent tant à cœur...

Avant d'aller voir le Père-Noël à la vraie barbe blanche, Miss Soleil ne m'avait que peu parlé de l'idée de capturer un lutin. Une idée accrochée dans la cour d'école. Quelques allusions par-ci par-là mais rien de sérieux. Et puis voilà pas que le Père-Noël à la vraie barbe blanche a eu l'idée farfelue d'en parler! 

Comme nous y sommes allés avec nos amis qui en avaient capturé un, je savais que rendu là j'étais foutue! Pour me rassurer mon amie Dine me dit: "Ben on aura juste à emmener le nôtre quand on viendra dormir chez vous!"

Les jours qui ont suivi, la question des lutins est apparue avec l'heure du coucher. Tout en essayant d'évader la question je me suis dit que la puce verrait sûrement son souhait exaucé et que c'était aussi ça la magie de Noël. Le 23 décembre, un lutin squatteur est venu se balancer à mon lustre de cuisine pour le grand bonheur de ma Miss!


La petite fille aux allumettes

Même si j'ai la quarantaine, je crois encore au Père-Noël. Enfin je crois surtout en la magie de Noël. Et cette année, avec les tempêtes à répétition, il a été facile de se laisser imprégner par l'esprit de Noël entre deux flocons!

J'aime Noël et sa magie des fêtes. J'aime l'idée de décorer et d'illuminer des arbres! J'aime les lumières multicolores qui viennent égayer mon paysage en noir et blanc. J'aime Noël et en même temps il me peine. Il peut mettre mon cœur en joie autant qu'il peut le faire saigner.


Impossible à Noël de ne pas remuer ces vieilles blessures familiales qui font que je n'ai ni père ni mère. La vie est drôlement faite et parfois il ne suffit pas d'avoir des parents vivants pour ne pas se sentir orpheline. Je n'ai que peu de liens familiaux si ce n'est ceux que j'ai tissé avec mon homme et ma fille. Enfin sans oublier ma famille de cœur composée de ces amis qui me sont chers.

Longtemps, j'ai eu comme conte fétiche, à cette période de l'année, la petite fille aux allumettes. Petite je m'identifiais à elle. Je pouvais si bien comprendre cette impression de contempler de l’extérieur la chaleur de ces familles qui se célèbrent.

Et, à chaque fois que la sensation de détresse m’étranglait les idées, je me disais que tout allait bien. Ma grand-mère était vivante. Elle était souvent à quelques pas de moi. Tout allait bien. Je n'avais pas besoin de mourir pour exister. Et souvent dans ces moments là, j'allais me lover dans ses bras, avec cette étrange sensation en mon sang. Je ne lui en disais rien. Je ne faisais qu'aller la câliner. Elle me serait contre son cœur et tout allait bien.

Aujourd'hui je suis grande. Et cette année, j'en ai eu pleinement conscience quand Miss Soleil s'est mise à me parler de la petite fille aux allumettes en décembre. Elle en a découvert l'histoire à la bibliothèque de son école. Elle a, de ses paroles innocentes, réveillée la petite fille qui sommeillait en mon sang.

Elle a fait rejaillir en mon cœur ses sensations troubles que je ne comprenais pas à huit ans mais qui sont si limpides aujourd'hui. C'est sûrement ça la bonheur de la quarantaine...

Aujourd'hui ma grand-mère n'est plus que cendres. Et elle me manque terriblement. Mais je l'aime encore et son souvenir réchauffe mon cœur comme ses bras le faisait en ma tendre enfance. Durant cette période des fêtes, j'ai eu pleinement conscience d'avoir traversé une frontière adulte. Je suis passée de l'autre côté du mur.

Avec ma fille et mon homme nous admirons notre sapin de l'intérieur. Depuis treize ans nous passons Noël avec des grand-parents de substitution à quelques rues de notre maison. Et toute la famille s'y réunit, des matantes aux monocles aux petits cousins qui grandissent. Je ne suis plus la petite fille aux allumettes...

Mon beau sapin... que j'aime ta parure...

Je garde une drôle de passion pour le sapin de Noël. En notre salon, depuis que la puce est bambine nous décorons un énorme sapin qui sent bon l'arôme de la forêt. Il embaume la maison et nous le respectons comme le roi qu'il est.


Et je sais que si ce n'était qu'il finit par sécher comme une vieille chaussette, je serais capable de le garder chez moi à l'année longue tellement il me plait!

C'est d'ailleurs ce qui est arrivé au petit sapin artificiel que j'ai installé à Noël 2012 dans la salle de jeu de la puce. Je n'ai jamais eu le cœur de l'enlever. Et personne ne m'y a forcé. Il est donc arrivé à Noël 2013 sans avoir bougé d'une fausse épine. Il a un peu galérè au cours de l'année. Il s'est un peu empoussiéré. Il n'y a plus que sa cime d'allumée (car au fil des mois ses ampoules LED se sont éteintes). 

Aussi je vais le dépoussiérer un coup, lui remettre une guirlande neuve et j'ai bien l'impression qu'il ne bougera pas de sitôt. Peut-être en juillet, arriverai-je à le ranger. Qui sait. Tout est possible...

Mon beau sapin.... et quelques allumettes...

samedi, décembre 24, 2011

Au royaume du bonhomme d'hiver

Et voilà qu'arrive la période des fêtes en même temps que l'on achève les rénos commencés en janvier dernier. Enfin l'on vit sur les deux étages de la maison.

Tout n'est pas fini, il reste encore une salle de bains en chantier mais mon bureau est enfin prêt et cela sera certainement mon meilleur cadeau de Noël/Anniversaire. Enfin un bureau où cybertravailler la porte fermée! J'en rêve depuis tant d'années...

De son coté, Miss Soleil a commencé à ressentir la fièvre de Noël dès le premier décembre. Elle a impatiemment attendu de pouvoir sortir son calendrier de l'avent et une fois sorti, elle lui voue une attention sans nom!

En novembre, il a neigé deux fois mais à mon grand plaisir, chaque fois la neige a fondu. Enfin c'était reculer pour mieux sauter. Je ne doute jamais que Noël sera blanc en notre coin de lac. Depuis le lac a gelé et il a certainement bien neigé pour que l'habitude annuelle tienne la route!

Hier c'était à gros flocons que le ciel célébrait le jour...

Début décembre, la puce médite à voix haute sur sa lettre au Père-Noël. Dans la foulée, elle m'explique qu'elle aimerait écrire: "Papa Noël, je voudrais une machine anti-maladie et une grosse! Je voudrais que tout le monde ait une belle vie, jamais de maladies, pas à ranger pour qu'ils s'amusent beaucoup avec plein d'invités!"

Touchée en plein cœur je suis. Juan et ma pomme fondons comme deux caramels au soleil. Que j'aime cette enfant qui me change la vie!

Les jours passent et je lui demande si elle a pensé au cadeau que l'on doit acheter pour une petite fille qui l'a invitée à son anniversaire. Elle me dit:

- Non, mais j'ai pensé à ce que je voulais pour Noël!
- Ah bon, tu ne veux plus commander une machine anti-maladies?
- Mais maman, ça existe pas! Comment veux-tu que j'en ai une!

Oui, je sais, je me dis en silence, à six ans, la réalité prend chair et il devient de plus en plus facile de déterminer le réel du rêve.

Même si j'aimerais cultiver son instinct premier: cette réflexion si humaine qui nous a tant charmé, je ne me sens pas le cœur de lui mentir.

Et puis c'est pas comme si je lui faisait déjà pas croire au Père-Noël! Je lui demande donc:

- Alors tu veux quoi?
- Je veux un iPeud!
- Heu...

Voyant mon hésitation, elle enchaine sans perdre une seconde:

- Je peux le demander si je veux parce-que le Père-Noël me donne tout ce que je lui demande!

Ma cervelle fait un tour parental et j'avale. Bon! Je sens qu'il va falloir se casser un peu la tête pour Noël. Accepterons-nous ou pas? Anorexiques sont les chances que l'on accepte. Chercherons nous à lui faire subtilement changer d'avis? En attendant, je creuse le sujet...

- Mais tu veux un iPod ou un iPad?
- C'est quoi encore la différence? Y'en a un comme un iPhone et l'autre c'est le grand!
- Ouais, c'est ça, alors c'est lequel que tu veux commander?
- Ben le grand!
- Un iPad! Hummm, là je sais pas trop, on va peut-être devoir en parler au Père Noël, tu sais on a quand même le droit de véto!

Regard interrogateur de la puce. L'heure du bus sonne, j'en profite pour changer de sujet et embarquer en ces routines d'enfance qui font notre train train quotidien...

Les jours continuent de passer et j'arrive subtilement à la persuader qu'un iPad c'est abusé. Je lui conseille plutôt de commander une carte itunes pour pouvoir s'acheter quelques applications enfantines de son choix.

Entre temps, elle a certainement eu le temps d'y réfléchir et même d'écrire à l'école sa lettre officielle au Père-Noël. Elle m'explique alors qu'elle a décidé de commander un appareil photo!

Je souris de ses envies techno. Mais comme dit le dicton: la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre...

Les jours de décembre défilent au fur et à mesure que M'zelle Soleil les compte. Si attentive à son calendrier qui lui fait percevoir le temps qui passe.

Je souris de la voir compter les jours avec autant d'attention et de me dire: "Maman, il reste 10-9-8-7-6-5-4-3-2 jours avant Noël". Bref, plus le moment se rapproche et plus son excitation est palpable.

Tant que cela me rappelle soudainement celle que je ressentais enfant.

En tant qu'adulte par exemple, l'excitation n'est plus du tout la même. Au contraire, elle fait plutôt rejaillir ces douleurs intérieures que je tais. Ces douleurs qui sont que je n'ai pas de famille digne de ce nom pour entourer la fête! Bref...

M'zelle Soleil prend alors goût d'inventer des odes en chansons au Père-Noël. C'est Noël à plein tubes.

Elle lui voue un grand amour et un jour au fil de l'une de ces chansonnettes inventées, je l'entends dire: "Le cadeau que j'aimerais serait le Père-Noël avec mes parents dedans!" Sans même en avoir conscience la Miss est perspicace! Combien de temps encore savourera-t-elle la magie innocente de Noël? L'idée de devoir lui dire la vérité me donne déjà quelques frissons.

Enfin je dois admettre que j'ai en mes jours bien lunés encore le cœur à croire au Père-Noël (du haut de mes 38 ans). Alors qui sait? Peut-être gardera-t-elle aussi la magie de Noël lovée en son coeur.

En attendant, non seulement la Miss adore le Père-Noël mais elle me dit: "J'aime le Père-Noël autant que j'aime mes parents!" En mon fort intérieur, je me dis qu'elle n'est pas loin du compte...

Mi décembre, la maison est décorée, le sapin illumine le salon, cela sent Noël à plein nez! M'zelle Soleil apprend toutes sortes de comptines à l'école. Elle ajoute beaucoup à l'ambiance. Décembre se passe entre deux flocons et quelques microbes...

Je retrouve l'habitude annuelle d'écouter Accuradio et ses différentes chaines musicales autour du même thème.

Évidement, nous faisons notre visite annuelle au Père-Noël de Benjo. M'zelle Soleil intimidée ne demande que deux cadeaux au Père-Noël et elle s'en mord ensuite les doigts. Nous la consolons en lui assurant qu'elle aura surement plus de deux cadeaux sous l'arbre. Parentitude oblige.

Et c'est ainsi que je me retrouve à jouer au lutin dans les magasins un 23 décembre (à mon grand déplaisir)! Les ennuis de santé ont fait dérailler mon organisation habituelle et me voilà à la bourre. Pas cool!

D'autant que nos finances serrées ne me permettent pas de la gâter comme je le souhaiterais. Enfin selon son père ce n'est pas grave, elle ne manque et ne manquera de rien malgré tout...

Pour elle, nous faisons une crèche. Enfin c'est plutôt ma voisine de 81 ans qui lui a donné la crèche en question qui vient la monter avec elle. Je souris de les voir traverser ce fossé générationnel pour apprendre de ces traditions que l'on perd.

Je me souviens de comment je faisais la crèche avec ma mère-grand il y a de cela bien longtemps. J'en garde de précieux souvenirs.

Du coup, je lui fais un cours de catéchisme sauvage. Mon enfant s'en nourrit les yeux brillants de curiosité. Il est vrai que Noël est aussi l'anniversaire de Jésus. Et 2011 ans c'est pas rien! C'est d'ailleurs un chiffre qui a tendance à la laisser bouchée bée.

Grâce à la féerie enfantine nous avons le cœur à la fête. Au fond de moi, je lui en suis reconnaissante. Cette année je n'ai pas encore réussi à faire ma traditionnelle carte numérique de Noël. Peut-être y arriverais-je d'ici le Nouvel An.

En attendant je me régale de l'entendre chanter et je décide de partager avec mes lecteurs bloguesques que j'apprécie. J'espère que vous aurez autant de bonheur à découvrir ses deux petites comptines de Noël que j'en ai à les écouter...


Et j'en profite pour souhaiter à vous qui lisez ces mots une belle période des fêtes! N'hésitez pas à me faire un petit signe de vie et sinon que l'invisible soit bon avec vous, avec nous et avec la Terre entière...

Joyeux Noël à tous. Puisse-t-il être entouré de douceurs, de bonheurs, de santé et de prospérité. Et surtout qu'il soit sans angoisse ni drame. Puisse-t-il être béni des Dieux...

Au royaume du bonhomme d'hiver

vendredi, décembre 24, 2010

Au coin de Noël...

À quelques heures de Noël, le soleil brille de plein feux. Avec une température de jour qui tourne autour de -5 degrés, il fait doux en ma latitude polaire. Le paysage enneigé scintille de milles reflets et l'on fait vibrer l'amour en notre maison.

L'enfance fait battre le coeur de notre maison. L'homme, enfin en vacances, relaxe. Je soigne mon estomac détraqué entre mes deux amours. En musique de fond, l'on surfe les différentes ambiances de Noël via cette radio numérique...

Le placard de notre chambre est rempli des cadeaux qu'il faudra déposer sous l'arbre comme des lutins magiques. Tout est prêt. Il ne reste plus qu'à concocter mon gâteau au yaourt pour en déposer un morceau sous le sapin. Cette année, le Père-Noël n'aura pas de biscuits mais une belle tranche de gâteau moelleux pour manger avec son verre de lait.

J'apprécie la douceur de notre trio familial. La vie est dure et rêche par endroits mais en y travaillant, il est toujours possible de se l'adoucir. Durant cette période de Noël, l'on se fait la vie douce entre lac congelé et forêt endormie.


La semaine dernière, M'zelle Soleil a rencontré le Père-Noël. Ce même Père-Noël que l'on va voir chaque année chez Benjo. Un Père-Noël plus vrai que nature qui réveille la petite fille en mes souvenirs. À chaque année, il me procure cette étrange émotion d'antan. Une émotion pleine d'innocence qui me fait du bien à l'âme. Et je me retiens d'aller m’asseoir sur ses genoux!

C'est un Père-Noël à part, même si son bureau est situé dans un incroyable magasin de jouets, sa présence n'est pas tant commerciale. Il y a un respect du personnage qui m'émeut. Et ce vieux monsieur à la barbe aussi blanche que ses sourcils incarne Saint Nicholas avec un surprenant naturel. À chaque année, je retombe sous le charme. Ce Père-Noël là fait pétiller mon esprit de Noël...

En sa routine, il n'y a pas de gimmick artificielle, il y a juste le plaisir des enfants. Les parents sont en charge de prendre les photos et le lutin de service se charge principalement du bien-être du Père-Noël. Mais avec chaque enfant, il prend le temps de papoter, le temps d'échanger. Et c'est ce temps qui est magique en notre époque pressée. À mes yeux, c'est le plus cadeau que l'on peut faire aux enfants.

Cette année, M'zelle Soleil, du haut de ses 5 ans, est allée s'assoir comme une grande fille sur ses genoux. Même si impressionnée, elle a été sage comme une image. Elle a écrit son nom dans le grand livre du Père-Noël, très fière d'être capable de le faire. À la voir si appliquée, mon coeur de maman s'est gonflé comme un soufflé au sortir du four!

Comme nous étions les derniers de ce dimanche où le vieux monsieur avait passé la journée à donner du temps aux enfants, l'on sentait sa fatigue. Mais il a quand même donné une attention bienveillante à ma fillette, complément enchantée par le moment présent.


Je profite de ce billet de noël pour retranscrire en ma mémoire bloguesque cette lettre que Miss Soleil a voulu écrire au Père-Noël (lorsqu'elle est allée le voir  à l'épicerie alors que j'étais à Montréal!). Ainsi elle a dicté ceci à son père (et lui a fait fondre le coeur en même temps): "Cher Papa Noël,  aujourd'hui, je viens te voir à l'épicerie. Bienvenue à "...."! Je te donne beaucoup d'amour. Tu es rouge comme un coeur et tu es beau comme une fleur. Merci"

Dommage que l'on ait pas eu le temps de refaire une aussi jolie missive pour notre Père-Noël préféré! Celui qui est plus vrai que vrai. Enfin, cette année ma Mini Miss m'a un peu retournée la tête avec sa commande de Noël mais ce sera une autre histoire à conter. Demain c'est Noël. Un jour magique qui entraînera le quotidien de millions de personnes à travers le monde. Un jour pas comme les autres qui fera le bonheur de plusieurs et la tristesse de certains...


Cette année, l'on a une crèche sous le sapin. Yolande, ma mamie-voisine de 81 ans, a voulu me donner la sienne. La dernière fois que j'ai fait une crèche, c'était chez ma Mère-Grand et je devais avoir 8 ans. Mais cela me fait plaisir d'insérer la naissance de Jésus à ce Noël qui marque quand même son 2010ième anniversaire!

Hier, j'ai laissé ma mini Miss jouer avec la crèche. C'est alors que les Barbies ont décidé d'aller voir Jésus et je n'ai pu que m'amuser les idées de la suite des évènements. Rapidement les Barbies ont décidé d'offrir un cadeau au petit Jésus. Alors qu'elle déplume le sapin de ses décorations, je demande à ma Miss:

- Heu, tu fais quoi là?
- Ben, maman, c'est les Barbies qui veulent donner des boules à Jésus!

J'avale un rire étouffé et j'acquiesce sans trouver à répondre. J'observe le jeu innocent qui se déroule sous mes yeux. Il ne faut pas de temps pour que les Barbies décident d'embarquer le petit Jésus pour une virée en ville. Avant de partir, l'une d'elles dit à une autre.

- Mais c'est Marie qui doit s'occuper de Jésus...

Et l'autre de répondre avec une voix subtilement différente:

- Mais non, voyons, Marie doit s'occuper des animaux, c'est nous qui le gardons aujourd'hui!!!

Et une autre de dire:

- Et moi je veux lui faire un baiser!

J'observe jouer ma fillette grandissante avec affection. Je reconnais son individualité qui se façonne. Je suis fascinée par l'évolution de cette enfance dont j'ai la garde. Mon coeur déborde d'amour pour cette petite fille qui fait mon bonheur de maman...

Mais en ce temps de Noël, j'ai aussi une pensée pour tous les enfants qui sont mal-aimés sur Terre et mon coeur se serre. En cet autre Noël que voit passer le temps, je souhaite que tous les enfants puissent bénéficier de douceur humaine afin de se nourrir le coeur de bons sentiments...

Au coin de Noël

lundi, décembre 20, 2010

Idées congelées

Demain c'est officiellement l'hiver, il est temps car chez moi c'est l'hiver depuis un bon moment déjà. C'est assez l'hiver pour qu'un lourd manteau de neige recouvre tout le paysage. Un paysage qui se transforme en carte postale de Noël...

La semaine dernière les températures ont tourné autour des -20 degrés. Elles ont congelé mes heures extérieures. Les petits matins aux fenêtres givrées donnent plus envie de se cacher au chaud de sa couette que d'en sortir! Lorsque la température du jour tourne autour de -20, j'ai la subtile impression de pénétrer un congélateur géant dès que je passe le pas de ma porte. Frissons garantis!

Et voilà le retour du tourbillon des fêtes qui emporte le temps. J'ai aussi la subtile impression que cela sera le dernier Noël ou M'zelle Soleil croira "pour vrai" au Père-Noël. Cela me trouble un peu. J'aime tant voir Noël à travers le filtre de ses yeux bleutés. J'y découvre un monde extraordinaire où règne la magie humaine et où les yeux pétillent de joie...

Évidement, il y a aussi tout l'aspect matérialiste de la fameuse fête. Un aspect qui finit par en gâcher la saveur invisible. Noël à travers mes yeux adultes n'est pas aussi rose que le Noël qui se déroule en son regard innocent. Alors, à chaque fois que je croise son regard pétillant, je me détourne l'esprit de mes émotions adultes et je plonge en sa magie enfantine. Et puis le tourbillon des fêtes opère. De ses charmes abstraits, il m'entraine. À peine si je résiste...

Au fil des années qui s'effacent, Noël s'entremêle au Nouvel An qui marque mon anniversaire. Depuis ma naissance, je vieillis avec le calendrier. Avec la planète qui fait la fête. Mon anniversaire est toujours férié pour le monde civilisé. Et, dans le fond, je crois bien que cela me fait plaisir de savoir que tout le monde fête ce jour là. Moi-même n'ai pas toutes les années le coeur à ma fête.

Ce que j'apprécie de cette journée particulière, c'est le temps mort du premier janvier. Lorsque les rues sont désertes, les magasins fermés et les maisons vibrent d'humanité. Le premier janvier arrête le monde matériel qui enjôle nos quotidiens pressés. Après la marée de Noël et la tempête du 31, c'est le calme apparent du premier qui me cajole l'humeur...

Et pour mieux commencer cette semaine bloguesque, il n'y a rien comme une petite expression à se mettre sous la dent pour se dégeler l'humeur polaire!

EXPRESSION via Expressio.fr
« Coûter bonbon »

SIGNIFICATION
Coûter cher.

ORIGINE
Voilà encore une de ces expressions argotiques sur lesquelles, malgré leur jeune âge (milieu du XXe siècle), on semble ne pas avoir de certitude quant à l'origine. Certains auteurs proposent 'bonbon' comme étant ici non pas une sucrerie très mauvaise pour les caries et l'embonpoint, mais un simple redoublement expressif de 'bon' pris avec le sens de 'beaucoup', comme on le trouvait autrefois dans l'expression "coûter bon" qui voulait dire 'cher' ou comme il est encore employé dans des locutions comme "un bon bout de temps" ou bien "un bon nombre de..."

Mais il ne faut pas oublier aussi la valeur sexuelle de notre 'bonbon'. En effet, on emploie aujourd'hui les expressions "à ras du bonbon" pour parler, par exemple, d'une mini-jupe au ras des fesses, dans le cas d'une femme, ou "casser les bonbons" lorsqu'une personne en agace une autre ou bien "se peler les bonbons", équivalent de "se geler les roubignolles", les 'bonbons' étant ici les testicules. Dans ce cas, compte tenu de l'importance donnée par leur propriétaire à ces parties anatomiques, notre locution est à rapprocher de "coûter la peau des fesses" : on tient tellement à ces parties que leur valeur en est inestimable.

Idées congelées

lundi, décembre 13, 2010

Chercher des lutins dans la tempête...

Alors que le temps se détraque, l'on oublie la pluie qui dégouline aujourd'hui pour se souvenir de la tempête de neige d'hier...

Au programme de la fin de semaine: décoration du sapin de salon ainsi qu'une balade au coin d'un parc de Québec pour y rencontrer des lutins égarés.

Mais l'on a pas regardé la météo avant d'organiser nos activités. Se laissant plutôt porter par le ciel bleu.

Alors, lorsque la tempête s'est pointée dimanche midi, l'on a décidé de ne pas se laisser décourager. En fait, l'on a même décidé d'en faire une aventure de saison...

Avec coeur et courage, l'on a pris la route. Bien décidés à rencontrer un lutin au bout de notre chemin. Mais la route était rude et plus longue qu'à son habitude. Assez longue pour que M'zelle Soleil fasse un petit somme tranquille!

Enfin arrivés à l'endroit indiqué pour l'activité, les lutins venaient d'en partir. Tant pis! L'on a squatté leur cabane pour se réchauffer et joué avec leurs biscuits en pain d'épice. La Miss était contente même si un peu déçue. L'homme en a profité pour la faire valser de sa luge en faisant des tours de parc. Ses éclats de rire se mêlaient aux vents qui tourbillonnaient.

Les sapins multicolores ajoutaient une touche féerique à l'atmosphère urbaine pleine de neige. La ville désertée n'avaient pas l'air désolée. Perdus dans la tempête, l'esprit de Noël éclairait nos pas tandis que je savourais la douceur de ces instants simples mais précieux...

Chercher des lutins dans la tempête...

mercredi, décembre 23, 2009

Courir après décembre et le Père-Noël...

Alors qu'approche l'heure des sorcières, j'arrive enfin à venir faire un tour de ce jardin virtuel qui manque à mes jours. Car même si je navigue un peu partout sur la Toile, je manque de temps pour venir nourrir ce blogue auquel je suis désormais bien attachée, pour ne point dire liée...

Les jours filent alors qu'approche Noël. Le lac est désormais complètement gelé et la neige tombe sur une base régulière. Il fait bien frette et l'on s'habitue tranquillement à l'hiver. La construction de l'hôtel de glace est enclenchée...

Dimanche dernier, nous avons enfin installé et décoré un gigantesque sapin dans le salon. Inutile de dire combien les yeux de M'zelle Soleil ont brillé et combien ce moment était doux. Ensuite, nous avons essayé d'aller voir le Père-Noël et nous avons réussi à l'accrocher in extremis avant qu'il ne parte nourrir ses rennes...

Évidement, il faut savoir que le Père-Noël possède un bureau à Benjo où nous avons l'habitude de le retrouver. Mais encore faudrait-il que le site web soit à jours avec ses visites! Ainsi dimanche dernier pensant qu'il partait à 17hres, nous avons manqué de le rater à 16:45 (alors qu'il faisait un petit tour de magasin avec son lutin avant de repartir).

En arrivant, une employée nous apprend qu'il est sur son départ mais que nous arriverons peut-être à l'attraper dans le magasin. La mère en moi a un hoquet d'horreur! Entrainant ma Mini Miss sur mes pas, nous courons comme des folles dans les allées à la recherche du Père-Noël. M'zelle Soleil criant même deux ou trois fois "Père-Noël. Père-Noël ?" dans l'espoir de le voir apparaitre! Et puis soudain, au détour d'une caverne de nounours, nous tombons dessus. Haletante, puissamment soulagée, je me contente de sourire tandis que M'zelle Soleil, tétanisée ouvre grand ses yeux bleus d'enfance...

Alors que le Père-Noël discute avec un grand garçon ma Mini Miss, spontanément, se met à chanter de sa petite voix remplie d'innocence "Petit papa Noël quand tu descendras du ciel..." Et le vieux monsieur à barbe blanche de tourner son regard vers ma puce enchantée. Et de fondre comme une canne de Noël en s'accroupissant à sa hauteur pour chanter avec elle!

Je l'avoue, le moment fut si touchant en mon cœur de maman que j'ai dû focuser toute mon énergie vitale sur ma raison pour ne pas laisser glisser quelques larmes d'émotions sur mes joues.

Alors qu'il la prend dans ses bras pour chanter avec elle, mes yeux sont aussi humides que mon cœur est bouleversé. J'ai la mamamitude qui me remue les entrailles en beauté. J'en perds presque mes moyens! Il discute deux minutes avec elle. Je reprends mes esprits. Le moment passe...

Je suis M'zelle Soleil qui suit le Père-Noël. Au bout d'une vingtaine de pas, il se retourne. Il s'agenouille à sa hauteur. Elle lui dit avec une franchise enfantine:

- On pensait que t'étais plus là Papa Noël...

Il sourit, se relève et lui répond tout en me regardant

- Demain, je fais les hôpitaux mais normalement je suis encore là mardi et mercredi soir et puis ensuite je dois partir pour la grande distribution!

J'arrive enfin à ouvrir la bouche:

- Alors on reviendra vous voir! Hein ma puce? On reviendra voir le Père-Noël à son bureau...

La demoiselle est toute sourire, elle hoche la tête tandis qu'il nous explique qu'il lui faut maintenant aller nourrir ses rennes. Juan et Clo nous rejoignent enfin. M'zelle Soleil se tourne vers sa jeune tante pour lui expliquer:

- Ça va maintenant. Ze peux aller toute seule sur les zenoux du Père Noël, z'ai plus peur....

Et c'est ainsi que M'zelle Soleil, du haut de ses quatre ans, a compris qu'elle était maintenant assez grande pour affronter seule le Père Noël à grosse barbe blanche...

Courir après décembre et le Père-Noël

vendredi, décembre 04, 2009

Avec le temps des fêtes...

Voici revenu l'attente de Noël, et à date, je ne me sens pas encore bien dans le contexte! Les températures clémentes conjuguées à l'absence de neige n'aident pas à m'y concentrer. Pourtant je vois bien les maisons s'illuminer et M'zelle Soleil aussi...

D'ailleurs cette année, je lui ai déniché un calendrier de l'avent Kinder qui fait son bonheur journalier! Alors, malgré mes sensations blasées, je fais mon devoir de "maman-lutin" et je contacte le Père Noël via sa console virtuelle...

Déjà l'année dernière, M'zelle Soleil avait craqué devant ce Père- Noël charmant. Elle avait voulu voir et revoir cette petite vidéo où il lui faisait la jasette en direct. En son grand livre magique, elle pouvait y voir sa photo et entendre l'un de ses secrets avant qu'il ne la quitte. En décembre dernier, ce brave Père-Noël m'avait déjà donné un bon coup de main pour désamorcer les caprices quotidiens. En préparant une nouvelle vidéo, je me demande si la magie continuera cette année.

Je sais bien que le jour viendra vite où elle sera assez grande pour que je doive lui expliquer que le Père-Noël n'est une magnifique expression de notre imagination et que les parents se tapent la corvée de cadeaux! En attendant je vais encore profiter de la magie qui brille dans ses yeux...

Alors qu'elle revient de la garderie, je lui explique qu'elle a reçu un courriel sur mon ordinateur et que je crois que cela vient du Pôle Nord. Elle écarquille les yeux. Pas besoin de lui faire un dessin pour qu'elle comprenne ce qu'est courriel puisqu'il a fallu que je m'acharne à lui expliquer que le courrier que nous allions chercher à la boite aux lettres n'était pas du "courriel"! J'imagine qu'entre son père et moi, c'est un terme qu'elle entend sur une base régulière depuis sa naissance. Par exemple le concept du Pôle Nord est bien flou en ses idées enfantines. Peut-être est-ce parce-qu'on l'habite un peu à chaque hiver!

Bref, alors que je lance la vidéo, je la vois s'hypnotiser comme l'année précédente. Je la regarde fondre comme une cane de Noël dans un feu de cheminée. Encore une fois subjuguée, elle se laisse emporter par le charme de ce vieux monsieur à la barbe blanche qui lui demande si elle a été bien sage. Scotchée devant l'écran, elle chuchote : "Ze t'aime papa Noël!" de façon si tendre que je fonds à mon tour.

Et, comme par magie, durant la soirée qui suit, elle ne me répond pas un seul "non". Pas une seule tergiversation à l'horizon! La magie du Père-Noël en pleine action! Je n'entends que des "Oui maman!" qui sont comme de la musique à mon oreille. La demoiselle sait que les lutins sont de garde. Ce n'est pas le temps de niaiser! En mon fort intérieur, je jubile. Je sens, que cette année encore, le Père-Noël va bien m'épauler en ma discipline de décembre..

Avec un peu de chance, je vais peut-être aussi arriver à annihiler son expression favorite "caca-pipi-fourmi!" suivi d'un rire incontrôlable qui la secoue toute entière tandis que je grimace en mon chignon...

Lily-So

Pour bien débuter décembre..

mercredi, décembre 24, 2008

Paix et bonheur...

Joy collage

Avec une petite fille de trois ans en notre maison, Noël prend une toute autre dimension. Il est si facile de se laisser plonger en sa magie. Cela allège le coeur. S'effacent alors d'elles-même les sensations désabusées et cyniques qui empoisonnent les pensées...

Je dois cependant avouer que depuis quelques jours, "Papa Noël" est un peu ma carotte d'obéissance! C'est plus fort que moi et cela marche si bien que je n'y résiste point. Depuis qu'elle a vu le petit vidéo où il explique comment les lutins sont ses yeux et ses oreilles (et de comment il faut écouter ses parents), il suffit que je feinte d'en apercevoir un par la fenêtre pour que la demoiselle avale son caprice en une seule bouchée. Je reste parfois bouche bée de la vitesse à laquelle elle se retourne l'humeur. Comme quoi un caprice, cela se contrôle à volonté! Encore faut-il attraper la volonté qui le maitrise...

Cette année, c'est avec grand bonheur que je me laisse enchanter l'esprit par l'infini pureté de l'enfance à mes cotés. Je m'applique à nous construire un cocon de douceur. Je me laisse guider par M'zelle Soleil qui nous fait entrer en un royaume merveilleux où l'amour coule à flot (et règnent les princesses). Elle est le fruit de notre amour et nous nous aimons toujours. De cela, je sens ma chance.

Cette année plus que jamais, je ressens l'esprit de Noël dans les élans de générosité. L'acte de donner est tellement plus riche que celui de recevoir. En vieillissant, je trouve que l'idée de Noël se résume de plus en plus à cette richesse humaine. Sans oublier que chez nous, le décor est digne d'un conte de fée. La blancheur immaculée du paysage, les arbres meringuées d'hiver, les bancs de neige qui réverbèrent les lumières des maisons et des sapins, les flocons qui virevoltent dans l'air et même un gros -8 degrés des plus sympathiques...

Avec une douce joie dans le cœur, je souhaite un Joyeux Noël à vous qui lisez ces mots éparpillés en ce coin de Toile virtuelle. Tous mes vœux de santé et d'équilibre en ce monde qui semble vaciller sous le poids de nos excès passés. Des vœux de tolérance et de respect envers ces différences qui nous séparent, qu'elles soient physiques, intellectuelles ou spirituelles...

Joyeux Noël

lundi, décembre 22, 2008

M’zelle Soleil rencontre le “vrai” Père Noël...

M'zelle Soleil rencontre le Père Noël

Comme nous habitons tout proche du Pôle Nord nous avons la chance d’avoir à Québec quelques furtives visites du Père Noël. Oui, oui, je parle bien du vrai Père Noël. Pas d’un clown quadra, semi-maigrichon avec une fausse barbe, le tout déguisé en un drôle de truc rouge, non, non, à Québec, on peut vraiment rencontrer « Papa Noël » comme s’obstine à l’appeler M’zelle Soleil.

Le Père Noël est un vieux monsieur magique, un gentil monsieur avec une barbe blanche qui lui couvre la poitrine, de petites lunettes dorées et un habit digne des contes de fées. Ce Père Noël ci ne fait pas de magasinage d’enfant à la chaîne. En son petit coin de paradis enfantin, il a bien avec lui un ou deux lutins mais pas de cirque commercial à sa traine. Pas d’appareil photo sur trépied qui attrape la photo anonyme en attendant la suivante. Non, non, là où se trouve le vrai Père Noël, il n’y a qu’une vieille table en bois, quelques jouets pour amuser les petits et son grand livre de commandes. À l’aide d’une superbe plume rouge, il écrit les vœux des enfants en son grimoire magique et ceux-ci peuvent même signer de leur main la commande spéciale.

Ce Père-Noël là se cache bien sur en un grand magasin de jouets...

Dans l’un de ses rares magasins situés sur une rue passante, pas dans la jungle d'un grand centre commercial, non, le Père Noël s'installe en un petit recoin d'un si merveilleux magasin qu'il ne peut que faire rêver tous les enfants (et désespérer les parents avec les prix affriolants des produits de qualité certes mais pas à la portée de tous les portefeuilles!).

Heureusement que pour l'occasion c'est le Père-Noël qui paye la traite! De plus, celui-ci reçoit aussi durant quelques heures nocturnes avant de disparaitre sur son traineau qu'il fait glisser le long des rues enneigées avant de décoller vers les étoiles.

Durant ses courtes visites, il prend la peine d’apprivoiser les petits et de discuter avec les plus grands. Il passe du temps en compagnie des enfants et il donne à chacun une attention tout à fait émouvante…

D’ailleurs mon ado de sœur qui nous a accompagné pour accentuer la magie de sa petite nièce a aussi été conquise par le charmant monsieur. Alors qu’elle arrivait blasée comme il se doit lorsque l'on a seize ans, il lui suffit de jeter un œil sur le monsieur pour être aspirée par sa magie et s’exclamer : « Oh! moi aussi je veux m’asseoir sur les genoux du Père-Noël! » Avant de pousser un petit soupir et de continuer: « Mais je dois être trop grande maintenant! Tu crois que je pourrais lui demander de m’asseoir sur ses genoux quand même? » Je souris dans mon chignon et j'ai un flash de la petite Clo de mes vingt ans. Un zeste d'innocence pure transperce la carapace adolescente. La grande soeur que je suis se réjouit. Lorsque l'on garde quelques parcelles d'enfance dans le coeur, rencontrer ce Père-Noël là ne peut que les faire pétiller d'étincelles. Moi-même, une fois que ma puce eut passée son tour me retrouva toute troublée. Les larmes aux yeux, l’émotion dans la gorge, il me fallut quelques secondes pour retrouver mes esprits! Absorber des souffles d'antan, voir tout le bonheur de ma fille enchantée, j’en étais toute retournée. En ma mamamitude gourmande, je me délectai les papilles!

Cet incroyable Père-Noël apprivoise les enfants, il ne se contente pas de les voir défiler à la chaîne, il les entraîne dans son univers imaginaire. En complète harmonie avec son personnage, il remplit son rôle de faiseur de rêve avec une grâce indéniable. Il réveille l'espoir en un monde meilleur.

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que l'avantage d'habiter si près du Pôle Nord est la proximité du Père-Noël qui peut venir se balader en traîneau sans même bousculer le décor!

Nous l'avions rencontré pour la première fois en cet endroit un soir d'avant Noël de l'année 2006, alors que le magasin était presque désert et que notre bébé venait de passer sa première année. La petite n'avait pas voulu de lui, sûrement épouvantée par sa magnifique barbe blanche mais la maman présente se serait volontiers assise sur ses genoux. Nous n'avions pas forcé l'enfant, nous avions plutôt discuté entre adultes. Ce vieux monsieur s'était révélé si charmant que je n'ai pu l'oublier. Son salaire était les yeux pétillants des enfants et la douceur qu'il dégageait était tout simplement irrésistible.

L'année dernière nous l'avions raté. Entre deux manèges, nous l'avions croisé en un centre commercial. Nous avions assisté à une chaîne d'enfants en colonie de Noël. Nous avions regardé de loin, ma puce ne désirant pas vraiment s'approcher, je l'avais laissé étudier la scène de son coin. Elle en fut complètement satisfaite et je trouvai que c'était suffisant. Cependant, cette année où elle saisit tout le concept de la chose, je savais que j'irai retrouver le vrai Père Noël avant qu'il ne s'envole sur son traîneau. J'espérais qu'il serait encore là, au même endroit comme il nous avait dit qu'il y serait tant qu'il le pourrait, vaillant et en santé.

Devant nous, une toute petite fille d'à peu prés un an. Sur le coup, elle ne semble pas rassurée mais elle finit pas se laisser si bien charmer qu’elle en rit aux éclats, bien installée sur les genoux du vieux bonhomme. M’zelle Soleil est tout aussi impressionnée que transportée. Elle est presque clouée sur place, les yeux écarquillés, je la sens prendre son courage à deux mains pour avancer vers lui. La présence de sa jeune tante l'aide à ne pas flancher. Je sais qu'elle va passer au travers sa peur. Il y a de cela quelques mois, elle m’avait confié sa grande frayeur de la barbe blanche. Je connaissais donc le fond de son angoisse sans compter que le Père Noël possède aussi cette étrange autorité, doucement inquiétante, de ne pas récompenser les enfants désobéissants. L'enfant est tellement intimidée que l’idée de s’asseoir sur ses genoux la paralyse sur place. Mais comment résister au vrai Père Noël?

M’zelle Soleil est rapidement subjuguée par la douceur et la gentillesse de ce Papa Noël si crédible. Il sent sa crainte et s’applique à la dissiper en lui posant des questions simples, il connecte avec l'enfant en écrivant son nom dans son grand livre enchanté et enclenche une conversation. Je la vois étudier en coin la fameuse barbe si effrayante.


Elle finit malgré tout par accepter de monter sur ses genoux pour dessiner avec lui. Tandis qu'ils dessinent, le vieux monsieur chantonne des comptines de saisons. Sage comme une image, toute concentrée sur l'instant, ma fille m’émeut tant que je sens ma gorge se nouer et mon regard se trouble d'émotions. Mon amour pour cet enfant est si fort que parfois il me coupe le souffle. Lui faire plaisir est si bon. La voir rayonnante est mon plus beau cadeau de Noël. Je suis une mère comblée. Juste avant de partir, le Père-Noël nous lance d’un air presque taquin:

- Joyeux Noël les amis, n’oubliez pas mon verre de lait 3%, mes biscuits et aussi des whippets au chocolat…

Picnik collage

À tous les parents des alentours de Québec qui cherchent encore l’adresse urbaine du vrai Père-Noël, il se trouve chez Benjo en basse ville, mais chuuuut, faut pas le dire trop fort, trop d'achalandage serait nuisible à sa santé…

M’zelle Soleil rencontre le “vrai” Père Noël

mercredi, décembre 17, 2008

Blogotrucs...

En manque d'inspiration au sujet du "header" (bannière de haut de page), j'ai partagé mes déboires avec Vanou qui a gentiment offert de m'aider à dépasser l'obstacle. Je lui ai tendue images et idées et sur un plateau d'argent, elle m'a rendue cette composition que je m'empresse d'implanter en ce jardin virtuel. Merci Vanou, c'est mon premier cadeau de Noël, bien apprécié, aussi virtuel soit-il...

Du coup, mes pulsions de vierge effarouchée se sont envolées. Il ne me reste plus qu'à en comprendre la pratique pour pouvoir en changer à ma guise. L'idée de fond étant d'en changer au fil des saisons (si la taille est trop grande par chez vous, merci de m'en aviser).

Nouvelle journée de neige pour nos pommes glacées. Noël sera bientôt arrivé, le tourbillon des fêtes est sur le point de tous nous aspirer! Sauf peut-être les esprits tristes et mélancoliques, les cyniques et les désabusés, les coeurs solitaires et malaimés, ceux-là traverseront surement cette période lumineuse comme l'on traverse un gouffre noir. Noël pour les âmes en peine est bien douloureux...

Blogotrucs...

mardi, décembre 25, 2007

Joyeux Noël

Quelques mots partagés en une brise matinale, les yeux dans le beurre de peanut qui décore le visage de ma petite fille, j'attrape des soupçons de vie qui flottent dans l'air du temps...

Hier : emballage de cadeaux, cachée bien au chaud du Rétro-Loft, je réfléchis en même temps que je découpe, recouvre, scotche. J'ai les pensées qui s'envolent. Je pense à tous ceux qui n'ont pas notre chance. Je pense à ce monde qui est le nôtre. Je médite et j'emballe. Je suis heureuse.

Émue, aimante, concentrée, sereine. Je suis en phase avec le jour qui se passe. Une jolie lutine a déposé des cadeaux que je joins avec les autres (après avoir récupérer le colis chez le postier). J'en suis comblée! Pas d’outrance, un peu de "fashion" et beaucoup d’affection dans cette cascade de cadeaux qui viendra animer l’enfance de ce petit rayon de soleil qui me réchauffe le cœur blasé…

Je sors de ma caverne « vintage » pour découvrir qu’il tombe quelques flocons. Ils flottent dans l'air qui s'est bien refroidi après une journée de pluie pas des plus jolies. Les flocons aériens tournoient devant mon nez givré. Je sens la magie de Noël m’irradier le cœur. Ambiance d’hiver qui s’accorde avec la fête au détour du jour. J'offre mon visage aux quatre vents. L’homme grogne, je l’enrobe de ma douce humeur, il ne peut s'empêcher d'en sourire. L’enfant se réveille d'une bonne sieste et nous entraîne dans sa joyeuse humeur. Elle chante, elle danse, elle nous fait du bien à l'âme. M'zelle Soleil adore chanter « Petit papa Nowel » (dont elle connaît les deux premiers couplets par cœur), elle chante cette chanson, hum, au moins quatre fois par jour! Elle est restée bloquée sur sa fête d’anniversaire qu’elle réitère à chaque fois qu’elle voit une bougie. Du coup, elle souffle avec une grande fierté toutes les bougies allumées qui lui tombent sous le nez! Heureusement qu’elle se met à intégrer « Vive le vent », cela fait changement…

Premier déballage de cadeaux chez la famille de Tatie Vivi avec qui nous passons minuit comme toutes les autres années depuis que nous nous sommes installés en ce petit coin de brousse. M’zelle Soleil ouvre grand ses yeux pétillants, bien installée sur mes genoux, elle déballe ses premiers cadeaux. Estomaquée devant mon grand Jay (qui n’a plus rien de l’enfant avec qui je faisais les devoirs) déguisé en une espèce de Père Noël du dimanche, M'zelle Soleil ne sait plus quoi penser. Un déguisement assez convaincant pour notre petite puce qui semble croire que c’est bien le bonhomme d'hiver qui vient s'assoir à coté d'elle. Cet bonhomme qui l’intrigue tout autant qu’il l’effraie. Elle s’endort très tard tandis que le grand-père n’arrête pas de remplir nos verres. Champagne à gogo, je sens les bulles m’éclabousser la cervelle…

Nous rentrons avec notre petit bout de chou dans la nuit bien avancée! Ce qui n’empêche pas l’enfant de se réveiller à huit heures! Les parents trouvent bien difficile de se remettre les idées à l’heure. Un petit effort de cervelle embuée et c'est reparti pour un tour! M’zelle Soleil découvre les cadeaux sous le sapin avec un certain étonnement. Elle ne se doutait pas que le bonhomme Noël passerait encore une fois! Sa joie empreinte de pure innocence me fait vibrer de douceur. Notre fillette est bien contente de ces cadeaux qu’elle ouvre d’une main de plus en plus experte. Une fois tous les paquets ouverts, après avoir joué avec son cheval grandeur bambine et son écurie Fisher-Price, elle se lance dans la peinture fraiche. Alors qu’elle barbouille sa feuille de couleurs vives, elle s’exclame toutes les dix secondes « Maissi Papa Noël les peintures! Maissi…» Nous échangeons un regard et nous fondons comme des chocolats dans une bouche gourmande!!!

My creation

Quelques rayons de lumière percent la couverture de nuages grisâtres. Mes amours jouent dans notre lit qui attire mon homme fatigué. La petite le suit en prenant soin d'amener ses jouets tous neufs. J'achève d'écrire ce billet de partage. J'entends leurs rires éclater dans la chambre. Je vais aller me joindre à la partie. Attraper quelques baisers, donner quelques câlins et accrocher avec tendresse ces moments qui font la vie si douce....

My creation

Joyeux Noël

lundi, novembre 26, 2007

Welcome to Winterland

Dans le temps d'une petite tempête Sieur Hiver a installé ses pénates en nos foyers. Une bonne couche de neige recouvre désormais tout le paysage. C’est la première couche d’un long hiver qui nous ensevelira, mois après mois, comme il se doit.

Les vents dispersent la neige qui scintille selon les lumières. Les rives du lac commencent à geler. Noël dans un mois. Les lumières de la fête à venir éclairent de plus en plus de perrons et les personnages gonflés d'air commencent à décorer les blanches pelouses. Nos voisins ont illuminé l'énorme sapin qui orne leur pelouse engloutie par l'hiver. Nous avons allumé le nôtre...

Le truc local c’est de ne jamais enlevé les lumières de son sapin. Une fois posée, la guirlande s’intègre au sapin qui pousse avec le temps. Les lumières se fondent avec l'arbre au fil des années. Lorsque vient le moment de s'en préoccuper, il ne suffit plus que de le "ploguer" pour lui redonner couleurs et vie. Puis, lorsque le sapin est devenu trop gros pour la guirlande en place, il suffit alors d’en ajouter une nouvelle pour améliorer l'apparence recherchée.

Le voisin très malin les pose même en été « parce-que c’est plus confortable, y fais plus chaud pis t'y vois ben mieux! » nous explique-t-il d'un air convaincu lorsqu'on l'aperçoit manipuler ses guirlandes de Noël en plein mois de juillet.

En ce qui nous concerne, c’est une deuxième année d'existence pour nos lumières multicolores. Il est vrai que l’on fait un peu pitié à coté des voisins qui viennent d'enrubanner leur porche de centaines de grelots lumineux en plus d'arborer un magnifique arbre en fête. Il nous faudrait au moins une autre guirlande pour espérer rivaliser avec eux autres. M'enfin il faut quand même avouer que l'on a un peu l'habitude de faire pitié en comparaison à leur "perfectitude" d'extérieur! Ceci ne nous empêche pas de sympathiser sur une base régulière avec cette jeune famille qui vit si prés de la nôtre.

My creation

M'zelle Soleil découvre l'existence du « Papa Nowel », elle a bien assimilé le concept des cadeaux. Elle semble bien absorber tout le principe puisqu'elle commence à l'appliquer à toutes sortes de sauces. Elle adore le concept des chansons. Je sens qu'on a pas fini d'en manger! Juan soupire en se résignant. La petite puce de maison a aussi très bien assimilé l’idée du sapin de Noël, ce qui ne fut pas trop difficile...

Dimanche, j’ai installé notre sapin artificiel au salon. La vision du « pinpin de Nowel co deyor (le sapin de noël comme celui dehors) » l’a assez enchantée pour qu’elle s’excite juste un petit peu avant d'aller se coucher! Complètement transportée par ses fééries enfantines, l'enfant a eu du mal à calmer sa joie devant la vision colorée du sapin intérieur. Cette enfant est du pur bonheur pour mon cœur.

Elle n’est quand même pas trop rassurée lorsqu’elle croise un Père Noël en personne, et comme le bonhomme commence à sérieusement sortir de sa tanière, nous le rencontrons de diverses manières! Vendredi dernier, nous emmenons M'zelle Soleil en ce gigantesque centre d’achat où règne un royaume de manèges intérieurs, après trois tours de train-train des plus enfantins, nous retrouvons la maison du Père Noël au coeur de ce temple de consommations. Il y a une file d’enfants et de parents à l’entrée de sa porte. Le Père Noël, débonnaire, est fidèle à son poste.

Une enfant pleure sur ses genoux. M’zelle Soleil s’écrie « Pleure fille maman, é pleure fille! ». Je lui explique qu’il ne faut pas avoir peur du vieux bonhomme et tout le tralala de circonstance. Nous nous mettons de coté pour observer les enfants défiler. Une petite fille d’environ cinq ans s’assoit sur les genoux du monsieur à barbe blanche, aux anges, elle chantonne avec lui, M’zelle Soleil l’observe les yeux tous ronds. Chaque enfant reçoit un cadeau avant de prendre le chemin de la sortie. Je demande à mon brin de fillette :

- Tu veux qu’on aille voir le Père-Noël?

Elle s’exclame sans une seule hésitation de ce petit ton si charmant qui me fait craquer.

- Oh non, maman!

Vu que je ne vois pas le but de la brusquer sur ce point (de toutes façons ce n'est pas dans mes habitudes de la brusquer), nous nous contentons de regarder encore quelques minutes les enfants et l’étrange monsieur en habit rouge. Le lendemain nous en rencontrons un autre à l’entrée de la pharmacie. Celui-ci est fait de plastique, de taille humaine, il se dandine et chante dès que l’on s’en approche. Il hypnotise mon petit bout de fille qui s’y intéresse de près. Durant une dizaine de minutes nous jouons avec le Père-Noël de pacotille. Je vois les vendeuses sourire en nous regardant derrière la vitre.

L’homme organise une sortie piscine pour dimanche soir. Nous y retrouvons ma nageuse de sœur. L’enfant est en adoration devant son ado de tante. Elle est si heureuse de cette sortie qu’elle nous irradie de son bonheur bambin. Nous fondons tous sous ses charmes. Nous sommes devenus des parents dévoués. Je constate en mon for intérieur qu’il n’y a encore pas si longtemps, j’organisais mes sorties de fin de semaine d’une toute autre façon! M’zelle Soleil a transformé nos vies. Juan pense même qu’elle a bouleversé la sienne, d’une bonne façon m’explique-t-il en détails au creux de notre intimité, mais bouleversements, c'est certain, il y a bien eu…

Dimanche en fin d’après midi, je pars rejoindre Miss Dee avec l’enfant pour passer une toute petite heure en compagnie de Ponyta. La dernière portion de route pour se rendre au centre équestre est bien enneigée. Durant le trajet, M’zelle Soleil chante du Adrienne Pauly de concert avec ma pomme. L'on arrive avant la Miss que l'on attend quelques instants. La jument est plus nerveuse que les autres fois. Les vents qui soufflent et sifflent l’effraient. Elle sent cet hiver qui prend possession de nos vies. M’zelle Soleil monte avec toujours ce même sourire divin qui la rend angélique. Toute petite chose sur ce cheval qui paraît immense à coté d’elle, je réprime les battements de mon coeur. Je suis d’une extrême vigilance. Je bataille mes craintes pour son bonheur. Cette enfant m’éblouit l'esprit de milliers d’étincelles amoureuses. Je ne peux que la chérir, tendrement, pour elle, je ne désire que le meilleur.

En relative harmonie nous poursuivons le cours de nos vies. J'aime ces moments passés avec lui, avec elle, ces moments passés ensemble qui nous lient de l'intérieur et qui forment les liens du sang de notre enfant. Loin des dépendances virtuelles, je prends le temps d'apprécier tous ces petits instants de bien-être familial, ces petits moments qui font de certaines fins de semaines des bijoux de souvenirs…

Welcome to winterland

lundi, décembre 25, 2006

Rencontre avec une icône de saison et voeux soufflés

I've-met-Santa

Dans un grand magasin de jouets, du coté des peluches, Lily-Soleil s’émerveille. Je la prends par la main et je lève la tête pour apercevoir du coin de l'oeil l’antre du Père-Noël. La petite fille en moi se réveille. L’on entre par la petite porte dans un autre royaume de peluches, là, je découvre le vieil homme à la barbe blanche, seul devant son bureau de bois, en train d’écrire dans un épais grimoire. Il est habillé de ses plus belles parures, il nous sourit avec une douceur de neige. La petite ouvre grand les yeux sans rien n’y comprendre.

Il me demande doucement son nom qu’il inscrit de sa plume entre ses pages. Ses yeux brillent de bonté, sa barbe de poils laiteux est on ne peut plus vraie, la petite fille en moi est aux anges. Jamais je n’avais rencontré un aussi beau Père-Noël. Nous sommes seuls, écartés du brouhaha des fêtes, il est magnifique. À le voir ainsi, je m’attends presque à voir débarquer un lutin enchanté. La petite sur ma hanche écarquille ses grands yeux bleus. Il me demande son âge :

- Elle a 13 mois…
- Ah! C’est un âge assez critique…

Sans que l’on ait besoin d’échanger en de longues phrases, je comprends vite son point. Trop grande pour se laisser faire, trop petite pour assimiler le concept! Lily-Soleil regarde le vieux monsieur sans trop savoir sur quel pied danser. Je cherche des yeux Juan égaré. Ne le voyant point venir, je me lance et dépose délicatement la petite sur un genou de cet incroyable Père Noël, elle se tortille en grimaçant. Elle me tend les bras, prête à se rebeller, je la reprends avant qu’elle ne se fâche...

Lily-fuit-le-père-Noël

Juan nous retrouve enfin. Il salue le Père Noël. Aux cotés de son père, Lily-Soleil étudie la situation avec circonspection. L'on discute deux minutes. Cependant, ne voulant point briser la magie de l'instant, l'on s'efface poliment. C’est avec un petit regret que je quitte ce vieil homme tranquille qui réveille si vivement mon imaginaire…

D'ailleurs, pour les enfants, n'est-ce pas là que réside toute la magie de Noël? Dans l'imaginaire? Dans l'idée magique d'un monde merveilleux qui existe en parrallèle du nôtre? Dans un monde qui sublime l'instant de quelques lumières féeriques tout en nous incitant à être meilleur? À ressentir la paix et l'amour en son coeur. À souhaiter que disparaisse les soufrances, les solitudes et que le bonheur rayonne partout dans le monde...

Par ma fenêtre des flocons de neige allègent l'atmosphère blafarde. Ils ne font pas légion mais sont bien mignons en cette veille de fête. Ils m'arrachent un sourire matinal. J'attrape au vol un zeste de magie de Noël, je l'inspire et le dépose en mes meilleurs voeux que je vous souffle en ces quelques mots:

Que les pensées des enfants soient douces,
Que la misère s'éclaire de quelques sourires,
Que l'espoir brille dans le coeur des plus démunis,
Que le cynisme des adultes s'étiole quelques secondes.

À vous qui lisez ces quelques mots,
Que cette période des fêtes vous soit belle
et remplie de moments agréables.

JOYEUX NOËL 2006

Il est vrai

lundi, décembre 11, 2006

Lundi Soleil

Dans un univers calfeutré par la neige fraiche, j’évolue. Depuis des jours il tombe, par intervalles réguliers, de gros flocons cotonneux. L’ambiance des fêtes bat son plein. La nuit, les rues s’illuminent des maisons aux couleurs plus ou moins vives qui donnent du pep à l’hiver. Des personnages gonflés saluent les passants. Un gros bonhomme à barbe habillé d’un habit rouge et blanc prend d’assaut les rêves des enfants.

S’éloigner un peu de nos virtualités pour profiter d’une longue fin de semaine en compagnie de mon bel homme. Un petit party sympa qui nous fait du bien vendredi soir, une sortie en famille élargie le samedi et un dimanche relax pour récupérer avant de se lancer dans une autre semaine.

Tard dans la nuit de vendredi à samedi, la langue tendue, l'on profite des énormes flocons silencieux qui virevoltent avec grâce sur une rue calme cachée quelque part en basse ville. Minutes romantiques pour achever une soirée précieuse. Durant la sortie familiale du samedi fatigué, l'honneur est au bébé éberlué qui ne sait plus où mettre des yeux au paradis enfantin des Galeries. L'homme manque de défaillir, l'estomac à l'envers après son tour de carrousel, sa soirée arrosée remonte, je m'amuse de ses malaises. La petite n'en finit pas d'ouvrir grand les yeux, fascinée par l'ambiance survoltée de la place. Les parents traînent un peu des pieds, mais pas trop...

Dimanche tranquille, inspiré par les lumières des voisins, Juan se décide à éclairer le sapin qui orne l'entrée de notre humble domaine. Pendant que l'homme s'active sur sa guirlande antique, Phil, le voisin d'en face, jeune père de l'exquise Raphy, nous faire un brin de causette sympathique. Revenu de dix jours en Floride, il rayonne. Amical, il bavarde avec entrain. C'est marrant les échanges de quartier boisé, surtout lorsque l'on a la chance d'être près de gens avec qui l'on peut facilement s'entendre...

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Pour la première fois de notre histoire de couple, nous avons érigé, avec beaucoup de tendresse, un modeste sapin en un coin de notre salon. Juan en est très content, cela lui remémore les douceurs de son enfance choyée. Nous voilà donc parents, en charge de l'imaginaire de notre enfant, pas le choix d'entrer dans la ronde. Sans compter que je me laisse glisser avec bonheur dans cet imaginaire d'hiver. Je retrouve en moi la petite fille oubliée qui se posait sagement devant sa fenêtre en attendant la neige magique synonyme de paquets cadeaux. J'observe pousser ma petite graine de fille et je médite en silence. "L'Être parent", un sujet auquel je réfléchis amplement.

Je résiste au matérialisme des fêtes en me plongeant la tête dans le cœur du lac qui se gèle. De toute façon vu mon pouvoir d’achat, c’est la solution la plus saine et la moins douloureuse. Je me demande parfois si j’aurais la même grandeur d’âme avec un volumineux compte en banque. J’espère que ce serait le cas, l’excès de matérialisme qui enrobe la période des fêtes me fatigue. L’idée que Noël est surnaturel pour les enfants, spirituel pour les parents et amusant pour tous est celle qui me plait le plus. Du surnaturel des enfants jaillit des concepts de partage et de générosité, du spirituel des parents renaît la compassion et la chaleur humaine, l’amusement général allége l’atmosphère tendue de ce début de millénaire coincé entre conflits de religion, inquiétudes climatiques, fossés sociaux et technologies effrénées.

Petite mélancolie de lundi matinal qui entraîne l’homme vers les bureaux de sa tour plantée au milieu du grand campus qu'abrite Ste-Foy, extension cossue de Québec la vieille qui se demande comment être la plus belle pour fêter ses 400 ans. Voici venu le début d’une autre semaine. Lily-Soleil grignote son trognon de baguette bien installée dans son fauteuil. Miss bordel se mettra bien vite au travail. La maison s’anime de la mélodie des tuyaux qui gargouillent, la machine à laver grouille.

La température est douce. Le soleil fait scintiller la neige bien tassée. Ah! Si je pouvais étirer le temps, je laisserai volontiers couler le flot de ces mots qui m’inondent, mais la réalité maternelle m’appelle…

Lundi Soleil