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mardi, mai 03, 2016

Les quatre derniers mois ont été rudes entre mes ennuis de santé et la commotion cérébrale de la Miss.

Pour me revitaliser le coeur meurtri, l'homme nous organise une soirée surprise. Docile, je suis son sillon. Alors que j'arrive en ville avec la nuit qui tombe, je réalise que j'ai passé les quatre derniers mois cloîtrée avec ma puce maganée.

Je n'ai mis le nez dehors que pour des rendez-vous médicaux et des passages à l'hôpital! Lorsque je vois le nom du chanteur du concert auquel il m'amène, mon cœur bondit de joie! Yes! Avec Yann Perreau, il tape en plein dans mon mille intérieur.

L'on se souvient de la fois où on l'a vu, au Grand Théâtre, au printemps 2005, lorsque j'étais enceinte de la Miss.

L'on se remémore la première fois qu'on l'a vu durant le Festival de Tadoussac, du temps de son mohawk, il y a des lustres de cela...

L'on a aussi le sentiment de l'avoir revu au Festival d'été sans trop nous resituer. Après coup, c'était Place d'Youville qu'il nous avait fait danser...

C'est cool de le revoir à l'Impérial. J'aime bien cette petite salle. Voilà que tout cela me rappelle combien la musique peut me faire vibrer et sentir vivante.

Trop contente de sortir, trop contente d'être dehors. Ce soir, je ne suis pas maman, je suis juste femme. Juste moi.

En cette soirée qui se déroule dans le cadre des NuitsFEQ, l'on apprend que c'est Yann Perreau et invités. Une jeune femme que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam entre sur scène. Yep, je ne regarde pas la Voix! Je l'apprends après coup. Je capte son prénom mais, sur le vif, son nom m'échappe.

Via Instagram un utilisateur m'apprend qu'elle se nomme Charlotte Cardin. En quelques chansons, elle m’envoûte les sens. Toute mignonne, toute jeune, toute neuve, elle est charmante lorsqu'elle annonce qu'elle fera partie du Festival d'été 2016. Le même soir que Sting pour ceux que cela n’intéresse pas...

C'est un véritable coup de cœur musical pour ma pomme fraîchement sortie de sa brousse! Sa voix veloutée, rauque et chaude, me fait penser à un délicieux mélange de Feist et Lou Doillon. Ses mélodies me charment, son style me plait, bref, je craque pour cette Charlotte musicale!


Arrive ensuite le groupe Pandaléon que je ne connais pas non plus. Le même abonné Instagram éclaire ma lanterne en temps réel. Je craque moins que pour Charlotte mais leur rock atmosphérique est sympa. Assez sympa pour me faire onduler sur place...

Et voilà le temps de Yann! Il débarque sur scène avec la même énergie survoltée dont j'ai le souvenir. Il a pris un petit coup de vieux depuis la dernière fois qu'on s'est vu. Nous aussi! Le voilà jeune papa et nous voilà vieux parents!

Cela fait du bien de retrouver son énergie électrifiante. Il rend la soirée intime et chaleureuse en s'adressant au public, en étant authentique et en partageant des anecdotes de sa vie et de son amour pour sa femme (maman d'un tout nouveau poupon qui assiste au concert à deux pas de nous).

Je réalise que ce qui me plait tant chez lui, c'est non seulement sa musique que j'apprécie mais aussi cette mystérieuse sensualité sentimentale qui me touche. Il est aussi sensuel que sentimental et c'est le genre de mélange qui me fait tomber à tout coup. Surtout en chansons!

Et voilà que je me retrouve à danser sans tout à fait m'en rendre compte. J'ai les boucles qui s'éclatent. Je reconnais ces chansons (que j'ai connu par coeur). Je me laisse glisser dans la musique (et les bras de mon homme) qui m'emporte dans la nuit...



Cette soirée douce et électrique nous régénère joliment les esprits et nous remplit d'espoir en la vie. Il fait bon nous retrouver en couple en cette #nuitsfeq.

On est toujours pas sortis du bois avec la commotion de notre puce mais ce soir, on prend une pause de parentitude. On respire, on danse, on s'embrasse, on se câline et on s'allège l'esprit grignoté par les soucis. Pas de doute, la soirée surprise de l'homme est un succès à mon coeur!

Pour plus de vidéos, c'est par là...

Plonger au cœur d'une nuit FEQ

vendredi, octobre 30, 2015

Samedi dernier, après avoir grimpé une plantation de café dans les montagnes bleues de Jamaïque, je suis allée voir la maison de Bob à Kinsgton...

L'expérience s'est révélée plus mystique que je ne m'y attendais...

Peut-être que le fait qu'il était interdit de prendre des photos à l'intérieur de la maison m'a aidé à mieux m’imprégner de l'instant présent. Ou peut-être que cela n'y aurait rien changé si j'avais eu le droit d'en capter quelques souvenirs. Qui sait?

L'on a fait le tour de cette maison tropicale en compagnie d'une jeune guide locale enthousiaste.

Notre poignée de journalistes francophones et un trio composé de deux femmes jamaïcaines souriantes et, d'un cool touriste kényan les accompagnant, ont ainsi arpenté la maison et les souvenirs de Bob...

Inspirée par la sympathique guide, notre groupe s'est mis à visiter la maison en chantant quelques unes de ses chansons! Ça lie les esprits qui se délient. L'énergie du groupe se fait plus chaleureuse, plus conviviale. On échange et on partage. Le moment fort de la visite fut certainement la chambre de Bob, laissé à l'état...


Et puis il y a Georgie, chef cuisinier qui a suivi Bob de Trench Town et qui vit toujours là. Il vit en une petite maison bleue devant laquelle il gare son vélo. À plus de 80 ans, il est encore très actif et fait ses tours de propriété, à vélo, avec assiduité. Ce qui nous a donné l'occasion de le croiser et de le saluer...


C'est au fil de cette visite que j'ai réalisé toute la profondeur humaine de Bob. Tant de souffrances et d'intensité en la courte vie de cet homme qui a changé le monde à sa façon. Tant de foi et de conviction. Tant d'émotions. Tant d'amour à donner selon l'expression de la guide lorsque l'on mentionne sa ribambelle d'enfants...

Ouais, j'ai définitivement eu un petit frisson mystique en visitant la maison de Bob. Un moment privilégié qui restera longtemps gravé en ma mémoire. Irié Bob!



En mes sens, le voyage c'est bien plus que des paysages à regarder, c'est des personnes à rencontrer, des atmosphères à absorber, des expériences à inspirer et des horizons intérieurs à étendre. C'est des aventures à vivre...

Ainsi, je n'ai pas été tant étonnée de me retrouver en ce studio d'enregistrement à 10 heures du soir, après avoir suivi un flow jamaïcain, deux jours après cette visite de maison-musée. Ce qui m'a étonnée par exemple, c'est le résultat de cette soirée...

Le résultat est une toune de reggae composée collectivement en trois heures. Une chanson trilingue qui est pas mal meilleure que ce que je ne pouvais imaginer en mettant les pieds en ce studio tropical par lequel sont passés des musiciens comme Drake, Rihanna ou Alicia Keys...

En rencontrant David, à l'aéroport de Toronto, il m'a dit qu'il écrivait des chansons. Je lui ai alors mentionné que j'avais toujours été curieuse de comprendre comment on faisait des chansons. Trois jours plus tard, j'avais un début de réponse et je pondais, dans la foulée, un refrain en anglais! Rise up! Reach for the sun...


Un refrain aux allures de vers d'oreille. Pas mal fière la mère! Un refrain délicieusement interprétée par mon amie Isabelle qui, en une seule take a assuréIsabelle qui a fait des merveilles. David a composé avec brio les premiers accords et la portion en français qu'il a justement interprété. Nos amis jamaïcains du soir, Dale et Dwight, ont composé la partie en patois local et mixé le tout!

Dale, l'ingénieur du son nous a concocté un super beat et, comme je lui ai demandé, il m'y a ajouté une touche de dud. Le résultat est la somme de nos talents conjugués sous la pleine lune jamaïcaine. Un autre moment qui restera longtemps gravé en ma mémoire.

À minuit, la toune était emballée et nos amis nous ramenait sagement à notre hôtel. Une super soirée à Port Antonio qui aura donné une cool toune. Certainement le meilleur souvenir de voyage à ramener en mes bagages...
 

Natural Mystic in Jamaica..

samedi, décembre 27, 2014


Noël sous la pluie et une température qui dépasse zéro, c'est bizarre. Troublant. Mélancolique. Lorsque la seule famille que l'on a est celle que l'on se construit, on se divertit les idées entre amis.

On vadrouille d'un foyer à l'autre. On se fait adopter par d'autres familles qui nous enrobent de leur chaleur humaine. Les jours passent. La température ne redescend pas. On cocoone au coin du sapin.

Et même s'il fait encore blanc en notre brousse de lac, on se surprend quand même à espérer voir tomber quelques flocons. Les jours passent toujours trop vite...

En ce temps des fêtes, j'adopte Songza pour habiller l'ambiance musicale de ces heures que l'on tisse à trois. Ainsi se construit ces traditions de Noël qui fondent l'histoire de notre trio familial...

 Top 3 Songza Noël 

- Santa's got style: Hip Christmas Hits
- Blue Christmas and a Funky New Year
- Christmas Siren

La lala lalala

mardi, mai 27, 2014

J'adore le trip-hop. Impossible de ne pas succomber à la tentation de Morcheeba à Québec!

Une soirée volée au quotidien où l'on profite de la présence des grands-parents paternels de Miss Soleil pour une sortie spontanée. Le plaisir de se retrouver place d'Youville comme si l'on avait 20 ans...

Il y a de ces concerts qui forment une bulle musicale où l'on flotte de bonheur. Ce show fut de ceux là. De ces shows qui, non seulement, offrent les chansons que l'on attend mais qui les délivrent à la perfection...

Un spectacle où le public a une place privilégiée. À se sentir choyé. Entre deux rappels, la chanteuse laisse le micro à un homme amoureux qui en profite pour faire déclaration et demande en mariage. De quoi finir la soirée sur une note romantique dans une salle qui n'en manque pas!

Complètement séduite par Skye Edwards, en robe à plumes blanches et talons vertigineux, je savoure le moment présent. Je laisse onduler ma crinière fauve en toute liberté. Y'a rien comme une bonne transe musicale pour se ravigoter les idées!

Skye dégage une énergie qui me réénergise. Envoûtée par sa voix et les rythmes de ces chansons que j'affectionne, je plane...


Un mercredi soir avec Morcheeba

jeudi, juillet 21, 2011

Retour de Festival


Avec la fin du festival d'été de Québec, l'on quitte cette étrange dimension dans laquelle l'on était entré. L'on reprend le cours de sa vie des souvenirs plein la tête...

D'abord dormir un peu pour rattraper la fatigue accumulée, puis retrouver le fil des jours normaux. En mon coin de "cyberpigiste", cela veut dire pas mal de correspondance à traiter et quelques feux à éteindre en priorité. Se remettre les idées au rythme du quotidien...

Mais juste avant de repartir en la normalité de mes jours, un petit retour en arrière sur la soirée de samedi dernier. Un retour sur la messe métallique qui a transporté Québec samedi nuit.

Devenir sardine au soleil

Sachant le monde dans les rues, je dois dire que je n'étais pas mécontente de pouvoir entrer facilement dans la zone VIP.

Mais encore là, l'on avait été prévenu; pour avoir une place correcte dans cette zone, il fallait ne pas arriver trop tard. Le concert commençait à 9:30, je suis arrivée à 6:30.

Déjà les Plaines semblent pleines. La fébrilité ambiante électrise l'atmosphère. Je trouve un coin de trottoir où m'assoir. Le brouhaha ambiant se fait plus bruyant.

D'où je suis placée tout est calme, dense mais calme. J'essaie le Wifi mais comme bien d'autres autour de moi, tout est "jammé" même les téléphones ne marchent plus. J'arrive à avoir une connexion une quinzaine de minutes avant de la perdre pour la soirée.

Durant l'heure qui a suit, je fais un peu de jasette. Je pense à mon homme et la "gang", je leur souhaite d'être entrés sur le site. En une heure la zone VIP se remplie de façon assez dense! Je me rends compte que mon spot est précieux. Si je veux le garder, je ne peux bouger. Mais c'est correct, j'ai deux bouteilles d'eau et aucune envie d'aller aux toilettes!

Durant ce temps j'en profite pour papoter un peu avec mes voisins. J'aperçois Régis Lebeaume dans la tente corporative qui nous surplombe. En fait c'est grâce à mes voisins que je le remarque. Tant de regards se tournent dans la même direction que ma curiosité est piquée...

La zone VIP où je suis est prise d'assaut. Un jet d'eau arrose la foule au loin. Il fait chaud. Il est temps que la soirée commence. Au dessus de nos têtes, un hélicoptère fait des tours. J'espère qu'il prend des images que je pourrais voir au futur.

Arrive Dance Laury Dance. Je ne suis pas emballée et l'humour à second degré avec lequel le chanteur commence la soirée me refroidit. Je dois être top vieille pour ce genre de niaiseries.

Lorsque le chanteur interpelle la foule pour demander: "Est-ce qu'il y en a qui aiment fumer du crack en faisant l'amour à une prostituée?". Je décroche. Si je suis rendue matante qu'il en soit ainsi!

Je me rassois pour taponner le Wifi pendant que le groupe sue sur scène. À part une certaine ressemblance du chanteur avec Mel Gibson, je ne trouve rien pour m'intéresser au groupe. C'est con des fois comment une seule connerie peut tout foutre à l'eau...

J'en profite pour observer la foule en attente. Il commence à faire très chaud. La foule se meut en une seule chaleur humaine. Je vois passer deux ados en courant! Je remarque leur macaron. Mon voisin me dit: "Il parait qu'il y a une clôture de défoncée. Des jeunes entrent par là!" Manifestement c'est deux là ont gagné la course, je les vois se perdre dans la densité de la foule. Je n'en vois pas d'autre passer...

Arrive Joe Satriani. Il me semble que l'on est encore plus serré les uns contre les autres, j'imagine que c'est encore pire dans la foule qui nous entoure. Le guitariste est bon mais j'avoue que je commence à être tannée d'attendre debout dans la chaleur humaine. Je finis une première bouteille d'eau...

Messe et communion

À 9h45 arrive enfin Metallica! L'on est tous là pour ça. La foule devient une entité vivante qui ne fait plus qu'une.

Dès les premières chansons, l’atmosphère vibre.  C'est parti pour une soirée mémorable. J'espère les classiques. J'espère "Sanatarium, One, Master of Puppets, Seek and Destroy". J'espère et je ne serai pas déçue!

Le son décape. Il est amplifié mais il est aussi clair, net, pur. Je retrouve cette qualité de Metallica que j'ai toujours appréciée. La foule embarque dès les premières minutes. Le pouvoir de la foule à un show de Metallica a toujours eu le don de me fasciner. J'ai des flashs de concerts passés. Des flashs de ma vingtaine révoltée. Contrairement à certains préjugés Metallica ne rend pas méchant, Metallica fait sortir le méchant. C'est un métal thérapeutique. Il fait sortir les toxines...

James est aussi sympathique que dans mes souvenirs. Il ne jure pas, il n'insulte pas. Il s'enquiert plutôt du bien-être de la foule. Il est présent, presque aimant. Il parle de la famille Metallica avec affection. Il est heureux et le partage. En musique mais aussi en sourires et paroles. Dès le début du show, il dit qu'il a la foi que la famille Metallica de Québec fera beaucoup de bruit! Et Québec fera tellement de bruit que sa foi ne pourra qu'en être accentuée!

Il explique qu'il a entendu parler de ce Festival depuis très longtemps. Il dit qu'être enfin ici est d'une émotion indescriptible. Son émotion est tangible. Il ajoute que c'est si beau de voir les gens de Québec. Des gens qui ont besoin de musique dans leur vie. Il est heureux d'être là et il ne manque pas de le partager avec le public en liesse. L'on baigne dans la magie festivalière...

Il plaisante: "Faites attention à votre voix, nous avons encore beaucoup de chansons!Naaa, faites pas attention à votre voix, donnez la moi!". Il demande: " Do you like your music heavy, do you like heavy? Tell me if you like your music heavy baby!" La foule en transe scande avec rythme des "heys-heys" électriques dans la nuit. "Sad but True" déchire la nuit en même temps que chante la foule.

Il est toujours incroyable d'écouter plus de 100 000 personnes chanter d'un même coeur. Baudelaire a écrit: "Le plaisir d'être dans les foules est une expression mystérieuse de la jouissance de la multiplication du nombre. Tout est un nombre. Le nombre est dans tout. Le nombre est dans l'individu. L’ivresse est un nombre". La jouissance qui régne sur les Plaines samedi soir aurait surement fait sourire Baudelaire. L'ivresse du nombre est une sensation quasi indescriptible, primitive. Je suis ivre.

Je me fonds dans l'entité humaine qui fait la nuit. James fait rejaillir la vie en mon sang. Les paroles des chansons me reviennent en mémoire et j'ajoute ma voix à la foule. Les bras dans les airs, les boucles qui virevoltent de haut en bas et le sourire aux lèvres...

Metallica est une énergie dont l'on se gave. La messe est métallique et l'on communie avec la même foi. La musique est grasse, lourde mais aussi propre et nuancée. Les mélodies sont excellentes et les envolées oh combien intense. La répartition du son est exceptionnelle. J'ai des flashs de James dans les années 90, plus félin avec les cheveux longs. J'ai des flashs de jeunesse survoltée.

À l'époque, le son était aussi bon et le métal encore plus rapide. Je retrouve ce même magnétisme du chanteur qui me faisant tant d'effet il y a 20 ans! Je ressens la même extase que j'ai connu il y de cela bien des années. Je me souviens. Je laisse le métal me traverser le corps. Mes toxines se libèrent à mesure que je vibre de bonheur. Un bonheur partagé par des dizaines de milliers de personnes.

James est heureux comme un gamin. D'ailleurs il explique à la foule qu'il vit là un vrai rêve de gamin. Il remercie Québec de lui offrir cet instant magique. Le rappel va de soi. Il lance à la foule: "You make us feel good Québec!". C'est réciproque James!

Un rappel puis un autre. La foule est un tout qui vibre d'une même énergie.  Le show finit à minuit et quart avec "Seek and Destroy". La nuit est en feu. Le groupe ne semble plus vouloir partir, il s'éternise sur scène en lançant des pics de guitare. Il ramasse un drapeau du Québec que leur offre un fan. C'est tout un moment de Festival que Québec vient de vivre! Un moment qui passera à l'histoire et restera longtemps gravé dans les mémoires...

Metallica aussi risque de d'en souvenir longtemps. L'on peut être fier de Québec. Le groupe qui en a vu d'autres coté foule était enchanté. Il a même écrit sur le plancher backstage:"Here everything is awesome!" Je ne serais pas étonnée de les revoir à Québec dans les années prochaines...




Foule calme et comblée

Alors que je suis un courant d'humanité pour redescendre vers St-Jean, je ne peux qu'être fascinée par la tranquillité de la foule. Même les zombies imbibés d'alcool sont inoffensifs. Metallica a libéré des millions de toxines humaines...

Toujours, j'apprécie le paradoxe historique. La beauté de ces moments de communion humaine à travers la musique sur un site où les batailles font l'histoire. Samedi soir, je suis pas mal sure que même les fantômes des soldats sacrifiés aux combats ont fait la fête avec nous!


Il me faudra bien deux jours pour arriver à me sortir cette soirée du corps! Les jours suivants j'ai l'occasion de discuter avec plusieurs personnes qui ont assisté au show à des endroits différents du site. La majorité de ceux à qui j'ai parlé ont adoré leur expérience.

Mon homme qui ne connaissait pas vraiment Metallica et pour qui c'était une première expérience a trippé comme jamais. Il n'en revenait pas lui même! Il a bien parcouru le site et même si parfois la foule était intense, il n'a vu aucun grabuge...

Mon compère blogueur Mario a lui ressenti une certaine démesure mais comme il se trouvait non loin de la tente des ambulanciers, c'est surement contextuel. Il est évident qu'il y a eu plusieurs personnes bien maganées, des malaises, des malades. Mais sur une telle foule, vraiment pas de quoi en faire un plat. Il y a aussi eu quelques bourdes dans la gestion de foule. Ma compère blogueuse Marie-Ève en a vécu l’amère expérience. Pour ma part, je me suis sentie privilégiée de pouvoir vivre le tout en VIP. L'émotion y était aussi crue que dans le reste de la foule et les malaises plus rares...

L'idée du Festival d'été de Québec est de rendre de tels spectacles accessibles au plus grand nombre. Si l'on y pense bien, c'est un sacré défi! Et chaque année, le Festival remplit sa mission. Même si la perfection n'existe pas, le Festival d'été de Québec analyse et améliore chaque année son fonctionnement pour mieux faire la fois prochaine.

Cela dit, il faut admettre que lorsque l'on voit se dérouler de tels évènements au coeur de la ville, l'on ne peut que dire chapeau et merci!

Retour de Festival

samedi, juillet 16, 2011

En préparation du grand soir (version métal)...


 Ce soir c'est le grand soir M. Québec se met à l'heure métal. Pour savoir ce qui se passe en temps réel, je vous conseille de faire un tour sur Twitter par le hashtag #FEQ.

En suivant ce fil Twitter très actif, il est facile de prendre le pouls de ce qui se passe en temps réel. Durant tout le Festival j'ai eu beaucoup de plaisir à lire les commentaires et les impressions des festivaliers sur Twitter. Mais c'est aussi un bon moyen pour récolter toutes sortes d'informations en lien avec le Festival d'été de Québec.

Je dois aussi avouer que la fatigue commence à se faire ressentir et que j'ai pris du retard dans la publication de mon contenu. À venir sous peu, mes deux entrevues avec Daran et Marco Calliari. Quelques sensations de Buddy Guy et des photos à gogo! Hier, j'ai pris le temps de reprendre mon souffle car la soirée de ce soir s'annonce intense! Mais il me reste encore quelques billets à écrire avant de ranger ma plume de Festival d'été de Québec.

Je n'ai pas vu Metallica depuis les années 90 et je me demande si je vais trouver qu'ils ont pris un coup de vieux. Tout comme je sais que j'en ai pris un depuis la dernière fois que je l'ai ai vus! Après les avoir vu 3 fois au Forum de Montréal, une fois au stade (la fameuse fois de l'accident de James sur scène et de l'émeute) et une fois en plein air à Québec (où j'ai réussi à me faufiler assez près pour attraper un pic de guitare), j'espère ressentir la même fièvre à les revoir ce soir...

De mes concerts Metallica du siècle passé, je n'en garde de très bons souvenirs. Je n'ai jamais trouvé la foule menaçante. Intense mais pas menaçante! Même lors de l'épisode de l'émeute au Stade. C'était une émeute tranquille, la foule était énervée, frustrée mais les gens ne se tournaient pas les un contre les autres. Les plus frustrés se contentaient de mettre le feu aux poubelles pas à la place ou de casser la voiture en démonstration. Enfin tout cela, c'était surtout la faute à Axl Rose...

D'ailleurs, ce soir là, Metallica avait été tout à fait correct, il s'était excusé, avait promis de revenir (ce qu'il a fait). Le groupe avait partagé l'information et considéré ses fans. Ce qui ne fut pas du tout le cas d Axl Rose! Mais de Metallica, j'ai toujours le souvenir d'un groupe généreux et respectueux de ces fans. Je m'attends donc à retrouver la même générosité de scène ce soir. C'est aussi ce qui fait la grande qualité du show...

Aujourd'hui l'on parle beaucoup de la foule, combien arriverons à rentrer dans le site, combien seront frustrés d'être refoulés aux portes? Il est certain que les retardataires risquent beaucoup à ne pas arriver tôt. Et les fans prévoyants risquent d'attendre pas mal longtemps pour avoir une bonne place sur le site! Cela fait partie de la "game".

Un seul conseil, soyeux patients. Le jeu en vaut la chandelle! Et soyeux cool, l'on est là pour avoir du fun pas pour se prendre la tête! Comme le dit ma compère blogueuse Marie-Ève: "Emmenez des images de petits chats avec vous pour calmer les colères qui pourraient germer". C'est vrai que se projeter une image de chaton dans la cervelle a le don de faire retomber la pression...  Et si jamais vous arrivez trop tard, ne soyez frustré qu'envers vous-même. Au pire, il y aura toujours de la pace avec les enfants de moins de onze ans vers l'écran derrière la scène...

Pour ma part, ma puce se fera garder ce soir. Mon homme ira avec sa gang de chums au petit bonheur la chance et je profiterai avec plaisir de ma passe de presse pour éviter la foule.Même si soupçonne que le zone VIP sera aussi en fête!

Et puis, demain matin, j'essaierai de ne pas avoir les yeux trop dans le beurre de peanut pour l'émission radio "la Capitale Blogue" en compagnie de mes compères blogueurs de Festival sur les ondes de CKRL. Dimanche dernier, j'étais pas mal "poquée" à onze heures sur les ondes de CKRL...

Enfin vu la soirée à venir, je doute d'être très fraiche mais je suis certaine que je serais contente et triste à la fois. Contente d'avoir vécu un autre Festival qui m'aura fait voyagé musicalement et triste que cela se termine déjà.

Demain, l'on achèvera l'aventure Place de la Famille avec "La luna Caballera". Ensuite l'on ira faire un tour des diverses scènes pour saluer une dernière fois l'effervescence de la ville. Encore une fois le Festival d'été de Québec nous aura fait tourner la tête! Bonne fin de Festival et  bon Metallica!

En préparation du grand soir (version métal)...

jeudi, juillet 14, 2011

Hypnotique, espiègle, Gaëtan Roussel embrase Place d'Youville

Au bout de ma trentaine, je commence à sentir peser le poids des années sur ma peau.

Au rythme du Festival, c'est flagrant! Et en même temps, cela rappelle au sang combien l'on peut être vivant.

J'attendais Gaëtan Roussel avec plaisir. Et mercredi soir, je pense qu'il était l'un des rares à pouvoir me pousser à sortir.

Alors on se décarcasse la carcasse et l'on repart pour un tour.

Hier soir, j'avais un "bad hair day" et c'était même pas grave! J'étais prête pour une bouffée nocturne de Festival.

De retour Place d'Youville pour Gaëtan. La dernière fois que je l'ai vu c'était en 2006 au pigeonnier. C'était l'été "séquelles d'accouchement" qui m'a bien fait passer le Festival sous le nez. Mais même à moitié morte, je suis allée voir un show, un seul, celui de Louise Attaque.

Et à moitié vivante, j'avais ce soir  là respiré un air qui avait renforcé mon moral abattu! Le temps d'un concert, Gaëtan m'avait requinqué les idées. Je me suis sentie bien malgré l'effort et les douleurs physiques. Pendant un temps, je me suis rappelée à moi. J'en garde un souvenir précieux.

Et cette année, par la grâce des anges, j'ai Gaëtan sous le nez. Alors que je le mitraille de si près, sa présence vite me transporte. Sa voix possède des tonalités qui me caressent l'âme. Je ne cherche même plus à comprendre. Je ressens et j'absorbe. Magnétisée...

Pour la première fois cette année, je réalise que j'ai beaucoup de mal à ne pas danser. Prendre des photos devient un défi lorsque l'on sent monter le diable au corps et qu'il faut se figer pour mieux cliquer! Faut pas croire, il y a aussi des moments où il est difficile de bloguer le Festival!

Mais qu'est-ce qui fait tant le charme de Roussel? Peut-être est-ce son espièglerie qui transperce ses gestes et paroles. Sa guitare affûtée ou son énergie qui déborde?

Je ne sais pas, c'est un tout je suppose. Je ne résiste pas à sa bouille de clown.

En quelques chansons à peine Gaëtan met au creux de sa musique la foule emballée. Une foule dense qui remplit Place d'Youville à plein.

Une foule vivante qui transcende la nuit et semble transformer la place en un pigeonnier. De celui que l'on nomme aussi Parc de la Francophonie.

De mémoire de femme, je ne pense pas avoir vu un show aussi électrique place d'Youville! Il n'y a donc pas que moi que Gaëtan vivifie!

La foule en prend plein les sens. Gaëtan se fait psychédélique, hypnotique, il joue avec le public qui se nourrit de son essence. Il se soucie de son bien-être et sa chaleur humaine est palpable.

Espiègle, il fait "clapper" le public avec une incroyable énergie et lorsque c'est tout le quartier qui semble vibrer, il s'exclame:

- Alors il ne vous reste plus que quarante deux minutes à faire ça!

Il stimule et fait durer le plaisir: "Encore quarante une minutes!" Puis il encourage un joyeux bordel populaire avant de relâcher la foule à la musique. Et de la musique, l'on en prend plein la face!


L'ambiance devient électrique. Parfois même électro-électrique! Gaëtan s'amuse à figer le temps. Seul bémol, un trop long trip de son "weird" qui a failli me mettre la cervelle en bouillie!  Mais je lui pardonne aisément pour le bonheur de "Trouble" qui m'a complètement enivrée. Hier soir, Gaëtan m'a presque fait oublier Louise pour ne penser qu'à Ginger...

Gaétan décape la nuit de son rock écorché. Sur scène, il saute encore comme un gamin et entraine le public en son sillon. Je m'évade en un étrange voyage, un voyage musical au pays de Roussel. Je ne veux plus repartir. J'ai un petit fantasme de nuit parisienne mais cette nuit québécoise est tout simplement jouissive! La place d'Youville orgasme. Gaëtanisée!

Mais l'on ne peut s'arrêter là, il faut recommencer, ne pas se rhabiller! Le rappel est une évidence. Le chanteur revient sur scène, il remercie le public en feu de son accueil et il enchaîne avec une mélodie qui adoucit l'atmosphère électrifiée. "Les belles choses" font le bien d'une caresse. Mutin, il demande:

- Ca va toujours comme vous voulez Québec ou quoi?

Il harangue la foule d'un air de gouaille. Il la pousse à lui répondre encore plus fort. Il présente ses musiciens et dit:

- Na mais si vous arrêtez de crier on s'en va! On est là pour ça nous! Alors on en refait une même si c'est une que l'on a déjà faite même si ça fait super longtemps qu'on a pas fait ça. Mais pour vous on le fait!


Et c'est reparti pour un tour d'Inside/Outside qui vient refaire vibrer Place d'Youville (transformée en pigeonnier)! Il aime le Québec qui lui rend bien. Il prend la peine de remercier le public d'avoir si bien joué avec lui. Sous la pleine lune, Gaëtan Roussel est maitre de son art. La maturité lui va bien. Il excelle.

Et comme personne ne veut vraiment que cela finisse, il ajoute:

- Mais quand ça se passe bien on fait encore un autre morceau, comme quand on était petit! Celle-là c'est vraiment pour le plaisir!

Ainsi la soirée se finit sur une deuxième version de Help Myself car toute bonne chose a une fin et il fallait bien que cela finisse! Une seule question me revient Gaëtan mais où est passée ma chanson préférée de Ginger? Cela dit, l'on se rappellera longtemps de ce show. Merci Gaëtan! Je m'attendais à beaucoup mais pas à tant! Tu reviens quand tu veux, comme tu veux , où tu veux...

Hypnotique, espiègle, Gaëtan Roussel embrase Place d'Youville

mercredi, juillet 13, 2011

À mi parcours de Festival...


Hier soir, nous sommes allés voir Blitz The Ambassador à la Scène Métro place d'Youville. Comme il n'y avait ni restrictions photos ou vidéos, j'en ai profité pour prendre des photos et vidéos au cours du spectacle plutôt qu'aux trois premières chansons. Alors qu'habituellement je filme avec ma caméra miniature, je décide d'essayer la fonction vidéo de mon appareil photo.

Avec une passe de presse  l'on a bien des privilèges. Cependant il y a plusieurs restrictions en ce qui concerne les photos. Généralement l'on a droit aux trois premières chansons. Enfin comme durant ces trois chansons, il est possible d'être très près de la scène, l'on n'est guère à plaindre non plus...

Bref, je me branche pour Blitz The Ambassador avec amis et enfants. J'ai envie d'un bon beat. Du hip-hop fera l'affaire. Il parait que Blitz fait un tabac à New-York, je suis curieuse d'en goûter sa saveur musicale.

J'ai aussi le goût de voir le jour se coucher Place d'Youville. Sentir la nuit tomber entre musique et remparts. Sans compter que la foule y est souvent moins dense. Dans ce coin là du festival, les marées humaines sont moins fortes et il y a toujours de la place pour danser. Sans compter qu'il est facile d'y emmener des poussettes!

Je laisse donc tomber Yelle et Daran ( avec qui j'ai fait une bonne entrevue dans l'aprés-midi et que je soupçonne de revenir bientôt en concert) pour Blitz. Je soupèse aussi l'idée d'aller prendre des photos à Marie-Mai. Il parait que Marie-Mai plait aux petites filles. Cela pourrait peut-être plaire à ma puce! Cela dit, Marie-Mai ne plait pas juste aux petites filles, elle plait aussi aux grands garçons!

En effet, même si mon homme risque de me trucider pour écrire ces mots, il a un petit faible pour la chanteuse. En fait il avoue que ce n'est pas tant sa musique qui l'attire que la personnalité de Marie-Mai. Selon lui, elle dégage une super belle énergie. Il faut aussi dire qu'elle bouge diablement bien sur scène. Donc l'on soupesait l'idée d'aller faire un tour sur les Plaines après Blitz The Ambassador...



Blitz The Ambassador (Samuel Bazawule) est un artiste d'origine ghanéene qui habite Brooklyn. Hier, il a donné un bon show. Plus afro-beat et jazzy que rap. Avec même une touche de blues qui m'a enchanté.

Il a aussi offert à son guitariste l'occasion de se faire un bon solo de guitare (à voir dans la vidéo ci-dessous, désolée pour le son! Manifestement ma Flip est plus efficace que le A55.)


Durant ce concert qui fait la transition entre le jour et la nuit, Blitz parle en français à plusieurs reprises. Le public présent semble apprécier sa performance. Le chanteur n'hésite pas à interpeller la foule pour la faire danser ou chanter avec lui.

L'atmosphère était relax, la musique est bonne. Et sur les remparts les locaux profitent autant du coucher du soleil que du show...


Une fois le concert terminé, l'on se tâte à savoir si l'on ira voir Marie-Mai ou pas. M'zelle Soleil est brûlée et il faut avouer que l'on commence à sentir le festival nous rentrer dans le corps. Finalement l'on capitule. Si l'on veut continuer de "festivaler" jusqu'au bout, il ne faut pas brûler la chandelle par les deux bouts!

Marie-Mai a beau être mignonne, l'on est pas assez fan pour dépasser la fatigue. Et même si je suis sûre qu'elle allumera les Plaines, ce sera sans nous! L'on en profite plutôt pour rentrer tranquillement. L'on s'arrête manger un brin sur la rue St-Jean et l'on rentre sagement.

La température est douce et le cœur de la ville semble battre au rythme du Festival qui l'anime. La vie est belle sous les étoiles de Québec...

À mi parcours de Festival...

mardi, juillet 12, 2011

En entrevue avec Random Recipe...




Random Recipe est une formation de musiciens montréalais qui est composée de Frannie Holder (la blonde), Fab (la brune) et de Vincent (guitare, basse, clavier) et Liu-Kong (percussion et clavier)...

Samedi dernier, j'ai rencontré le groupe au Ninkasi sur la rue St-Jean. J'en ai profité pour questionner les musiciens sur leurs débuts, sur leur processus de création et sur leurs projets futurs...



J'ai découvert un groupe ultra sympathique. Une joyeuse troupe débordante d'énergie et de bonne humeur. Et, samedi soir, lorsque je l'ai ai vus sur scène (avant le grand retour de DJ Champion), je n'ai pu que retomber sous le charme.
Même s'ils avaient déjà joué au Festival Off de Québec, c'était leur première fois sur une scène du Festival d'été et ils s'en sont brillamment tirés. Ils ont su réchauffer l'atmosphère du pigeonnier avec brio.
Sur scène l'énergie des filles est réellement contagieuse. Le pigionnier n'y a pas résisté! Les filles ont vite encouragé la foule à se lever, à bouger. Aussi chaleureureuses que généreuses, elles ont su entrainer le public en leur trip de musique.

En fait, Random Recipe est un virus de bonne humeur qu'il fait bon attraper! Ils vous mettent du pep au corps et vous donnent envie de bouger! Leur style musical éclectique, riche de plusieurs influences, contamine les sens. L'on y retrouve un peu de folk, de hip-hop, de bossa-nova, d''électro, de tri-hop, de berceuse, de jazz, de kazoo, pas mal de tout sauf des solos de guitare...
À ne pas manquer s'ils passent dans une salle près de chez vous! Car une fois qu'on les a vus sur scène, on peut facilement comprendre pourquoi Spin Magazine les a nommé parmi les cinq groupes à surveiller en 2008. Depuis il ont été couronné du MIMI du Meilleur nouveau groupe de 2009 et ont reçu en 2010 le prix Étoile montante de l'année des GAMIQ.

Pour ma part, je dois avouer que Shipwreck est un véritable vers d'oreille. Il me suffit de l'écouter (ou même de la chantonner une fois) pour en avoir le refrain dans la tête toute la journée! Je dois même avouer que je suis incapable de l'écouter une seule fois sans m'en faire une boucle musicale. Attention, danger, contamination en cours: "My mind is like a Shipwreck, my mind is like..."

En entrevue avec Random Recipe...

lundi, juillet 11, 2011

I.No premier coup de cœur de Festival d'été!


Ce qui fait la richesse du Festival est certainement la variété de sa programmation. Non seulement il y en a pour tous les gouts mais il y en a tellement que l'on se bute souvent à des conflits d'horaire déchirants!
Ainsi, il y a les artistes que l'on veut absolument voir, ceux qui nous intriguent et ceux que l'on découvrent au détour de la ville qui "festivale"...

Dimanche midi, l'on va en famille au Palais Montcalm pour la dernière représentation de l'Enfant-Porte. Pour voir ces spectacles, il faut arriver à l'avance et prendre ses billets, premiers arrivés premiers servis!

On arrive donc à l'avance pour prendre nos billets. Sur la scène Métro, joue un groupe que je ne connais pas du tout mais qui accroche nos oreilles. Attirés, l'on descend vers la scène. Et là, c'est un coup de coeur!

L'on reste assez longtemps pour en savourer quelques chansons avec l'idée certaine de les écouter de nouveau dans le confort de mon salon! Leur son folk-rock planant m'emporte. Leur atmosphère me plait. I.No est une jolie découverte sous le soleil de midi! Ma puce approuve, ce groupe est cool...

En rentrant chez moi, je découvre qu'il s'agit du groupe I.No formé de musiciens de Québec qui plus est! À découvrir (et soutenir dans l'élan)...



"I.No est né en 2008 avec quatre musiciens aguerris qui transporte leurs émotions à travers une musique folk-pop-rock-soul. Le premier ep sort en 2009 et plusieurs spectacles se sont succédés depuis. Notamment, la première partie de David Usher, ensuite The Sounds, Yoav, The Wooden Sky, Morcheeba et plusieurs autres spectacles dont ils sont la tête d’affiche. Ils sillonnent les salles et festivals du Québec et remportent plusieurs concours (Global battle of the Bands, Le plus beau rythme de la Mauricie (Rythme FM), La fièvre acoustique). I.No est une musique de fantômes, de cœurs et de turbulences portée par une voix touchante. L’album complet sortira bientôt!"

I.No premier coup de coeur de Festival d'été!

lundi, juin 13, 2011

En ondes et musiques...

Ces derniers mois n'ont pas été une partie de plaisir. La paralysie de Bell est une vacherie dont je risque de me rappeler longtemps. Encore une fois, la maladie a testé mes forces. J'apprends. J'avance. je combats. Je ne suis pas encore sortie du tunnel mais j'en vois le bout. Encore quelques efforts et je devrais en être libérée...


Aussi, comme je n'ai guère eu de fun ces derniers temps, aller à CKRL pour une heure de radio a eu le don de me divertir les idées. J'aime bien faire de la radio, cela m'amuse et me stimule. Pour cette fois, je n'avais pas tant à y travailler qu'à y partager. D'la balle!

Étant l'invitée de l'émission, je n'avais qu'à surfer les ondes entre deux chansons. Et je l'avoue, j'ai eu bien du fun! Malheureusement l'enregistrement numérique ne semble pas avoir marché. Un pépin technique. J'en suis très déçue. J'aurais aimé en garder une trace tangible mais c'est ainsi!

Enfin, durant cette émission, j'ai eu l'occasion d'évoquer les débuts de ce blogue et d'en expliquer les raisons. J'ai aussi eu beaucoup de plaisir à partager ma liste musicale en ondes. En compagnie de Michel, nous avons discuté de blogue, de Web et de ce nouveau concept qu'est l'identité numérique. Le plus difficile étant encore de ne pouvoir explorer plus en profondeur ces sujets. Cela dit, ce fut un plaisir que de participer...

Cette émission de radio m'a aussi donné l'occasion de rencontrer Céline et son chum. Céline est une fidèle commentatrice depuis un moment déjà. Ce fut cool de traverser la frontière du virtuel pour papoter au réel. Je la remercie son initiative qui m'aura fait découvrir, une fois de plus, une personne tout droit jailli du monde numérique. Ce n'est pas ma première rencontre bloguesque mais encore une fois ce fut sympa. Nous avons papoté autour d'une pizza sur une terrasse et le mauvais temps ne nous a pas empêché de faire plus ample connaissance...

En 2003, le Web n'était pas considéré social. Lorsque j'ai commencé ce blogue, je n'avais aucune idée de combien il allait agrandir mes horizons humains. Comment il me permettrait de sympathiser avec toutes sortes de personnes intéressantes. En 2011, je pense qu'il est bien bon de pouvoir conjuguer le réel et le virtuel en une même réalité...

Ma sélection musicale pour L'émission la Capitale Blogue:

- AVE MUCHO de Misteur Valair (avec. Bran Van 3000) À chaque fois que j'écoute cette chanson, j'ai 22 ans et c'est la fête dans mon sang! C'est aussi l'une de mes tounes préférées pour faire du cardio. C'est une chanson qui a le don de me faire suer avec joie!

- St-Germain de Vanessa Paradis (Une nuit à Versailles) Ah Vanessa! C'est l'homme qui m'a dit : "Ben là, faut tu mettes Vanessa dans ta liste!" En effet, il fallait bien que je mette Vanessa dans ma liste! J'ai choisi cette chanson qui est inspirée de son propre amour maternel et qui rejoint tellement cet amour maternel que je cultive en mon coeur pour ma Miss Soleil.

- Richie Havens 1969 Woodstock - Freedom Cette chanson est à l'essence de mon être. Elle fait partie de mes sources. Et même si je n'étais pas née lorsqu'elle faisait vibrer les hippies à Woodstock, elle me fait vibrer depuis mes 17 ans! Elle représente exactement ce que je suis au fond de moi. Lorsque j'ai le blues, elle me rappelle à moi...

- Le bruit des bottes de Yan Perreau J'aime cette chanson pour la sensation de liberté sous-jacente qui s'en dégage. Pour sa poésie et son implication. Et aussi parce-que parfois je crois entendre le bruit des bottes dans les tumultes de nos sociétés et toujours mon poil s'hérisse.

- De cara a la pared de Lhasa de Sela Ah Lhasa... Que dire de plus que je n'ai pu écrire ici...

Et, pour finir la boucle musicale, cette version de la mauvaise réputation de Brassens interprétée par Sandra Nkaké. Une version que j'adore et que j''écoute toujours sans aucune modération.

En ondes...

lundi, juillet 12, 2010

Perreau électrique...

Hier, nous sommes allés voir Yann Perreau en compagnie de mon amie en cloque et de son chéri. J'ai toujours eu un faible pour les spectacles Place d'Youville. J'aime l'atmosphère qui s'en dégage, le décor, les gens qui s'installent sur les remparts pour écouter la musique urbaine.

Ce dimanche soir, alors que la lumière de fin d'après-midi caresse les briques des immeubles et les visages des passants, la place d'Youville se prépare à accueillir Yann Perreau. Entre la scène et la foule, je croise Billy un compère blogueur de Festival. Ensemble, l'on tombe vite sous l'emprise musicale de Yann.

Il faut dire que Yann Perreau est une véritable bête de scène. Pour l'avoir vu plusieurs fois en concert, je m'attendais à beaucoup et je n'ai pas été déçue. Comme a son habitude, il a habité chacune de ses prestations avec cette fougue qui le caractérise. Dès la première chanson le charme opère...

Ce garçon exulte une sexualité teintée de poésie qui est unique à son genre. Sur scène, son magnétisme est électrique. Il chante du fond de ses tripes et se tortille comme un serpent ensorcelé. Par moment, il me fait presque penser à Jim Morisson dans ses meilleurs jours. Alors que je tourne la tête vers la foule, j'aperçois ma fille qui se déhanche comme une folle sur les épaules de son père. Elle non plus n'est pas insensible à ce garçon électrique...

Le chanteur, en grande forme, a débuté le concert en expliquant qu'il comptait suer abondamment et il n'a pas failli à sa parole. Chanson après chanson, il se déshabille, enlève les couches de son veston pour finir en chemise trempée. Il captive si bien la foule que celle-ci lève les mains au ciel et se fait vague humaine pour accompagner sa prestation. Super sympathique, il s'adresse souvent au public qui s'abreuve de sa musique. Il s'exclame en regardant la foule: "Québec, t'es beau quand tu danses la vie! C'est toujours des moments magiques que de venir à Québec!" Et c'est vrai qu'il y a de la magie dans l'air.


En ce qui me concerne la bonne surprise de ce spectacle aura certainement été la découverte de sa version française de la chanson "Peace Frog" des Doors. Ensuite il a fait hommage à Mickael Jackson en mélangeant les premières notes de Beat it avec sa chanson "Grande Brune". Et puis, pour terminer ce spectacle à la fois poétique et survolté, accompagné de Mademoiselle Fizz, ils ont zouké la chanson de la Compagnie Créole "la machine à danser" avant de conclure avec "Beau comme on s'aime" (en compagnie des membres du groupe de hip-hop de Québec CEA). Somme toute, ce fut un excellent spectacle. Yann, tu reviens quand tu veux parce-que nous, on en reprendrait bien encore et encore...

Picnik collage

Perreau électrique

vendredi, juillet 09, 2010

Démarrage de Festival...

Alors que sur les plaines la chanson française était à l'honneur, c'est avec le John Butler Trio qui se produisait au pigeonnier que nous avons démarré notre Festival d'été de Québec.

Mais avant tout, première chose à faire, il faut commencer par trouver où se garer! Une fois cet exploit accompli, c'est sur un rythme accéléré que l'on se dirige, poussette comprise, en direction du pigeonnier.

Marcher fait aussi partie de l'expérience de Festival et il n'y a pas meilleur cardio que de se dépêcher pour ne rien manquer du show que l'on veut déguster à point!

Sur le chemin, plus l'on se rapproche du site, plus la foule se densifie. L'air est à la fête et la chaude nuit d'été fait reluir les visages des passants. L'on arrive enfin à la scène Métro (connue sous le nom du "pigeonnier" pour les habitués).

Je cherche l'entrée média et je suis très heureuse de ne pas avoir à me faufiler dans l'entonnoir humain qui forme l'entrée du site. Encore une fois le pigeonnier est plein à craquer! Comme ma fille est éclopée, poussée par son père, elle peut me suivre et s'installer dans la zone dédiée aux personnes à mobilité réduite.  L'on y rencontre d'ailleurs un sympathique monsieur qui s'exclame en nous voyant: "Oh! Moi, j'aurai bien aimé que ma mère fasse ça quand j'étais petit!". Cela rassure mes élans maternels qui me font bousculer toute sa routine enfantine durant le Festival d'été. Enfin, comme elle ne s'en plaint pas et en redemande, l'on recommence de plus belle chaque année...

Mon appareil photo sous le bras, ma Flip sous la main, je me faufile entre la scène et la foule pour les trois premières chansons. Je craque pas mal pour ce guitariste qui ne manque point de charme. Il arrive sur scène avec une énergie hypnotique. Bientôt la foule vibre sous ses coups de guitare. Je le mitraille sous tous les angles que je lui trouve...


Hier soir, John Butler et sa nouvelle formation, composée de Byron Luiters et de Nicky Bomba, était en grande forme. Et la foule compacte du pigeonnier ne demandait qu'à le vénérer. De mon coté, j'ai été réellement fascinée par cette intensité qu'il dégageait sur scène. Sans compter qu'il est mignon à croquer! Mais John semble être aussi tombé sous le charme de la ville. Entre deux airs électriques, il s'est perdu le regard dans l'horizon urbain et s'est exclamé: "You have a beautiful city here, really... It's beautiful..."

Véritable phénomène en Australie, John Butler a emflammé la foule de Québec avec sa musique "roots" qui mélange le folk, le blues, des touches de reggae et des solos de guitare délirants. Il a alterné les guitares comme il a alterné les mélodies douces et les rythmes endiablés. Assis sur une chaise, concentré, ruisselant de sueur dans les lumières bleutées de la scène, ou encore déchainé sur un rythme torride, John Butler paraissait en transe. Sa guitare devenait magique sous ses ongles aiguisés. Et la foule s'abreuvait de sa musique enivrante! À la fin du spectacle le pigeonnier hurlait de bonheur et plusieurs spectateurs surfaient sur les mains de la foule en liesse (sous le regard amusé du maitre de cérémonie).

Je dois cependant avouer m'être sentie un peu à l'écart alors que cette foule vibrait en une seule entité. Une entité humaine illuminée par des centaines de minuscules lumières. Observer la foule est une sensation bien différente que celle que l'on ressent lorsque l'on s'y fond! Et puis même si mon accréditation de presse me permet de déambuler à mes aises, j'admets une petite frustration quant aux restrictions photos et vidéos auxquelles je dois maintenant me conformer...


Pendant que je me laissais emporter par John, mon homme et ma fille en ont profité pour aller manger sur la terrasse du Subway à deux pas. À mon grand désarroi, M'zelle Soleil n'est pas fan de guitare aussi divine soit-elle! Autant elle est ouverte à la musique sous tous ses genres, autant la guitare à grosses doses peut lui casser les oreilles! Mais elle a très hâte de voir les Black Eyed Peas...

Alors tandis que j'absorbais John en mon coin de plein air, mon homme appréciait le confort de la terrasse du Subway. La nuit tropicale était délicieuse et il pouvait parfaitement entendre la musique du concert. En venant me rejoindre, il croise notre amie Hélèna qui est aussi venue se nourrir les oreilles de John. L'on finit donc la soirée ensemble. Car c'est aussi cela la magie du festival, y croiser ses amis par hasard et absorber l'atmosphère nocturne en bonne compagnie...

Picnik collage

Démarrage de Festival...

vendredi, novembre 07, 2008

Courir après les mots et trouver des notes de musiques...

Depuis quelques jours, il me semble que je coure après mes mots sans arriver à les accrocher comme je l’entends. Des bouffées d'Halloween hantent mes pensées sans s'inscrire sur le papier (clavier). Mes pages se brouillonnent de sujets multiples, les idées se baladent et mes phrases s’évadent. Je me prépare à une importante entrevue avec le directeur du conseil municipal la semaine prochaine. Au service du lac, je travaille. C'est un sujet délicat qu'il me faudra aborder avec profondeur, cela promet. Doucement mais surement, je reprends ces entrainements qui me torture la chair et qui m'apaise l'esprit. Même si mon corps me remercie de lui accorder cette attention aux allures de discipline, il n'arrive toujours pas à me sortir de mes déboires physiques.

Ce matin, alors que je me sens coupable de cette course aux mots qui n'en finit point, je réalise alors que c’est peut-être la faute à cette bronchite que je viens de traverser et qui a du mal à s’effacer. Après les chevilles pétées, les grippes à répétition ont dégénéré et les antibios ont débarqué. J’ai une relation ambiguë avec les antibiotiques. Puis ce matin, accompagnée de mon bout de fille, je fais une tournée de pharmacie et je commence à prier le ciel de me redonner la santé. Car maintenant c’est une infection dentaire qui fait ma fête, tannée je suis. La fragilité de mon corps m'ennuie. La dentiste m'explique "Tu es dans un creux de vague, c'est normal, cela va finir par remonter". Je gronchonne au creux de ma tête. Et c'est sans parler de ce grain de beauté qu'un docteur a eu la bonne idée de brûler à l'azote liquide le jour d'Halloween! Les vieux de mon enfance dissertaient souvent sur l’importance de la santé. Toute jeune, j’avais parfois l’impression qu’ils parlaient chinois. Désormais, adulte assumée à la santé fragile, je comprends trop bien leur langage. Il ne faut point sous-estimer les bienfaits d’une bonne santé sur son existence…

Donc en attendant que je retrouve le fil de mes courriels en retards et de mes projets en suspension, je regarde grandir ma fillette avec émoi. Je la couve d'amour et de compréhensions. Avec coeur, je prépare son anniversaire qui approche comme un cheval au galop. Et je soigne mon moral à coup de doses musicales. C’est ainsi que je suis arrivée sur Blip.fm. C’est Twitter qui m’y a emmenée et cela m’a ragaillardi les idées troubles…

Voici un nouvel outil pour partager la musique en ligne, un outil qui s’incorpore facilement aux "blogueries" et autres "weberies". Je me suis un peu laissée emportée par ce flot de mélodies partagées. Je pense que je vais définitivement l’adopter dans le cours de mes virtualités. C’est pratique comme tout. D’ailleurs j’en ai profité pour l’insérer comme radio de ce petit coin de Toile qui se reconstruit une forme après avoir effacé l'ancien décor…

Je teste ici-bas la chanson qui se lie au billet du jour. Cette chanson fait le bonheur de M'zelle Soleil. Cette chanson a le don de la transporter. Elle faisait partie de nos CD de route lors de nos vacances au Nouveau Brunswick cet été. Elle s'est tatouée dans les idées de Lily. Lorsque je la lance, la demoiselle aux anges se met à danser comme une puce de salon. Si elle est assise, elle penche la tête de coté, plonge son regard dans le vide et semble absorber la musique en ses veines, comme transpercée par la mélodie. Cela me fascine. Mais ce qui m'a définitivement frappée c'est qu'elle se met à la fredonner au quotidien et à appeler ses poupées Alicia...

Courir après les mots et trouver des notes...

mardi, octobre 21, 2008

Vidéo matinée

En passant par chez Patrick, j'accroche cette humeur vidéo (Une collaboration musicale entre Patrick Watson et le Cinematic Orchestra) qui reflète bien la saveur de ce jour de pluie. Grise Atmosphère. Larmes d'automne. En musique je fuis...


To build a home,
Vidéo dirigée par Judith Holzer et Rainer Kohlberger
en soumission pour le Radar Music Video Festival 2008.

Humeur Vidéo

mardi, septembre 04, 2007

Moutons de blogosphère…

C’est le thème du jour si l’on en suit l’expression choisie, voici donc un thème qui se prête à l’occasion de se plier à ce petit jeu de sphère que j’ai vu passer sur des fils de Toile à maintes reprises cet été. Les petits questionnaires de tous genres fleurissent régulièrement dans l’infernale sphère. Colportés de bulle en bulle, ils finissent par tracer une voie de troupeau virtuel.

Voilà longtemps que je ne me suis pas jointe à un troupeau du genre, avec la rentrée et quelques projets en cours autres que ceux de ma mamamitude, je profite de cette inhabituelle solitude matinale pour chasser l’angoisse interne en quelques niaiseries et humeurs musicales. Je repense à ce questionnaire pseudo ésotérique fait de chansons et de hasards. J’aime l’idée de se laisser guider par l’invisible, croire à ce qui ne se voit pas, à ce qui seulement se perçoit, à l'indescriptible, à l'inexplicable, aux vibrations universelles, « to go with the flow », alors finalement c’est chez ma "bloguocopine" Candy que je décide de piquer le truc. Comme j’aborde plutôt un style de brebis solitaire que de mouton bien tondu, j’en profite pour revisiter ce questionnaire en le remaniant quelque peu. J’efface les questions qui me tannent, j’en ajoute une dernière de ma sauce et je laisse le hasard piger dans les 6277 titres de ma bibliothèque...


Underwater Love par Smoke city

1.Comment vous vous sentez aujourd'hui ?
La bonne étoile par M et Ariane Moffat

2. Irez-vous loin dans la vie ?
Me and my girlfriend par Jay Z et Beyoncé (J’ai toujours eu un faible pour le couple mythique de Bonnie et Clyde mais c’est un faible plutôt destructif! Peut-être en le romançant peux-t-on en retirer quelques espoirs...)

3. Comment vos amis vous voient-ils ?
Underwater Love par Smoke city ( L’une de mes chansons fétiches, intéressante réponse de l’univers des hasards mis au défi )

4. C'est quoi, l'histoire de votre vie ?
Hasta Siempre par Victor Jara ( Cela sonne juste...)

5. C'était comment, le lycée ?
April in Paris par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong ( Moue dubitative)

6. Comment pouvez-vous avancer dans la vie ?
Rebellion par Arcade Fire ( Touché - coulé )

7. Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ?
Bubble Toes par Jack Johnson ( Hasard qui fait naitre un sourire charmant)

8. Comment va votre vie ?
Keep your worries par Angie Stone et Guru (En plein dans le mille...)

9. Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ?
Porch par Pearl Jam (Hummm, why not…)

10. Comment le monde vous voit-il ?
To the dancers in the Rain par Emilie Simon (Moue meditative )

11. Aurez-vous une vie heureuse ?
As the world turns par 50 cents (Évidement, tout est dans la roue qui tourne…)

12. Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
Gifted par Susheela Raman (Oh! Moue énigmatique. Ah ben! Toujours autant de facilité à me laisser emporter par l'ambiance musicale de Susheela. )

13. Comment me rendre moi-même heureux ?
Above Ground par Norah Jones (Hum, pas fou! C’est d'ailleurs ce que j’avais cru déjà comprendre…)

14. Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie ?
Copacabana par Angie Martinez (Ah! Le Sud, toujours la même vision fantasmée….)

15. Aurez-vous des enfants un jour ?
Misterioso par Thelonious Monk (Mystère résolu avec la naissance de mon petit soleil)

16. Sur quelle chanson vous feriez un strip-tease ?
Family Affairs par Mary J Blidge ( Cela pourrait se faire…)

17. Qu'est-ce que votre maman pense de vous ?
Delirios par Francis Cabrel ( En effet…)

18. Quel est votre plus sombre secret ?
You got me par Eryka Badu et The Roots ( Sourire mystérieux. Une autre toune qui tourne au palmarès de mes préférences )

19. Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel ?
Water par Rogue Society ( Moue perspicace et pensées amusées)

20. Quelle est votre personnalité ?
Illegal par Carlos Santana et Shakira ()

21. Question inventée sur le vif pour terminer cette ronde : Quelle est la saveur du jour en trois chansons aléatoires?
Blues in G par BB King puis Veni Sancte Spiritus en chants Grégorien suivi de Cocoon par Björk


Cocoon par Björk

Chanson bonus du jour: Midi 20 par Grand Corps Malade

Lorsque le hasard joue au pendule musical. Surprenant de justesse. Stupides coïncidences ou subtil zeste de surnaturel? Étonnantes croisées d'invisibles sphères. Incroyable YouTube qui partage toutes ces chansons liées! Et avant de retourner à mes moutons qui broutent non loin, je lance le tout au bon vouloir de ceux qui le désirent…

Moutons de blogosphère…