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jeudi, octobre 31, 2013

Trois jours avant Halloween, l'on s'est réveillés avec un paysage de Noël. Par ma fenêtre je découvre un bon cinq centimètres de neige collante qui vient engluer le paysage d'automne. Grimaces adultes tandis que la puce sautille d'excitation....


Miss Soleil est contente de voir la neige tomber. Elle s'extasie sur la blancheur du paysage avec toute cette innocence qui fait le bonheur de l'enfance. J'en prends quelques graines que je plante en mon terreau adulte.

Puis, aujourd'hui, la température se revire de bord, elle remonte, pleurniche et dénote une humeur au déluge. C'est sous une pluie quasi diluvienne que se passe la soirée d'Halloween.

Pas le meilleur cru à déguster. Définitivement pas la meilleure météo pour aller faire la collecte de bonbons! Au final je préfère encore la neige ou le frette à cette pluie battante qui nous fait couper court au fun du jour.

La puce, trempée à l'os (ou jusqu'aux pieds selon son expression), en a vite sa claque. Elle refuse le parapluie et apprend sa leçon. La récolte est maigre mais elle soupire de plaisir à se retrouver enfin au sec...


Bref, c'est une journée "blah" qui me donne l'envie d'ajouter une petite touche mexicaine au repas du soir. Une touche mexicaine détournée en un dessert que l'on a l'habitude de faire (and that is how we #MexiCan!).

Miss Soleil  adore les flans au caramel alors pourquoi ne pas en essayer la version mexicaine? Histoire de mettre un peu de soleil en notre grisaille nordique...

Le seul hic c'est que cette version de flan est pas mal plus riche que celle que l'on a l'habitude de faire. L'ingrédient magique est bourré de calories mais au diable la raison! Ce flan est supposé être à la mode des grand-mères mexicaines. Et même si je n'en ai pas la culture, j'en ai définitivement la curiosité!

Après tout, Halloween, c'est la soirée sucre par excellence. Et puis, si ma puce aime aller récolter les bonbons en gang d'amis, elle aime beaucoup moins les manger. C'est plus souvent l'homme qui tombe dans le vice que l'enfant! Par exemple, elle ne fait jamais la moue devant un flan au caramel.


Ce flan est cependant bien différent de ceux que je suis habituée de faire. Agrémenté de zeste de citron et de lime, il est définitivement exotique. Seul bémol, je pense l'avoir trop cuit. Il faudra que j'en pratique davantage l'art pour que cela soit une réussite.

Ceci dit, il aura quand même eu le don de nous dépayser le palais. C'est toujours ça de pris!

Flan façon grand-mère mexicaine:

- Combiner une boite de lait condensé sucré avec 1/2 tasse de lait, 2 cuillères à table de cannelle moulue et le zeste d'un citron et d'une demi lime. Faire bouillir le mélange à feu moyen. Le retirer rapidement du feu lorsqu'il arrive à ébullition.

- Dans un autre bol, fouettez 4 oeufs avec 4 jaunes d'oeufs. Mélangez les oeufs avec le mélange de lait et laisser macérer une trentaine de minutes.

- Préparez un caramel dans un plat allant au four avant d'y ajouter le mélange. Faites le cuire au bain marie à 325 degrés F pendant 45 minutes. Le flan doit être bien pris sur les cotés mais être encore tremblant en son centre. Réfrigérez quelques heures avant de manger.

 Nota Bene: Ce billet participe au programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Entre météo récalcitrante et touche mexicaine...

mercredi, octobre 30, 2013


Chaque année, j'aime marquer la période d'Halloween avec une tarte à la citrouille qui fait l'horreur de mon homme.

Non pas que ma tarte soit immangeable mais plutôt que l'homme n'est guère fan de la saveur de citrouille en général.

De mon côté, j'aime bien une part de tarte à la citrouille mais j'aime moins me taper la tarte entière!

Aussi cette année, j'ai décidé d'innover. Comme d'habitude j'ai acheté ma boite de purée de citrouille mais j'ai changé la direction de mon dessert en testant des cupcakes à la citrouille (avec glaçage à la mascarpone). Pas mauvais.

L'homme, étonné, s'en régale. Je finis ensuite ma boîte de purée avec des minis cheesecakes à la citrouille. Une réussite à mon goût même si l'homme vote pour les cupcakes...

Alors que je jette la boîte vide de purée de citrouille, il s'exclame:

- Ouf! J'ai échappé à la tarte cette année. Merci mon Dieu!
- Tu exagères, elle est pas si pire ma tarte à la citrouille...
- Quand même, tu m'en as au moins fait manger cinq années consécutives, Halloween devenait un cauchemar. Regardes juste à y penser j'ai des frissons!

Impossible de ne pas en sourire. Après tout Halloween c'est fait pour frissonner non? Pendant cet échange parental, la puce, qui ne souvient pas d'avoir mangé de tarte à la citrouille, se questionne.

Quant à elle, elle est prête à mordre à pleine dents dans sa journée d'Halloween (même si elle n'est pas chaude à l'idée d'aller faire un tour de maison hantée). Elle se transformera en danseuse de flamenco de jour (à l'école) et de soir elle deviendra dresseuse d'araignée...

Chaque Halloween, le problème de devoir mettre un manteau sur son costume pour aller récolter les bonbons se pose. Cette année, j'ai pris le parti de changer cette dynamique. On décorera le manteau et ainsi on évitera les sempiternelles plaintes sur le sujet!

Miss Soleil est satisfaite de ma solution. Il faut avouer que se transformer en dresseuse d'araignée, c'est "freaky" à souhait!

À mon âge, ce qui fait Halloween, c'est vraiment l'ambiance générale, c'est elle qui m'emporte plus que moi-même, je suis le "flow". Je vais moins aux partys qui en célèbrent l'occasion mais je ne manque pas d'apprécier une bonne collecte de bonbons en gang d'enfants et parents!

Aller dans un quartier bien décoré, où chaque enfant qui frappe à la porte d'une maison reçoit des bonbons, est une expérience en soi. On y découvre une générosité qui dénote en notre époque moderne. Le concept génère une étrange féerie qui contraste avec le thème de fond morbide, c'est ce qui fait tout Halloween en mes sens...

Vrac d'Halloween

Parfois, quand la puce est couchée, je m'amuse à animer les trucs qui trainent sur la table...

Halloween Vibes

samedi, octobre 19, 2013

En mes vadrouilles Montréal/Québec, je suis passée bien des fois par Trois-Rivières sans jamais m’y arrêter. Traverser la ville par l’autoroute n’est pas particulièrement inspirant et l'envie d'y faire une pause m'a toujours échappée.

Mais la vie est pleine de petites surprises et c’est finalement une histoire de zombies qui m’aura donné l’occasion d’y passer une soirée!

Vu mon expertise en matière d’apocalypse zombie, impossible de résister à l’invitation d’un copain écrivain qui me propose d’aller tester le parcours de peur qui se déroule actuellement dans la vieille prison de la ville!

En effet, à l’occasion des différentes célébrations d’Halloween, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières (en collaboration avec Hérôle) met en scène un parcours basé sur le roman Le Protocole Reston de Mathieu Fortin.

L’occasion parfaite pour se transporter en pleine apocalypse zombie (et se réfugier au cœur de la vieille prison)…

Aventure Zombie

L’activité se déroule en groupe d’une dizaine de personnes. Chaque groupe part à une heure précise et le parcours dure une heure. Nous retrouvons notre groupe à l’entrée du Musée. Des rubans accrochés à nos bras symbolisent nos vies. Le but est de passer le parcours sans qu’un zombie ne nous les arrache. Prêts pour l’aventure?

Le militaire qui débute le parcours n’est pas des plus sympathiques. Il donne le ton en nous expliquant la situation. En silence, pour ne pas ameuter de zombie égaré, l’on se dirige vers l’entrée de la prison. 

J’éviterai les détails pour ne pas gâcher l’expérience de ceux qui aimeraient s’y frotter mais disons que cela commence bien (ou mal) dès notre entrée dans la prison. 

Notre groupe est composé majoritairement d’écrivains. De quoi rendre sarcastique tout militaire de service en pleine apocalypse zombie!

Évidement la prison est plongée dans le noir. Nous disposons de deux lampes de poche UV pour nous éclairer et pour décoder les chiffres qui nous permettront de passer les différentes étapes du parcours.

Ce n’est qu’en entrant les chiffres dans le boitier qui permet d’ouvrir la porte que l’on peut passer d’une étape à une autre. Chaque étape est composée de différents environnements. On y rencontre une scientifique complètement disjonctée, quelques rescapés mordus et plusieurs militaires. Sans oublier les zombies qui errent…

Si l’on arrive à en rire au début du parcours, à la fin on ne rit plus du tout, on court pour sauver sa peau! Dans la pénombre ambiante, les zombies sont étonnement réalistes. Une fois que l’on entre dans le jeu, il est très facile de ressentir quelques frissons quand l’un deux s’approche de trop près en grognant.

Devenir de la chair à zombie

Comme il est impossible de trucider ces morts-vivants, on se retrouve vite dans un jeu de chat et de souris. Le chat veut croquer la souris et le zombie aimerait bien nous manger tout cru! Nul besoin de gore à gogo pour cette étrange aventure. En ce qui concerne les sueurs froides, l’adrénaline se charge de tout.

Il faut dire qu’évoluer dans le noir, de cellule en cellule, au cœur d’une prison crée une étonnante atmosphère de fond!  La vision s'y habitue et les nerfs s'aiguisent...

Supra alerte, je ne manque pas de remarquer les endroits où me dissimuler. Et lorsque je me retrouve dans une cellule avec un zombie à mes trousses, je m’étonne à sauter comme une gazelle sur un lit pour me recroqueviller dans un coin de la pièce et ne plus respirer. La pièce est obscure, le zombie perd ma trace et rebrousse chemin.  Je respire de nouveau.

C’est le moment fort de mon expérience, la minute intense où l’imaginaire et le réel se fondent un instant surréaliste qui me transporte en une réalité parallèle. Une sensation intense d’être vivante me submerge toute entière alors que je coure pour passer la porte qui se referme sur le zombie.

Au final, l’expérience ouvre une étrange fenêtre sur soi-même. Je me découvre pas mal plus agile et rapide que je ne l’aurais cru. Je réalise aussi qu’il très serait facile de laisser un inconnu se faire manger à ma place. Et qu’il n’y a rien comme fuir un danger (même fictif) en groupe pour tisser des liens à vitesse grand V.

En fait le seul bémol de l’expérience est que l’on ne puisse trucider les zombies à volonté. C’est la seule fausse note de l’aventure. En toute bonne apocalypse zombie on élimine les zombies solitaires. Autant par sécurité que par humanisme. On ne s’amuse pas au chat et à la souris lorsqu’on a devant soi un seul zombie! Idéalement on attaque et on s’en débarrasse. Ce sont les hordes qui font courir…

Bon, c’est aussi le petit détail qui fait que l’expérience est imaginaire plutôt que réelle. Ce qui en soi est rassurant. Bref, je ressors de l’expérience ultra stimulée. L'heure est passée sans même que je ne m'en rendre compte. Définitivement l’une de mes meilleures expériences "halloweenesques" à vie! 

Oserez-vous faire un tour de la vieille prison?

« Depuis ce matin, des gens parcourent la ville en hurlant, griffant et mordant tout ce qui bouge. Sans savoir pourquoi ni comment, vous êtes devenus une proie. On ne sait pas encore qu’elle est l’ampleur de l’épidémie, mais le meilleur endroit pour vous cacher est la Vieille Prison. C'est votre seule chance de survie… mais le nombre de places est limité. »

Horaire: de 18h30 à 23h30 (les fins de semaine jusqu'au 16 novembre)
Réservation obligatoire pour vous assurer d’avoir un départ au 819-372-0406 p.222 Coût: 20$ (taxes en sus)  Âge recommandé: 16 ans et plus  Réservation téléphonique acceptée (avec Visa ou Mastercard) au 819-372-0406 p.222, à l’accueil du Musée, tous les jours, de 10h à 16:30h. 200, rue Laviolette, Trois-Rivières G9A 6L5

- La chasse aux zombies est ouverte
- Les zombies envahissent Trois-Rivières

Échapper aux zombies (ou jouer au chat et à la souris)!

lundi, octobre 31, 2011

De zombies et de bonbons...

Voici arrivé Halloween. Mes idées s'écarquillent...

Je traverse une vallée de zombies. C'est de circonstance.

Je me délecte de World War Z et je traque les épisodes de "The Walking Dead".

J'adopte un zombie. Halloween m'a capturée en ses toiles d'araignées...

M'zelle Soleil, de son coté, profite de la fête avec une nouvelle maturité que je n'en finis pas d'observer.

L'école la grandit. Elle se transforme en une jolie petite fille avec ses propres idées et opinions.

Au fur et à mesure qu'elle grandit, j'apprends à découvrir ce qui fait sa personnalité unique.

La puce s'épanouit sous nos yeux conquis. Et je médite sur le long chemin de la vie.

Je combats le coté obscur qui se nourrit des soucis et je garde foi en l'avenir.

Années après années, l'on comprend combien l'enfant nous ressemble. Et pourtant elle n'est pas nous. Unique, elle se personnifie au fil du temps qui la grandit..

Dans les tourbillons de la vie, je suis les courants de mon instinct maternel. Ils guident le cours de mes jours. 

Cet étrange instinct maternel guide mon voyage parental. J'apprécie sa présence à mes cotés. Je ne sais pas ce que je ferai sans lui. Même si parfois il m'étouffe un peu, il m'aide aussi à voir plus loin que le bout de mon nez.

Arrive Halloween. La fête résonne dans ma tête. Elle enterre les beaux jours au soleil. Elle annonce la petite mort naturelle qu'est l'hiver. Soupirs et mélancolies. Halloween est un bon exutoire pour la transition climatique que l'on vit. Cela défoule...


Pour ma puce, c'est une drôle de fête remplie de monstres, de sorcières, de fantômes et de bonbons. En chemin pour aller visiter la Tour Mortello. Je lui demande:

- C'est quoi une tour hantée?
- C'est là où on voit des choses horribles...

Comme chaque année, la visite de la tour hantée est un succès. Une sortie familiale qui amuse les petits avec juste quelques frissons, une petite dose de culture pour les parents et beaucoup de citrouilles!

C'est là que j'ai connu La Coriveau, la veuve Noire, et la version locale de la Dame Blanche...


Ce midi, M'zelle Soleil rencontre une voisine en chemin et accepte un bonbon. Elle arrive guillerette à la maison.

Cette histoire qu'il existe un jour où tout le monde donne des bonbons est magique! La journée est spéciale. Elle sautille de joie à l'idée de tous ces bonbons à manger. Puis elle s'arrête net et me demande:

- On a le droit d'aller chez les gens pour chercher des bonbons pour Halloween hein Maman?
- Ben oui, pour Halloween on a le droit...

Au passage je me dis que nos conversations sur l'interdiction d'aller avec un étranger qui offre des bonbons portent fruits. M'zelle Soleil soulagée s'exclame alors:

- Whooouuu, c'est la fête des bonbons aujourd'hui!

Elle retourne à l'école en princesse pour la fête du jour. Elle possède encore l'innocence enfantine pour vouloir être une princesse au milieu des squelettes. J'en apprécie la douceur.

Aujourd'hui les petits monstres sont à l'honneur et le bonheur est de la partie. Les princesses côtoient les sorcières et tout le monde s'amuse...

Ce soir, l'on ira courir les rues du village pour récolter tous ces bonbons offerts par des étrangers. Bon Halloween sous lune. À l'attaque des bonbons! Au plaisir des étoiles dans les yeux des enfants.

De zombies et de bonbons...

jeudi, novembre 05, 2009

Chasse d'enfance en bonne compagnie...

Cette année, sur l'invitation motivée de mon amie Julie, nous sommes allés chasser les bonbons du coté de Lévis.

Julie et Gab ont deux petites filles en bas âge, Anouk qui a deux ans et Élora qui a trois mois. Julie, qui materne en vase clos depuis trois mois, avait besoin d'un peu d'amitié et d'air frais. Elle avait aussi l'envie folle de se faire un Halloween en gang de parents.

Habituellement, nous allons chasser les bonbons dans le seul quartier résidentiel du village. Notre rue et son quartier boisé étant trop paisibles pour y voir défiler des petits monstres.

Halloween vu depuis l'enfance est d'une incroyable magie. L'on se fait des petites frayeurs tout en se bourrant la face de bonbons, l'on rencontre plein de congénères. Les parents sont cools, c'est l'aventure à son meilleur.

J'aime chasser les bonbons en compagnie de mon petit soleil et de mon grand amour. Dans le quartier résidentiel à saveur familiale où nous allons errer la nuit d'Halloween, nous y croisons toujours les pompiers qui distribuent des bonbons, des grappes d'enfants déguisés et des parents joyeux. L'on se reconnait parfois, l'ambiance est excellente. Il me peinait d'aller voir ailleurs. Mais c'est sans compter l'amitié qui motiva mon coeur à changer mes habitudes...

Ce jour d'Halloween arrive donc enfin. M'zelle Soleil est, comme l'on peut s'y attendre, une petite princesse qui a très hâte d'aller chasser des bonbons. Le jour se lève sur son excitation enfantine alors que le temps décide de faire la gueule. Débarque midi et derrière les fenêtres, un vrai "temps de chiottes" définit la saveur du jour.

Vers trois heures, nous prenons la route sous une pluie battante. Cela promet! Quarante cinq minutes plus tard, nous voilà à Lévis. M'zelle Anouk est aussi une princesse et sans que Julie et moi ne nous consertions, nos fillettes sont en mauves! Et toutes deux portent des ailes. Cela fait même sourire minuscule Élora en son costume de citrouille. À Lévis, si prés du fleuve, le vent est toujours plus présent qu'en notre forêt. Le même temps de chiottes nous accueille là-bas. Entre amis, nous motivons notre parentitude. L'on se souvient de ces Halloween gelés où l'on se "caillait les c..." Ensemble nous ne nous laisserons pas faire par ce temps si déprimant!

Malgré le mauvais temps, la température est douce. Une douzaine de degrés réchauffe le moral adulte. Il est convenu de rejoindre Marie-Lune et ses parents (amis de Julie embarqués dans la ronde) sur le coup de cinq heures. Nous voilà vite en route. Nous sommes contents de finalement les rencontrer après tout ce temps à se connaitre à travers Julie. La maman de Marie-Lune est un joli arlequin et la petite est une mignonne sorcière à la robe clignotante. Hé oui, le soir d'Hallowen, ici, les robes des mini-sorcières clignotent! Ainsi, cette année, Marie-Lune et Lily-Soleil chasseront les bonbons ensemble...

Nous nous retrouvons dans le quartier cossu des grands-parents de Marie-Lune. Alors que nous essayons de sortir, le temps monte d'un cran. D'énormes bourrasques de vent balaient les rues désertes, la pluie tombe en méchantes rafales. Nous ne nous résignons pas. Les grands-parents nous ouvrent les bras et nous décidons de nous réfugier un moment en cette maison qui accueille notre petite troupe halloweenesque.

Les filles s'apprivoisent gentiment, M'zelle Soleil presque 4 ans, Marie-Lune, 3 ans et Anouk, deux ans, forment une adorable gang. Bébé Élora s'est endormie comme un charme. Elle restera bien au chaud en compagnie de Youri, 6 mois, petit frère de Marie-Lune. Trente minutes passent et le temps semble subtilement se calmer. À travers les fenêtres, une voiture de police pique notre curiosité. Nous sortons dehors. Et que commence la chasse...

Dehors, le vent se fait moins violent et la pluie hésite à devenir bruine. Un policier, la sucette au bec, accueille en souriant deux princesses mauves et une petite sorcière peureuse accompagnées de leur troupe parentale. Les fillettes écarquillent les yeux. Les parents se marrent sous la pluie. Le policier est ultra sympatique. Voilà qui commence bien le soir! Alors que la nuit tombe, l'on croise d'autres troupes d'enfance qui bravent le temps et s'amusent tout autant.

C'est donc parti pour une petite heure de bonheur sous la pluie. Je réalise combien ma fillette grandit. C'est la plus vieille de la gang d'enfance. Autonome, indépendante, je n'ai guère besoin de lui tenir la main. Tant que les bras de son père sont là lorsqu'elle fatigue un peu, tout va pour le mieux! Et même si je frissonne dans le vent, je suis heureuse d'avoir laissé Julie m'entrainer dans sa ronde amicale.

Les gens sourient devant le charme de notre petite troupe. Six parents, trois petites filles, rien que du fun et de l'affection! Comme toujours, je me fonds en cette ambiance si douce qui fait s'ouvrir toutes les portes des maisons. En ce moment précieux où les adultes se rejoignent pour le plaisir des enfants. Les portes s'ouvrent. C'est la fête. Le temps s'apaise un peu. Il pleut des bonbons. Les enfants s'éclatent. Les parents jasent et rigolent. La générosité est au coeur de l'instant. Et, pour moi, ce simple fait vaut bien toutes les sucreries du monde.


Chasse d'enfance en bonne compagnie

samedi, octobre 31, 2009

Sous une douce pluie...

L'on s'en va "cueillir des bonbons" et faire la fête...

Joyeux Halloween...

Au pays imaginaire des traditions étranges...

vendredi, octobre 31, 2008

Humeur du jour

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Après une matinée halloweenesque pour ma pomme en vadrouille urbaine, je reprends mes esprits solitaires. Docteur. Radios. Antibios. Brûlure d'azote liquide. Un cocktail matinal avec une petite saveur d'horreur. J'avale mes douleurs. J'erre dans quelques commerces pour préparer l'anniversaire de mon petit brin de fille. Je prends un thé dans un café Internet. Puis je file attraper mon homme. Ensuite l'on ira vite chercher ma petite blanche neige pour courailler les maisons ouvertes aux monstres en tout genre! Ce soir les citrouilles illumineront la nuit tandis les enfants récolteront assez de bonbons pour de multiples indigestions!!! Joyeuse Halloween aux petits comme aux grands...

Humeur du jour

vendredi, novembre 02, 2007

En vrac...

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Novembre débute en beauté (j'observe la mienne revenir par bribes dans le miroir qui m'accroche de nouveau), novembre suit la tendance d'octobre, les belles journées succèdent aux belles journées. Une coccinelle se fait bronzer au soleil de midi sur une feuille jaunie. Je coure après l’écran. Au fur et à mesure que je deviens maman, je m’organise comme jamais je ne l’aurais cru possible! Chaque chose en son heure. Chaque heure a sa tâche. La routine de l'enfant m'enrobe le quotidien. J’ai même, depuis peu, des fantasmes de voir ma maison complètement organisée comme dans les magazines décos où chaque chose possède sa place, où tout est à sa place. Je me demande si c’est un symptôme de vieillissement. Moi qui avait une si belle tolérance du désordre à vingt ans! Moi qui refusait toute discipline quelle qu'elle soit! Je deviens de plus en plus allergique au bordel. Je pratique et affine au fil des mois mes autorités maternelles. Je n'aime pas vieillir. L'idée de devenir une vieille peau aigrie me remplit d'effroi! Je n'aime pas vieillir mais j'aime bien mûrir. Je veux devenir une peau sage. Je vois mes cheveux grisonner, je vois des rides apparaître, je les regarde s'incruster dans ma chair. J’aurai 35 ans avec la nouvelle année...

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Mais je m’égare. Ce temps présent est consacré à un récapitulatif précis autant s’y lancer de suite. Récapitulons donc, la journée d’halloween s’est passée toute en douceur en compagnie de ma petite soeur toute fraiche de ses quinze ans. Alors que l’après-midi tire à sa fin, les fillettes de la rue (Cricri et Patri) passent à la maison. M’zelle Soleil, qui connait ses « rrrooouuaaahhhh » sur le bout des doigts, se transforme en petit lion sans rechigner et c’est sous une belle lumière d'automne que débute la récolte sucrée. Mon ado de Clo est déguisée en ange ou plutôt en « papillon » selon l’enfant qui s‘extasie du maquillage pailleté qui orne son regard. Clo a amené ses ailes et elle me pique jupe et souliers au passage. Je suis une sorcière futuriste en pantalon (ce qui va à l’encontre des valeurs de ma soeurette qui grognasse), mais j’ai sorti mon chapeau haut pour l’occasion et même si je laisse mon balai au placard, je me fonds dans le décor…

Nous faisons les deux maisons de la rue qui donnent des bonbons. Mon petit lion commence à bien comprendre le principe. Les fillettes repartent chez elle (c’est ici la maison de leur grand-mère). Clo se moque du maquillage de l’enfant qui lui fait une face de charbonnier. Elle en conclut que je ne suis vraiment pas douée et qu’avant de repartir en expédition elle se chargera elle-même de la décoration du visage de sa nièce! Je ne peux que confirmer son impression, j’ai vraiment barbouillé ma fille n’importe comment! Juan rentre du bureau vêtu de sa tenue de pirate du jour. L’on part en expédition d’Halloween…

La nuit tombe rapidement. Nous arrivons sur les lieux de notre quête alors que le jour s’estompe. La température est encore douce. L’atmosphère est légère. Nous sommes à l’autre bout du village, en un lotissement de jolies maisons bien rangées les unes à coté des autres. Il y a encore cinq ans, il n’y avait rien que des arbres à cet endroit. Maintenant les arbres se font rares, ils encerclent cette prairie d’habitations sans y pénétrer. Désormais c’est un véritable quartier de résidences familiales avec des pelouses bien nettes. C’est l’endroit parfait pour une première expédition de notre petite crapule. Nous sommes de la première vague. Nous rencontrons quelques enfants, nous rencontrons des mamans, nous faisons jasette. Les pompiers arrivent en un petit camion à grands coups de sirènes. L’on se demande où est le feu! Ils s’arrêtent à coté de nous. Ah! bon, on est en feu!?! L’on s’approche pour découvrir avec surprise qu’ils sont de la partie et qu’ils distribuent des bonbons à tous les enfants qu’ils croisent...

Mon petit lion commence à trouver l’aventure bien excitante. Même si elle ne sait pas encore sur quelle patte danser. Elle se laisse glisser dans le jeu du soir. La nuit nous enrobe et les grappes d’enfants remplissent les rues obscures. M’zelle Soleil ne sait plus où donner du museau. Les citrouilles s’illuminent. Les portes s’ouvrent. Les bonbons se partagent. Les enfants déguisés courent partout, les parents déguisés (ou pas) suivent leurs petits monstres. Une maman diablesse rigole aux cotés de son clown de mari. M’zelle Soleil rencontre un petit chien dans la pénombre d’une pelouse bien propre. Son maître est un Peter Pan (que j’ai tout d’abord confondu avec un lutin), il nous apprend que le petit chien se nomme Bouddha. Bouddha apporte un zeste de sérénité à l’enfant enchanté qui, d’un coup, oublie toutes ses peurs pour mieux entrer dans la ronde nocturne.

Mon ado de sœur retombe en enfance. Elle entraîne M’zelle Soleil qui se dégourdit les pattes et trottine malicieusement à sa suite. Les parents que nous sommes devenus suivons avec entrain. Je me sens bien. Je savoure cette ambiance toute enfantine. J’aime voir ces grappes d’enfants courir de maison en maison. Maisons que je trouve décorées moins outrageusement qu'à l'habitude des dernières années, ce qui ne gâche rien à l'ambiance. J’aime voir les portes s’ouvrir pour découvrir des adules tout sourire les mains pleines de bonbons. Il parcoure en ces nuits d'halloween une magie enfantine qui me remplit de gaieté. M’zelle Soleil dit : « Maissi bonbon maissi. » lorsqu’elle reçoit sa part de sucreries. Clo Papillon se charge du sac de friandises qui se remplit. La nuit est d’encre. L'atmosphère a un petit goût d'irréel...

Au fur et à mesure que des portes s’ouvrent mon petit lion de fille demande « Bonbons? Bonbons? Maissi bonbon! Maissi...» Nous rencontrons des dizaines d’enfants accompagnés de quelques parents. Nous rencontrons un autre petit lion qui a vu sa crinière avalée par la sécheuse de sa mère. En voyant ma petite lionne, la mère en question s’exclame : « Oh! Ah! Oui, c’est de cela que cela devrait avoir l’air! J’aurais vraiment jamais dû le mettre dans la sécheuse, c’était pourtant bien écrit sécher à plat! Regarde, tu vois quand je te disais que la sécheuse l'avait bouffé! ». Son amie constate elle aussi les dégâts. L'on compare les deux costumes sous la lueur d'un lampadaire. Cela papote entre femmes. Mon pirate emmène notre petite lionne vers une autre maison. Mon ange de sœur commence à trouver que mon sac est bien trop petit, l’on va manquer de place! Je converse de l’air du temps avec ces jeunes mamans, l’une est une diablesse en robe flamboyante, l’autre une vache. Les tétines en plastiques qui trônent sur son ventre me déconcentrent un petit peu. Le petit lion sans crinière se nomme Félix, il doit avoir trois ans et il se moque bien de savoir où sont passés ses poils tant que son sac se remplit de bonbons…

L’enfant commence à fatiguer. Voilà plus d’une heure que l’on vadrouille, notre sac déborde, nos poches débordent, il est temps de rentrer. M’zelle Soleil adore son costume de lion. La récolte a été bonne. Pas aussi satisfaisante que les souvenirs d’enfance de ma soeurette qui aurait bien fait encore plus de maisons mais entièrement satisfaisante pour parents que nous sommes. M’zelle Soleil a avalé plus de chocolats qu’elle n’en a jamais eu l’occasion sans que cela ne prenne des proportions catastrophiques. Tout le monde est content. L'enfant commence à traîner de la patte. L’on rentre tranquillement.

L’enfant se couche sans broncher. Mon ado de Clo qui devait lire « Madame Bovary » durant sa semaine de congé nous explique qu’elle a trouvé le film ( un DVDqui se ballade en contrebande à son école) et qu’elle vient déjà de se taper « L’assommoir » alors qu’elle regardera ce film plutôt que de lire le livre même si c'est ultra poche. Je grognasse. Enfin, le fait qu’elle soit passée au bout de l’assommoir me fait plaisir. Je la laisse vivre. Elle me dit avec conviction « C’est un film de1990, j’étais même pas née!!! Tu te rends compte, je suis obligée de regarder des films tellement vieux!!!! C’est presque aussi pire que de lire le livre! » Je ris dans mes poils de sorcière. Non, non je ne me sens pas du tout fanée...

Je me souviens d’avoir lu « Madame Bovary » il y a bien longtemps de cela, je n'avais alors même pas vingt ans. Je me souviens avoir énormément aimé ce bouquin qui a laissé une trace dans mes neurones. Nous accompagnons Clo dans son cauchemar signé Flaubert et nous voilà à finir la soirée devant Madame Bovary sur petit écran. Je grognasse. Je ne veux pas que la version de Chabrol efface la mienne. Et puis, dans ma tête Madame Bovary ne ressemblait pas du tout à Isabelle Huppert! Ah! Et voilà que le fameux Rodolphe me revient en tête! Je me dis que je devrais relire ce livre, cela me ferait du bien à neurones rouillés de maternité. Je me laisse prendre par l’histoire, je laisse remonter les souvenirs.

C’est drôle de regarder cette histoire en petit comité familial. J’ai des bouffées de "bovarysme" qui m’entournent la cervelle, c'est de l'essence pour les idées en panne. Cela fait du bien. Isabelle Huppert entre bien dans la peau du personnage, que ses toilettes sont belles... Mon ado de soeur fait toutes sortes de remarques à ce sujet qui me font mourir de rire. Emma me fait un peu penser à Paris Hilton, ce qui fait mourir de rire mon ado de soeur! J’avais oublié à quel point sa fin est immonde. Franchement l’arsenic, ce n’est pas la meilleure façon de se suicider! Et aucun film ne peut arriver à la cheville de nos imaginations! Je me souviens d'un coup du dégoût que j‘avais déjà ressenti à ma première lecture. Finalement c’est un film tout à fait de circonstance pour achever ce jour pas comme les autres…

Halloween DayHalloween 2007

Update: Le petit diaporama qui finissait ce billet semble avoir interféré avec Explorer (une lectrice m'ayant fait part de l'ennui technique. S'il y en a d'autres merci de me le mentionner), j'ai donc du l'enlever pour corriger le probléme. Cependant en suivant ce lien l'on peut en visionner un autre...

En vrac. de bonbons..

mercredi, octobre 31, 2007

Happy Halloween

Ce terreau virtuel où je dépose mes graines d'idées, ce jardin d'esprit où poussent mes humeurs "extimes", est parcouru de maints fantômes. Des fantômes qui passent en silence et qui s’effacent dans le néant de cet invisible. Des fantômes qui avalent les récoltes de ce jardin de mots et d’images sans laisser trace de leur passage. Des fantômes que je ne vois pas mais que j’aperçois dans les chiffres qui comptabilisent les visites de ce petit coin de blogosphère infernale….

Fantômes de Toile, vous qui hantez mes dimensions invisibles, en ce jour d’Halloween, je vous salue! Je vous dépose même une pensée sucrée dans le creux d’une citrouille qui s’illuminera à la nuit tombée…

Les jours si chauds de la semaine passée ont donné un sale coup à notre citrouille qui s'en est pris plein la bouille! Ce qui, je trouve, lui donne un petit look épeurant tout à fait de circonstance! J’en profite aussi pour souhaiter une belle fête d’Halloween à tous les passagers de ce petit train d'humanité qui se déroule au quotidien des saisons qui défilent…

"Nuit du mercredi 31-10 au 1-11-2007 : fête d'Halloween. Il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient « Samhain », le changement d’année au cours duquel vivants et morts pouvaient communiquer. La tradition fut importée, bien plus tard, avec quelques aménagements, par les émigrants irlandais sur le continent américain, sous l'appellation d'All Hallows Eve ou Halloween (« la veille de la Toussaint »). Bien que le thème du passage vers l'autre monde et la célébration des morts soient toujours évoqués, Halloween est aujourd'hui liée à des éléments de folklore tels que les fantômes, les sorcières et le célèbre Jack à la lanterne, et donne l’occasion aux enfants costumés de passer de maison en maison pour recueillir quelques friandises (Treat), sans quoi ils menacent de faire une méchante blague (Tricks). En France, cette fête arrivée à la fin des années 1990 voit aujourd'hui sa popularité décliner." Source

Halloween Day

mardi, octobre 31, 2006


Une chirurgie dentaire aussi douloureuse que désagréable (pour ne pas dire démoralisante), trois jours de neige collante qui appellent l'hiver, une panne d'électricité, et une méchante grippe pour pimenter le tout! Une suite de facteurs qui encombre mes mots, bloque ma plume et me laisse à plat sur le pavé blanc. Plusieurs chroniques à moitié écrites se reposent entre deux dossiers. Les mots patientent...

Un bambin chéri à surveiller entre deux poussées de fièvre. Un bambin espiègle qui fait naitre des sourires sereins malgré les pensées obscures. Un moral à porter à bouts d’aspirations et de courage. Accepter les difficultés, surmonter les épreuves, dépasser les douleurs. La raison et le repos font bon ménage pour essouffler ces fatigues qui menacent l'humeur en danger. Ma panacée se compose d'une bonne dose d'amour, d'onces d'espoir et de zestes de ténacité. Lorsque je serais enfin guérie de toutes ces niaiseries qui m’affaiblissent, j’espère être meilleure.

Chacun doit affronter les obstacles qui jonchent les chemins de sa destinée. Les expériences sont différentes, les sensations sont parallèles, qui n’a pas sa croix à porter? Certains jours, elle semble juste un peu plus lourde que d'autres. Ainsi va la vie…



Lorsque la matinée débute dans un dégoulis de morve, lorsque c'est le party des bronches enflammées, party rythmé par une toux d'enfer, on se dit quand même que cela tombe bien: "Aujourd'hui c'est Halloween!!!" Un bon temps pour combattre les monstres de tous acabits...



Joyeux Halloween gentes gens,
lorsque sonnera minuit les sorcières seront aussi de la fête,
accrochez-vous bien au fond de votre lit...

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