Affichage des articles dont le libellé est écriture. Afficher tous les articles

mercredi, septembre 28, 2022


L'une des origines de ce blogue est la discipline d'écriture, une routine débutée à l’université. C'est vers cette origine que je me retourne. Pour le salut de mon âme. 

Ne plus pouvoir écrire journellement a dévasté mon âme. Avec la destruction de mon dos, ma plume a dû se réfugier dans le sous-sol de ma vie. Elle y a survécu misérablement, pendant des années, entre les bombardements et les batailles qui se déroulaient au dessus d'elle. Elle a tenu bon et survécu. 

Si l'on considère que le corps est la maison de l'âme alors l'on peut considérer que ma maison a été si bien bombardée, qu'il n'en restait plus que le sous-sol. 

Après quatre années de travail acharné, j'ai reconstruis assez de mon habitation terrestre pour que mon âme puisse y ré-habiter. Je reconstruis mon dos avec une volonté de fer et des efforts surhumains, mon âme retrouve de sa maison. 

Rescapée de l'enfer, ma plume peut retrouver de sa normalité. Traumatisée, elle retrouve sa connexion avec cet espace virtuel. Un espace ancien. Si vieux qu'il en devient antique? Comme un site historique? Il faudra en dépoussiérer les recoins. Et retrouver l'envie d'en cultiver le jardin... 

Mon individualité a été ruinée dans la destruction de sa maison corporelle. Elle a été déchiquetée en ses chambres de tortures. Elle s'est battue sur multiples fronts. L'esprit guerrier à la bataille et l'individualité étouffée sous les gravats de leur maison explosée? 

Année après année, souffrir et reconstruire. Affronter la pandémie qui se fait épreuve supplémentaire, qui accentue les souffrances physiques et ralenti les constructions en cours. Apprendre à souffrir en beauté. Apprendre à courir dans l'eau. Tandis que la plume attend que son tour revienne... 

Il semblerait que son tour revienne en cet automne frisquet. La reconstruction de la maison se poursuit. La plume doit retrouver ses disciplines d'envols. Elle revient à ce blogue comme si c'était son vieux bureau, sorti des gravas, réparé. Un bureau qui trône entre quelques décombres...

En promenade nocturne dans le parc de l’artillerie à Québec où plus de 250 ans d'histoire perdure.
Comme en témoigne cette antique boulangerie d'antan.
Un bâtiment qui fut ensuite modifié pour y accueillir un officier britannique et sa famille.





 

Brève de Bataille

vendredi, juin 04, 2010

Équilibre de plume...

Parfois je trempe ma plume dans l'encre de mon coeur et d'autres fois je la trempe au creux de mes neurones. Souvent j'essaie de mélanger les deux encres pour y trouver mon juste milieu.

Lorsque je traduis, ma plume est à 90% intello. Selon le domaine à traduire, je garde un petit pourcentage d'inspiration libre dans l'équation.

Ces temps-ci, je traduis des chroniques de voyages qui m'offrent quelques latitudes créatives. Ceci me convient parfaitement.

Lorsque j'écris un article avec un sujet précis en toile de fond, suivant le sujet, j'ajuste le mélange. Mais celui-ci reste principalement intello.

Lorsque j'écris de la fiction, j'inverse le mélange. Et lorsque j'écris en ce jardin de Toile, il y a des jours où je ne trempe ma plume que dans mon coeur. Au creux de mon coeur réside mon enfant. C'est surement pour cette raison particulière qu'ici, depuis sa naissance, ma fille devient la muse de mes mots. Elle m'emporte l'inspiration tout comme elle hypnotise mon objectif...

Car en ma trousse d'outils artistiques, il y a aussi la photo. La photographie est la seule chose au monde qui m'enlève les mots de la tête. Cela me repose les idées en constante réflexion. C'est aussi une façon de canaliser l'inspiration qui s'écoule au fil de mes jours. Sans la photo, l'écriture me noie l'esprit. En ces abstraites conditions, à la recherche perpétuelle du meilleur équilibre de plume, je vis.

Équilibre de plume...

lundi, avril 23, 2007

Somnambule érotique

Les paupières lourdes, ils s’affalent sur le divan. Le temps de dire « ouf » et les voilà déjà partis dans les bras de Morphée. Elle s’enfonce dans la douceur du juste sommeil. Un croissant de lune éclaire la nuit noire. Elle rêve de mains baladeuses et de sensations voluptueuses. Aux petites heures de la nuit, ils se réveillent juste assez pour retrouver le confort de leurs draps froissés.

L’enfant les réveille de bonne heure et de bonne humeur. Les yeux dans le beurre, ils émergent douloureusement. Le petit déjeuner est sur la table. Elle dit :

- J’ai l’impression qu’il s’est passé des choses peu catholiques pendant que je dormais.

Il ouvre un œil. Soudainement attentif, il s’exclame :

- Moi aussi, j’ai fait d’étranges rêves érotiques...

À mesure qu’elle en parle un souvenir flou se dégage de la brume de ses fatigues nocturnes.

- Oui, je crois bien que j’ai senti une main dans ma culotte!
- Oh!
- Si!
- Moi, aussi j’ai rêvé de quelque chose comme ça, j'allais en exploration…
- Ahah! On peut pas avoir tous les deux fait le même rêve au même moment! Je te crois pas, tu étais réveillé, tu peux pas dormir et agir en même temps, allez, avoue…
- Non, je te jure, je m’en rappelais à peine ce matin tellement je dormais profondément! J'étais trop fatigué, j'suis tombé! Mais t'sais, ça ne m’étonne pas vraiment, ça s’peut que ça soit mon coté somnambule. J’ai toujours eu des p’tites tendances…

Somnambule érotique

dimanche, mars 25, 2007

Remue-méninges

Les disparités que je constate entre les sociétés humaines me troublent. Nos perceptions évoluent au fil de la Science qui élargit son empire (et qui nous en fout plein la vue). "La Science", nouvelle Évangile, que j'imagine souvent comme une monstrueuse pieuvre, gourmande, avide, dangereuse. La planète, prise dans le tourbillon d'une incroyable révolution technologique, se rétrécit irrémédiablement. Pourtant les fossés qui séparent certains peuples s’approfondissent rapidement. La planète est en pleine ébullition humaine. De plus en plus, les différences qui nous éloignent les uns des autres me sont choquantes.

Ainsi entre l’américain friqué qui scintille de mille folies, le paysan asiatique qui trime derrière ses bœufs, l’africain démuni sans eau courante ni électricité, le sud-américain oublié sur sa barrière des Andes, entre tous ces individus, d'immenses fossés n’en finissent plus de s’ouvrir. Tant et si bien que l’on pourrait presque croire que l’on ne vit pas tous dans le même espace temps ni sur la même planète! Même si le progrès, pour ceux qui y ont accès, uniformise les cultures et rétrécit les distances, ceux qui sont en marge de celui-ci se retrouvent complètement déconnectés de nos réalités (et nous des leurs). Les fossés n’en finissent plus de se creuser. Qu’est-ce le concept d’un ordinateur pour l’enfant marocain qui fait brouter ses chèvres sur la montagne aride et qui vit plus près du Moyen-âge que de l'ère spatiale?

Il y a encore 150 ans, les différences entre les peuples des différents continents n’étaient pas si flagrantes. Dans le fond, sans électricité ni eau courante tout le monde est pas mal logé à la même enseigne! Les traditions changent suivant les cultures qui ne se ressemblent pas mais le fonctionnement de la vie reste similaire partout sur la planète. Avant l’ère industrielle et ses délires technologiques, il y avait bien les fossés creusés par le concept de l’argent et du pouvoir et peut-être aussi par celui du Savoir, mais tout le monde devait puiser son eau, voyager à cheval ou par bateau, manger ses produits locaux selon les saisons, laver son linge à la main, s’éclairer à l’aide de torches et de bougies, écrire à la plume, etc.…

Ces modes de vie peuvent désormains nous sembler si loin, si archaïques pour celui qui se cache derrière l’écran de la machine et pourtant, c’est encore le réel présent de certains peuples vivant sur Terre. Et désormais, entre ma pomme des bois, vous qui lisez ces mots, nous qui vivons comme des rois au rythme d’une frénésie virtuellement démentielle et ces gens aux mœurs et aux habitudes d’un autre temps, les fossés qui nous séparent sont devenus vertigineux.

Tant qu'ils m'effrayent et m'inondent de malaises confus. Trop y penser m’entourne l’esprit, me donne une certaine nausée. Des frissons parcourent ma peau troublée par les émotions qui s’enchaînent sous le flot de mes lucidités. Le vertige est si proche que ma raison vacille.

Remue-méninges

vendredi, mars 16, 2007

Mars Atmosphère II

Brume épaisse et mélancolie douce. En la solitude de mes bois enneigés, une étrange dimension s'ouvre entre deux ambiances glacées. Cette dimension nouvelle embue et dégouline. Elle réveille quelques sens engourdis. Elle m'emporte l'esprit.

Les idées en bataille, se replier en veilleuse dans la chaleur de sa bulle nacrée. Combattre l’insomnie. Travailler les rêves endoloris. Se balancer aux rythmes de ces mélodies invisibles qui parcourent le coeur. Tuer les fatigues en décapitant quelques noires pensées. Cogner sur le pire et inspirer le meilleur. Patienter les beaux jours.

Dans la lumière de l'enfant chérie je me love l'instant présent.

Lily d'hiverMa fille

Mars Atmosphère II

vendredi, mars 02, 2007

Un p'tit verre?

Ce matin, l’humanité à un petit goût de Perrier. Elle m’évoque une source céleste composée de bulles effervescentes qui pétillent à l’infini. La blogosphère? Un entrepôt aux dimensions pharaonique où s'entreposent des milliers de bouteilles remplies de cette liqueur humaine. À consommer avec modération pour ne point s’enivrer les émotions…

Un p'tit verre?

Sur un fil de Toile…

Il y a celles qui sacrifient l’enfant pour le confort de l’argent. Il y a celles qui sacrifient l’argent pour les douceurs de l’enfant. Le sacrifice maternel semble inné à la cause.

Les sacrifices tout comme les douleurs ne peuvent se comparer. L'on ne peut qu'essayer de comprendre. Qui sommes-nous pour pouvoir juger nos pairs? Je me perds les pédales dans des tergiversations sans nom. Dans la forêt, le vent grogne sournoisement sans se manifester réellement. L’atmosphère s’électrise au fil des heures. Le ciel s’habille d’une luminescence d’ivoire. Le calme résonne avant la tempête. Pas besoin des météorologues pour savoir qu’il se couve quelque chose. Enfin, comme ils sont là, à portée d’écran, je sais qu’ils annoncent près de 25 centimètres d’ici ce soir. Ma journée sera blanche.

Une journée cotonneuse pour achever cette semaine périlleuse. La petite m’aura un peu fait tourner en bourrique. Elle arrive à un âge où il faut instaurer une certaine discipline. Elle cherche les limites de son univers. Me voilà les deux pieds bien trempés dans ce nouveau rôle de mère. Une main de fer dans un gant de velours? Ne pas crier, rester ferme, calme, affirmer l'autorité, respirer par grandes bouffées, se contrôler, donner l’exemple. Ouf! Ma patience est mise à rude épreuve par quelques soubresauts de la vie adulte. Soubresauts qui m’usent les nerfs qui faiblissent. Bâilloner l'angoisse. Le moral flanche, je le redresse à coups de bâton. Aille! Le cœur, parfois saignant, tient bon le cours des jours. Il se nourrit d’espérances et de poésie. Il fait battre la vie en mes veines...

Sur un fil de Toile…

mardi, février 20, 2007

Mardi sidéral,

Malgré une légère accalmie durant la fin de semaine, le froid sévit toujours. Tant et si bien que l'on en oublierait facilement le réchauffement de la planète! Les -30 avec facteur vent s’accumulent sur le fil des semaines qui tissent la saison retrouvée. Fait "frette"...

Ce matin, le ciel blanchit de neige se réverbère sur un paysage laiteux. Des flocons plus ou moins gros, parfois dodus, parfois poudre, flottent dans l’air avec une certaine nonchalance. Une atmosphère ouatée teintée d’une belle lumière hivernale m’enrobe le jour.

Mes idées engourdies me glissent entre les doigts. Difficile de résister à cette envie subite de me laisser couler dans la douceur de cette journée empreinte d’un calme sidéral.

Savourer le présent, simplement…

La petite endormie, j'inspire de cet étrange calme avec plaisir. En pyjama, décollée du sofa qui m'offre une vue imprenable sur un paysage d'enchantement. Je me penche sur Robert. D'humeur gourmande, j'absorbe ce petit mot jailli brusquement de cette impression ressentie sur le fait d’une innocente observation matinale.

Je cherche en ma petite tête le meilleur terme pour exprimer cette sensation qui me traverse l'instant et en quelques rotations d’esprits, PANG! Il se plante dans ma phrase avec assurance et détermination. Sidéral…

C’est bien cela. Je déguste et savoure le moment présent en ouvrant avec délectation mon fidèle Robert. Sidéral…

Sidéral, ale, aux. Adj. – XVIe ; lat. sideralis, de sidus, sideris « astre ». ASTRON. Qui a rapport aux astres. Astral. Observations sidérales. Révolution sidérale : rotation complète d’un objet céleste sur son orbite. L’année sidérale de la Terre dure 365 jours 6 heures 9 minutes 11 secondes. Jour sidéral : durée d’une rotation complète de la Terre sur son axe par rapport aux étoiles fixes. POÈT. Qui émane des astres. « Une clarté pure, blanche, sidérale, ne paraissant pas venir du Soleil » (Gautier)

Mardi Sidéral

jeudi, février 15, 2007

Clair de neige.

Au clair de lune, elle chevauche cet étalon qui excite ses sens. Comblé, son corps ondule au rythme de sa monture qui gémit de plaisir. Une lueur spectrale caresse ses seins nus. Il s’exclame : « Que tu es belle! ». Décontenancée, elle perd l’équilibre et chavire sur son torse bombé. Il l'étreint avec passion. Il se fond en sa douceur intime. Elle reprend sa cadence coquine et cavale jusqu'au fond de la nuit…

Cavalière nocturne

jeudi, octobre 12, 2006

Fabuler pour le plaisir. Visualiser le meilleur d'un monde. Inspirée d'une idée de Christie qui consiste à se souvenir du futur en un court texte tout en illustrant sa rêverie d'une image.
Doucement, je laisse glisser ma plume vers mes royaumes intimes. Mais vous qui lisez ce fanstasme de vie futuriste, votre 2040 imaginaire, à quoi ressemble-t-il ???

En 2040...

Le printemps réveille la nature qui resplendit de lumière limpide. Le lac a retrouvé son état sauvage. L’air pur fouette nos joues roses. Quelques voiles se dessinent à l’horizon. Dans le soleil couchant ma fille, désormais femme, revient à la source de son origine. Silencieuse, je l’observe de loin, le cœur rempli de fierté. Elle repartira demain en mission pour la nouvelle station spatiale. Comme à l’habitude, je garderai ce chien qui lui rappelle tant Chanelle.

Je frôle la main de Juan à mes cotés et je me plonge dans son regard plissé de rides, il me sourit. Sa tignasse poivre et sel m’émeut sans que je ne
sache trop pourquoi. Au bord du grand lac, mon fils, devenu homme, joue avec ses propres enfants. Le temps se conjugue à mes souvenirs qui s’effacent dans les reflets de l’eau douce. Miroir de mes instants passés. Je passe une main dans ce qu’il me reste de ces boucles folles, teintées d’acajou, qui m'entourent le visage. Je sens son bras m’entourer de tendresse. Sereine. Je me fonds dans le tableau de ma vie.

En 2040...

vendredi, mai 12, 2006

Des mots et de la Blogobulle...

L'écriture n’est pas une bestiole facile à apprivoiser. Elle est la reine de la jungle littéraire. Une jungle régit par de multiples lois invisibles, une jungle qui prend un malin plaisir à croquer les aspirations et les ambitions de la faune humaine qui y réside.

Maitriser et apprivoiser la bête en question est un travail de longue haleine qui se vit sur plusieurs années. En ce coin-ci sont nés des brouillons de Toile qui ont ensuite eu la chance de grandir sur des pages lustrées. Une fois sur papier, c’est l'histoire d'une gloire illusoire, une gloire qui se limite aux nombres d’impressions, plutôt faibles sur le versant québécois de cette jungle aux accents francophones. L’écriture ne fait pas souvent manger l’être qui s’y prête, au mieux elle nourrit les passions…

Retro-Cam

Le virtuel est illusoire, plus l’on blogue longtemps et plus l’on réalise que c’est un peu comme des vents que l'on ressent sans jamais les toucher du bout des doigts. Ça va, ça vient, ça s’en va, ça revient, c’est comme un flirt perpétuel qui n'aboutit jamais vraiment à grand chose (sauf exceptions faites)!

C'est du concentré d'éphémère. Un jour populaire, le lendemain poussière! En trois ans de blogosphère, je me sens pas mal mémére. J’en ai vu passer des âmes et des envies. J’en ai vu passer des modes et des tendances.

La Blogubulle, je la vois grossir, s’épanouir, se disloquer, régner, briller. Mondialement effervescente de petits bouts d’existences (d'esprits) qui se divulgent par écrans interposés. Explosera-t-elle sous la pression ?

Coté passagers, c’est encore une autre histoire, ça s’attache, ça disparaît, ça te retrouve et parfois cela reste. Cela se transforme en amitiés virtuelles, cela occasionne des rencontres réelles…

Il y a aussi les passifs, les silencieux, tous ces regards anonymes (dont on ne sait rien, j'ai conscience que cela fait partie du jeu et puis avouons le, cela pimente l'expérience) qui grignotent ces morceaux d’humanité que l’on souffle au vent. Et il y a le temps qui passe, la vie qui évolue et les mots qui perdurent envers et contre tous…

Blogobulle

mardi, novembre 16, 2004

À la recherche d’un ange…

Le miroir se casse. Son sang se glace. Des 7 tourmentés s'emparent de ses idées. Le sel pour se protéger, la Terre pour oublier. Le chevalier bouclé dégaine son épée. Elle essaie de ne pas suffoquer. Le ciel gris avale sa journée. Les émotions tourbillonnent au souvenir des épreuves passées. Les mirages deviennent des nuages. Le chevalier n’en fait qu’une bouchée. L’éclat de son épée transperce les sorts jetés. Étrangement silencieuse, elle scrute le paysage voilé…

Épée: L'épée symbolise la force guerrière et la lumière, dont elle est un rayon. L'épée à double tranchant tue d'un coté et ressuscite de l'autre. Elle accompagne les chevaliers dans leur quête de sagesse, mais reste inutilisable par ceux qui ne la méritent pas. (Définition extraite du dictionnaire historique des Celtes de Pierre Norma)

lundi, mars 01, 2004

Influence du français sur l'anglais...

Avant de sauter pieds joints dans mon travail à rendre pour mercredi, je m'amuse des Search Google ou autres, qui ménent jusqu'ici...

Je suis toujours contente lorsque je vois des recherches qui ont des chances d'aboutir comme celle-ci ou celle-là ...

Certaines sont plutôt drôles, d'autres mystérieuses, quelques-unes me font presque peur...

Quelques unes me font grimacer du sourcil, c'est légèrement divertissant. Rarement, l'on se retrouve mélangée à une recherche chaude, ce n'est jamais bien méchant...

Cependant cela conscientise sur le coté public de cet endroit! Si j'y réfléchis trop, cela me brouille, une lumière s'allume dans ma tête et une voix robotisée répéte: "Danger, déraillement, danger, dérraill..."

Alors je n'y pense pas plus loin que le bout de mon nez! Je reste consciente des regards mais je choisis aussi de les ignorer. Chacun pense ce qu'il veut, interprète à sa manière, qu'y puis-je? Lorsque les écrits s'envolent, ce n'est plus de mon ressort...

Mon seul sort est d'écrire, de chercher les mots, de lutter contre l'adversité monétaire, de maîtriser les phrases, d'exprimer des pensées, de rêver d'ailleurs, de ressentir des atmosphères... Et ce petit coin est de plus un jardin où me changer les idées...

Un jardin où partager des idées éparses, rencontrer des inconnus, voyager en pensées... Je ne peux ignorer les douces paroles formulées dans les commentaires. Je ne peux ignorer la douceur que l'on ressent de l'intérieur lorsque l'on est un instant apprécié, pour des mots donnés, tout simplement, dans le partage d'une langue qui vibre de nous...

Comme dans un jardin oublié de la réalité, j'aime venir ici écrire le temps qui me passe "par en dedans"... J'aime ici faire ce dont j'ai envie, comme cela me chante, sans demander d'avis. J'aime aussi vous lire et au fil de mots échangés vous rencontrer virtuellement, apprendre à se connaître et découvrir d'autres horizons de vie...

On pourrait continuer ainsi encore quelques lignes, quelques liens... Argh! Mais le temps revient me chercher doucement et la réalité m'appelle inlassablement. " Allez Etol, viens donc en savoir plus sur l'influence du français sur l'anglais, tu vas adorer ça!!! Miam! De la bonne nourriture cérébrale... "

mardi, janvier 13, 2004

Dialogue entre le visible et l'invisible...

- Éh ! J’peux-tu exister deux minutes dans ta journée ?
- Pardon ? Qui parle ?
- Ben c’est moi, Etolane ! Je parle de l’intérieur de ta tête. Alors tu me laisses une place ou cela va être l’homme qui aura la place encore ?
- Une place ? De quoi tu parles ? Tu m’ennuies à la fin !
- J’aimerais vivre plus. Tu es toujours à faire plein de choses inutiles : manger, dormir, te laver, conduire, te soucier de ci de ça, passer du temps avec l’homme. Tu t’occupes de tout sauf de moi !!!
- Là, tu pousses quand même ! Du temps, je t’en donne en masse ! Tu te rends pas compte toi !!! Oublies-tu que tu fais partie de moi et que sans moi tu n’es plus rien! Pour être, juste être en ce monde, je dois tenir compte de toutes ces choses qui te saoulent tant…
- Ok, ok, j’existe en toi mais toi tu existes en dehors de moi !
- Yep, je suis faite de chair et de sang et toi tu es d’esprit et de pensées…
- Oh ! I see ! C’est pour cela alors que tu as des défauts que je n’ai pas ?
- Hum… Evidemment contrôler le cours de la vie c’est pas aussi facile que de contrôler ses idées ! Le corps est un instrument complexe, la réalité humaine est souvent ardue, injuste et cruelle…
- Essaies-tu de me dire qu’en fait c’est moi qui suis le mieux placée ? Moi qui suis cachée dans ta tête, invisible, inconnue, oubliée ???
- Tu exagères, tu n’es pas invisible, tu fais partie de moi et je suis visible !!!
- Ouais, ça c’est facile à dire ! Tu es d’os et de chair alors que moi je ne suis que des mots…

mercredi, janvier 07, 2004

Doutes matinaux...

- Juan, tu crois qu’un jour l’écriture me mènera quelque part ?
- En tout cas, ce qu’il y a de certain, c’est que l’écriture te mène!

Me répondit-il en souriant...

lundi, novembre 24, 2003

Sans queue ni tête !

Que des mots…

Mots qui s’accrochent, mots qui suffoquent et s’étouffent dans le silence des journées écourtées. Mots d’eau ou de vents, insignifiants, petites bulles d’idées qui explosent au fil du temps...

Mots de pensées oubliées, de lumières ignorées ou de souffrances apaisées, quelques mots sans maux qui brillent dans mon coeur comme le plus beau des soleils de midi. Petits mots de bonheur qui font sourire ou médire…

Quelques maux en mots qui se soulagent, s’ombragent, s’emballent, font naufrage, reflets de ces maux lâchés au fil des phrases, récoltés par un cerveau qui tue sans remords, sans relâche…

Des mots morts qui se taisent alors et se laissent absorber dans les mots choux de mon aimé tout doux…

lundi, octobre 20, 2003

Tout est d’un calme surnaturel, la maison silencieuse, vidée de ces petites boules de vies qui la mettaient à l’envers, les chats qui dorment, en paix. Les flocons qui n’arrêtent pas de tomber instaure un nouveau silence dans la nature qui abrite mes jours, un calme d’hiver…

Quelques feuilles encore s’accrochent aux arbres, et partout des tapis de feuilles qui décorent les pelouses et balcons. Maintenant des flocons qui absorbent les sons…

La lumière, extra blanche, est incroyablement lumineuse. Le tout donne un petit air lugubre, une atmosphère quasi surnaturelle flotte dans l’air, digne d’Halloween et de ses frasques…

Chaque flocon meurt au contact du sol. Il se désagrége, il fond subitement et laisse une minuscule tache, pourtant tous ces flocons, une véritable armée, semblent déterminés à se jeter du ciel pour mourir en nos pieds ! Tout cela dans le plus profond des silences…

Il est invitant ce silence, je pense que je vais aller marcher quelques enjambées, le temps de sentir sur mon nez ces flocons tout propre mourir à la surface de ma peau. Les sentir fondre à la chaleur de ma langue et m’en rafraîchir les idées…

jeudi, septembre 25, 2003

Mots volés de mon prof de Termino :

…blabla…blaba…Si vous voulez devenir écrivain, tâche noble mais qui ne paie pas, alors les registres de la langue… blabla…blab..

À cet instant, l’écrivain qui sommeille en moi n’a pu s’empêcher d’ouvrir l’œil et de croquer ces quelques mots qui me dépriment tant ! M'en fous! J'écrirai pareil! Pis c'est pas pour rien que je me tape des traductions de contrats d'assurances le vendredi à 8hres 30 du matin! C'est pour payer la vie de cet écrivain qui sommeille et qui me fait parfois si peur...

Eschew Surplusage
Mark Twain…

mercredi, août 20, 2003

Les mots me frôlent…
Les mots m’entournent…
Les mots me saoulent…

De cette ivresse joyeuse jaillit ma prose…

samedi, mai 24, 2003

Un maux, deux mots, trois lettres, une phrase...

Il se développe en moi avec ce blog, une toute une nouvelle perception. Un concept flou qui oscillerait avec l’idée d’avoir son jardin public versus son jardin privé. Cette perception éveille toutes sortes d’images irréelles et magiques qui me transmettent le goût d’écrire, toujours et encore…

La seule chose que je sache à peu prés faire correctement dans ma vie, la seule chose qui parfois me tient en vie, c’est le jonglage de mots. Il n’y a rien que j’aime plus au monde que de jongler des heures durant avec des mots en folie. Des mots qui s’envolent, que je rattrape et mélange, qui s’entremêlent en l’air pour retomber en phrases, ce jeu intemporel me remplit d’euphorie extatique…