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vendredi, octobre 30, 2015

Samedi dernier, après avoir grimpé une plantation de café dans les montagnes bleues de Jamaïque, je suis allée voir la maison de Bob à Kinsgton...

L'expérience s'est révélée plus mystique que je ne m'y attendais...

Peut-être que le fait qu'il était interdit de prendre des photos à l'intérieur de la maison m'a aidé à mieux m’imprégner de l'instant présent. Ou peut-être que cela n'y aurait rien changé si j'avais eu le droit d'en capter quelques souvenirs. Qui sait?

L'on a fait le tour de cette maison tropicale en compagnie d'une jeune guide locale enthousiaste.

Notre poignée de journalistes francophones et un trio composé de deux femmes jamaïcaines souriantes et, d'un cool touriste kényan les accompagnant, ont ainsi arpenté la maison et les souvenirs de Bob...

Inspirée par la sympathique guide, notre groupe s'est mis à visiter la maison en chantant quelques unes de ses chansons! Ça lie les esprits qui se délient. L'énergie du groupe se fait plus chaleureuse, plus conviviale. On échange et on partage. Le moment fort de la visite fut certainement la chambre de Bob, laissé à l'état...


Et puis il y a Georgie, chef cuisinier qui a suivi Bob de Trench Town et qui vit toujours là. Il vit en une petite maison bleue devant laquelle il gare son vélo. À plus de 80 ans, il est encore très actif et fait ses tours de propriété, à vélo, avec assiduité. Ce qui nous a donné l'occasion de le croiser et de le saluer...


C'est au fil de cette visite que j'ai réalisé toute la profondeur humaine de Bob. Tant de souffrances et d'intensité en la courte vie de cet homme qui a changé le monde à sa façon. Tant de foi et de conviction. Tant d'émotions. Tant d'amour à donner selon l'expression de la guide lorsque l'on mentionne sa ribambelle d'enfants...

Ouais, j'ai définitivement eu un petit frisson mystique en visitant la maison de Bob. Un moment privilégié qui restera longtemps gravé en ma mémoire. Irié Bob!



En mes sens, le voyage c'est bien plus que des paysages à regarder, c'est des personnes à rencontrer, des atmosphères à absorber, des expériences à inspirer et des horizons intérieurs à étendre. C'est des aventures à vivre...

Ainsi, je n'ai pas été tant étonnée de me retrouver en ce studio d'enregistrement à 10 heures du soir, après avoir suivi un flow jamaïcain, deux jours après cette visite de maison-musée. Ce qui m'a étonnée par exemple, c'est le résultat de cette soirée...

Le résultat est une toune de reggae composée collectivement en trois heures. Une chanson trilingue qui est pas mal meilleure que ce que je ne pouvais imaginer en mettant les pieds en ce studio tropical par lequel sont passés des musiciens comme Drake, Rihanna ou Alicia Keys...

En rencontrant David, à l'aéroport de Toronto, il m'a dit qu'il écrivait des chansons. Je lui ai alors mentionné que j'avais toujours été curieuse de comprendre comment on faisait des chansons. Trois jours plus tard, j'avais un début de réponse et je pondais, dans la foulée, un refrain en anglais! Rise up! Reach for the sun...


Un refrain aux allures de vers d'oreille. Pas mal fière la mère! Un refrain délicieusement interprétée par mon amie Isabelle qui, en une seule take a assuré. Isabelle qui a fait des merveilles. David a composé avec brio les premiers accords et la portion en français qu'il a justement interprété. Nos amis jamaïcains du soir, Dale et Dwight, ont composé la partie en patois local et mixé le tout!

Dale, l'ingénieur du son nous a concocté un super beat et, comme je lui ai demandé, il m'y a ajouté une touche de dud. Le résultat est la somme de nos talents conjugués sous la pleine lune jamaïcaine. Un autre moment qui restera longtemps gravé en ma mémoire.

À minuit, la toune était emballée et nos amis nous ramenait sagement à notre hôtel. Une super soirée à Port Antonio qui aura donné une cool toune. Certainement le meilleur souvenir de voyage à ramener en mes bagages...
 

Natural Mystic in Jamaica..

mercredi, novembre 20, 2013


Passer une fin de semaine au Spa Eastman, c'est déconnecter d'une certaine réalité pour goûter à une autre. C'est entrer dans une bulle ouatée axée sur la santé et le mieux-être.

Dans le calme de la forêt, avec une superbe vue sur le Mont Orford, j'en inspire la quiétude avec gratitude. Après un bon repas (excellente pintade pour la mère et saumon pour la fille), nous retrouvons Marie-Julie et sa puce.

Les fillettes sont super contentes de se revoir. Du coup, avec leur moult de pommes en main, elles nous plantent comme des vieilles chaussettes pour aller papoter tranquille à une table. Cela promet! Espérons que d'ici leur vingt ans, on sera encore assez cool...


S'en suit  une séance de yoga pyjama. Cela met dans l'ambiance! De retour en notre chambre, la puce s'endort en deux temps trois mouvements. Le calme de la nature qui nous entoure n'est pas sans me rappeler celui de ma brousse. C'est comme à la maison en version Spa. J'adore!

Tandis que l'enfant "ronflotte", je me laisse hypnotiser par les flammes qui ondulent dans la cheminée. Je ne veux pas dormir. Je veux savourer à fond cette sensation de bien-être que je sens monter en mes sens.

Je m'endors au creux de la nuit et je me réveille alors que le jour se lève. Une journée chargée nous attend! 


Le petit déjeuner offre un buffet de fruits frais, de ricotta, de yaourt fait maison (tout comme la confiture, la compote chaude, le beurre d'amandes et celui d'arachides), de jus et d'un menu santé. Je choisis un des plats signature (l'œuf poché sur lit d'épinards) sur le menu. Je ne suis pas déçue.

Une petite séance d'entraînements pour mieux se réveiller et l'on file à la séance d'exercices aquatiques dans le grand bain extérieur. La température de l'eau a été diminuée pour que les enfants puissent en profiter plus longtemps. Pour moi qui n'aime pas l'eau trop chaude, c'est juste parfait.


On poursuit la matinée avec une séance de badigeonnage de boue qui me fait pas mal plus tripper que ma puce. Perplexe, tandis que sèche la boue, elle me dit: "Maman, c'est bizarre on dirait que je suis prisonnière de ma peau!".

Une petite voix chuchote entre deux neurones: "C'est pour mieux te libérer mon enfant." Je lui explique les vertus thérapeutiques de la boue, ouverte mais sceptique, elle reste mi-figue mi-raisin.

Exaucer un souhait d'enfance deux tranches de concombre à la fois

Alors que nous nous préparions pour cette Spacapade, nous avons regardé le programme des activités et la photo d'une fillette en plein facial a capté son attention. Assez pour en faire une petite fixation...

Durant des jours, elle me parle de combien elle a hâte de l'essayer. Les concombres sur les yeux, c'est ça qu'elle veut!

Et si j'en rêve moi-même (et que ma peau en a définitivement plus besoin que la sienne) la maman que je suis n'hésite pas une seconde à se priver d'un facial pour qu'elle en expérimente un tant désiré.

Après la boue, c'est le moment tant attendu! Ce soin, à base de fruits, est conçu pour la peau tendre des enfants. La puce est tout sourire lorsqu'elle s'assoit dans la chaise longue. Life is good. Je la vois se relaxer et profiter de l'expérience avec une sagesse qui m'épate. Manifestement les enfants ressentent aussi le besoin de se ressourcer...

Nul doute que les enfants ont plusieurs sources de stress dans leur vie quotidienne. Grandir n'est pas facile tous les jours. Bien travailler en classe demande toutes sortes d'efforts, la cour d'école est une jungle et obéir à ses parents est une tâche complexe!

Mon cœur de maman se remplit de douceur en même temps que Miss Soleil se détend. La douce sensation que j'en retire fait voler en éclat le regret de ne pas en profiter moi-même. Être maman, c'est toutes sortes de petits sacrifices et bonheurs...

Mais c'est déjà l'heure d'aller manger. Les puces en profitent pour prendre une pause maternelle en nous demandant si elles peuvent être seules à une table.

Nous laissons libre cours à leurs élans d'indépendance à condition qu'elles se comportent sagement. Ce qu'elles font admirablement bien.

Après une première réticence au concept, nous finissons par nous balader en peignoirs blancs, comme tout le monde. À la journée longue. Une habitude qui demande un petit temps d’adaptation mais qui se révèle hyper confortable.

Je me régale du poisson parfaitement préparé tandis que Marie-Julie ne pense qu'à la verrine servie le soir d'avant. Une version déconstruite de la tarte au sucre.

Elle y pense tant que je l'encourage à en parler à la serveuse. Celle-ci, fort sympathique, se fait un plaisir de lui en dégotter une à savourer. Un autre souhait d'exaucé! Le Spa Eastman serait-il aussi magique que santé?

Entre vapeur d'eucalyptus et douche à la menthe...

En après-midi, une activité de théâtre prend en charge les enfants tandis que les parents profitent d'une certaine liberté (deux heures pour prendre soin de soi sans enfant). Une amie montréalaise décide de venir nous rejoindre avec sa puce pour profiter de l'occasion. Elle dépose sa Miss au cours de théâtre et nous rejoint à la piscine.

C'est le temps des mères en "spacavale" à Eastman-les-Bains! Entre le bain de vapeur (ou le Hamman), la douche glacée sous forme de bruine, les deux saunas (finlandais et infra-rouge), un bain polaire Kneipp pour les bras et un autre circuit pour les jambes, la salle de repos et les bains chauds extérieurs. Chacune y trouve son compte.

Via le site: Le Spa Eastman vous invite à « prendre les eaux » à l'européenne et à en apprendre davantage sur les bienfaits de l'alternance du chaud et du froid sur la santé globale dans le contexte de l'approche Kneipp, notamment.  

Avec ses installations de thermothérapie, le Spa Eastman poursuit sa mission de toujours : vous aider à améliorer votre qualité de vie et votre santé globale en vous offrant offrant une expérience de qualité. 

Pour Jocelyna Dubuc, présidente-directrice générale : « Si seulement les gens savaient l'impact que peut avoir l'alternance du chaud et du froid sur la circulation, le système immunitaire, le stress, le sommeil... Pour nous, Eastman-les-Bains devient un nouvel outil pour partager ce savoir avec le plus grand nombre. »

Inspirée par les filles qui trippent thermothérapie, je me mets au défi, je pousse mon seuil de tolérance et me fait cuire la peau comme jamais à coup de bouffées de vapeur d'eucalyptus... avant de courir me rafraîchir sous une bruine à saveur de menthe.

Je zappe cependant la salle de repos pour mieux savourer le plaisir de flotter dans l'eau chaude, au grand air, en pleine nature. J'y prends tant de plaisir que j'y découvre un point G mental. Je suis au septième ciel. Je pourrais rester là des heures, à méditer, à contempler, à inspirer...


Mais voilà déjà venu le temps de récupérer les enfants! Ils nous ont préparé un spectacle de marionnettes qui se déroulera après le souper.

Juste avant d'aller manger en gang de filles, l'activité de Yoga rire vient nous remuer l'esprit plus que le corps. C'est une expérience intéressante, on y teste les différentes manières de rire. Il est vrai qu'il est possible de rire de bien des façons. Durant celle qui fait rire par le ventre, j'ai un Aha moment! Jamais je n'avais réalisé combien la frontière entre le rire et les pleurs était fine...

Si les émotions qui provoquent le rire ou les pleurs sont diamétralement opposées, on y retrouve le même type de spasmes corporels. L'expression "pleurer de rire" prend soudainement une nouvelle dimension en mon cerveau. Je continue d'ailleurs de méditer sur le sujet...

Devant le buffet, je m'extasie une autre fois devant la sélection d'huiles (ail, gingembre, tamari, j'en ferais une orgie). Et la sélection de graines (chia, chanvre, lin etc.) qui n'a rien à envier à celle des huiles. Je capote toute seule!

Alors que je m'amuse à huiler ma guacamole et à agrémenter ma salade de graines en tout genre, je me remémore les paroles d'une copine qui m'avait mentionné (avec une petite grimace) le côté "grano" de la bouffe au Spa Eastman.


Sur place, je constate que de la bouffe "grano", je suis pas mal capable d'en prendre! Deux jours c'est pas assez, je pourrais définitivement passer plus d'une semaine à me gaver de salades, de graines et autres mets santé (avant de craquer et d'aller dévorer un dessert cochon en ville). Surtout si ces mets santé sont savamment préparés...

Tandis que les fillettes s'échappent en un coin tranquille. Les mères se lâchent. Drinking a bit of white wine while walking on the wild side of the Spa. Fun garanti. Un spectacle de marionnettes plus tard, Isa et sa puce nous quittent.

L'on retrouve nos pénates avec bonheur. Une sensation de légèreté m'enrobe les sens. Je réalise que je suis si détendue que durant la journée j'ai chanté des consignes à la Miss qui m'a répondu en fredonnant. Jamais, oh jamais, je n'avais expérimenté l'autorité chantante!

Se retrouver en une petite comédie musicale version mère/fille est l'un des bienfaits de cette Spacapade que je n'aurais pu imaginer avant de le vivre!

Mère/fille en harmonie...

J'ouvre les yeux juste avant que le soleil ne se lève. Je découvre un ciel coloré d'une beauté qui me coupe le souffle.


En ce dernier matin, l'on zappe l'entraînement pour profiter de notre chambre. Le lit est trop confortable pour ne pas y paresser quelques instants!

La puce se réveille doucement alors que je lis sur ma tablette. Elle me demande: "Maman, est-ce que je peux lire au coin du feu avant qu'on aille au petit déjeuner?"


Un ange passe. Le soleil se lève sur Eastman et je me sens en complète harmonie avec ma progéniture. Je me doutais que ce séjour nous ferait le plus grand bien mais là je suis réellement enchantée. Je réalise que je retrouve une patience interne qui me rassure. Nous sommes toutes deux apaisées. J'en absorbe le bien-être maternel.

On retrouve Marie-Ju et sa puce à la salle à manger. Les fillettes font table à part une dernière fois. Elles sont toutes mignonnes à s'imaginer grandes et autonomes.  À les observer du coin de l'œil, j'aperçois un futur qui me bouleverse un peu.

Après un saut à la piscine, un cours de massage parents/enfants et un dernier buffet santé, le départ approche inexorablement. Je rends la clé de notre chambre avec une certaine tristesse.

Miss Soleil n'a pas plus envie que moi de quitter cette bulle de bien-être. Elle ne résiste pas à écrire un petit mot dans le cahier d'hôtes. Et je ne résiste pas à en immortaliser la pensée. On étire le moment de partir au maximum.


À la nuit tombée, nous déposons à Magog nos copines qui rentrent en bus à Montréal. Sur la route qui nous ramène à la maison, Miss Soleil me dit: "J'étais vraiment excitée d'arriver au Spa mais là je me sens triste de partir pour rentrer chez nous!". Dieu sait que je comprends! Je ressens exactement le même sentiment.

Si les enfants ne sont habituellement pas admis au Spa Eastman (afin de préserver la tranquillité des adultes), je dois dire qu'ils ont été accueillis comme des rois durant cette fin de semaine pour les familles. Ils ont pu s'y sentir aussi bien que les adultes le reste de l'année.

Ils ont pu s'amuser dans des petits coins cossus, s'éclater dans la piscine ou le bain chaud et découvrir des activités inhabituelles à leur train train quotidien. Ne dit-on pas que la magie se trouve lorsque l'on sort de sa zone de confort?

À noter que l'expérience "Spacapade" avec copines est aussi une bonne option quand les papas ne sont pas de la partie!


Durant le trajet qui nous ramène à la maison, l'on se remémore la multitude de bons moments qui se sont déroulés tout au long de cette fin de semaine à saveur zen.

Miss Soleil m'énumère en détails tout ce qu'elle a aimé (bouffe comprise) au Spa Eastman, de quoi combler quelques dizaines de kilomètres.

Au final, elle n'a plus qu'une idée en tête: y retourner le plus vite possible! De quoi faire sourire une maman ravie...

Un gros merci au Spa Eastman pour son invitation à expérimenter cette fin de semaine pas comme les autres. De ces souvenirs impérissables que l'on range précieusement en sa mémoire...


Et comme je suis adepte du principe de "donner au suivant", il me fera bien plaisir de faire tirer au sort la carte rabais que j'ai reçu à mon départ  parmi ceux qui aimeraient en vivre l'expérience! 

Cette carte rabais d'une valeur de 50$ est applicable sur une réservation de deux nuits et plus. Laissez-moi un petit mot dans les commentaires et je tirerai au hasard à qui l’envoyer par courrier..

Récit d'une délicieuse "Spascapade"...

samedi, novembre 16, 2013

La fin de semaine dernière, Miss Soleil a eu huit ans. Je lui ai organisé un "anni-piscine" qui s'est révélé des plus réussis. À suivre en un prochain billet...

Durant les semaines qui ont précédées sa fête, son seul souhait était d'aller au Spa. Un souhait que je partageais volontiers sachant qu'il insinuait que j'y aille aussi!

Ainsi lorsque j'ai reçu l'invitation de tester le week-end famille du Spa Eastman, je me suis dit que l'univers avait certainement eu vent de son souhait soufflé.

Ce week-end consacré aux enfants est en effet tout particulier. Il leur permet d'y dormir (une exception à la règle de l'endroit) et leur offre une série d'activités inspirantes qui se déroulent tout au long de la fin de semaine.

C'est aussi l'occasion de se faire une escapade santé avec un mini road-trip au programme. Six cent kilomètres (aller-retour) pour les roadies que nous sommes, c'est du gâteau.

J'aime passer du temps à construire les fondations de notre relation mère/fille et c'est certainement du temps de qualité qui nous attend au bout du chemin qui nous mène en direction d'Eastman!

Nous prenons la route avec un bonheur partagé. Miss Soleil est maintenant assez grande pour s'assoir côté passager. Une nouvelle sensation pour la maman que je suis!

Je l'apprécie en même temps que j'assimile combien elle grandit. Combien les étapes d'enfance passent et m'emportent.

Je suis heureuse de la voir grandir sans difficulté. Même si être parent n'est pas simple tous les jours, être sa maman est un excellent voyage au cœur de mon humanité!

Miss Soleil se révèle une co-pilote de première qualité. J'en suis impressionnée. Elle a ce sens de l'aventure qui ne m'est pas inconnu.

Je constate que les graines plantées lors de nos derniers road-trips en Floride poussent bien. Elle me lit les indications à suivre avec une lucidité qui m'épate. Côte à côte, l'on avale les kilomètres qui nous séparent de notre destination.

L'on part en début d'apres-midi. Une petite pause pour dégourdir l'enfance entre deux dinosaures et l'on arrive à la nuit tombée sur le site du Spa Eastman. J'y inspire la même quiétude qu'en mon coin de lac. Bien curieuse d'en découvrir le paysage de jour...

La chambre douillette invite à la détente. Une fois passée la surprise de l'absence de télé, Miss Soleil approuve la cheminée au coin du lit. Le temps pour elle de se mettre en pyjama et d'aller manger. Au programme de la soirée, une séance de yoga pyjama qui nous intrigue.


J'enfile mon pantalon de yoga ramené de South Beach et nous filons à la salle à manger. Fascinée par les multiples huiles et graines à découvrir, je me compose une salade qui me ravit les papilles. Le repas est aussi santé que délicieux.

Arrivent alors Marie-Julie et sa puce. Dans le temps de le dire nous voilà avec deux puces surexcitées de se retrouver. Elles se remémorent leur dernière escapade ensemble (en train à Halifax) pendant que l'on frissonne à les imaginer à 18 ans! La fin de semaine démarre sur des chapeaux de roues d'enfance au Paradis...

À suivre en "temps réel" sur Twitter (et Instagram) en attendant que suivent les idées développées en plus de 140 caractères!
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En "Spascapade" mère/fille...

samedi, octobre 19, 2013

En mes vadrouilles Montréal/Québec, je suis passée bien des fois par Trois-Rivières sans jamais m’y arrêter. Traverser la ville par l’autoroute n’est pas particulièrement inspirant et l'envie d'y faire une pause m'a toujours échappée.

Mais la vie est pleine de petites surprises et c’est finalement une histoire de zombies qui m’aura donné l’occasion d’y passer une soirée!

Vu mon expertise en matière d’apocalypse zombie, impossible de résister à l’invitation d’un copain écrivain qui me propose d’aller tester le parcours de peur qui se déroule actuellement dans la vieille prison de la ville!

En effet, à l’occasion des différentes célébrations d’Halloween, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières (en collaboration avec Hérôle) met en scène un parcours basé sur le roman Le Protocole Reston de Mathieu Fortin.

L’occasion parfaite pour se transporter en pleine apocalypse zombie (et se réfugier au cœur de la vieille prison)…

Aventure Zombie

L’activité se déroule en groupe d’une dizaine de personnes. Chaque groupe part à une heure précise et le parcours dure une heure. Nous retrouvons notre groupe à l’entrée du Musée. Des rubans accrochés à nos bras symbolisent nos vies. Le but est de passer le parcours sans qu’un zombie ne nous les arrache. Prêts pour l’aventure?

Le militaire qui débute le parcours n’est pas des plus sympathiques. Il donne le ton en nous expliquant la situation. En silence, pour ne pas ameuter de zombie égaré, l’on se dirige vers l’entrée de la prison. 

J’éviterai les détails pour ne pas gâcher l’expérience de ceux qui aimeraient s’y frotter mais disons que cela commence bien (ou mal) dès notre entrée dans la prison. 

Notre groupe est composé majoritairement d’écrivains. De quoi rendre sarcastique tout militaire de service en pleine apocalypse zombie!

Évidement la prison est plongée dans le noir. Nous disposons de deux lampes de poche UV pour nous éclairer et pour décoder les chiffres qui nous permettront de passer les différentes étapes du parcours.

Ce n’est qu’en entrant les chiffres dans le boitier qui permet d’ouvrir la porte que l’on peut passer d’une étape à une autre. Chaque étape est composée de différents environnements. On y rencontre une scientifique complètement disjonctée, quelques rescapés mordus et plusieurs militaires. Sans oublier les zombies qui errent…

Si l’on arrive à en rire au début du parcours, à la fin on ne rit plus du tout, on court pour sauver sa peau! Dans la pénombre ambiante, les zombies sont étonnement réalistes. Une fois que l’on entre dans le jeu, il est très facile de ressentir quelques frissons quand l’un deux s’approche de trop près en grognant.

Devenir de la chair à zombie

Comme il est impossible de trucider ces morts-vivants, on se retrouve vite dans un jeu de chat et de souris. Le chat veut croquer la souris et le zombie aimerait bien nous manger tout cru! Nul besoin de gore à gogo pour cette étrange aventure. En ce qui concerne les sueurs froides, l’adrénaline se charge de tout.

Il faut dire qu’évoluer dans le noir, de cellule en cellule, au cœur d’une prison crée une étonnante atmosphère de fond!  La vision s'y habitue et les nerfs s'aiguisent...

Supra alerte, je ne manque pas de remarquer les endroits où me dissimuler. Et lorsque je me retrouve dans une cellule avec un zombie à mes trousses, je m’étonne à sauter comme une gazelle sur un lit pour me recroqueviller dans un coin de la pièce et ne plus respirer. La pièce est obscure, le zombie perd ma trace et rebrousse chemin.  Je respire de nouveau.

C’est le moment fort de mon expérience, la minute intense où l’imaginaire et le réel se fondent un instant surréaliste qui me transporte en une réalité parallèle. Une sensation intense d’être vivante me submerge toute entière alors que je coure pour passer la porte qui se referme sur le zombie.

Au final, l’expérience ouvre une étrange fenêtre sur soi-même. Je me découvre pas mal plus agile et rapide que je ne l’aurais cru. Je réalise aussi qu’il très serait facile de laisser un inconnu se faire manger à ma place. Et qu’il n’y a rien comme fuir un danger (même fictif) en groupe pour tisser des liens à vitesse grand V.

En fait le seul bémol de l’expérience est que l’on ne puisse trucider les zombies à volonté. C’est la seule fausse note de l’aventure. En toute bonne apocalypse zombie on élimine les zombies solitaires. Autant par sécurité que par humanisme. On ne s’amuse pas au chat et à la souris lorsqu’on a devant soi un seul zombie! Idéalement on attaque et on s’en débarrasse. Ce sont les hordes qui font courir…

Bon, c’est aussi le petit détail qui fait que l’expérience est imaginaire plutôt que réelle. Ce qui en soi est rassurant. Bref, je ressors de l’expérience ultra stimulée. L'heure est passée sans même que je ne m'en rendre compte. Définitivement l’une de mes meilleures expériences "halloweenesques" à vie! 

Oserez-vous faire un tour de la vieille prison?

« Depuis ce matin, des gens parcourent la ville en hurlant, griffant et mordant tout ce qui bouge. Sans savoir pourquoi ni comment, vous êtes devenus une proie. On ne sait pas encore qu’elle est l’ampleur de l’épidémie, mais le meilleur endroit pour vous cacher est la Vieille Prison. C'est votre seule chance de survie… mais le nombre de places est limité. »

Horaire: de 18h30 à 23h30 (les fins de semaine jusqu'au 16 novembre)
Réservation obligatoire pour vous assurer d’avoir un départ au 819-372-0406 p.222 Coût: 20$ (taxes en sus)  Âge recommandé: 16 ans et plus  Réservation téléphonique acceptée (avec Visa ou Mastercard) au 819-372-0406 p.222, à l’accueil du Musée, tous les jours, de 10h à 16:30h. 200, rue Laviolette, Trois-Rivières G9A 6L5

- La chasse aux zombies est ouverte
- Les zombies envahissent Trois-Rivières

Échapper aux zombies (ou jouer au chat et à la souris)!