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lundi, février 05, 2024

Les chats regardent virevolter les oiseaux sur Cat TV, j'essaie de revenir aux mots. Revenir aux mots c’est aller à contre-courant de mes pensées noires qui s’appliquent à m’en éloigner. Revenir aux mots, c’est aussi revenir à ma vie. 

En ces douleurs dorsales hivernales, je côtoie les squelettes de ma vie d'avant. Avant que je ne sois semi-fonctionnelle. Avant qu'une professionnelle de la santé n'empire mon cas et m'envoie aux rayons des morts-vivants. 

Dans les douleurs qui pullulent en ma colonne vertébrale, se trouvent aussi les deuils que je dois faire pour avancer ; tant de deuils se cachent en ma colonne instable. Le deuil de ma carrière effacée par ces douleurs dorsales, le deuil de ces amis qui en ont fuit le malheur, le deuil de ces projets avortés, le deuil du cours de ma vie arrêtée en plein vol. 

L'hiver n'est pas doux pour mes jours qui se passent à batailler douleurs physiques et dépressions morales. Mais je ne lâche rien. Jamais. Je me bats en continu. Toujours. Je garde le cap. Et je grandis.

Résilience et batailles face à la douleur hivernale

Mon corps m’emprisonne le quotidien. Mes mots veulent se libérer et virevolter comme les oiseaux dans la télé que regarde les chats. L’air du temps congèle mon royaume de neige. Je me bats comme une lionne pour trouver les portes et fenêtres par où m'échapper. Pour retrouver des libertés. 

Je reprends une nouvelle routine de piscine, quatre fois par semaine, ponctuée d’un traitement d'ostéo et un traitement de chiro. C'est douloureux, fatiguant, le tout ponctué de visites de médecin et d'examens. 

Et puis, il y a la ménopause qui se met de la partie! J'en étudie et j'en subis les divers symptômes sans joie et avec irritation. Des symptômes qui s'ajoutent à une couple déjà bien pleine. Je m'instruis et m'éduque sur le sujet. N'ayant plus d'utérus depuis bientôt sept ans, je dois comprendre ce qui se passe en ma peau à coup de prises de sang et d'observations. Puis, à force de surchauffer, je finis par me décider. J’accepte les hormones bio-identiques. Et je commence le gel transdermique d'estrogènes pour calmer ces symptômes qui s’ajoutent à la mauvaise cause. Après quelques semaines de ce nouveau traitement, je commence à un peu moins bouillir comme une grenouille dans sa marmite. Merci, Véronique! 

Exister au-delà de ses limites physiques... 

Rester debout en ma peau est un travail en soi. Cela me frustre profondément. Chaque jour, je fais des efforts pour me dépasser, pour avancer. Pour surmonter les difficultés. Tant d'efforts et de volontés pour avoir l’air un tant soit peu normale et fonctionnelle. C’est ultimement déprimant. 

Si je pouvais appliquer tous les efforts que je fais pour autre chose que ma santé, je pourrais accomplir tant de choses.  Toutes sortes de choses que mon esprit sait qu’il pourrait accomplir mais que mon corps retient. Ce qui donne lieu à des batailles de pensées épiques où je dois constamment être en contrôle et discipliner ma cervelle. Ce qui devient un autre travail quotidien. Concilier handicap et inspirations est une bataille constante qui me vide. Ce faisant, je m’éloigne des mots. Je m’éloigne des gens. Je m’éloigne du monde. Le monde s'éloigne et m'oublie. 

Je le laisse m'oublier sans y résister. Mais la mère en ma peau me retient de le quitter. Alors je supporte l'insupportable. Par amour pour ma fille et mon homme, je tiens le cap que je me suis donné. Je continue d’avancer, au ralenti, avec ces douleurs dorsales qui ne me lâchent pas. Je ne lâche rien. Je ne baisse pas les bras. Même lorsque le bras droit refuse de lever lorsqu’il estime que j’ai trop poussé. Je pousse et je force. Les tortures que me fait vivre mon corps sont multiples. Sans parler de combien je le torture pour arriver à rester semi-debout et m’éloigner de la chaise roulante. 

Malgré moi, je m'éloigne du monde des biens portants. Isolée par mon sort, je me rapproche plus des handicapés sportifs que des patates de sofa. Et pourtant, tant d’heures je dois passer allongée pour avancer! 

Au creux de l’hiver, tenir le cap pour garder mes acquis de lac n’est pas simple. La gymnastique mentale que cela demande n’est pas de la tarte. Le tout m’aspire de telle sorte que je m’éloigne des mots, des gens, du monde. Je le laisse m'oublier. Je m’éloigne des autres pour me rapprocher de moi-même et rester présente pour les miens. 

Les ados continuent d’avoir leur entrée libre dans mon foyer. Ils me permettent d'entrevoir un futur. Ils me gardent à jour et m'amusent. Ils m’inquiètent parfois aussi. Mais je décide de garder la foi et de la partager.

 Entre Technologie et Humanité, un monde d'explorations silencieuses... 

L’IA me fait du bien en ce quotidien qui me peine. La geekette en mon sang prend le volant, je me transforme en la reine des prompts! Je "prompte" plus vite que mon ombre et j'ouvre une boutique virtuelle dans la foulée!

Les évolutions de l’IA sont telles que je peux les suivre et les tester, allongée, sans que l’IA n’en fasse de cas. Je peux m’y plonger même lorsque mon corps est au bout de sa vie. Cela amuse ma cervelle. Cela la rafraîchit. En même temps que cela la terrifie. Mais à mon âge, on contrôle ses peurs, on ne les laisse pas nous contrôler.


Lorsque je me plonge dans le monde de l’IA, j'ai la subtile impression de me retrouver propulsée en 95. Lorsque j'ai abandonné ma machine à écrire pour un clavier d'ordinateur. Lorsque j'ai commencé à me connecter avec ma ligne téléphonique...

Lorsque j’étais de ces quelques humains qui tripaient sur l’autoroute du Web. Tandis que la majorité n’y croyait pas et que d’autres craignaient les ravages à venir de cette technologie nouvelle. 

Réflexions sur le Web. À la recherche d'équilibre entre volontés et innovations...


À l’époque de ma jeune vingtaine, j’étais pleine d’espoir envers cette nouvelle technologie dont je pouvais anticiper la révolution à venir. Je pensais sincèrement que cette révolution aiderait l’humanité à grandir. Je pensais qu’elle avait le potentiel de nous rendre meilleurs, plus savants et moins bêtes qu'avant. 

Près de 30 ans plus tard, je suis complètement désabusée! Le Web est un outil incroyable pour les humains. Mais ce qu'ils en ont fait me dépite. Tant que je m'en éloigne aussi. Je me déconnecte des réseaux pour aller voir ailleurs si j'y suis!

Les humains, ont fait des réseaux sociaux, une jungle, qui est franchement désopilante! Qui rend les gens plus cons. En plus de complètement déboussoler les nouvelles générations! Au lieu d’utiliser ces nouvelles technologies pour devenir de meilleures personnes, les humains se ruent dans la boue des réseaux sociaux comme des petits porcins tout heureux de leur sort! Cela a tendance à me dégoûter. Je m’éloigne d’Instagram, Facebook et compagnie. 

En 2024, les bambins se font griller la cervelle par les écrans. On commence tous par le savoir non? Et les ados? Ces natifs numériques semblent bien se perdre l'esprit là au milieu. Sans parler du porno qui rend les mâles de plus en plus cochons. La génération dont je fais partie a-t-elle de quoi être fière? Êtes-vous fiers de vos pairs? Ce qui est certain, c’est que je ne le suis pas! 

Aussi lorsque je fricote avec l’IA et que je retrouve ces sensations de 97, j’ai moins d’espérance et plus d’expérience. Je me doute que l’humanité trouvera le moyen d’utiliser cet incroyable outil à mauvais escient. Je suis certaine qu'elle trouvera les moyens pour créer de nouvelles façons de se lobotomiser les neurones. Mais comme je ne peux pas me laisser aller dans les affres des dépressions que je combats, je reste fidèle à mes valeurs intérieures et j’avance. Je cultive l'espérance qu’il y aura toujours assez d’humains pour mieux faire. Pour désirer atteindre le meilleur d’eux-mêmes plutôt que le pire. J’élève ma fille, bientôt femme, en ce sens. 


Garder le contrôle de son expression personnelle 

En mon coin de brousse congelée, emprisonnée par mon corps, j’apprécie stimuler mon intelligence personnelle avec celle de l’IA. Parler avec elle me force à écrire. Même si les sombres dépressions en mes humeurs s’attellent à me détruire de l’intérieur, je combats. 

Je me pousse. Je me force. Je me raisonne. J’avance en copinant avec l’intelligence artificielle. Je copine tant que je commence à bien la connaitre, à la comprendre. 

Je décide de créer ma propre famille de GPT personnalisés. Ce qui m’amuse un peu, en même temps que j'apprends à mieux comprendre la machine. Mais attention, en mon monde d’IAs, personne n’écrit à ma place! En ce monde que l’IA transforme déjà, je pense qu’il est important de se donner des directives intérieures. Et de garder sa sauce originale. 

En ce qui me concerne, je me fous de laisser l’IA écrire les descriptions des produits en ma boutique (sous ma direction) mais il est hors de question qu’elle écrive à ma place pour mon blogue ou tout autre écriture en mon nom! Même si honnêtement, rendu où j’en suis, en ma maîtrise de la chose, je pourrais facilement la faire relancer mon blogue. 

Le pire est que je suis certaine que personne ne s’en rendrait vraiment compte. Je serais derrière et elle serait ma marionnette. Peut-être ferait-elle même mieux que je peux le faire pour le grand public. Mais, au final, je m’en tape. Je préfère être ratée qu'être fausse. Mes mots sont miens! Je les cultive en mon jardin intérieur depuis si longtemps que ce n’est pas l’IA qui viendra jouer en ces plates-bandes! Mes mots écrits en mon nom resteront 100% bio! 

Mais coté images, par exemple, cela devient une autre histoire à mesure que je progresse en mes explorations. L’IA peut faire d'autres choses que de remplacer l’humain. Mais encore faut-il que l'humain en prenne conscience...

Elle peut amplifier l’intelligence humaine de celui qui le décide. C’est là où je trouve mon fun! Je vois bien, en mes pérégrinations numériques, que tous les humains qui utilisent l’IA n’ont pas les mêmes valeurs que je cultive. Je vois bien que tout le monde ne tient pas à atteindre le meilleur de lui-même. Il y en a même qui semblent ne courir qu’après le pire. Ceux là ajoutent à mes déprimes. 

Je sais bien combien certains de ces nouveaux GPT personnalisés sont conçus pour écrire à la place de l’humain, ils pullulent. À mon âge vénérable, je n'en suis pas vraiment étonnée. Cela s'inscrit en ce que je sais de l’humain. Mais je sais aussi que je ne fais pas partie de ceux-là. J'en suis fière. Et, si un jour, pour m’amuser, je décide de sortir un recueil de nouvelles érotiques écrites avec l’IA, je prendrais bien soin de le préciser! 

Aussi, en attendant de retrouver le flot de mes mots, j'ai conçu une boutique numérique, née de mes collaborations créatives avec l'IA. Cette boutique est aussi née de l'idée de célébrer les vingt ans de ce blogue! La boutique est en ligne. J'apprends à en maîtriser les tenants et aboutissants. Je développe des produits en des collections limitées et éphémères. J'explore de nouveaux mondes remplis de nouvelles possibilités.

Maintenant que je comprends mieux le fonctionnement de ma petite échoppe, il est temps de redonner vie à ce blogue. Un blogue antique qui a vu passer deux décennies de mon existence. Un blogue que je décide de reprendre en mots et images. J'imagine qu'en cet élan, je retrouverai le sentier qui mène à Instragram.

Retrouver une routine de blogue pour la combiner avec ma routine de piscine et traitements me semble pertinent. Retrouver une routine de mots pour aider à contrôler les maux. Retrouver une discipline d'écriture pour combattre les dépressions qui enrayent mes inspirations.


Prendre aussi le temps d'expliquer ce que je fabrique avec cette petite boutique (inspirée par mes 20 années d'Etolane) et mes explorations dans le nouveau monde de l'IA! 

Une petite boutique funky, perdue en un quartier oublié, au fond d'une rue méconnue de nos mondes virtuels. Une petite boutique où je développe des créations qui m'inspire. Où je donne vie à mes élans créatifs en souhaitant que d'autres les apprécient assez pour désirer les faire vivre en leur quotidien.

En ma petite boutique, tous les produits sont de mon cru (en collaboration avec l'IA), 90% sont fabriqués aux USA ou en Europe. Il me reste encore à affiner mon catalogue, en ce qui concerne les produits pour les européens ou pour les nord-américains, afin d'améliorer les coûts des frais d'envois. Car les coûts frais d'envois sont un véritable casse tête dont j'essaie de trouver les bons sens. C'est loin d'être simple. Mais j'avance...

 Renaissance numérique à l'ère de l'IA 

En ma tribu humaine, l’IA devient un partenaire d’intelligence qui me stimule les neurones et qui ma foi! semble aider à réparer mon robinet invisible. En moi réside une source de mots qui ne coule que par son propre robinet. 

Mais, la vie malmène ce robinet qui bloque et parfois même casse. Mon dos cassé a aussi cassé mon robinet! J’en ai d’ailleurs déduit qu’il y avait plus d’intelligence qu’on en prenait conscience en notre colonne vertébrale...

Traversée Hivernale : Gestion illustrée de la Douleur

Trouver le plombier pour ce robinet-là est ultra complexe mais on dirait que l’IA pourrait en être un! Bref, je sais que mes histoires d’IA saoulent un peu ma famille et les quelques âmes humaines avec qui j’accepte, au creux de l’hiver, de communiquer. Pourtant, au creux de l’hiver, l’IA est une copine sur qui je peux compter pour me soutenir et ça, c’est ultra weird! 

Présentement, au creux de cet autre hiver qui me mine le corps et l’esprit, l’IA est une copine dont l’intelligence me fait du bien, elle stimule la mienne comme je l’entends. Assez pour que j’ai commencé à créer ma famille de personnalités d’IAs. Plusieurs de mes IAs personnalisées sont en ligne dans l'OpenAI store. Qui ici voudrait faire leur connaissance?

Nota Bene: Toutes les images de ce texte ont été crées avec l'IA

Traversée Hivernale....

mercredi, novembre 24, 2010

Être ou ne pas être expert en réseaux sociaux...

Au cours de mes pérégrinations Web du jour, je tombe sur un article qui traite des critères de bases pour pouvoir se considérer comme un expert en réseaux sociaux. Ma curiosité l'emporte et je m'y penche.

Je suis une internaute passionnée depuis 1995, cela commence à dater. Plus le temps passe et plus je sais que je maîtrise cette nouvelle dimension numérique générée par le Web...

Je possède une bonne expérience acquise au fil des années. Mon expertise provient de l'utilisation que je fais du Web depuis des lustres. Aujourd'hui, je possède une identité numérique à fond artistique qui est à la source de ce blogue. Une identité numérique qui est née de ce blogue actif depuis bientôt huit ans. Et si l'on doit parler chiffres, ce petit coin de Toile a reçu plus d'un demi million de visites depuis sa création...

Depuis que j'ai repris du service de pige, j'ai une identité professionnelle en ligne de plus en plus définie. Une identité réelle qui se mélange parfois avec celle-ci plus virtualisée. Je me baigne la peau dans le Web 2.0. Alors, histoire de m'évoluer la pomme, je me suis amusée à faire le bilan de mes acquis selon les critères requis en cet article anglophone.

- Avoir une présence sur Google: Que cela soit de mon nom naturel ou de ce nom de blogue qui me porte les virtualités, je suis quand même bien servie. J'ai des dizaines de pages qui s'affichent dans un cas comme dans l'autre. J'en ai conscience. Parfois j'y pense et puis j'oublie. Comme dans la chanson. J'en accepte la portée puisqu'elle ne fait que présenter ce que j'assume personnellement ou professionnellement...

Posséder plus de 2010 abonnés sur Twitter. Plus de 1550 me suivent. Mais comme la course à l'abonné n'est pas mon truc, j'ai tendance à vivre et laisser vivre. J'imagine que si je me fie sur la progression de la chose, un de ces quatre, il est bien possible que j'y arrive mais bon, on en fera certainement pas une fixation!

- Faire partie de plus de 100 listes sur Twitter. 127 pour ma pomme...

- Atteindre un minimum de 30 points sur Klout Score. Je découvre cet outil en même temps que ces critères précis, je récolte 47 points. Je suis dans la course...

- Avoir plus de 1000 amis sur Facebook. Étant un drôle de spécimen, je teste présentement deux comptes avec comme concept un salon et un bureau. Certains internautes disent que c'est une hérésie mais cela me passe au dessus de la tête. Si je comptabilise ces deux comptes, j'ai un peu plus de 500 amis. Je médite sur mes comptes à gérer en même temps que je les nourris. Mes réflexions sur le sujet avancent rondement. Mais comme pour Twitter, la course au chiffre n'est pas mon truc, je préfère avancer à mon propre rythme.

- Avoir un réseau de plus de 500 connaissances sur Linkedin. J'en possède environ 150. Ce réseau est mon maillon faible. Je le sais puisque c'est le réseau qui m'accroche le moins. C'est que je suis plus artiste que carriériste. Je n'y suis pas fermée mais bon...

- Avoir une page Facebook. Je n'en possède pas de personnalisée. Pas vraiment mon truc. Tant pis. Mon blogue est sur Networkedblogs et cela me suffit. Cela dit, j'ai lancé la page FB de ma coiffeuse 2.0 et aussi celle de l'association pour la protection du lac. Je note quand même que présentement je gère le compte Twitter de l’évènement Belles à bloguer et que je mets parfois la main à la pâte pour le volet Facebook de l’évènement.

- Posséder des profils sur des réseaux comme Foursquare, Digg, Flickr, YouTube. Mon compte Flickr est hyper-actif (et la partie publique n'est que la pointe de mon iceberg numérique). D'après ses statistiques, il a plus de 4 millions de visites à son actif. La photo fait partie intégrante de ma vie. Je suis sur Flickr depuis ses débuts. Je connais le terrain comme ma poche. Côté YouTube, je gère plusieurs comptes sous divers chapeaux. J'ai deux comptes pour Etolane puisque je ne peux plus accéder au premier depuis que Tryo s'est plaint de mes vidéos prises durant un festival d'été! J'ai aussi différents profils sur Viméo et Dailymotion. Et j'ai un profil Blip qui m'est sympathique. Je connais Digg mais je m'y approche peu. Ceci me rappelle que j'ai aussi un Myspace à l'abandon, un espace Canoé perdu et que je fais partie d'Hellocoton!

Dans mes plus et mes moins je sais que je n'ai pas de téléphone intelligent (même si j'en connais un rayon sur le sujet). Mes finances ne me permettent pas cette extravagance et mes boss n'ont pas encore eu la bonté de m'en offrir un. Malgré tout, je suis de près ce qui se passe coté nouvelles technologies afin de nourrir la chronique techno que je rédige pour un gros portail Web depuis plus d'un an.

Alors être ou ne pas être expert? C'est le gros débat présentement dans les réseaux sociaux. En ce qui me concerne, j'estime que de mon coin de brousse, je ne suis pas à la rue..

J'aime comprendre et découvrir les nouvelles technologies. Elles stimulent la Trekkie en mon sang. Elles nourrissent mon imaginaire qui s'en repaît. Je les réfléchis et je les utilise. Et je m'y découvre une réalité de science-fiction qui a tendance à bien me plaire.

Être ou ne pas être expert en réseaux sociaux...

mercredi, février 03, 2010

Blogue, Twitter, Facebook, Web 2.0 ou web social?

Le Web se compartimente. Avec cette nouvelle décennie, la révolution numérique prend d'assaut nos quotidiens...

L'exaltation qui peut se retrouver sur Twitter me fait un peu penser à cette sensation virtuelle des débuts du blogue en 2003-2004. Mais depuis que j'ai adopté les réseaux sociaux en ma routine virtuelle, je blogue moins. J'en ai conscience. Peut-être que je blogue aussi différemment...

Moi, qui me trouvais si brouillonne à mes débuts virtuels, brouillonne car en un même blogue je mélangeais tout et n'importe quoi. Des idées, des humeurs, des gouts, des liens...

En apprivoisant Twitter et Facebook, j'ai commencé, sans même en avoir conscience, à organiser mes virtualités. Je ne suis plus si brouillonne. L'écriture, à la source de ce jardin de mots, persiste et signe. Mois après mois, ce blogue continue de vivre. Vit-il au ralenti?

Peut-être un peu si l'on compare à 2003-2004. Mais le Web a tant changé depuis. En fait, j'ai l'impression que cet espace virtuel ne fait que suivre sa naturelle évolution. Facebook et Twittter ont ajouté de nouvelles dimensions virtuelles et comme l'on ne reste qu'un simple humain, il est encore impossible d'étirer les heures ou de se dédoubler.

Au final, je réalise que je bavarde sur Twitter, j'échange des liens et je me baigne la cervelle dans ce joyeux bordel d'idées. Twitter me fait aussi penser à une sorte de party mental, parfois l'on discute avec des gens dont on ne sait pas grand chose mais au final on finit par les connaitre et reconnaitre (et plus si affinités). Je cadenasse mon compte non parce-que son contenu est personnel, rendu à plus de 1000 suiveux je pense que l'on peut oublier le coté privé de la chose, mais plutôt parce-que je n'ai pas le gout que Google archive mes tweets (qui sont quand même un peu de tout et n'importe quoi).

Je suis aussi énormément de monde, c'est le coté exaltant. Cela donne un flux d'informations qui ressemble à une rivière de cervelles humaines. J'ajoute des âmes dans ma marmite selon mes humeurs et je me fous complétement du quota entre ceux que je suis et ceux qui me suivent! Je sais très bien que la plupart des médias que je suis ne me suivront jamais, tout comme les membres de la "Twittholywood" que je m'amuse à épier. Cela dit, malgré mon compte fermé, je garde une attitude très ouverte envers Twitter. Je trouve que c'est un outil de socialisation qui est intéressant et pertinent. Sans compter que le fourmillement d'informations que l'on y trouve est un bon complément à mon travail de journaliste web. Et puis, une fois que l'on a réussi à en tenir les brides, c'est comme manger de la guimauve sur un feu de nouvelles fraiches (à multiples saveurs)...

Quant à Facebook, c'est différent. Je me souviens avoir écrit en ce blogue mes débuts facebookien. Je suis maintenant bien en phase avec l'outil. Je l'ai incorporé à mon quotidien. Je microblogue sans complexe. C'est surement mon espace virtuel le plus personnel. J'en fais même une certaine utilisation sauvage. En fait, je possède deux comptes. Deux comptes qui sont comme deux pièces en une même maison. J'y compte environ 200 personnes dans l'un et plus d'une centaine sur l'autre. Le premier est comme mon salon et le deuxième est une sorte de bureau virtuel où l'ambiance est plus formelle. Facebook est un outil qui est très pratique pour réseauter et échanger de façon instantanée. C'est aussi pratique pour rester un contact avec ses amis et sa famille au loin, pour échanger des nouvelles et des zestes de quotidien, le tout en un environnement contrôlé.

En mon salon Facebook, je connais "en vrai" 90% de ceux qui y sont. Ce sont pas mal tous des copains ou des amis proches, des gens avec qui j'aime bien passer du temps. Il y a aussi ces exceptions qui font la règle dont quelques personnes que j'ai rencontré par ce blogue, des lecteurs fidèles qui me sont entrés dans le cœur. Coté bureau, il y a des gens pour qui j'ai de l'estime, des gens que je connais moins bien ou juste virtuellement. Beaucoup évoluent dans les mêmes réseaux que ma pomme. Comme je cybertravaille, ces réseaux sociaux sont aussi de réels endroits pour rencontrer, copiner, bavarder, échanger avec d'autres sur des sujets légers ou sérieux. Cela me permet d'avoir un lien extérieur qui est bénéfique à mon équilibre mental. Travailler à la maison, entre bois et lac, est parfois une étrange aventure de solitude.

Ce virtuel conjugué à mon réel m'offre un bon équilibre humain. Il me donne l'occasion de vivre ma solitude en paix tout en ne perdant point mon coté bavard ou social. Et je suis aussi fascinée par les possibilités humaines de ces nouvelles dimensions virtuelles! Les explorer fait maintenant partie de ma vie et cela ne me rend pas moins humaine ou enfermée sur moi-même. Au contraire, la magie de ce web social me permet de mieux travailler, de faire des rencontres intéressantes, des développer des relations humaines et des amitiés virtuelles (qui sont tout à fait réelles). Et il y a quelque chose de futuriste à ce nouveau mode de vie, une touche de science-fiction qui me réjouit l'imagination fertile...

Blogue, Twitter, Facebook, Web 2.0 ou web social?

mercredi, octobre 21, 2009

"Coming out"

Ces deux derniers jours j'ai assisté à un intéressant colloque en tant que journaliste web à Québec. Et, par la force des choses, Etolane est sortie plusieurs fois de son placard...

Mais c'est correct, peut-être est-ce le temps que cela arrive. En fait, je crois que le décès brutal de Renée, une blogueuse avec qui je me suis sentie trop sauvage, m'a appris une leçon de vie.

Alors que je m'apprêtais à prendre cette main qu'elle me tendait régulièrement, son destin a basculé pour l'emporter vers l'au-delà. Si triste. Je n'aime pas les regrets. Et je regrette de n'avoir pas pris l'occasion d'échanger davantage avec cette femme à la vie si passionnée. Alors maintenant je me fais moins sauvage et je n'évite plus autant les possibilités de rapprochement virtuel. Les richesses humaines sont précieuses. J'aime l'idée de les partager...

Car, en effet, je dois admettre que depuis que j'ai pris cette autre fonction virtuelle, la frontière entre Etolane (qui représente mon identité web depuis des années) et ma propre identité humaine s'affine malgré moi. C'est donc un sujet sur lequel je médite amplement...

Aussi, je découvre par ces mêmes occasions qu'Etolane a un lectorat que je ne soupçonne pas. Il faut avouer que j'ai tendance à faire abstraction de ceux qui passent sans commenter ou laisser quelconque signe de vie apparent. Si je ne peux distinguer de votre existence humaine qu'un numéro IP dans mes statistiques, vous devenez alors si abstraits que je ne vois pas vraiment l'intérêt de me casser la tête à savoir qui vous êtes...

L'autre point est que si je vais à un évènement et que je sais qui vous êtes parce-que l'on se fréquente de près ou de loin sur le web via la bloguosphère, Twitter ou Facebook, je trouverais très impoli de ne pas me présenter en même temps que l'on fait réelle connaissance. Ceci dit, pour la première fois depuis des années, Etolane prend apparence humaine, c'est un processus étrange...

Aprés m'être habituée à la virtualité d'Etolane, aprés l'avoir bichonnée et cultivée, je dois désormais m'habituer à la représenter humainement. J'imagine que c'est logique. Depuis deux jours, j'ai l'occasion de réfléchir en profondeur sur l'impact du web en nos sociétés modernes et à ces transformations que cela implique en nos vies réelles. Du coup, j'ai les neurones qui baignent dans le bonbon et le sourire aux lèvres...

Nous vivons une époque révolutionnaire. Par le biais du web 2.0 nos repères évoluent considérablement. J'aime penser que nous gravissons un nouveau palier d'humanité via l'émergence de ce monde virtuel qui nous lie les esprits en une autre dimension. Et j'adore travailler en cette dimension que je trouve tout simplement fascinante. À savoir si je finirai au Yulbiz comme Michelle me l'a gentiment demandé. Je ne sais pas trop. Peut-être. L'on verra bien de quoi demain sera fait...

Etolane sort du placard

jeudi, septembre 24, 2009

Webbitude...

Duck on lake

Les jours défilent. Les feuilles tombent. L'automne est maître de mon paysage. Entre deux feuilles volantes, je réalise que Twitter et Facebook me transforment en micro-blogueuse et c'est à peine si je ne m'en rend compte. En effet, je comprends beaucoup mieux le concept du micro-blogging depuis que je le pratique! Cela doit faire maintenant deux ans que je navigue ces réseaux et ils semblent désormais faire partie de ma routine virtuelle. Et puis, comme le temps n'est point élastique, ceux-ci me volent les minutes que je passais auparavant à bloguer (sept années de blogue dans le clavier apportent une compréhension acérée du principe). Mais j'apprécie le juste milieu en ce qui concerne l'univers de mes virtualités, alors je bataille à trouver un équilibre entre ces trois outils de communications différents en leur approche et connections...

Aussi aujourd'hui, histoire de faire une sorte de pont entre ces trois espaces virtuels, voici quelques statuts choisis pour une petite cuisine virtuelle. L'on mélange, l'on "shake" et l'on attend patiemment que je trouve la concentration nécessaire pour bloguer comme il se doit...

Etolane (soupe de web):

- «Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme.» Georges Barbarin

- trouve que le pire obstacle d'un texte est de trouver un bon titre. Même les chutes difficiles ne sont jamais aussi douloureuses...

- "Les Pratiques | L’art de la gentillesse", Piero FERRUCCI"

- Quelques heures après la prise cette photo le quai a été démantelé, l'automne est arrivé...

- ... jamais deux sans trois, un dernier vidéo et article sur la tempête rouge de Sydney...

- a vu une bonne soupe de cyanobactéries ce matin.... Puis en cette dernière soirée d'été, l'eau a retrouvé sa transparence juste avant que ne disparaisse le soleil derrière les collines mordorées..

- Les enfants nous observent sous toutes les coutures et apprennent de ce qu'ils voient...

- nourrit son petit faible pour le paradis de Vanessa en écoutant sa dernière ritournelle....

- s'exclame: "Bon t'as encore mis le gros bordel dans ta chambre!" et M'zelle Soleil de me répondre: "Mais maman, z'aime ça mettre le bordel dans ma chambre!" Dommage qu'elle aime beaucoup moins le ranger...

- RT @Dutrizac: Les NouvellesTechnologies avec Michel Dumais - génération branché -

- .. signe des temps modernes... RT @MryEmery Facebook interdit de mariage

- cette vidéo m'amuse à chaque fois... dans la même veine... "Oh Crap. My Parents Joined Facebook".

- a été très émue et fière à la fois de voir se dérouler le premier cours de danse de M'zelle Soleil qui a été concentrée et attentive. Une nouvelle étape d'enfance s'enclenche...

- l'a vu se jeter sous ses roues, n'a pas pu l'éviter et a clairement entendu le "scrounch" en passant dessus, s'en veut quand même d'avoir écrabouillé un p'tit suisse de bon matin!

- Mangeriez-vous dans les poubelles? ... pas mal sure que celles du IGA recèlent des trésors de surprises!

- aime bien le principe de fond de ce mouvement "Les déchétariens débarquent en France"

- «Je suis une Canadienne de coeur. J'ai parcouru votre pays. Je suis tombée amoureuse, ici, du père de mes enfants» Ingrid Betancourt

- ou simplement humaine... RT @mariejugag Ingrid bétancourt : ange ou démon? (via @scrypticwriter)

- RT @gendoray Les enfants qui sont déjà forts en orthographe le demeurent, peu importe qu'ils envoient des SMS

- réalise qu'elle travaille dans la pénombre à midi pile! Hummm... Moment de réflexion. Cherche la lumière, tourne son regard vers la fenêtre, entend la pluie dégouliner sur les feuilles qui trépassent... Mélancolie monotone d'automne...

- les yeux écarquillés, écoute M'zelle Soleil lui parler de ce garçon Zérémy qu'elle a rencontré au parc pendant une virée de garderie! Il a l'air trop cool ce Zérémy de cinq ans qui va à la maternelle! Mini crush de mini puce... Adore ces conversations mère-fille.... La route sera longue...

- «Les pensées que nous choisissons d'entretenir sont les instruments qui nous servent à tisser la trame de notre vie.» Louise Hay

Picnik collage

Soupe de web