samedi, janvier 29, 2011

Princesse givrée...

En mon pays, je ne suis pas une princesse. Juste une pauvre pigiste de brousse, artiste sauvage, bien mariée avec une gamine qui respire la joie de vivre.

Pourtant, si l'on compare mon sort aux femmes d'ailleurs dans le monde, je suis bien plus souvent une princesse qu'une esclave! Souvent j'en ai conscience. Souvent j'en réfléchis la chance. En mon pays d'hiver, il fait bon être femme...

Par exemple, en Afghanistan, les femmes vivent les pires traitement. Elles existent dans de grandes pauvretés (aussi matérielles qu'immatérielles). Elles sont emprisonnées pour les pires absurdités et ne connaissent aucune réelle justice.

Pour ces femmes là, il n'y a aucun doute, je suis une princesse qui vit une existence dorée! Une princesse libre qui peut dire et faire ce qui lui plait. Aimer, créer, penser dans la plus grande légalité. Vivre en un confort dont ces femmes d'ailleurs ignorent la saveur.

De bon matin givré, mes pensées féminines se tournent vers celles qui vivent l'enfer. Entre deux flocons qui virevoltent, je me rappelle à quel point je suis privilégiée. Et comment je ne suis pas la seule à l'être en mon coin de pays. Nos réalités québécoises sont aussi éloignées des leurs que la distance qui nous sépare...

Parfois je fantasme d'un autre monde où un escadron de femmes effrontées irait libérer ces femmes affligées. Évidement il faudrait mettre pas mal d'hommes en prison et en jeter la clé! Mais en étant aidées intellectuellement, ces femmes seraient alors en mesure d'élever les futures générations masculines à vivre en paix dans un climat d'égalité et de respect. Enfin ceci n'est que l'insignifiant fantasme d'une princesse au coin de son lac!

En Afghanistan, là où d'après les dires, les femmes sont dans la pire mouise. Les hommes d'ici s'y battent. Là-bas, de jeunes canadiens vont mourir ou revenir avec des morceaux en moins. Mais cela ne change pas grand chose à la réalité des femmes. D'ailleurs qui s'en soucie vraiment? La guerre des hommes est plus souvent vaine qu'efficace. Et malheureusement les amazones justicières n'existent que dans l'imaginaire collectif...

L'autre jour, je croise chez la coiffeuse deux soldats prêts à repartir pour l'Afghanistan. Évidement je ne peux m'empêcher de m'ouvrir la trappe et de creuser un peu le sujet. De leur demander ce qu'il font là-bas. Malgré le secret militaire qu'ils portent tous sous leurs cheveux raz, il est facile de percevoir qu'il n'y font pas grand chose pour les femmes! Ceux-ci sont sympathiques. Eux-mêmes ne savent pas vraiment à quoi ils servent là-bas. C'est leur travail. Je les observe, dans la fleur de l'âge, et je me dis que prendre le risque qu'ils y perdent leur vie est bien dommage.

Parait que c'est au nom de la liberté qu'ils vont faire la guerre. La nôtre, la leur. "Foutaises!" aurait dit ma grand-mère. En effet, je doute fort que cela soit le cas. Ils vont faire la guerre pour l'argent et le pouvoir. D'ailleurs à part lorsque les américains ont libéré l'Europe du joug des nazis, combien de fois les hommes se sont faits la guerre au profit de la liberté? Si l'on est franc, en toile de fond guerrière, il y a toujours l'argent et le pouvoir enrobés de violence et de haine. Et quoi qu'il arrive, c'est toujours les femmes qui payent le plus cher tribu.

Princesse givrée...

jeudi, janvier 27, 2011

Au rayon des petits bonheurs...

Sur son blogue Mamanbooh se demande: "Quels sont vos derniers petits riens qui ont mis du soleil dans vos journées? De la chaleur dans votre coeur? Du baume sur vos pensées?"

Au rayon des petits bonheurs, ma fillette m'offre régulièrement de ces petits riens qui me baument de l'intérieur, que cela soit un sourire complice, une remarque pertinente ou un rire insouciant...

Mon homme aussi me réchauffe l'humeur avec des petits riens qui font du bien; un regard gourmand où je capte son désir, un geste tendre où son affection me touche, un rire partagé qui éclate spontanément entre deux platitudes du jour...

Et puis il y a ces moments en trio. Ces doux moments où l'on se love simplement en notre bulle familiale. Comme lorsque, dimanche matin, par -40 au soleil, l'on fait le ménage de la maison en bordel à moitié à poil et que M'zelle Soleil s'amuse à ranger au lieu de râler! Dans ces moment là, le contraste entre l'azur glacial et notre chaleur familiale fait déborder d'amour mon coeur...

Au rayon des petits bonheurs..

mardi, janvier 25, 2011

Qui ne connait pas une petite Lily Têtue près de chez soi?

Comment vous croyez ne pas connaitre de Lily-Têtue près de chez vous? Impossible...

Lily-Têtue est une petite fille avec de la volonté à revendre. Elle vit avec espièglerie dans les tomes d'une série destinée aux enfants de 3 à 6 ans. Et pour découvrir cette vibrante fillette,  il suffit de lire les aventures de la petite héroïne de Marie-Julie Gagnon. Publiée aux Éditions de la Goélette c'est une série pour les petits à ne pas manquer!

Tout ceux qui connaissent des enfants dans cette tranche d'âge savent combien ils peuvent avoir du caractère et des questions en tout genre qui viennent bousculer les certitudes parentales. La charmante Lily Têtue ne fait pas exception à la règle! À noter: les illustrations d'Audrey Gauthier, qui accompagnent les aventures de Lily Têtue, sont admirablement bien réalisées, elles nourrissent joliment l'imaginaire des petits (et des grands)...

Mais ce que j'apprécie particulièrement en tant que maman c'est que ce sont des livres avec une véritable substance. Amusants, ils traitent avec intelligence de ces étapes d'enfances que tous les petits traversent...

À la maison, la lecture fait partie de notre routine de coucher et comme bien des enfants, M'zelle Soleil aime toujours étirer le moment d'aller dormir. Cela dit, je dois mentionner que lire "Lily Têtue refuse d'aller au lit" juste avant de la coucher nous a permis de faire toute une compréhension de texte avec notre petite Miss! Et le plus étonnant fut certainement de voir combien ma fillette en a capté l'essence.

Évidement le fait qu'elle partage un premier prénom commun avec l’héroïne de l'histoire a certainement aidé à ce qu'elle se sente concernée! Mais elle a si bien compris le fond de l'histoire que cela a nettement aidé à diminuer les réticences du coucher. Tout en nous donnant un bon repère de discussion lorsque l'envie de tergiverser sur le sujet prend forme. Je recommande chaudement ce tome à tous les parents qui bravent des petits couche-tards chaque soir!

M'zelle Lily Têtue évolue dans un univers qui lie le réel et l'imaginaire avec fun et finesse. Accompagnée de sa douce grand-mère Zazou, Lily apprend la vie en rêvant. Et son fidèle comparse Ananas possède une particularité des plus marrantes! De celles qui font pouffer les enfants à tout coût. Rigolade assurée! Mais pour en comprendre tous les détails, il vous faudra lire les aventures de Lily Têtue...

Je profite de l'occasion pour mentionner combien j'apprécie la plume adulte de Marie-Julie Gagnon. N'hésitez pas à croquer dans ses Cartes postales d'Asie que j'ai dévoré cet été sur la plage. Voyager en compagnie de Marie-Julie est toujours divertissant et même si je ne suis pas férue d'Asie, j'ai lu avec un réel plaisir ses cartes postales d'ailleurs.

Et si vous êtes une jeune maman, allez parcourir les pages de Mama Cool qui regroupent les chroniques qu'elle a écrites au cours des premières années de sa maternité. Un livre qui m'a fait tellement de bien au coeur qu'il a attisé une petite flamme vacillante en mon sang (alors que je me consacrais entièrement à ma mamamitude au risque d'y perdre ma coolitude). Un livre que je garderai longtemps au creux de mon esprit sauvage...

Qui ne connait pas une petite Lily Têtue?

lundi, janvier 24, 2011

Hoch 'ebmey tIjon

Une vague de froid arctique déferle sur toute la province. Il fait aussi frette qu'ensoleillé. Ce qui n'est pas peu dire en nos contrées nordiques!

Avec des nuits à -30 et des journées à -40 dans le vent, c'est l'aventure hivernale dans toute sa beauté. Une beauté extra-lumineuse sur fond d'azur. Une beauté mordante qui ne pardonne pas l'insouciance. Le soleil brille. L'air est limpide. L'atmosphère se fige. Les sapins se recroquevillent et malgré le froid intense les oiseaux chantent.

C'est ces jours là où j'écoute avec amusement la fille de la météo qui explique qu'il n'y a pas de "tuque pas belle" et qu'il faut ABSOLUMENT bien d'habiller. Mais tant que l'on s'habille c'est pas si pire au soleil! Les rares jours où Hydro-Québec appelle à la modération et où des centaines de moteurs font grève...

Je les aime bien ces jours là, tous dans le même bain d'hiver. Ils sont un peu surréalistes. Ils sont bénis d'un ciel bleu où se reflète l'infini. Ils sont synonymes de lumière vive et d'air polaire. J'aime passer ces jours-ci à l'intérieur de mon cocon et ne sortir que quelques minutes à la fois pour me gaver la face de soleil...

Mais ce mois-ci n'est pas un mois comme les autres en notre maison. C'est un mois de rénovation intense qui doublera notre espace de vie. Un gros mois de petits stress quotidiens et de projets qui se concrétisent. Un mois à part qui nous sort de l'ordinaire pour l'améliorer. En investissant dans cette vieille maison de galets entre lac et forêt, c'est au futur que nous avons rêvé. Un futur qui se construit au présent.

Mais avant de connaitre le meilleur il faut passer le pire. Et le pire est ce chantier qui m'empoussière! D'ailleurs, n'est-ce pas toute cette testostérone et le champ de bataille en mes murs qui me donne soudainement envie de parler klingon de bon matin? Kapla!


En ce lundi glacial, c'est le jour du gyprock. Un grand jour. Le jour où les murs prennent consistance et où les perceuses se font mélodie masculine. Mes oreilles vrillent. Aujourd'hui, ma concentration en prend pour son grade! Ma volonté ne suffit pas à la discipliner. Elle s'éparpille entre deux tweets. Je réalise d'ailleurs qu'il faut bien peu de concentration pour tweeter!

Aujourd'hui, à part jeter un oeil sur mes courriels, aller sur Twitter, faire un tour de Facebook, lire quelques articles à droite et à gauche, effleurer la fleur de peau d'Alexandre Jardin, niasouiller avec ma Flip et faire de la brume polaire avec de l'eau bouillante, il m'a été impossible d'aligner deux phrases cohérentes de suite! Alors que les perceuses font la fête et que je vois la poussière s'accumuler en temps réel sur les touches mon clavier, mon esprit fuit par toutes les pensées possibles. Et le klingon vient me titiller l'imagination...

Voilà bien des années que je n'avais pas pensé à parler klingon! Dans les années 90, l'idée me plaisait souvent mais le travail pour y arriver était aussi fou que l'idée! À cette époque là, il existait des dictionnaires pour en apprendre la langue guerrière mais le Net n'était encore qu'un concept flou.

Maintenant, en cette nouvelle ère numérique qui est nôtre, en quelques clics, je découvre le klingon à portée d'esprit. Pour oublier le chantier en ma maison, je me laisse glisser en une brèche spacio-temporelle. Du coup, l'envie de parler Vulcan me percute deux neurones! Je ne sais pas si c'est les perceuses qui me creusent la tête ou le froid qui m'emporte...

Enfin les ouvriers partent, ils ont bien travaillé, la poussière retombe. Demain, j'aurai tout le silence de ma brousse pour travailler en beauté. Heureuse de voir le jour s'achever pour que débute le suivant...

Hoch 'ebmey tIjon

mardi, janvier 18, 2011

Entre deux pas d'hiver...


Le paysage se fige dans l’atmosphère nordique. La lune s'éclate sur fond de ciel bleu. L'hiver reprend ses droits et l'on se givre les joues sur un coin de lac en glace. En ce désert d'hiver, alors que brille le soleil de pleins feux, la peau des joues se crispe sous le pincement du vent qui souffle ses accents polaires. Notre pays, c'est l'hiver...

L'on fait un tour de lac congelé puis l'on se ballade sur une piste qui n'est plus cyclable. M'zelle Soleil, les joues rosies par le froid, s'exclame: "Maman, l'hiver c'est vraiment pas aussi le fun que l'été! On peut pas faire de vélo, on peut pas se baigner, faut toujours s'habiller, pfffff..." Entre deux pas d'hiver, le temps nous pourchasse et des brins d'innocence s’effacent...

Entre deux pas d'hiver...

lundi, janvier 10, 2011

D'enfance et de glace...

Alors que débute cette année 2011, l'hiver se fait bien clément. Il se fait doux comme un agneau avec 6 degrés à Montréal le premier janvier. Surprenant. Aussi agréable que déstabilisant.

En mon coin de brousse, l'hiver est tranquille. Tout en silence. Sans tempête ni froidure. Il y  a juste assez de neige pour peindre de blanc le paysage. Juste assez de froid pour ne pas trop s'en plaindre. Alors qu'ailleurs le temps fait son méchant, ici l'hiver est paisible.

Au creux de la forêt endormie, l'hiver se contente d'emprisonner le grand lac en ses glaces. Et l'on marche sur sa surface comme si c'était un désert polaire. M'zelle Soleil me demande: "Mais maman, les poissons sous la glace, ils font quoi, ils dorment?"

Ma mini Miss grandit si vite. Elle questionne et apprend. Elle observe et assimile. Elle suit nos pas et trace son chemin d'enfance. Une enfance choyée presque dorée. Une enfance que l'on s'applique à chérir et à discipliner. Une enfance à guider. Je remarque à quel point ses réflexions évoluent. Avoir cinq ans c'est être grand! J'essaie d'inscrire en ma mémoire ses remarques d'enfance qui s'effacent dans le temps. Ces petites phrases qui font jaillir en mes pensées un sourire amusé ou interloqué. J'aime tant attraper ces instants d'enfance qui papillonnent au gré des heures...

- Maman, y sont où les bouleaux d'automne?
- Heuuu....


Trois secondes d'incompréhension avant de percuter:

- Ah! Les rouleaux de printemps sont dans le four!

L'enfance est tissée d'éphémère. C'est une bulle fragile qui flotte momentanément. La bulle de ma fille m'hypnotise autant qu'elle me responsabilise. J'étudie les différentes étapes de son évolution. Ces étapes qui se succèdent. L'enfance n'en finit pas de grandir jusqu'à ce qu'elle devienne ce souvenir qui nous modèle l'intérieur. L'enfance de ma fille réveille les souvenirs de la mienne. Sa pureté m’élève l'âme et je m’imprègne de ses vérités.

Parfois j'ai l'impression que ses neurones n'en finissent plus de se connecter. J'en suis un peu éblouie. C'est comme regarder un feu d’artifice. Sa volonté m'effraie un peu. Sa soif d'apprendre me ravit. Elle veut lire et écrire. Petit à petit je lui apprends. Je veille à respecter son rythme (ou plutôt, certains jours de fatigue, je m'acharne à suivre son rythme)...

Par les temps qui courent, elle aime me raconter des histoires abracadabrantes, des petites histoires emplies d'innocence qui me bousculent l'imaginaire adulte. Par exemple, elle a en tête ce scénario loufoque qu'elle me raconte avec moult détails: elle m’explique comment elle est née avec un bébé dans le ventre...

Ainsi sans le savoir, j'avais dans le ventre un bébé qui avait aussi un bébé dans le ventre! La logique voulant qu'elle a beaucoup de bébés à s'occuper maintenant car elle a commencé très jeune! Sans compter cette histoire surréaliste qu'elle développe au fil des mois avec comme toile de fond le concept des magasins à maris. Malheureusement, il y a pénurie. Aux dernières nouvelles, tous les magasins à maris étaient vides. Même à Montréal, il n'y a plus un seul mari à vendre!

Mais il y a aussi des histoires empreintes de ces réalités qu'elle absorbe au détour des conversations adultes. Ainsi elle m'explique avec beaucoup de sérieux et une voix pleine d'émotion: "Maman, j'ai entendu chez ma gardienne l'histoire d'un bébé qui est né mort! C'est vraiment plate hein? Il a même pas passé sa vie!". Elle se révolte ensuite contre cette cruelle injustice. La discussion qui s'en suit nous fait parler de ces choses dont l'on parle peu. Et puis il y toujours la question qui tue:

- Maman, quand je serais grande tu seras morte?
- Heu, ben je crois pas, je serai vieille...
- Tu seras juste vieille?
- Oui, je ne devrais pas mourir avant que tu sois vieille...

Tandis qu'elle accroche le temps à ses perceptions enfantines, sa conscience du monde s’exacerbe. Sa personnalité se détermine. Et pendant ce temps qui nous construit, mon individualité reprend forme. La mère que je suis aujourd'hui s’intègre à la femme qui retrouve ses repères. Notre trio familial s'imprime dans la texture des saisons qui défilent. Un nouvel équilibre se dessine. La vie suit son libre cours et je lui en suis intimement reconnaissante...

D'hiver et de lac...

D'enfance et de glace...

Bribes d'enfance 2011

M'zelle Soleil trippe sur sa nouvelle valise zébrée. Elle s'imagine découvrir l'ailleurs en d'excellentes aventures. Entre deux éclats de rêve, elle s'exclame: "En plus, c'est une valise intelligente!".

Je lève la tête et réalise qu'elle m'entend souvent parler de mes chroniques technos comprenant des téléphones intelligents. Le regard acéré, je l'observe en silence. Elle réfléchit quelques secondes et me dit: "Mais quand même elle est pas intelligente comme nous! Hein maman? Parce-que c'est une valise..."

Enfance moderne

L'enfance sait ce qu'elle veut. Elle veut sortir de l'enfance.
Jean Cocteau

Dans tous les âges l'exemple a un pouvoir étonnant ; dans l'enfance, l'exemple peut tout.
Fénelon

On ne s'arrache pas de l'enfance, qu'elle ait été heureuse ou malheureuse ; les origines frappent le subconscient comme on le dit d'une médaille.
Louis Nucera

...

mercredi, janvier 05, 2011

File le temps...


Voici déjà venu 2011 et je cours après le temps qui me vieillit pour retrouver ce petit jardin de Toile. Mes neurones font du jus concentré pro et m'éloignent de cet endroit paisible que j'affectionne. Alors plutôt que de combattre le "flow" et culpabiliser, j'ai décidé d'en faire de petites vacances mentales...

Après tout, j'aurai 8 ans de blogue dans le clavier d'ici avril, ce n'est pas une grosse semaine d'absence qui me fera oublier mon espace Web personnel! Et puis cela fait toujours du bien de se débrancher. Surtout durant les fêtes. J'ai toujours pensé qu'il fallait vivre et ensuite bloguer...

Enfin j'ai déconnecté à temps partiel puisque j'ai travaillé à mes diverses piges et j'ai eu l'occasion de faire des chroniques techno pour Radio Canada Québec, puis Toronto, puis Sudbury. Des chroniques ultra matinale mais ultra fun! Être en ondes de bon matin pour parler Web avec les francophones d'Ontario est bien sympathique. Bref, même si je m'absente ici, je ne suis jamais bien loin sur l'un de ces réseaux sociaux qui modèlent le Web 2.0.

Et puis il y a eu l'homme en vacances et la Mini Miss heureuse d'être avec ses parents. Sans compter un Nouvel-An bien cool à Montréal entre amis, 4 étoiles et température clémente. Mais même si le temps me presse les neurones, plus d'une semaine sans bloguer, c'est assez! Je finis par m'ennuyer de ma discipline bloguesque...

Alors en attendant la suite qui ne saurait tarder, je souhaite à tous ceux qui lisent ces quelques mots une joyeuse année 2011. Une année que je souhaite riche en intelligence humaine. Que celle-ci vous soit belle et douce...

File le temps

vendredi, décembre 24, 2010

Au coin de Noël...

À quelques heures de Noël, le soleil brille de plein feux. Avec une température de jour qui tourne autour de -5 degrés, il fait doux en ma latitude polaire. Le paysage enneigé scintille de milles reflets et l'on fait vibrer l'amour en notre maison.

L'enfance fait battre le coeur de notre maison. L'homme, enfin en vacances, relaxe. Je soigne mon estomac détraqué entre mes deux amours. En musique de fond, l'on surfe les différentes ambiances de Noël via cette radio numérique...

Le placard de notre chambre est rempli des cadeaux qu'il faudra déposer sous l'arbre comme des lutins magiques. Tout est prêt. Il ne reste plus qu'à concocter mon gâteau au yaourt pour en déposer un morceau sous le sapin. Cette année, le Père-Noël n'aura pas de biscuits mais une belle tranche de gâteau moelleux pour manger avec son verre de lait.

J'apprécie la douceur de notre trio familial. La vie est dure et rêche par endroits mais en y travaillant, il est toujours possible de se l'adoucir. Durant cette période de Noël, l'on se fait la vie douce entre lac congelé et forêt endormie.


La semaine dernière, M'zelle Soleil a rencontré le Père-Noël. Ce même Père-Noël que l'on va voir chaque année chez Benjo. Un Père-Noël plus vrai que nature qui réveille la petite fille en mes souvenirs. À chaque année, il me procure cette étrange émotion d'antan. Une émotion pleine d'innocence qui me fait du bien à l'âme. Et je me retiens d'aller m’asseoir sur ses genoux!

C'est un Père-Noël à part, même si son bureau est situé dans un incroyable magasin de jouets, sa présence n'est pas tant commerciale. Il y a un respect du personnage qui m'émeut. Et ce vieux monsieur à la barbe aussi blanche que ses sourcils incarne Saint Nicholas avec un surprenant naturel. À chaque année, je retombe sous le charme. Ce Père-Noël là fait pétiller mon esprit de Noël...

En sa routine, il n'y a pas de gimmick artificielle, il y a juste le plaisir des enfants. Les parents sont en charge de prendre les photos et le lutin de service se charge principalement du bien-être du Père-Noël. Mais avec chaque enfant, il prend le temps de papoter, le temps d'échanger. Et c'est ce temps qui est magique en notre époque pressée. À mes yeux, c'est le plus cadeau que l'on peut faire aux enfants.

Cette année, M'zelle Soleil, du haut de ses 5 ans, est allée s'assoir comme une grande fille sur ses genoux. Même si impressionnée, elle a été sage comme une image. Elle a écrit son nom dans le grand livre du Père-Noël, très fière d'être capable de le faire. À la voir si appliquée, mon coeur de maman s'est gonflé comme un soufflé au sortir du four!

Comme nous étions les derniers de ce dimanche où le vieux monsieur avait passé la journée à donner du temps aux enfants, l'on sentait sa fatigue. Mais il a quand même donné une attention bienveillante à ma fillette, complément enchantée par le moment présent.


Je profite de ce billet de noël pour retranscrire en ma mémoire bloguesque cette lettre que Miss Soleil a voulu écrire au Père-Noël (lorsqu'elle est allée le voir  à l'épicerie alors que j'étais à Montréal!). Ainsi elle a dicté ceci à son père (et lui a fait fondre le coeur en même temps): "Cher Papa Noël,  aujourd'hui, je viens te voir à l'épicerie. Bienvenue à "...."! Je te donne beaucoup d'amour. Tu es rouge comme un coeur et tu es beau comme une fleur. Merci"

Dommage que l'on ait pas eu le temps de refaire une aussi jolie missive pour notre Père-Noël préféré! Celui qui est plus vrai que vrai. Enfin, cette année ma Mini Miss m'a un peu retournée la tête avec sa commande de Noël mais ce sera une autre histoire à conter. Demain c'est Noël. Un jour magique qui entraînera le quotidien de millions de personnes à travers le monde. Un jour pas comme les autres qui fera le bonheur de plusieurs et la tristesse de certains...


Cette année, l'on a une crèche sous le sapin. Yolande, ma mamie-voisine de 81 ans, a voulu me donner la sienne. La dernière fois que j'ai fait une crèche, c'était chez ma Mère-Grand et je devais avoir 8 ans. Mais cela me fait plaisir d'insérer la naissance de Jésus à ce Noël qui marque quand même son 2010ième anniversaire!

Hier, j'ai laissé ma mini Miss jouer avec la crèche. C'est alors que les Barbies ont décidé d'aller voir Jésus et je n'ai pu que m'amuser les idées de la suite des évènements. Rapidement les Barbies ont décidé d'offrir un cadeau au petit Jésus. Alors qu'elle déplume le sapin de ses décorations, je demande à ma Miss:

- Heu, tu fais quoi là?
- Ben, maman, c'est les Barbies qui veulent donner des boules à Jésus!

J'avale un rire étouffé et j'acquiesce sans trouver à répondre. J'observe le jeu innocent qui se déroule sous mes yeux. Il ne faut pas de temps pour que les Barbies décident d'embarquer le petit Jésus pour une virée en ville. Avant de partir, l'une d'elles dit à une autre.

- Mais c'est Marie qui doit s'occuper de Jésus...

Et l'autre de répondre avec une voix subtilement différente:

- Mais non, voyons, Marie doit s'occuper des animaux, c'est nous qui le gardons aujourd'hui!!!

Et une autre de dire:

- Et moi je veux lui faire un baiser!

J'observe jouer ma fillette grandissante avec affection. Je reconnais son individualité qui se façonne. Je suis fascinée par l'évolution de cette enfance dont j'ai la garde. Mon coeur déborde d'amour pour cette petite fille qui fait mon bonheur de maman...

Mais en ce temps de Noël, j'ai aussi une pensée pour tous les enfants qui sont mal-aimés sur Terre et mon coeur se serre. En cet autre Noël que voit passer le temps, je souhaite que tous les enfants puissent bénéficier de douceur humaine afin de se nourrir le coeur de bons sentiments...

Au coin de Noël

lundi, décembre 20, 2010

Idées congelées

Demain c'est officiellement l'hiver, il est temps car chez moi c'est l'hiver depuis un bon moment déjà. C'est assez l'hiver pour qu'un lourd manteau de neige recouvre tout le paysage. Un paysage qui se transforme en carte postale de Noël...

La semaine dernière les températures ont tourné autour des -20 degrés. Elles ont congelé mes heures extérieures. Les petits matins aux fenêtres givrées donnent plus envie de se cacher au chaud de sa couette que d'en sortir! Lorsque la température du jour tourne autour de -20, j'ai la subtile impression de pénétrer un congélateur géant dès que je passe le pas de ma porte. Frissons garantis!

Et voilà le retour du tourbillon des fêtes qui emporte le temps. J'ai aussi la subtile impression que cela sera le dernier Noël ou M'zelle Soleil croira "pour vrai" au Père-Noël. Cela me trouble un peu. J'aime tant voir Noël à travers le filtre de ses yeux bleutés. J'y découvre un monde extraordinaire où règne la magie humaine et où les yeux pétillent de joie...

Évidement, il y a aussi tout l'aspect matérialiste de la fameuse fête. Un aspect qui finit par en gâcher la saveur invisible. Noël à travers mes yeux adultes n'est pas aussi rose que le Noël qui se déroule en son regard innocent. Alors, à chaque fois que je croise son regard pétillant, je me détourne l'esprit de mes émotions adultes et je plonge en sa magie enfantine. Et puis le tourbillon des fêtes opère. De ses charmes abstraits, il m'entraine. À peine si je résiste...

Au fil des années qui s'effacent, Noël s'entremêle au Nouvel An qui marque mon anniversaire. Depuis ma naissance, je vieillis avec le calendrier. Avec la planète qui fait la fête. Mon anniversaire est toujours férié pour le monde civilisé. Et, dans le fond, je crois bien que cela me fait plaisir de savoir que tout le monde fête ce jour là. Moi-même n'ai pas toutes les années le coeur à ma fête.

Ce que j'apprécie de cette journée particulière, c'est le temps mort du premier janvier. Lorsque les rues sont désertes, les magasins fermés et les maisons vibrent d'humanité. Le premier janvier arrête le monde matériel qui enjôle nos quotidiens pressés. Après la marée de Noël et la tempête du 31, c'est le calme apparent du premier qui me cajole l'humeur...

Et pour mieux commencer cette semaine bloguesque, il n'y a rien comme une petite expression à se mettre sous la dent pour se dégeler l'humeur polaire!

EXPRESSION via Expressio.fr
« Coûter bonbon »

SIGNIFICATION
Coûter cher.

ORIGINE
Voilà encore une de ces expressions argotiques sur lesquelles, malgré leur jeune âge (milieu du XXe siècle), on semble ne pas avoir de certitude quant à l'origine. Certains auteurs proposent 'bonbon' comme étant ici non pas une sucrerie très mauvaise pour les caries et l'embonpoint, mais un simple redoublement expressif de 'bon' pris avec le sens de 'beaucoup', comme on le trouvait autrefois dans l'expression "coûter bon" qui voulait dire 'cher' ou comme il est encore employé dans des locutions comme "un bon bout de temps" ou bien "un bon nombre de..."

Mais il ne faut pas oublier aussi la valeur sexuelle de notre 'bonbon'. En effet, on emploie aujourd'hui les expressions "à ras du bonbon" pour parler, par exemple, d'une mini-jupe au ras des fesses, dans le cas d'une femme, ou "casser les bonbons" lorsqu'une personne en agace une autre ou bien "se peler les bonbons", équivalent de "se geler les roubignolles", les 'bonbons' étant ici les testicules. Dans ce cas, compte tenu de l'importance donnée par leur propriétaire à ces parties anatomiques, notre locution est à rapprocher de "coûter la peau des fesses" : on tient tellement à ces parties que leur valeur en est inestimable.

Idées congelées

mardi, décembre 14, 2010

Chapitre 2 #Bellesabloguer. Le débat du midi...

Lundi gris, le ciel dégouline. C'est avril en décembre. Les saisons perdent la tête et je rassemble mes idées pour repartir du coté de Belles à bloguer...

Avec cette journée remplie de geekettes en devenir, j'ai réalisé combien le Web féminin était rempli de complicités.

En cette conférence tournée sur le Web, les femmes se reconnaissaient et les conversations se liaient facilement. Il en résultait une atmosphère de confiance et de partage particulièrement agréable.

Une fois le brunch entamé, l'assemblée s'est dirigée vers la salle de conférence pour le débat maternel du midi. Ce débat tournait autour des mères dans la blogosphère, parfaites ou imparfaites?

En l'investissement absolu que j'avais donné à la petite enfance de ma fille, je représentais la version "parfaite" de la mère de blogosphère. Un lourd chapeau à porter. Est-ce que j'allais me faire lyncher?

Depuis quelques années, la mode des indignes et imparfaites coure sur le Web. Même si je n'ai jamais adhéré à ce mouvement maternel, je peux en comprendre les fondements. C'est un coté de la médaille parentale. Mais ce n'est pas celui que je porte en mes mots.

Je sais que la perfection n'existe pas. L'humanité est imparfaite et c'est un fait. Mais l'excellence existe. Et pourquoi ne pas désirer exceller à l'art d'être mère? Est-ce trop d'ambition maternelle pour une femme moderne?

Le débat du midi

Devant une centaine de femmes, accompagnée de Nadine Deschenaux et de Marie-Claude Lortie, je me suis donc retrouvée au cœur de l'action.

Je dois avouer que Marie-Claude Lortie m'intimidait un peu. Mais je l'ai trouvé sympathique. J'ai perçu sa douceur maternelle au fil de ses paroles partagées. Et je suis pas mal sure que Nadine est aussi ""parfaitement imparfaite" que je suis "imparfaitement parfaite". Avant tout, nous sommes des mères. Des mères normales. Ouvertes à la réflexion. Des femmes réfléchies...

Accompagnée des résultats d'un sondage de la Fondation Lucie et André Gagnon, la discussion a pris forme. Guidée par les questions de Katerine-Lune, chacune a pu exprimer cette nuance personnelle qui fait d'elle une mère. C'est d'ailleurs ce que j'ai le plus apprécié de cette expérience, pouvoir partager, en toute liberté, divers points de vue sur la maternité. Pouvoir en discuter franchement tout en se respectant mutuellement.

Si seulement l'on pouvait remuer les courants de pensées dans le bon sens de l'humanité. Arrêter de se critiquer pour arriver à mieux se comprendre. Ne pas juger pour mieux communiquer. C'est la folle utopie que je cultive au creux de ma cervelle sauvage...

Au cours de la discussion, Marie-Claude m'a aussi fait réaliser que si j'avais arrêté tout ce qui faisait ma vie féminine d'avant la naissance de M'zelle Soleil, il y a une chose que j'ai toujours continué de faire: bloguer. En effet, durant quelques années, ce blogue a été mon principal lien mental avec le monde extérieur.

Et durant ce débat hautement féminin, il a été intéressant de découvrir ces statistiques qui prenaient le pouls maternel des québécoises.

Aperçu du Sondage sur les mamans du Québec de la Fondation Lucie et André Gagnon

La pression ressentie par les mamans, famille et amis:

- 19% ressentent de la pression de la part de leurs amies
- 21% de la part de leurs parents
- 26% de la mère de leur conjoint
- 32% de la leur mère

À noter, 85 % des mamans sondées ressentent de la pression d'elle-même.

Faites-vous confiance à votre conjoint pour vous occuper de votre enfant aussi bien que vous?

- 68% lui font tout le temps confiance
- 30% ne lui font pas vraiment confiance
- 2% sans réponse

Croyez-vous que vous avez les habilités parentales necessaires pour bien prendre soin de votre enfant?

- 71% pensent que oui
- 28% se questionnent
- 1% préfère ne pas répondre

Mots qui définissent la mère parfaite: sereine, compréhensive, présente, attentive, efficace, dévouée, aimante, heureuse, généreuse, affectueuse, dynamique, calme, douce

Mots qui vont à l'encontre de la mère parfaite: irritable, maussade égoïste, absente, froide, fatiguée, autoritaire, agressive, fâchée, triste, intolérante, froide, insécure, brusque, stressée, impatiente

Expériences et ambitions personnelles

Pour mieux expliquer mon propre cheminement maternel, j'ai accepté de partager quelques expériences personnelles. Ce sont ces expériences et réflexions qui me façonnent l'être. Elles font que je suis ce que je suis aujourd'hui.

Lorsque l'on a senti la mort agripper sa peau au moment où l'on venait de donner la vie, de profondes perspectives se creusent en soi. Elles s'emboitent avec celles de l'enfance que l'on a vécue et l'importance de ce que l'on veut vivre adulte.

Je ressens le besoin de donner le meilleur de moi-même à cet enfant que j'ai failli ne pas connaitre. Je suis si reconnaissante d'être là, vivante avec elle, que je suis incapable de m'en plaindre même lorsque c'est difficile. J'ai à cœur le bien-être de sa petite enfance. J'en ressens une stimulante responsabilité. Il est vrai que je me mets une certaine pression sur les épaules...

Je ne crois pas être une maman parfaite. J'espère cependant être une bonne maman. Une maman aimante qui permet à son enfant d'évoluer à son plein potentiel. Une maman qui guide et console. Une maman qui veille et surveille. Une maman qui observe et comprend. Une maman qui sait aussi apprendre de son enfant.

En ma tristesse de ne pas faire d'autres bébés, j'ai la chance d'être la maman d'une petite fille, non pas parfaite mais éveillée et en santé. C'est mon enfant idéale et pour elle j'aimerais être la mère idéale.

J'ai conscience de cette chance que nous avons d'être deux à l'élever. Je sais combien la dynamique monoparentale est une autre histoire pour l'avoir vécue en tant qu'enfant. Je voue aussi une admiration sans borne aux parents d'enfants malades ou handicapés. Pour avoir traversé six semaines avec une fillette à la jambe plâtrée cet été, j'ai tout à fait réalisé la chance que c'était d'avoir une enfant en santé. De plus, je n'en ai qu'une! L'élever convenablement est la moindre des choses...

J'ai aussi la chance d'avoir une enfant facile à éduquer. Enfin, aussi facile qu'il peut être d'éduquer un enfant! Car ce n'est pas non plus une partie de plaisir de chaque instant. C'est une périlleuse aventure. Mais j'ai trop conscience de mes chances pour ne pas les apprécier. Et si j'ai passé les premières années de sa vie à m'oublier pour être à ses cotés, je n'en regrette rien. Est-ce si malsain de se perdre dans la petite enfance?

Malgré les sacrifices et difficultés que cela a demandé, je suis fière d'avoir respecté cette promesse que je m'étais faite à moi-même alors que la vie me quittait. Construire une relation solide avec ma fille est l'une de mes plus grandes aspirations adultes. Et je n'en suis qu'au début...

Je sais aussi que cet idéal qui habite mes idées maternelles frôle un certain désir de perfection. Alors je lâche prise par endroits. J'équilibre idéal et quotidien. Je choisis mes batailles. Je sais que la perfection n'existe pas et que l'on peut juste aspirer à être meilleur.  Et je peux affirmer qu'être sa mère m'améliore de l'intérieur...

Après m'être quelque peu oubliée dans la petite enfance de M'zelle Soleil, je retrouve la femme qui habite mon sang. Un certain équilibre se dessine tandis que l'enfant développe sa personnalité propre et devient de plus en plus autonome. L'équilibre mère/femme est un défi pour nous toutes. À chacune de trouver le sien. Celui qui correspond le mieux à sa dynamique familiale.

Je crois en la petite enfance et en son importance. Je suis heureuse d'avoir pu partager celle de M'zelle Soleil si passionnément. Ce fut tout un voyage personnel. La voir grandir, s'épanouir, exprimer ses réflexions m'est d'une joie infinie. Une joie qui me grandit, qui me nourrit, qui guérit mes peines et rassure mes peurs.

Dans le fond, ma véritable ambition est d'être une mère équilibrée. Et si dans 20 ans l'on devait demander à ma fille ce qu'elle pense de sa mère, j'espère qu'elle pourra répondre qu'elle a eu une mère cool, même si un peu collante sur les bords...

Quelques mamans de blogosphère en vrac francophone...

- "Pas plate, comme mère!" chez Les (Z)imparfaites
- Quatre mamans d'enfants différents, dont 4 fillettes dyspraxiques
- Confettis de maternité et histoires bricoleuses
- Florence-Élyse écrit
- Profession Maman
- Drôle de maman
- Des peccadilles en chroniques
- Chroniques sympathiques
- Un coin de Bretagne libre d'école! 
- Le ciel est bleu, la mère est calme
- Une famille nombreuse au Québec
- Il était une fois dans le Sud
- La marâtre joyeuse
- M comme maman
- Les Stars Filantes
- Moments de maman
- Mamamiiia
- Blogallet
- Ma vie sans moi
- Sophil de l'eau
- Paul et Margaux
- Candy's Froggy Lair
- Maman 3.0
- Yuna

Prochain et dernier chapitre #Bellesabloguer à suivre...

Chapitre 2. Le débat du midi...