lundi, août 09, 2004

Lundi soucis

Petits ennuis de santé douloureux mais sans gravité. Je pense en luttant contre mes maux à ce que disent les vieux : « Quand la santé va, tout va!!! » Ou un truc comme ça! Il y a une réelle sagesse derrière ces simples mots! Heureusement que je ne suis que la reine des petits maux qui me font rager au quotidien mais sont généralement de durée limitée.

J’ai juste l’impression, certains jours de blues, d’être un peu comme la poule blanche (célèbre dicton de ma Mére-Grand )! Même si pour l’instant je me sens plus prés de la Mère Michel qui a perdu ses chats! Je crie par ma fenêtre qui est-ce qui me les rendra? J’attends de pied ferme le pére Lustucru!!! Où sont passés mes chats? Voilà une grande question qui me travaille ces jours-ci...

Pour changer de cap avant de m’éclipser de cette virtuelle réalité, un petit lien qui me donne envie de changer de divan ou de peut-être d'offrir le mien à l'aventure. Faut que je creuse plus profondément ce sujet: Le "couch-surfing"! Je suis, depuis peu, bien intriguée par ce concept jailli des multiples possibilités offertes par Internet. Cela me semble une bonne façon pour voyager tout en rencontrant l’habitant d'un endroit étranger. Une idée à suivre, de mon divan québécois...

dimanche, août 08, 2004

Entre sable et nuages...

vendredi, août 06, 2004

Virtuelle réalité...

Avant de retrouver les joies d’Hubertus, j’écoute Radio-blog et cette chanson de la Tordue en boucle. Je laisse tourner cette radio fantôme qui m'entraîne ailleurs. Monotonie du soleil qui se cache. Je me balade dans la blogosphère, j’attrape au vol quelques paroles pleines de bon sens, un peu de plomb dans ma cervelle de moineau...

Via Inspiration évasive: "Trouble alimentaire // J'lis des forums d'anorexiques et je me trouve chanceuse. Parce que je ne comprend pas ces filles, qui se fixent comme objectif de porter du taille 1, et qui se trouvent encore grosses parce qu'elles aimeraient mieux porter du «Zéro». Ces filles qui se demandent si c'est plus engraissant de boire du thé chaud ou froid. Je mange à ma faim, j'ai un poids proportionnel à ma taille, et je m'assume. La vie, c'est plus qu'un chiffre sur une balance..."

Rêve sans aucun rapport avec la vie...


Unexpected Encounter ~ Al Feldstein

Cette nuit, j’ai certainement fait l’un des rêves les plus « weird » de ma mémoire féminine! Par je ne sais quelle opération du Saint-Esprit, j’ai rêvé que je me mettais moi-même des implants mammaires. Ce qui n’a absolument aucun rapport avec ma vie! Quiconque me connaît sait combien c’est un besoin que je ne connais pas! Et pourtant...

J’étais dans cet étrange avion quelque part entre deux nuages, destination inconnue, et voilà pas qu’il me vient l’étrange idée de me mettre des implants. Pouf!!! Par magie, une hôtesse de l’air m’amène une paire en silicone et un scalpel! N’importe quoi! Comme si je savais parfaitement ce que je fais, je prends le scalpel et tout naturellement m’ouvre le dessous du sein pour y glisser l’implant. Pas de sang, pas de fluides, cela se referme naturellement et à l’intérieur de moi ma conscience hurle! « What the F...! ». Je suis vraiment aux prises avec un rêve pas rapport !

Incrédule, je me vois de l’intérieur enfiler le deuxième! Yerk! Impuissante, je décide de regarder la suite sans trop m'en faire. C'est un peu comme voir un film dans lequel on vivrait dans la peau du personnage que l’on regarde. Je sens ces corps étrangers en ma poitrine, cela me dégoûte au plus haut point. Mes seins ont gardé la même grosseur ! Évidement vu qu’à la base" i don’t need any" !

Je suis dans une espèce de jet avec une demi douzaine de personnes. Tout est normal pour tout le monde sauf pour ma tête qui n’en peut plus de l’absurdité de cette situation ! Je peux presque avoir une vision X-ray si je me concentre. Je peux voir flotter sous ma peau les poches de silicone qui ont remplacé ma chair intérieure. J’ai comme une peur confuse qu’elles se déplacent, j’imagine trop un sein me remonter dans l'épaule ou je ne sais en quel endroit bizarre. Yerk! Sans être douloureux, c’est extrêmement inconfortable. Cela ne vaut vraiment pas les sensations des vrais ! Avant de céder à une panique entraînant la folie de mon cerveau, je me dis quelque part au fond de moi que c’est juste un rêve, pis y’a juste à se laisser couler dans le flow !

C’est à ce moment que commence l’action aérienne. Le pilote est un bandit suicidaire et les hommes se battent pour je ne sais quel raison tandis que l’hôtesse me dit que l’on peut apercevoir les lumières de L.A à l’horizon. Je me dis : "Vu comme c’est parti, on va plutôt s’écraser comme une grosse mouche dans le désert!" L’avion pique subtilement du nez, cela se bat encore dans la cabine, je regarde par la fenêtre, les lumières de la ville gargantuesque se rapprochent. Personnellement, je suis trop perturbée par mon propre débat intérieur à accepter ces nouveaux faux seins, rean à foutre de leurs conneries, après tout quoi qu’il arrive, c’est plus mon problème. I just want my real tits back !!!

Un héros sort vainqueur du conflit, il prend les commandes de l’avion alors que nous sommes pratiquement en collision avec un building. C’est légèrement excitant, plus vivant qu’un tour de manége à la foire ! Le bonhomme, c’est manifestement un pro, il rase les bâtiments sans les effleurer. L'on souffle de soulagement. Tout le monde est K.O sauf le héros! L’hôtesse et ma pomme sommes les « guidounes » de circonstances ! Super !!! Le fun n’en finit plus de me faire grincer des dents! Ce songe est des plus absurdes ! Enfin je me réveille de cette niaiserie nocturne...

Je ne peux m’empêcher de souffler en tâtant ma chair retrouvée. C’est un soudain bonheur que de les avoir là. Franchement quelles idées ! Et quel rêve biscornu ! Y’a de ces nuits où vraiment cela ne tourne pas rond dans ma vie !!!

Aprés quelques cogitations mentales, arrive des tréfonds de ma conscience, une étrange idée en cette matinée sans soleil, ma mère a eu le cancer du sein, et si c’était relié ?!? J’en passe deux mots à Juan sur Msm, il me répond sans connaître la fin de mon rêve: « Hum ! C’est pas plutôt que tu regardes trop la tv ! » Heu ! Même pas ! Naaaa ! Ces derniers temps, c’est vrai, avec l’été, je peux regarder pas mal de conneries, ok j’avoue ! Mais bon, quand même pas à en perdre mes seins pour autant !!!

jeudi, août 05, 2004

Les mots de Faiza...

Ciel laiteux, j’en profite pour retaper une traduction de papier, je passe par chez Faiza voir comment cela se passe, ces jours-ci, à Bagdad. Elle a des ennuis de santé, ce n’est pas drôle, pas évident de se soigner non plus. Je lis ses péripéties lorsque je tombe sur ce passage qui décrit ma pire angoisse d'épouse. Se retrouver dans un monde si torturé que le diabète serait le moindre des soucis sociaux. En ces conditions, combien de temps avant que je ne sois veuve? C’est l’une de nos réalités de couple, parfois j’en parle, comme pour exorciser la crainte subtile qui m’envahit si j'y pense trop fort...

Extrait du billet daté le 31 juillet 2004 ~ She said: the medicines are very rare, before the war, a patient used to pay 750 Dinars (about 50 cents) for the medical examination and three items of medicine. Now he pays the same amount just for the examination and one item of medicine only. The permanent diseases medicines, like diabetics and hypertension, are not available, so do not ask about them. And the medicines we dispense now come from the lots we have stored before the war….

And what is the Ministry of Health doing? I asked in amazement, because I always thought that medicine is a priority, like water and electricity…She said: don't ask. Perhaps the reason is that they do not have a budget or financing for the importation, perhaps the administrative corruption that has become well deserving of censorship…a gang of thieves went away, and instead, tens of new gangs settled in.

What about the New Government? I asked, don't they have any authority to perform positive steps for serving the people???It is a temporary government, she said, and every one in it is either an honest person who hides in his house, in fear on his life, of an assassination, or a thieve who wants to seize the opportunity to steal as much as possible before the end of his authorization period….and that is one of the reasons for assassinations of government members, for some hate them because they see them as beneficiaries, while the others are unemployed, and hungry. So, how could you stop these feelings of hate, and the desire to revenge?My heart was heavy, and we kept the silence until we got to the clinic.

Version française ~ Elle m’a dit: Les médicaments sont très rares, un malade qui auparavant payait 750 dinars (environ 50 cents) pour une visite médicale et trois médicaments paye aujourd’hui le même montant pour une visite et un seul médicament. Les traitements pour les maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension ne sont plus disponibles, alors n’en demandez même pas. Et les médicaments que nous avons en réserve proviennent des stocks d’avant la guerre....

Mais que fait le ministère de la santé ? Je lui ai demandée stupéfaite, parce que j’avais toujours pensé que la médecine était une priorité au même titre que l’eau et l’électricité. Elle m’a répondu : Ne demandez pas. Peut-être que la raison est tout simplement qu’il n’ont pas de budget ou qu’ils financent l’importation, peut-être est-ce les suites de la corruption administrative, une bandes de voleurs est partie et à la place, dix nouvelles bandes se sont installées.

Mais que fait le nouveau gouvernement ? Je lui demandai. N’ont-ils pas le pouvoir d’agir en fonction et pour le bien de la population ? C’est un gouvernement temporaire, m’a t-elle répondu, et tout ceux qui le constitue sont soit des personnes honnêtes qui se cachent dans leurs maisons car ils craignent pour leur vie, par peur d’être assassinées. Ou ce sont des voleurs qui profitent de l’occasion pour voler le plus d’argent possible avant la fin de leur période au pouvoir. Et c’est l’une des raisons de ces assassinats des membres du gouvernement. Certains les haïssent parce qu’ils les voient comme des bénéficiaires alors que d’autres sont sans emploi avec la faim au ventre. Alors comment arrêter ces sentiments de haine et les désirs de vengeance ?

Mon cœur était lourd et nous avons gardé le silence jusqu'à ce que nous arrivions à la clinique...

Nouvel annuaire virtuel pour la belle province...

Via Marie et les catastrophes inévitables, découverte d'un nouvel annuaire de blogs visant à répertorier les journaux en ligne du Québec: Québéblogues ...

Je m'éclipse dans le temps et dépose derrière moi les mots de Marie: "ENFIN! N'en déplaise aux Français ou aux autres nationalités dans le monde des blogues, j'ai toujours apprécié un peu plus les blogues québécois en grande partie parce que ce sont des personnes ayant la même réalité que moi. Et Dieu sait que c'était une tâche ardue que de les retracer parmi la foule d'autres blogues provenant de partout dans le monde!"

Don de mots...

Touchée par le destin tragique de Laurette Fugain, Zorica Sentic a eu l’idée d’un projet tout en mots, pour conjurer le sort, éloigner le malheur et laisser vibrer le coeur. Partager un peu de son âme avec des enfants malades. Utiliser les mots pour donner un peu de soi. Une goutte d'amour pour l'espoir de la vie. Voilà en quoi consiste l'initiative de Zorica. L'idée première est de rédiger un livre composé de courts textes inédits qui auront pour objectif de répondre à la question suivante : "Sais-tu ce que c'est que l'amour ?"

« Des petits mots vrais et vivants, peuvent-ils contribuer à soigner de grandes douleurs autant que les petits maux du cœur ? C’est ma façon à moi, faute d’autres moyens, de donner un peu de ma moelle. » Zorica Sentic.

À cette petit don de moelle littéraire s’associe Nouvelle Donne (le magazine de la nouvelle littérature), un appel de texte est lancé ! Qu'il s'agisse de textes en prose ou de poèmes, de mots dessinés, de chansons esquissées ou gestes inventés, que vous soyez un écrivain ou pas, célèbre ou anonyme, vous pouvez participez à ce projet de compassion en envoyant vos textes selon les indications ici (Clôture de la collecte début septembre 2004.) L’intégralité des bénéfices de ce petit/grand livre sera versée à l’Association Laurette Fugain

mercredi, août 04, 2004

Summer Flows


Hier, spleen et idées noires, je décide d’aller méditer au bord de l’eau. Je ne vais pas sur la longue bande de plage qui s’étire tout le long du village. Je bifurque au coin de ma rue et emprunte ce petit chemin, si peu fréquenté, caché parmi les buissons. Petit sentier de broussailles, enclave sauvage entre deux propriétés secondaires. Accès réservé aux habitants de ma rue, en réalité, peu de personnes se rappellent de son existence.

Sure de ne pas y rencontrer foule, je suis ce petit sentier en arrachant sur mon passage les toiles d’araignées qui s’y sont installées. Personne ne doit être passé par là depuis des lustres! J’aperçois les paillettes d’eau au loin, je respire profondément, l'air est pur comme un ange, tout est calme, reposé, (j’entends presque les clochettes tintinnabuler). J’arrive devant le lac, subtilement plus sereine. Je souris aux anges qui passent, je glisse doucement mes pieds dans l’eau tiède. Je laisse le soleil couchant me réchauffer le cœur et les idées. Je fais le vide...

Les vaguelettes, timides, déposent devant moi une petite plume blanche. Elle flotte à la surface de l’eau, elle danse avec le lac, elle m’attire le regard. Je l'attrape, la ramasse et l’adopte en mes pages. Silence humain, palpitations d’eau, nature en fête et paix en mon âme.

Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.
Fatou Diome

Etre jardinier, c'est être comme le Bon Dieu, c'est donner vie et beauté avec de la terre, de l'eau et des graines.
Jean Chalon

Un échec apparent peut contenir les graines d'un succès qui germera en son temps, et donnera des fruits toute l'éternité.
Frances Ellen Watkins Harper

mardi, août 03, 2004

Mots fugueurs...

Je « virtualise » ici bas, ma feuille perdue qui s’était cachée entre deux définitions, pour réaliser en la retapant les coïncidences qui font que ces mots me glissent entre doigts comme des poissons depuis que je les ai attrapés, un dimanche matin à Montréal...


Anonyme parmi la foule, je me glisse entre ces bulles d’humanité jusqu'à en devenir effervescente...

Retrouver la saveur de mes 20 ans sur un balcon avec vue sur les arrières cours de la grande ville. Retrouver la saveur de mes 20 ans entre deux boutiques flyées cachées sur Mont-Royal. Retrouver la saveur de mes 20 ans avec ces journées sans Internet, en ce quartier qui m'absorbe, avec la ville à mes pieds. Je retrouve en ces quelques moments les saveurs de mes 20 ans et je les conjugue avec ma trentaine qui se déchaîne à l'horizon...

Se ressourcer devant cet arbre qui frisonne de rosée matinale. Minuscule bout de nature, repaire d’écureuils et d’oiseaux qui gazouillent. Au loin, une fanfare ajoute à l'atmosphère des notes qui s’envolent sur le Plateau ensoleillé. Effervescence urbaine, toutes sortes de souvenirs jaillissent des sources de ma mémoire pour se jeter dans l’océan de mon individualité qui s'éveille.

3 étages plus bas, des enfants piaillent, une famille s’ébat de bon matin. Des petits garçons jouent avec des cailloux dans le caniveau, une musique orientale s'installe, Sting et Cheb Mami arrivent jusqu'à moi. Un énervé s’amuse à ratisser son mouchoir de pelouse. Le soleil chauffe ma peau dénudée. Je replonge entre les pages de mon livre. Je ressasse quelques vérités oubliées, connaissances du passé, avalées par l’incroyable évolution des gens, des mœurs, des idées qui font de nous une masse.

Tourbillons de vents, souffles de géants, courants d’air pollués d’humanité. Un petit vent taquin capture mes feuilles en son sein. Elles s’envolent sans que je n'y puisse rien. Vol de mots à l’ancienne...

Je me lève précipitamment pour descendre l’escalier en colimaçon. Je fais un sourire aux voisins et je récupère ces mots qui fuguent en la « Montréalité » de mon dimanche matin...

Ciel menaçant et lueurs dorées
sur lac qui frissonne....

lundi, août 02, 2004

Les mots de Faiza...

Nouvelle traduction au soleil. Dans la paix et le calme, je traduis Faiza, consciente d’être privilégiée dans un monde qui tourne fou bien trop souvent. À force, je commence à m’attacher à Faiza. Pas toujours évident de traduire ses mots qui sont déjà traduits de l’arabe. Parfois, il me semble percevoir une forme de pensée qui m’est totalement étrangère, parfois, j’ai l’impression d’en perdre mon français, puis la seconde passe et les phrases trouvent leur chemin pour exprimer cette humanité qui s’écrit...

Faiza écrit beaucoup, je ne traduis que des extraits de son blog, des morceaux de ce qui me touche le plus. Comme je le fais de mon propre chef, je me contente de faire ce qui me plait! Je prends parfois ce qui me semble être des libertés mais au moins, cela permet de ne pas trop rouiller avant la rentrée qui approche au galop. Avec cette traduction, j’ai découvert Amman en Jordanie, dont je n’avais pas vraiment idée de l’existence, Faiza se remémore souvent Bagdad avant les guerres et les haines (prochaine traduction), et même si je prends parfois ces mots avec un grain de sel, comme elle le dit elle-même, l’on a pas besoin d’être toujours en accord pour partager et échanger...

Tuesday, 13th., July, 2004

Good morning….

We are still in Amman. We will go back to Baghdad next week, by God's will. I miss our home, our garden, and the generator, and the cat that we got to know before we traveled, I hope to find her still in the garden, and haven't run away yet… I miss the relatives, the neighbors, my friends and work colleagues, the busy streets of Baghdad, the tired faces of the people, the old shops, the soaring palms of Baghdad, and the immortal Tigris….
Here in Amman, almost every evening we hear the noises of explosions that frighten us, thinking them artillery or fighting noises, as in Baghdad… then we discover that they are only fireworks, celebrating a happy occasion. We laugh at our selves, wishing that the noises of explosions would disappear from Baghdad and all other Iraqi cities…. We do not even want to hear the fireworks noises there…as every one is basking in the quiet…quiet…how lovely the world is with the quiet…..
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I received many letters from old friends and new readers, bearing various comments; I thank them all, whether I agree with them or not, it is not important, the important thing is learning how to share, in thinking or dialogue, maybe that would be the best and most beautiful way between humans…the makers of civilizations, instead of wars, hatreds, and foolishnesses… we have to break this ice, these fences, by dialogue….this, I think, is the comfortable way…. it does not lack troubles, but it is a peaceful way with no violence….and we all hate violence, because it is an uncivil way to talk, that is not worthy of humans….

Bonjour,

Nous sommes toujours à Amman. Nous allons rentrer à Bagdad la semaine prochaine, "à Dieu ne plaise". Ma maison, mon jardin, le générateur et le chat que nous avons connu avant de partir me manquent. J’espère le retrouver dans le jardin et qu’il ne s’est pas sauvé. Ma famille, mes voisins, mes amis et mes collègues me manquent, les rues animées de Bagdad, les visages fatigués des gens, les vieux magasins, les palmiers qui s’élancent vers le ciel et l’immortel Tigre...

Ici à Amman, nous entendons presque tous les soirs des bruits d’explosion qui nous effraient, nous les prenons pour des tirs d’artillerie ou des bruits de combats, comme à Bagdad. Puis nous nous rendons compte que ce ne sont que des feux d’artifices qui célèbrent une heureuse occasion et nous en rions. Nous souhaitons que les bruits d’explosion disparaissent de Bagdad et de toutes les autres villes iraquiennes. Nous ne voulons même plus entendre le bruit des feux d’artifices, alors que chacun de nous se prélasse dans le calme. Comme le monde est charmant dans le silence...
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Je reçois beaucoup de lettres d’amis de longue date ou de nouveaux lecteurs avec toutes sortes de commentaires variés. Je les remercie tous. Que je sois ou non d’accord avec eux n’est pas important. Ce qui est important, c’est d’apprendre comment partager tout en réfléchissant ou en dialoguant. Peut-être serait-ce la meilleure et la plus belle façon «d’être» entre humains... Les «dirigeants» des civilisations au lieu des guerres, des haines et de la bêtise... Nous devons briser la glace, «défoncer» ces barrières par le dialogue, c’est à mon avis la façon de faire la plus rassurante. Elle n’est pas sans difficulté, mais c’est une façon de faire pacifique, sans violences. Et nous haïssons tous la violence parce que ce n’est pas une manière civile de se parler, ce n'est n’est pas digne des humains ...