jeudi, novembre 27, 2008

Vrac de jour

À droite comme à gauche: travailler à se préparer, courir ici et là, réfléchir à ceci et à cela, prendre le temps de cuisiner ma sauce pour mettre du pain sur mon coin de table partagé avec Vanou (coin de table qui se tiendra au Salon Expo-Cadeau de Noel 2008 du village voisin). S'envoler en ville. Attraper quelques rides chez le dentiste. Midi avec Miss Dee. Bavasser en plusieurs bouchées. Concrétiser mes idées de produits. Ressentir les doutes qui me gratouillent l'esprit. Aller chercher ma fille à la garderie. Passer un moment en sa tendre compagnie. La déposer chez sa mamie. Retrouver un couple d'amis en soirée pour profiter d'un savoureux bain de mousse entre deux coups de scies sauteuses. Relaxer ma peau usagée. Apprécier les hommes qui rénovent un coin de cuisine. Rattrouper l'enfant endormie chez sa Mère-Grand. Retrouver l'hiver en ma pelouse gelée. Voir passer quelques balais de sorcières réveillées dans la nuit sans lune. Se reposer le coeur contre la chaleur de sa peau. Chercher le sommeil qui s'enfuit malgré la fatigue qui le poursuit. Souhaiter...

My creation

Cueillir l'image qui capte l'atmosphère. Trier. Retrouver. Choisir. Grimacer. Traiter. Composer. Inspirer. Trier. Cibler. Expirer. Créer. Cogiter. Décider. Sourire. Aspirer les idées qui concrétisent...

Frontenac (Québec) Sous-les-ponts-de-Québec
Spring-Sunset-Lake Spring-Lake

Vrac de jour

mercredi, novembre 26, 2008

L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.
Nicolas Hulot

Nous vivons chaque jour dans des environnements virtuels définis par nos idées.
Michael Crichton

La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné.
Charles Baudelaire

Environnemental...

lundi, novembre 24, 2008

En évolution...

L'écriture me travaille plus que je ne la travaille. Je le réalise clairement lorsque me vient une phrase en tête et que je ressens le besoin express de l'écrire sur le derrière d'une enveloppe (ironiquement la fiche de paye de l'homme) tout en conduisant (prudemment). Je sais que ce n'est pas raisonnable d'écrire et de conduire à la fois, mais la pulsion fut, cette fois ci, plus forte que la raison. Que les dieux de la sagesse me pardonnent. Il doit être temps que je trouve des façons pour réorganiser mes tâches journalières afin de laisser plus de place à mes sens littéraires..

Je passe la journée à ignorer les soupçons de bronchite qui me poursuivent pour courir à droite et à gauche. La photographie empiète désormais sur l'écriture et ma journée consiste à aller signer mon contrat avec l'hôtel de glace pour une nouvelle saison de photos givrées. En profiter pour discuter de mes produits dérivés avec la responsable de la boutique. C'est un contrat régulier (ma quatrième année) qui ne me rapporte pas gros mais qui me permet une grande liberté d'action créative, une belle expérience qui me donne aussi la possibilité de créer une tradition amicale. Cette année encore, j'inviterai nombre d'amis à venir fêter l'hiver en beauté glacée. Drôle de coïncidence, en consultant mes courriels, je réalise que cette semaine sort le Cd jazzy illustré de mes photos de glace...

Courir (rouler) chez une dame (résidente d'un lac voisin du mien) qui a utilisé mes photos sans ma permission pour commercialiser ses produits écologiques. Vu que la publicité en question s'est retrouvée dans ma boite aux lettres, inutile de dire que j'eus une vision verte quelques minutes durant. S'ensuivit un coup de fil peu satisfait sur le sujet. La dame en question prise sur le fait me proposa donc un troc de produits. Comme je ne suis pas une mauvaise bête, j'acceptai l'échange. De l'argent sonnant aurait mis du beurre dans mes épinards mais comme de toutes manières, je dois acheter des produits ménagers, ce n'est pas la peine d'en faire un trop gros fromage! Ceci me permet donc d'essayer toute sa gamme de produits ménagers biologiques, ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose...

Je m'arrête au coin de lac complètement gelé (et recouvert d'une fine couche de neige) pour prendre quelques clichés. Le temps presse ma pomme. Arrive vite l'heure d'aller chercher l'enfant à la garderie puis l'homme au bureau pour ensuite courir à une soirée bouddhiste qui devrait me faire du bien à l'âme. Sur ces quelques mots, je disparais en un coup de clavier...

En évolution

vendredi, novembre 21, 2008


En bref

Remèdes de grand-mère, traitement d’echinacée, inhalations à l’ancienne cachée sous une serviette. Pompe pour désenflammer l’arbre pulmonaire. Repos forcé et comprimés d'Ibuproféne. Maux de tête, toux, congestion nasale, fièvre et fatigue. Nuits difficiles. Inquiétudes de l’homme aimé. Combattre l’ennui et les pensées négatives. Ma discipline enfantine s’amenuise perceptiblement. Un tout qui donne le champ libre à une gentille petite fille qui en profite pour bordéliser la maison de façon très créative. Sourires en coin. Elle me regarde d'un air concerné:

- Ça va pas mieux hein maman?
- Non ma puce, pas encore...

Quinte de toux. Journées glacées. Cultiver l'espoir en son coeur. Surveiller les bêtises qui s'inventent en trois quarts de tours. Se botter les fesses et ramasser ses miettes de cervelle pour aller assister en famille au lancement du bouquin d’un ami. Réfléchir à sa propre destinée. Suspendue. Ramasser ses miettes de peau pour penser à cette foire aux artisans où m’attend un coin de table pour y déposer mes photos aux cotés des bijoux d’une amie. Manger vitaminé. Positiver. Câliner. Reprendre vie.

En bref

jeudi, novembre 20, 2008

Cette semaine l'expression choisie reflète un peu de mon état d'esprit présent. Tannée d'avoir été malade pas mal tout l'automne (entre blessure et infections diverses), maintenant que mes jambes fonctionnent à nouveau, je reprends le chemin du Gym. Je fais une écoeurite aigüe de ce que me dit la balance et contre toute raison, je décide de pousser mon corps dans ses limites. Un peu pour me venger de lui, un peu pour me défouler, un peu pour me redorer le moral. Mais comme je n'ai jamais le dernier mot avec ma carcasse, il n'en faut pas plus pour que je retombe comme une mouche.

Fièvre, toux sèche puis grasse, nez qui coule et fatigue de circonstance. Plutôt que de retourner chez le docteur, de peur qu'il me remette encore sous antibiotiques, je vais consulter ma pharmacienne pour lui expliquer mes petites misères. Celle-ci m'explique que trop de cardio irrite les bronches (ah, je ne savais pas ce détail), que trop d'antibios affaiblit le système immunitaire (deux traitements en trois semaines) et que je dois être dans une mauvaise passe! Ainsi j'ai donc dû attraper une autre cochonnerie, ceci (et le cardio) aurait pu réveiller mes bronches fatiguées et ma chair se lamente en morceaux. Hum, je commence à bien le remarquer, merci!

Ceci n'est pas sans me rappeler les séquelles de cette grossesse qui me donna un bien joli bébé et qui faillit me tuer! Les mois qui suivirent ce fâcheux état mirent aussi mon système à plat! Même si je n'en suis plus là, les sensations de faiblesse actuelle me rappellent de désagréables souvenirs. Je discute en profondeur avec la pharmacienne zélée. De fil en aiguilles, elle essaie d'éclairer mon cas et l'on cherche des solutions pour voir si je peux essayer de m'en sortir avec quelques médecines douces (pour renforcer mon système immunitaire), ma pompe à cortisone (que je n'avais pas fini car elle me fait gonfler et me donne des envies folles de cardio) et une alimentation ultra saine ainsi que beaucoup d'eau et du repos. À suivre...

EXPRESSION via Expression.fr
« Avoir un coup de pompe »

SIGNIFICATION
Avoir un brusque accès de fatigue, parfois très intense, et pas toujours avec une raison connue.

ORIGINE
Par quelle pirouette bizarroïde et un peu gonflée, le coup de pompe qui, pourtant, redonne du tonus à un pneu de vélo dégonflé peut-il mettre quelqu'un à plat ? Une chose est sûre, c'est que cette expression apparaît aux alentours de 1920, puisque Gaston Esnault l'a relevée en 1922 dans le milieu cycliste, mais sans en expliquer l'origine exacte. Parmi les pompes qui pourraient nous intéresser, en dehors de celle à vélo, il y a la chaussure, en argot, dont un coup bien placé peut éventuellement provoquer une grosse fatigue, et les pompes, celles du sportif aux abdos et bras en béton, qui peuvent laisser épuisé si on en abuse. Mais il semble qu'aucune de ces deux pompes-là ne soit responsable. Par contre, Duneton évoque un article paru également en 1922 et dont le sujet est une toute autre pompe.

Ce texte parle des passagers d'un avion qui ont rendu tripes et boyaux[1] suite à un vol très chahuté et qui, à l'atterrissage, sortent de l'avion livides et en se traînant lamentablement, tellement on leur a secoué la pulpe du fond. Par contre, le pilote resté fringant, dit en descendant et en voyant les débris de ses passagers : "tu parles qu'on a pris un de ces coups de pompe !" Ceux qui ont pratiqué des engins volants comme le planeur, l'aile delta ou le parapente, par exemple, vénèrent les pompes car ce sont des bulles ou des colonnes d'air chaud qui s'élèvent et peuvent ainsi les aider à gagner de l'altitude ou, au moins, à se maintenir plus longtemps en l'air [2].

En dehors des pompes, bénéfiques, la masse d'air dans laquelle avance l'avion peut être extrêmement agitée (comme de l'eau que vous brassez avec la main) et le secouer comme un prunier, provoquant ce que certains appellent des "trous d'air". Ce serait par allusion à l'état des passagers 'très fatigués' par les turbulences subies et par le fait que ces colonnes d'air ascendant, qui 'aspirent' vers le haut les aéronefs qui s'y trouvent, sont vues comme provoquées par le piston d'une pompe, que serait née l'expression qui aurait été ensuite reprise par les adeptes de la petite reine où la pompe a sa raison d'être.

[1] Ce qui est bien en phase avec un sujet où le cyclisme est évoqué.

[2] On les appelle aussi des 'thermiques'. Si vous avez déjà vu des grappes de planeurs ou de parapentes tourner en spirale au dessus d'un même point, c'est qu'ils sont dans une pompe et tournent dedans pour y rester et en profiter au maximum.

... un coup de pompe

mardi, novembre 18, 2008

Réflexitudes en forme de mamamitude...



Dehors une fine couche de neige recouvre ma pelouse. En ma maison, une ribambelle de ballons flotte dans l’air du salon. Lundi s'est passé et j'ai senti le manque d’elle me traverser le jour. Je le compense en m’activant les neurones qui se dérouillent peu à peu. Une petite traduction par ci, un article par là, des projets d’écriture ici, des photos là. Chercher l’équilibre dans le méli mélo de mes diverses activités. Réseauter. Combien de fois peut-on retravailler son CV? Accrocher une ligne directive. Faire des factures. Organiser les heures de mes trois jours sans ma fille de manière effective. Me reprogrammer la cervelle. M'écarteler davantage les idées. Concrétiser. Réaliser. Trouver un nouvel équilibre. Passer au travers les souffles de culpabilité qui m’assaillent lorsque je pense à elle.

Petite puce de mon cœur qui pleurniche souvent lorsque vient le temps d’aller à garderie. Qui, certains matins, espère que cela sera un jour sans. Au petit déjeuner, alors qu’elle doit soupçonner le début de semaine en son horloge intérieure, elle nous demande :

- Ze vais pas à la garderie à matin hein maman?
- Si ma puce, aujourd’hui c’est lundi, maman doit travailler, c’est un jour de garderie…

Son visage se décompose, une larme roule sur sa joue douce. Mon cœur se serre et je me demande si tout cela en vaut la peine. Je fais comme si je ne me questionnais pas les entrailles à ce sujet. Avec l’aide de Juan, j’essaie de lui expliquer le bien fondé de la chose. Lui expliquer que cela la prépare à l’école. Évidemment, maintenant elle a beaucoup moins envie d’aller à l’école! Il n’y a plus que Cacou, l’ami imaginaire qui s’y rend en secret qu’elle chuchote à nos oreilles. J’essaie de lui expliquer les raisons qui me poussent à l’envoyer loin de la maison et d’un coup, en un cri du cœur elle nous dit :

- Non, maman, non, ze veux rester tout le temps avec toi…

Voir son petit visage brouillé de peine me bouleverse. En maman responsable, je cache mes tourments intérieurs pour lui offrir un visage serein dans sa tempête. Une maman, c’est aussi un mât. Je remarque que les soucis commencent à se frayer un passage dans les eaux de ma fille. Je n’ose lui dire que ce n’est que le début de la vie. Cette transition n’est pas facile. Ni pour moi, ni pour elle. Elle comme moi nous accrochons à ces sentiments qui nous lient, à ce quotidien que nous avons construit ensemble durant ces trois dernières années. La gardienne, qui est plus éducatrice que "maternante", nous explique que M’zelle Soleil aurait un petit syndrome de séparation mais qu’il n’y a absolument pas à s’inquiéter puisqu’une fois celui-ci passé, elle est tout à fait capable de fonctionner. Ainsi il semblerait qu’une fois la coupure passée, elle s’intègre très bien au groupe, elle suit et comprend les consignes, il parait même qu’elle s’amuse...

Lynda nous explique que cela démontre simplement qu’elle est très près de ses parents (en mon fort intérieur j’ai tendance à prendre cela comme un compliment) et que tant que cela ne nuit pas à son fonctionnement, il n’y a point à s’inquiéter. Cela nous fait réfléchir, Juan réalise clairement la vérité de cette constatation (pour l'avoir ressentie en sa propre enfance). Il parait que l’on se "colle" beaucoup (dixit l’un de ses amis). C'est vrai, l’on se papouille, l’on se câline, l’on passe beaucoup de temps ensemble. C’est vrai. Mais n’est-ce pas le cas de tous les parents avec leur petit? Cela me fait poser quelques questions mais pas trop. C'est vrai que nous avons souvent des festivals de bisous où je lui bécote les joues tout en lui disant que je l’aime aussi gros que la pleine lune. À trois ans, je trouve encore normal qu’elle vienne se coller contre nous, je trouve normal d’humer les effluves de sa peau douce, je trouve normal de la serrer contre mon coeur, de la prendre sur mes jambes, de la garder prés de moi.

Cette dame, Lynda, qui prend soin de mon petit en ces journées où je m’en sépare pense que cela peut durer quelques temps. Elle dit à Juan : « Ce n’est pas grave c’est son ressenti, il n’y a rien à faire, elle va s’y faire! ». Elle semble avoir mis le doigt sur le bobo lorsqu’elle a réalisé que M’Zelle Soleil avait de la difficulté à lui parler de nous sans devenir tristounette. La petite a la voix qui tremblote lorsqu’elle parle de son papa et de sa maman et il ne faut pas trop creuser le sujet pour ne point l’attrister outre mesure. J’ai toujours su que c’était une petite fille sensible. J’ai toujours fait en sorte que son environnement ne soit pas stressant. La vie est assez stressante pour tous, je pars du principe que les trois premières années valent la peine d’être couvées. Petit à petit, l'oisillon sortira de son nid pour apprendre à voler seul. Je ne veux point l'étouffer mais je désire la protéger autant que possible. Je suis une maman louve, une maman poule, ou tout simplement une maman dévouée à son petit qui pousse plus vite que son ombre...

Est-ce que l’on peut trop aimer son enfant? Est-ce que l’on peut trop s’occuper d’un petit être vivant? Je ne crois pas. Il est vrai que je m’investis beaucoup dans l’enfance de ma fille. Je m’implique en son quotidien. Je veille à son bien-être. Je cherche à la comprendre, à la connaître. Je ne veux pas calquer ce que je suis sur elle. Je veux découvrir comment l’aider à trouver le meilleur d’elle-même. En ma définition personnelle, être mère, c’est soutenir et encourager les forces de l’enfant même si on ne les comprend pas toujours. Je sais que la route et longue mais j’espère bien être à la hauteur de ce tracé d’existence. Je sais que cela ne sera pas toujours facile. Je sais que l’adolescence me fera mal. Cela fait partie du jeu, lorsque l’on connaît les règles, il ne sert à rien de s'en plaindre. Il faut profiter du meilleur pour avoir la force de traverser le pire. Du fond de mon cœur, j’espère lui éviter le pire des pires. J’espère que la vie lui offrira le meilleur et qu’elle saura en tirer parti pour construire sa vie. Déjà, naitre fille au Québec, c'est une chance et grandir en un cocon d'amour, c'est commencer du bon pied...

Mes sacrifices personnels ne font pas le poids dans la balance de son bien-être. Envers et contre tout, je lui ai offert une petite enfance dorée. J’en suis fière. C’est ma plus grande réussite des trois dernières années. Je prends beaucoup de place dans sa vie mais n’est-ce pas là le rôle d’une maman? M’zelle Soleil vient juste de fêter ses trois ans. Je sais que plus les années passeront, plus elle sera autonome, moins elle aura besoin de sa mère (même si dans le fond, elle en aura toujours un peu besoin). Et je sais aussi que si je fais bien ma job maternelle alors elle pourra facilement surfer la vague de ses vingt ans, elle pourra s’envoler pour suivre ce destin qui sera sien. Le petit oisillon que je couve deviendra grand. Mais il ne faut point sous-estimer l’importance du parent dans la vie d’un enfant.

Je suis aussi persuadée que deux parents sensibles ne peuvent que mettre au monde une enfant sentimentale. Lucide de ce que nous sommes je suis. Comme me disait ma Mère-Grand: « Ma cocote, les chiens ne font pas des chats!!! ». Ma grand-mère disait aussi souvent: « Petit enfant, petit souci, grand enfant, grand souci! ». Je me doute que comme toujours sur ces points de sagesse ancestrale, elle avait raison. Ainsi, sur ce plan, je profite donc de mes petits soucis de parents tout en essayant de ne pas trop penser plus loin que le bout de mon nez! J'applique l'idée de planter des graines dans le terreau de l'enfance. Je jardine au présent. Et j'écoute me chuchoter ma Mère- Grand en mes pensées: « L'on récolte ce que l'on sème ma fille!». Parfois je ne sais plus si c’est l’amour qui me motive à l’envoyer à la garderie ou si c’est ce besoin financier qui hante nos fins de mois. En ma peau et mon sang, l’amour est toujours le plus fort...

Maintenant qu’elle a trois ans, j’ai la nette sensation qu’elle doit commencer à apprendre à gérer le monde extérieur. Pour son bien, pour son futur. Elle doit commencer à apprendre à se débrouiller un petit peu plus. Arrivera vite le premier jour d’école et ce jour là, elle devra avoir quelques armes dans son cartable. J'ai confiance en la solidité de ses bases. Je sais que je ne serai pas toujours là pour la couver. Les enfants peuvent être cruels entre eux et la cour de récréation peut devenir un champ de massacre pour certains. C’est pour cela que je l’envoie en cette garderie, qui possède les outils nécessaires pour lui apprendre quelques notions humaines parmi ses pairs. Je sais que cela n’est pas facile pour elle. Je le vois dans ses yeux. Je crois aussi qu’elle a la force de surmonter ces premiers soucis enfantins. Et si j’en crois la gardienne, elle s’en sort vraiment très bien. De cela aussi j’en suis fière. Même si cela veut dire que je m’en prends plein la tronche une fois qu’elle est rentrée à la maison!

Durant ces deux jours de la semaine qu'il nous reste ensemble, je mets souvent les bouchées doubles, je me consacre à ses bonheurs, je lui offre tout mon amour, je lui donne toute mon attention, je fais preuve de patience et de générosité. Je la laisse libre de se reposer, de se relaxer, d'avoir la paix. Je ne la brusque pas. Je me contente de l’encadrer. Je crois que l’on apprend bien plus par l’exemple que par la parole. La parole sert à la discipline mais l’apprentissage réel se fait par l’exemple de ce que l’on est, de ce que l’on fait en tant qu’être humain. Les enfants voient bien plus clair dans le comportement des adultes que certains ne veuillent l’admettre…

Les enfants sont nos miroirs. Je sais qu'elle est notre reflet tout autant qu'elle est une personne individuelle. Je sais que je dois la respecter en tant que telle. Ainsi, c'est en creusant ses compréhensions enfantines que j’ai appris qu’il était important que je mette dans son sac une pull-up (couche) pour la sieste avec un dessin de trois princesses (pas une non trois!). Il paraît que la mode est aux trois princesses! Lorsque j’ai capté ce léger problème, je suis un peu tombée sur les fesses! J'ai avalé ma surprise. Je fais désormais plus attention. Si ceci l’aide un peu et la rassure lorsque vient le temps de partir, c'est la moindre des choses. Une fois adulte on a toutes sortes de problèmes. N’est-il pas normal que les petits aient aussi leurs problèmes personnels?

À la garderie, elle ne prend plus ni doudou, ni suce. C’est son choix, elle ne veut pas avoir l’air "bébé" devant les autres (trois petites filles entre trois et quatre ans). À la maison, je suis moins stricte sur le sujet. Je la laisse décider librement à condition qu’elle ne passe pas la journée avec. Et jamais elle ne s'y accroche. Manifestement elle peut s’en passer, elle n’en est pas dépendante, c’est ce qui compte. Et si je veux être honnête avec moi même, je peux me souvenir que j’ai gardé ma suce jusqu’à mes 5 ans (je me souviens encore du jour où je les ai jetées à la poubelle) et cela n’a pas porté préjudice à mon développement personnel.

Je ne tiens pas à la garder indéfiniment bébé, cela ne serait pas lui rendre service mais je ne tiens aussi à respecter son propre rythme d'enfance. De toute façon elle grandit assez vite pour qu'il ne me faille point pousser davantage la machine! Cependant je remarque qu'elle s'accroche un peu à sa condition de bébé. Elle a parfois des petits "trips" de régression dont je fais peu de cas. Je la laisse s'attarder un petit coup avant de lui prendre la main pour l'aider à avancer un peu plus loin.

My creation

J’accepte qu’elle se défoule sur moi sans le prendre personnel. Tant que cela ne dépasse pas les bornes. Ma limite se situe aux frontières du respect. Il y a des attitudes que je n'accepte pas et qui réclame le piquet mais je laisse passer son courroux sans m'en sentir attaquée. Présentement je comprends mieux les sources de ses colères qu’elle n’est en mesure de les comprendre elle-même. Il est donc de mon devoir de l’aider en son cheminement personnel. Je comprends la vengeance inconsciente de la petite fille qui ne passe plus tout son temps avec sa maman. Je comprends que je dois apprendre d’elle autant qu’elle apprend de moi. Je crois que l’enfant a aussi un rôle de guide dans l’équation familiale. Nous ne roulons pas sur une voie unique. L’apprentissage doit se faire dans les deux sens. Je ne suis pas toute puissante. Elle ne m’est point inférieure. Je suis juste grande et elle est encore petite mais cela ne doit pas affecter la valeur de ce que nous sommes. Égaux en cette humanité que l’on partage.

Mercredi dernier, je vais la chercher tôt, elle me fait un peu la tête. Une fois dans l’auto, elle me fait une bonne tronche. J’essaie d’alléger l’atmosphère mais mes efforts sont vains elle me lance des :

- Ze veux pas parler!
- Ze veux pas aller à la garderie, z’ai pas bonne humeur!
- Ze veux pas parler. Ze sais ce que ze veux!

L’on a beaucoup discuté de cette situation avec Juan. Nous n’avons pas l’impression que c’est la garderie qui est en tort, nous avons plus l’impression que c’est le changement de routine qui est la cause de ses petites misères. La bulle d’innocence de ma fille commence à se fragiliser. Elle grandit. Les connaissances qu’elle acquiert repoussent les limites de ses innocences. Et dire que ce n’est que le début! Petit à petit, elle va commencer à comprendre que la vie n’est pas aussi rose que ce cocon que je lui ai tissé. Cependant j’aimerai aussi qu’elle comprenne qu’on a la vie que l’on se fait et que la vie peut être belle. Parfois j’ai même l’impression que la vie en soi est parfaite et que ce sont seulement nos vices humains qui l’enlaidissent. Mais cela je lui expliquerai plus tard, bien plus tard…

D’un autre coté plus lumineux, lorsqu’elle part le matin et que je lui dit : « Je t’aime mon petit bout » Elle me répond désormais « moi aussi maman ». Elle grandit. Le même soir, après une dizaine de minutes à me faire la tête, elle a finit par se dérider et m’expliquer :

- Ze suis grande. Regarde ma tête é plus haute!

Ensuite elle me parle des « numières » de la ville et puis elle finit par me raconter des bribes de sa journée tandis que l’on arrive sur le campus où se trouve le bureau de Juan. Nous retrouvons notre dynamique familiale et la vie continue son petit bonhomme de chemin…

Ce mardi matin, durant le petit déjeuner, M'zelle Soleil nous chante des chansons improvisées en s'inspirant de l'image sur la pinte de lait. Je la regarde et je ne peux que constater qu'elle est bien loin d'être une enfant perturbée. Qu'elle a l'air bien dans sa peau, épanouie en sa condition de fillette. Cela rassure la mère qui cogite en mes pensées troublées.

Je repense aux commentaires si positifs de mes amies intervenantes dans le milieu de l'enfance. Je sais qu'elles sont sincères lorsqu'elles me disent que je les inspire en ma "mamamitude" réfléchie. Je sais qu'elles voient le pire au quotidien et qu'en venant en ma maison, elles trouvent un souffle de "meilleur". Cela aussi me fait du bien. J'espère pouvoir continuer sur cette lancée jusqu'à ses vingt ans. Le chemin est long, périlleux, mais n'en vaut-il point la peine?

Les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain. Les enfants d'aujourd'hui sont la substance (l'essence) de notre futur. À nos petites échelles, nous n'avons que peu d'influence sur le cours du monde, mais en prenant les responsabilités du bonheur de nos enfants, n'influence-t-on pas un peu l'avenir? Je ne suis pas parfaite mais j'essaie de marcher en direction d'une certaine perfection, avec l'espoir de m'en approcher le plus près possible avant que je ne passe à trépas. Toute sa vie l'on doit apprendre (combattre) à s'améliorer (sans jamais oublier qui l'on est vraiment). L'enfant possède une vérité intrinsèque qu'il ne faut pas négliger. Si l'on désire que le monde devienne meilleur, ne doit-on pas commencer par donner le meilleur de nous même à ceux qui seront encore là lorsque nous n'y serons plus?

Réflexitudes

lundi, novembre 17, 2008

Célébrer l'enfance...

Après une fin de semaine passée à fêter l’enfant, la semaine débute froidement. De minuscules flocons flottent dans l’air glacé. Inscrire ces souvenirs dans le temps présent. Samedi, M’zelle Soleil a eu son premier "party" de fête. Rayonnante, elle a soufflé pour la troisième fois les bougies qui symbolisent ses trois ans.

Alors que nous préparions la fête. M’zelle Soleil réalise qu’il va se passer de quoi d’excitant. Il y a un petit thème de princesse qui plait beaucoup à ma fillette. Je dois cependant lui faire une petite leçon sur la générosité en même temps que je lui explique le principe des sacs cadeaux pour les invités. La pilule a un peu de mal à passer mais finit par se diluer dans la raison de l’enfant. Alors que je m’appréte à la coucher pour sa sieste, elle me dit d’un air piteux :

- Mais maman, ze suis pas invitée moi???
- Mais Liloo, toi tu as pas besoin d’être invitée, c’est pour toi qu’on fait la fête…


Cette année, elle a d’abord soufflé ses bougies en un petit comité familial, la deuxième fois à la garderie et pour le troisième gâteau, c'est avec un party digne de son nom que l'on clôture le tout. Un vrai party de fête qui commence à 16 :30 pour se terminer sur le coup de minuit. Une grosse douzaine d’adultes, huit enfants et un bébé. Du coté de l'enfance, j'ai réuni notre petite "gang de rue" à laquelle s'ajoute d'autres petits amis de la Miss. Les âges varient entre trois et 11 ans avec majorité de 6-7 ans. Les enfants sont à l'honneur. Coté adultes sont invités ceux de nos amis qui portent une affection particulière à notre petit brin de soleil. C'est une fête en deux phases, la première se déroule de 16 :30 à 19 :30, elle est axée sur l’enfance, le gâteau, les cadeaux. Je me fais maître de cérémonie. L’on commence par se faire des tatoos avec les premières arrivantes, puis l’on danse comme des folles et une fois bien échauffées, j’entraîne la troupe enfantine en un jeu sponsorisé par mon amie Dee qui m’en a soufflé les grandes lignes.

Deux par deux les enfants font équipe. L’un aura les yeux bandés et il sera guidé par son partenaire qui le déboussolera un peu avant de l’emmener devant un mur couvert de feuilles blanches pour y dessiner un objet préalablement choisi. Les plus grandes arrivent ainsi à dessiner des images qui me laissent bouche bée. Les enfants s’amusent et socialisent. La fête bat son plein...

My creationMy creation

Comme la glace est brisée je peux leur donner un temps d’expression libre sans m’en inquiéter outre mesure. M’zelle Soleil pétille de joie. Elle est en ébullition de bonheur. Parfois je ressens pour elle tant d’amour que j'ai l'impression que mon cœur est sur le point d'exploser. Il rejoue le big bang dans ma poitrine. Dieu qu’il peut être bon d’être maman!

Lizbeï notre poupon de service, sagement éveillé, se fait même « activité de jeu » tandis que les petites filles font la file pour la prendre et la papouiller. Lizbeï fait un tabac, elle passe de bras en bras sans chigner. Toute mignonne, elle ouvre grands ses petits yeux de bébé de trois mois. L’on chante tous ensemble cet air d’anniversaire qui donne à ma fille un sourire jusqu’aux oreilles. L’on chante en anglais et en français. L’on déguste le délicieux gâteau au chocolat gentiment confectionné par Vanou. Petit instant de gloutonnerie générale. M’Zelle Soleil s’amuse à chantonner « Bonne fête to you »...

Being Three

Arrive le temps d’ouvrir les cadeaux, l’enfant est gâtée et je suis émue de cet amour et attention dont on l’entoure. Il flotte une certaine magie dans l’air. Cette féerie emporte les quatre enfants qui repartent les premiers dans la nuit noire. Ensuite les papas sont mis à contribution avec un lâcher de confettis qui ravit ma fille et ses compères. M’zelle Soleil s’écrie un « Bravo les papas » des plus touchants. Elle a bien du mal à changer de disque dans les minutes qui suivent l’utilme bordélisation du salon.

La fête continue avec une intensité de décibels plus facile à supporter pour les adultes qui conversent aux quatre coins de la maison. Il reste encore quelques enfants avec qui l’on joue à la pâte à modeler. Une autre vague disparaît bientôt à l’horizon et l’on sort les hors d’œuvres, les salades, le fromage, les baguettes. M’Zelle Soleil passe d’un sourire à l’autre. L’ambiance est bonne, cela papote, cela rigole, cela échange. Marie H et Marie P, deux intervenantes en milieu difficile, (l’une travaille à la DPJ et l’autre en milieu communautaire) creusent ensemble ces causes qui les font travailler. Les hommes jasent, les conversations s’entrelient dans la nuit douce...

Sur le balcon, certains vont prendre une cigarette, d’autres les accompagnent, les discussions s’entremêlent dans l’air nocturne incroyablement tiède. M’zelle Soleil fatigue mais étire le plaisir jusqu’aux confins du possible. Vers onze heures et des poussières, nous finissons par arriver à la mettre au lit. Sans protester, elle tombe comme une masse. Elle est confite de bonheur. Le petit noyau adulte qui reste profite encore de la douceur de la nuit avant de reprendre la route. La fête se termine à l’heure où sortent les sorcières. Je sors mon balai, l'homme met la main à la pâte. Après quelques souffles ménagers, enchantés, l’on rejoint la chaleur bienheureuse de notre lit conjugual, tout en se disant qu'on a bien de la chance de pouvoir vivre de si bons moments d'existence…

Célébrer l'enfance

...

En ce petit matin gelé, les toits sont blanchis par la froideur de la nuit. Un ciel d'ivoire pèse sur l'atmosphère. Je fais un pas sur ma galerie. Un petit vent du nord chuchote l’hiver « Il arrivera bientôt, profites des couleurs qu’il te reste avant l’arrivée de la grande blanche ». Je baisse les yeux sur ma pelouse jaunie, une demi douzaine de poules des bois picore sans souci. J’observe ces minuscules créatures à découvert de la forêt. Henri le chat les regarde d’un œil nonchalant, pétri d’indifférence, il ne bouge pas d’un poil et semble même s’en ennuyer royalement. Un petit vent frisquet me rosit les joues. Un geai bleu arrive des airs, avec force et fracas, il disperse d’un coup d’aile la petite troupe qui disparaît sous le couvert.

Juste avant de rentrer en la chaleur de mon foyer, je croise le regard du chat, manifestement intéressé par un pique bois qui fait silence sur un tronc d’arbre. L'oiseau sait qu'il est sous surveillance. Il est gelé sur place. Je me détourne des aléas de la nature. Je rentre au chaud, tandis qu’Henri se concentre sur son hypothétique proie…

Bréve de nature

Travaux sur plage

Picnik collage

Mercredi dernier intéressante rencontre avec le directeur du conseil municipal: Trois pages d'informations obtenues, des notes gribouillées au coin d'un chic bureau, quelques confidences et de nouveaux liens de tissés entre deux partis. Un article à rédiger et plusieurs de choses à discuter lors de la prochaine réunion du CA de l'Asso. Pendant ce temps, le village est sens dessus dessous, la plage est en chantier et le lac s'empoussière...

Travaux sur plage

jeudi, novembre 13, 2008

Expression et vrac de quotidien...

Cette semaine m'est mi-figue mi raison. J'avance doucement mes affaires professionnelles durant ces journées qui sont miennes. Ces journées où M'zelle Soleil apprend les rudiments de la vie en société. Mais depuis 3 semaines sur les antibios, je sature. Cherche ma santé perdue au coin d'une marche de jardin! Physiquement je ressens clairement les inconvénients de la pompe à cortisone que j'ai dû prendre durant ma bronchite. C'est incroyable comment se péter une cheville peut emporter la forme! Un malencontreux accident qui entraine toute une suite d'inconvénients. Prise dans un cycle énervant, je pédale pour en sortir. J'ai commandé une nouvelle santé au Père Noël! J'attends avec hâte son passage. En attendant je bataille...

J'essaie de coucher M'Zelle Soleil pour sa sieste. Elle fait de la résistance. Depuis qu'elle va trois jours à la garderie, c'est plus rock'n'roll pour ma pomme maternelle. Elle s'adapte très bien à ce nouvel environnement (une championne selon "l'éducatrice-gardienne") mais elle nous rend la vie un peu plus dure à maison. Inconsciemment elle se défoule, j'en ai conscience et je travaille à équilibrer le tout. Parfois j'ai vraiment l'impression que la vie de parents est un jeu d'équilibres...

Je l'entends bavarder dans sa chambre, la voilà qui chante "Happy birthday to you". Il va falloir que je finisse part mettre mon habit de gendarme! En tombant enceinte je n'avais pas vraiment réalisé que l'habit de gendarme irait de pair avec l'enfance à guider. Maintenant que nous sommes entrés dans la phase éducative de sa petite enfance, celle-ci se conjuge définitivement avec le concept de discipline. Pas moyen d'y échapper. Le gardien est aussi prisonnier de la situation que l'enfant! Et la peine est d'au moins vingt ans...

De plus en plus souvent, avec Juan, nous discutons en anglais de ces choses que nous ne voulons pas qu'elle comprenne. Connaissant notre oiseau de paradis, il n'y a pas meilleur moyen pour l'encourager à ouvrir grand ses oreilles et à chercher à comprendre cette langue qui n'est pas la sienne...

À noter cette semaine (en même temps que cette expression choisie ci dessous) qu'être "malin" au Québec est souvent accompagné d'une connotation négative se rapprochant en sens de vilain ou mauvais. Alors qu'en France être malin est souvent considéré comme un exemple de débrouillardise...

EXPRESSION via Expressio.fr
« Pas folle, la guêpe ! »

SIGNIFICATION
Il est malin ! Elle est maligne !

ORIGINE
Les guêpes sont vraiment des insectes agaçants ! A la campagne en été, il n'y a pas moyen de se faire tranquillement une tartine de confiture au petit-déjeuner, dehors sous l'auvent, dans la douceur matinale, sans qu'une troupe d'au moins deux ou trois de ces bestioles ne vienne tournoyer autour de la tartine et de son propriétaire, prêtes à y planter leur dard acéré. Agaçantes, c'est sûr ! Mais sont-elles folles pour autant ?

Cette expression s'emploie souvent en guise de satisfécit auto-délivré lorsqu'on a pensé à prendre des précautions adaptées avant de faire quelque chose, ou lorsqu'on a réussi un coup rusé, par exemple. A l'origine, au milieu du XIXe siècle, on disait "pas bête, la guêpe". À la même époque, le mot 'guêpe' désignait une personne maligne, finaude. C'est ainsi que cette 'guêpe'-là, personne maligne donc pas bête, a donné la locution "pas bête la guêpe" qui est devenue "pas folle la guêpe" au XXe siècle. C'est sous cette dernière forme qu'elle a été popularisée par Arletty en 1939 dans "Circonstances atténuantes".

C'est d'ailleurs pour cela qu'on appelait des 'guêpières' ces gaines que les femmes se mettaient autrefois pour s'affiner la taille. 'Guêpière' n'étant pas, cela va sans dire, le féminin de 'guêpier', même si la guêpe est à l'origine des deux.

EXEMPLE
« Moi, ça m'avait beaucoup plu, ce "Raspoutine", mais je ne l'ai pas dit, pas folle la guêpe ! »
René Fallet - Comment fais-tu l'amour, Cerise ?

Expression et vrac de quotidien...

Brève affective

Ce matin alors que son père ouvre la porte pour partir au bureau, M'zelle Soleil lui lance:

- Papa, ze te t'aime comme Maman!!!

Je souris en coin. Souvent le matin alors qu'il part pour sa journée, en même temps que je lui demande de faire attention sur la route, je lui dis cette petite phrase aimante. Je remarque à quel point M'zelle Soleil en prend bonne note...

Brève

lundi, novembre 10, 2008

Il y a trois ans...

Picnik collage

... arrivait sur Terre notre petit rayon de soleil, ce petit être né de mes entrailles qui m'illumine (m'assagit) de l'intérieur. Un brin de fille pour éclairer (approfondir) notre chemin de vie commun. Sa mise au monde ne fut pas sans encombres mais pas un seul jour je n'ai regretté les obstacles et sacrifices que j'ai dû traverser pour rencontrer ce petit bout de fille qui me fascine tout autant qu'elle me fait grandir (vieillir) l'esprit. Devenue maman, je m'épanouis le coeur en sa compagnie. Trois ans déjà et tout le futur devant soi...

Il y a trois ans..