mardi, novembre 19, 2013

A bitstrippé un jour, par curiosité, en a perçu l'amusement. À 40 ans, ne pense pas bitstripper régulièrement.

À 20 ans par exemple...

Quand j'avais 20 ans, l'Internet était naissant.

Dans un sens cela m'a sûrement évité quelques casse-gueules.

Dans un autre sens cela aurait sûrement transformé ma vie d'une manière que je ne peux qu'imaginer.

Car j''ai conscience de combien le Web fait aujourd'hui partie intégrante de ma vie (et de son importance)!

Et les nouvelles habitudes numériques façonnent inévitablement le développement de ma puce, qui à moins d'un cataclysme, devrait avoir 20 ans en un monde où Internet sera aussi intégré à la vie que l'était l'électricité quand nous étions petits.

Tourne la roue du temps

Je l'observe grandir, j'immortalise des bribes de son enfance que je partage publiquement. Je me questionne sur une base régulière quant à quoi, comment, faire avec tout ça.

Et puis je regarde "The big Picture". Je pense à mon arrière grand-mère, née en 1898, elle qui a grandi dans un monde non-électrique. Et je pense à ma mère-grand qui aimait tant à répéter: "On arrête pas le progrès!" et qui profitait du coté pratique de la chose.

Pour rien au monde, elle n'aurait voulu vivre le bout de vie non-électrique que sa mère a vécue. Petite, l'enfance de mon arrière-grand-mère me fascinait. Je lui posais plein de questions. Et pendant que je m'informais de son passé je rêvais d'un monde moderne, pas mal semblable, à celui que je vis aujourd'hui.

Maintenant, je m’amuse à rêver à mon arrière-petit-fils colonisateur martien. Et ma puce est fascinée par le fait que lorsque j'avais 5 ans, non seulement Internet n'existait pas, mais en plus je regardais des dessins animés en noir et blanc! La couleur est arrivée vers mes sept ans. Je m'en souviens encore...

Sans parler du fait qu'il n'existait des dessins animés dans ma télé que quelques heures par semaine. À l'époque de mes 7 ans, Yoopa était une utopie!  

Perception numérique enfantine

Parfois Miss Soleil aime une photo ou a une idée qui la fait tripper, elle me dit: "Tu devrais en parler sur Internet!" ou "Mets la photo sur Facebook pour les amis!"

 J'observe sa façon de percevoir Internet au fur et à mesure qu'elle grandit. Cela me fascine.

Pour elle, Internet c'est aussi une sorte d'encyclopédie magique qui donne les réponses à plein de questions que l'on se pose.

Je souris quand durant une séance de confidences elle me fait jurer de ne rien en dire, elle stipule: "Tu le dis pas à Google, tu le dis à personne!"

Avant même d'avoir une vie numérique, elle en perçoit déjà certaines subtilités. Cela me rassure.

Pour l'instant, je crois qu'elle aime bien que je partage de sa vie sur le Web. Elle me fait confiance. Je remarque aussi que lorsque les gens la rencontrent pour la première fois et lui disent qu'ils l'ont vue sur Internet, elle sourit. Cela ne la gêne pas du tout. Ça aussi c'est rassurant.

Plus elle grandit et plus j'y vais avec des pincettes. Plus je me questionne. Je ne lui cache pas ma vie numérique ni le fait qu'elle en fait partie. Lorsqu'elle m'encourage à partager numériquement une photo ou une idée, je prend le temps d'en discuter de la pertinence avec elle. Parfois cela peut être pertinent et d'autres fois cela l'est moins.

Je profite de l'occasion pour planter quelques graines d'éducation numérique en son terreau d'enfance. En espérant qu'elle en récoltera les fruits le moment venu..

Ne jamais dire ses secrets à Google...

samedi, novembre 16, 2013

La fin de semaine dernière, Miss Soleil a eu huit ans. Je lui ai organisé un "anni-piscine" qui s'est révélé des plus réussis. À suivre en un prochain billet...

Durant les semaines qui ont précédées sa fête, son seul souhait était d'aller au Spa. Un souhait que je partageais volontiers sachant qu'il insinuait que j'y aille aussi!

Ainsi lorsque j'ai reçu l'invitation de tester le week-end famille du Spa Eastman, je me suis dit que l'univers avait certainement eu vent de son souhait soufflé.

Ce week-end consacré aux enfants est en effet tout particulier. Il leur permet d'y dormir (une exception à la règle de l'endroit) et leur offre une série d'activités inspirantes qui se déroulent tout au long de la fin de semaine.

C'est aussi l'occasion de se faire une escapade santé avec un mini road-trip au programme. Six cent kilomètres (aller-retour) pour les roadies que nous sommes, c'est du gâteau.

J'aime passer du temps à construire les fondations de notre relation mère/fille et c'est certainement du temps de qualité qui nous attend au bout du chemin qui nous mène en direction d'Eastman!

Nous prenons la route avec un bonheur partagé. Miss Soleil est maintenant assez grande pour s'assoir côté passager. Une nouvelle sensation pour la maman que je suis!

Je l'apprécie en même temps que j'assimile combien elle grandit. Combien les étapes d'enfance passent et m'emportent.

Je suis heureuse de la voir grandir sans difficulté. Même si être parent n'est pas simple tous les jours, être sa maman est un excellent voyage au cœur de mon humanité!

Miss Soleil se révèle une co-pilote de première qualité. J'en suis impressionnée. Elle a ce sens de l'aventure qui ne m'est pas inconnu.

Je constate que les graines plantées lors de nos derniers road-trips en Floride poussent bien. Elle me lit les indications à suivre avec une lucidité qui m'épate. Côte à côte, l'on avale les kilomètres qui nous séparent de notre destination.

L'on part en début d'apres-midi. Une petite pause pour dégourdir l'enfance entre deux dinosaures et l'on arrive à la nuit tombée sur le site du Spa Eastman. J'y inspire la même quiétude qu'en mon coin de lac. Bien curieuse d'en découvrir le paysage de jour...

La chambre douillette invite à la détente. Une fois passée la surprise de l'absence de télé, Miss Soleil approuve la cheminée au coin du lit. Le temps pour elle de se mettre en pyjama et d'aller manger. Au programme de la soirée, une séance de yoga pyjama qui nous intrigue.


J'enfile mon pantalon de yoga ramené de South Beach et nous filons à la salle à manger. Fascinée par les multiples huiles et graines à découvrir, je me compose une salade qui me ravit les papilles. Le repas est aussi santé que délicieux.

Arrivent alors Marie-Julie et sa puce. Dans le temps de le dire nous voilà avec deux puces surexcitées de se retrouver. Elles se remémorent leur dernière escapade ensemble (en train à Halifax) pendant que l'on frissonne à les imaginer à 18 ans! La fin de semaine démarre sur des chapeaux de roues d'enfance au Paradis...

À suivre en "temps réel" sur Twitter (et Instagram) en attendant que suivent les idées développées en plus de 140 caractères!
..

En "Spascapade" mère/fille...

mercredi, novembre 13, 2013



Qu'importe les claques que nous donne la vie, ce qui compte c'est de rebondir. Qu'importe de tomber tant que l'on se relève. Idéalement plus fort...

Alors que je mijote une aventure à venir, je me doute qu'elle fera envie. J'espère cependant qu'elle fera davantage rêver. Car l'envie tout comme la jalousie sont des émotions traîtres. Alors que l'envie abaisse, le rêve élève.

Et pendant que je rêve moi-même, je laisse les mots rebondir...

D'envie et d'empathie...

jeudi, novembre 07, 2013



Cette dernière année a été l'une de mes plus difficiles en terme de blogueries. Ces derniers mois, écrire ici m'est devenu plus difficile que coutume.

J'ai ouvert ce blogue l'année qui a suivi un événement traumatique en mon cœur. En août 2002, mon homme, alors âgé de 22 ans, a (mal) sauté dans le lac. Il s'est cassé le cou le bougre!

En allant rejoindre ma petite sœur de 9 ans, il a mal évalué le niveau d'eau dans lequel il sautait et il a abusé de son élan. Résultat il s'est explosé la tête dans le sable. Lorsqu'il m'a appelé pour le rejoindre, plongée dans un livre, je n'avais pas vraiment fait attention à ce qu'il faisait, je n'avais aucune conscience de ce qu'il allait nous arriver.

Son ton m'a alerté. Je l'ai rejoint dans moins d'un mètre d'eau douce. Il m'a alors chuchoté "Je ne sens plus ni mes mains ni mes jambes."

D'un coup le ciel s'est subitement rapproché de ma tête! En un quart de seconde j'ai revécu mes douze/treize ans. En cours de gym, en un saut malheureux, j'ai raté le tapis et je me suis explosée la tête sur le ciment. Une prof paniquée m'a donné une claque pour m'aider à reprendre conscience puis elle m'a fait marcher jusqu'à l'infirmerie.

Six heures plus tard, je ne marchais plus. Bilan de ce saut raté, un traumatisme crânien, un hématome au cerveau, des cervicales fêlées, une perte d'équilibre de plus de 3 mois et une perte de mobilité. Un an plus tard, j'apprenais à remarcher. À quinze ans, j'étais passée au travers. Je pouvais courir comme une gazelle...

Se prendre un coup de ciel sur la tête

Mais là, à cet instant, mariée depuis deux ans, à prendre mon homme dans mes bras, je ne pouvais y croire. Tandis que je le berçais avec tout mon amour dans l'eau, mon expérience de paralysie me revenait en tsunami mental. En le rassurant et en priant le ciel de ne pas l'handicaper à vie, je me forçais à respirer.


Ainsi sont passées de précieuses minutes. Il a commencé à ressentir ses pieds. J'ai continué de le bercer dans l'eau. Ma petite sœur s'est approchée. Il l'a rassurée. Minimisant au maximum le tout. Se disant qu'il avait dû se fouler une cervicale.

Il étudiait à l'université et faisait du travail manuel l'été, ce qui le rendait agréablement musclé. Une quinzaine de minutes plus tard, il est sorti de l'eau en marchant. Il s'est allongé sur le sable, bien blanc. Peu à peu ses sensations sont revenues. Inquiète, je lui propose quand même de rentrer à la maison.

L'on marche les 500 mètres qui séparent la plage de la maison. Dans la petite côte en chemin, je le grille sur ses symptômes. Il minimise. Arrivé à la maison, je le vois raide comme un balai et blanc comme un c... Je le force à aller à l'hôpital.

Une heure plus tard, il a passé toute une série de radios. Je vois alors le personnel médical défiler les uns après les autres dans la petite salle qui contient ses radios. L'un deux finit par venir nous voir. Il lui dit:

- Là, surtout, tu ne bouges plus! Tu as le cou cassé. On va te transporter d'urgence à l'Enfant Jésus à Québec. Il faut t'opérer rapidement!

Et là, le ciel me tombe vraiment sur la tête! Une massue me frappe en plein cœur. Alors qu'ils l'emportent en civière. Je reste foudroyée sur ma chaise. Passe un docteur, je lui dis:

- Mais je comprends pas. Il est pas mort. Il marche. Comment il peut avoir le cou cassé?!?!
- Il est très chanceux madame, mais son cas est très grave...
- Docteur, je pense que je me sens pas bien. Vous avez pas quelque chose à me donner? Je crois pas que je pourrais conduire dans cet état.

Il appelle une infirmière qui constate mon état d'anxiété croissant. En gros, je capote ben raide! Elle me donne un calmant. Je rentre chez moi. Branle bas de combat. Deux heures plus tard, je le retrouve à l'hôpital. Aux soins intensifs. Harnaché sur une civière. Il lui est interdit de bouger d'un poil avant de se faire opérer.

Sa cervicale est explosée. Je ne me souviens plus de laquelle, C3 ou C4. Elle s'est fragmentée dans sa chute, les morceaux ont rebondit contre sa moelle épinière sans l'endommager. Son cou musclé et le fait qu'il soit tombé dans du sable l'aura sûrement aidé. Et la main de Dieu...

Il faut l'opérer. À court terme, s'il n'est pas réparé c'est la quadriplégie assurée. Au programme une opération de huit heures avec deux chirurgiens. Il faut lui enlever tous les morceaux de sa cervicale explosée, lui enlever un petit morceau de hanche pour la tailler en forme de cervicale, puis lui replacer celle-ci dans le cou avant de sceller le tout avec une plaque de titane.

L'opération doit avoir lieu le lendemain. Je passe une première nuit blanche à son chevet. Le fait que mon homme soit diabétique de type un depuis ses quinze ans est l'un de ces petits détails à mentionner. Physiquement, cela complique un peu la chose. Mentalement, cela ajoute au poids qui s'abat sur ses épaules.

Le lendemain, en fin d'après-midi, le chirurgien vient nous voir. Il lui demande s'il se sent capable de passer une autre nuit sans pouvoir bouger, harnaché à son lit. Il lui dit:

- Honnêtement, je me sens fatigué, c'est une grosse opération et je préfère pouvoir la commencer de bon matin, bien reposé.

Sa franchise nous touche. Juan avale et acquiesce. Lui aussi préfère le chirurgien en pleine forme! Et c'est parti pour une autre nuit blanche sur mon inconfortable chaise. Une autre nuit dans l'ombre du pire à espérer le meilleur.

Comme l'on s'en doute, plus d'une décennie plus tard, l'opération fut un succès.

De nos jours, la médecine fait de petits miracles. Elle a réparé mon homme avec brio. Il n'en garde aucune séquelle. Neuf mois plus tard, il était comme neuf!

Mais cette année là m'a quelque peu traumatisée...

Aller de l'avant...

À l'époque, je finissais un bacc en traduction. J'étais présidente de l'association littéraire à Ulaval. Je couvrais du culturel (et un peu de techno) pour le journal de l'université.

J'étais moralement épuisée. Je me sentais en PTSD. Dans la foulée, je suis tombée dans la blogosphère un jour de fièvre...

J'ai ouvert ce blogue en avril 2003 avec l'envie de cultiver le positif de la vie. Avec comme seule censure éditoriale celle de mettre l'emphase sur le bon côté de la vie. Cela lui a donné une direction plutôt douce et légère. C'était mon jardin de mots apaisants, celui où je venais y planter mes sourires. Cela n'a jamais été l'endroit où y planter mes pleurs...


Au fil du temps, c'est devenu mon jardin de vie mais c'est toujours resté un espace éclairé, jamais un espace d'ombres. Je l'aime ainsi.

Parler d'un ennui de santé qui se déroule et s'efface dans le temps ne m'a jamais été difficile durant ces dix dernières années. Mais jamais, je ne m'étais retrouvée à affronter une situation où l'ombre de la santé s'installe au quotidien.

Durant l'année passée, un problème de santé récurrent m'a régulièrement coupé l'inspiration bloguesque à la source. La paralysie de Bell atypique que j'ai eu en 2011 a laissé derrière elle une douleur faciale chronique que je dois apprivoiser. Elle n'aura pas ma peau mais c'est une grosse pilule à avaler.

Et c'est un sujet qu'il ne m'inspire pas d'écrire ici! Ainsi est né cet autre blogue. Un blogue d'écriture thérapeutique intitulé "Chroniques de douleur". Et cela semble marcher. Le fait d'écrire ailleurs me libère. Il me permet de retrouver le plaisir d'écrire ici...

Au Québec, cette semaine est dédiée à la douleur chronique. Du 3 au 9 novembre c'est la semaine québecoise de la douleur chronique.

Je décide de sortir du placard. Je fais aujourd'hui partie du mystérieux clan de la douleur chronique. Mon nerf facial a été sérieusement endommagé. J'ai ai développé des complications névralgiques de type post herpétiques. Mon trijumeau me fait la guerre! J'ai la complication rare de la maladie rare. Typique de ma part. Faudrait peut-être que je mette à jouer au loto!


Ceci dit, j'ai pour objectif de transformer cette faiblesse en force afin d'en éclairer l'ombre quotidienne. Je vais donc me couper les blogueries personnelles en deux. Ainsi va la vie...

Sortir du placard de la douleur chronique...

mardi, novembre 05, 2013



Après avoir vu passer plusieurs fois le lancement des "Awards" de Made in Blog, j'avais pris le parti de pas m'y inscrire. Plus proche des idées de ma copine Marie-Julie que de ceux qui s'enthousiasmaient sur la chose.

En mes dix ans de blogueries, j'ai plusieurs fois participé à ce genre d'événement virtuel. J'ai même gagné des prix et mentions. Depuis 2003, ce petit blogue sans prétention a été présenté dans des émissions de radio au Québec, en Suisse et en France.

En 2005, il a été mentionné dans les pages du magazine français Netizen. Classé en treizième position dans le classement de l’agence Hue en 2007. Nominé dans trois catégories pour le Blogu’or 2008 (il a remporté le titre de la meilleure blogueuse sérieuse). En juin 2010, il a fait partie des Coups de Coeur du magazine Coup de Pouce.

Bref, ce petit blogue a déjà eu ses moments de gloire et je ne pense pas que cela ne lui ait jamais monté à la tête. Je ne l'ai jamais nourri par envie de gloire. Par envie de respect et de reconnaissance peut-être mais jamais pour la gloire. Je n'écris pas pour devenir virale. J'écris pas besoin vital. J'écris ici pour laisser couler ma créativité intérieure. La motivation de fond de ce blogue est la pratique de l'écriture, le partage, l'échange, l'ouverture...

Évidement, je suis touchée lorsqu'il est apprécié mais la gloire n'est pas la motivation de cet espace numérique. La popularité cela va, cela vient. Je ne crois pas qu'il faille se construire là-dessus. C'est comme essayer de se construire sur des sables mouvants. La gloire est bien souvent éphémère, elle a ce petit quelque chose de superficiel qui me perturbe.

Ainsi j'étais décidée à laisser passer mon tour lorsque j'ai reçu un courriel d'une lectrice fantôme* qui m'a particulièrement touchée. Celui-ci m'encourageait à m'y inscrire. Et si j'ai tendance à me foutre de la gloire virtuelle, j'apprécie la fidélité de ceux qui viennent ici goûter à mes mots partagés. C'est ce qui compte le plus à mon cœur de blogueuse.

Aussi c'est pour faire honneur à Jennifer que j'ai décidé de m'y inscrire. Mais je doute de faire campagne numérique pour encourager autrui à voter pour moi. Quitte à me retrouver dans le fond de la bassine de blogueurs inscrits! Tout vote me fera évidement plaisir mais je ne compte pas courir après ceux-ci...

*J'appelle affectueusement" lecteur fantôme", les âmes qui viennent parcourir ce blogue sans laisser de traces de vie dans les commentaires publics ;)

Made in Blog (à contre courant?)...

Être parent c'est pas du gâteau tous les jours mais il y a de ces jours où on inspire une bouffée de fierté et on a un peu l'impression de croquer dans une part de gâteau...

Vie de maman...

jeudi, octobre 31, 2013

Trois jours avant Halloween, l'on s'est réveillés avec un paysage de Noël. Par ma fenêtre je découvre un bon cinq centimètres de neige collante qui vient engluer le paysage d'automne. Grimaces adultes tandis que la puce sautille d'excitation....


Miss Soleil est contente de voir la neige tomber. Elle s'extasie sur la blancheur du paysage avec toute cette innocence qui fait le bonheur de l'enfance. J'en prends quelques graines que je plante en mon terreau adulte.

Puis, aujourd'hui, la température se revire de bord, elle remonte, pleurniche et dénote une humeur au déluge. C'est sous une pluie quasi diluvienne que se passe la soirée d'Halloween.

Pas le meilleur cru à déguster. Définitivement pas la meilleure météo pour aller faire la collecte de bonbons! Au final je préfère encore la neige ou le frette à cette pluie battante qui nous fait couper court au fun du jour.

La puce, trempée à l'os (ou jusqu'aux pieds selon son expression), en a vite sa claque. Elle refuse le parapluie et apprend sa leçon. La récolte est maigre mais elle soupire de plaisir à se retrouver enfin au sec...


Bref, c'est une journée "blah" qui me donne l'envie d'ajouter une petite touche mexicaine au repas du soir. Une touche mexicaine détournée en un dessert que l'on a l'habitude de faire (and that is how we #MexiCan!).

Miss Soleil  adore les flans au caramel alors pourquoi ne pas en essayer la version mexicaine? Histoire de mettre un peu de soleil en notre grisaille nordique...

Le seul hic c'est que cette version de flan est pas mal plus riche que celle que l'on a l'habitude de faire. L'ingrédient magique est bourré de calories mais au diable la raison! Ce flan est supposé être à la mode des grand-mères mexicaines. Et même si je n'en ai pas la culture, j'en ai définitivement la curiosité!

Après tout, Halloween, c'est la soirée sucre par excellence. Et puis, si ma puce aime aller récolter les bonbons en gang d'amis, elle aime beaucoup moins les manger. C'est plus souvent l'homme qui tombe dans le vice que l'enfant! Par exemple, elle ne fait jamais la moue devant un flan au caramel.


Ce flan est cependant bien différent de ceux que je suis habituée de faire. Agrémenté de zeste de citron et de lime, il est définitivement exotique. Seul bémol, je pense l'avoir trop cuit. Il faudra que j'en pratique davantage l'art pour que cela soit une réussite.

Ceci dit, il aura quand même eu le don de nous dépayser le palais. C'est toujours ça de pris!

Flan façon grand-mère mexicaine:

- Combiner une boite de lait condensé sucré avec 1/2 tasse de lait, 2 cuillères à table de cannelle moulue et le zeste d'un citron et d'une demi lime. Faire bouillir le mélange à feu moyen. Le retirer rapidement du feu lorsqu'il arrive à ébullition.

- Dans un autre bol, fouettez 4 oeufs avec 4 jaunes d'oeufs. Mélangez les oeufs avec le mélange de lait et laisser macérer une trentaine de minutes.

- Préparez un caramel dans un plat allant au four avant d'y ajouter le mélange. Faites le cuire au bain marie à 325 degrés F pendant 45 minutes. Le flan doit être bien pris sur les cotés mais être encore tremblant en son centre. Réfrigérez quelques heures avant de manger.

 Nota Bene: Ce billet participe au programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Entre météo récalcitrante et touche mexicaine...

mercredi, octobre 30, 2013


Chaque année, j'aime marquer la période d'Halloween avec une tarte à la citrouille qui fait l'horreur de mon homme.

Non pas que ma tarte soit immangeable mais plutôt que l'homme n'est guère fan de la saveur de citrouille en général.

De mon côté, j'aime bien une part de tarte à la citrouille mais j'aime moins me taper la tarte entière!

Aussi cette année, j'ai décidé d'innover. Comme d'habitude j'ai acheté ma boite de purée de citrouille mais j'ai changé la direction de mon dessert en testant des cupcakes à la citrouille (avec glaçage à la mascarpone). Pas mauvais.

L'homme, étonné, s'en régale. Je finis ensuite ma boîte de purée avec des minis cheesecakes à la citrouille. Une réussite à mon goût même si l'homme vote pour les cupcakes...

Alors que je jette la boîte vide de purée de citrouille, il s'exclame:

- Ouf! J'ai échappé à la tarte cette année. Merci mon Dieu!
- Tu exagères, elle est pas si pire ma tarte à la citrouille...
- Quand même, tu m'en as au moins fait manger cinq années consécutives, Halloween devenait un cauchemar. Regardes juste à y penser j'ai des frissons!

Impossible de ne pas en sourire. Après tout Halloween c'est fait pour frissonner non? Pendant cet échange parental, la puce, qui ne souvient pas d'avoir mangé de tarte à la citrouille, se questionne.

Quant à elle, elle est prête à mordre à pleine dents dans sa journée d'Halloween (même si elle n'est pas chaude à l'idée d'aller faire un tour de maison hantée). Elle se transformera en danseuse de flamenco de jour (à l'école) et de soir elle deviendra dresseuse d'araignée...

Chaque Halloween, le problème de devoir mettre un manteau sur son costume pour aller récolter les bonbons se pose. Cette année, j'ai pris le parti de changer cette dynamique. On décorera le manteau et ainsi on évitera les sempiternelles plaintes sur le sujet!

Miss Soleil est satisfaite de ma solution. Il faut avouer que se transformer en dresseuse d'araignée, c'est "freaky" à souhait!

À mon âge, ce qui fait Halloween, c'est vraiment l'ambiance générale, c'est elle qui m'emporte plus que moi-même, je suis le "flow". Je vais moins aux partys qui en célèbrent l'occasion mais je ne manque pas d'apprécier une bonne collecte de bonbons en gang d'enfants et parents!

Aller dans un quartier bien décoré, où chaque enfant qui frappe à la porte d'une maison reçoit des bonbons, est une expérience en soi. On y découvre une générosité qui dénote en notre époque moderne. Le concept génère une étrange féerie qui contraste avec le thème de fond morbide, c'est ce qui fait tout Halloween en mes sens...

Vrac d'Halloween

Parfois, quand la puce est couchée, je m'amuse à animer les trucs qui trainent sur la table...

Halloween Vibes

samedi, octobre 19, 2013

En mes vadrouilles Montréal/Québec, je suis passée bien des fois par Trois-Rivières sans jamais m’y arrêter. Traverser la ville par l’autoroute n’est pas particulièrement inspirant et l'envie d'y faire une pause m'a toujours échappée.

Mais la vie est pleine de petites surprises et c’est finalement une histoire de zombies qui m’aura donné l’occasion d’y passer une soirée!

Vu mon expertise en matière d’apocalypse zombie, impossible de résister à l’invitation d’un copain écrivain qui me propose d’aller tester le parcours de peur qui se déroule actuellement dans la vieille prison de la ville!

En effet, à l’occasion des différentes célébrations d’Halloween, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières (en collaboration avec Hérôle) met en scène un parcours basé sur le roman Le Protocole Reston de Mathieu Fortin.

L’occasion parfaite pour se transporter en pleine apocalypse zombie (et se réfugier au cœur de la vieille prison)…

Aventure Zombie

L’activité se déroule en groupe d’une dizaine de personnes. Chaque groupe part à une heure précise et le parcours dure une heure. Nous retrouvons notre groupe à l’entrée du Musée. Des rubans accrochés à nos bras symbolisent nos vies. Le but est de passer le parcours sans qu’un zombie ne nous les arrache. Prêts pour l’aventure?

Le militaire qui débute le parcours n’est pas des plus sympathiques. Il donne le ton en nous expliquant la situation. En silence, pour ne pas ameuter de zombie égaré, l’on se dirige vers l’entrée de la prison. 

J’éviterai les détails pour ne pas gâcher l’expérience de ceux qui aimeraient s’y frotter mais disons que cela commence bien (ou mal) dès notre entrée dans la prison. 

Notre groupe est composé majoritairement d’écrivains. De quoi rendre sarcastique tout militaire de service en pleine apocalypse zombie!

Évidement la prison est plongée dans le noir. Nous disposons de deux lampes de poche UV pour nous éclairer et pour décoder les chiffres qui nous permettront de passer les différentes étapes du parcours.

Ce n’est qu’en entrant les chiffres dans le boitier qui permet d’ouvrir la porte que l’on peut passer d’une étape à une autre. Chaque étape est composée de différents environnements. On y rencontre une scientifique complètement disjonctée, quelques rescapés mordus et plusieurs militaires. Sans oublier les zombies qui errent…

Si l’on arrive à en rire au début du parcours, à la fin on ne rit plus du tout, on court pour sauver sa peau! Dans la pénombre ambiante, les zombies sont étonnement réalistes. Une fois que l’on entre dans le jeu, il est très facile de ressentir quelques frissons quand l’un deux s’approche de trop près en grognant.

Devenir de la chair à zombie

Comme il est impossible de trucider ces morts-vivants, on se retrouve vite dans un jeu de chat et de souris. Le chat veut croquer la souris et le zombie aimerait bien nous manger tout cru! Nul besoin de gore à gogo pour cette étrange aventure. En ce qui concerne les sueurs froides, l’adrénaline se charge de tout.

Il faut dire qu’évoluer dans le noir, de cellule en cellule, au cœur d’une prison crée une étonnante atmosphère de fond!  La vision s'y habitue et les nerfs s'aiguisent...

Supra alerte, je ne manque pas de remarquer les endroits où me dissimuler. Et lorsque je me retrouve dans une cellule avec un zombie à mes trousses, je m’étonne à sauter comme une gazelle sur un lit pour me recroqueviller dans un coin de la pièce et ne plus respirer. La pièce est obscure, le zombie perd ma trace et rebrousse chemin.  Je respire de nouveau.

C’est le moment fort de mon expérience, la minute intense où l’imaginaire et le réel se fondent un instant surréaliste qui me transporte en une réalité parallèle. Une sensation intense d’être vivante me submerge toute entière alors que je coure pour passer la porte qui se referme sur le zombie.

Au final, l’expérience ouvre une étrange fenêtre sur soi-même. Je me découvre pas mal plus agile et rapide que je ne l’aurais cru. Je réalise aussi qu’il très serait facile de laisser un inconnu se faire manger à ma place. Et qu’il n’y a rien comme fuir un danger (même fictif) en groupe pour tisser des liens à vitesse grand V.

En fait le seul bémol de l’expérience est que l’on ne puisse trucider les zombies à volonté. C’est la seule fausse note de l’aventure. En toute bonne apocalypse zombie on élimine les zombies solitaires. Autant par sécurité que par humanisme. On ne s’amuse pas au chat et à la souris lorsqu’on a devant soi un seul zombie! Idéalement on attaque et on s’en débarrasse. Ce sont les hordes qui font courir…

Bon, c’est aussi le petit détail qui fait que l’expérience est imaginaire plutôt que réelle. Ce qui en soi est rassurant. Bref, je ressors de l’expérience ultra stimulée. L'heure est passée sans même que je ne m'en rendre compte. Définitivement l’une de mes meilleures expériences "halloweenesques" à vie! 

Oserez-vous faire un tour de la vieille prison?

« Depuis ce matin, des gens parcourent la ville en hurlant, griffant et mordant tout ce qui bouge. Sans savoir pourquoi ni comment, vous êtes devenus une proie. On ne sait pas encore qu’elle est l’ampleur de l’épidémie, mais le meilleur endroit pour vous cacher est la Vieille Prison. C'est votre seule chance de survie… mais le nombre de places est limité. »

Horaire: de 18h30 à 23h30 (les fins de semaine jusqu'au 16 novembre)
Réservation obligatoire pour vous assurer d’avoir un départ au 819-372-0406 p.222 Coût: 20$ (taxes en sus)  Âge recommandé: 16 ans et plus  Réservation téléphonique acceptée (avec Visa ou Mastercard) au 819-372-0406 p.222, à l’accueil du Musée, tous les jours, de 10h à 16:30h. 200, rue Laviolette, Trois-Rivières G9A 6L5

- La chasse aux zombies est ouverte
- Les zombies envahissent Trois-Rivières

Échapper aux zombies (ou jouer au chat et à la souris)!

jeudi, octobre 10, 2013



L'une de mes expressions de prédilection est certainement "C'est la croix et la bannière" (à conjuguer au temps de son choix à la sauce de son goût). En l'intimité de ma langue, cette expression évoque difficultés, complications, frustrations. Je trouve que c'est une bonne façon d'illustrer ces moments humains où l'on rame plus que l'on nage...

Je la tiens de ma grand-mère. C'est une expression qui m'a toujours fait pensé à Jésus et à sa croix à porter. Une tâche pour le moins compliquée! La bannière, par exemple, a toujours eu le don d'éluder ma compréhension. Et je n'ai jamais pensé à en rechercher le fond jusqu'à ce que Miss Soleil se mette à massacrer joyeusement l'expression.

Quand elle s'exclame avec conviction: "Maman, c'est la guerre et la bannière!". Je ne peux m'empêcher d'en sourire... et de finir par en rechercher la signification!

Ainsi je réalise que si cette expression s'inspire du christianisme, elle n'a pas du tout la même origine que celle imaginée durant mon enfance.

EXPRESSION via Expressio.fr  
« La croix et la bannière »

SIGNIFICATION:
De grandes complications ou difficultés.

ORIGINE: "Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l'italien. A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société. La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu'il s'agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l'arrivée d'un notable dans la ville. 

Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d'une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant. Mais l'organisation de ces processions n'était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l'importance des participants, qu'elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes. Ce qui explique le sens de "grandes complications". 

En 1690, Furetière indique que "il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu'un" signifiait "il faut aller le chercher avec des formes telles qu'il ne puisse se dérober". Dans ce sens, on retrouve l'apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s'esquiver. Notre forme actuelle "c'est la croix et la bannière pour..." est attestée en 1822."

Expression ancestrale...

mercredi, octobre 02, 2013



200 000 personnes de plus de 100 pays ont appliqué au projet de colonisation de Mars en 2023. Quatre d'entre eux seront sélectionnés pour la première mission. Une première mission sans retour de prévu. Aussi farfelue que semble l'idée, elle hante mes neurones enrobés de science-fiction...

Si je n'ai certainement pas le courage d'y aller de mon vivant (ou de voir ma fille y aller), je ne suis pas contre l'idée d'imaginer qu'un de mes arrières-petits-enfants habite sur Mars. Qui sait, peut-être même que mon esprit pourrait l'y accompagner?

Aussi folle que peut paraître aujourd'hui l'idée d'habiter sur Mars, est-elle plus folle que celle qu'ont suivit les premiers colons européens? Ceux qui partaient coloniser l'Amérique savaient qu'ils ne reviendraient jamais en Europe. Bon d'accord, un peu plus folle vu les difficultés techniques à surmonter pour y arriver. Mais si l'on remet en perspective notre niveau de technologie à celui de l'ère de Colomb, est-ce vraiment si fou?

Désormais on vole de Paris à Montréal sans plus penser aux premiers colons américains. Certainement de quoi révolutionner les idées de Christophe Colomb! Alors si l'humain arrive à coloniser Mars, on peut imaginer que d'ici deux cent ans un système de navettes spatiales entre Mars et la Terre sera effectif. D'où l'idée d'imaginer martien l'un des arrières-petits-enfants...

L'exploration spatiale me fascine autant que la guerre me révulse. D'ailleurs si tout l'argent dépensé à se faire la guerre sur Terre avait été investi dans l'exploration spatiale, on habiterait peut-être déjà sur Mars! Une fois passée la sensation loufoque que fait naître l'idée de coloniser Mars, un flot de questions submergent ma cervelle...

Pourquoi Mars et pas la Lune? La Lune serait plus pratique à ravitailler. Qu'il y a t-il de si spécial sur Mars? Des minéraux à exploiter? Est-ce que l'on peut coloniser une telle planète sans être auto-suffisant? Sommes-nous capable d'être auto-suffisants sur Mars? Et c'est sans parler de la non-gravité. Un petit détail qui empêchera les premiers colons de se reproduire. Peut-on coloniser sans se reproduire? Tant de questions sans réponse...

Mais bien des idées pour stimuler mon imagination en manque. Aussi je ne peux qu'encourager ceux qui auront le courage de partir vivre là où aucun humain n'a jamais vécu. Que cela fasse une folle de moi!

Pour ou contre coloniser Mars?