mercredi, août 18, 2004

Escapade...

Partir en canot à la recherche du soleil qui s'efface doucement. Glisser sur l’eau tout sourire, silencieux dans la nature éveillée. S’accorder avec le lac pour mieux voguer sur ses flots. Plénitude des sens...

Trouver le « spot » parfait, juste en face du soleil en descente. Grignoter un sandwich sur un rocher, discuter de la journée passée, s’embrasser dans la lumière dorée. Entre chien et loup, se perdre les idées dans les lueurs changeantes du soir paisible. Se détendre entre deux eaux, attendre les étoiles...


mardi, août 17, 2004

C'est une belle journée...

Avant que le ciel ne se voile et que ne revienne la pluie, je file profiter de mon petit bout de paradis estival. À venir en ce petit jardin de mots, une histoire illustrée, sorte de satyre ou défoulement plutôt niaseux, écrite et mitraillée hier, ayant comme sujet les pollueurs de lac du dimanche...


lundi, août 16, 2004

Les chats apaisent l'âme. Un chat n'a aucun souci, parce qu'il pense de manière intuitive.
Pal Gerhard Olsen

Les chats existent dans notre monde pour réfuter le dogme que toutes choses furent créées pour servir l'homme.
Froquevielle

J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
Geoffrey Household

dimanche, août 15, 2004

Fourmis des villes, fourmis des bois...


Que font deux couples de blogueurs qui se rencontrent en un petit coin de paradis?
Enfin j’inclus Juan dans l’équation même s’il ne blogue pas lui-même mais se fait croquer régulièrement par mes mots publics...

Ebb et Hoedic sont venus flotter dans notre bulle de lac réelle, rencontre humaine intra-blogs, rencontre qui déchire le voile virtuel, rencontre amicale qui fait plaisir dans le dédale anonyme de nos quotidiens pressés. Pas d’ordinateur pour meubler notre week-end, mais plutôt un pique-nique poulet sur sable, une croisière d’eau, une visite de chèvres et de fromage, un feu sous les étoiles, mitrailler une couleuvre en promenade, butiner les journées en sourires, musique et liberté, converser de choses et d’autres, de la vie et du temps, simplement, laisser couler les heures en douceur, avec bonheur...

Hypérion a sorti le grand charme, dans la tristesse de mes chats disparus, il s’est transformé en hôte parfait et s’est ainsi fait récompenser sous forme de caresses poilues jusqu'à en devenir saoul! Magie du web qui m’émerveille. Bistro futuriste où faire des rencontres étonnantes et se lier d’esprit avec d’autres âmes en balade...


vendredi, août 13, 2004

Parisian Smile's United Colors of Table de Chevet

Un p'tit concours original sur les Ondes de Parisian Smile. À quoi ressemble votre table de chevet? D'où partent les songes de vos nuits? À quoi ressemble votre "coin de lit"?
Pour en savoir plus, allez faire un tour de ce coté de la carnetosphère,
partagez et découvrez ces petits coins d'intérieurs....


J'ai moi-même soumis à ce projet mon petit coin d'intimité conjugale. Longtemps, j'ai eu une superbe chaise à trois pattes recouverte d'un vieux tissu comme table de chevet. Dieu sait que je n'étais plus capable de la voir en peinture cette maudite table! Bancale, attrape-poussiére, je l'ignorais pour ne plus y penser. Coté homme, une table qui datait de ma vingtaine, anachronique, rebus d'une ancienne vie, meuble pseudo moderne conçu comme porte magazine pour salon futuriste, complètement perdu en ce chalet vieillot, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il faisait plutôt tache dans le décor!

Puis à Noël dernier, petit miracle de saison, lors d'une promenade au pays des soldes Zellers, je tombe sur une paire de tables qui crie mon nom! Vu le prix extrêmement raisonnable, ce fut vite décidé et en un tour de main, elles étaient dans mon caddy! De retour en ma chaumière enneigée, avec toute la joie du monde, je jetai enfin cette vieille chaise qui me donnait le blues de nuits entières. Au rancart la vieille table de mes 20 ans et place à ma nouvelle paire de chevet, petit bonheur domestique d'épouse satisfaite! Juan revint de France avec le cadeau de Noël de ma belle-mère, jolie tortue de Chartres qui veille désormais à nos sommeils québécois...

jeudi, août 12, 2004

I AM 31% GRUNGE!
31% GRUNGE
What's this? The longest I've been without a shower is three days? Not even close, man. I should go sit out in the rain for a week.

Ma pomme de reinette et les pommes d’Api...

Izo, dans un "sweet" mail me demande pourquoi j’utilise l’expression «ma pomme», à toutes les deux minutes, lorsque je parle de ma personne. Comme ce n’est pas la première fois que l’on me pose cette question, je me suis dit qu’il était temps d’éclaircir la question...

Je pense que comme l'on peut avoir des tics de langage, j’ai quelques tics d’écriture, «ma pomme» étant l’un des plus flagrant! C’est une expression française que je connais depuis la nuit de mon existence, je ne sais pas trop comment cela a commencé, j’ai lu ou (et) entendu le truc dans mon enfance et c’est resté collé à mon cerveau. Avec l’expression si souvent «rabachée» : «Oh! Lui ou elle ou (moi), il, elle (je) est aussi haut que trois pommes assises »...

N’étant pas de grande taille(1m61) lorsque les haricots poussent bien, j’ai toujours eu un peu l’impression d’être aussi grande que, disons, deux pommes trois quarts! Et c’est une expression qui m’a toujours fait sourire, que je trouve adéquate, sans pour autant être réellement péjorative, l’une de mes toquades personnelles....

Ainsi lorsque j’ai commencé à parler de moi en ce blog, tout naturellement, pour me décrire, l’expression «ma pomme», est entrée dans mes mots, (peut-être est-ce la faute à San-Antonio?), en fait, cela me tanne de trop parler de moi, avec «ma pomme» déjà je mets une petite distance, c'est plus proche de ce que je ressens. Sans trop savoir pourquoi, je suis plus à l’aise en me référant à une pomme qu'à tout autre fruit ou autres déformations de langues! Je crois que c'est une expression assez populaire sur le vieux continent! Il y a aussi le coté un peu comique qui me plait bien et donne cette nuance qui me convient...

Comme ce sont des expressions qui font partie de mon héritage linguistique, je ne me suis jamais posée tant de questions sur le sujet, mais maintenant que j’y pense, je vais aller voir si je peux trouver d’où vient cette expression qui utilise une pomme pour parler d’une personne ou plutôt si mes souvenirs sont exacts d’un visage...

Est-ce quelqu’un connaîtrait, utiliserait cette expression ou en connaîtrait la raison? C'est un truc de langue que la Grande Rousse sait peut-être...

Après réflexions, peut-être est-ce simplement dans l’air du temps! Aprés tout, Gwyneth et Chris ont bien nommé leur bébé Apple! En farfouillant un peu la blogosphère, voici quelques carnets cette expression semble être ou avoir été utilisée ...


Pommes et Biscuit ~ Paul Cezanne

mercredi, août 11, 2004

Journée mélancolie...

Lutter contre l'humeur de passage qui agrippe la moindre des idées pour les engloutir en son sein "romantique", combattre le spleen de cette journée au soleil glacé. Ne pas se laisser emporter dans cette douce folie de l'esprit qui colore la vie de nuances sombres et funestes...

Via le DITL /ÉTYMOLOGIE / Philology : Subst. fém. en français ca. 1175 melancolie, malencolie, du latin melancholia, du grec : «humeur noire» ( «noire» + «bile»).

ÉTUDE SÉMANTIQUE/Definitions

1. (Médecine ancienne). Excès de bile noire, l'une des quatre humeurs (fluides) de l'ancienne physiologie provoquant un état pathologique. La bile noire était censée être secrétée par la rate (en anglais spleen) à qui on attribuait les accès de tristesse et d'exaltation selon la température. (L'expression se faire de la bile, se tourmenter en garder la mémoire). En physiologie moderne, la bile est secrétée par le foie; la littérature et la langue dans un usage quelque peu vieillie lui attribuent non la tristesse, mais, les accès de colère (échauffer la bile, exciter la colère de quelqu'un), sens dérivé qu'a le mot spleen, rate, en anglais. Le mot colère lui-même signifie étymologiquement bile).

2. État de tristesse vague, propice à la rêverie (v. les articles ÉTAT D'ÂME, RÊVERIE, SAUDADE).

3. État pathologique d'abattement, de découragement, de lassitude, de pessimisme (v. les articles DÉPRESSION, PESSIMISME). L'esthétique de la mélancolie trouve peut-être une justification que nombre de grands artistes ont souffert de mélancolie, ou du moins on a diagnostiqué chez eux une tendance mélancolique; parmi les plus célèbres on signale Molière, Voltaire et Chopin. Le mélancolique, l'homme ou la femme atteint de mélancolie, constitue un type littéraire recoupant en partie d'autres caractères comme le misanthrope, le grincheux, le mécontant, etc., présent dans tous les genres, particulièrement la comédie antique et moderne, mais aussi dans la tragédie élizabéthaine, le drame romantique, le roman, etc.

4. Caractère d'un lieu, d'un spectacle, d'une situation, d'un genre, d'un mode d'expression, etc. empreints de douce tristesse, de nostalgie, etc. Mélancolie des ruines, des couchers de soleils, de la séparation, de l'élégie, du tango.

5. Ésthétique de la mélancolie: Recherche du beau dans la tristesse vague, la rêverie nostalgique, etc. comme étant susceptibles de favoriser la création artistique. Culture de ces états dans le but de se constituer une personnalité littéraire et artistique fertile en création. Le poète porte en lui le souvenir d'un état de grâce, d'éternité, de beauté, d'absolu auquel il aspire au travers de l'art.

Mélancolie de l'infini: Aspiration du poète, surtout du poète romantique, à retrouver par l'art ou à exprimer par l'art, l'artifice ou la fiction, un paradis perdu, une existence antérieure, un idéal infini, un absolu afin de faire apparaître une réalité transcendentale encore inconnue.

«Je suis le ténébreux - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie;
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.»
Gérard de Nerval, El Desdichado

«Surtout je redoutais cette mélancolie
Où j'ai vu si longtemps votre âme ensevelie.»
Racine, Andromaque.

«L'air, les raisins et le vin des bords de Garonne sont d'excellents antidotes contre la mélancolie.»
Montesquieu


Ebony Coast ~ Dominique Gaudin

Cat trouble (La Mère Michel s'énerve)...

A l’aube, je me réveille. Le corps plein de sanglots, le cœur en peine, je cherche mes chats dans le néant. Je cherche le visible pour n'y trouver qu'un énorme vide. Depuis un mois, tous mes chats ont disparu les uns après les autres. Je pleure ma famille féline. Habitués depuis des années à aller et venir entre le chalet et la forêt, ils étaient libres de leurs mouvements. Ils revenaient toujours de leurs aventures, nous ne nous en faisions guère sur leur sécurité.

Tout a commencé avec Gaia qui a disparu la première, jolie Gaia, affectueuse, forte et chasseuse. Puis ce fut le tour de Patapouf de disparaître. Mon gentil Patapouf qui faisait des dialogues entiers en miaulant, phrases de chats que je ne comprenais pas. Puis Petite Crevette partit un jour se promener pour ne plus revenir, Petite Crevette, si douce et docile, petite boule d’affection et de discrétion. Sumiko, belle comme la nuit suivit le même chemin et depuis maintenant une semaine Yoda ne réapparaît plus! Et là, c’est trop!!! Mon cœur tempête, fait rage, il se brise contre les écueils de cette vie qui me souffle des cercueils de chats dans la tête. Les questions tournent en rond dans un océan d’incertitude. Où sont partis mes chats???

Je veux bien croire que la nature peut être responsable, mais de là à croquer mes chats les uns après les autres, je ne la crois pas si cruelle! Ne serait-ce pas plutôt l'une des caractéristiques de l’Homme? Qui a pris mes chats?!?!

Sur cette dernière rue du village, entre lac et forêt, (nous sommes l’une des rues les plus habitées à l’année), sur 16 maisons ou chalets, 12 vibrent d'humanité à l’année, ce qui est plutôt rare dans ce village composé à 75 % de résidences secondaires. Sur ces douze maisons, beaucoup aiment les chats, d’autres se taisent ou chuchotent, y’a-t-il un meurtrier sur ma rue?

La vieille madame tout au fond posséde une dizaine de chats qu’elle garde jalousement, peu sortent. Elle est un peu paranoïaque sur le sujet, elle parle de renards, d’ours, des dangers de la forêt et de ces gens qui tuent les chats par plaisir, on ne sait jamais qui c’est, mais ils existent répéte-t-elle! Il y a le p’tit couple à coté qui avait un chien assez tannant, gentil, mais un peu tannant. Le papy d’en face leur avait fait des menaces. En mars, le chien a disparu de leur terrasse, il leur reste trois chats! En les croisant au IGA, l’on partage nos malchances animales. Depuis la mort d’Atlantik, c’est l’apocalypse féline en notre chaumière!

Sur leur coté de rue, trois autres couples de vieux entre 50 et 70 ans que l’on ne voit guère, y’aurait-il un tueur de chats parmi eux? Les vieux si ça se tannent de voir un chat traverser leur précieux jardin, cela peut avoir la main sévère, après tout ce ne sont que des chats, n'est-ce pas?

De notre coté de la rue, au fond, le couple de sportifs, très doux et granola, je ne les vois guère tuer mes chats. Puis le Papy qui s’entend comme chien et chat avec la Mamie d’en face. Je le connais un peu, il craque à mon charme comme une brindille sèche. Il aime bien les chats et ne voyaient pas souvent les miens. Il n'aurait jamais osé me blesser. Il me dit entre deux confidences que c'est peut-être sa voisine qui les a kinappés! Heu! Pas sure! Puis vient une famille que l’on ne connaît pas. Arrivent ensuite nos voisins coté gauche, là je ne sais pas trop. L’année dernière, madame ne voulait pas nous dire bonjour car elle trouvait que nos chats allaient trop chez eux. En plus c’est des passionnés d’oiseaux alors bon! Et voilà pas que cette année, la vapeur s’est renversée et ils sont extra-gentils avec nous, proposent des outils si Juan veut s’amuser à construire de quoi, tente, réchaud, tout est soudainement à notre disposition! Que s’est-il donc passé dans leur tête! Et comme par hasard voilà que je n’ai plus un chat adulte dans ma maison! Serait-ce là un cas de mauvaise conscience prononcé, je me pose des questions...

Les voisins de l’autre bord ont eux-mêmes deux chats, ils aimaient bien les nôtres, je ne les vois pas virer couleur homicide. Ce matin, le cœur en chagrin, je me suis levée à l’aube, je suis partie dans la forêt derrière la maison, j’ai laissé couler mes larmes entre bois mort et rosée. Tandis que je parcourais la brousse, les fougères sont partout, j'ai cherché d'un regard fou mes chats disparus, je n'ai rien vu! Peu courageuse, je ne me suis pas aventurée trop loin, après tout, j’ai pas vraiment le goût de croiser un ours égaré à 6 heures du matin! À force d’entendre les légendes villageoises, un certain effet commence à se faire sentir en mes pensées, est-ce que les ours mangent les chats?

En attendant, quelques jours encore sans revoir mon Yoda ou aucun de mes chats et je vais aller faire le tour des maisons du quartier. Exposer ma peine, blablater mon histoire et guetter les réactions sur les visages, je vais entendre des dizaines de légendes rurales, maudit été de c...!!! Je ne peux pas croire que je ne reverrais aucun de mes gentils minous. La nuit, ils me visitent en rêve, je n’y vois pas là un bon « Omen »! Si au moins, il pouvait en revenir un seul, cela mettrait un peu de baume sur ma douleur interne. D'ailleurs, je n’ai pas dit mon dernier mot!

Hypérion, fils de Gaia, qui s’était sauvé le jour où ses frères prirent le chemin du Pet Shop et Obsidien, fils de Petite Crevette qui a lui aussi échappé à l’orphelinat des chats sont à mes cotés pour me nourrir de cette vibration féline nécessaire à mes jours. Je ne puis vivre sans chats, c’est inexplicable. I should have been a cat woman! J’espère bien ne pas devenir la petite vieille au fond de la rue qui ne vit qu’avec ses chats, à moitié sénile et complètement hermite. J’ai juste besoin d’avoir des chats dans ma vie, c'est plus fort que tout! Plus que deux minis chats entre mes 4 murs, cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. La maison me semble si vide, le silence plus intense, l'atmosphère moins légère. « Je veux revoir mes chats » hurle la petite fille au fond de moi....

La voisine de mon âge qui a perdu son chien me dit : «Brocoli est enceinte, si tu veux tu pourras venir prendre un p'tit minou!». Peut-être... Avant cela, je dois traverser cette contrée solitaire où me transporte ma peine, il faut que je trouve un coin tranquille où la déposer gentiment, ouvrir une boite de souvenirs pour y déposer ces pensées glacées, continuer d’enquêter...

D’un autre coté, si je dénichais un responsable humain, la vague de haine qui m’emporterait serait si forte que je ne sais pas si je serais en mesure de la contrôler, aprés tout je ne suis qu'une simple humaine sur la Terre! Mais Dieu sait si je déteste ressentir la haine m’inonder l’être et me bouffer la moelle de ses crocs d'ébène...

mardi, août 10, 2004

Dans ma bulle...

L'espoir est une bulle irisée qui colore fugitivement la vie.
Jean Mauduit

Les fées font leur lessive dans une bulle de savon et cuisent leur soupe sur un feu follet.
Béatrix Beck

La vie, c'est comme une bulle, une petite bulle perdue dans l'atmosphère, et qui éclate un beau jour quand le temps est venu.
André Major