mardi, août 01, 2006

Une fois n'est pas coutume. Un questionnaire qui m'effleure l'essence intérieure...

I took the Blogging Personality Quiz at About Web logs and I am...

The Writer
Words captivate me. And, I like to capture words. Blogging enables me to write often. It also provides a place for me to share what I write with a reading public. I can be funny, inspiring, intelligent, cynical, or morbid. It doesn't matter what I write about in my blog. It only matters that I write.

Coté questionnaire superflu

High Dynamic Range

Bridge-HDR-IIQuartier-HDR

Noyée dans un univers en HDR, je me débats les ambitions. HDR? C’est quoi cette bête? Ça mord, ça pique? Parlons du High Dynamic Range, un virus hautement photographique qui peut engloutir l’esprit dès sa première bouffée. Photomatix est mon acolyte, mon "pusher". Il m’ouvre les portes d'un univers surréel. Un univers parallèle formé de soupçons d'irréels qui se nourrissent de réalité volée.

C’est évidemment en parcourant Flickr que je suis tombée la première fois sur Kris Kros, un passionné du genre. Le style en question m’a tout de suite attirée. Sans en comprendre les subtilités, j’étais subjuguée. Les mois ont passé sans que je ne puisse en éclaircir le mystère. Mais quel était donc cet effet quasi surréaliste qui m'hypnotisait le regard?

Puis, un soir pas comme les autres, le déclic se produit enfin! En me baladant, l'esprit alerte dans la jungle visuelle, je trouvais une porte secrète. Vite, la mouche HDR m’a trouvée. Je l’ai laissée me piquer, sans rancoeur, avec bonheur. Depuis, je suis contaminée, je délire et j’en suis bien aise. Je pars en voyage mental. Adepte du "Tone Mapping", je m'éclate la tête avec des variétés d'ambiances étonnantes, je me sature les yeux de couleurs rutilantes. J'expérimente le genre avec délice des sens...

Mais qu’est-ce que le HDR? C’est un effet spécial qui s’obtient grâce à une fonction de Photoshop ou avec Photomatix qui est l’outil que j’utilise. L’idée est de prendre une même photo avec des expositions différentes pour ensuite les « morpher » en une seule image.

Ce qui me fascine là-dedans, c'est qu’avec ce procédé artificiel, il est parfois possible de recréer des atmopshères peintes. Des images comme d'étranges peintures, issues du futur, qui n'ont plus de toile que le Web.

Lorsque la photo est née, les peintres sont devenus une espèce en voie d'extinction. Au fil des décennies, les photos ont peu à peu remplacé les cadres des anciens. Et maintenant, je m’amuse à peindre ma vie avec des photos! C’est un processus qui me contamine le sang, je ne sais pas si cela se soigne…

On-Father's-DayChillin'Photomatix-IIHDR testLake-HouseBurgers-Summertime
Tropical-StormRainbow-TripGaz-StationHDR-Redfolks

HDR Power

Août se découvre sous un jour lourd de grisaille. Chaude atmosphère parsemée d’ondées légères, seule dans la maison, j’erre. Rares sont ces heures sans bébé. Un peu paumée, mes minutes glissent avec l'univers calme et boisé qui entoure mes murs..

Le minuscule génie du ménage me suit. Silencieux, il se pose au gré de mes pensées. Je l'observe du coin de l'oeil. Mais c'est qu'il me sourit le coquin! Pas grand chose à dire, les lieux sont en ordre. Il s'évapore bientôt. Sans m'en faire, j'erre...

Protégée par une solide bulle invisible, je peine à en percer la membrane. Régugiée derrière mon puissant bouclier, je scrute les environs.

Apprivoiser l’espace, se familiariser avec ses détails, retrouver ses repères. Je cherche ma peau.

Un fossé me sépare du reste du monde. Au fil des mois pénibles, mes jours ont érigé une citadelle. Du haut de son donjon, j’examine l’horizon.

Donjon

lundi, juillet 31, 2006

Quand le coeur est chaud, on n'a pas froid au corps.
Lao She

Faites l'amour le matin, et partez avec quelque chose de chaud dans le ventre.
Régis Hauser

Il m'est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent.
André Gide

Chaud devant

samedi, juillet 29, 2006

À la source des souvenirs...

Je creuse en sa mémoire les sillons qui verront naître la forêt de ses souvenirs. Je laboure le temps de ces précieuses minutes nées de l'intime. Avec patience, je cultive ces instants uniques.

Projeter des graines de présent dans le futur pour lui créer ce passé qui fera d’elle une personne à part entière.

Petite Lily-Soleil dont je suis la maman, de cette lumière qui me fascine, tu guides le cours de mes jours. Au quotidien, je m'applique à mieux te connaitre, à te chérir et à te protéger. Je voudrais forger la réalité en cet idéal que je te dédie du bout de mon coeur.

Au programme de cet invisible travail, plusieurs tâches: Étudier les reflets de ta personnalité qui me parlent de toi. T'écouter grandir. Observer avec affection cette évolution qui fait de toi un être nouveau dans un univers "vieux comme le monde"...

Liloo-IILily-Soleil-III
Lily-Soleil-IILily-Soleil

Source des souvenirs...

vendredi, juillet 28, 2006

Juste avant que celle-ci ne s'achève, l'expression choisie de la semaine...

EXPRESSION

« Ne faire semblant de rien »

SIGNIFICATION
Faire comme si de rien n'était, ne manifester volontairement aucune réaction.

ORIGINE
Cette expression date de la fin du XIIe siècle. Elle s'oppose simplement à 'faire semblant de' qui signifie "simuler une attitude (pour donner le change)" ou "se donner l'apparence de". En ancien français, on disait "montrer semblant" pour "simuler". Bizarrement au premier abord, "montrer bel semblant", voulait dire "faire bon accueil" ; mais si on prend "sembler" pour "paraître", alors on comprend que "bel semblant" puisse signifier quelque chose comme "bon accueil" (l'hôte faisant tout pour paraître sympathique).

Ne faire semblant de rien

jeudi, juillet 27, 2006

P'tit bout de chou...


P'tit bout (7 mois)
Uploaded by Etolane
Neuf secondes de bonheur citadin attrapé dans la cour de Grand-Maman durant le mois de juin...

P'tit bout de chou

mercredi, juillet 26, 2006

Mystique

Instants fugitifs de saison magique...

Il y a quelques semaines, une virée avec Gab et Julie sur l'Île d'Orléans. Unique occasion de s'éclater sans penser, l'esprit libre. Bébé est en sécurité chez Grand-Maman. Depuis des mois, les parents ne sont plus insouciants. Voici une occasion de retrouver quelques souffles de liberté, souffles bienvenus, le temps de se recentrer les idées. Passer par une transition d'émotions, un peu honteux d'aimer autant cela. La compréhension de nos regards fortuits, complices, l'on se parle en silence. Accepter de profiter de ces instants rares...

Summer-vibes

Des burgers dans un "boui-boui" local avec horizon à perte de vue. Une superbe lumière estivale, un air idéal. Le soleil se couche sur le grand fleuve qui se dore dans la brunante. Cette agréable sortie, pensée sur le vif du présent, est une sortie empreinte d'amitiés et de sourires. Le cidre de Julie pour immortaliser ce moment béni des Dieux.

La nuit attrape notre soirée sur une rive anonyme, en face de la fourmilière urbaine, nous sommes aux cotés d'un pêcheur tenace qui démontre une vive obstination. Il attendra les étoiles pour abandonner la partie et repartir les mains vides. L'on discute de tout et rien, de Nietzsche aux poissons pollués, en passant par le budget, les trucs de la vie et les blablas de la vie de tous les jours.

Cargo-de-nuit

"Québec-ville" scintille de l'autre coté du fleuve majesteux. Un cargo fait vibrer la nuit. L'on se fait dévorer par les milliers de bibittes que l'on ignore courageusement. L'on niaise, l'on rigole, l'on s'enrichit les uns des autres avant de se quitter sur le pas de leur porte, le coeur soufflé de douce humanité...

Mystique

Quatrième dimension.

La sécheuse bourdonne, je mets en marche l’aspirateur, le téléphone sonne. D’un même élan, je réponds d'une main et je pèse du pied sur le bouton de l’aspi :

- Allo?

Tout en essayant de bien caler l’appareil entre mon épaule et mon oreille, je réalise que la musique est trop forte.

- Allo, allo... C’est Louise!
- Ah! Bonjour…

Tout en baissant le volume de la musique, ma cervelle démarre au quart de tour pour essayer de replacer la dame en question. Louise, Louise? Est-ce que je connais une Louise? Elle enchaîne :

- T’es dans ton ménage?

En plein dans le mille Émile! Louise, Louise? Je cherche toujours, essayant de reconnaître cette voix qui ne me rappelle absolument rien.

- Oui, je suis en plein dedans, j’en ai pour la journée!
- Oui, j’entends que ça tambourine! T’es dans ton linge?

Mais elle est voyante cette Louise!?! Non, décidément, je ne connais pas de Louise! Ce nom et cette voix ne me disent absolument rien! Certaine de savoir à qui elle s’adresse, la dame en question ne semble pourtant pas se poser de questions existentielles sur mon identité. Elle poursuit :

- Dis j’aurais besoin d’un service?
- Ah, oui…

Je réalise que c’est un peu difficile de lui demander maintenant d’où est-ce que l’on pourrait se connaître! Elle attend à peine ma réponse, elle s’emballe :

- Oui, j’aurais absolument besoin du nom du mari de la belle-sœur du beau-frère du cousin de Joel? Tsé celui qui était au party chez Maurice...
- Heu…

Alors, là, je suis absolument sûre de ne pas la connaître!!! L’embrouille téléphonique est à son apogée. J’essaie de m’en dépatouiller le plus subtilement possible.

- Heu….
- Tu sais pas hein?
- Heu… Non.
- Ah! C’est plate parce que j’avais absolument besoin de lui parler, je cherche son numéro, mais j’ai oublié son nom de famille!!
- Ah!!! Heu... Ben…
- Alors, tu sais pas du tout?
- Heu… Non, je suis désolée…

Je la sens prête à embarquer sur les détails de la chose mais je maintiens un silence prudent qui semble à peine la troubler.

- Bon ben, c’est pas grave, je te laisse retourner à ton ménage!
- Ah! Bien merci alors…

Merci? Je ne sais pas trop de quoi je la remercie mais sur le coup, c’est le seul mot qui me vient en tête pour conserver l’élan amical et poli dans lequel est projetée cet échange surréaliste.

- Bye alors, à la prochaine…
- Bye, heu, merci…

Interloquée, je raccroche. C’est la première fois que je me glisse de façon si tangible dans la peau d’une illustre inconnue pour papoter gentiment avec je ne sais qui de son entourage! Louise ne s’est rendue compte de rien. J’allume l’aspirateur avec le bout de ma tong et me replonge dans la mare domestique qui se nourrit du courant de mes heures…

Quatrième dimension...

lundi, juillet 24, 2006

Début de semaine orageux.

Ce matin, le tonnerre frappe la Terre avec force. Le temps se donne des airs de déluge grâce à une pluie fracassante qui pimente le tout. On se prend des tempêtes tropicales à répétition sur la face, au moins cela rafraîchit l’atmosphère brûlante!

En ce moment, à chaque fois que l’on a emmené bébé se baigner au lac, on a eu droit à une bonne douche. C’en devient presque drôle. Le soleil se sauve dès qu'on s'approche de la plage. Ou il ne nous aime plus, ou nous n'avons vraiment pas le tour d'y aller lorsqu'il s'éclate au dessus de nos têtes. Il faut dire que j'hésite à sortir bébé lorsqu'il plombe l'air de chaleur étouffante...

La pire fois fut sans doute la plus étonnante. Bébé barbotte avec plaisir. Je contemple l’horizon menaçant avec des doutes dans les yeux. Le ciel se teinte rapidement de teintes qui virent à une méchante noirceur bleutée. Une légion de nuages sombres parait s’approcher au galop. Dans le temps de la dire elle couvre toute notre vue. En son sein, des éclairs éblouissants alimentent sa colère. En quelques minutes le vent se lève pour nous fouetter de ses rafales de sable qui picorent douloureusement la peau nue. Bientôt la plage est déserte et les quelques âmes égarées courent chercher refugue sous l'abri le plus proche...

Stormy-day-II

Début de semaine orageux

Dans ma blogobulle, se cachent...

- Mademoiselle Zazon, certainement ma parisienne préférée, (car je l'imagine parisienne même si je ne sais rien d'elle), aussi pétillante qu'amusante, légère comme un soupçon d'air frais dans une canicule de bitume.

- Des envies gourmandes qui cultivent la fantaisie de "mes salives".

Dans ma blogobulle

De l’autre coté du bonheur

Par hasard, je tombe sur des blogues de mamans qui ont perdu leur bébé juste avant la naissance. Je découvre ces vies bouleversées par une perte si intime. J’ai mal de lire ces destins inachevés. La douleur de ces mamans me touche profondément.

Mon bébé Soleil sommeille, je me lève pour vérifier que tout va bien. Combien de fois n’ais-je pas vérifié qu’elle respirait dans ses songes? Je sais la peur en mon cœur. Je me sens si chanceuse de l’avoir bien vivante. D’un coup, toutes ces lignes effacent les douleurs de mon corps. Pour elle, pour qu'elle se porte bien, je souffrirai encore. Qu’importe mes problèmes de santé!!! Qu'importe mes sacrifices personnels! Qu’importe ces kilos qui s’accrochent par dizaines et me minent le moral! Il n’y a rien de final…

Je suis une mère poule, un rien me fait peur. Une rougeur, un bouton, un éternuement et la panique peut s’emparer de moi si vite que j’en perds le contrôle de ma raison. Je m'inquiète plus vite que l'éclair. Pour dédramatiser mes émotions extrêmes, Juan se moque un peu de ma pomme qui s’énerve.

En lisant les lignes de ces mères en peine, je prends conscience de cette chance que nous avons. Je prends conscience du bonheur ultime de voir ce bébé grandir, rire, pleurer. Je l'aime d'un amour extraordinaire. Mes difficultés de jeune mère au foyer me semblent futiles. Je la couve du regard et ses sourires lumineux éclairent mes zones d'ombres. La vie est belle car elle vibre dans le regard malicieux de mon petit rayon de soleil.

Je remercie le ciel de m’avoir donné un bébé bien formé. J’espère qu’elle restera longtemps en santé. J’espère qu’elle deviendra femme sans encombre, sans autres soucis que ceux du banal quotidien.

Que les anges veillent sur ses jours toujours, qu'ils aident toutes ces femmes qui souffrent de n'avoir pu connaitre le petit être qui a vécu en leur chair sans jamais voir la lumière terrestre....

L’autre coté du bonheur