jeudi, octobre 10, 2013



L'une de mes expressions de prédilection est certainement "C'est la croix et la bannière" (à conjuguer au temps de son choix à la sauce de son goût). En l'intimité de ma langue, cette expression évoque difficultés, complications, frustrations. Je trouve que c'est une bonne façon d'illustrer ces moments humains où l'on rame plus que l'on nage...

Je la tiens de ma grand-mère. C'est une expression qui m'a toujours fait pensé à Jésus et à sa croix à porter. Une tâche pour le moins compliquée! La bannière, par exemple, a toujours eu le don d'éluder ma compréhension. Et je n'ai jamais pensé à en rechercher le fond jusqu'à ce que Miss Soleil se mette à massacrer joyeusement l'expression.

Quand elle s'exclame avec conviction: "Maman, c'est la guerre et la bannière!". Je ne peux m'empêcher d'en sourire... et de finir par en rechercher la signification!

Ainsi je réalise que si cette expression s'inspire du christianisme, elle n'a pas du tout la même origine que celle imaginée durant mon enfance.

EXPRESSION via Expressio.fr  
« La croix et la bannière »

SIGNIFICATION:
De grandes complications ou difficultés.

ORIGINE: "Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l'italien. A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société. La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu'il s'agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l'arrivée d'un notable dans la ville. 

Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d'une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant. Mais l'organisation de ces processions n'était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l'importance des participants, qu'elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes. Ce qui explique le sens de "grandes complications". 

En 1690, Furetière indique que "il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu'un" signifiait "il faut aller le chercher avec des formes telles qu'il ne puisse se dérober". Dans ce sens, on retrouve l'apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s'esquiver. Notre forme actuelle "c'est la croix et la bannière pour..." est attestée en 1822."

Expression ancestrale...

mercredi, octobre 02, 2013



200 000 personnes de plus de 100 pays ont appliqué au projet de colonisation de Mars en 2023. Quatre d'entre eux seront sélectionnés pour la première mission. Une première mission sans retour de prévu. Aussi farfelue que semble l'idée, elle hante mes neurones enrobés de science-fiction...

Si je n'ai certainement pas le courage d'y aller de mon vivant (ou de voir ma fille y aller), je ne suis pas contre l'idée d'imaginer qu'un de mes arrières-petits-enfants habite sur Mars. Qui sait, peut-être même que mon esprit pourrait l'y accompagner?

Aussi folle que peut paraître aujourd'hui l'idée d'habiter sur Mars, est-elle plus folle que celle qu'ont suivit les premiers colons européens? Ceux qui partaient coloniser l'Amérique savaient qu'ils ne reviendraient jamais en Europe. Bon d'accord, un peu plus folle vu les difficultés techniques à surmonter pour y arriver. Mais si l'on remet en perspective notre niveau de technologie à celui de l'ère de Colomb, est-ce vraiment si fou?

Désormais on vole de Paris à Montréal sans plus penser aux premiers colons américains. Certainement de quoi révolutionner les idées de Christophe Colomb! Alors si l'humain arrive à coloniser Mars, on peut imaginer que d'ici deux cent ans un système de navettes spatiales entre Mars et la Terre sera effectif. D'où l'idée d'imaginer martien l'un des arrières-petits-enfants...

L'exploration spatiale me fascine autant que la guerre me révulse. D'ailleurs si tout l'argent dépensé à se faire la guerre sur Terre avait été investi dans l'exploration spatiale, on habiterait peut-être déjà sur Mars! Une fois passée la sensation loufoque que fait naître l'idée de coloniser Mars, un flot de questions submergent ma cervelle...

Pourquoi Mars et pas la Lune? La Lune serait plus pratique à ravitailler. Qu'il y a t-il de si spécial sur Mars? Des minéraux à exploiter? Est-ce que l'on peut coloniser une telle planète sans être auto-suffisant? Sommes-nous capable d'être auto-suffisants sur Mars? Et c'est sans parler de la non-gravité. Un petit détail qui empêchera les premiers colons de se reproduire. Peut-on coloniser sans se reproduire? Tant de questions sans réponse...

Mais bien des idées pour stimuler mon imagination en manque. Aussi je ne peux qu'encourager ceux qui auront le courage de partir vivre là où aucun humain n'a jamais vécu. Que cela fasse une folle de moi!

Pour ou contre coloniser Mars?

lundi, septembre 30, 2013

Avec le retour de la routine scolaire, on recommence à se creuser la tête pour trouver des idées de repas sympas, équilibré et savoureux.

Pas tous les jours évident d'en trouver l'inspiration quand revient le train-train quotidien. Pourtant quand on se fait une soirée à saveur mexicaine, l'inspiration est toujours de la partie.

Ce mois-ci, je décide d'improviser poulet pour une soirée fajitas. En pigeant dans différentes recettes par ci par là et en laissant aller l'instinct, je concocte une simple recette maison.

L'idée est de se dépayser les idées en utilisant ses papilles. Alors ce soir, #WeMexiCan!

Pendant que l'on prépare le repas, la puce bavarde et sautille. Et quand l'idée de mettre ses lunettes de soleil pour s'assoir à table lui passe par la tête, je me dis qu'elle est pas mal heureuse du repas du soir!

Avec les journées qui raccourcissent et les mélancolies d'automne, s'improviser une petite virée au Mexique est toujours bon pour le moral familial. Lorsque le repas est ponctué de "huuummm" gourmands et de sourires partagés, c'est que le défi du soir est réussi...

Et lorsque les bouchées sont bonnes, les discussions du tour de table s'en ressentent. L'humeur est plus joyeuse, l'humour se joint à la partie et cela finit en quelques rigolades. Cela termine un lundi dans la bonne humeur. Toujours une bonne façon de commencer la semaine!

Alors pour ces fajitas au poulet citronné, rien de plus facile. Il suffit de laisser mariner la viande crue dans un mélange de jus de lime, d'ail finement coupé, de cumin et de salsa puis de faire revenir le poulet à la poêle.

Une petite guacamole maison ainsi que quelques ingrédients frais (au choix) pour agrémenter le tout et le tour est joué. C'est le temps de remplir son fajita, de le rouler et de le croquer!


Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Faciles Fajitas

dimanche, septembre 29, 2013


J'habite un endroit de nature, non loin de la ville. Juste assez loin pour l'oublier. Juste assez près pour ne pas m'encrouter. À la ville, je prends le pouls de la civilisation qui fait mon époque moderne. Au lac, mon pouls s'harmonise avec celui de la nature qui m'entoure.

Entre forêt et lac, nous avons pris racine. J'en apprécie le calme humain. Il me repose les émotions tourmentées.  Miss Soleil y grandit, sans grand souci, au rythme des saisons qui se renouvellent. Et, en cet automne qui nous absorbe, l'on profite au maximum de ce merveilleux cadre qui est le nôtre.


L'été, le lac se transforme en lieu de villégiature subtilement exalté mais une fois l’automne arrivé, la nature reprend ses droits. J'aime alors y inspirer ses différents états. Et parfois, je capte l'un de ses moments privilégiés où le lac se transforme en miroir limpide...


Miroir limpide...

mardi, septembre 10, 2013

72 heures en Alberta... 
 

Extrait: "Cet été, j’ai été invitée à découvrir ma cowgirl intérieure. Sans hésitation, j’ai pris l’avion pour l’Alberta, ravie d’embarquer en ma première expédition à l’Ouest. L’aventure de 72 heures consistait à découvrir ce coin de pays au volant de la toute nouvelle GMC Sierra. À moi les grands espaces! 

Je survole le Canada les yeux scotchés au hublot. D’abord subjuguée par l’immensité des grands lacs qui me font penser à une mer intérieure puis hypnotisée par la platitude quadrillée des plaines qui dessinent un patchwork géant de vert et de jaune. Celui-ci  semble se dérouler à l’infini. Impossible de m’en détacher le regard.  

Je débarque à Calgary avec une nouvelle perception de ce pays qui est le mien. Prête à prendre la route en compagnie de mon homme. On se prépare à aller camper sur un Ranch aux pieds des Rocheuses. L’occasion d’aller rouler sur la route 22, la fameuse « Cowboy trail »  qui longe les contreforts des Rocheuses. (..)" La suite d'ici quelques jours du coté du Huffington Post Québec.


 

J'ai aussi profité de ce voyage éclair à l'Ouest pour apprivoiser l'App Story Maker sur Blackberry Q10. Si je ne suis pas transcendée par les applications Blackberry en général je dois dire que celle-ci me plait bien. Elle permet de créer facilement des montages photos et vidéos. Pour la peine, j'en parlerai davantage du coté de Branchez-Vous.com la semaine prochaine....

Sur le blogue Unique, Marie Julie Gagnon me passe sous le grill de ses curiosités. Et je poursuis ma semaine en titillant mes idées vadrouilleuses pour bloguer du coté de Yulair. En attendant le prochain voyage à inspirer...

Sur le même thème: Série d'articles voyage autour de la Floride / Prendre le large de la côte du New Jersey.... / Sept plages paradisiaques où s'évader les idées...

Voyages et compagnie...

samedi, septembre 07, 2013


J'ai passé l'été avec ma fille. Ce temps passé en sa compagnie a irrigué nos canaux de communications et abreuvé nos idées communes.

J'ai maintenant passé plus de temps avec ma fille de sept ans et demi que je n'en ai jamais passé avec ma mère en 40 ans de vie. Passer du temps avec ma puce me permet non seulement de tisser des liens solides avec elle mais aussi de cicatriser les blessures profondes issues de cette carence maternelle que je trimbale en mes entrailles.

La mère que je suis ne suit aucun modèle précis. Juste un idéal. Un idéal qui se dessine depuis le temps où j'ai commencé à étudier les adultes qui composaient mon enfance. Cultiver les idéaux fait depuis longtemps partie de ma personnalité.

Cet été, nous avons vécu de ces moments complices mère/fille qui font tant de bien au cœur et aussi de ces moments moins drôles où l'envie de m'arracher les cheveux est intense. Ces moments rigidifiés par la discipline à exercer, par l'éducation à appliquer. Ces moment sont une corvée parentale. Ils contrebalancent les joies de voir grandir en beauté son rejeton.

Ma fille n'est pas la septième merveille du monde. Elle est humaine. Elle a ses défauts et ses qualités, ses forces et ses faiblesses. Je crois qu'il est de mon devoir maternel de l'aider à épanouir ses qualités et à maîtriser ses défauts. En mon devoir parental, je me dois de séparer le grain de l'ivraie. Tout un défi!

Casser les cycles malheureux de ma propre enfance est une ambition que je poursuis envers et contre tout. Élever mon enfant unique est source de bien des réflexions intérieures. La fillette en mon sang, qui a grandit sans père et avec une mère absente, ne manque jamais d'y mettre son grain de sel. J'ai longtemps attendu avant d'enfanter et ce n'est définitivement pas un hasard...

Le retour à l'école

Avec la nouvelle année scolaire, le festival des virus et de la morve à gogo fait la fête à la maison. Un méchant virus fait effet domino. Après l'homme et la puce, à mon tour d'être KO. S'ajoute à cette équation les douleurs faciales chroniques avec lesquelles je vis depuis ma paralysie. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

En ce début de deuxième année de primaire pour la puce, les parents que nous sommes bataillons avec la commission scolaire qui a coupé notre service du bus du midi en notre secteur (tout en augmentant les taxes scolaires) parce-qu'il n'est pas rentable. Une histoire administrative abracadabrante comme il en existe tant.

Évidement de moins en moins d'enfants mangent à la maison le midi. Et même si je travaille majoritairement depuis la maison, il m'est difficile de travailler correctement si elle rentre tous les midis. Mon travail en est un de concentration et je suis beaucoup plus productive si je peux me concentrer plus de deux heures à la fois!

Ceci dit, je trouve important qu'elle puisse rentrer manger à la maison deux jours par semaine. Je me souviens du bien-être que je ressentais à rentrer le midi chez ma grand-mère lorsque j'étais au primaire. Et je sais combien elle apprécie pouvoir revenir manger à la maison le midi. J'estime que cela bénéficie à son équilibre intérieur. Et son équilibre intérieur me tient particulièrement à cœur.

On finira par trouver une solution même si cela consiste à aller prendre le bus chez une amie à quelques rues de chez nous (dont le bus passe encore le midi). En attendant de trouver une solution finale j'ai passé les premiers jours de sa rentrée à faire la navette sans pouvoir me concentrer correctement. Au final, sa rentrée s'est bien passée. Sans réelle difficulté pour l'enfant qui grandit. Si ce n'est le Festival de virus et de morve...

Après une semaine sa nouvelle maîtresse a déjà complimenté ses attitudes et comportements. J'espère que cela continuera. Tout comme les années précédentes, je compte sur le fait que Miss Soleil ne soit pas de ces enfants qui donnent du fil à retordre aux enseignants mais plutôt de ceux qui les inspirent à continuer l'exigeant travail qui est le leur.

Je crois qu'il est de mon devoir de maman d'envoyer à l'école une enfant capable d'apporter à sa classe et non de lui nuire. Tout comme j'espère, en bout de ligne, élever un humain qui contribuera à améliorer la société plutôt que l'empoisonner. Mais surtout je souhaite qu'elle arrive à l'âge adulte avec les outils en mains pour être bien dans sa peau.

Alors, souvent, contre l'air du temps, je m'adapte à sa vie afin qu'elle puisse s'épanouir au mieux. Je me plie à son rythme d'enfance en m'oubliant. À date, c'est une enfant épanouie. Je ne compte plus les louanges que l'on me fait à son sujet. Beaucoup de ceux qui n'ont pas encore d'enfant me disent qu'ils souhaitent avoir un jour la même. Si seulement ils savaient combien je trime à la tâche!

À chaque fois que l'on me dit combien c'est une enfant lumineuse, je me dis que le travail de fond que je fais avec elle porte fruit. Mes sacrifices personnels ne sont pas vains. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît...

S'accorder aux rythmes d'enfance



Depuis sa naissance, j'ai pris le parti de m'adapter à ses rythmes d'enfance. Ainsi va ma vie. Il n'y a rien comme posséder une bonne carence maternelle et manquer de mourir en donnant la vie pour ajuster ses perspectives et priorités personnelles.

J'en conçois toutes sortes de sacrifices adultes qui me font parfois sentir comme une extra-terrestre. Son bien-être mental passe avant mon bien-être financier. Ma liberté d'exister s'ajuste à son autonomie. Ce n'est pas tous les jours évident. Mais la voir passer les étapes d'enfance sans difficulté est ma récompense. Je me dis qu'investir en son enfance n'est pas peine perdue.

Depuis qu'elle est née cette subtile sensation m'habite: elle représente le futur, je serai son passé et notre présent fait le lien entre ces deux dimensions temps. La responsabilité que j'en ressens guide mes choix de maman.

Choisir la pige me permet de travailler de la maison (et de vivre dans un océan d'incertitudes professionnelles où nagent bien des requins). C'est un stress de fond quotidien. Je me dis qu'elle grandit pas mal vite et plus elle grandit plus je suis libre. Un jour, sa vie sera sienne et je retrouverai la mienne. En espérant ne pas avoir trop raté de ma vie individuelle en chemin.

Elle est d'ailleurs maintenant assez grande pour que je ne ressente plus de scrupules à aller passer une journée à Montréal pour un événement quelconque ou partir pour quelques jours en voyage de presse si l'occasion se présente.

Je prends le parti de m'ajuster à son rythme d'enfance et d'essayer de lui éviter des traumatismes inutiles. Je ne suis pas parfaite mais j'ai envie d'être digne avec elle. Et je suis loin d'être une mère laxiste en ce qui concerne la discipline. Avec les années qui passent je réalise même à quel point je suis sévère.

Assez sévère pour que ma coolitude personnelle en souffre. Je crois que la discipline est nécessaire à son bien-être (pas au mien par exemple). Je travaille à être juste et sévère. Si je perds patience et si je crie c'est avant tout mon erreur. Avant de devoir vivre avec une douleur chronique je n'ai jamais crié. À mes sens, hausser le ton est une bonne chose, crier est une défaite.

Depuis que je vis avec une incessante douleur faciale, ma patience en prend pour son grade. La discipliner devient plus compliqué. Mais je ne lâche pas prise. Je travaille à prendre de grandes respirations quand je sens mes nerfs lâcher sous la pression. Et je demande plus souvent l'aide de son père...

Comme je suis celle qui passe le plus de temps avec elle, je me retrouve aux commandes du commissariat familial. Si d'autres enfants se retrouvent en mon territoire, les mêmes lois enfantines s'appliquent. Réprimander un enfant qui n'est pas le mien en ma maison ne me pose aucun problème. Et je crois à la solidarité parentale en ce qui concerne la discipline à l'extérieur de mes quartiers.

Pour la petite anecdote, alors que je prenais l'avion pour un voyage de presse en Alberta se retrouve devant moi une mère avec sa tribu. Exaspérée, elle fait de son mieux pour gérer son garçon d'une dizaine d'années qui se fout royalement de ses consignes. Je sais combien elle a envie de s'arracher quelques poignées de cheveux. Venir à sa rescousse est plus fort que moi.

Je tapote l'épaule du gamin qui l'ignore joyeusement. Il se retourne. Avec mon ton ferme de mère gendarme je le regarde droit dans les yeux et lui dit: "Tommy listen to your mother!" Estomaqué, le voilà qui plie d'un coup sec. La mère me regarde avec gratitude et me remercie tandis que je lui adresse un sourire empli de compréhension. Je ne crois pas au jugement mais je crois à la solidarité maternelle.

L'obligation d'obéir

Ma puce, si facile pour l'extérieur, possède un sacré caractère. J'ai commencé à réaliser qu'il fallait que je la discipline avec le fameux "Terrible Two".

Les premiers temps furent difficiles mais je savais en mon âme et conscience que je devais affronter l'obstacle si je ne voulais pas me retrouver avec un petit monstre.

À l'époque, je me forçais à regarder ces émissions où viennent les "Nannys" à la rescousse. Voir à l'écran comment un enfant indiscipliné pouvait être intenable suffisait à me garder motivée.

Vers cinq ans les leçons de morale ont débuté. C'est l'évolution de la discipline d'enfance. Même malaise personnel de devoir m'y plier et même sentiment d'obligation. Pour son propre bien, je crois qu'il est bon qu'elle soit bien élevée. Qu'elle sache se tenir en public sans déranger la galerie. Qu'elle soit polie et respectueuse avec autrui. Ce qu'elle apprend petite, elle n'aura plus à l'apprendre lorsqu'elle sera grande...

Je peux aussi comprendre les parents qui laissent aller car c'est en effet bien difficile à tenir. Discipliner un enfant est une tâche complexe. Il faut être ferme tout en gardant son calme. La stabilité mentale est primordiale. Et pour discipliner son enfant il faut surtout commencer par se discipliner soi-même. Pas cool. Et puis il ne faut pas perdre la tête à force de répéter les mêmes choses dix mille fois par mois! Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

Et non seulement ce n'est pas facile mais en plus c'est ingrat. Je sais combien il paraît naturel, de l'extérieur, que ma fille ne soit pas tannante. Mais il n'y a rien d'inné à la chose. Tout est acquis à la force de ma volonté et de mes nerfs. Me voir en pleine action de sévérité m'est douloureux de l'intérieur. Cela brime ma bohème personnelle. Je le fais non pas avec plaisir mais avec conviction.

Ainsi, j'utilise régulièrement des tableaux de comportements. D'ailleurs j'ai trouvé une super App sur le sujet dont j'ai écrit un article techno sur Branchez-Vous. Avec un concours pour récompenser les parents (pour ceux que cela intéressent)...

L'on élève notre puce seuls, sans famille externe. Ainsi est notre destin. Je discute discipline d'enfance avec l'homme sur une base régulière. Rester ferme et juste. Être punitive, récompenser les bonnes actions? Ce n'est pas évident de trouver le juste milieu. On en discute plus souvent qu'il en a envie. Ce qui peut donner lieu à quelques frictions.

On doit s'accorder pour faire front au défi. De son côté il aime être cool et comme il passe moins de temps avec elle, il préfère jouer que discipliner. Ce qui peut facilement m'énerver. De mon coté j'aimerais avoir le loisir d'être plus cool tandis qu'il serre la bride. Heureusement que l'on a les mêmes valeurs parentales car élever l'enfance peut réellement déchirer un couple fragile.

Mais que je peux rire en mon chignon lorsqu'il finit par se rendre compte qu'il doit aussi y passer! Quel soulagement pour ma pomme lorsqu'il porte son chapeau de gendarme quand elle s'amuse à tester ses propres limites.

De ce que j'en comprends, en mon expérience de maman, le naturel de l'enfant est de pousser les limites que doivent continuellement poser les parents. Il y a de quoi écrire bien des livres sur le sujet...

Le temps des devoirs et des routines scolaires...

Bref, alors qu'elle recommence l'école, revient la routine des devoirs. Le premier soir, elle me sort une attitude incroyablement désagréable. Cela suffit à faire sortir mon invisible bâton de gendarme.

Ce soir là, elle pousse si bien mes limites que je manque de péter une coche. J'arrive, de peine et de misère, à garder mon calme mais j'en fais le sujet de conversation du souper. Voyant combien je suis fatiguée de l'expérience, son père me soutient sans difficulté. Et c'est parti pour une leçon de morale peu agréable. Pas le meilleur souper de la semaine!

Le lendemain soir se passe comme sur des roulettes et je me souviens de cette phase rebelle qu'elle a eu autour de ses trois ans. Une phase où elle testait mes limites tous les trois jours. Une journée à se retrouver plusieurs fois par jour au coin et à me faire tourner en bourrique. Puis deux jours angéliques avant que ne recommence les caprices. Une phase qui a duré plusieurs semaines avant de finalement passer...

Cet été, j'ai aussi dû serrer la bribe plus souvent qu'à l'habitude. J'imagine que cela fait partie des phases de croissances mentales. Et si ce n'est pas la première, je sais aussi que ce n'est pas la dernière. Mais j'espère que le travail que l'on fait durant son enfance nous servira à l'adolescence. Car il y a une chose dont je suis certaine. On ne peut jamais retourner en arrière. Ce qui n'a pas été fait n'est plus à faire.

Je commence sérieusement à travailler avec elle sur le principe de confiance et de respect. Je désire instaurer un climat de respect qui me permettra de lui faire entièrement confiance quand viendra le temps qu'elle explore ses premières libertés d'ados.

J'en frissonne déjà à penser à tous les dangers mais je me dis que la seule chose qui est en mon pouvoir est de tisser une bonne relation avec elle d'ici là. Et de tenir la route de la discipline d'enfance même si ce n'est pas la route la plus cool...

Confessions maternelles...

samedi, août 31, 2013

Je ne suis pas reine des fourneaux. Si je suis capable de faire cuire un œuf, faire des sandwichs et nourrir mon enfant (Miss Soleil trippe sur mes pâtes au thon), je préfère manger les plats savamment cuisinés par mon roi des fourneaux. À la maison le Chef, c'est lui! J'assume sans complexe mon titre de Marquise de la pâtisserie en notre royaume familial.

Autant préparer un plat salé me m'inspire guère (pour ne pas dire du tout), autant me lancer dans un dessert difficile me détend les idées stressées. Cependant comme il y a toujours une exception à la règle, je suis la spécialiste maison des soirées tacos. Car il n'y a rien comme une soirée tacos pour mettre un peu de fun dans le train train quotidien!

Ah! Le bonheur de croquer à pleines dents dans un taco qui explose dans la bouche et sentir une pulsion latine faire s’exalter quelques neurones...

J'adore l'atmosphère chaleureuse que génère une soirée tacos. C'est un party de saveurs ensoleillées en boîte. Surtout en plein hiver. C'est un petit voyage mental au soleil. Je n'y résiste jamais. Été comme hiver, y'a rien comme une soirée tacos pour me donner une subite envie de cuisiner!

Avec les années j'ai même instauré un petit rituel perso. D'abord cuire la viande avec les épices en y ajoutant un peu de tomates et d'oignons finement coupés. Touiller le tout en y laissant glisser un zeste de cœur. Ensuite se lancer dans la préparation secrète de ma guacamole. Comme elle est secrète, je ne pourrai ici la partager mais je peux assurer qu'elle est délicieuse. Il y a de ces secrets qui ne s'écrivent pas. Et la recette de ma guacamole ne se partage qu'à l'oral...


À la maison certains les préfèrent mous et d'autres les aiment durs. À chacun d'y prendre son pied à sa façon! C'est ce qui fait le charme d'une soirée tacos. Bidouiller son taco (dur ou mou) à son goût. Selon son propre plaisir. Choisir parmi les ingrédients frais qui colorent la table. Converser. Saliver. Rigoler. Se tourner des films mexicains entre deux bouchées...

En ce qui me concerne, le taco parfait est dur, il commence toujours par du fromage râpé qui fond sous la viande chaude à laquelle s'ajoute des oignons crus qui disparaissent sous une bonne couche de guacamole. Party!

On a savouré notre dernier dîner tacos entre amis façon terrasse d'été. Il ne manquait qu'un bon Mojito pour s'imaginer quelque part au Mexique. Là où le soleil dore les peaux basanées et où la langue frétille de toutes sortes de sensualités.

Alors, êtes-vous aussi un "taco addict"? Quelle est votre version du taco parfait?

Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Tacos Party!

vendredi, août 30, 2013

Avec l'été qui s'apprête à nous quitter, je sens monter cette douce mélancolie qui l'accompagne. C'est pareil à chaque année. L'automne m'est synonyme de mélancolies. Je soigne ces maux en capturant les instants fugaces où le soleil fait son show d'été. Où la journée s’achève en beauté...

Tout en cliquant sur le bouton qui inscrit l'image en ma mémoire numérique, je me baigne dans le moment présent. J'en savoure les vibrations ensoleillées. Absorber le moment présent.  Le mettre en conserve pour s'en nourrir durant l'hiver à venir.

Cette année, j'y ajoute le bonheur de nager dans le lac comme remède interne. Laisser glisser l'eau douce sur sa peau presque nue est d'une infinie zénitude. L'eau cristalline est divine. Sa fraîcheur resserre les pores de la peau et revigore l'esprit.

Nager sans craindre aucun danger. En toute tranquillité. Ici, pas de requin ni de croco, pas même un serpent ou une sangsue! Rien que l'eau douce qui caresse le corps qui s'y glisse. Jamais je n'ai autant profité du couloir de nage que cet été...


Se lover dans chaque rayon de soleil

vendredi, août 23, 2013

Tout parent, ayant en sa maison des enfants scolarisés, connait le buzz de la rentrée scolaire qui fait grincer le portefeuille. Entre la liste rigoureuse fournie par l'école, la garde robe à renouveler, les activités et autres frais connexes, il y a de quoi faire grimacer un budget...

Cette année, j'ai accepté de participer au #DefiWalmart (qui consiste à réussir une mission d'achat précise pour moins de 100 dollars, carte cadeau comprise) pour les raisons évoquées ci-dessus.

À l'ordre du jour, essayer de trouver tous les articles de la liste d'école pour que la puce puisse commencer sa deuxième année de primaire avec les bons outils en main. Et c'est parti pour une aventure de magasinage qui ravit Miss Soleil!



En compagnie de Théo, son fidèle bébé, elle pousse le caddie vide tandis que je soupire à lire et relire la liste à suivre. On commence avec la galère des duo-tangs à dénicher, certains en plastiques, d'autres en cartons, tous avec des attaches métalliques et des couleurs spécifiques. L'enfer! Bienheureux sont ceux qui n'ont jamais galéré au rayon des duo-tangs!

Alors que j'en arrache, une employée vient nous parler de Théo, ce bébé en plastique semble si réel que, de loin, il parait presque humain. Ce qui a le don d'amuser la galerie. Impossible de sortir avec lui sans se faire accoster par un inconnu qui s'exclame de surprise après s'être fait prendre à le croire vrai!

D'ailleurs durant cette escapade particulière une dizaine de personnes nous aura parlé de Théo! Bref, j'apprends ainsi que les duo-tangs ont connu une razzia aujourd'hui et qu'il n'est pas étonnant que je n'y trouve pas mon bonheur. Je capitule.

D'autant plus que je sais que la pharmacie du village de l'école possède les fameux duo-tangs particuliers à notre liste. On ne lâche pas et on continue la mission du jour. Lire et relire la maudite liste aux minuscules caractères. Garder son calme tandis que piaille la Miss. Inspirer. Respirer. Soupirer. On finit par trouver pas mal tout ce que l'on cherche et notre panier se remplit joliment.

Nous voilà au rayon des chaussures avec la nouvelle difficulté de trouver les ballerines qui serviront à ne marcher qu'à l'intérieur de l'école. L'on se perd joyeusement dans les rayons de chaussures. C'est le party! Telle mère, telle fille. Elle craque sur des bottines de Squaw. J'approuve son choix. Le défi du jour commence à gentiment dérailler...


On dévie du côté des sacs d'écoles. La Miss n'est pas impressionnée par la sélection proposée et s'en lamente. Je lui dis: "C'est pas grave au pire on ira voir ailleurs. Si tu as un coup de cœur tant mieux, sinon tant pis pour aujourd'hui!"

On se dirige vers le rayon des vêtements. En chemin, le coup de cœur frappe.

Miss Soleil vient de fondre comme une guimauve à la vue d'un sac avec l'image scintillante d'un Yorkshire stylé. Je sais que je ne résisterai pas longtemps à son enthousiasme...

Miss Soleil est l'amie des animaux. Et le Yorkshire de notre mamie voisine fait partie de sa troupe canine. Je souris et acquiesce tandis qu'elle bondit de joie.

Dans la foulée je croise un homme et sa famille que je connais sans me rappeler d'où. Il me dit bonjour avec un grand sourire tandis que je rame mentalement pour le replacer. La puce me sauve en s'exclamant : "C'est le collègue de papa!".

Soulagement mental. Je le replace subitement et réalise que c'est même le boss du département universitaire où travaille l'homme. Toute une coïncidence! Il est là avec femme et enfants. Le sujet de la rentrée scolaire est d'actualité. On discute cinq minutes avant de se diriger en différentes allées...

Dans le rayon des vêtements, un blouson simili cuir capture notre attention commune . Alors qu'elle l'essaie, son regard tombe sur une petite robe qui la fait littéralement craquer. Elle supplie: ""Oh maman maman j'ai le coeur qui bat!!! J'adore! Je capote! Dis oui dis oui! S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait!" Je sais que je vais succomber. Je souris tout en essayant de garder ma fermeté maternelle. The Fashionista is in da house.

Craquer ou ne pas craquer? Telle est la question de l'heure. Mais comment résister à la petite robe parfaite qui fait le bonheur d'un jour de rentrée? On file aux cabines pour qu'elle l'essaie. Devant le miroir, la puce virevolte d"excitation. Si mignonne dans cette petite robe à moins de 20 dollars. Je craque. Enfin pas tant que cela puisqu'elle a, en mon portefeuille, quarante dollars (offert par son grand-père) à dépenser...

Arrivée à la caisse, je demande un sous-total une fois les articles de classe et les ballerines scannés. Quatre-vingt quatre dollars et des poussières avant les taxes. Si je m'arrête là, je réussis le #DefiWalmart.

Mais c'est sans compter sur nos fashionistas intérieures. Au diable le défi! S'ajoute ainsi la petite robe à 18$, le blouson à 25$ et les bottines de Squaw à 15$. Le tout pour le plus grand bonheur de Miss Soleil qui rayonne...



Au final, on ne fait que combler les innombrables besoins de la rentrée. Il faut bien habiller l'enfance qui n'en finit pas de grandir!

On repose quand même quelques articles d’école non essentiels et un haut qui fait tripper la puce. Y'a quand même des limites à péter un budget!

J'échoue donc en beauté le #DefiWalmart mais j'y gagne une amusante aventure mère/fille. Et la cerise sur le Sundae c'est quand la puce, aux anges, m'explique combien elle a maintenant hâte de reprendre l'école.

Si elle a passé les derniers temps  à compter les jours de liberté qu'il lui reste avant de retourner en classe, elle n'a maintenant plus qu'une idée en tête: Retourner à l'école. Aussi c'est une mission réussie pour la mère que je suis!

Buzz de rentrée et bouffée de Fashionistas...

jeudi, août 22, 2013




Écrire un texte bloguesque de plus 1000 mots en une intense bouffée d'inspiration sur l'application Blogger de l'iPad. Oublier de l'enregistrer avant de filer au lac. Comme en 1994, genre...

Enfoncer le clou de ma connerie en oubliant le iPad ouvert sur le divan. Avoir un sérieux doute sur le sable. Revenir avec l'heure bleue pour retrouver le iPad éteint et le texte disparu dans le néant numérique. 


Avaler une douce frustration. Rage teintée de maturité. Ruminer. Et, laborieusement, partir à la recherche des mots anéantis par ma joyeuse niaiserie...


Ci-gît un texte disparu dans le néant numérique...

mercredi, juillet 31, 2013


L'été bat son plein et me glisse entre les doigts. Cette année, Miss Soleil profite d'un été sans camp. Elle adore ça. Pas de routine pour l'enfance qui s'amuse entre lac et amis. Un peu plus complexe pour la mère de service mais c'est une autre histoire...

Revenons donc à notre été nordique et à ses étonnantes canicules. Car celui qui croit que le Québec ne connait que le froid n'a jamais vécu l'une de ses canicules qui n'a rien envier aux Tropiques!

Lorsque l'humidex se met de la partie on ressent des températures autour de 40 degrés. Ainsi en une année on peut aussi bien expérimenter un -40 avec le facteur vent qu'un +40 si humide que l’atmosphère devient sauna. Et, même si je sue comme une vache, je suis heureuse de m'évaporer au soleil. En fait, je trouve que cela ne dure jamais assez longtemps.

Ces journées là, on s'habille comme si l'on vivait plein Sud. Le lac devient une bulle de paradis, manger une crème glacée est obligatoire et la vie est définitivement belle!

Alors que je teste le Blackberry Q10, je découvre une application qui stimule ma créativité. Et je profite d'une journée de canicule de juillet pour mettre en boite un zeste de réalité ensoleillée...

Au coeur de l'été...

jeudi, juillet 18, 2013

Une semaine dernière intense avec un Festival à profiter et un voyage de presse express en Alberta pour tester la nouvelle GMC Sierra au pays des cowboys!

Cette année, même si je me suis pliée au temps réel des réseaux sociaux, j'ai décidé de m’imprégner du Festival à fond puis de le bloguer...


Comme à chaque année, nous nous sommes plongés dans le Festival avec entrain. Mais cette année, encore plus que les autres, je me suis baignée dans ce plaisir particulier de me mouvoir en une foule si douce qu’elle me redonne espoir en l’humanité.

D'autant plus que j'ai pu me frotter un soir à la foule du Stampede de Calgary et bien en comparer les différences. Enfin comparer l'Est et l'Ouest, les cowboys et les festivaliers, c'est peut-être comme comparer des torchons et des serviettes! Malgré tout, une foule est une foule. Et celle de Québec est divine...

Entrainée en une bulle de musiques dispersées en différentes scènes, la foule de Québec savoure les nuits d'été sans tension ni échauffourée. Elle se compose de dizaines de milliers d’âmes qui s’harmonisent en beauté, le temps d’un show, puis qui s'écoulent joyeusement dans les artères de la ville. Les gens sont souriants. Patients. Jamais je ne me sens aussi en sécurité  avec autant de gens que durant le Festival d’été de Québec!

Au détour d’un concert, j’en parle avec un policier en service. Curieuse de savoir à quoi sert ce bus de police, je m'approche du groupe qui y discute. Ainsi j'apprends que ces bus servent au transport des troupes et j'engage la conversation...


Super sympathique, le policier m’explique les différentes techniques dont la police se sert pour guider les foules et assurer la sécurité ambiante. Et il me confirme, qu’en effet, les foules du Festival sont très sereines. Rares sont les incidents pour lesquels ils doivent agir. Durant cette discussion, je découvre une envie de protéger plus que de contrôler qui me plait bien.

Il faut dire que le Festival génère des tonnes de bons moments. Des milliers de personnes se sentent bien en même temps. Ce phénomène humain dégage une énergie incroyable qui participe activement à la magie du Festival.

Et le mien a réellement commencé avec les Black Keys sur les Plaines. Pas question de les rater cette année!

D'ailleurs j'ai découvert les Black Keys après les avoir ratés en un Festival passé. Lors de leur dernier passage, ils n'étaient pas en mes priorités. Comme il faut faire toutes sortes de choix, plus ou moins, déchirants lorsque l'on vit le Festival, je les avais zappé pour ensuite le regretter (à écouter les échos de leur performance).

Et c'est ainsi que j'ai réellement découvert leur existence...


Avec ce concert mon Festival commence avec très bien. Malgré la réserve du chanteur. Serait-il timide derrière sa guitare en feu?

Enfin s’il ne parle pas beaucoup, il communique sans problème avec sa guitare. Et dans le fond c’est tout ce qu’on lui demande...


Au final, Dan Auerbach a charmé les Plaines, presque sans mot dire. Carpe Diem. Son magnétisme musical suffisant à l’exercice pour que l’on passe une superbe soirée. De celles dont on se nourrit l'esprit durant les froides journées d'hiver...


Pendant que le groupe se déchaine sur scène, je me rappelle combien je peux danser durant le Festival. Combien les rythmes que j’y inspire peuvent me traverser le corps et en prendre possession. 

Avec la guitare de Dan Auerbach je retrouve cette jouissance d’onduler en plein air. Le pur plaisir de laisser bouger son corps dans la chaleur nocturne de l’été.

Le spectacle se termine un peu sec, sans rappel. Mais le plaisir pris n'est plus à prendre...


Le lendemain, alors que l’on continue notre plongeon festivalier, mon amie Dee me raconte une drôle d’anecdote. Alors qu’elle n’a pas encore réalisé avoir perdu son iPod sur les Plaines, elle reçoit un courriel d’un homme qui lui écrit pour lui dire qu’il l’a trouvé!

Mais le plus surprenant est que non seulement l'inconnu a vu et ramassé l’objet par terre, en un endroit où la foule était compacte, mais qu’en plus le iPod s’en soit tiré sans une égratignure. Personne n'a marché dessus! Avant que ne finisse la journée, elle l'avait récupéré. Quand je vous dis que la foule du Festival d’été est exceptionnelle… 


Entre guitare électrique et foule tranquille...