lundi, juin 06, 2005

Petits bonheurs

Juan s’apprête à partir au bureau, il enfile ses chaussures et s’exclame très content…

- Oh cela va mieux, ma femme va mieux! Elle pianote de grand matin, de la musique à fond, oh! Cela va mieux….

Il se retourne, il me sourit, mon cœur s’embrase. J'attrape les mots qui s'échappent de sa bouche innocente. La pluie rafraîchit l’atmosphère sans l’alourdir. La pelouse fraîche coupée embaume l’air. Les plantes s’abreuvent après trois jours de canicule bienvenue. La poussière d'ange tombée du ciel devient humaine dans ma bedaine qui pousse. La vie, malgré les épreuves et les obstacles, se poursuit et s'épanouit. Merci.

Orange-macro
Grands espaces, outardes et envies de baleines sauvages

Pourquoi est-ce que les outardes volent souvent en une formation rappelant un gigantesque L? Les outardes sont enfin de retour. J'aime les entendre passer au-dessus de ma tête dans cette cacophonie toute particulière les chauds soirs d’été.

Un très joli site rempli d'images du Québec qui fait aussi dans les cartes postales virtuelles. Dans quelques jours, en compagnie de quelques amis, l'on prendra la route pour Tadoussac et ses paysages féeriques. Je croise les doigts pour que le soleil soit au rendez-vous et pour que ma chasse aux images soit à la mesure de mes ambitions. Peut-être même que je pourrai voir une baleine qui dira bonjour à me bedaine. Et puis si j’avais des sous dans mon cochon de porcelaine, je ferrai bien cette croisière qui suit la route des baleines...

Petite question pas rapport, Juan m'a dit qu'avec un Mac, ce blogue était tout à l'envers, que rien n'avait de l'allure sauf si on le visionnait avec Firefox. Est-ce vrai? Y-a-t-il quelqu'un qui vient ici avec Explorer et un Macintosh?

Une fois n’est pas coutume...

Recette de croustillant à la rhubarbeBol-de-cassonade

Des saveurs de rhubarbe embaument la maison qui s'agite sous des airs de musique mélangée. Je n’ai pu résister à l’envie étrange de me mettre aux fourneaux et de suivre semi religieusement cette recette dénichée sur Banlieusardises.

Étrange envie, vu que je cuisine une fois par semaine des quatre jeudis, avec une moyenne qui rime avec la Saint Glinglin ou lorsque poussent les dents des poules du voisin! La dernière fois que je me suis mise à la cuisine par envie (ou par gourmandise), c’était pour Halloween et ma traditionnelle tarte à la citrouille. Cependant j’ai conscience qu’en devenant mère, il va bien falloir que je me déniaise un peu les jupons. Même si j’ai un homme presque parfait qui cuisine à ma guise (et surtout mieux que moi), il faudra bien que je nourrisse de temps en temps cet enfant que je fabrique de l'intérieur! Hors, je n’aime guère me retrouver derrière les fourneaux, je préfère cuisiner des phrases plutôt que des aliments! Cuisiner, c’est presque une sorte de hantise mêlée de dégoût stupide que seule ma gourmandise arrive à exorciser…

J’adore la rhubarbe depuis mon plus jeune âge. Depuis le temps où mon arrière-grand-mère en faisait pousser dans son potager pour préparer de merveilleuses tartes que j’attendais avec impatience durant l’été.

Cette recette dégottée au coin de la grande Toile semblait assez simple pour mes capacités limitées. Sans trop y penser, je me suis donc lancée! J’en ai profité pour découvrir le ricotta et les flocons d’avoine à l’état pur, déjà je me sens moins bête! Juan m’a montré comment éplucher les longues lamelles que j’ai dénichées hier au supermarché local. Les citadins de passage au village pour la fin de semaine avaient fait leur razzia habituelle et je n’ai pas réussi à mettre la main sur une seule barquette de fraises. Je me suis résignée à faire sans. De toutes façons, c’est de rhubarbe que je raffole! Dehors, il pleut à verse, le tonnerre gronde à l’horizon, c’est une journée parfaite pour cuisiner…

J’en profite pour visiter Blog Appetit où l’honneur est aux fraises et à la rhubarbe et faire un tour par chez Estelle qui nous fait découvrir un délicieux sorbet. Je ne sais pas trop si je vais avoir réussi ce mets gastronomique du jour, mais au moins j’imagine que j’aurai toujours eu le mérite d'avoir essayé

Bol-de-cassonadeCroustillant-à-la-rhubarbeRhubarbe-et-RicottaProduit-finiProduit-fini-II

dimanche, juin 05, 2005

Morte de rire

Via Etoilefilante qui l'avait dégoté par "icitte", un p'tit film trop mortel qui m'a fait cramper en quatre! Synopsis: "Suite à une confusion, un couple de Québécois voit ses vacances à Fort Lauderdale se transformer en un calvaire lyonnais.".

La fille est en furie, de la race de celles qui ont fait peur à Juan lorsqu'il a débarqué en Nouvelle France. Le langage est cru à souhait, j'ai failli pisser dans mes culottes tellement j'ai ri! Ok, j'exagère juste un schti peu mais quand même! En ce qui me concerne pas de problème de langue "pantoute" et c'est encore plus drôle de lire la traduction en même temps! Mais le pire c'est que ce n'est pas tant caricaturé que cela. Car si l'on est franc, une femme en furie au Québec, ça fesse (ça fait mal)! Ceci dit, la fin n'est possible qu'en France car ici, le pauvre bougre n'aurait pu s'en tirer à si bon compte! On peut presque dire qu'il aura su profiter de la situation...

Je le montre à Juan qui rigole, juste un peu plus jaune que moi et s'exclame: « Estie qu'elle était fatigante! J'suis trop content de la fin! » Ouais, faut le dire, c'est "colon" et cela "sacre au boute"! J'avoue que moi la fin m'a fait un peu moins rigolé, c'est plutôt là que j’ai plus ri jaune! Mais bon le tout reste comique pareil! De plus, je peux absolument comprendre le besoin de palmiers et la déception ressentie de ne pas en voir un seul pour se changer les idées. Je rêve de palmiers moi itou! Que ne ferais-je pas pour me la griller douce sous un maudit palmier, câlin'. Enfin on va pas se plaindre maintenant que l'été est à nos portes et que la chaleur nous enrobe les idées gelées...
Un p'tit tour et je me pousse...

Comme j'ai été reveillée à l'heure des poules ce matin par des éclats de voix dans le bois, j'en profite pour me faire un p'tit tour de blogosphère comme dans le bon vieux temps. J'en récolte quelques graines...

Via Martine, une suite de bâillements félins que je savoure de bon matin. Via Martineau que j'adore lire, un texte qui me botte: À la dérive...

Via ma viesansmoi: Le foetus hors du ventre, pour me préparer à ce qui devrait bientôt m'arriver. Toujours dans le même bain, via Alizarine (en passant, j'aime beaucoup la sonotité de ce pseudo): Bébé fauve. Le croustillant de rhubarbe et de fraises sur Banlieusardises, j'en salive juste à regarder la photo, je vais peut-être m'essayer tellement cela me donne envie...

Une pancarte que je reconnais chez Eulalie dans sa rubrique "Zigouigouis et Choinchoins". Via Racontards, une entrée d'Angel sur un point sanglant qui me fait doucement sourire car je suis très heureuse de ne plus le subir depuis seize semaines et des poussières. Le mur du silence chez Sophie. Et pour finir, quelques nouvelles parisiennes de Noey via Yvonet. Un jour peut-être retournerais-je aussi par là-bas voir ce qui a changé...
Joli môme

Parlons deux minutes de Marc-André Grondin et de sa face d'ange! Lorsque je l'ai rencontré pour une entrevue à la toute première sortie du film C.R.A.Z.Y, je suis moi même tombée illico sous le charme! De plus comme j'étais pas mal hormonale et qu'il était aussi trognon au réel que sur pellicule, je n'ai pu m'empêcher de lui en parler franchement. Après qu’il m’ait gentiment dit avec un grand sourire qu’il était aux femmes, je n’ai pu résister à lui expliquer mon coté hormonal de femme enceinte pour me faire pardonner mes folles paroles. Passé l'entrevue, je n’ai pu m’empêcher de jaser un peu avec lui et avec l’un des producteurs alors que j’attendais pour Michel. Je lui ai dit qu’après la sortie du film, il deviendrait sûrement un garçon très courtisé car sans mentir il était très agréable à regarder. Ce n’était pas juste une beauté extérieure qui faisait la magie du tout mais cela se combinait avec un charme intérieur qui le rendait incroyablement craquant sinon troublant. Je crois bien l’avoir fait rougir jusqu’au oreilles ! "Pauvre p’tit pit" ! Le producteur était tout fait d'accord avec mon point de vue et nous a même expliqué que pendant le tournage ses deux petites filles étaient elles aussi tombées "drette" sous le charme! Tout timide, tout mignon, je pense qu’il n'avait alors pas conscience de l’émoi qu’il causerait aux milliers de jeunes filles (et garçons) qui iraient voir cet excellent film où brille entre autres Michel Coté.

À ce moment là, le blitz médiatique n'avait pas encore commencé, les acteurs ne savaient pas quelle serait la réaction des médias et de la population devant leur œuvre. En plus d’être extrêmement simples, ils étaient tous très sympathiques, un vrai délice. Comme je n’avais rien trouvé sur ce jeune homme sur Internet lorsque j’avais fait ma recherche (c’était alors un acteur bien peu connu), je n’ai pu résister à lui demander une photo perso. Il s’est plié de bonne grâce à mon petit caprice. Depuis qu'elle est publique cette photo n'arrête pas de se faire regarder! Un site que je ne connaissais point Oui-Mais-Toscope et qui semble très fréquenté a repris cette image du beau gosse qui n’en finit pas de plaire (cadeau pour les fans, je me sens d'humeur généreuse ce matin: Marc-André Grondin version fond d'écran, pour usage domestique seulement). D'autres parts, plusieurs l'ont trouvé sur Flickr, ce qui a vite fait d'elle la photo la plus en vue de mon lot, elle a même réussi à détrôner l'hôtel de glace, Jorane et le décolleté de Ves! Comme quoi, même si j'étais bien hormonale ce jour là, je n'étais pas si folle que cela, ce garçon fait bien des vagues! Il faut noter que son joli minois est très bien filmé ce qui révèle toute la portée de son charme! À voir dans le prochain Adorable, une session photo avec le beau gamin. Je pense qu'on a pas fini d'en entendre parler! Je crois bien que sa carrière est sur la bonne voie, il faut dire qu'il a un talent certain en plus d'être à croquer!

Comme me le faisait remarquer une collègue alors que je papotais avec elle sur le beau gosse entre deux entrevues: "Ben moi, je le trouve un peu jeune à mon goût!", elle ajoute avec un clin d'oeil: " Mais c'est vrai que toi, tu les aimes jeunes!." Okay, ouais, bon, c'est un tout petit point! Il est certain qu'elle me connaît mieux que plusieurs sur place de part mes activités littéraires. Nous avions auparavant sympathisé à plusieurs occasions et elle a déjà eu la chance de rencontrer mon Juan de mari, qui a en effet sept ans de moins que moi. Bon, oui, j'avoue, j’ai tendance à craquer juste un petit peu pour de la chair fraîche, que dire? Cela fait aussi partie des avantages de la femme moderne ! Ici ce n’est point un crime, au contraire, un jour, il faudra que je disserte sur cette différence de perceptions et l'accueil de ce fait entre la France et le Québec. Mais pour en revenir à ce cher Marc-André, qui est quand même un peu trop jeune pour moi qui suis casée et engrossée, espérons que ce succès ne lui montera pas trop vite à la tête, lui que j'ai trouvé si doux et posé...

Michel-Coté-IIMarc-André GrondinDélicieuse-JoraneDancing-Queen

samedi, juin 04, 2005

Esperanza

Soir-Barbouillé.-IIgarden12Sunset-Zen

Voilà plusieurs matins que je suis réveillée par les mots! Je m’éveille au fil des phrases que compose mon cerveau et des textes qui se forment en mes neurones à moitié endormis. Ce matin, il était question de solitude, popularité et marginalité, il y avait bien un 3000 mots possible en ces trois idées conjuguées. Le temps que je le finisse en moi, j’étais levée avec l’espoir au cœur de retrouver cette cadence d’écriture qui me manque depuis qu’une petite graine a pris possession de mon corps pour le transformer à son rythme étrange. Car je l'avoue humblement plus que le nombre de visiteurs qui passent par là, c'est le nombre de mots pensés et sensés que je suis capable de fomenter qui m'intéresse. Évidement, je ne mentirais point, les visiteurs c'est bien, mais les mots, c'est encore mieux! Ce sont eux qui me permettent d'avancer. Les humains qui viennent ici m'embaument de l'intérieur, ils rassurent l'être angoissé et cela aussi est important, mais ce sont les mots qui me font vivre, ils me donnent cette raison d'exister qui m'est nécessaire en ce monde trop souvent hostile et égoïste à mon goût innocent.

Cependant une fois levée, j’ai tant de choses à rattraper de ces mois passés en difficile gestation, que je n’ai pas encore le courage de simplement me poser pour laisser couler ces mots qui me cherchent,, ces phrases qui tanguent entre deux instants. Dans le fond, j’ai plus envie d’apprécier cette énergie nouvelle qui émerge en mes jours, ces nausées qui s’estompent tranquillement, cette vie que je retrouve en mes neurones traumatisés par un état aussi étonnant que complexe…

Mais ceci est bon signe, la période d’incubation achève, je le sens! Avec le soleil, la chaleur, les beaux jours, la petite crevette qui commence à gigoter et à se faire sentir, arrivera bientôt une nouvelle phase d’écriture. Je l’attends avec sourires. Les thèmes et les histoires reviennent hanter mes journées, j’ai hâte de pouvoir les récupérer au coin de mon clavier.

J’ai encore peur de voir disparaître cette petite crevette que j’aime déjà mais comme le pense son père, il semble probable qu’elle soit bien accrochée! Voilà pas que monsieur se souvient de sa giclée fécondatrice! Par ce fait, il a une confiance toute masculine en la force de ce petit être qui pousse en moi. Une confiance qui m’échappe souvent lorsque malaises et troubles émergent en mon corps qui héberge cet être formé de l’amour savouré. Je recommence à attraper des photos éparses au fil des jours ensoleillés et de la nature qui reprend ses droits de verdure et de couleurs florissantes, ceci aussi est bon signe….

Hier avec ma petite Clo de sœur, je suis retournée dans ce magasin pour femmes enceintes à la recherche d’habits pour passer l’été, ce fut un autre pas pour accepter mon corps qui change. Il n’y a rien comme mettre un faux ventre par-dessus celui qui commence à se dessiner pour se préparer à devenir une petite boule qui roulera lorsqu’on la poussera. C’est dans les rires de Petite Clo que j’ai regardé cette énorme bedaine qui deviendra la maison d’un petit bébé. Petite Clo trouve cela charmant, mon homme s’extasie devant le phénomène et s’exclame que c’est beau. J’ai de la chance de les avoir pour me rappeler qu’être grosse n’est pas aussi dramatique que ne peut me le chuchoter ma cervelle de moineau. Il y a encore des progrès à faire en mes idées mais je me soigne. Plus que tout, je veux que cet enfant arrive à terme et en santé…

Ce matin, encore une fois, je me réveille au rythme des mots qui s’effacent dans le silence de ma tête. Je me réveille aussi avec l’espoir au cœur de me retrouver, avec dans le corps le désir des lettres partagées et c’est avec tendresse que je regarde le soleil qui se lève sur mon paysage d’été…

Juan se réveille la tête dans le c... Je le regarde toute heureuse et l’apostrophe:

- Je me suis encore "faite" réveiller par les textes c'est bon signe hein? C'est pas les mêmes que j'écris mais c'est bon signe quand même hein?

Il me regarde les yeux enfarinés et me répond:

- Je ne comprends pas cette phrase!
- Ben quoi? Être reveillée par des textes?
- Je comprends pas cette phrase, les textes c'est pas un réveil!


Je ris et il grommelle, je continue:

- Mais comment ça?
- Je comprends pas cette phrase,
répète-t-il grognon.

Il bombe son torse nu et me dit:

- Tu as vu mes plaques de chocolat?
- Miam, miam...


C'est l’heure de manger le petit déjeuner...

vendredi, juin 03, 2005

Panique à la fourmilière

Féroce-Pimprenelle

Bourreau de fourmis je suis! Alors que le soleil plombe ma terrasse, la nature s'épanouit, Hyperion se repose, Pimprenelle s'étire de tout son long, Chanelle fait la belle et je rempote mes fleurs de la nouvelle saison. Soudain, je découvre qu’une impressionnante fourmilière s’est installée dans l’un de mes pots! Mais quelle idée franchement! Après enquête, je découvre que le pot en question était assis sur une vieille souche morte à l’ombre d’un arbre et que c’est par le fond du pot que les fourmis avaient pris résidence. Du coup, je n’ai pas le choix, je dois les déménager pour les entreposer dans un coin du jardin que je n’ai pas encore remué et là c’est le drame!

Des centaines de minuscules fourmis s’agitent dans tous les sens. Plusieurs essaient de sauver les larves transparentes, c’est le branle-bas de combat dans leur petit monde renversé. J’en suis juste un peu désolée mais quelle idée de s’installer dans un pot de fleurs! J’ai une pensée pour Werber tandis que je vole des images de la panique à l’air libre. Je ne peux m’empêcher d’être fascinée par cette évidente organisation qui se forme dans la débâcle. C’est tout un petit monde que je viens de mettre dans le chaos! Pas le temps d’en faire un plat! Notre pelouse est la plus sauvage du village, les fleurs attendent d'être rangées et peu à peu le jardin reprend sa forme estivale, ceci à mon plus grand bonheur

Chanelle-dans-la-pelouseHistoire-de-jardin

jeudi, juin 02, 2005

Bribes de conversation, brève de jour
et expressions des deux cotés de l'océan…


- Alors tu te sens mieux?
- Un peu moins pire, encore fatiguée mais on dirait que cela va vers le meilleur! Enfin coté créativité c’est toujours pas ça qu'est ça!
- Mais tu t’attendais pas à être plus créative une fois enceinte!?!
- Ben, j’sais pas trop, si peut-être un peu quand même! Enfin pour tout dire je savais pas vraiment à quoi m’attendre. Enfin je ne m'attendais certainement pas à être si maganée (amochée)…


Pour conjurer la fatigue intellectuelle, j’en profite pour dévorer les livres qui me tombent sous la main. Pallier le manque par un besoin. Aujourd’hui c’est E. Badinter : « L’amour en plus ». Une journée bien remplie entre génie du ménage grognon, mini article pour demain, soleil étincelant, yoga raffermissant, chaleur étouffante, douche revigorante et grenouilles chantantes dans le soir couchant

Hyperion-dans-la-pelouseAu-coin-de-la-rue

Du coq à l'âne: Ces derniers temps, l'expression broche à foin revient souvent au fil des conversations que j'écoute, elle semble se mettre à bien des sauces suivant les contextes. Une petite expression qui me fait toujours sourire parce-que dans le fond à quoi cela ressemble une broche à foin, ma foi, je n'en sais trop rien! Après quelques réflexions, j'en déduis que la traduction "française de France" pourrait être: à la mord moi le noeud, ce qui dans le fond ne fait guère plus de sens...

mercredi, juin 01, 2005

Niaiserie du jour

Parce-que le soleil réchauffe ma couenne qui rigole: Via Moretta, une Joconde pas coincée qui s'en met plein la tronche...

Oyez, oyez, braves gens…

Depuis le début de la semaine l’homme me tanne pour savoir si je ne connais pas des blogs pédagogiques. Hors à part celui de Mario, je vois pas vraiment, sauf que celui-ci n’est pas ce qu’il recherche. En fait, il cherche des blogs à vocation pédagogique de niveau universitaire. Ceux qui parle de thèses ou de trucs dans le genre. Il doit faire une présentation sur les " Tic je sais pas trop quoi" dans le cadre de son boulot et pour ce faire aurait besoin d’exemples de blogs qui seraient utilisés de manière pédagogique…

Je l’aurais presque laissé faire un post à ce sujet mais il est un peu timide et surtout très occupé à ses fameuses recherches! Ainsi je me permets de m’adresser à tous ceux qui en sauraient plus que moi et qui pourraient le renseigner plus précisément. Car ceux qui en sauraient plus que moi sur ce sujet lui serait d'un grand secours! Merci d’avance…

Quant à moi, maintenant que le soleil s'est enfin décidé de se montrer le bout du nez, c'est au vert en compagnie de quelques pissenlits que je vais finir "Les anges noirs" de Mauriac. Ensuite, j'irai retrouver le bleu divin qui, je l'espère, m'offrira quelques mots ensoleillés...

Macro-pissenlitVert-passionPas-d'ombreRaphaelle-famille-et-chiensBlue-world

mardi, mai 31, 2005

Musique truc...

Me semble l'avoir déjà fait quelque part dans un passé pas très lointain. Mais comme BadXBone et Amy m'ont tous les deux passé le relais et que le soleil ravive ma bonne humeur, je me plie une autre fois au jeu...

1 - Quantité de musique sur mon ordinateur
Plus de 18 giga...

2-Le dernier album que j’ai acheté
Comme je ne m'en souviens plus disons que le prochain que j'achèterai sera le petit nouveau de Yann Perreau: Nucléaire...

3-Mes 5 pièces les plus populaires
Y'en a trop ce qui me complique la tâche, de plus comme j'ai déjà répondu une fois, allons-y pour une variante de la question avec 5 pièces pigées par pur hasard informatique:

- Requiem pour un con reprise de Zazie
- Paris s'éveille de Dutronc
- Sous marin marion de Jorane
- Honeysuckle Rose des Thelonious Monk
- Pleasure is all mine de Bjork

4 - Ce qui tourne présentement chez moi
Delicate de Damien Rice

5 - À qui vais-je passer le témoin musical?
À qui aura envie de le faire, liberté et pulsions de sons...

Lilypie Baby Ticker

lundi, mai 30, 2005

Sous les nuages, fatigue, révolte et émotions…

Les idées vont et viennent, elles me pénètrent, elles glissent, elles me fuient, un peu comme un amant aussi infidèle que performant. Osciller entre plaisir et découragement, étranges sensations qui ne sont que la pointe de ces icebergs qui flottent en ma banquise…

Le soleil déserte nos jours voilés. La température grimpe à pas d’enfant la courbe de l'été qui s’installe difficilement. Les pissenlits font la fête dans ma pelouse sauvage. Mes émotions jouent sur les manèges d’une foire que je ne connais pas. Entre Mano Solo, Dobacaracol et Aznavour, j’erre…

Je l'avoue, la politique d’outremer me passe tant au dessus de la tête, qu’elle semble voler plus haut que les nuages gris qui sont légion en notre région boisée, où la nature vibrante de jeune vert console mon esprit retourné. Hier soir, j’ai été aspirée par mon petit écran de télévision lors de cette émission diffusée en France le 18 mai. J’ai découvert avec joie la verve de Fadela Amara. J’ai eu envie d’adhérer sur le champs à « ni putes ni soumises »! J’ai admiré son discours, cette force qui se dégageait de chacune de ses paroles. Je n’apprécie nullement les intégristes islamistes qui sont d’après moi le plus grand danger actuel au respect de la condition féminine. J'ai découvert Malika Mokeddem qui m'a aussi énormément touchée de l'intérieur, cette révolte perçue en elle que je peux si bien comprendre...

La condition des femmes est un sujet qui me tient à cœur, tout comme la pauvreté, l'injustice et l’inégalité. En tant que femme vivant au Québec, ayant la chance de jouir d’une liberté comme peu de femmes sur la planète, je ne peux que me sentir solidaire de toutes celles qui se battent pour un monde meilleur, un monde où la femme a autant de place que l’homme dans la société! Cependant, je ne renie pas le mouvement de masculinisme qui jaillit par ici. Toute injustice m'ennuie et je crois que l'équilibre est d'une importance capitale pour le bien de l'humanité même s'il est aussi difficile à atteindre qu'à définir. Mais ceci est un autre débat...

Lorsque j’écoute les intégristes et toutes les interdictions féminines qu’ils trimballent en leur sein, j’ai la folle envie d’aller me promener nue en Arabie! J’ai la folle envie de montrer mes seins à la ronde car être dénudée est bien plus complexe que la seule vision d’un corps sans tissu. Sans parler qu’avec ma longue chevelure aussi bouclée qu’indisciplinée, je suis déjà bien perverse à la base! Mais sans niaiser, je crois que les pervers sont non seulement ceux qui font le mal, pour ceux-ci la situation est claire, mais il y a aussi cette autre classe de pervers, ceux qui voient le mal partout, surtout là où il n’existe pas! En tout cas, un jour lorsque j’aurais plus d’énergie, j’aimerais écrire sur ce sujet aussi complexe que délicat.

En attendant, je vais essayer de contrôler mes hormones, de maîtriser cette fatigue et d’aller prendre un peu d’air frais….

Avant de m'effacer de ces quelques lignes, un petit lien vers une photo particulière: lorsqu'un bébé imprime la peau de l'intérieur, aussi émouvant qu'étrange. Ainsi que ce court extrait du dernier bouquin de Malika Mokeddem:

" (...) T'adressant à ma mère, tu disais " Mes fils " quand tu parlais de mes frères. " Tes filles " lorsque la conversation nous concernait mes sœurs et moi. Tu prononçais toujours " Mes fils " avec orgueil. Tu avais une pointe d'impatience, d'ironie, de ressentiment, de colère parfois en formulant " Tes filles ". La colère c'était quand je désobéissais. C'est-à-dire souvent. Par rébellion et parce que c'était ma seule façon de t'atteindre. J'essayais de te trouver des excuses. Les propos mortels des femmes m'en fournissaient tant. Quand l'une d'elles posait à une autre cette question obsédante : " Combien d'enfants as-tu ? " J'ai souvent entendu cette réponse par exemple : " Trois ! " Et l'interpellée de préciser après un temps d'arrêt, d'hésitation : " Trois enfants seulement et six filles. Qu'Allah éloigne le malheur de toi ! " A quatre, cinq ans, je me sentais déjà agressée par les propos de mon entourage. J'interprétais déjà que les filles n'étaient jamais des enfants. Vouées au rebut dès la naissance, elles incarnaient une infirmité collective dont elles ne s'affranchissaient qu'en engendrant des fils. Je regardais les mères perpétrer cette ségrégation. A force d'observer leur monstruosité, leur perversion, d'essayer de comprendre leurs motivations, je m'étais forgé une conviction : ce sont les perfidies des mères, leur misogynie, leur masochisme qui forment les hommes à ce rôle de fils cruels. Quand les filles n'ont pas de père c'est que les mères n'ont que des fils. C'est qu'elles-mêmes n'ont jamais été enfants. Qu'ont-elles fait de la rébellion ?"

dimanche, mai 29, 2005

Sourires et Party

Sortie de mon antre pour célébrer avec les amis de la ville l’anniversaire de Mister Phil. Je profite des bouilles lumineuses pour oublier le temps mouillé du "pas joli mois de mai". Bonne fête Philou, une autre année qui défile sur nos petites existences pas toujours futiles. Les années passent, les amis restent, dans le fond, c'est aussi cela le meilleur de la vie...

Sobre soirée pour ma pomme engrossée. Avec ma bouteille d’eau, j’essaie d’éviter les pièces trop enfumées. je finis par me retrouver au frais nocturne, sur le patio entourée de guitares, rires et fumée! Emmitouflée au chaud de ma couverture ( sept degrés sous la lune!) j’écoute et partage avec la nuit ces discussions de femmes, de parents que nous serons bientôt, de société moderne trop souvent matérialiste, le tout entrecoupé de gratouilles musicales et de rigolades soufflées. Gabriel amoureux, revenu avec sa dulcinée de son aventure au soleil, a retrouvé ses notes envolées

Au fil de la soirée, je m'amuse de voir les regards s’embrouiller, les paroles s’engluer. Avec ma bouteille d’eau, j’expérimente un état à part. Jolie Julie m’embrasse aux petites heures du matin et me dit : « Ben tsé, même si t’es la plus sobre de la place, t’es toujours aussi marrante et souriante, comme à chaque fois que je te croise en soirées ou sur le campus! Dans le fond cela se voit même pas que t'es pas comme nous! Pis c'est quand même super cool, c'est pour une si belle cause! ». Comment ne pas sourire devant une si gentille remarque! Tout le monde me félicite de ma force sobre et ma bedaine qui se gonfle subtilement. Les filles la tâtent avec curiosité, les gars m'observent les yeux brillants. J’aspire avec bonheur à ces doux instants d’amitié partagée…

Animation-de-PAtio-IIAt-Phil-B.-Party-III
Girls-talkGirls-taks-III

vendredi, mai 27, 2005

Ce qu'il nous faut faire pour permettre à la magie de s'emparer de nous c'est chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparus, tout est possible.
Carlos Castaneda

La magie de l'amour, c'est qu'il rend beau, et qu'au lieu de rendre la justice, il propose la justesse.
Francis Dannemark

Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose.
Sigmund Freud

Là où il y a une femme, il y a de la magie.
Ntozake Shange
Magic moments

Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout.
Olivier Lockert

speedAs time goes by...teasels in sunsetEgyptian Moon
Mutual supportTuscan Countryside Winery October 20, 2003Hong Kong Number 9More Momentsdetermination is based upon the facts presentedSunrise Tequilla (Cancun)

En septembre dernier alors que je découvrais le petit monde de Flickr, j’ai eu l’idée d’ouvrir un groupe de photos ayant comme concept ces moments en images qui nous paraissent magiques dans le déroulement de notre minuscule existence. L’idée était d’étudier les différentes vision de la magie dans notre monde humain…

800 membres plus tard, le groupe possède plus de 4000 photos! Chacun est libre de s’y inscrire s’il le désire et d’inviter d’autres personnes. J’ai décidé de laisser ouverte cette option de partage. Je laisse aussi une grande liberté d’interprétation car qui peut dire ce qui fait la magie d’un instant ou d'une image?

Je n’ai effacé au cours des derniers mois que trois images plutôt « gores » qui d’après moi ne correspondaient pas au concept de base. Ceci dit, même si je ne les comprends pas toutes, celles que je ne capte pas sont rares. Dans l’ensemble je suis très heureuse de voir s’accumuler ces photos qui représentent les perceptions de gens complétement différents sur ce qui fait la magie de notre grosse planète

Je remarque que les grands thèmes qui se dégagent du lot semblent être les beautés de la nature, les fleurs, les lumières féeriques, la pureté des enfants, les insectes et animaux souvent domestiques, les bébés, la joie, le rire, les moments de partages ou d'affections humaines.

J’y découvre souvent des petits bijoux qui me comblent l’âme et le regard. Et c'est peut-être que se cache toute la magie de la chose...

jeudi, mai 26, 2005

Plage et ciboulette

Entre deux grains de sable chauds apparaît une petite créature à l’allure de ciboulette. Je la regarde du coin de l’œil, trop absorbée par le clapotis de l’eau, je n’y prends garde. Elle se dandine sur ses brindilles de pattes pour venir me chuchoter au creux de l’oreille :

- Dis, c’est vrai que tu cherches la fée Solitude?

Le yeux clos, je lui murmure :

- Oui, c’est vrai, mais je ne trouve que sa laide cousine prénommée Ennuie!

La créature s’approche encore plus près et me dit :

- C’est à cause de la pluie! Fée Solitude médite dans le bleu des jours et dans l’ombre du soleil.
- Ah! Je croyais que c’était la faute à méchante Fatigue et chiante Impatience, je pensais que c’était à cause d'elles que la fée Solitude s’éloignait de moi!
- C’est donc cela qui te mine?
- J’en ai bien l’impression. L’une aspire inlassablement mes émotions, l’autre brouille continuellement mes perceptions et les deux ralentissent le rythme de mes jours sans que je ne puisse rien y faire!

La créature à l’allure de ciboulette frémit de tout son long et me répond :

- Écoute, je dois repartir mais je vais consulter les étoiles. Je reviendrais te voir dès que je le pourrai. Surtout ne te décourage pas et je suis sure que l’irritation te quittera et que l’inspiration tu retrouveras

ZenitudeMacro-pensées

mercredi, mai 25, 2005

Carte d'eau à la tombée du jour

Tombée-du-jour

Zeste de soleil
Glisse liquide
Bribes de vent

Deux tourtereaux sur un banc
Frémissements d’eau et d’ados
Un homme écrit sur le sable
Il sourit sur mon passage

Bleu de ciel et vert de nature
Une minuscule fourmi se balade
Le soleil descend au firmament

Nuée d’insectes autour de ma tête
Inspirer le temps qui s’efface
Calmement un ange passe

Une lumière d’or enrobe l’air
Odeurs sereines d’éternel
Gazouillis d’oiseaux invisibles

Conversations anodines avec badauds amicaux
Deux amoureux en quête de souvenirs
Rideau d’eau

Almost-goneSilhouette-d'eau-IIISoleil-couchant-IICouple-d'ados-IISolitude
Haptonomie

Haptonomie provient de la conjonction des termes grecs classiques " hapsis " qui désigne le tact, le sens, le sentiment, et " nomos " qui désigne la loi, la règle, la norme. Hapto signifie : j'établis tactilement une relation, un contact tactile pour rendre sain, pour guérir, rendre entier, pour confirmer l'autre dans son existence.

Je découvre ce concept qui m'intrigue. Je crois que je le sens bouger, je voudrais déjà lui parler! je me sens toute timide. Un petit peu de nous deux pour créer quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'unique qui a peut-être déjà vécu ailleurs, en d'autres temps, sur d'autres continents. Ma chair, sa chair, un être. Juan colle sa bouche contre mon ventre et se présente. Je fonds d'émotions. Je ne sais plus trop qui je suis. Mon ventre grossit, il grandit.

Qui est-il? Qui sera-t-il? Garçon ou fille? Douce personne, pureté de l'être. Je suis maman! J'ai peur, je fatigue, je ris, je pleure. Un effleurement de papillon me bouleverse de l'intérieur, est-ce lui qui se manifeste?

Extrait: Le foetus comme une petite personne

La forme la plus connue d'haptonomie s'adresse à la triade composée d'un père, d'une mère et d'un enfant à naître. À compter d'environ quatre mois de grossesse, le bébé est assez développé pour percevoir un toucher affectif et y réagir : il vient, par exemple, se coller sur les mains du père ou de la mère et se laisse bercer à travers le ventre de sa maman. Les contacts haptonomiques, c'est-à-dire des touchers affectifs de qualité, confèrent au petit un important sentiment de sécurité, gage d'un plus grand équilibre émotionnel après sa naissance. Ces touchers peuvent continuer d'avoir lieu pendant l'accouchement, ce qui faciliterait la naissance du bébé et son adaptation à sa nouvelle vie extra-utérine.

La mère tire toujours de ces contacts privilégiés une meilleure qualité de relation avec son petit, et peut en plus l'aider dans les processus physiologiques (par exemple, en incitant le bébé à se positionner différemment dans l'utérus).

Témoignage :
« Te prendre dans mes bras, avant ta naissance »

Les témoignages des pères qui ont recours à l'haptonomie sont souvent très touchants. En voici un. « Mon bébé, toujours dans le ventre de sa maman, a un peu plus de huit mois. Il est viable. Il pourrait naître demain et je l'aurais dans mes bras. À travers le ventre de sa mère, déjà je le prends, je le palpe, je le masse, je le déplace dans son petit univers aquatique. Je le connais. Littéralement, je joue avec lui. Et il joue avec moi. Je suis chaque fois surpris de le sentir monter à la surface et venir se placer contre mes mains quand je les dépose affectueusement sur le ventre de ma conjointe. Je sens sa tête et ses fesses, et je la balance de droite à gauche. Nous sommes ensemble. Soudain, il s'en va. On dirait qu'il va se réfugier au fond de son nid. Il devient presque introuvable. À la prochaine. Bonne vie. »
Histoire de seins...

Oui, je l'avoue j'aime bien les jolis seins! J'aime les regarder sans y faire trop attention, j'aime lorsqu'ils sont beaux. Je n'aime pas vraiment les faux qui font ressembler les femmes à des poupées de plastique! Sauriez-vous retrouver les faux???

Pour rigoler, j'aime parfois tâter ceux de mes proches amies, sans autre pensée que la curiosité mal-placée. J'ai d'ailleurs trouvé tout mignon le sein échappé de Sophie! Plus près de nous et moins glamour, Juan adore jouer avec les miens qui explosent. Je commence à les trouver moins drôles depuis que je ne vois plus mes pieds.

Avec toutes ces paroles de seins, bonjour les hommes en quête d'excitations qui vont taponner du clavier pour ne trouver que ces quelques niaiseries sans importance! Pauvres de vous mâles en chaleur, ce n'est que moi qui me dévergonde gentiment les idées! Pas grand chose ici pour vous caresser du baton, bref, passons (et merci de passer silencieusement votre chemin)...

Bientôt mes seins fabriqueront du lait! Il ne serviront plus seulement à faire durcir l'homme enjoué mais à nourrir un petit être assoiffé. Pour s'assurer que tout cela fonctionne, le docteur m'a prescrit un massage de tétons quotidien! Je grimace, l'homme est aux anges. Étrange destin de seins...


An infant suckles at its mothers breast ~ Raul Touzon

lundi, mai 23, 2005

Pour les droits de l'homme

Parce-que cet espace virtuel n'est pas seulement un lieu pour bavasser, pour intimiser, pour romancer ou pour les joies des mots qui s'envolent aux quatre vents. Parce-que parfois cet espace virtuel se penche sur des sujets qui me touchent, qui me dérangent, qui se traduisent ou qui m'interpellent. Parce-que j'y crois tout simplement. Parce-que dans trop d'endroits sur la planète ce concept est bafoué. Parce-que les femmes sont aussi sur la première ligne de front...

Via Pointblog, je découvre ceci et j'adhère...

iblog
Tendre Lui

Alors que je traverse le salon très légèrement vêtue, je le vois m’observer du bout de la pièce. Il me sourit et lorsque je le dépasse s'exclame avec tendresse:

- C’est quand même beau une femme qui s’arrondit!

Je manque de tomber par terre devant la sincérité de sa parole spontanée. Mais, mon amour as-tu idée comment il est effrayant pour une femme de s’arrondir? Mais, mon amour as-tu idée comment une toute petite phrase innocente peut-être si rassurante?

dimanche, mai 22, 2005

Plages de fatigue

Certains jours, un voile de fatigue s'abat sur ma vie. Comme une tempête qui se meut dans un ciel d'azur, de gigantesques nuages envahissent mes jours et je me cache à l'abri du repos obligé afin de survivre à cette étrange tourmente...

Fragile je suis en ces tranches d'existences pluvieuses. Juan, doux comme un ange tombé sur Terre, réconforte mon esprit assoupi et soulage de son mieux ces petits maux qui me paralysent subtilement. En attendant que ne revienne le soleil...


The Arnolfini Portrait ~ Jan Van Eyck

Caché derrière existences: Tuscan Pesto Fields par Red Sorsdahl Phase. Tranches: Christina's World par Andrew Wyeth. Réconforte: The Kiss par Rabi Khan. Petits maux: Maternity par Pablo Picasso

jeudi, mai 19, 2005

Star-Wars, Episode III (Video Trailer)

Mercredi après-midi, je vais chercher l’homme au bureau à 5 heures et l’on file au cinéma pour profiter d’une avant-première de Star-Wars. J’ai eu deux passes grâce au Journal, cependant il faut quand même arriver à l’avance pour être certains d’avoir les places. La séance est à 7 heures. La sortie officielle du film à minuit. L’on arrive à 5 :30. Déjà à l’extérieur du cinéma attendent quelques passionnés. Notre file est à l’intérieur, j’y retrouve la gang de Chyz à quelques pas de nous, dont ce sympathique directeur barbu qui me fait toujours de doux sourires lorsqu’il me voit, l'on papote deux minutes. Super gentil ce garçon, si je n’avais pas bébé dans le ventre, je serai bien aller le voir cet été pour un projet d’émission à l’automne…

L’homme que j’ai traîné pour la cause commence déjà à s’impatienter, faut l’avouer la maniaque c’est moi, lui a tendance à s’en foutre un peu. Il s’est juste un peu amusé à niaiser ses copains qui auraient bien pris sa place ce soir! Sans compter mon pauvre p’tit Jay qui a failli me faire une crise cardiaque lorsque je lui ai dit que j’avais des places!!! "Come on’" c’est juste quelques heures à l’avance! Enfin je dis cela, je trouve le tout un peu niaiseux, mais d’un autre coté, je n’ai pu résister à l’occasion! Juan me demande:

- Mais c’est pour quand ton article?
- Heu, je crois pour début juin!!!

Il rigole et je le comprends, ok, c'est vrai, j'ai aussi mes cotés superficiels! Je pouvais juste pas résister à la tentation de l’occasion! C'est quand même pas si criminel! Me revient en mémoire l'autre jour où alors que j’étais en pleine transe de coquetterie, je le fatiguai de mes angoisses féminines, n'en pouvant plus, il me regarda droit dans le yeux, soupira bruyamment avant de s’exclamer : « Etol, je comprends juste pas comment tu peux être si superficielle par endroits avec une nature aussi profonde que la tienne! » Ben oui, quoi, je suis pas une sainte non plus!!!

L’on entre dans la salle. L’on se trouve de bonnes places et commence le cirque de la gang de Choi. Hé non! Je ne me sens pas X pour un sou, désolée! Enfin commence le film! Visuellement époustouflant, jouissif! Arrive Anakin et ma tristesse de le voir sombrer du coté obscur de la force est tout simplement incommensurable!!! Cet épisode nous fait comprendre comment est né Darth Vader et j’en ressors complètement choquée. Ce n’est pas tant que le film est sombre, c’est qu’il est triste!!! Encore ce matin, je n’arrive pas à me débarrasser de cette tristesse qui m’a envahie l’âme toute entière! Pourquoi le mal est-il si attirant? Pour ses mensonges, ses manipulations mentales, ses promesses de facilités? Un tout qui finit inévitablement par se relier en un amas de souffrances inutiles!

Évidemment le film était bien, les scènes de bataille pas trop longues pour m’ennuyer, la science-fiction adéquate, Yoda adorable et tout le tralalala, mais je m’inquiète pour tous ces enfants qui vont aller le voir et se faire bombarder par la force du mal qui gagne. Quelle morale en ressortiront-ils? Inquiète je suis! Vivi me répond: « "Hormonée" aussi tu es Etol! »

Comme toujours lorsque ces émotions me tourmentent, le même raisonnement hurle en moi. Plus que jamais décidée à combattre pour la lumière, à suivre les laborieuses voies du bien, quitte à en mourir pour ne jamais perdre mon âme, plus importante que ma misérable existence humaine! Et puis c’est si complexe tout cela en réalité, le mal qui se déguise en bien, le bien si subtil qu’il échappe parfois à toutes compréhensions logiques. L’égoïsme propre à la nature humaine, de plus en plus rampant, si nocif à long terme…

Tout ce que je souhaite c’est que mon bébé devienne un être qui comprenne le bien et qui non seulement ne souhaite ni le mal mais résiste à ses tentations trompeuses. Difficile tâche dans ce monde humain qui est le nôtre…

J’ai conscience qu’en moi comme en toute autre personne le mal et le bien se combattent régulièrement. Ma foi personnelle et ses croyances abracadabrantes ("C'est la foi même qui est Dieu." (Emile Chartier, dit Alain / 1868-1951 / Eléments de philosophie / 1940), plus que toute adhérence à une religion, font la balance dans ces batailles intérieures, la nature m’est aussi d’une grande aide. Dieu sait que je suis loin d’être parfaite! D’ailleurs je ne le serai jamais puisque je suis humaine! Mais s’il y a une chose dont je suis certaine c’est que toute ma vie, tant que j’aurais un souffle dans ce corps qui me transporte, tant que ma tête ne me lâchera pas, je lutterai contre les ténèbres et l’obscurité, quitte à devenir une vieille ermite au fond d’un bois oublié.

Je pose une main sur mon ventre et prie le ciel et tous les anges pour cet enfant soit bon, pour que je trouve la force de le guider convenablement, pour qu’il ne me brise pas le cœur en douleurs inimaginables mais le renforce d’Amour insoupçonné…

A-few-hours-beforeInto-the-line


Update, via Flickr, une sortie du film quelque part en Asie avec de vrais passionnés de light sabers...

mercredi, mai 18, 2005

Cogitations

Alors que le ciel oscille entre colère et soleil, je calme avec une grosse dose de musique classique mes émotions perturbées. Je dois avouer avoir été profondément choquée par l’expérience de plagiat d’hier. Tellement choquée que j’en avais même oublié que mon site était « copyrighté ». De nature sensible, ma grossesse n’arrange rien à mon état et je me rends bien compte que je dois gérer, maîtriser et contrôler toutes sortes d’émotions extrêmes. Mais le coup d’hier m’a quelque peu déstabilisée…

Question d’éthique, de respect, je ne peux comprendre une telle démarche d’autant que je me force le cerveau. Je ne ressens qu’un étrange viol intérieur qui me dérange le coeur. Suis-je trop naïve?

Si l’on peut ainsi piller mes simples mots de chaque jour, qu’en est-il de mes histoires que je partage innocemment en attendant de les retravailler? Depuis l’ouverture de ce jardin virtuel plusieurs ont trouvé une maison de papier après avoir été virtuellement consommées. Y’a-t-il vraiment un réel danger à me les faire piquer sous mon nez? Je ne l'ai jamais vraiment cru et pour la première fois un doute s'insère.

Je n’ai pas l’égo démesuré de la plupart de scribouilleurs qui se pensent être la dernière merveille du monde. Ceux-ci d’ailleurs ont sérieusement tendance à me sortir par les trous de nez. J’estime que l’on a pas à se sentir meilleur qu’autrui. L’on n’a que le devoir d’essayer d’être le meilleur de soi-même…

Et si par chance autrui considère que l’on n’est pas trop mauvais, c’est que l’on peut se permettre de croire que l’on arrivera à atteindre un jour ce meilleur intérieur. Mais cette appréciation ne doit pas venir de soi mais des autres. Car en soi, l’on peut toujours mieux faire. Tout ceci fait partie de concepts extrêmement compliqués qui me secouent le creux de la tête.

J’ai beaucoup de mal à me trouver bonne. Déjà me trouver pas trop nulle est un exploit intérieur. J'ai conscience d'être bourrée de paradoxes. Pour certains c’est ce qui fait mon charme, pour plusieurs c’est difficile à comprendre, et pour d’autres, j’imagine que c’est singulièrement irritant. Au fond, je ne recherche qu’à être vraie malgré toutes ces complexités humaines qui font de nous des êtres à part entière. Ce carnet est avant tout une sorte de brouillon d’idées, d’humeurs, de partage de goûts, une façon de me discipliner l’écriture. Une façon de me prouver que j’en vaux quand même la peine.

J’utilise le médium du blog comme un canevas pour mes propres gribouillis personnels. J’aimais bien l’époque où c’était moins une mode. D’une manière générale, je ne suis pas sure que je blogue comme la norme, je me fous un peu de toutes les discussions et tergiversations sur ce qu’est un blogue. Pour moi, c’est juste un moyen comme un autre de publiquement partager une partie de ce que je suis. J’ai même tendance à avoir une certaine distance avec ce public auquel je m’offre, mon coté sauvage prend souvent le dessus et j’aime la solitude de l’écran blanc.

Bien-sur j’apprécie les lecteurs qui s’attachent à ma choucroute. Cela me donne un peu de gaz dans mon moteur qui parfois hoquète et menace de caler sous le poids de mes doutes intérieurs. J’aime aussi bien savoir qui vient me grignoter les idées car après tout je me donne, alors si celui qui reçoit se présente, cela me toujours fait plaisir, cela devient moins une voie unique. J’aime le partage et les rencontres même si je reste un animal sauvage. J’ai une facilité sociale qui déconcerte souvent mes proches mais qu’y puis-je cela fait partie de ces paradoxes multiples qui m’habitent! Je ne suis guére pudique ceci aide cela. Plusieurs de mes connaissances du réel passent par là, parfois je le sais, parfois je m'en doute. Au fond, cela me fait ni chaud, ni froid, je n'ai rien à cacher de ce que je suis. Je suis comme je suis un point c'est tout! Je crois que ceux qui me connaissent de près savent pertinement cet aspect de ma personnalité...

Cependant je n’écris généralement pas pour les autres mais bien pour moi-même, à part lorsque je prends ce moyen pour donner des nouvelles de notre réalité à ceux qui sont loin. Ici s’incrit un cheminement personnel que je comprends parfaitement et qu’il ne me tente pas particulièrement d’expliquer! C’est pour cela que la plupart du temps, je ne recherche ni les débats, ni les dizaines de commentaires car après tout je suis ici chez moi et j'y jardine à ma guise. Si cela plait, tant mieux, sinon tant pis, y’a qu’à aller se promener ailleurs, tant que l'on ne m'agresse point, ce n’est pas vraiment mon problème…

Je m’exprime comme cela me tente, j’écris comme cela me chante, j’ai une dépendance à la liberté qui est presque maladive. C’est pour cela que j’aime tant ces instants de solitude intérieure et extérieure, moments merveilleux obligatoires à ma santé mentale. L’on est jamais plus libre que lorsque l’on est seul! Ce qui ne m’empêche pas d’aimer vivre en couple tant que l’être aimé respecte cet espace qui m’est nécessaire et Dieu merci j’ai la chance d’avoir un homme qui désire me comprendre et me laisser m’épanouir. Les amis c’est encore une autre paire de manches

Bref, je ne sais pas vraiment le pourquoi de ces mots qui s’échappent de mon cerveau aujourd’hui. Peut-être est-ce parce-que je me demande si je ne partage pas trop librement pour ne point ainsi chercher le diable qui me fera mal impunément? C’est la première fois que je me pose de telles questions. J’ai déjà eu l’occasion de subir les jalousies, ceux-ci m’indifférent car je trouve le concept si bas que je préfère ne pas m’y attarder. Dans mon monde, je fais tout mon possible pour tuer dans l’œuf ces envies futiles qui viendraient me bouleverser inutilement les idées. Mais voir mes phrases détournées m’a fait tant de peine que me voilà toute chamboulée…

Autant j’ai adoré voir l’adaptation de Goom sur grand écran, autant voir mes mots ainsi subtilisés m’a traumatisée de l'intérieur. Pour Goom, Astella a eu la décence de me demander la permission dès qu’elle en a concocté l’idée. Ceci m’a touchée et c’est avec plaisir que je lui ai donné mon accord de faire de mon histoire ce qu’elle en désirait. D’ailleurs elle m’a tenu au courant de chaque étape et ainsi je me suis réellement sentie respectée, sans oublier qu’elle m’a mise dans les crédits de son projet!

D’autres font parfois voyager mes mots ou mes images mais toujours avec ce même respect, ce qui ne me choque aucunement mais me fait plutôt plaisir et gonfle mon petit cœur trop souvent meurtri par la vie. Les rencontres issues de ce jardin virtuel sont des bonbons de joie pour ma pomme des bois sauvage. Ceci fait partie des bonnes choses de la blogosphère, par choix, je préfère voir le bien que disséquer le mal…

Le coté journal de bord est intéressant, une façon d’archiver le passage du temps comme un capitaine aux commandes du navire de sa vie. Comment aurais-je pu croire en commençant cette aventure que deux ans plus tard, c’est de bébé qu’il serait ici question au fil des jours qui passent? Moi qui avais si peur de ne jamais en avoir! Mon fantasme ultime serait d’arriver à tenir la barre jusqu’à voir le jour de mes petits-enfants…

À moins que d’ici là, quelqu’un arrive à me faire tant de mal que je voudrais plus rien savoir du partage innocent des mots qui jalonnent le courant de mon existence, ce qui serait quand même royalement triste pour mon cœur rempli d'utopies…

Lilypie Baby Ticker
Le train de la vie, c'est un petit train, qui va des montagnes de l'ennui aux collines de la joie.
Gilbert Bécaud

Les parents sont des montagnes que l'on passe sa vie à essayer d'escalader, en ignorant qu'un jour c'est nous qui tiendront leur rôle.
Marc Levy

Veut-on savoir ce qui se passe dans les montagnes, il faut interroger ceux qui en viennent.
Proverbe chinois

Découvrez les montagnes du Jura, là où naissent les légendes et quelques pommes des bois...

mardi, mai 17, 2005

Sur les fesses,

Je "rêves-tu" ou est-ce que je viens de me faire honteusement plagier? Par hasard, car celui-ci fait toujours bien les choses, je retrouve là-bas mes propres mots où un parfait inconnu sans "rendre à César ce qui est à César" y mélange impunément les siens dans ma salade maison! Celui-là en profite même pour piller plusieurs posts à la fois, faut quand même un certain culot et bien peu d'inspiration personnelle!

Bon ok, je ne suis pas César loin de moi cette idée saugrenue mais l'expression rend bien le fond de ma pensée! Là, je l'avoue, cela me fruste légèrement les fesses! Y'a des limites à ma gentillesse! Que l'on me grignote, que l'on me mâchouille, que l'on me critique, passe...

Mais que l’on me vole mes pauvres mots gratuits pour se les approprier sans autre forme de procès, je trouve cela un peu gros ! Je sais que je suis encore un peu hormonale. C'est un fait ! Alors que la fatigue m’accable en ce jour où je récupère d'hier dans le silence de ma campagne, ceci vient singulièrement m'aiguiser les nerfs! Sur le bord de vomir je suis et cette fois, ce n'est pas à cause de la p'tite graine qui me pousse dans le ventre! Mais franchement ne se fout-on pas un peu de trop de ma gueule sur ce coup là ? C'est une première en plus de deux ans d'existence "bloguesque", ou est-ce la première fois que je m'en rends compte?

Je crois bien que je suis pas mal sur le c... ! Je n’aime point les malotrus et ceci n’est absolument pas poli !!! En plus le niaiseux a laissé les liens de mes entrées originales, c'est vraiment pas malin! C'est quoi le point?

Heureusemement que j'ai réussi à faire mon yoga-pilates aujourd'hui, cela m'évite de péter une petite coche! Enfin, je me rends bien compte que je n’y peux grand-chose, que cela fait partie du grand jeu de la Toile, right?!? Mais quand même !!! Je l’avoue humblement, cela m’énerve sacrément le coco. Câline de bine!!!
Baladi et Bilboquet

Lorsque littérature et danse se conjuguent un court instant...

Lancement-Bilboquet-VIIILancement-Bilboquet-XI
Lancement-Bilboquet-IXILancement-Bilboquet-X

lundi, mai 16, 2005

Changements de couleurs,

Bon, voilà je n'étais plus capable du bleu, cela me faisait penser au froid, à l'hiver, cela me déprimait un peu trop les neurones. J'ai donc tanné mon homme pour qu'il me change en deux temps trois mouvements mes couleurs. Hum, cependant je ne suis pas sure d'être satisfaite du résultat! Contente je suis de ne plus flotter dans le bleu, pas sure que ce rouge-orange me plaise vraiment! Mais vous qui passez par là, vous en pensez quoi de ces changements?

Autre jour de pluie, on va finir par se noyer le moral ou bien le temps au Québec se transforme radicalement et développe une nouvelle saison! Je remarque d'ailleurs que cette année, de plus en plus souvent, les médias commencent à parler des changements climatiques au présent. Le gouvernement s'y met aussi. Cela me fait plaisir de voir que les consciences humaines lévent enfin la tête du trou où elles se terrent même si le tout reste plutôt dramatique en soi. L'on se réveille un petit peu, le réchauffement de la planète ne se discute plus au futur ou au conditionnel, l'on ne parle plus de suppositions ou d'hypothéses mais d'une réalité à confronter. Les documentaires se succèdent, les scénarios envisagés sont effrayants, le Grand Nord fond à vitesse grand V! Toute la planète est affectée, les ours polaires sont en danger, sans parler du sort des pays pauvres qui risquent d'en manger des vertes et des pas mûres! La grosse boule bleue serait-elle malade?

Paraît-il qu'il y a un effet à retardement, ainsi ce que nous vivons présentement n'est que le résultat des pollutions du passé (entre 60 à 80 ans en arrière), ce qui fait vraiment peur pour les réalités futures de nos enfants et petits-enfants. On est bien loin de la mentalité amérindienne qui voulait que l'on n'agisse qu'en tenant compte des sept générations à venir, parce-que bon, soyons réalistes, dans sept générations, Dieu seul sait de quoi la Terre aura l'air...

Au hasard, un extrait: " L'avenir n'est pas rose. Il serait plutôt gris. D'un gris de nuages de pollution. En dépit des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en dépit de la prise de conscience au sein de la population, en dépit de la montée des mouvements écologiques, il faudra encore des décennies avant que la tendance ne s'inverse."


Sans Titre ~ Ernie Cselko

samedi, mai 14, 2005

Sentiments divers

Plus les semaines passent et plus mon corps semble s’adapter à sa nouvelle condition. Je revis et ce n’est pas dommage! Je n’ai pas encore retrouvé toute ma forme mais vu mon piteux état des dernières semaines, c’est déjà beaucoup mieux. J’apprends à gérer la fatigue et les malaises, je retrouve le goût d’exister et d’avancer. La passion des mots recommence à me brûler les veines. Une autre de mes nouvelles sortira la semaine prochaine dans la revue « le Bilboquet » et je sens que mon inspiration reprend du service même si les beaux jours se font encore attendre.

Je suis trop contente de ma connerie car j’ai des billets pour aller voir Star-Wars en avant-première mercredi, le tout contre un mini article pour le mois de juin. Fun, fun, fun! Même s'il paraît que celui-ci sera le plus sombre de la récente trilogie! Paradoxal...

J’ai comme l’impression que d’ici peu je pourrais reprendre le fil de mes idées pour repenser mes histoires inachevées. Finir Goom, l’envoyer aux maisons d’édition. Continuer Sara, retrouver mes amazones, penser recueil de nouvelles achevées ou déjà publiées. Organiser mes affaires, mon jardin, réécouter mes p'tits génies. Reprendre en main le cours de mon existence littéraire avant que je ne me transforme en baleine immobile, avant que bébé ne vienne chambouler mes jours d’hiver. J'ai d'ailleurs commencé à remplir son album de bébé sous l'oeil attendri de Juan, j'espère que cela ne nous portera pas préjudice vu que c'est encore une si petite crevette! Sans oublier qu’il me faudra aussi amorcer cette fameuse carrière de traductrice maintenant que je suis diplômée…

J’ai avalé jeudi le dernier Koontz, j’aime le lire en anglais, il m'évade, m'emporte le crâne en d'autres dimensions, j'avale, je m'amuse et je m'oublie ailleurs que dans ma langue.

Nous avons enfin regardé hier Hotel Rwanda. Depuis longtemps je voulais le louer sans trouver le courage en mon coeur de ce faire mais hier, pas le goût de bouffer une autre connerie d'Hollywood. Je savais que c'était un bon film, je persuade l'homme "d'émotionner" un coup. Je me doutais que Don Cheadle serait incroyable, je savais que j'aurais le coeur retourné. Cela n'a pas manqué!

Déjà à l'époque du génocide, j'avais été si touchée par les horribles images qui inondaient nos petits écrans! Déjà là, mon coeur se retournait sur lui-même honteux de son impuissance envers un tel malheur. Malheureusement pour ces pauvres gens, pas de pétrole à voler dans le coin pour que les Américains se bougent les fesses, juste les Français pour se faire de l'argent en vendant des armes aux meurtriers, une véritable horreur. Un autre exemple de ce que l'humanité peut faire de pire. Et au milieu du désespoir, dans ces pires moments de la vie, parfois se dégagent des perles d'hommes comme le démontre l'histoire de ce Paul Rusesabagina racontée en cet excellent film. Pour ne souhaiter que le bien, ne jamais oublier ce que les hommes sont capables de se faire comme mal...



Je ne comprendrai jamais ce besoin de violence gratuite, ces élans de haines, et comment peut-on tuer des enfants sans avoir la conscience qui explose le cerveau en mille morceaux??? Je ne peux pas croire que des armées de femmes seraient si barbares, je ne peux pas croire qu'un monde contrôlé par les femmes atteindrait de telles horreurs. Comment une femme pourrait-elle trouver du plaisir à violer? Comment une femme qui a le don de donner la vie pourrait-elle être si sauvage envers de si petits êtres sans défense? Je sais bien que certaines parfois se font entraîner dans ce genre de misères et commettent des actes fortement répréhensibles mais ne sont-elles pas manipulées par des fantasmes d'hommes? Est-ce que la guerre n'est pas avant tout une histoire d'hommes? Heureusement que dans toutes débâcles, il y aussi ces exceptions, ces mâles braves et courageux qui font tout pour sauver leur prochain au risque de leur vie. Heureusement que ceux-ci existent pour garder en vie un certain concept d'honneur et l'espoir en un monde meilleur...
Souffles d'antan

Via mamansursaplanète, je découvre ce site d'archives des anciennes colonies et même si le concept de colonies me rebute royalement, j'y découvre des images merveilleuses, jaunies par le temps, témoins muets d'époques avalées par la modernité de notre grosse planète qui n'en finit plus de se rétrécir. Des images qui me captivent les idées, comme celle-ci ou celle-là et bien d'autres encore...


Femme sénégalaise à Dakar avec son enfant

vendredi, mai 13, 2005

Fœtus Music

Il se passe en moi quelque chose d’étrange. Moi qui n’ai jamais trippé Bowie, voilà que je me découvre un soudain penchant pour ses sons. Je peux maintenant écouter Space Oddity en loop. Non seulement je n’ai jamais vraiment aimé Bowie mais en plus il m'a toujours plus ou moins repoussée et voilà que d’un coup, j’ai un besoin intérieur de l’écouter et j'adore ça! J’en déduis donc que c’est une envie du bébé! Space Oddity me retourne de l'intérieur, je l’ai entendue l’autre jour dans un film et elle m’a fait un effet fou, hier encore, elle passe dans une émission à la Tv et je ressens le besoin pressant de l’écouter en profondeur, encore et encore…

D’après les livres ésotériques aux saveurs New-Age, le foetus commence à être en âge de s’exprimer à travers moi, serait-ce réellement possible? Ou serait-ce mes hormones qui me retournent la tête? J’ai toujours été hypra sensible, super sensorielle, pourquoi d’en coup cette subite envie musicale? Moi qui n’ai absolument jamais été attirée par la musique de Bowie et pourtant ce n’est pas les occasions de l’écouter qui ont manquées en mes 32 ans de vie! Enfin, cela pourrait être pire! Pour l’instant, cela passe, s’il veut écouter Space Oddity et me le faire chanter à tue-tête, je vais le combler, je ne résisterai point…

C’est bizarre, c’est curieux, c’est magique, mais que se passe-t-il donc en mon corps? Flashclip...

Ground control to Major Tom
Ground control to Major Tom
Take your protein pills and put your helmet on
Ten, nine, eight, seven, six, five, four, three, two, one, liftoff

Ground control to Major Tom
Commencing countdown, engines on
Check ignition and may God's love be with you


This is Major Tom to ground control
I'm stepping through the door
And I'm floating in a most peculiar way
And the stars look very different today

Here
Am I sitting in a tin can?
Far above the world
Planet Earth is blue
And there's nothing I can do (...)
16 heures à Montréal

L’occasion : La projection sur grand écran de Goom, l’adaptation libre et animée de mon ogre allergique par Astella dans le cadre de ses études universitaires.

2 :30 pm, l’on prend la route sous une incroyable canicule qui frôle les 30 degrés. 4 heures plus tard, nous voilà arrivés dans l’une des petites rues du centre ville, à deux pas de notre destination. L'homme n'en peut plus du traffic et m'amuse, ce qui me fait oublier cette pollution qui m'agresse les narines (Venez donc me parler des dommages de la fumée secondaire, que je rigole un petit peu, quand je pense à tous ceux qui respirent à l'année longue cette sublime concotion moderne et n'en pipent pas mot!)...

C’est avec grand plaisir que nous retrouvons jolie Astella et sa coquine de moitié sur le trottoir du campus urbain de son université. Astella est nerveuse, je suis curieuse. Nous entrons dans le grand bâtiment et bientôt commence la projection du festival de fin d’année des films d’animations. 13 projets plus tard mon cher Goom et ses problèmes alimentaires. Goom se concrétise sur l’immense écran et me laisse bouche bée de vérité. Quel bonheur que de voir s’animer un fragment de mon imagination sous mon regard ébahi. Une grosse minute de pur plaisir…

La talentueuse dame a su capter l’essence de mon histoire en son univers de pâte à modeler. La salle rit et apprécie. Je suis très fière du travail accompli. Merci Astella pour ce moment unique! Heureuse je suis d’avoir laissée voguer au vent mon histoire abracadabrante, heureuse qu’une jeune fille si gentille l’ait assez appréciée pour en être inspirée, heureuse…

La chaleur dans l’immense amphithéâtre est quasi insoutenable. La direction semble avoir été prise de court par la subite canicule et a oublié d’actionner l’air climatisé! L’intermission nous permet de casser une petite croûte, sauve mon homme de l’hypoglycémie rampante et ma pomme peut se délier les jambes ankylosées en quelque pas bien appréciés, j’en profite pour calmer mon estomac de sa rébellion. Avec surprise, je serre la main de Me, que je ne connais que virtuellement, agréable rencontre et léger papotage avant de retourner en salle voir le final du festival. Dans l’obscurité notre petite troupe est séparée, il fait toujours aussi chaud et la fatigue me gagne. Au bout d’une heure, de subtiles crampes me forcent à sortir de la salle. Pause pipi obligatoire pour madame enceinte et la nécessité de marcher si je veux que s’estompe cette autre douleur de grossesse qui me tord les ovaires.

J’en profite pour faire un tour de ce quartier que je connais bien. Je ne suis qu’à quelques mètres de l’immense immeuble qui abrita me jours alors que je débarquai de ma France natale, voilà dix-sept ans de cela. J’entreprends un étrange pèlerinage. Je retrouve ce banc où du haut de mes 15 ans, je papotai avec Laetitia Campagna (Laetie, si par hasard tu passes par là, fais moi signe, je pense encore souvent à toi et me demande dans quel recoin de la planète tu te caches!). J’observe les immenses vitres teintées qui cachent la piscine où nous fêtâmes les 16 ans de Ves. Je lève la tête et compte les 21 étages pour retrouver ce balcon familial où les bons jours, je m’amusais avec les copines à laisser s’écraser sur le pavé melons ou pamplemousses, pour la seule joie de niaiser le portier et de les voir s’éclater en mille morceaux (Je faisais toujours attention de surveiller le flot des passants pour ne blesser personne!) et où les mauvais jours, je devais résister à l’attirance du vide et me retenir de sauter pour le plaisir de me voir transformer en pastèque écrabouillée, histoire d’exploser en mille miettes ces douleurs internes qui me tourmentaient les idées. 17 ans plus tard, me voilà adulte, femme, enceinte, bientôt mère, que le temps passe…

Je cogite mes souvenirs d’adolescente au fil de mes pas. La faune humaine a changé mais les lieux restent les mêmes. Je m’arrête, pensive, devant la minuscule rue entre Guy et St-Mathieu où dans la passion de mon amour avec l’Autre, nous découvrions nos corps, aux petites heures du matin, blottis l’un contre l’autre dans sa R5 de gamin. Je traverse la rue et entre dans cette même papeterie où j’allai feuilleter revues et magazines. Habitude que je continue d’entretenir même si avec le temps, mes goûts de papiers ont évolué. J’achète le « Jane » difficile à trouver dans ma brousse. Je repasse devant le bâtiment universitaire. Je pressens mon homme qui, en effet, me trouve sur le trottoir inquiet de me voir si longtemps partie. Je lui indique ma douleur physique, lui explique mon trajet mental, ma crampe s’apaise mais me fait encore mal, je dois encore marcher. Je l’entraîne vers Crescent où l’attrait du Ben & Jerry est toujours aussi fort que dans ma mémoire. Malgré mes envies, je résiste au sucré pour partager avec ma moitié diabétique un pita tout chaud sur la rue d’en face. L’on reprend la direction des films. La joyeuse troupe d’Astella vient d’en sortir. J’ai raté Me, pas le temps de la saluer, j’en suis désolée, mais Dieu merci, ma crampe est enfin passée.

Astella qui nous gentiment invité, nous ramène chez elle et nous offre un logis frais après l’étouffante chaleur du centre-ville. L’on papote quelques heures avant de se décider à se coucher en voyant la conversation dégénérer de niaiseries en cochonneries. Fini le pyjama party, c’est le temps de roupiller…

8 :30 du matin, la clarté me réveille. La maisonnée est encore assoupie. Je prends une douche rapide, m’habille, Juan m’attrape pour une séance de câlinerie matinale. Astella, étonnée de nous voir déjà réveillés nous invite à monter déjeuner. Après une bonne nuit de sommeil, autour de toasts et céréales, l’on discute simplement des choses de la vie. Il nous faut bientôt rentrer. Juan doit être de retour au bureau en début d’après midi. L’on se quitte avec le sourire en se promettant de se revoir bientôt. Merci les amis de cette escapade urbaine, régénératrice pour mon esprit. L’on espère vous revoir au Lac d’ici la fin de l’été! Même Kitty le chat nous accompagne sur le pas de la porte. Il est dix heures passé, l’on quitte la grosse ville pour regagner la douceur de ma campagne chérie…

mercredi, mai 11, 2005

Montréal-Québec (pour adultes seulement)

Avant de reprendre la longue route, je susurre à l’oreille de mon aimé :

- Tsé, j’ai pas de culotte…

Je vois ses grands yeux briller et son sourire s’accentuer. Au fil des kilomètres qui défilent, sa curiosité piquée se manifeste par une main taquine qui me frôle les cuisses. Son humeur devient coquine, la route et déserte, pas un seul camion à l’horizon. Je le laisse s’aventurer en territoire conquis. Son hardiesse me sidère mais c’est avec plaisir que je le laisse faire…

Une centaine de kilomètres plus tard alors que l’on s’arrête pour un café, Juan me pose cette question qui lui brûle les lévres :

- Mais comment ça t’as pas mis de culotte aujourd’hui, tu l’as fait exprès pour m’exciter ?

J’éclate de rire malgré moi et réplique :

- Ben non ! Mais j’en avais apporté juste une noire de rechange, c’était pas malin avec ma longue jupe blanche! Finalement, je me suis dit que ce serait moins pire de ne pas en mettre parce que si tu le sais pas, tu peux pas vraiment le remarquer mais avec le noir cela tranche trop, c'est pas cool pentoute !
Vibrations urbaines en vrac

Bus-Corner-DowntownMontreal-nocturne-II

Retour d’une toute petite virée à Montréal. Plus de détails dans avenir proche car fatigue de voyage accumulée. Besoin de me reposer imminent. Images à suivre...

Montreal-nocturneLimo-Crescent-MtlMontreal-Motion-IIMontreal-nocturne-III
Animation-Concordia-XAnimation-Concordia-VIIIAnimation-Concordia-VIIGoom-animation-2005Goom-animation-2005

mardi, mai 10, 2005

C.R.A.Z.Y (brouillon d'entrevues)

La découverte de soi passe-t-elle par l'acceptation des autres? Être accepté dans sa véritable nature est-il essentiel pour admettre ce qui se cache au plus profond de soi? Combien de gens refoulent ce qu'ils sont par peur de perdre l'amour familial qui leur est si cher?

C.R.A.Z.Y est avant tout une histoire de mâles qui se passe sur une période de 40 ans. Une histoire comme l'on en voit peu de nos jours. L'histoire d'une famille ordinaire qui explore le psyché masculin sans tomber dans les clichés maintes fois remâchés. Une observation de l'évolution des moeurs dans une société qui change, une société avec des valeurs qui se transforment et des humains qui se cherchent, se perdent, se retrouvent...

Michel Coté explique: "C'est un beau microcosme, un terreau formidable pour voir ce qui se passe dans bien des endroits." L'universel masculin se retrouve dans les non-dits, dans ces sentiments inexprimés, dans ces émotions refoulées que les hommes ont tant de difficulté à exprimer. "Un homme ne se livre pas beaucoup, souvent on a l'impression qu'on baisse la garde, qu'on devient vulnérable, le mâle a trop tendance à considérer l'autre mâle comme un ennemi. En te livrant, tu t'affaiblis, hors tu dois toujours rester fort!" enchaîne Michel qui tout comme la dernière fois me charme en deux regards étincelants d'intelligence et de modestie.

L'histoire tourne autour d'un père et de ses cinq fils, de sa difficulté à accepter celui qui lui semble le plus éloigné de ses valeurs personnelles. Il poursuit: "Avec ce film, on entre dans un endroit caché, secret. On fait tous des détours, on pensait ne pas être capable de livrer nos sentiments, nous les hommes, on manque de dialogue, l'amour est difficile à exprimer, les chicanes peuvent durer des années et pourtant la vie serait plus facile si on se laissait aller. Cela nous montre comment il faut s'adapter à chacun de ses enfants. Ceux-ci possèdent toute ton hérédité. En grandissant, ils finissent par faire évoluer les parents. Tout ça, c'est très réaliste, ce sont des réalités de famille qui sont, je crois, universelles"

Pierre-Luc Brillant joue le rôle d'un rebelle auquel l'on s'attache malgré ses attitudes plutôt repoussantes, hanté par un étrange mal-être intérieur qui le détruit à petit feu. Il me parle de son personnage en toute simplicité : " C'est un gars qui est à mille lieux de ma petite personne mais que l'on a tous rencontré un jour. C'est un gars qui plaît à certains types de filles par sa virilité même si dans le fond, il ne fait que jouir et finalement derrière son coté pitoyable, il fait pitié".

C.R.A.Z.Y, les initiales des prénoms des fils de cette famille aux prises avec les rebondissements de la vie qui se passe au fil de quatre décennies. L'environnement musical pose des repères qui nous accrochent malgré nous. Il flotte dans cette histoire une certaine magie, une poésie subtile qui captive. L'homosexualité est un détail qui ne fait qu'exposer une marginalité parmi tant d'autres possibles en ce bas monde. C'est un prétexte pour étudier les dédales de l'âme et décortiquer la complexité des relations humaines. Marc-André Grondin personnifie ce fils qui a si peur de perdre l'amour de son père, ce fils différent qui refuse sa vérité intérieure aussi longtemps qu'il le peut pour ne point blesser ce père tant vénéré, il approfondit: "Il y a ici quelque chose de rare. Dans la majorité des films de nos jours, on te met l'émotion dans la bouche et tu avales ou tu vomis. Là tu peux voir et revoir pis toujours faire plus de liens car il y a beaucoup de subtilités qui se cachent derrière la surface de l'image."

En salle dans tout le Québec à partir du 27 mai...

Michel-Coté-IIMarc-André-Grondin
Mémèrage en images

Réveillée par le caquetage des oiseaux, j'ai regardé se lever l'aube. À peine quelques heures de sommeil et voilà que j'en manque cruellement en ce jour! La ronde de mes malaises ne s'est pas encore entièrement dissipée à la chaleur retrouvée. En attendant que mon homme adoré prenne le temps de "relooker" mon jardin virtuel, je me contente de tripoter à droite à gauche. Trop de bleu pour ma pomme présente...

À la lumière de ma terasse, je profite de mon premier bain de soleil avec quelques vieilles mélodies de Joni Mitchell dans les oreilles. Je laisse sécher mes boucles librement tout en constatant que les premiers bourgeons du grand lilac sont bel et bien sortis, que ma ciboulette ondule sous les minces courants d'air et que les fleurs des bois sont de retour. Impressions de vert et de liberté. Je vais bientôt devoir de m'occuper de mon jardin, de mes plates-bandes abandonnées au temps et des feuilles d'automne qui parsément la pelouse mal rasée.

Pimprenelle couchée à l'ombre de ma chaise, Chanelle la truffe posée sur un vieux billot de bois, Hypérion en ballade et les mémères de l'autre coté de la rue qui bavassent à propos de ruisseaux. J'en vole quelques bribes au vent:

- Ben lâ, moé, c'que j'comprends pas c'est que toutes les canales sont bouchées, pis lâ, l'eau ça sort toute sur mon terrain! Y checke même pas les tuyaux!
- C'est ben d'valeur! Ah Seigneur! Gad, moé j'reste icitte pis tsé j'ai su y'a pas longtemps que...


Elles gesticulent, elles s'articulent, les oiseaux gazouillent et je pirate l'air du temps avec une insouciance toute printanière...

lundi, mai 09, 2005

Calor...

Le soleil est de retour, la séve qui fait vibrer mon esprit recommence à couler plus librement, je reprends vie, merveilles de la nature...

Il fait près de 15 degrés et c'est comme s'il en faisait 30 pour ma pomme givrée. Aprés l'hiver passé en grelottant, c'est du véritable bonheur en boite que ce soleil qui réchauffe à nouveau notre Terre bien aimée!

Aprés un mois bien difficile où j'ai cru disparaitre sous une série de malaises plus étranges les uns que les autres, je crois bien que le vent recommence à tourner. À moins que cela ne soit mes hormones qui changent de cap! Dans tous les cas de figures, je retrouve des sensations plus agréables et cela me remonte le moral, je croise les doigts pour que cela dure et qu'il n'y ait pas de brique pour m'écraser la face en bouillie d'humanité.

Pas le temps encore aujourd'hui de répondre à mon courrier, j'espère que ceux qui attendent ne m'en voudront pas trop. Vendredi dernier, la nouvelle rédactrice en chef des arts du Journal me propose de couvrir la sortie d'un nouveau film québécois avec Michel Coté: C.R.A.Z.Y. Je me dis: "Ben ouais, cela ve me changer les idées sombres. Et puis 300 mots, cela va pas me tuer!!!" Projection en matinée, entrevue cet aprés-midi...

Ce film m'a touchée, je ne m'y attendais pas. Il m'a presque fait oublié cette maudite sciatique toute neuve qui vient me troubler les fesses! Superbe Michel et un sacré beau gosse comme personnage principal: L'histoire d'un fils et de son père. L'histoire d'une vie où accepter ce que l'on est plutôt que ce que l'on aurait dû être est bien difficile. Histoire bien traitée, bien jouée, étonnée j'en suis d'être si épatée. Je ne sais si c'est mon "émotionalité" qui a vibré mais, en effet, cela m'a bien changé les idées! Me concentrer et mettre sur brouillon mes premières impressions. Maintenant, faut que je me prépare pour poser quelques questions pas trop niaiseuses à Michel. Une petite douche, un peu de soleil, et la vie qui reprend petit à petit son long cours pas toujours tranquille...