lundi, décembre 22, 2003

Via Crawling in my Skin...

Which Fairy are you?

1
Tree Fairy that's what you are...

brought to you by Quizilla
Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat.
Katherine Pancol

Il n'y a rien de mieux qu'un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains.
Mario Vargas Llosa

Ecrire, c'est comme être amoureux, on est nouveau, libre - et porté par un désir formidable.
Francis Dannema
Frappée par l'Esprit des fêtes, je succombe une autre fois à Philograh...
Faut dire que c'est pas pire son histoire de répondeur où chacun dépose sa voix...
Un peu intimidant, mais dans le fond, c'est ce qui rend la chose excitante...

Winter Hugs...

Via MediaTic, rentrer son nom en icônes de Noël et libérer l'esprit des fêtes...

Trop cute mais câlins non garantis...
Envie soudaine de vibrations urbaines...



My Hobbit name inspired from my real name is:
Ruby Bulge of Great Smials

My Elvish name...
Merenwen Arnatuilë


Levée avec les poules de mon imaginaire, j’ai fini mon article avec les lueurs du jour. Alors que j’allais poser le point final et envoyer le tout, l’ordi se décide à me niaiser…

Le clavier ne répond plus, la souris part en vadrouille et je m’arrache ma tignasse emmêlée! Finalement après multiples reboots, prières et une petite heure de calvaire, la machine se décide enfin à être gentille!!!

As-t-elle été traumatisée ou choquée par le désir virtuel de Juan soufflé hier soir?Par mon mini show intime et peu catholique? Peut-être

dimanche, décembre 21, 2003

Alaska Adventure

Le bonheur des chats…

Patapouf se cherche une femelle mais semble trop niaiseux pour s’en trouver une ! Cependant ses hormones de mâle en chaleur commencent à se faire sentir un peu trop fort à mon odorat de femelle insensible à leurs charmes….

En rentrant hier soir vers 3 heures du matin, j’ouvre la porte de la chambre pour en voir jaillir Patapouf . Je fais un pas et je suis agressée par une odeur tout à fait désagréable. Je grommelle et bougonne. Je prends mon courage à deux mains et j’entre dans ma chambre si propre et pourtant si horriblement odorante ! « Bon, je me dis, il a du rester pris et plus se sentir pisser ! Please faites que ce ne soit pas dans le lit, please, please, pleeaaassssee !!! »

Je retourne à l’envers le lit, la couette et les oreillers, je respire à plein nez, tâte et retâte. Ouf ! Un minimum de respect lui aura fait éviter le pire ! Je ne l’égorgerais pas en ce petit matin …

J’hume les coins, cherche désespérément la source de la maudite odeur qui me retourne l’estomac. Pas évident lorsque toute la pièce embaume la virilité Patapoufienne, arôme "musk des bois en feu" !!!

Je finis par trouver un magazine suspect. L'ennemi est trouvé! Me voilà harnachée de ma « mop », mon « Mister Clean » et « Scotchtowel ». Je bougonne et je grogne tandis que je pousse le lit au milieu de la pièce, et que je commence à frotter, à frotter et frotter encore, obsession de se débarrasser du coupable! Je regarde la pendule et grommelle encore…

Une petite heure plus tard, la chambre est ultra propre et j’ouvre la fenêtre histoire d’aérer le tout ! Passé –20, je dois dire que ça aère peu et refroidit fort ! 10 minutes plus tard la chambre frigorifiée retrouve son odeur humaine de propre ! Je me couche enfin, éreintée et pas particulièrement satisfaite de mon retour. Ce qui ne gâche pourtant en rien une très agréable soirée entre Aragorn et un petit Party bourré de gens fort sympathiques…

Mop=Serpillière / Mister Clean= Monsieur Propre / Scotchtowel= Sopalin

samedi, décembre 20, 2003

Parfois j’ai l’impression d’être comme une poupée cassée que la vie charrie…

D’autres fois, je suis une femme forte et sensuelle avant de redevenir un cœur si sensible qu’il devient aussi fragile qu’une feuille de cristal et m’emporte dans une tour d’ivoire loin des regards cruels…

L’écriture m’écorche, les mots m’effleurent, m’emportent, la vie se dissout en un amalgame de phrases qui se déroulent à l’infini…


Questions dans le vent de l’invisible…

Je dois faire un article sur les Photologs à rendre demain soir…

J’ai pas gros avancé ! Je suis même un peu dans les patates !!!Personne avec des avis sur le sujet ! Une expérience à partager ? Cet après-midi je dois aller voir avec des amis Lord of the Rings…

Alors demain sera une journée consacrée aux Photologs !!! Au fait, on dit des téléphones-photos pour désigner ces nouvelles bestioles à multi-usage ????
Les jours passent…

Entourée de ma meute féline, dans le silence, je m’occupe. Une certaine paix intérieure se crée dans ma solitude, ce n’est pas désagréable. Juan est heureux de revoir ses parents, ses amis, ses repéres oubliés et son bonheur me satisfait. Grâce à Msm et la web-cam, la distance se raccourcit et les esprits éloignés se connectent…

J’ai vu ma petite sœur qui est en vol pour Cuba, c’est pas facile sa vie de petite fille, mais je l’aime plus fort qu’Hercule !

Je suis passée voir Peter notre ami qui se meurt. La morphine était passée avant moi… La vie n’en a plus pour longtemps, la mort s’accroche, au ralenti, elle aspire…

Alors mes mots s’effacent devant ce néant. Je retourne à mon ménage...

Heureusement que je suis mariée ou avec l’age je serais devenue une vieille-fille maniaque ! Ça fait du bordel un homme ! Même si cela pense que non, que cela se ramasse, cela rêve haut et fort parce-que cela ne voit jamais les poussières ou ce petit « je ne sais quoi » qui donne l’impression de propreté parfaite. Illusion totale vu que la perfection est impossible en ce bas monde…

vendredi, décembre 19, 2003

Des poèmes et un blog...

Depuis plusieurs semaines, je n’ai pas le temps ou pas l’occasion de faire des grandes ballades dans la blogosphère, je me sens détachée. Isolée par l’hiver et la neige qui s’accumule pour mieux nous ensevelir…

D'ailleurs d'ici peu va falloir que je fasse un peu de ménage dans mes liens, actualiser et enlever ceux qui sont cassés! Cela fera partie de la grande rénovation envisagée...

Pour en revenir au titre de ce post, j’ai suivi depuis le début Poetika Blog, une belle initiative de Lou toute en poèmes…

J’ai participé de ma plume échappée lors d’un atelier, il y a quelques temps de cela. La poésie n’est pas mon exercice de prédilection, mais parfois je me laisse aller en toute légèreté sans trop y penser…
Sarah et Wojtek (Chapitre 3):

Sarah, s’assit en silence à coté de Sosko. Elle ferma les yeux et se plongea dans ce monde intérieur qui lui donnait la force et le courage de ne pas sombrer dans cette folie qui la guettait du coin de l’esprit. En cet univers intime, elle voyait rire ses parents et jouer ses frères, elle sentait l’herbe onduler sous le vent et Wotjek lui souriait amoureusement, les bras tendus vers elle….

Une sirène retentit et explosa son petit monde secret, elle ouvrit les yeux pour voir arriver le train sombre et bruyant…


Alors que Sarah se faisait embarquer dans cette voiture qui l’emportait vers un sombre destin. Wotjek, resté seul avec ses parents avait l’impression que son cœur allait exploser d’une minute à l’autre…

Il regardait son père avec peine et haine sans que celui ne semble s’apercevoir du désarroi profond de son fils unique…

Piotr était un petit homme prétentieux qui comblait le complexe d’infériorité de sa petite taille en adoptant une attitude supérieure et arrogante. Wotjek le contempla longuement avant de parler :

- C’est toi qui a fait arrêter la famille de Sarah, n’est-ce pas ?
- Écoute fils, cela ne pouvait plus durer, tu passais bien trop de temps avec cette petite juive, elle n’est pas de notre race. Je devais agir, de toute façon au train où vont les choses, ils auraient été arrêtés tôt ou tard…
- Mais, tu es ignoble ! J’aime Sarah, je veux en faire ma femme !!!
- Ta femme ! Mais tu débloques complètement mon fils ! Un garçon de ta condition ne peux fricoter avec une telle denrée, j’ai fait ce que j’avais à faire, un point c’est tout !
- Je l’aime, tu te rends-tu compte que je l’aime au moins ?
- Tu l’aimes, tu l’aimes… Tout ça c’est des mots, cela ne veut rien dire dans ta bouche ! Tu ne sais pas ce qu’est l’Amour ! Tu es naïf et bien trop jeune pour savoir ce que c’est !!! Je sais mieux que toi les choses de la vie…
- En tout cas, je sais très bien que je te hais !
- Wotjek ! s’exclama sa mère au nez d’aigle, je t’interdis de parler ainsi à ton père ! File dans ta chambre ! Nous devons discuter entre adultes…

Wotjek regarda méchamment ses parents avant de monter en trombe les escaliers qui menaient à sa chambre. Il claqua violemment la porte derrière lui…

Il s’assit sur son lit, le cœur en miettes. La nuit noire envahissait sa chambre, un clair de lune éclairait ses larmes silencieuses. Son esprit faisait la course de ses pensées écorchées et l’atmosphère nocturne s’assortissait à ses sombres idées, il sentait sur sa peau les baisers et caresses de Sarah…

Il resta de longues heures sans bouger, immobile, réfléchi. Puis lorsqu’il fut certain que toute sa maison était endormie, il se leva. Sans un bruit, il prépara son sac. Il y jeta quelques habits, quelques souvenirs…

À pas de loup, il se dirigea vers le bureau de son père. Il ouvrit doucement la porte et se faufila dans la pièce. Il connaissait par cœur la combinaison du coffre familial, il fit tourner les chiffres sans difficulté et ouvrit la lourde porte. À l’intérieur du coffre des liasses de billets occupaient tout l’espace disponible. Il se servit raisonnablement et sans une dernière pensée, il se glissa hors de chez lui comme un voleur dans la nuit…

Il enfourcha son vélo, à toute vitesse il pédala vers la ville. Au même instant, Sarah descendait du train à Varshaw. Embarquée de force dans un camion bondé de femmes et d'enfants, elle souffla le nom de son aimé à la lune, une larme vint mourir sur ses lèvres…

mercredi, décembre 17, 2003

Gentille Kétainerie de Noël...

Hidden link...


Aujourd’hui l’hostéo m’a torturé pour me replacer les os, cela a fait du bien là où ça fait mal.

Aujourd’hui, pour la première fois depuis 15 ans, j’ai finalement accepté de remettre une minerve au quotidien. Les souvenirs d’antan remontent en un geste, un flash net et perçant me rappelle le moment où j’avais décidé de laisser derrière cet handicap, le choix conscient de ne pas emmener une seule minerve de ma collection personnelle au Canada où nous partions, nouvelle vie, nouveau continent, plus de minerves ! Dire que je n’ai pas été enchantée de la remettre est le moins que je puisse écrire. Ressentir les sensations oubliées tout en capitulant devant ce soulagement interne de retrouver ce soutien qui repose…

Remontrances et évidences, réflexions et constatations, résignation et solutions…

Les mots viennent et repartent, l’esprit et le corps se chamaillent en une longue dispute indifférents à cette mobilité plus fluide qui rappelle la vie…

Le temps est terrible, les routes traîtresses exposées à la colère de l’hiver qui se défoule…

J’ai pu finir mon travail sur la petite fille aux allumettes d’Andersen, Yes Sir !

Mais là je suis vidée, vivement demain…


Rituels-Les Voiles
Jean-Claude Bélégou


Trouvé grâce à un site par jour...
Demain est un autre jour...



J'essaie désespérément de changer ce décor mais je suis incapable de me débarrasser du "maudit orange", et je n'ai pas le courage de recommencer une page vierge...

C'est pas des plus joyeux, mais je n'ai pas le "cou" pour y arriver! Damned!!! Je suis pas rendue!!! Le décor est présentement un peu trop été-automne pour moi, trop de décalage avec le réel...

mardi, décembre 16, 2003

Coucher de soleil hivernal, féerie des couleurs…

L’épais manteau de neige étouffe les bruits et les derniers rayons de soleil colorent le ciel de teintes féeriques, rose orangée, jaune vanille, rose pâle, toute une palette de couleurs pour honorer le ciel pur…

Partout de la neige, en un océan de flocons, elle a inondé le paysage pour le transformer au goût de Noël. Une atmosphère calme, reposée, presque magique…


Jitchu Drake (6794m)
Après la tempête, le soleil…

Aujourd’hui un éblouissant soleil a envahi un ciel bleu poudre révélant un paysage tout blanc d’une exquise pureté…

J’ai un faible pour les sapins qui croulent sous un manteau de neige épaisse, ils m’enchantent…

C'est comme se promener dans un crèche géante, je ne résiste jamais au charme hivernal des sapins enneigés!

Juan a pris le bus qui le mènera à l’avion qui l’emmènera en France. Il me manque déjà. Je suis un peu soucieuse de son escale à Washington. Me semble que c’est pas la ville la plus safe nowadays, j’espère que ses avions ne tomberont pas…

Sa famille l’attend là-bas, voilà longtemps qu’il n’a pas posé le pied en sa terre natale, depuis qu’il l’a quitté en fait ! C’est la première fois que nous serons séparés depuis notre mariage en juillet 2000. Je suis contente pour lui, il va retrouver sa parenté, ses racines, ses amis...

Enfin, il me reste ma colonie de chats pour veiller au grain du moulin! J’ai décidé de retourner la maison, je suis prête pour un ménage de trois jours et pour une totale redisposition intérieure ! À son retour, la maison aura un nouveau look et brillera comme un sou neuf…

Manque plus qu’à expliquer le programme à mon dos mécontent qui appelle ses amies les migraines à la rescousse dès que j’essaie d’en faire plus qu’il ne lui plait ! M’enfin à force de me reposer il va finir par avoir sa dose! Les séances prochaines à l’hostéo lui donneront du fil à retordre s’il continue de me niaiser ainsi !!!

Atlantik veut de l’attention, tout en ronronnant, il se pose entre l’écran et le clavier pour me tapoter le front de sa grosse patte ! Ok, mon vieux minou je m’occupe de toi…

lundi, décembre 15, 2003

Dans l’œil de la tempête blanche…

Nous prenons la route ce matin, conscients de la difficulté mais inconscients des frissons que celle-ci nous donnera. Ces frissons d’hiver qui font palpiter les veines d’émotions et de danger mélangés qui se combinent en trajet irréel pour les sens chamboulés par l'hiver qui attaque…

Première constatation au bout d’une dizaine de kilomètres. Je m'exclame:

- Dis, tu trouves pas que c’est désert ? Me semble qu’on a voit personne sur la route ! Faut dire, je comprends vu comment c’est mauvais, on se croirait dans un désert de neige…

- C’est vrai, à part une police et deux autos prés du village, on a vu personne ! Faut dire, c’est à peine si je distingue la route, tout est blanc du ciel à la route! Ajoute Juan concentré sur sa conduite d'escargot...


L’on avance péniblement dans la tempête, un essuie-glace, celui de Juan décide de partir en vrille. L’aventure embarque à mesure que la voiture ralentit sa course dans le désert blanc et poudreux qui tourbillonne et avale tout ce que le regard cherche à percevoir…

L’adrénaline se fond dans le sang qui se glace à chaque tournant. Quatre yeux cherchent désespérément la route qui s’évapore dans le nuage de flocons qui nous emporte en une autre dimension…

Une dimension où la visibilité est si réduite que l’on y voit rien d’autre que du blanc, envahissant, omniprésent. Un "4 roues" et des tracteurs s’activent à déneiger les entrées, des voitures embourbées ou ensevelies sous ce tapis blanc qui se dépose subtilement et fait disparaître tout ce qu’il touche. Des lumières de Noël qui brillent, scintillent et éclairent les sapins qui s’affaissent sous les amas de neige, les maisons qui disparaissent dans la brume…

Pause avant de prendre l’autoroute qui mène à la ville. L'on sort de la voiture et l’on respire à grande bouffées cette vie qui semble prête à s’envoler en un coup de volant avec les roues qui patinent, s’enlisent, dérivent en cet univers si blanc…

L’énorme machinerie qui compose l’armada d’engins « déneigeurs » sillonnent les voies de communications. Elle semble pourtant en perte de vitesse. L’on a vu qu’un de ces monstres en une heure. Ce qui laisse présager que l’armada est sous violente attaque !!!

Cela sent le danger à plein nez, mais dans la sécurité de la voiture armée de ses valeureux pneus d’hiver tous neufs, cela sent l’aventure à pleines veines…

L’on prend l’autoroute noyés dans le nuage virevoltant des flocons en folie. Vitesse de pointe 50km/h ! L’on comprend au bout de quelques kilomètres l'intensité de cette aventure qui fait palpiter le cœur et serrer les fesses. Un énorme camion passe en trombe et durant vingt longues secondes, l’univers disparaît en un monde de coton et de poudre. L’essuie glace est près de la mort, la visibilité est nulle et nos regards se perdent à chercher la route évanouie en ce gigantesque spasme d’hiver…

A bout d’une toute petite heure à grincer des dents apparaît le panneau de la sortie Duplessis. L’on se prépare à échapper à l’enfer de neige. L’on commence à distinguer des panneaux puis un énorme camion bouchee la voie, embourbé dans une montagne de poudre, il bloque irrémidiablement la sortie. L’on se résigne à aller à la prochaine, trois longs kilomètres nous en séparent…

Arrive enfin la sortie Henri IV, une voiture loin devant s’engage sur la voie, l’espoir au cœur, l’on se faufile entre deux bancs de neige. L’on glisse sur un manteau de neige pour se retrouver une centaine de mètres plus loin, bloqué par un autre camion "pogné" en début de côte. Une dizaine de voitures sont arrêtées elles aussi, l’on fait la queue, l’on respire un peu mieux durant cette pause inopinée, les minutes défilent…

Soudain une voiture en début de queue commence à effectuer une manœuvre pour se retourner, une autre suit, puis une troisième… Médusée, je dis :

- Mais là on va aller à contre sens sur la voie unique qui conduit à l’autoroute ! Remarque suffit que les autres le fassent pour qu’on suive! Pis c’est ceux de devant qui sont en première ligne…

- Mais si on retourne jusqu'à l’autoroute, ça marche pas, on sera aussi à contre-sens, remarque l’homme concentré…


Juan est tout rire, tout sourire, en plein trip d’aventure. Notre tour arrive et nous voilà dans cette file de voitures qui remonte à contre sens la voie d’autoroute. Plusieurs gros 4X4 sont de la partie et tracent dans la neige un chemin facile à suivre. L’on rencontre quelques voitures qui arrivent de face et se poussent sur les cotés…

Un gros 4X4 en début de file se fraye un passage à travers la montagne de poudre qui s’essouffle sous ses énormes roues. Ce gros "char" nous conduit telle une caravane en un désert d’hiver, l'on se retrouve sur la route parallèle qui rejoint l’autoroute dans le bon sens !

Nous revoilà donc sur l’autoroute mais dans la direction qui nous ramène chez nous ! Recommence alors le dur périple dans l’enfer blanc de la tempête qui s'énerve au dessus de nous…

20 minutes plus tard l’on finit par arriver en vue de Ste-Foy. L’on s’arrête pour manger et changer le maudit essuie-glace qui est mort en chemin !!!

Après d’autres minuscules aventures dans la ville enneigée, l’on achève nos achats des fêtes. C’est parti pour l’hostéo dans la nuit où scintille mille lumières sous la blanche neige qui continue de tomber !

Une ambiance féerique transforme le paysage quotidien et fait oublier la rudesse de l’hiver qui s’acharne…

Avec l’hostéo, le corps retrouve toute son importance et ma fragilité est exposée au grand jour. Le regard perçant de la gentille dame me rappelle tous ces moments passés à retrouver mes pas ! Je suis toute « poquée » comme une vieille tôle désolée, l’arthrose comme la rouille enraye cette mécanique qui est mienne…

Les massages qui détendent les muscles noués. L’aveu des années passées à oublier l’état de la machine. Les douces paroles qui expliquent qu’il faut écouter le corps avant qu’il ne décide de s’arrêter pour expliquer ses souffrances reniées…

Mais cela est une autre histoire, d’autres jours, d’autres mots, d'autres phrases…



La tempête de chez Magellan...
Première tempête de neige…

Prés de 30 cm à terre et cela ne semble pas prêt de s’arrêter…

Le temps, lui, semble s’être arrêté, enrayé dans un univers d'humeur poudreuse...

Le fil du temps couleur de neige s’écoule tout doucement…

Beaucoup de repos et les histoires reviennent hanter mon cerveau, manque plus que l’hostéo et je ne serais plus K.O !!!

L’on part à l’aventure sur les routes toutes habillées de blanc et de danger.
De retour sous peu pour de nouvelles histoires (si les cieux et ma pomme s’accordent à bien vouloir laisser couler les idées et le flot des mots)…

samedi, décembre 13, 2003

Banalité volée et langage familier !

- Étol, gggrrrmmmeuuhhmm…
- ???!!!???
- Ahh, t’as encore ravagé le bordel !
- Le beurre !?! Hum, yep, i know…
- Oui, ça allait super bien pour étaler et là t’as complètement….
- Ravagé le bordel ! S’cuse mais c’est killer comme phrase !

Elle rit, il sourit et le beurre ravagé se fait défoncer le reste de face qu’il lui reste !!!

Sky Above the Clouds

Merci à vous qui m’avez laissé des petits mots d’encouragements
ou simplement une goutte de gentillesse humaine
en ces moments pas toujours faciles…


Merci aussi à ceux qui m’ont envoyé des courriels sympas auxquels je n’ai pas encore eu la force de répondre mais auxquels je ne manquerai pas de répondre !

J’aime bien venir ici partager un peu de ma propre humanité tandis que j’aiguise ma plume sur le dur chemin de l’écriture. Mais c’est encore mieux lorsque j’y perçois ces étincelles humaines qui font de ce petit coin virtuel un endroit vivant, vibrant…

Merci donc à vous que je ne connais pas, à vous que je commence à connaître, à vous que je connais, bref, merci à vous qui passez par là. Je vous offre cette fleur,
a small token of my appreciation…


Poppy, 1927
Confronter à ma propre fragilité qu’il me faut épargner, je soupire lamentablement…

Un reportage à la TV sur la dépendance Internet, un sujet brûlant principalement avec les « Chatrooms » qu'ils disent…

Je ne peux faire beaucoup d’ordinateur ces jours-ci sans accentuer la douleur, alors je prends des vacances... Au moins, cela équilibre le danger de la dépendance Internet!!! Même si je ne suis pas friande des chatsrooms, je peux concevoir ce concept inhérent au Web, coté sombre du miracle de l’information partagée mondialement. Ainsi cela fait du bien, par ci par là, de se déconnecter du Web…

Il faut faire attention avec Internet, ne pas se mettre les yeux dans la poudre virtuelle et oublier la réalité qui nous habite. Cette réalité établie par la société concrète qui nous entoure. Souvent, en explorant les coins et recoins de la Toile, j’ai l’impression de jouer avec le feu . Mais le feu ne me fait pas peur et si je sais que je peux m’y brûler, si j'en suis bien consciente, alors ce danger me forcera à la prudence…

If i am a blogger, i am no chatter ! Le “clavardage” ne m’attire pas, je préfére rencontrer des gens au travers des échanges de type courriel. J’aime le coté épistolaire qui me rappelle un temps où le seul moyen de communication passait par l’écriture. Et puis l’on garde une distance qui me semble saine, l’on ne frotte pas son âme « dréte live » à celle d’un inconnu, comme cela me paraît être souvent le cas dans les "chatrooms"…

Voilà un jeu qui me semble bien dangereux frotter son âme à l’aveuglette! Brr, j’en ai des frissons, je suis bien frileuse sur ce sujet, une vraie "mauviette"! Trop d’imagination pour ne pas imaginer quelques scénarios tordus et effrayants!

En tout cas, écrire me manque, la douleur avale ma concentration et la lutte intérieure qui s’engage éloigne les mots et leurs fantaisies de mon quotidien…

La roue des petits malheurs tourne lentement. Elle doit être trop glacée par les vents qui congèlent l’air et givrent la peau qui s'y expose. Mais je compte sur un bon osthéo pour lui donner un petit coup dans le derrière !!!

jeudi, décembre 11, 2003


Underwater Garden // Dan Mackin
Une minute, quelques mots. Un sac de glace. Des gouttes de pluie. Chasser l’angoisse. Contrer l’ennui. Caresses de chats…

Silence, temps couvert, air doux, solitude, bruits de bruine, querelles de chats

Impatience, soucis, mouvements réduits, obstination de l’esprit

Lui, avec un sourire : « Vas-y ma chérie, fais la révolution. Accepte pas le contrôle du corps sur ta vie! »
Elle, les yeux plissés : « Je te dis que l’esprit est en prison, ce corps est un tyran… »


Tim Davis

mercredi, décembre 10, 2003

Le bonheur n'est pas de chercher le bonheur, mais d'éviter l'ennui. C'est faisable avec de l'entêtement.
Gustave Flaubert

Le train de la vie, c'est un petit train, qui va des montagnes de l'ennui aux collines de la joie.
Gilbert Bécaud

La logique sauve de l'ennui.
Arthur Conan Doyle

Woman Drying Her Neck // Edgar Degas
Une sérieuse entorse cervicale me force au repos…

La douleur éloigne l’ordinateur de mes heures et aspire mes mots dans l’ennui qu’elle propose ! Attendre le déclic qui fera fuir l’inflammation sournoise, écouter le silence en regardant briller le soleil par la fenêtre…

Le corps a des raisons que l’esprit oublie ou refuse d'écouter. Mais le corps sait toujours se faire entendre et l’esprit n’à qu’à se plier à son caprice puisqu’il est prisonnier de sa chair! Alors l’esprit se débat, se fâche, boude…

Et le corps dans sa toute puissance se fout des déboires du cerveau en colère!

Cela va passer disent les âmes douces, sois gentille, ne te rebelle pas, regarde le temps couler et atténuer ces douleurs qui t'étreignent...

Bien-sur répondra-t-elle en grimaçant parce-que la vie est ainsi faite, y’a des hauts, y’a des bas. Si je profite des hauts, je ne peux que supporter les bas et attendre sagement que la grande roue de la vie tourne à nouveau...

lundi, décembre 08, 2003

Nuits de pleine lune…

La lune ronde comme la Terre illumine de mille reflets argentés le paysage glacé…

L’atmosphère est étrange, les émotions et les douleurs circulent à fleur de peau, à fleur de cœur…

Les mots s’enraillent comme ma carcasse qui cale. Un petit rendez-vous chez le Doc demain. La santé, soudain, retrouve toute son importance au fil de ces jours difficiles. Tristesse latente…

Les minous s’ennuient, dorment, se chamaillent pour un morceau de sac oublié dans l’entrée… L'hiver s'enroule autour de nos vies...

Les lumières des guirlandes commencent à éclairer les longues nuits de couleurs, les figurines de Noël sortent des entrailles des maisons pour orner les pelouses enneigées et les perrons glissants...

J’aime regarder avec un sourire ces maisons illuminées qui ravigotent la petite fille cachée en moi, sans m’en rendre vraiment compte, la magie de Noël se glisse dans mes espoirs…

Nous avons une guirlande blanche qui réchauffe le salon d’hiver mais les sapins du terrain se désolent de voir leurs voisins s’illuminer. Ils attendent en silence et sanglotent des glaçons de larmes. Juan devrait bientôt les consoler de guirlandes colorées ! Avant de s’envoler en cet autre continent qui l’attend…

En parlant de continent, j’ai eu la surprise d’apprendre en regardant Thalassa, ou un programme du genre, que la Louisiane coulait…

Ainsi paraît que les marais qui protégent les terres s’enfoncent dans l’eau au rythme d’un terrain de football par demi-heure. Saviez-vous que la Louisiane s’enfonce dans l'eau à un rythme incroyable?

"Depuis 70 ans, la Louisiane se bat contre l'inexorable immersion de ses terres, victimes d'un phénomène d'érosion intense. Près de 5000 kilomètres carrés ont déjà été engloutis depuis 1932 et, selon le Département des Ressources Naturelles, si des mesures radicales ne sont pas prises, 1300 kilomètres carrés supplémentaires pourraient disparaître d'ici 50 ans. Car les marécages du sud de l'Etat, qui jouaient hier un rôle protecteur contre l'érosion, sont au bord de l'effondrement, privés des apports en sédiments d'un fleuve Mississipi toujours plus bridé par l'Homme. Malgré des millions de dollars investis en reconstruction, la situation ne cesse d'empirer et les autorités locales n'ont désormais plus d'autre choix que de faire de ce chantier titanesque une cause nationale.

La Louisiane constitue en effet une zone critique pour de nombreuses industries américaines. Un quart du pétrole et du gaz consommé aux Etats-Unis transite par des pipe-lines aujourd'hui menacés. L'Etat a lancé une vaste campagne d'information de 6 millions de dollars afin de sensibiliser l'opinion au problème. Il s'agit dans un premier temps d'obtenir au niveau régional, en octobre prochain, le vote de trois amendements visant à financer la préservation des côtes. Après ce vote, la Louisiane portera l'affaire devant le Congrès par le biais d'un plan de 14 milliards de dollars sur trente ans. La plus grande partie de cet argent devrait être employée à réaliser les délicats travaux d'ingénierie requis pour libérer le cours du fleuve."


dimanche, décembre 07, 2003

La santé est si fragile, l'on oublie trop souvent à quel point le malheur frappe les vies insouciantes lorsqu'elle n'est plus là pour soutenir nos journées...

Merci à vous, Thierry, Ebb, Marie, Vincent, Vertumne, Marreeane, Olive, Miss Sakurako et Mum qui avez laissé s'envoler vers nous ces petits mots du coeur...

Lorsque la vie se défile, il faut prendre son courage à deux mains. Nous pensons beaucoup à Meg et Kay, les deux filles de P...


Ghostly Vision // Warwick Goble
Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité.
Khalil Gibran

Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer.
Paulo Coelho

Les sanglantes osmoses du rêve et de l'amour occupent entièrement la vie de l'homme.
Salvador Dali


Birth of Liquid Desires
S. Dali


(Merci à Thomas pour le lien caché derrière la "porte"...)
A lire chez Thierry, un post souvenir du massacre de Polytechnique, une journée à ne pas recaler au fond des tiroirs de nos mémoires…

Je me souviens de cette journée. J’étais en 1ère à Marie de France, Mtl. Je me souviens de la petite gang que nous étions à fumer des clopes, entre deux cours, sur les marches en fer de l’escalier de service…

Je ne sais plus qui a débarqué dans la cour pour nous dire qu’il y avait du grabuge à Poly. De Queen-Mary où nous étions à l'école Polytechnique il n'y avait que deux pas (ou trois sauts de bus)…

Surprise et incompréhensions, il me fallut des jours pour réaliser l’ampleur et la raison du massacre…

Encore aujourd’hui je reste bouche bée devant cette haine de la femme qui se manifesta ce jour là…

Mais la femme est de part le monde si souvent rabaissée, mutilée, emprisonnée, reniée…

C’est l’une de mes plus grandes révoltes. Parfois Juan me fait remarquer que les hommes en Amérique du Nord ne l’ont pas tous les jours facile. Et je ne peux m’empêcher de répondre que la vie de la femme depuis des millénaires est sous-estimée dans tant d’endroits de la planète que je ne vais pas pleurer sur le triste sort des hommes confrontés aux sévices de l’égalité des sexes!!!

D’ailleurs pendant les vacances de Noël, histoire de me défouler un peu, je pense que je vais reprendre l’histoire de mes Amazones en un Québec indépendant et sous la gouverne des femmes…
Those words are for the stranger who comes here and translate this page…

I’m a bit uneasy with this fact, I tried it and what I saw made me wanna scream at the top of my brain! The translation makes no sense, being in the process of becoming a translator myself, seeing my words being butchered like that is excruciating…

To read those words in English correctly you’ll have to “untranslate” this page. Even English gets scratch in this process!

I really don’t think that anybody could understand what i write about that way, but feel free to contact me by email. I really would like to understand how you can bear to read what the machine is making of my poor little French words…

I don’t feel the need to translate myself, but if you’d ask me to write in English sometimes, I could do it for the kick of taming English words, an exercise far more difficult than letting the flow go though the French part of my brain…

I’m a bit afraid of the infamous Gallicisms, but one day I know that I will have to face my fear !

samedi, décembre 06, 2003

Les larmes de Juan accrochent mes mots de maux…

Il y a des moments de peines inévitables dans la vie, des moments où la nouvelle que l’on apprend est comme une massue qui nous frappe en pleine face. Une personne de notre entourage proche est en train de partir, là où ne vont que les âmes…

C’est un ami, un voisin, un copain paternel, quelqu’un qui a beaucoup d’importance pour Juan. Parfois il passe par ce coin virtuel et j’ai du mal à laisser couler ces mots. Je crains pourtant qu’il ne revienne plus ici lire les frasques d’Etolane …

Les médecins n’ont pas encore diagnostiqué la maladie mais les symptômes présents sont assez effrayants. Résultats probable d’un gène, rare, héréditaire qui entraîne une dégénérescence rapide du cerveau. Un gène qui foudroya la mère de notre ami à 48 ans et qui semble s’être réveillé avec éclat pour saboter à 52 ans, un être à part…

Juan est présentement en train de ranger sa maison qu’il a aidé à construire, notre ami reviendra y dormir demain soir avant de retourner à l’hôpital…

Après une visite et un souper qui marqua nos cœurs, Juan n’a rien voulu savoir que d’aller mettre en ordre sa maison à 11hrs du soir!!! Je l’entends pleurer au loin, cela fait mal de l’intérieur…

Nous sommes si impuissants lorsque la santé décide de se faire la malle…

Il y a un an, c’était Juan qui était amoché, le cou cassé mais réparé. C’était autour de son lit que l’on se retrouvait. Il y avait l’espoir, l’espoir que la vie reprenne son cours comme avant. L’espoir que tout irait bien malgré tout. Il y a seize ans de cela, c’était autour de mon lit que les gens se retrouvaient avec l’espoir que je remarche un jour. Cet espoir de retrouver la santé allége le cœur qui souffre et donne de la force à l’esprit…

Ici, l’espoir n’est pas. Il n’y a qu’une longue descente à laquelle l’on assiste, incrédule, impuissant, et des larmes qui ne demandent qu’à s’échapper…

vendredi, décembre 05, 2003

Hier petite fille rêveuse, aujourd'hui femme fantasque...

Après avoir mangé de la géographie à m’en gaver, je me suis lancée dans ce travail à rendre sous peu. Traduire un extrait d’un conte de notre choix. J’ai choisi de m’attaquer à la petite fille au allumettes, d’Andersen. J’ai avancé, encore beaucoup à rédiger...

Avec cette histoire, je me suis replongée dans mon enfance, toujours la même fascination muette pour cette histoire qui me parle doucement…

La petite fille qui m’habite le cœur, cette petite fille qui vibrait d’émotions à chaque lecture de ce conte est encore bien vivante. C’est étrange la vie, dans moins d’un mois, ce sera ma fête. Je ferai un pas de plus dans cette trentaine qui se dessine inexorablement…

À chaque nouvel an, l’on change les chiffres du calendrier et je rajoute un an à mon compteur… Plus les années passent, moins c'est drôle...

Pourtant, au fond de moi persiste l’enfant. Cela ne me dérange point, dans le fond j’entretiens cet état latent. Garde fou bien souvent flou contre l’aigreur adulte, contre cette lucidité véhiculée par les jours qui défilent toujours, contre ces compréhensions qui blessent l'âme sensible, contre ce monde trop souvent cruel…

Les enfants ont le pouvoir de rêver. Les adultes perdent parfois cette faculté…

Les responsabilités quotidiennes, les aspirations matérielles, les soucis d’argent, de cœur, de vie aspirent les rêves innocents des enfants. Je comprends bien le principe mais je le refuse de toute mon âme. Je me battrai de toutes mes forces mentales pour ne pas me faire avaler par la réalité terne d’un monde sans reliefs imaginaires...

Maintenant, il est temps que j’aille me coucher, c'est le temps de rêver…
Interlude Nature: Quizz escape...

Voilà longtemps que je ne m'étais égarée dans ces eaux-là...

* Which of natures amazing entities are you?*

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You are - Water fall. magical and hypnotic. You seem to gush peace and good feeling to all who find you - as you like to be hidden, often surrounding yourself in nature. Life is your gift and you have a humble way of spreading it..... You are a natures heart (ever beating).

What Part of Nature Are You?

sunset

You're a Sunset! You're very deep and artistic and you like looking at life from unique angles. You don't like being around people too much, which is okay but it doesn't hurt to be social every now and then.

What Force of Nature Are You?

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Nature's own fireworks. Northern lights originate from our sun. During large explosions and flares, huge quantities of solar particles are thrown out of the sun and into deep space. These plasma clouds travel through space with speeds varying from 300 to 1000 kilometers per second.

But even with such speeds (over a million kilometer per hour), it takes these plasma clouds two to three days to reach our planet.

When they are closing in on Earth, they are captured by Earth's magnetic field (the magnetosphere) and guided towards Earth's two magnetic poles; the geomagnetic south pole and the geomagnetic north pole.

Northern lights occur as a result of solar particles colliding with the gases in earth's atmosphere. On their way down towards the geomagnetic poles, the solar particles are stopped by Earth's atmosphere, which acts as an effective shield against these deadly particles.

When the solar particles are stopped by the atmosphere, they collide with the atmospheric gases present, and the collision energy between the solar particle and the gas molecule is emitted as a photon - a light particle. And when you have many such collisions, you have an aurora - lights that may seem to move across the sky.

In order for an observer to actually see the aurora
with the naked eye, about a 100 million photons
are required.

brought to you by Quizilla
Un soleil de glace dans un ciel d’azur,

Une entorse cervico-dorsale qui se dénoue contre son gré, du travail à en pleurer…
Mais j’m’en fous le Père Noël m’a répondu…

Une lumière aveuglante, prés de –15 en plein soleil, une promenade amoureuse en haut de la colline, vue de clocher et de lac semi-gelé, cela scintille de partout, la neige en poudre s’écoule comme du sable entre les doigts…

Se tenir droite comme un as de pique pour oublier les tiraillements du corps, expliquer avec croquis et illustrations la place considérable des fleuves et de leurs bassins au Moyen-Orient ainsi que dans les trois grandes régions de l'Asie des Moussons, et que je n’oublie pas de décrire les influences et les rôles des religions en Inde tant au point de vue historique et contemporain …

Se botter le c…

Garder son esprit sur Terre, assimiler, comprendre, mâcher, régurgiter…

jeudi, décembre 04, 2003

Que la santé immortelle descende du ciel pour avoir soin de tous vos jours !
Voltaire

L'âme n'aurait pas d'arc-en-ciel, si les yeux n'avaient pas de larmes.
John Vance Cheney

Soyez assis avec toute la majesté inaltérable et inébranlable de la montagne. Laissez votre esprit s'élever, prendre son essor et planer dans le ciel.
Sogyal Rinpoché
La tête dans les nuages…



J’aime me perdre dans le ciel.
J'aime ces cieux qui m'inondent de couleurs magiques,
qui embaument mes pensées obscures de simple bonheur...

mercredi, décembre 03, 2003

IMAGINATION

Pronunciation: i`maju'neyshun

Definition: The formation of a mental image of something that is not perceived as real and is not present to the senses; "popular imagination created a world of demons"; "imagination reveals what the world could be" The ability to deal resourcefully with unusual problems; "a man of resource" The ability to form mental images of things or events; "he could still hear her in his imagination"

1. The imagine-making power of the mind; the power to create or reproduce ideally an object of sense previously perceived; the power to call up mental imagines. "Our simple apprehension of corporeal objects, if present, is sense; if absent, is imagination." (Glanvill) "Imagination is of three kinds: joined with belief of that which is to come; joined with memory of that which is past; and of things present, or as if they were present." (Bacon)

Imagination

Du bas latin imago, «image», «vision» (correspond au grec eikôn, qui a donné le français icône, ou phantasma, qui a donné fantasme).

Def: Faculté de l'esprit à former des images.

On distingue traditionnellement l'imagination reproductrice, qui fait revivre le passé, et l'imagination créatrice, qui invente de nouvelles images ou de nouvelles combinaisons d'images.

Chez Platon, la conjecture par images, ou eikasia, est le plus bas degré de la connaissance.

Pour Pascal, l'imagination est l'ennemie de la raison. «Maîtresse d'erreur et de fausseté», elle grossit à l'excès le témoignage de nos sens ainsi que les symboles (trompeurs) de la science et du pouvoir.

Pour Bachelard, l'imagination n'est pas tant la faculté de former des images que la faculté de nous libérer des images habituelles. En ce sens, on peut la définir comme «fonction de l'irréel» et célébrer sa puissance créatrice, notamment dans le domaine de l'art.

De son côté, Sartre fait de l'imagination la fonction par laquelle la conscience dépasse le donné pour viser un objet comme absent ou comme irréel.

L'imagination par Werber: L'imagination est ce que l'homme a de plus beau et c'est l'objectif à atteindre, c'est à dire d'élargir son horizon pour être capable de comprendre un maximum de choses. L'imagination c'est l'art de se libérer du connu, de penser sans références.

Testez votre imagination...


Castle in the Clouds
Christmas Vibe...

La semaine dernière, j'ai acheté pour les enfants avec qui je travaille et pour ma petite soeur, un calendrier qui décompte Noël en chocolats...

En passant par chez IokanaaN, j'ai découvert cela...

J'ai été charmée par cette version du calendrier, concoctée par Nacara, des chocolats aux blogs, il n'y a qu'un pas de souris...
Souhaits Naïfs destination Paradis des Désirs…

Cher Père Noël de l’univers,

J’aimerais avoir dans mon bas de Noël un appareil numérique qui tienne la route de mes inspirations visuelles…

Je sais, nous possédons déjà un bon appareil, Minolta antique, très bonne mécanique, cadeau de Beau-Papa, qui fait de très belles photos…

Mais vois-tu Père-Noël nous sommes en 2003, j’ai été super sage, j’ai travaillé fort, j’ai combattu les démons, je n’ai pas fait de caprices, j’ai pris soin de mon aimé, et même si je suis pas parfaite, tu auras sûrement remarqué mon obéissance générale !!!

Avec un appareil numérique, je pourrais voler des images à l’hiver quand il passe, ce serait quand même pratique…

Et puis j’ai accepté par bonté de cœur de passer Noël en de tristes conditions, alors si tu peux faire un petit geste numérique, n’oublie pas ma cheminée…

Je t’envoie une photo de ma petite sœur durant son dernier spectacle de danse, tu la reconnaitrais surement en premier plan ! Elle aussi a été très sage cette année, elle mérite une montagne de cadeaux parce-que ce n’est pas facile la vie de petite fille, lorsque ses parents divorcés s’entredéchirent...

Elle a beaucoup de courage et elle danse bien, elle pourrait même aider tes lutins ! Elle sera au soleil avec son père pour Noël, mais je pense que ton traîneau atterrit sur le sable sans problèmes. Y’a plein d’enfants là-bas, au soleil de Cuba, qui ont besoin de tes surprises et de ta magie…

Le reste de ma liste est très simple,

- Longue vie à ma Mère-Grand…
- Santé pour mes proches…
- Suppression de la connerie humaine…
- Sauvegarde de la faune et la flore…
- De l’amour en paillettes pour tous…


Voilà cher Père Noël, tu es le seul père (à part le Trés Grand!) que je connaisse! Le seul qui m’a donné l’occasion d’employer ce terme de père et d’en imaginer la notion lointaine….

Je t’embrasse fort, et tous les lutins aussi…

mardi, décembre 02, 2003


Wistful // Yvonne Flipse
Chronique de chats…

Sumiko, enfermée depuis deux ou trois jours dans « le semi-sous-sol » s’est enfin décidée à miauler...

Depuis trois jours pas l’ombre de Sumiko. L’inquiétude commençait à se profiler au coin de nos pensées. J’avais ce sentiment vague qu’elle était là dessous, toute niaiseuse et silencieuse...

Finalement, à force de réfléchir à rien, le dos calé et douloureux, j’ai fini par me persuader qu’elle devait être au sous-sol. Juan avait fait des trucs pendant la fin de semaine, ouvert la porte qui mène aux entrailles de notre maison, là où les chats aiment se cacher…

Habituellement, lorsqu’il y en a un prisonnier par inadvertance, celui-ci finit toujours par avoir la bonne idée de miauler à la mort sous le conduit de la sécheuse. Ainsi il finit toujours par se faire entendre et retrouver…

Je décide en deux grimaces de bouger ma carcasse, j’enfile mes « snow-boots » et je sors ouvrir la petite porte qui cache les fondations de la maison. J’ouvre grand, rien ! J’appelle doucement Sumiko, Sumiko, Koko…

Deux minutes se passent dans le silence et le froid avant que je ne vois apparaître la petite frimousse égarée de la Miss qui me regarde et se met à miauler. Je lui réponds de rentrer à la maison, elle cligne des yeux, me regarde, cligne des yeux, regarde dehors, cligne des yeux encore et miaule enfin d’une voix rauque son existence…

Pffiff, d’un bond de gazelle elle me file entre les jambes! Je ferme la porte et retourne lentement à mes quartiers. J’arrive dans le salon pour voir à la fenêtre la petite mine de Sumiko. J’ouvre la fenêtre, je souris. Sumiko est revenue...

Elle se précipite vers le bol de croquettes, souffle deux-trois avertissements virulents à Yoda qui recule prudemment. Elle s’assoit délicatement et commence à manger encore apeurée de son aventure dans les entrailles sombres de la maison enneigée…


Nosey // Sharon Beals

Ombria in Shadow
Kinuko Craft
GOOM: L’Ogre qui ne voulait plus manger d’enfants…

Au lever du jour, il mangea avec appétit son énorme plat. Le ventre plein, il alla se coucher enfin satisfait et repu. Son sommeil se peupla de songes tourmentés où les Hommes et les Ogres dansaient en une ronde infernale et terrifiante…

Épisode trois :

À la nuit tombée, Goom se sentit tout ravigoté. Son humeur était légère, la lune brillait en des cieux étoilés, pas un nuage n’obscurcissait l’horizon…

L’ogre rassasié décida d’aller à la cueillette. Il avait utilisé tous les ingrédients présents dans sa cabane. Il avait tant apprécié manger son sanglier mariné, qu’il avait élaboré, durant sa préparation, toutes sortes de nouvelles recettes à essayer. La forêt regorgeait de sangliers. Ceux-ci n’étaient pas chassés pas les Ogres. Au mieux on en faisait des animaux domestiques. Certaines Ogresses auraient été extrêmement choquées de savoir que Goom s’apprêtait à incorporer le sanglier à son alimentation !

Les Ogres, réputés pour leurs tempéraments gourmands et étonnement gourmets, considérant la taille de leur cerveau, étaient gastronomes et fiers de l’être. Toute leur activité cérébrale tournait autour de leur palais. Si la chair humaine était leur aliment de base, ils n’hésitaient pas à l’agrémenter d’herbes, de fruits et de plantes de tous genres…

Les Ogres les plus respectés du pays étaient ceux qui savaient le mieux cuisiner. C’était des artistes qui ne chassaient guère et qui possédaient le seul savoir connu en Ogronum : la gastronomie !

Jamais un ogre ne s’abaissait à manger un autre animal que l’humain. Depuis des siècles et des siècles, les Ogres se nourrissaient d’humains et s’en délectaient les babines. Toute la culture Ogre reposait sur cette nourriture issue d’une dimension parallèle, dont ils étaient les seuls à avoir la clé ! Tout en longeant le cours de la rivière, Goom réfléchissait à tout cela...

Les Ogres n’ayant pas une grande capacité de réflexion, Goom laissait défiler les images dans sa tête. Il les associait ensuite à un concept qu’il comprenait. Il s’en faisait une idée, relevait drôlement le coin supérieur de son énorme gueule et attendait patiemment l’image suivante…

Ce faisant, il arrachait des branches, ramassait des herbes, récoltait des plantes. Il bourrait en sifflotant son gigantesque sac de toile qui se remplissait petit à petit. Il se promena ainsi un long moment. Lorsque soudain, il vit apparaître au loin les lueurs d’un village entre les arbres…

Il secoua sa grosse tête, fronça ses sourcils épais et se frotta la patate qui lui servait de nez ! Il cacha son sac derrière un buisson et s’approcha discrètement des feux qui brillaient et l’attiraient. Il se creusa un instant la cervelle avant de décider que cela devait être Bhtyk, un village à l’Ouest de chez lui, au bord de la rivière damnée.

Goom, planté entre deux arbres, ne savait s’il devait avancer ou fuir. Un bruit dans les broussailles le fit tressaillir. Il effectua un mouvement de recul pour se retrouver nez à nez avec un vieil Ogre, la bouche sanglante et l’œil sournois…

- Ohhgh ! Toi ! Je te connais pas !!!

Goom regarda la proie humaine qui se débattait dans l'énorme main. L’odeur le révulsait et un frisson horrible lui traversa l’échine, il répondit en un hoquet :

- Ohgh ! Mon nom est Goom. Je dois partir…

À peine Goom avait-il fini sa phrase, que le vieil Ogre fracassa la tête du garçon suppliant, d’un coup violent contre le sol. Goom renifla avec horreur l’odeur fraîche de la cervelle fumante qui se répandait à ses pieds. Une colère monstrueuse s’empara de lui. Un incroyable tourbillon d’émotions et de sensations conjuguées prit d’assaut sa petite raison. Cette subite colère l’anima d’une rage inconnue, l’aveugla de haine et de douleurs, lui fit mousser les babines et perdre la tête…

Avant même que l’autre ne puisse réagir, Goom leva son vieux gourdin et commença à frapper. Il frappa, frappa et frappa encore. Sous l’effet de surprise, l’autre s’effondra sans un cri avant de se transformer en pâtée sous la foudre de Goom…

Lorsqu’il n’en put plus de frapper, Goom retrouva ses idées. Il constata, dépité, le désastre accompli. Il prit peur aussi vite qu’il comprit son erreur et s’enfuit en courant de la scène maudite...

Écrasant buissons, arbustes et champignons, il faisait vibrer la terre et les arbres sur son passage. Il courut ainsi, gros balourd terrifié, jusqu’au lit de la rivière damnée. Il pénétra l’eau glacée jusqu'à sentir le flot tumultueux le déstabiliser. Il sortit alors ses épaules massives de l’eau et retourna à sa cabane par la voie maritime. Il arriva en terrain connu au petit matin transi de froid et de peines…


Peter Scanlan
Après la neige, voilà le froid, -13 ce matin…

Je ne saurais en dire les effets, la carcasse ankylosée, coincée par des séquelles antiques d’un accident qui me paralysa un instant de mon adolescence. J’ai ces jours-ci le dos en cavale ! Le médicament miracle devrait finir par me soulager, merci monde moderne et sa morphine contrôlée…

De la volaille aux cactus, ma page est criblée d’erreurs, je m’en excuse auprès des lecteurs… Je vais m’occuper de la mettre au propre à Noël, essayer de corriger les erreurs, ou plus simplement rénover la cabane et le look d’hiver…

Si vous avez des difficultés avec ce petit coin informatique, merci de m'en faire part…

Dans quelques lignes la suite de Goom, suivez les yeux…

Heart of Snow //
Edward Robert Hughes

lundi, décembre 01, 2003

Les humains sont le résultat d'un chemin évolutif d'une exquise complexité, plein de faux départs, d'impasses et d'accidents statistiques.
Carl Sagan

Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.
Alphonse Allais

Zoo : Sorte de prison dans laquelle on place les animaux pour que les Humains puissent les voir de près. Chez les éléphants, l'expression "avoir la peau sur les zoos" signifie maigrir de tristesse dans un tel endroit.
Pef
Des pensées pour les autres...

Dans le cadre du projet Link and Think, tel que présenté chez MediaTic, je pars à la recherche d’inspiration sur la Toile…

Je m’égare sur le site de Médecins sans frontières, mes mots me semblent bien petits devant la dévastation de cette maladie…

Dans l’opulence de nos sociétés qui gèrent la maladie à coups de traitement onéreux et de campagnes publicitaires, de préservatifs abordables et d’informations utiles, le Tiers-Monde paraît bien seul devant ce virus implacable. Les populations des pays pauvres tombent comme des mouches, y pensons-nous vraiment ?

À l’abri, dans le confort de nos maisons, protégés par la connaissance et le plastique, pensons-nous vraiment à tous ces orphelins malades, ces familles détruites, ces gens qui souffrent et qui meurent sans un regard de notre part?

C’est aujourd’hui la journée mondiale du Sida, c’est le temps de penser aux autres, à ceux qui souffrent en silence, sans moyens ni ressources…

Mes pensées s'envolent vers ces milliers de femmes, d'hommes et surtout d'enfants qui luttent chaque jour...

Je vous invite à signer la pétition en ligne sur le site de Médecins sans frontières… Aussi, j'ai aimé lire le billet d’Ebb au sujet de cette terrible maladie et celui du Peintre...



Grand matin, petite santé...

Ce matin, je me suis réveillée au pays de Noël, le corps dangereusement engourdi, le cerveau désespérément endolori et les yeux dans la neige…

L’hiver à gagné la bataille du temps ! En deux jours à peine, prés de 40 cm de neige sont tombés et recouvrent entièrement le paysage…

Noël, d’un coup, s’est posé dans mon jardin, il l’a transformé en champs de neige immaculé et la rue n’est plus qu’une longue piste blanche…

Les arbres ploient sous le poids d'énormes flocons agglutinés sur leurs branches. Si l’on oublie que c’est le début de plusieurs mois de neige et de froid, alors l'on peut pleinement profiter de ce paysage d’hiver enchanté et puis il ne fait pas encore si froid!

En fin d’après-midi, (c’est-à-dire vers trois heures !), quelques rayons percent la couverture grise qui cache le ciel et illuminent de lueurs dorée cette atmosphère particulière, silencieuse…

Je contemple attentivement ce monde cotonneux. Je regarde par ma fenêtre et je ressens tant d’amour pour cette Terre, toute en contraste, si grande devant moi qui ne suis rien de plus qu’un moustique humain, qui lui gratouille l’épiderme et la suce avec remords…

dimanche, novembre 30, 2003

GOOM: L’Ogre qui ne voulait plus manger d’enfants…

Ses frères le portèrent alors dans la cabane qu’ils possédaient prés de la rivière damnée et retournèrent festoyer. Au matin, le village commençait déjà à oublier. Les Ogres ont la mémoire incroyablement courte à la naissance et cela ne s’arrange pas avec l’âge. L’instinct les guide plus que la pensée, ce qui leur permit peu à peu d’oublier Goom qu’il ne voyait plus parmi eux…

Épisode deux :

L’hiver allait bon train. C’était une période très occupée pour les Ogres de la contrée. Ils devaient profiter de la porte glacée pour ramener leur nourriture préférée et faire des réserves pour l’été. La porte de glace fondait irrémédiablement au printemps. Il fallait donc attendre que ne retombe la neige pour pouvoir reformer la porte ronde à l’endroit magique. Ce lieu était sacré, connu par des Ogres depuis de la nuit des temps, il se situait à la fontière Nord du pays d'Ogronum. C'était l’unique endroit où les Ogres savaient construire une porte interdimensionnelle et ainsi pénétrer le pays des Hommes…

Pendant que les Ogres de la région travaillaient fort, à remplir les énormes forts qui leur servaient de garde-manger, Goom apprenait à vivre seul. Les Ogres, débordés de travail, l’oubliaient peu à peu tandis que lui ne faisait que penser à eux. Sans le comprendre Goom commettait là un acte irréversible. Sans le savoir il développait sa mémoire. D’Histoire d’Ogres cela n’était certainement jamais arrivé !

Durant ce temps étrange qui s’écoulait si lentement, Goom s’habituait à sa nouvelle vie d'hermite. Il savait qu’il ne pouvait retourner vivre avec les siens dans le village de son enfance. Il savait que plus jamais il ne pourrait vivre avec les siens. Les enfants étaient de tous les menus. La chair humaine était l’aliment de prédilection des Ogres. Il savait que s’il retournait au village, il ressentirait encore ce malaise, tout aussi indescriptible qu’incompréhensible, qui l’accompagnait désormais dés qu’il s’approchait de la chair putride des Hommes. Il ne comprenait guère cette nouvelle impression, ces nouvelles sensations…

Il avait toujours été friand de chair humaine. Depuis son plus jeune âge, il adorait les bambins et leur peau douce et crémeuse. Il aimait les manger en deux bouchées, sentir leur petit cœur battre encore, tandis qu’il avalait son dernier morceau palpitant de sang. Il n’aimait pas les petites filles avec une longue chevelure. Il n’arrivait jamais à en déguster une sans garder entre ses dents des cheveux récalcitrants. Cela lui prenait ensuite un temps fou pour se curer les dents et il devait se les laver au moins trois fois de suite ! Il aimait bien les jeunes hommes potelés. Il avait élaboré une recette spéciale pour récolter le gras pendant la cuisson et en faire une délicieuse sauce pour accompagner ses gigots. Tout le village en raffolait et en redemandait des lunes après que tout n’ait été mangé ! Il était déjà arrivé à ses frères d’organiser une expédition spontanée au pays des Hommes, juste parce-qu’ils avait une subite envie de « jeune au gras et aux pommes »…

Cette perte d’appétit pour les humains l’incommodait profondément. Il passait des nuits entières, assis sur un énorme rocher prés de la rivière damnée, la tête entre ses mains. Il soupirait à tout moment, il ne savait que faire ! Il s’ennuyait de ses pairs et de l’énorme arbre qui abritait sa maison depuis des générations. Son estomac gargouillait chaque nuit davantage. Pourtant il ne pouvait se résoudre à retourner au village…

Une nuit de pleine lune, identique à tant d’autres où assis sur son rocher, il écoutait bouillonner la rivière et gargouiller ses entrailles. Il vit s’arrêter devant lui un énorme sanglier. Celui-ci le regarda avec intérêt, il s’approcha et le flaira timidement.

Goom eut une idée ! Les idées étaient rares dans la vie d’un Ogre et il vécut celle-ci comme une révélation divine. Il regarda fixement le sanglier qui ne semblait pas se soucier de sa présence et pensa : « Si je ne peux plus manger d’humains, je pourrais essayer les animaux. Après tout ils sont aussi fait de viande ! »

Il regarda le ciel. Pour la première fois depuis des lunes, il sentit un nouvel espoir enfler son petit cœur. Il sourit. Sa face bleuâtre scintilla sous les étoiles. Il leva son vieux gourdin dont il ne se séparait jamais, d’un coup sec et précis, il tua le sanglier trop curieux ! Il ramena l’énorme carcasse à sa cabane et entreprit une toute nouvelle recette…

Au lever du jour, il mangea avec appétit son énorme plat. Le ventre plein, il alla se coucher enfin satisfait et repu. Son sommeil se peupla de songes tourmentés où les Hommes et les Ogres dansaient en une ronde infernale et terrifiante…


À suivre…

samedi, novembre 29, 2003



Volée dans le dernier Voir Québec...

La nuit dernière, il a plu à verse, à seau, à boire debout…

Des bourrasques que l’on entendait arriver de loin, grondements féroces de vent violents, brusquaient les branches de toute la forêt environnante et soufflaient à faire trembler la maison…

Entre deux puissantes rafales, l’automne et l’hiver se combattent en un duel acharné cette partie de territoire…

Les vents se déchaînent, le ciel crache tout ce qui lui tombe sous la dent et l'on se sait plus à quel Saint vouer ce temps !

Aux alentours de midi, la pluie est devenue Mannguq pour se transformer à la nuit tombée en Masaaqijuq

La nuit passée la pluie a absorbé la couche de neige au sol et cette nuit qui s'avance semble vouloir parler Kinirtaq ou quelque chose qui lui ressemble à en regarder par ma fenêtre! Allez, je retourne à mes moutons qui bêlent...

Trouvé chez Magellan, une belle lexicographie des façons de parler de la neige en Inuit…

Mannguq :Neige mouillée fondante.
Masaaqijuq :Neige douce qui tombe
Kinirtaq : Neige compacte et mouillée; elle a la consistance d'un « pain de bannique » ou de la pâte à pain. De consistance épaisse, elle contient peu d'eau. Ce mot est employé pour décrire de la pâte, de la mélasse ou de la neige mouillée qui est compacte parce qu'imbibée d'eau, bien qu'elle se soit égouttée un peu.

vendredi, novembre 28, 2003

GOOM: L’Ogre qui ne voulait plus manger d’enfants…

Au fond d’une forêt dense, sauvage et ignorée, vivait un bon ogre. Il se nommait Goom et ses pieds étaient aussi longs et massifs que cinq péniches assemblées en un pied ! Les arbres qui cachaient sa retraite étaient aussi gigantesques que des gratte-ciels naturels. Au cœur de la forêt sacrée, les troncs servaient de maisons, mais là où vivait Goom, loin derrière la rivière damnée, à la frontière du Pays Ogronum, aucun autre ogre n’y risquait sa tête…

Goom était un gentil ogre. Quelques siècles auparavant, il avait décidé, malgré lui, d’arrêter de manger des enfants. Cela se passa le temps d’une lune. Au matin, sans même le savoir encore, il s’était converti à l’alimentation animale. Depuis ce jour pas banal, il ne se mit plus aucun humain sous la dent…

Sa dernière bouchée, une petite fille pleine de saveur dotée d’un long nez pointu, avait, malgré sa maigreur, la chair tendre et juteuse. Pourtant cette petite Kaelle pas très belle lui avait laissé un goût amère dans la bouche. Un goût aigre, désagréable, définitif avait envahi comme une maladie son palais fin. Ainsi, en cette lune mémorable, il perdit complètement le goût de la chair humaine. Pire encore, celle-ci se mit à dégoûter profondément, juste l’odeur d’un enfant en santé lui donnait maintenant la nausée…

Les Ogres de son village dans les arbres, voulurent forcer son appétit en une opération gastronomique gargantuesque. Un Ogre qui avait perdu le goût des enfants, c’était hautement anormal, il fallait le soigner ! L’on fit donc une grande fête où l’on captura plus d’une centaine d’enfants du pays des Hommes pour un festin sans pareil qui ne pourrait que redonner l’eau à la bouche de Goom…

Pratiquement tous les Ogres et Ogresses de la région partirent pour la petite porte magique, de glace formée, qui mène tout droit au pays de Hommes. Ce fut une razzia de bambins, de têtes blondes, brunes, rousses. Certains Ogres en profitèrent même pour ramener quelques males adultes ainsi que leurs femelles réputées pour leur chair savoureuse et abondante…

Malheureusement, lorsque Goom se retrouva au milieu de la place du village, l’odeur des dizaines de petits corps en pleine cuisson et la vue des énormes gigots marinés lui fut insoutenable. Il commença à vomir, à trembler, à pleurer. Tous les Ogres du village le regardaient, bouche bée, ne sachant plus quoi inventer en une pareille situation. Les énormes pieds de Goom semblèrent soudain danser tandis que sa tête rentrait doucement entre ses épaules comme une tortue apeurée. Il suffoqua, eut un hoquet retentissant qui fit frissonner les feuilles et les plantes avant de s’affaler sur quelques enfants, prêts pour le four, qu’il broya dans sa chute inconsciente.

Ses frères le portèrent alors dans la cabane qu’ils possédaient prés de la rivière damnée et retournèrent festoyer. Au matin, le village commençait déjà à oublier. Les Ogres ont la mémoire incroyablement courte à la naissance et cela ne s’arrange pas avec l’âge. L’instinct les guide plus que la pensée, ce qui leur permit peu à peu d’oublier Goom qu’il ne voyait plus parmi eux…


À suivre…

Cocteau-Art // Double-Profil sur blanc
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
Jean Cocteau

La vitesse est la forme d'extase dont la révolution technique a fait cadeau à l'homme. Milan Kundera

Peu importe la vitesse où l'on court, la mort gagne toujours par une longueur.
Stanley Péan

jeudi, novembre 27, 2003

Un autre article de bouclé...

Discussion avec un acrobate des mots...

J’ai eu dernièrement la chance de pouvoir discuter autour d’un café de la magie des mots avec Hugo Fleury, chanteur et auteur des chansons du groupe de musique Polémil Bazar…

Leur nouvel album « Chants de mines » est un petit trésor pour les oreilles, tant par sa musique entraînante, que par ses mots finement articulés. Hugo écrit et rime depuis son adolescence, et cela se sent! À l’écoute des chansons de Polémil Bazar, la fluidité maîtrisée des chansons entraîne l’esprit dans une fête de notes joyeuses et de poésie troublante. Hugo Fleury réplique en souriant « J’ai toujours écrit en rimes, c’est devenu ancré en moi, alors quand je fais des impros en spectacle, je parle en vers... »

Polémil Bazar glorifie les artistes et la vie de bohème, ainsi que les mots et leur profondeur si utile à nos pensées articulées. Hugo joue avec les mots comme un acrobate danse sur un fil enchanté. Il fait la fête en s’amusant, ce qui ne l’empêche pas de cogiter longuement sur nos sociétés, sur ce futur qui nous dépasse…

Il n’aime guère la presse qui déforme et exploite « Je trouve vachement inquiétant cette tendance actuelle au cul, au sexe... » Il préfère de loin enclencher la réflexion. Amener les gens, jeunes et moins jeunes, à réfléchir plus loin que le bout de leur nez. Il n’aime pas l’idée de prendre son audience pour une foule des cons, il dit à ce sujet : « La différence entre le show-biz et l’artiste se fait au niveau de la vérité de ses sentiments. On est bombardé de faussetés chaque jour, de produits commerciaux, de faux comédiens de la chanson qui font de la cuisine toute faite avec des recettes établies. Nous, on préfère le respect que le public nous donne pour la démarche artistique que nous leur offrons… »

Hugo est un artiste sensible, contemporain, qui se tient au courant de ce qui se passe dans la francophonie, il n’aime pas les coïncidences arrangées trop faciles. Cet artiste intègre puise son inspiration dans les musiques du monde, le jazz, ses lectures, ses voyages…

Il avoue adorer Balzac et se dit très attiré par la littérature du 19ième. Il apprécie dans les mots de cette époque la richesse et la maîtrise aiguisée de la langue, il déclare « Si je peux donner à un jeune l’envie de s’intéresser à la littérature, de découvrir des auteurs, je serai bien content ! J’aime les textes ambigus, j’aime qu’il faille un effort intellectuel pour les analyser. Je ne m’en cache pas du tout. Je joue avec ça ! C’est ma façon à moi de perpétuer la langue, de participer à la survie du français, c’est un aspect crucial pour moi… »

Il perçoit un parallèle entre le 19iéme qui vit naître l’industrialisation et notre époque qui fait face aux conséquences des modes de consommations à grande échelle. Coté littérature, il aime aussi le style rigoureux de Philipe Djian, et se dit un véritable amoureux de la langue française…

Chanteur à la recherche de profondeur humaine, Hugo possède une conscience politique qui émerge dans ses textes. Il craint que les conflits mondiaux ne s’aggravent. Le mur entre l’occident et le monde arabe l’inquiète profondément, il précise cependant que leur prochain album sera moins politique : « Je suis un athée radical, cela me positionne beaucoup dans mon observation sociale. Je m’applique à voir la vie positivement et à rechercher le bonheur et la quiétude. J’aime célébrer l’esprit de la fête. La fête a deux aspects pour moi, celui de faire oublier ses malheurs et aussi celui de célébrer cette vie qui nous est chère. C’est bien le geste politique mais merde on perd rapidement l’intérêt des gens ! Faut laisser les gens respirer aussi, ne pas les bourrer, on prône la fête et la réflexion »

Il illustre sa pensée avec l’exemple du professeur qui avec humour amène ses élèves à assimiler sa matière. Hugo trouve qu’il est important de ne pas être pompeux. Il ne désire pas donner, à travers son groupe, l’image d’une bande d’intellos qui voudrait moraliser avec la chanson, il estime : «J’effleure les grands thèmes mais il est impossible en une chanson d’approfondir. Je soulève les polémiques et j’invite les gens à réfléchir ensuite. J’aime mettre le doigt sur le bobo, mais je ne propose pas de solution. J’interpelle et je laisse la place à la réflexion de ceux qui m’écoutent… »

La démarche artistique de Polémil Bazar est axée sur la qualité. Le groupe désire aller de l’avant en progressant avec le temps, en mûrissant d’albums en albums. Le premier album avait une démarche onirique, le deuxième une saveur politique, le troisième, déjà en chantier, sera plus humoristique, Hugo développe : « On va retrouver plus d’humeur, de l’absurde sans tomber dans le cynisme en utilisant juste une touche sarcastique. On est pas fatalistes, on est juste lucides, on est des chasseurs d’autruches, on chasse ceux qui se cachent la tête dans le sable… »

Alors en attendant la sortie du prochain album de Polémil Bazar, je vous encourage vivement à découvrir cette musique joyeuse et intelligente. Laissez-vous entraîner par ces joyeux lascars dans la ronde amusante de cette fanfare qui avale le cafard et qui vous emportera en son monde musical unique et merveilleux…

mercredi, novembre 26, 2003

Bientôt minuit…

Touche finale à ce travail de groupe à rendre demain. Mini groupe que Miss Lilou et ma pomme! Nous avons fait une analyse de traduction pour le cours de Children’s Litterature. Assignée à la mise en page, je me suis mise à la tâche, tout de suite après avoir achevé le Carnet Ceulaéen que tous attendent ! Presque minuit et Tadam ! Astradammmm grrrammm ! Voilà enfin le produit fini ! Croqué et emballé le bébé alligator de Robert Munsch

De mon point de vue adulte, j’ai eu bien du mal à trouver cette histoire bonne. Hier, j’ai utilisé la version française de cette histoire pour mes séances de lectures avec deux petites filles, l’une en troisième année (CE2) l’autre en cinquième (CM2)…

Elles ont ADORÉ ! Cette histoire a fait un carton en ma petite maison ! Pourtant, Dieu sait que la plus jeune en arrache avec ses lectures. Mais là, surprise et magie, elle s’est absorbée dans le flot des mots et sembla en retirer bien du plaisir. J’eus même l’occasion de lui faire voir et écouter la version anglaise, toute ouverte qu’elle était ! La plus vieille, toute sourire malgré une soufflée, sembla elle-aussi apprécier beaucoup la chose !!! Du coup, en vivant ce livre à travers leurs yeux d’enfants, j’ai enfin pu voir la lumière Munsch et comprendre le comique de la situation, what the trip was…

Ce qui me fut bien utile pour la finition de ce devoir 14 pages plus tard. J’avoue, je me fais vieille, sans médire, il commençait à me tomber sur le système, Munsch et ses adultes à la noix, aussi mignonne que toute cette histoire soit!!!

mardi, novembre 25, 2003

De blogs en blogs...

Via L'oeil de mouche: Le Blog Blues...

Responsabilité et "autocensure" chez Corsac...
Blogomots...

J’ai beaucoup aimé lire « le Spleen Blogosophérique » chez Hémisphair…

Lorsque je me ballade sur la Toile, je lis parfois les remous, les petits tourbillons de la blogosphère, je regarde ces mots qui se révoltent, s’insurgent, dissèquent, analysent…

Cela m’amuse, m'intéresse, me dépasse, ou m’ennuie, c’est selon ! C’est toujours très instructif. Cela permet de voir évoluer les opinions, de soupeser ces idées qui se débattent dans "la fosse aux lions", c’est parfois sanglant, parfois méchant, toujours vivant ! La blogosphère est une cour pour cerveaux en éveil et cela fait souvent des étincelles…

En ce qui concerne mon blog, je le fais comme un brouillon, comme un jardin public où je cultive mes mots. Un jardin caché en une grande ville invisible, cosmopolite, un jardin où l’on retrouve des voix familières. Une ville où il est facile de connaître ses voisins de prés ou de loin…

L’entretien de ce jardin ne me permet pas d’en sortir à ma guise et mes ballades en ville se raréfient avec les taches intérieures à accomplir…

Il y a aussi la vie à prendre en compte, ce réel qui se touche, qui se vit. Il y a un équilibre difficile à trouver, mais nécessaire, pour tenir un blog. Un équilibre entre le visible et l’invisible, la réalité et l’imaginaire…

C’est un exercice qui n’est aussi facile à réaliser qu’à penser, tenir un blog est un défi. De quoi, je n’en suis pas encore bien sure, défi de mots, défi de soi devant les autres…

Ces dernières semaines, j’ai observé avec surprise plusieurs carnets flamber au feu de la blogosphère. Des carnets qui s'éteignent, s'effacent, j’imagine qu’un jour ce sera aussi mon tour…

Mais c’est un jour qui me semble encore lointain, je me suis attachée à ce cahier virtuel qui range mes idées éparses, le fil de mes jours, petite mémoire du temps qui passe, fil invisible entre ceux que je connais et qui prennent le temps de me découvrir…

Terrain de jeu pour des rencontres amicales où échanger des bouts d’idées, pour récolter des morceaux d’inconnus et apprendre à se connaître par la magie des mots et de l’esprit…

Coin intime ou fantasque visible à tous ces voyageurs inconnus qui jettent ici un œil avant de disparaître, sans un mot, dans le mystère de la blogosphère …
Petite poudrée, grand soleil…

En ouvrant mes stores ce matin, un soleil éclatant, d’une blancheur étincelante m’assaillit et m’éblouit tout à la fois…

En y voyant plus clair, je réalise qu’une bonne poudrée est tombée durant la nuit. Le paysage est tout de blanc recouvert. Je me frotte les paupières et regarde de plus près...

Une fine couche de neige habille herbes, roches et conifères…

Petit soupir, vite évaporé, sous la beauté magique de cette matinée ensoleillée. L’hiver, les matins sont souvent bien lumineux. Un air cristallin semble poser le temps et le soleil n’arrête pas de briller…

Un petit vent chenapan fait onduler les branches qui jouent gaiement avec les lueurs extérieures, ombres et lumières…

Souvent la matinée se passe habitée d’un soleil violent. Peu à peu le temps se dégrade. Le soleil part se cacher derrière des nuages de neige. Bientôt la nuit enveloppe ces fins d’après-midis, qui se fondent en nuits de flocons, par millions, que l’on découvre le matin, étonnée mais charmée, en ouvrant grand ses stores, mal réveillée…

lundi, novembre 24, 2003


Entre les trous de la mémoire
Dominique Appia
Sans queue ni tête !

Que des mots…

Mots qui s’accrochent, mots qui suffoquent et s’étouffent dans le silence des journées écourtées. Mots d’eau ou de vents, insignifiants, petites bulles d’idées qui explosent au fil du temps...

Mots de pensées oubliées, de lumières ignorées ou de souffrances apaisées, quelques mots sans maux qui brillent dans mon coeur comme le plus beau des soleils de midi. Petits mots de bonheur qui font sourire ou médire…

Quelques maux en mots qui se soulagent, s’ombragent, s’emballent, font naufrage, reflets de ces maux lâchés au fil des phrases, récoltés par un cerveau qui tue sans remords, sans relâche…

Des mots morts qui se taisent alors et se laissent absorber dans les mots choux de mon aimé tout doux…
Nouvelle semaine, petit soleil…

Cette fin de semaine, la lune n’était plus de la partie nocturne de nos vies, mais la voilà qui revient doucement influencer humeurs et marées…

Les semaines défilent et ne se ressemblent pas. Je rêve en silence à ces jours où je pourrais écrire et penser à ma guise…

Je rêve en silence à cette session qui avance et finira bien par s’achever dans les flocons de Noël, dans les lumières qui pétillent dans les yeux des enfants et le départ de Juan pour sa patrie lointaine…

Alors le silence pourra prendre toute la place de ces quelques journées d’hiver et les mots pourront à nouveau s’envoler en tout liberté…

Je les sens souvent me titiller l’esprit, lutter contre les pensées obligées des journées occupées. Essayer de se trouver une place au milieu des responsabilités quotidiennes. Puis, trop souvent, s’évaporer dans l’air du temps qui passe et les efface…

Il deviennent nuages qui assombrissent mes idées, ils se transforment en pluie qui m’inonde l’intérieur emprisonné et ils meurent en brumes angoissées qui tourmentent mes journées…

Petits mots qui vivent et s’animent dans l’invisible de ma tête, petits mots qui révolutionnent mon cerveau. Qui pourraient croire que de simples petits mots oubliés ou reniés peuvent causer tant de dommages à l’âme sage qui ne désire que passer ses examens pour avoir quelques notes potables ?

Des tous petits mots qui deviennent des gros mots sous la colère ou la douleur pour s’adoucirent et retrouver la texture légère de la plume qui parle de l’amour et de la joie…

Petits mots de tout, petits mots de rien, petits mots de moi, petits mots de vous ?


Appearance of a Face // Salvador Dali

dimanche, novembre 23, 2003


Dans des éclaircies on peut à peine
endurer la lumière du jour

par Albert Robbe
Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des soeurs, transforment pour ainsi dire, en la pétrissant, la pâte masculine.
Charles Baudelaire

Tout se meut dans la destinée inconnue ; la vie est universelle et éternelle, et nous sommes une tribu intellectuelle, gravitant avec nos soeurs dans l'espace sans bornes.
Camille Flammarion

Et de l'union des libertés dans la fraternité des peuples naîtra la sympathie des âmes,
germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et que l'on appellera la paix de l'Europe.
Victor Hugo


Souvenirs d'un autre temps, d'une autre vie..
Souvenirs d'un aprés-midi à Paris...
Petite Clo qui grandit, de passage, en notre maisonnée…
Petit tourbillon de vie qui étourdit et réjouit…

Avec midi qui sonne à l'horloge imaginaire, je consulte comme ça, mon horoscope qui me dit :

Vous pourriez vous accorder un peu de détente malgré un manque évident de disponibilité et une période plutôt mouvementée. Votre travail prend une part prépondérante dans votre vie, mais vous devriez faire en sorte de vous accorder des plages de repos régulières et de décider de reprendre votre corps en main ! Il est temps de vous occuper de vous, et de vous seul !

C’est toujours drôle de lire ce genre de truc en fin de session où pèse le nuage des travaux à rendre et des prochaines fêtes à traverser…

Histoire de me mêler davantage les idées, j’ouvre un autre mail, prolongation de cet horoscope quotidien et personnalisé qui nous fait souvent sourire et parfois suffoquer, celui-ci, traitant de mon climat astral…

Vénus, le retour !

Vous êtes à l'aube d'une ère nouvelle, Etolane. Mais avant de vous réjouir, faites la paix avec vous-même. Le carré Mercure Mars du 24 novembre pourrait vous inciter à prendre des décisions néfastes pour votre avenir. C'est donc le moment de vous poser pour réfléchir. Essayez de comprendre tout ce qui vous arrive et de mesurer avec objectivité votre part de responsabilité. Même si une telle prise de conscience n'est pas une mince affaire en soi, n'essayez pas de vous défiler ! Mercure, le Soleil et Pluton qui demeurent en Maison XII ne vous laissent d'ailleurs pas le choix. Affrontez directement vos peurs secrètes, c'est le meilleur moyen de les maîtriser. Vous aurez tout le loisir par la suite de vous amuser. Dés le 26 novembre, Vénus en sextile à Uranus vous donne les moyens financiers de faire tout ce qui vous plaît tandis que l'arrivée de la belle à compter du 27 dans votre signe marque le début d'une période des plus réjouissantes sur le plan sentimental. Il y a de l'amour dans l'air en cette fin de semaine !

Hé ! ben ! les astres en donnent des choses à réfléchir…
Le tout serait moins troublant s’il ne visait si souvent dans le mille…

Heureusement que dans le fond, j'y connais pas grand-chose au fonctionnement des planètes! Cela me permet de prendre ces mots avec un grain de gros sel...

Petite Clo est partie faire les courses avec Juan, habillée de mes habits qui commencent à lui aller, c’est étrange d’explorer les recoins fraternels de la vie à l’age adulte, tout comme cela doit être particulier d’avoir un lien fraternel avec un adulte lorsque l’on a 10 ans…

Parfois je rêve de banalité reposante et de normalité banale. Puis j’ai un hoquet de réel qui me traverse l’échine et je sais bien que je m’étiolerais en un tel environnement. Mais le rêve stupide, pseudo-fantasme de facilité utopique, comme un soupir éternel subsiste au fond de soi…

Mais dans le fond banal, normal, est-ce que cela existe vraiment, ou n'est-ce qu'une illusion humaine qui rassure les masses sans imagination...

Ce qui est normal ou banal est si subjectif…
Sujet à la géographie, à la mentalité, à l’habitude ancestrale et à l’Histoire passée, comment y trouver une vérité au milieu d’autant de concepts différents suivant l’angle d’où l’on se place ?

Allons donc voir ce qu'en disent les dictionnaires virtuels...

banal, ale, aux ou als adj. et n. m.

1. (Plur. en -aux. ) HIST Dont l'usage était imposé aux vassaux d'un seigneur moyennant une redevance. Four banal. 2. (Plur. en -als. ) Commun, sans originalité. Un incident assez banal. Des idées banales. || n. m. Le banal.

Banal /Ordinaire:
Domaine(s) : - généralité
- informatique

Équivalent(s) English vanilla

Définition :
Se dit du matériel, quand celui-ci correspond à un modèle de base, ou de la version élémentaire d'un logiciel, quand celle-ci ne comporte pas de fonctions avancées ou d'options particulières, garantissant par le fait même une certaine facilité d'utilisation.


Note(s) :
En anglais, ces termes s'emploient, dans la langue courante, pour désigner ce qui ne présente pas de caractères particuliers, et ce, par analogie avec le parfum de vanille de la crème glacée (ou glace), considéré, aux États-Unis, comme le parfum le plus banal. On utilise également ces termes, dans d'autres domaines. Dans certains dictionnaires de traduction spécialisés en informatique, on trouve d'autres équivalents comme courant, commun, banal, simple, sans complication, de série, grand public. Certains auteurs traduisent même littéralement vanilla par vanille; par exemple, solution vanille. Mais, ce sont les adjectifs ordinaire et standard qui rendent le mieux l'idée première et qui peuvent le plus sûrement être utilisés, dans tous les contextes et avec tous les substantifs.


Ouf, après réflexions, plus sure que j'ai si envie d'être banale que çâ moé, pis en plus j'aime pas la glace à la vanille! Yerk! Trop plat, en manger m'ennuie mortellement...

Bon, allons donc voir ce qui est dit de "normal"...

normal, ale, aux adj. et n.

I. adj. 1. Conforme à la règle commune ou à la règle idéale, ou à la moyenne statistique. Un phénomène normal. || Habituel, naturel. -- PHYS 2.Conditions normales de température et de pression, correspondant à une température de 0 0C et à une pression de 1 013,25 hectopascals. || Qui n'est pas altéré par la maladie. Être dans son état normal. || Dont les aptitudes intellectuelles et physiques, dont le comportement sont conformes à la moyenne. Une personne normale. Un enfant qui n'est pas normal. 2. École normale, où sont formés les futurs instituteurs. || École normale* supérieure. 3. Qui sert de règle, de modèle. || CHIM Solution normale: solution qui contient une mole d'éléments actifs (protons, électrons) par litre. -- Chaîne normale: chaîne carbonée non ramifiée. 4. GEOM Perpendiculaire. II. n. f. 1. Ce qui est habituel, régulier, conforme à la règle commune. Intelligence supérieure à la normale. GEOM Normale en un point d'une courbe, d'une surface, perpendiculaire en ce point à la tangente, au plan tangent.

Domaine(s) : - statistique
population statistique


normal adj. Équivalent(s) English normal

Définition : ((se dit de)) la valeur la plus représentative ou la plus commune d'une variable dans une population statistique.

Note(s) :Utiliser plutôt « moyenne », « médiane », « mode ».

Domaine(s) : - psychologie
normal adj. Définition : Caractère ou type moyen.

Note(s) :
On donne quelquefois le nom de normal à un type idéal. Un individu est dit normal quand ses caractéristiques se situent à l'intérieur des marges de variation de la population à laquelle il appartient.

Hum, voilà qui fait du sens pour ce qui en est du fantasme d'être du type idéal ! C'est ce concept là qui doit me courir après, avec ce rêve niaiseux qui consiste à refuser ce que je suis, pour imaginer devenir ce que je ne serais sans doute jamais, trop normale, état inaccessible...

Les chemins de la pensée sont tortueux et déjantés, pas facile de s'y retrouver...

Mais voilà l'homme et l'enfant qui rentrent un joli bouquet dans les mains...

- Oh! C'est pour moi!??!

Je lis le petit mot d'amour derrière la carte, émue, j'admire la beauté de la rose, l'élégance de ces merveilleuses fleurs bleues, mon cœur s'allège tandis que mon visage sourit et que mon âme s'épanouit de tendresse dominicale ensoleillée...


Huile sur Cagette // Grand chat de rose
par Michel Pessaux