lundi, octobre 13, 2003



Une autre belle journée, plus fraîche mais tout autant ensoleillée…
15 km de roller plus tard, j’ai les yeux plein de couleurs et les cuisses en bouillie !!!
La piste des cheminots semble ne jamais finir. Une saveur de banlieue, entre quartier indien et nature sauvage, multicolore…

- Juan, attends j’ai vu des belles feuilles à cueillir !
- Etol, tu vas pas scanner toutes les feuilles du Canada ! J’te jure t’y arriveras pas !!
- Ahah ! Je veux juste pas que tombent les feuilles…

Moue mécontente de ma pomme et fou rire de Juan….

Allez encore un peu de feuilles…
Elles sont si belles et bientôt elles ne seront plus…
Mais j’en garderais un soupçon ici pour mes journées maussades…

Et puis au rythme où elles tombent, il n'y en aura plus la semaine prochaine!
Alors juste pour le plaisir, juste parce-que c'est l'automne, voici des feuilles...
Encore des feuilles, toujours des feuilles, roulons nous dans les feuilles...

Hier il a fait 26 degrés à Ste-Foy et 42 dans ma tête. Paraît que nous avons battu un nouveau record de chaleur ! 12 degrés au dessus de la moyenne saisonnière, cela ne s’était pas vu depuis 1943. Merci Meteomédia ! Ce matin avec 10 degrés de moins prévu au thermomètre, l’on retrouve peu à peu l’automne et je m’envole dans la nature en fête…

dimanche, octobre 12, 2003

La peau gorgée de soleil, j’écris ces mot dans la nuit tombée…

Pennac, se sera pour demain, aujourd’hui il a fait trop beau. Je me suis contenté de le lire et de scribouiller au soleil…

Bain de soleil de midi au milieu du gazon

C’est dimanche de l’Action de Grâce. Les feuilles si jolies tombent par dizaines à chaque souffle de vent. De minuscules bruits d’automne hantent l’atmosphère. Petit bruissements secs et fugaces des feuilles qui se détachent, surfent et tombent pour mourir sur le plancher des vaches…

Arbre, toi que j’ai pris en photo, il y a deux jours seulement, alors tout poilu, orné de ta plus belle parure, voilà que tu t’effeuilles inexorablement au fil des heures. J’espère que le bal en valait la chandelle ! Arrrgggh ! La nature est trop complexe pour ma petite tête !!!

En niaisant avec le vent, j’oublie sous ce soleil tranchant que c’est le «boute de la fin», que les mois prochains, je passerai des Tropiques à l’Arctique sans bouger d’un pas.

Pour l’instant vêtue d’un paréo et de mon maillot de bain, je me goinfre des rayons brûlants du soleil cinglant. Je ne bronze pas, je cuis ! Le plus cuite je serais, le mieux je résisterais aux supplices de l’hiver…

Plus j’emmagasine de soleil en la mystérieuse chimie de mon organisme et meilleures seront mes armes lorsque je devrais lutter contre l’adversité glacée. Plus puissante je deviendrais lorsque Mars ou Février viendra me combattre au creux de mes entrailles…

Lorsque les monstres nordiques aux énormes crocs de glace, fidèles au poste, viendront me saccager le moral avec leurs journées avortées. Lorsqu’il me traîneront de force dans cet endroit exécré, revers de l’Enfer, là où le froid est aussi intense que le feu, alors je me battrais comme une lionne et toutes griffes dehors j’anéantirais quiconque cherchera à m’attraper. Je survivrai jusqu’au printemps qui me sauvera une fois encore…

Chanceux sont ceux qui aiment l’hiver. Chanceux sont ceux qui savent en profiter et ainsi transformer l’Enfer en un certain Paradis…

La voisine du bout de la rue aboie après ses enfants qui hurlent leurs caprices. Je prends une grande bouffée d’air chaud, et à cet instant précis, ne pas avoir d’enfant ne me semble pas être la fin du monde ! Paraît que Madonna en reveut un. Si elle y arrive à 45 ans, ma foi, j’ai encore un peu de temps devant moi. Il doit bien me rester encore quelques années en réserve au royaume des œufs qui se dessèchent et de la fécondation ! Je dois bien avoir encore un temps de liberté hors du poulailler des œufs à couver…

L’automne amène avec lui l’impatience en mon cerveau. Mais il reste cette petite jouissance qui arrive avec Halloween et ses extravagances orangées. Une douce jouissance à célébrer Halloween, sa fête des morts, son carnaval des horreurs, et ainsi passe mon deuil estival lorsque s’achèvent les beaux jours d’automne…

J’aime Halloween, son atmosphère lugubre, la lueur étrange des jours qui l’accompagnent. J’aime cette humeur macabre que cette fête trimballe sous forme d’humour noir et d’enfants déguisés, de bonbons lugubres et de citrouilles éclairées. Le tout ravit ma nostalgie des jours d’été envolés…

C’est comme une étrange cérémonie, un enterrement des jours faciles et illuminés. À grandes pompes, sous le cortège des feuilles qui tombent, nous célébrons l’été décédé avec le temps passé. Préparons nous car la vie ne brillera plus aussi fort sans la chaleur du soleil ! Préparons nous à cette petite mort qui viendra s’abattre sur nos chaumières ! Le printemps nous récupérera dans longtemps, blancs comme des cachets luisants. Seule la douce luminosité du soleil retrouvé pourra réconforter nos peaux endolories à saveur de renfermé macéré sous des couches de duvet épuisé.

Quand je pense à tout cela, je voudrais devenir animal pour hiberner, Aller hiberner grosse comme une vache et me réveiller svelte comme une gazelle au printemps dégelé. Ou alors faire partie de cette humanité retraitée qui part se la couler douce au soleil de Floride, ces longs mois où il fait bon hiberner…

Mais je ne suis que moi, rien que moi, juste moi qui doit faire ses devoirs pour préparer ses examens et rendre à temps ses travaux. Faire le tout avec l’espoir sauvage d’aller un jour traduire l’hiver sous les palmiers, d’y pondre ma marmaille, l’utérus enfin délivré des chaînes de ma raison…

Il faut rêver dans la vie, sinon à quoi bon exister ? À quoi bon se lever chaque matin pour affronter toute la clique du quotidien qui claque le cerveau humain…

Au soleil de midi où je grille sans suer avec un plaisir sans égal, une petite fleur de tournesol, toute timide me regarde et me sourit…

Dieu qu’il fait chaud en de dimanche de Grâce dont j’ai oublié l’Action, honte à moi, mais c’est trop bon, la chaleur absorbe la moindres de mes pensées…
Festival des couleurs et des contrastes…

Le ciel est d’un bleu presque foncé avec cette teinte éblouissante d’où se détache avec fracas le jaune vif des feuilles. Ce jaune qui s’alterne avec le rouge sanglant, rouge-jaune, rouge-roux, mauve doux et avec ces petites touches de vert délavé qui parsèment encore la canopée des arbres. C'est comme un tapis volant qui se détache sur l’azur vibrant du ciel. Seuls les conifères, ceux qui ne perdent pas leurs aiguilles, semblent en pleine forme, dans toute la force de leur nature. Leur vert foncé s’accorde avec ce ciel d’automne. Une harmonie se crée…

Et puis il y a cette lumière qui diffère, plus blanche que l'habituel jaune des beaux jours. Une lumière qui éblouit à la folie sous une chaleur implacable. C’est divin. Pour parfaire le tout, le vert pomme des pelouses fraîchement tondues et ratissées (sauf la notre of course !) donne à ce paysage d’octobre un petit air féerique digne des tableaux d’antan alors que les atmosphères empreintes de magie étaient encore dans le vent…

Au soir tombé c’est la débauche des arômes, alors que jaunit enfin la lumière du jour qui se couche, les odeurs douces des feuilles mortes et de la forêt réchauffée m’embaume le cerveau et mes pensées qui dansent encore sur un rythme d’été retrouvé…

samedi, octobre 11, 2003

Tataouinage Informatique

J'ai réarchivé le mois dernier ici...
Et j'ai fait du ménage là...


Petite promenade nocturne de blogs en carnets...

Chez Leeloo de très jolies photos de vacances...

Le Carnaval des vanités poursuit sa route et s'arrête cette semaine chez Songe Éphèmere...

Un petit texte qui m'a fait sourire chez Sakurazukamori: 9 neuf ans d'études...

Air 2 rien, des pieds à regarder... J'aime bien ceux qui sont le sable.... Y'as-tu des fétichistes dans la salle? Les miens sont cachés par là... ;)

Maera pense à Halloween qui arrive avec les feuilles d'automne, éclaireur de l'Hiver en marche....

Chez Zénon, Pennac encore, Pennac que je lis au soleil des indiens...

En passant par chez Flo, j'y ai vu une ronde littéraire, si j'avais du temps et un peu d'énergie, mais les journées sont si belles...

Dans la pelote de liens de IokanaaN, ce truc bizarre que j'ai eu l'occasion de découvrir lors de cette même ballade. Là, faudrait m'expliquer mais y'a peut-être rien à dire...

Maïa s'énerve tandis que David Alan Harvey s'expose chez Mouky...

Et aussi, le puit de Marylène, et finir en un cri, parce que cela fait du bien quand ça sort....
Ce n'est pas l'intelligence qui nous distingue, mais la bêtise.
Bernard Arcand

Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie.
Guy Bedos

On a déjà raconté tellement de bêtises : rien ne t'empêche d'en raconter encore.
Gao Xingjian
Bon Milou n’est plus morte! C’est bizarre comme trip quand même…

Me semble que jouer ainsi avec la réalité des mots n’est pas de meilleur goût, et c’est jouer avec le feu, celui de l’univers invisible des pensées… Pas incroyable pour le Karma non plus, me semble…

Quand t’as pas d’autre moyens que de te tuer pour te faire remarquer!!! Elle devait avoir vraiment envie de se faire remarquer! Un signe de détresse intérieure? À moins que la rumeur de piratage tienne la route, et là c’est encore un autre discours, pas plus cool non plus…

Pis dans le fond, rendu là comme on dirait par chez nous, je m'en crisse, excusez mon québécois!!! On le sait que le monde est rempli d'imposteurs! L'on ne peut rien changer à l'autre tout ce que l'on peut faire c'est ne pas devenir comme l'autre! Être soi dans toute la vérité de son être est bien plus enrichissant pour l'esprit que toutes ces conneries...

Y faut de tout pour faire un monde dirait ma Mère-grand !
Ceci est une vérité inaltérable à notre humanité…

De mon coté c’est la vérité et la sincérité qui me font tripper, y’en a d’autres c’est le mensonge et la superficialité, je trouve cela bien triste si j’y réfléchis trop fort ! Is there any truth outhere après se demande les bonnes âmes avec raison…

En tout cas comme le dit la sagesse populaire : Faut de tout pour…


Le divan // la déesse du silence par Forges


"s'en crisser"= n'en avoir rien à foutre...

Senza Titolo // Joan Miro


Just a flow...

Sometimes when my brain gets all work up, the words in English try to catch an invisible flow…

Always a strange feeling in my spirit, when this sh.. happens! Have you ever noticed how it’s so easier to curse in another language? Anyhow, I’m so used to hearing French in my head, although sometimes I dream in English. When I enter the twilight zone of my consciousness…

But I feel so insecure, I could almost cry if I was a total chicken! But I’m just a chick playing with this tongue who’s not my mother’s!!! And I like this uncommon feeling, it’s kind of exotic even I get scared too easily…

There, don’t you see the trembling of my words? Of course not! Nobody can see the black hole opening near… Wanting to swallow me as usual… Well, you won’t get me as…h..e! Watch out screams out the censorship of my brain, you’re beginning to curse a bit to much, what’s that hostility girl, chill out and just let the flow pass and vanish…

It’s the black hole, boy! Just the black hole changing everything in f… fear… Don’t you feel it sometimes inside of you for whatever reasons wanting to eat you up? Maybe I should focus more about what’s outside instead of what’s inside? Right, then maybe I wouldn’t get so scared so, or would I? The world is pretty messed up sometimes! Do i have any freaking power or even just a bit of control of these words flowing out there in my small virtual place? Any idea of what’s they might be trying to express…

Absolutely not! Call it automatic writing if you want, in fact, you must! This is nothing else but a swirl of words going wherever, just living in this open space, f…ck…g with my brain!!! That’s it! I’m freaked! That should be enough for one time…

Before I evaporate myself, I’ll look at the blue, blue sky where the sun is shining in that Indian summer way, creating away this weird Halloween glow…

It’s a beautiful day…
One of those sang in songs…

vendredi, octobre 10, 2003

Rewind in daytime :

Ça y est c’est l’été indien! Le vrai, celui qui rappelle que même en plein automne, l’été est au rendez-vous des indiens disparus. Je me fais griller la couenne sur ma terrasse ensolleilée…

Je me suis réveillée à l’aube pour étudier mon cours de traduction juridique puis est arrivé l’examen. La tête pleine de notions de droit et de tournures de phrases juridiques, je sors enfin cette salle de cours sans fenêtres. Un petit bisou à Juan qui travaille dans la tour près de mon bâtiment et zom-zom retour à ma campagne…

Sur mon trajet, le paysage est superbe. Les couleurs particulières de l’automne contrastent avec le vert des pelouses fraichement tondues. Les collines à l’horizon, là où se trouve ma maison, sont rousses et le soleil les éclaire de sa lumière nordique. Comme une fresque gigantesque se déroulent les montagnes sur mon passage. Il doit faire 25 en plein soleil, un vrai plaisir. Sur mon chemin, je rencontre des "bœufs" en ballade. À moto ou toutes lumières clignotantes, ils décorent la route et me font légèrement lever le pied de la pédale…

Après m’être arrêtée au IGA du village pour acheter ma baguette de pain quotidienne, du prosciotto et quelques sushis, enfin je suis de retour dans ma bulle !

J’ai vu le lac, aussi lisse qu’un miroir, étinceler sous les rayons chauds du soleil. Il m’appelle et je l’entends, encore un moment et je le rejoindrai…

D’abord enfiler à la hâte une jupe bariolée et m’asseoir sur ma chaise au soleil de midi, en profiter une autre fois, le corps comblé de chaleur comme en plein été…

C’est si bon…

Pas un nuage dans le ciel…

Les mots par centaines inondent mes idées, des mots avides de liberté et de n’importe quoi. Même s’ils ne sont plus qu’en semi-liberté durant ces jours occupés, c’est la fête au soleil…

Atlantik vient me miauler des caresses. Mon Dieu, faites que cela ne soit pas son dernier été à mes cotés…

Je le nourris de caresses, je lui transmet mon affection sous la paume de mes mains, mon vieux matou, mon doux matou. Une bosse lui pousse sur le dos, à peine visible, cette bosse m’inquiète au plus haut point. Depuis son apparition en plein milieu de l’hiver dernier, elle grossit petit à petit et est maintenant presque aussi grosse qu’un petit œuf. Mon Atlantik…

Atlantik qui a traversé l’Atlantique, qui a perdu son frère dans un boisé du Parc du Vexin naturel. Atlantik qui s’est trimballé entre les murs du 16ième lorsque son premier père en eut la garde, ces quelques mois où je me suis échappée et où j’ai rencontré Juan…

Avec Juan, une fois l’attraction enclenchée, ce fut comme un feu qui embrase tout sur son passage. Une passion intense qui nous emporta et en un été nous fit visiter tous les recoins de nature cachés du Jura. Nous sommes partis en voyage d’amour sur les chemins de nos ancêtres, (enfin ça c’est la version romantique ! Malheureusement la France et la vie sont plus complexes que ces simples mots !) Nous plantions notre tente là ou le paysage était le plus sauvage, et nous aimions à tous champs, à tous vents…

Pendant ce temps Atlantik errait à Paris au gré des aventures tarabiscotées de l’Autre. Je revins m’installer en ce village, l’Autre me ramena mon chat (qui était encore notre chat en ce temps là) et il disparut dans la brume de son inconsistance. Nous attendîmes Juan de longs mois avec mon matou. L’été suivant arriva enfin et nous étions mariés, l’été 2000 commençai, et avec lui une nouvelle vie se façonnait…

Lorsque Juan vint habiter avec nous, Atlantik trouva cela un peu difficile au début. Il était comique, il regardait Juan de son regard intense et dés que celui-ci s’approchait, il se mettait à l’ignorer complètement et lui tournait le dos ! Qui a dit qu’un chat ne pensait pas ? Au fil des jours, il s’habitua pourtant à cette nouvelle dynamique et se mit à aimer Juan qui m’aimait…

Aujourd’hui avec ses onze ans d'existence, mon bel Atlantik est un vieux seigneur. Quand il se promène dans la forêt, il aussi beau qu'un lion dans la brousse. Il est maître de son harem, si doux, si gentil, un amour de chat, mon amour de chat…

Je sais bien qu’il est malade et que cette bosse est de mauvaise augure, mais je n’ai pas les moyens de le faire opérer. Juan refuse de dépenser 70% de notre budget sur un chat, aussi adorable soit-il, il n’a pas tort dans le fond, je le sais…

Alors ce soir, c’est décidé, grâce à ces mots concrétisés en phrases, je suis «mindée», je vais aller à Santé Laurier lui trouver de l’argile. Voilà des semaines que je me dis « fais-le », et voilà des semaines que je laisse faire. Well, no more !

Parait que l’argile en cataplasme, c’est très bon pour les grosseurs de toutes sortes…

Je ne perds rien à essayer même si c’est juste un petit peu fou. Pourquoi j’essayerais pas la médecine douce sur mon chat, après tout c’est logique, un animal ça se soigne comme un humain. Après avoir lu Les chasseurs de Mammouths, j’ai l'impression d'avoir une nouvelle ouverture par rapport à ce savoir hors industrie, à cette époque lointaine où les plantes étaient la seule médecine possible…

Il fait si chaud au soleil, c’est presque magique. Les oiseaux chantent, pas un souffle de vent ne vient déranger l’atmosphère toute douce. Juste cette chaleur presque écrasante lorsqu’on se fait griller la couenne en plein soleil. Du bonheur à l’état pur…

Les petits minous viennent gambader entre les tournesols qui disent bonjour à la terre. Profitez-en bien les petits, bientôt le père fouettard viendra vous emporter et vous posera à l’orphelinat, comme d’habitude, à mon plus tendre désarroi…

Gaïa vient s’installer prés de moi au soleil, en deux coups de pattes et trois sifflements elle délimite son espace pour se faire dorer les poils au soleil, les yeux clos. Elle offre son ventre au rayons chauds, elle reste ainsi de longues minutes et finalement elle vient poser sa tête à l’ombre tout prés de moi…

Le vent se lève, je veux aller à la plage mais j’attends un téléphone qui doit sonner d'une minute à l'autre. Je reste pognée sur ma chaise à regarder filer le temps, sous le soleil de midi, un sourire aux lèvres que je ne peux faire disparaître, c’est plus fort que moi, il fait trop beau c’est incontrôlable, le besoin de sourire est trop fort…

Boeuf: familier, utilisé pour parler des policiers
Mindée: être mindée, être décidée à exécuter son idée.
Pognée: coincée
...
Hier, j’ai assisté avec Juan à une « causerie » avec Daniel Pennac dans le Vieux-Québec, un moment d’une rare richesse, un cocktail pour l’esprit qui le ragaillardit. J’ai pris quelques notes qui deviendront texte cette fin de semaine, en attendant…
Merci Mr. Pennac…



jeudi, octobre 09, 2003


Cat with Mouse on Dinner Plate // Richard Stacks
Mia la petite souris qui aima un chat !

Mia habitait un petit trou derrière le meuble du salon. Le salon côtoyait la cuisine de la grande maison dont Mia n’en connaissait qu’une portion. Tous les soirs, alors que toute la maisonnée était endormie, Mia sortait pour sa petite routine de nuit. Tranquillement elle se dirigeait vers la grande table de cuisine, le nez en l’air à l’affût des arômes qui cachaient des plaisirs à manger…

Mia était un peu boulotte, elle ne connaissait aucun prédateur à sa petite vie tranquille de petite souris civilisée. Tous les soirs, les maîtres de la maison qui étaient aussi un peu cochons, laissaient sur la table des victuailles digne d’un roi de Souricialand. Tous les matins, la femme de ménage nettoyait le bordel de la table et les méfaits de Mia comme par miracle s’effaçaient…

Un soir, pas comme les autres, Mia sortit de sa cachette et à mi chemin de son dîner se trouva nez à nez avec un petit chaton tout noir. Mais quel était ce nouvel animal ? Elle l’examina de loin, inquiète et curieuse. Elle s’approcha doucement. Elle contempla longtemps cette petite boule de poils frémissante à peine plus grosse qu’elle, puis elle passa son chemin et s’en alla manger comme à l’accoutumée…

Le soir suivant, elle retrouva sur sa route l’étrange animal. Elle constata en s’approchant davantage que ses moustaches étaient charmantes. Elle s’extasia devant la beauté de ce petit être inhabituel, puis elle finit par aller manger comme à son habitude…

Chaque soir recommença le même manège de la petite souris qui observe le chat. Chaque soir, elle rencontrait ce petit animal toujours endormi et chaque soir elle se perdait devant l’éclat de ses poils lustrés, le charme de ses babines et la courbe si attirante de ses oreilles poilues…

Mia se rendait compte que l’animal grossissait avec les jours qui passaient, mais elle n’en avait cure, elle l’aimait. Soir après soir son attirance envers la bête endormie croissait, et soir après soir elle s’approchait toujours un peu plus prés…

Un soir, pas comme les autres, alors qu’elle examinait comme à son habitude la bête en son sommeil, alors qu’elle se perdait dans la contemplation de ses poils longs, de sa queue si touffue, le chat ouvrit un œil ! Et petite Mia se retrouva face à face avec le gros chat tout à coup bien réveillé à la vue de cette petite souris immobile qui le regardait de ses grand yeux affectueux et qui ne semblait pas effrayée d’un poil...

- Bonjour lui dit Mia gentiment
- Miiiaaaoou je vais te manger dit le chat
- Hein ? Mais pourquoi ?
- Je suis un chat, tu es une souris, il est normal que je te désire petite…

Toute énervée de pouvoir discuter avec l’objet de son adoration. Mia n’entendit que le désir et par la même occasion en oublia la voracité du chat.

- Oh ! Mais tu sais, moi aussi je te désire, je te désire plus que tout au monde, plus que tous les fromages de la Terre ! Ton poil est si beau, il semble si doux, dis je peux te caresser ?

Le chat regarda bouche bée cette souris qui lui déclarait sa flamme.

- Me caresser ?

Il éclata de rire et d’un coup de patte assuré lui trancha son petit corps de ses griffes acérées ! Le sang inonda le plancher. En quelques coups de dents et de langue, il dévora petite Mia !

Après son repas, il se lécha langoureusement ses babines, et le ventre plein, il se rendormit sans une autre pensée pour la pauvre petite souris décédée. Elle qui l’avait tant aimé et qu’il avait eu tant de plaisir à déguster !!!

Et voilà c'est tout! Je vais me coucher....
La semaine poursuit son petit train-train qui serait plus comme un TGV en vitesse croisière. Examen demain midi, j’ai intérêt à me lever tôt demain, j’ai du gavage de cerveau à enclencher! Et après demain aussi en passant…

Anyway, ce soir, il y a eu atelier d’écriture. Petit trouble de code pour ouvrir la porte du local qui nous fit changer de salle et nous retrouver autour d’une table ronde…

Pierre-Luc, jeune auteur prometteur qui sortira bientôt deux romans jeunesse, nous commença un atelier sur l’humour et le rire, celui-ci vira bien convivial autour de la table ronde et dériva un peu du sujet…

Mais comme toujours Pierre-Luc amène à chaque atelier son bagage de savoir et d’anecdotes qui rendent toujours la soirée bien intéressante….

Pourtant le coté convivial de la table rendit la vie dure à l’inspiration et j’ai du refréner mon impatience d’essayer d'écrire un texte en faisant abstraction des conversations autour de moi. Tout un défi ! Cela dit chaque atelier est un petit défi, écrire sur commande n’est pas un exercice des plus facile. Pourtant j’aime le temps que cela donne à sortir des idées loufoques de son cerveau…

Alors je vais ici partager ma petite histoire après l’avoir partagé avec les participants de la soirée. Vu qu’écrire sur commande n’est pas le plus gros des défis de ma vie, c’est toujours un jeu auquel je m’adonne avec plaisir, ce n’est pas toujours du meilleur style, mais bon…


Mouse Flying on Swiss Cheese // John Wong

mardi, octobre 07, 2003



J’aime le jaune translucide de certains arbres à cette époque de l’automne, j’aime la luminosité étrange qu’ils dégagent…

J’ai ramassé quelques feuilles sur mon chemin. Je suis allée voir le lac, gris comme le ciel menaçant, calme, paisible, reposant, et là, j’ai inspiré à grand poumons l’air pur, si frais, rempli de ces arômes riches de l’automne en plein envol…
L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
George Sand

Les feuilles sèches préparent la tisane de l'automne.
Ramon Gomez de la Serna

L'automne est le printemps de l'hiver.
Henri de Toulouse-Lautrec

lundi, octobre 06, 2003

J’ai oublié les clés de la boite à mail !!!

Et je suis encore passée tout droit devant sans m’arrêter !!!

En photo, plus bas, la place où l’on va chercher notre courrier, notre «boite à mail»…

Chaque portion du village est regroupé autour d’une boite à mail, c’est ici que passe le facteur, c’est ici que j’ai le bonheur de ne pas recevoir de lettres sinon les maudites factures ! Le facteur ainsi ne passe jamais devant chez nous. D’ailleurs c’est même un «carré à mail» ce truc ! C'est là où se trouve ma boite à mail, parmi mes voisins, donc c'est le carré à mail, Yes sir ! It's super logical Mister Spock!

Le mois dernier, alors que notre kiosque de courrier était en pleine beauté, tout revêtu de ses atours d’été, je l’ai immortalisé…

J’ai pris mon temps pour prendre la photo, car je l’avoue j’avais envie de prendre la bedaine du monsieur qui venait chercher son courrier !Nous avons un vieil appareil qui fait un gros Clickshtik quand il prend la photo. Le messieurs m’avait repéré de l’autre coté de la rue avec mon appareil à l’œil. Quand il a entendu le bruit distinctif de la photo mise en boite, il a levé la tête étonné, j’ai baissé la mienne en vitesse et d’un pas rapide digne d’une citadine, j’ai pris le chemin de la plage, le dos brûlant de son regard inquisiteur…

Mais elle est pas cute la bedaine luisante du p’tit monsieur ? Derrière cette petite image se cache une plus grande…

dimanche, octobre 05, 2003


Growing Passion // Laurie Cooper
Il y a dans la blogosphère certains esprits blagueurs ou imposteurs, c’est selon…

Chacun sa vie, chacun sa façon d’utiliser le médium virtuel, si l’un a envie de pimenter son blog de petits mensonges, c’est son problème après tout. Moi j’m’en fous un peu, l’humanité me blase toujours à grosses doses…

J’ai ouvert ce blog avec l’écriture comme motivation de fond et l’auto-fiction comme outil d’exploration…

Je suis mon propre cobaye, Etolane puise souvent dans ma vie et en me laissant prendre au jeu, je me dévoile petit peu par petit peu, cela fait partie du jeu

L’on m’a si souvent dit que ma vie étant un roman tandis que j’ai souvent répondu : « C’est des romans à lire que je veux faire ! C’est pas raconter ma vie, l’imaginaire je veux conquérir, la réalité m’ennuie… »

Puis vint Vol de mots, m’inspirer de ma vie, ok d’abord ! C’est ce qui semble être à l’origine de l’exercice d’auto-fiction, c’est dans le vent, pourquoi ne pas surfer la vibe…

S’inspirer de soi et laisser couler l’écriture, ce qui force évidement à raconter un peu de soi ! Pour préserver un peu de notre vie privée, pour garder une distance saine entre le blog et ma vie réelle, Etolane est mon garde fou. Elle a sa raison d’être et sa raison d’exister là parmi vous, elle est un peu de moi, un peu de mon âme que je partage avec vous dans la folie des mots éparpillés….

Lorsque je parle des gens de mon quotidien, je les affuble d’un pseudo, histoire de préserver eux aussi leur identité anonyme, de ne pas les exposer à ma guise. En ce qui concerne les personnes qui ont déjà une image publique, je peux les exposer puisqu’elles s’exposent consciemment de par leur métier, cela me semble logique...

Le blog est mon atelier d’écriture personnel ouvert au public ! Cela me semble être une bonne qualification de cet espace virtuel…

Quelques uns de ceux qui me lisent ici me connaissent dans la vie de tous les jours. Cela ne me dérange pas, je suis parfois moins sauvage par le biais des mots écrits...

Et puis après tout j’écris pas pour des prunes, si l’on veut me lire, la porte est grande ouverte et cela me fait toujours plaisir. Si ensuite les gens apprécient mon petit art, mes jonglages de lettres et mes tableaux de mots, tant mieux ! Sils en repartent le sourire aux lèvres ou tout du moins une émotion en tête, alors tout cela devient un honneur, et il naît de cette expérience un vrai bonheur…

Il n’y a pas de mensonges, Etolane est hyper coincée, elle ne supporte ni mensonges, ni injures ou insultes, à peine des gros mots…

Il y a des gouttes de fiction en ce blog, elles sont immanquables comme Maria ou des petits textes épars facilement identifiables, et il y a la vie, tout simplement la vie qui, par petits morceaux de phrases, s'envole ailleurs, en d'autres cerveaux, d'autres consciences...

Etolane est le reflet du meilleur de moi même ou tout du moins, elle essaie de tirer en moi ce qu’il y a de meilleur à donner…

Toute vie est constituée de petits bonheurs, il suffit parfois de juste les regarder juste d’un tout petit peu plus prés pour en admirer leur beauté oubliée…

Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! Merci de votre attention…

À la prochaine sur la carnetosphère tout en français…
Un dimanche matin comme les autres dans ma petite maison, à l’orée du bois, entre les arbres et le lac, les mots se posent puis ils viennent ici s’envoler vers vous…

Quelle est la place de l’amour dans le monde dans lequel nous vivons ? Quelle fut jamais son importance dans l’Histoire des Hommes ?

Ce matin, entortillée dans la chaleur de mes draps, après que mon aimé m’eut gentiment amené mon œuf à la coque sur un plateau. J’ai réalisé que j’entendais tous les jours parler de sexe, de guerre, de violence, de haine, d’argent, de ci, de ça…

Il est rare que je rentre chez moi le soir les oreilles trop pleines de blabla sur l’Amour. Je ne vais peut-être pas assez à l`’Église me diront les plus religieux, mais là n’est pas la question, la vie réelle ne se déroule pas entre les 4 murs d’une église…

Alors ce matin juste comme ça, j’ai eu envie d’explorer un peu l’amour tout simplement…

L’amour échappe si souvent à nos réalités guindées d’individus bien civilisés. L’amour traverse les barrières des préjugés sociaux, se moquent des races et des sexes, l’amour est libre…

Il vit et se construit dans cette dimension invisible reniée par notre société raisonnée. Il échappe à toutes conventions humaines, il est plus d’esprit et de cœur que de chair et de sang, et pourtant c’est en notre corps qu’il prend résidence et c’est par ce même corps qu’il se manifeste dans l’acte sexuel...

L’amour est dangereux, c’est une réalité qu’il ne faut pas se cacher dès le départ, l’amour peut blesser, torturer, handicaper, et même tuer dans les cas les plus graves…

La même entité peut détruire ou unifier, elle est si douce que l’on voudrait tous y goûter, et ceux qui ne trouvent pas la source en leur vie trébuchent dans un malheur intérieur inexplicable…

L’amour est comme le feu, il peut réchauffer et maintenir en vie ou brûler et détruire…

Accepter l’amour dans sa vie, c’est accepter le feu entre ses mains, c’est accepter le jeu dangereux qu’est la maintenance d’un bon foyer…

Ne pas y mettre trop du bois de la passion pour ne pas se retrouver devant un brasier incontrôlable. Modérer ses flammes sans les étouffer, veiller à ce qu’il ne s’éteigne pas les jours de tempêtes, c’est tout un travail pour tout un bonheur…

En ce monde invisible où l’Amour est roi, le posséder en son cœur c’est avoir en soi le plus grand des pouvoirs attribué à l’humain. L’amour qui reste pur est le plus fort, il est plus puissant que la force des mots, des armes et de l’argent combiné. Il y a plusieurs examens à passer pour pouvoir le conserver, plusieurs épreuves à traverser tout au long de sa présence en nos existences…

Celui qui a la chance de le garder chaud en son cœur, de le vivre en son âme, reçoit alors une force infaillible contre toute forme d’adversité…

Le plus beau et le plus noble de tous les combats humains n’est-il pas celui de l’Amour ?

L’amour impossible, ou tout du moins celui qui paraît impossible aux yeux de la société n’est-il pas le plus symbolique ? C’est souvent celui qui rend le plus fou, celui qui pousse l’être dans ses retranchements les plus profonds, celui qui réveille des émotions inconnues, celui qui forme la base des légendes…

L’amour est la plus dure des drogues, elle nous rend invincible et accro en un souffle… Le souffle du baiser passionné, outil puissant à l'amour....

Dés mon plus jeune âge, l’amour fut mon sujet d’études humaines favori. Lorsque j’ai arrêté l’école des hommes, j’ai décidé d’aller à celle de la vie avec comme cours magistral : l’amour…

L’amour et le sexe sont parfaitement dissociables. Il peut très bien y avoir amour sans sexe et sexe sans amour ! L’apanage de notre société est le sexe, mais où est l’amour ? Le sexe devrait être la conséquence magique de l’amour qui unit en un moment privilégié, non seulement deux corps, mais aussi deux cœurs qui se mettent à battre à l’unisson en un ultime frisson…

Sans sentiments partagés, deux corps grâce à l’acte sexuel ne font plus qu’un, mais si l’on ajoute à cette recette une dose d’Amour alors ce sera deux cœurs qui ne feront plus qu’un. Cela dit cela reste une alchimie très complexe à élaborer selon ce que l’on a comme ingrédients sous la main !

Lorsque j’étais toute petite, dès je passais un peu de temps avec ma mère, je lui demandais inévitablement :

- Pourquoi je suis là ? Pourquoi tu m’as fait ?

Invariablement elle me répondait :

- Tu es une enfant de l’amour Etol. Ton père est moi l’on s’est aimés, je voulais partir de chez mes parents, l’on s’est mariés, tu as été conçue pendant notre voyage de noces, nous étions content de t’avoir, nous étions très jeunes. Même si cela n’a pas marché, tu es là parce-que l’on s’est aimés Etolane…

Ceci était la seule réponse à cette question qui revenait parfois se poser au coin de ma petite tête. Je ne pus jamais en tirer davantage de ma mère…

Ceci me força donc à accepter que j’étais le fruit de l’Amour. Si celui-ci était furtif, il n’en restait pas moins réel puisque j’existais !

Puis je devins grande, je devins femme. Je vis passer les amours malheureux de ma mère comme on regarde passer les saisons, j’en ai tiré quelques leçons…

L’amour est si souvent brutal, si souvent fatal… Il effraie autant qu’il attire. Il laisse parfois derrière lui des ruines de vies, des ruines de cœurs, des paysages humains dévastés par la douleur et la haine…

Mais est-ce la faute de l’amour ou des hommes ? Est-ce la faute de l’Amour si les humains sont si frivoles et puériles ?

Est-ce que l’amour pour être viable ne demande-t-il pas une constante évolution de l’âme et de l’être dans un parfait équilibre du cœur ? Une constante attention est nécessaire à soi, à l’autre et au bon entretien de cette autoroute à deux voies qui forme le chemin commun de deux vies fusionnées en un couple…

L’amour transcende l’esprit, il le grandit et l’anime d’une flamme étonnante, il le nourrit d’un fluide magique, divinement délicieux…

L’amour se mérite et se paye. Il n’a rien de gratuit. L’amour se paye de l’intérieur. L’argent ne peut l’acheter ou le vendre, la seule monnaie courante dans cette dimension qui abrite l’amour est la richesse du coeur. Aussi invisible que l’amour, elle reste sa seule égale…

L’on ne paye notre du à l’Amour qu’en partageant son âme et son cœur. Malheureusement pour les Hommes, nous sommes peu habitués, peu entraînés à partager des bouts de nos âmes, à laisser aller des fragments de la richesse cachée au creux de nos cœurs ! Et l’échange se passe souvent bien mal…

L’amour est cher, impitoyable, ceux qui s’endettent envers lui devront tôt ou tard payer l’inestimable…


Meet Me at the Fountain, 1908

samedi, octobre 04, 2003

Immortaliser le temps

Souvenirs d'un été qui s'envole dans l'air du temps...

Cependant grâce à cet endroit virtuel,
Des morceaux d'été resteront avec moi dans les archives de Vol de mots....
Même lorsque l'hiver avalera toutes nos sensations estivales,
Il en restera ici des traces pour ma mémoire congelée...

Souvenirs de tournesols joyeux, de douce liberté,
de sable chaud, d'eau claire et de verdure luxuriante...

vendredi, octobre 03, 2003

Via Petite Mosaïque, un p'tit site weird mais qui m'a plu, j'ai fait ce petit bouquet de mes choix sur le vif...


Skot Olsen
Weird World

- Juan y’a quelqu’un qui est arrivé ici en cherchant : difficultes a s'exprimer adulte, Vol de mots... ... s'exprimer, informer, se livrer, partager, écrire, lire, vivre ... pour exploser toutes ces difficultés qui embourbent ... Lorsque l'on devient adulte, faut-il ... voldemots.blogspot.com/2003_06_01_voldemots_archive.html

Il part à rire…

- C’est comme aller voir le voyant, tu poses la question qui te tracasse et il te sort des cartes, c’est un peu fou quand même…

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Twilight Google

Dans le même registre, chez google une recherche qui me fait sourire et lever un sourcil étonné: pubis coloré, Vol de mots... ... Leurs pubis nus et polis semblent narguer les hommes pudiques de l’autre coté du fleuve. ... Le ciel s’était coloré de façon inhabituelle. ...voldemots.blogspot.com/ 2003_05_11_voldemots_archive.html

Avec cette recherche deux autres bloggeurs sortent du lot de réponses loufoques: Hristou et Anna Sensuelle! Le premier choix de Google est particulièrement délicieux d'ironie étrange...
Parfois la fatigue utilise mes jambes pour me jouer de drôles de tours…

Sans un avertissement physique, soudain je chancèle, et sschplackk, je m’étale de tout mon long ! Séquelle énervante d’un ancien accident qui me laissa au sortir de l’enfance coupée de mes deux jambes. La fatigue s’enclenche, mes jambes s’oublient, et c’est le petit détail qui me ramène à la réalité des choses de la vie…

L’humiliation de se retrouver la face par terre réveille toujours cette réflexion qui me ramène à la considération que je dois donner à ce corps qui me promène. J’ai un corps humain donc faillible, ce qui me rappelle inévitablement cette nature qui est la mienne. Pauvre petite humaine que je suis dans l’infini de la galaxie…

Et puis, je me relève, je dis merci aux regards inquiets, je souris. Je reprend ma route, forçant mon corps à obéir une fois encore. Clopi clopant, l’orgueil endolori, je dis merci à la vie. Toujours être reconnaissante d’avoir deux jambes pour me porter dans ce monde impitoyable…

Si toute vie ne tient qu’à un fil, est-ce que toutes les âmes ne sont pas des équilibristes qui avancent plus ou moins prudemment sur ces cordes qui nous tiennent en vie…
Ciel ombrageux, brise bien fraîche, eau limpide, arbres en fête…

Le sable est désormais trop froid pour s’y asseoir. Cela tombe bien, les morceaux du quai désarticulés m’offrent une belle plate-forme où m’allonger. Là, je peux encore profiter de la caresse du soleil sur mes joues rosies par le vent…

Un corbeau mécontent vient déranger l’atmosphère du village qui semble désert sous les couleurs d’automnes. Un petit village au nord de la grosse planète, oublié du monde et de ses folies…

À part l’oiseau énervé, rien ne vient perturber l’impénétrable tranquillité du lac . Je lis quelques pages du livre « Un baume pour le cœur » de Neil Bissoondath

Les températures oscillent entre 10 et 15, j’ai ouie dire qu’il avait neigé quelque part au Nord, l’hiver qui arrive, l'hiver qui rigole. J’en grelotterais presque si j’y pensais trop fort…

Anecdote de la semaine : Un voyage nocturne dans les rues de Québec à 8 dans le char ! Une partie de rigolade mémorable…
Mon surréalisme…

A chaque jour ses habits de vies…

Dans le placard de mon existence plusieurs costumes humains se côtoient…

Apprentie traductrice du matin, journaliste d’après-midi, maîtresse d’école de soir, bloggeuse de nuit, présidente d’asso en tout temps et les mots dans la tête toujours…

A chaque tâche sa façon de faire distincte, sa personnalité adaptée, ses responsabilités propres…

Et lorsque vendredi arrive enfin, c’est toute nue que je voudrais vivre ma vie !!!
La blogosphère ou Carnetosphère recèle d’idées de toutes sortes. J’aime bien celles qui traitent de l’écriture. Si dans le futur, le papier se fera rare, les mots pourront trouver un nouveau support à leur existence écrite, sous la forme de cet écran lumineux qui nous bleuit, nous qui lisons ces mots...

Via Mediatic, L’histoire sans fin, initiative d’Eskael prend son envol…

Plusieurs participants ont accepté le défi, je vais de ce coup de souris les rejoindre…
Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fiera :
Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
Jean Racine

Sophistoqué : qui se dit fou pour soigner son image.
Alain Finkielkraut

Les fous passent,
La folie reste.
Sébastien Brant

jeudi, octobre 02, 2003

La cour des potins :

On a tous nos problèmes…

Que l’on soit riche, pauvre, laid, beau ou voguant là au milieu, à l’intérieur c’est pour tout le monde pareil ! Rapport pas rapport : J’ai vu ce graffiti que j’aime bien sur un mur des couloirs souterrains de l’université aujourd’hui…

On est comme des smarties, de l’intérieur on a tous la même couleur !

Perfect Autumn // Asoma Tadashi
Les idées vont, les idées viennent, les idées s’échappent, la frustration s’installe…

Vouloir écrire. Sentir les mots titiller la chair, énerver l’esprit. Sentir pointer l’inspiration au beau milieu d’un cours, déranger la concentration, réveiller la frustration…

Etolane dans ma tête se rebelle. Elle se fâche…

- Pourquoi tu ne me laisses plus écrire ?
- Tu vois bien que j’ai moins de temps à te consacrer, l’été est fini…
- Mais, c’est pas juste, tu ne me…
- Tais-toi un peu ! J’essaie d’écouter la prof, y’a un exam la semaine prochaine, elle en parle là !
- Y’a toujours qu….
- Chhhuuuttt !
Le vert s’évade,
Le jaune attaque,
L’automne embarque,
Et je m’efface…

mercredi, octobre 01, 2003



Hier soir en rentrant tard d’un party de journal, (paraît que je dois être fière de mon article qui fait la page couverture et la page centrale cette semaine ! Disons que je suis pas mal satisfaite de mon travail et cela fait bien plaisir de voir son travail apprécié…), merci Miss Pippa de m’avoir fait assez confiance pour m’envoyer là où il m’est facile d’exister et de récolter des mots égarés au fil d’échanges inspirés !!!

Puis à la maison, la découverte de Gaïa et de ses nouveaux petits. Cela piaille dans le placard! Au chaud dans mon lit, j’ai allumé la Tv et je suis tombée sur Atarnajuat

J’avais entendu parlé de ce film différent, je n’ai pu résister ! En à peine 5 minutes, j’étais captivée, subjuguée…

Cela m’a rappelé « les chasseurs de Mammouth » que j’ai lu cet été, un autre monde, un autre temps, une vie rude et sauvage, et au milieu de tout cela, l’humanité qui se débat avec ses démons, ses visions... Un film à découvrir sans hésiter dès que se présente l'occasion…

J’ai malheureusement raté la fin, le sommeil m’a emporté au lever du jour. J’ai rêvé à cette contrée arctique, à ces chasseurs de phoques, à ces femmes fortes et silencieuses…

Je me suis réveillée ce matin avec ce nom pour hanter mes pensées et ma journée : Atarnajuat !!!

mardi, septembre 30, 2003

Les cheveux dans le vent...

J’ai décidé d’aller faire sécher mes cheveux aux souffles du lac. Au pas de course j’ai suivi le chemin de la plage. Le corps réchauffé par l’effort, j’ai plongé mon regard comblé dans l’immensité bleutée…

Aujourd’hui le lac reflète mille nuances. Il oscille entre un bleu turquoise, un bleu profond vibrant et un gris aux accents des nuages sombres qui parcourent le ciel. Un arc-en-ciel d’eau qui se déroule à ma conscience…

Les collines roussissent sous l’effet de l’automne, ce n’est pourtant pas encore l’explosion de couleurs mais c’est pour bientôt ! Déjà de ça et là, des touches de rouge vif attirent le regard…

Un couple de retraités s’imprègne eux aussi de cette atmosphère douce et tranquille…

Les bateaux ne se comptent plus que sur les doigts d’une seule main. La nature reprend ses droits et redevient sauvage à l’aube de l’hiver.

Mes boucles sont presque sèches, c’est le temps de rentrer…

Il n’existe sur Terre aucun meilleur sèche-cheveux que la puissance du vent. Pour un volume sans pareil et des boucles parfaites...

Allez il est aussi temps de me taire et de m'envoler ailleurs !!!
Quelques minutes au soleil…

Je vole un instant de calme au temps qui passe et s’efface…
Entre deux gros nuages, lourds, sombres, brille le soleil…
Un petit vent frisquet appelle l’hiver à notre porte…

Dans un futur proche, après que tombent les feuilles, des mois à respirer le même air. Des mois sans pouvoir respirer à plein nez…

Prendre des bouffées d’air pur passé –15 n’est pas recommandé !!!

Le petit vent trop frais m’a ramené dans la relative chaleur de la maison, je n’ai pas encore le cœur à fermer toutes les fenêtres, et mon petit instant de calme, en compagnie des arbres et des feuilles volantes, s’est envolé dans l’air du temps fugace…

Je retourne donc à mes moutons et aux considérations que le troupeau impose dans une vie, je laisse ma liberté au placard (c'est le plus difficile!) et je me penche sur mes travaux en attente...

Petite Crevette, sur la table, dort, étalée sous la chaleur de la lampe. Sumiko fait le guet à la fenêtre, Yoda se lèche sous la table et Gaïa, grosse comme une vache est vautrée dans mes draps! Cela me fait penser à enclencher ma lessive, ce qui déclenchera ici mon départ...

lundi, septembre 29, 2003

Via MediaTic, un p'tit site tout simple qui m'a fait monter les larmes aux yeux...

En parcourant ce blog, j'ai ressenti l'amour paternel si fort de cet homme pour son fils pas comme les autres, et pourtant si trognon! Cela doit ressembler à cette chaleur humaine qui se dégage de ses mots, l'amour paternel...
Autorretarto con Collre de Espinas y Colibri, 1940

Frida Kahlo


Je ne la connais que de loin, je n'ai vu le film qui est sorti dernièrement sur les écrans. J'ai lu par-ci, par là des bribes de sa vie... Un jour, j'explorerai sa planète de plus près, c'est une promesse à moi-même...
Avenir : Sombre, incertain, complexe mais aussi ouvert, flexible, changeant... Comme l'économie et comme les technologies.
Luc Fayard

Les aliments sombres comme le café, le chocolat, les truffes, sont souvent associés à des notions comme l'enthousiasme et le luxe. Ces substances sombres et étranges doivent être très anciennes et chargées de sens.
Margareth Visser

Les souvenirs du passé s'effacent, comme la lune disparaît derrière de sombres nuages.
Zhang Xianliang

dimanche, septembre 28, 2003

Blogoanniversaire // Carnetanniversaire!!! ;)

Le blog Effets Secondaires fête un an d'existence sous de multiples formes, en tout cas depuis que moi je le connais, à découvrir...

À cette occasion un petit cadeau pou toi...

Blogodécouverte // Carnetosurprise: J'ai découvert ce blog et j'ai adoré tous ses petits gifs, c'est adorable et tout mignon, j'adore les petites fées, bref j'ai craqué le temps d'un grand sourire...

En passant par chez Kesskisspass, je suis tombée là-dessus, un souvenir d'héroïne Tv de mon adolescence qui resurgit du neant des tiroirs de mon cerveau...

Via Yangs, Clothilde Coureau marie noble...

Bizzaroland...

Sur le Baby-blog: Which Of The Greek Gods Are You ??"

What would your Japanese name be? (female)
brought to you by Quizilla

Riyo
Riyo - "Logical Change"
People of your personality type should visit this...


How much do you know about Canada?
brought to you by Quizilla
beaver
You now everything about Canada,because you are from there!
Or at least you wish you were.Good
for you,my friend!
Le festival du Pénis...

Au détour d’un blog, j’ai oublié lequel, j’ai découvert qu’il y avait au Japon, un festival des plus original, le festival du Pénis

C’est dur de regarder ces images sans sourires, c’est fou ce qui peut se passer dans le monde, y’a-t-il une place avec un festival de vagin ? Quelques liens à propos de ce festival aux abords masculins surréalistes…
Le temps est couvert, je me balade dans la blogosphère-carnetosphère…

Juan fait la grasse matinée, j’ai encore bien du travail aujourd’hui! Maintenant que la rentrée a commencé, cela n’arrête plus… Je dois encore retranscrire mon entrevue avec Michel Coté, elle ne sera pas utilisé mais pour mes archives personnelles c’est bien. Mais Dieu que c’est long à faire, concrétiser sur la page blanche les mots volés en discutant…

En fait pour Coté, je n’avais rien préparé, mes articles portant sur les deux Patricks (Huard/sénécal), lorsque l’attaché de presse me dit :

- Bon, Michel est libre, tu le prends…
- Mais je n’ai rien préparé…
- C’est pas grave, si tu veux, il a du temps pour toi…
- Heu ! Ok, d’abord..

Je regarde le fameux Michel sortir de la chambre coquette qui sert d’interview, j’ai laissé ma place avec Sénécal au journaliste de Radio-Canada. Pis la chambre m’attire. J’irai bien voir à quoi elle ressemble. Ce Michel, il est bien beau tout de noir habillé et avec un grand sourire, il regarde l’attaché de presse me pousser vers lui, je lui dit :

- Ok, je vous prends dans votre chambre alors ?

Il part à rire, ça y est je n’ai pas pu m’empêcher de faire une grosse joke, c’est le stress qui s’échappe. J’assume avec un grand sourire les jokes qui suivent, faut dire qu’il a eu l’air de trouver ma remarque pas mal comique ce Michel…

Je le suis dans sa chambre. Et quelle chambre ! Le château bonne Entente, c’est huppé à souhait ! Et la chambre est superbe, toute droite sortie d’un magazine de déco…

En l’espace de deux secondes, je tombe sous le charme de Michel Coté, deux minutes plus tard, je réalise que je discute avec un grand acteur du cinéma québécois. Je suis pas vite tous les jours! Et que c’est un homme absolument charmant !!!

Il possède cette élégance discrète, sans une once de snobisme, débordant de simplicité. Je me dis inconsciemment, ça c’est de la grande classe…

Je lui explique je n’ai rien préparé, il me sourit et me dit que ce n’est pas grave, me demande d’ou je viens, nous jasons Franche-Comté et Besançon, comment ne pas tomber sous le charme…

Nous parlons de Broue (sorry, pas vu! Cela manque à mon répertoire !), nous virons sur Cruising Bar, je réalise à quel point en personne, il est loin de tous ces personnages caméléons qu’il porte si bien sur ses épaules…

Je sors de la chambre encore sous le charme. Si j’avais eu 10 ans de plus, je pense que j’aurais craqué !!! Je n’ai jamais eu de père. Ce qui me reste de cette expérience, c’est que dans mes fantasmes les plus profonds, ceux qui me font imaginer un père, ces fantasmes là prendrait ben Michel comme victime ! Vraiment adorable cet homme…

Evidemment maintenant que je viens de déballer tout cela, je vais pas laisser les 2 Patricks en reste…

Huard possède un charme animal, beaucoup plus rustre que Coté, mais définitivement tangible… Nous avons eu une belle entrevue qui je pense fera un papier intéressant et ma foi, il ne m’a pas déplu du tout ! Le reste de mes impressions fait partie du jardin personnel, celui qui est caché derrière les hauts murs de pierres au fond du jardin public d’Etolane…

J’ai eu beaucoup de plaisir à échanger avec Sénécal. J’avais aimé le roman lorsque je l’avais lu l’hiver dernier, et il m’avait assez touché pour que je me rappelle encore très bien des détails de l’histoire, c’est d’ailleurs ce qui a du décider Miss Pippa de m’envoyer à la dernière minute faire ces entrevues… C’est le genre d’homme très riche à l’intérieur et il est difficile de discuter avec lui sans s’enrichir aussi, très gentil, un peu timide…

Je lui ai demandé: " Vous écrivez tous les jours ?" Il m’a répondu en riant : « Oui, bien sur j’essaie le plus possible ! »

Cette réponse spontanée a touché une corde sensible au fond de moi. J’ai tout de suite pensé à Vol de mots «C’est pour ça que je bloggue, pour me donner l’outil et la possibilité d’écrire à chaque jour, ou en tout cas, le plus possible,pour voir ce qui peut résulter d'une telle pratique, comment ensuite le flot des mots devient instinctif, inhérent à l'être qui le vit...»

Cela va faire une double entrevue auteur/acteur sur 2 pages avec présentation du film dans le journal du Campus qui sort mardi prochain, je ne sais comment c’est en mots, mais je sais qu’en heures, j’ai travaillé comme une esclave à rendre meilleur possible ces rencontres!!! Ouf ! Toute une job ! Mais dans le fond, le coté dernière minute m’excite énormément ! Plus que le stress, c’est l’adrénaline qui embarque et c’est délicieux à chaque fois…

Et que je suis contente après tout ça de retrouver la liberté de Vol de mots, là ou je peux écrire à ma guise, comme cela me tente, certains jours mieux, d’autres… Mais toujours libre de mes mots, c’est le meilleur feeling, de la balle…
Pour la même raison, suisse (1632) sert à nommer au Québec un animal voisin de l'écureuil, rayé sur la longueur, qui vit en Amérique du Nord et en Russie (DHLF). Suisse « uniforme des séminaristes et des collégiens » (1880) est aussi formé par analogie. Cette dernière acception disparaîtra toutefois de l'usage vers 1960. »

Pour nos amis outre-atlantique, j’ai fait une petite recherche sur les p’tits Suisses (à ne pas confondre avec les yaourts) et en lisant certaines infos, j’ai eu un doute. Etait-ce vraiment un P’tit Suisse, ce gros écureuil brun qui me regardait de ses si gros yeux tout doux ? Me semble qu’il était gros pour un petit Suisse, à peine plus gros que les chatons de 3 mois qui n’osaient s’attaquer à lui, il leur ressemblait trop, et puis il était tout brun, sans rayures ! Moi, j’ai tendance à prendre tout les écureuils bruns pour des p’tits Suisses ! Faut dire j’adore dire le mot…

Cet écureuil là, volait presque de meuble en meuble, en se parachutant de place en place. Entre son corps et ses bras, une peau qui lui servait à flotter !!! Je n’avais jamais vu cette particularité de l’écureuil qui vole, comme des palmes pour l’air…

Ah non !!! Et bien en parlant de Petit Suisse ! Voilà Petite Crevette qui arrive la bouche pleine d’un… Vous l’aurez deviné un p’tit Suisse. Je ne suis pas contente, pauvre petite bête, et oui, lui est petit avec rayures, celui là mort dans la gueule du prédateur félin est définitivement un Suisse !!! Heu! Ils sont trop petits, ils n'ont aucune chance contre les crocs meurtiers des chats. L'autre, celui d'hier, s'est échappé et il était à peine blessé...

J’ai fermé avec hâte la fenêtre pour qu’elle ne le rentre pas dans la maison. Elle est en train de l’achever sur le balcon, je la regarde par la fenêtre, elle le tient bien dans sa gueule, elle lui croque le cou ! Pauvre Petit, s’en est fini pour lui ! Comme je ne veux pas lui ouvrir, je la regarde repartir et se perdre dans le gazon…

C’est le matin que la chasse est bonne, à ce que je vois ! Et je me décide l'écureuil qui est venu se nicher cinq minutes sur ma tête hier, en face de cet écran était un Tamiasciurus hudsonicus ou.... un Funambulus palmarum... ou.... un Glaucomys sabrinus...

Mais là à force d'en voir, je suis toute embrouillée! C'était un écureuil brun et volant que j'aurais aimé avoir comme ami sauvage, il était vraiment trés mignon! Mais les chats et les écureuils ne font pas bon ménage...

D'ailleurs ne vois-je pas là arriver Petite Crevette qui se lèche les babines...

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Biblioblog bis-bis...

Et la liste des participants s'allonge à chaque jour, c'est chez Pointblog que cela va devoir travailler fort!!!

Ataegina a fait ses choix, Heileen a fait un p'tit post sympa ici (comme bien d'autres, elle triche!)...

Gilles s'est décidé pour: 01 - Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal, 02 - Arthur Rimbaud : Oeuvres poétiques, 03 - Louis Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit. Impasse Sud prend: - Visite à Don Otavio de Sybille Bedford - Voyage au bout de la nuit de Céline, et - Shiva d'Abraham Yehoshua...

La feuille choisit . Le blog des livres expose son avis ici et Mcm laisse le sien . Ici, bridgetjones30 fait ses choix...

Sur la place des fêtes, Biblioblog tourne là... C'est aussi que se déroule le dernier Carnaval des Vanités, à consulter...

Matoo s'est lancé avec : - “La conjuration des imbéciles” de John Kennedy Toole - “De chair et de sang” de Michael Cunningham - “Amour, Prozac et autres curiosités” de Lucia Etxebarria. MarieAnge a participé ici...

se décide Seblog et David Madore pose ses choix par là...
Résultats du sondage astrologique des passagers de Vol de mots…
(J’espère n’avoir oublié personne…)

Passagers sans ascendants : 109, Beleg, Kin, Sophie, Merriadoc, Olive Maggi et Arkadia...

Lion, Vierge Gémeaux, Cancer, Cancer, scorpionne !
Taureau ascendant je-sais-pas-quoi
Lion ascendance inconnue

Et les autres… Qui eu cru que demander son signe astrologique pouvait virer cu…
J’avais oublié les p’tits comiques, et les inspirations qui passent par là, en tout cas, vous m’avez bien fait rire et en plus c’était vraiment intéressant…

Dans le désordre, merci à : Sakurato, Lyne, Jolie Mé, Thierry, Marie, Loulou, MarieAnge, Ebb, Vertumne, Thierry, Jenny... Hristou nous ouvre à des univers exotiques, l’astrologie arabe que je ne connais pas du tout, et celle que j’avais oublié, l’astrologie aztéque! Vincent conseille une piste à suivre...

Zénon nous rappelle les planètes (perso,rendu avec les planètes, je suis perdue!): Capricorne Ascendant Balance avec trois planètes en Verseau


Bélier ascendant Vierge
Verseau ascendant Lion
Scorpion ascendant Vierge
Gémeaux ascendant scorpion

Verseau ascendant lion et chien de surcroît !
Balance ascendant vierge... et boeuf (mironton)
Vierge ascendant Vierge; et cochonne de surcroît
Balance ascendant Capricorne, Chinois : Boeuf d'eau
Poisson ascendant cancer... Astrologie chinoise: chien!
Un petit poisson d'eau douce, poisson ascendant poisson.
Capricorne, ascendant Cancer. Et je suis un chien d'eau pour les Chinois.
Vierge ascendant sagittaire, chinois=cochon, arabe=canif, azteque= j'ai oublié
Verseau (ascendant vierge, mais je n'en suis pas persuadé...). Astro chinoise : Chat (persan, probablement)

Je remarque ainsi que les vierges font légion! Si j’étais mathématicienne j’aurais une équation pour en ressortir les pourcentages, mais je ne suis que scribouilleuse, alors je vous laisse constater à vue d’œil!

Vous en pensez quoi vous? À suivre sous peu, quelques réflexions à ce sujet...
Avez-vous laissé votre signe sur la liste des passagers?

samedi, septembre 27, 2003

Yes ! J’ai fini ! Depuis jeudi, à part le cours de version juridique, il me semble que tout ce que fait mon cerveau est relié au film! Faut dire qu'il paraît que cela va faire la une mardi prochain avec deux pages d’entrevues, toute une job à faire en 48 heures ! Et ça y est pour moi, c’est fini, Yes Sir !!! Thank God!

Je vais donc prendre une pause (enfin!) avant de repartir sur mes devoirs de traduction, bientôt les examens faut que je me magne le popotin…

Je vais remettre la jour la liste de biblioblog cette fin de semaine… Et je prépare une petite compilation d’horoscopes. Un gros merci à tout ceux qui ont laissé leur signes ici comme traces, et à tous les autres, ben vous attendez quoi ? C’est rigolo est inoffensif ! ;)
Le p’tit Suisse dans ma tête par grand matin…

Alors que je m’apprête à me remettre au travail, je sens quelque chose de léger me monter sur la tête et me trifouiller mes cheveux emmêlés. Je me dis mal réveillée :

- Tiens, depuis quand les p’tits minous me grimpe sur la tête ?

Et je cherche dans mes dossiers à la recherche du texte sur lequel je veux travailler ce matin. Je tourne la tête et cela saute, je regarde ce qui vient de sauter de ma tête et comme une conne j’hurle à la folie : ---

- AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh JJJJJJJJJJJuuuuuuuuaaaaaaaaannnnnnn !!!

Juan qui est couché me demande:

- Qu’est-ce qui se passe ?
- Y’a un p’tit Suisse qu’est venu se poser sur ma tête et il a sauté par terre, je le regarde là..
- Ben il est où ?
- Là dans le coin de la porte, oh ! P’vre P’tit…

Ma première frayeur de fille bien civilisée s’efface sous le regard suppliant du petit Suisse qui me regarde de ses gros yeux. C’est un gros p’tit Suisse par exemple ! Il est aussi gros que les chatons qui le regardent d’un air circonspect sans trop oser l’approcher… Juan de la chambre me dit

- Tu vois, j’te dis, la nuit y’a des trucs qui rentrent chez nous…
- Yes indeed my dear !!! Mais faut le sauver! Les chats vont le manger!

Au son de nos voix, le p’tit Suisse commence à grimper le mur, puis il se parachute sur le meuble et je recrie comme une conne ! J’y peux rien c’est mes hormones féminines qui s’emballent !!! Juan se lève, Petite Crevette essaie de mettre la patte sur la bête :

- Ah ! Non ! Crevette, tu le tues pas! Je suis sure en plus que c’est toi qui l’a ramené là, grande tata!!! On mage pas les p'tits Suisses!!!

Je la pousse et je m’approche du petit écureuil qui n’en même pas large, il est tout doux, pas agressif pour un sou, juste épeuré et c’est compréhensible, c'est quand même mignon ces petites choses…

Juan ouvre grand la porte du salon et nous essayons de le pousser vers la sortie, il se cache, sous la table Juan a genoux l’observe un instant, le caresse un p’tit coup avant qu’il ne reparte dans la mauvaise direction à essayer de grimper à tout ce qu’il voit ! Il se perd dans la cuisine et Juan se décide à le prendre en main. Il l’attrape, et la main tendue se précipite dehors en criant :

- Aille, aille, ayyyooyyyyyeeee…

Il le lâche et le P’tit Suisse s’échappe et à une vitesse folle grimpe le premier arbre qu’il voit ce qui n’est pas difficile rendu dans le jardin, Petite Crevette se pose devant l’arbre, patiente…

- Il m’a mordu le p’tit maudit…
- F… paraît que c’est pas bien les morsures de p’tit Suisse, désinfecte vite, attends j’appelle Sylvie.

Sylvie l’amie des chats et l’infirmière des hommes, voisine de maison et sœur de cœur.

- Sylvie, Juan s’est fait mordre par un petit Suisse qui était monté sur ma tête, c’est grave ?
- Etol, comment vous avez-ça encore ? Ben s’il s’est fait mordre faut le tuer pour analyse
- Juan ?
- Non, Sylvie rit, l’écureuil, il a peut-être la rage, Juan doit aller de suite à l’hôpital…
- Ben on peut pas tuer l’écureuil, l’accident est arrivé alors que l’on cherchait à lui sauver la vie ! P’tite Crevette voulait sa peau !!!

Je me tourne vers mon grand homme

- Faut que t’ailles à l’hôpital, tu t’es fait mordre par un animal sauvage dit Sylvie

Juan rigole, il me montre son doigt entouré d’un sopalin scotché et me dit en riant

- Ben oui, je vais arriver là le doigt levé. Heu ! S’cusez m’dme c’est pour une urgence !
- Sylvie il me croit pas, il se fout de moi !

Je passe le combiné à Juan qui rigole toujours..

- Ben, non c’est correct Sylvie est notre infirmière adorée, si elle dit hôpital, j’y vais… Tu vois je m’habille
- Bon Sylvie, c’est beau il part pour St-Raymond !

Je raccroche sur une Sylvie qui je suis sure rigole de l’autre coté de la rue et je regarde partir mon amour. Quelle aventure de grand matin!!!

- Ben, il manquait que ça à ton curriculum santé ! Tu leur demanderas si c’est grave qu’il soit resté cinq minutes sur ma tête et a trifouillé dans mes cheveux, je lui demande en grimaçant…

Et je pars me laver les cheveux, me semble que ça me gratte soudainement !!!

Pour ceux qui ne le saurait pas un Petit Suisse, c'est un petit écureuil brun qui peuple nos arbres et nos campagnes. Une pensée pour Juan qui est quelque part au pays des piqures...

vendredi, septembre 26, 2003

Je ne peux m’empêcher de cramper ben raide (ou mourir de rire !!!) quand je tombe sur ça… Je sais pas si je dois rire ou frissoner? De plaisir ou de peur? C'est bien complexe tout cela, bizarre et humoristique parfois poétique...


du beau porno... :Vol de mots...
...Je tombe sur un film porno qui ravit Keisuke et ... ailleurs, l’on accroche. Un film pur France, très chic ...



si l'amour est une drogue, je mourrais d'une overdose : Vol de mots...
... Ressentir l'amour en son coeur sauve souvent du malheur ... les vies… Si vous ressentiez depuis si longtemps, tout ... croire, tout comme moi, qu’il est impossible d... voldemots.blogspot.com/ 2003_08_17_voldemots_archive.html
4 heures pour retranscrire sur Word deux entrevues de 30 minutes chacune, et j’ai pas encore commencé l’article en tant que tel ! Well, bye, bye sun, bye, bye, hope you’ll be back tomorrow…

J’ai remplacé à la dernière minute, le journaliste qui devait couvrir pour le campus la sortie du film Sur le seuil, et qui est tombé malade avant hier…

J’ai donc eu le plaisir de rencontrer en entrevue les deux "Patricks" (Huard et Sénécal) et de visionner en avant première le film qui sortira en salle le 3 octobre… C’était vraiment le fun, le château Bonne entente, trop beau, mais après être rentrés tard(Juan est venu voir le film avec ma pomme), et avoir subi ce matin un cours trop pas drôle sur la traduction juridique, je fatigue un peu ce soir…

Ce matin me lever à 7hres fut cruel, j’ai même un peu capoté, les notions de droits que la prof expliquaient me survolaient totalement, jusqu'à 10hres du matin, un vrai cauchemar, le droit au réveil, pas miam !

Et depuis je travaille sans m'arrêter, même si j'avoue l'article sur "Sur le SEUIL" C'est l'fun! Mais la journée n’est pas finie, alors je repars pour une autre shot de concentration....

Merci de passer par là, hésitez pas à me laisser votre signe astro, je fais une petite enquête pour le W-E ! ;) :D

___________________________________________________________

Plusieurs heures plus tard, la nuit tisse sa toile nocturne autour de moi qui charcute, taille, polis, et transvase mes mots...

Lorsque j'aurai fini ma job et que l'article sera bouclé et sur le point de sortir, alors je partagerais peut-être ici des morceaux de ces moments...

Là je me tâte et je travaille encore et toujours, pour le plaisir avant tout, puisque mon salaire est fait du vent de la gloire d'être lue sur l'ensemble du campus! :D
Retrospect, 1989



Keith Haring

jeudi, septembre 25, 2003

Votre Horoscope du 25 Septembre 2003

Mettez votre nature réservée de côté aujourd'hui. Et passez à l'action ! Il y a tant de choses dont vous avez envie et qui risquent de ne jamais se produire simplement parce que vous ne provoquez pas leur démarrage. Tout n'est pas possible, c'est vrai. Mais vous serez la première surprise de ce qui arrivera si vous prenez un minimum de bonnes résolutions. Il y a une dynamique positive qui vous entoure, ce serait dommage de ne pas en profiter.

Celui-là d'horoscope me plait davantage que le dernier en date...

Sur-ce, je pars prendre ma douche et me préparer avec toute la meilleure volonté à cette journée qui s'annonce chargée!!!

Hé! Vous qui passez par là...
C'est quoi vos signes astrologiques?
Une grosse heure de libre. Je erre sur le campus comme une âme en peine. Le soleil brille, l’air est doux et cela grouille de partout !!!

Sans m’en rendre vraiment compte, je fuis la masse humaine. Mes pas me dirigent vers ce petit boisé qui m’appelle inexorablement. Le campus est très grand et recèle des dizaines de petits coins de nature épargnés par l'homme. Quelques centaines de mètres carrés dispersés sur tout le campus laissent place à la nature parfois sauvage. Embryon de forêt entre 2 parkings…

Je m’engage sur ce petit chemin de terre. Je m’arrête en son milieu. J’écoute le souffle du vent dans les feuilles qui couvre les bruits de la ville. Au loin beugle une voiture de police. Les bus n’en finissent pas de passer et repasser…

Je me concentre sur le bruissements des feuilles. Assise en un minuscule coin de nature, je m’isole de cette vie humaine qui grouille comme dans une immense fourmilière…

Dans ma forêt en mouchoir de poche, pas un chat ne vient perturber ma tranquillité volée à la ville. Entre broussailles, arbres et herbes hautes, je me repose…

Si j’extrapole un peu, c’est comme être chez moi, le brouhaha en plus ! Ma solitude me manque. Mes journées passées seule en compagnie de la nature qui palpite autour de moi me manquent terriblement…

Ne parler à personne, ne pas diffuser son énergie vitale à tort et à travers, la garder pour soi, en paix…

Evidemment à grosses doses, c’est comme tout, c'est dangereux! Cela vire égoïste et c’est nécessairement nocif ! Alors je suis là, cachée entre deux arbres, attentive aux souffles du temps, éloignée autant que possible de mes pairs qui s’agitent en cette gigantesque fourmilière humaine qui m’entoure de toutes parts.

Je reste là, à reprendre mon souffle, à laisser enfin s’échapper en toutes liberté mes simples mots. Les fesses sur une énorme feuille verte (ne pas tacher son pantalon) et l’esprit dans les nuages…

De mon carnet encore des mots sont prêts à s’échapper mais je dois aller me coucher! J’ai une grosse journée demain ! Je n'en parlerai pas, déjà que parfois j’ai l’impression de me mettre à nu ici, ce soir je garde mes habits de vie et je vais au lit…

Motus et bouche cousue ! Peut-être en parlerais-je plus tard, si l’envie d’immortaliser l’expérience en ma mémoire passe en mes mots et que le temps seconde le tout...
Mots volés de mon prof de Termino :

…blabla…blaba…Si vous voulez devenir écrivain, tâche noble mais qui ne paie pas, alors les registres de la langue… blabla…blab..

À cet instant, l’écrivain qui sommeille en moi n’a pu s’empêcher d’ouvrir l’œil et de croquer ces quelques mots qui me dépriment tant ! M'en fous! J'écrirai pareil! Pis c'est pas pour rien que je me tape des traductions de contrats d'assurances le vendredi à 8hres 30 du matin! C'est pour payer la vie de cet écrivain qui sommeille et qui me fait parfois si peur...

Eschew Surplusage
Mark Twain…

mercredi, septembre 24, 2003

Hier les archives ne voulaient rien savoir, aujourd’hui ce sont les commentaires qui se font la malle !!! Vive l'informatique!!!

Je suis tristounette devant ce fait. M’enfin j’imagine qu’il me faudra encore finir par en changer. Après tout cela sera que la 4ieme fois en moins de six mois ! C’est d’un fiable ces trucs, cela tue !!!

Alors je croise les doigts en espérant vous lire demain. Parce-que c’est enrichissant l’échange humain. J’aime rencontrer toutes sortes de gens différents à travers la toile et le monde…

Vos commentaires me font me touchent souvent, me font sourire ou penser, ils me font aussi avancer, persévérer...

Écrire un blog me donne parfois l’impression de courir un marathon, et lorsque la force me manque, vous lire me rappelle qu’il y a des gens derrière l’écran. C’est presque magique de penser que les mots qui s’envolent de ma cabane au Canada sont lus par vous, là-bas, loin, quelque part que je ne connais pas, mais quelque part que je découvre en échangeant avec ceux qui laissent ici une trace…

Et parfois l’échange se continue par mail et c’est toute une expérience que de découvrir l’autre à travers des mots, juste des mots, je pense aimer beaucoup cela. J’aime cette façon de se rencontrer presque télépathique, cette façon étrange que je découvre en faisant ce blog et qui captive mon imagination et ma raison…

mardi, septembre 23, 2003

Last one for now...

Via Lutine...
Ben là c'est pareil, ça doit être un résultat type...
Et vous?


12.5 %

My weblog owns 12.5 % of me.
Does your weblog own you?
À l'inconnue au destin trop vite écourté...

Via Citizen

La vie passe, le blog reste... Ne pas avoir peur. Respecter la vie et la mort aussi. S'incliner devant l'inévitable. Penser clair... Je ressens une tristesse étrange devant ce fait...


Au 10 octobre 2003 Tout ceci était un canular de trés mauvais goût en ce qui me concerne, j'ai donc effacé mon avis mortuaire à quelqu'un qui ne méritait pas, ou en tout cas pas pour ces raisons une prière ( parce-que c'est sur que tout le monde aurait besoin de prières, mais ici c'est la Terre pas le Paradis!!!)...

À la place prions pour le salut de l'humanité! Dieu, faites qu'un jour l'on soit moins cons!!!


Un instant de silence et une prière...

Björk et ses mots jetés ici en vrac...

La vie est un collier de peurs.
Björk

Ecrire une chanson, c'est comme une chasse. Vous devez placer vos instruments comme vous placez des pièges pour capturer un animal dans la forêt.
Björk

Quand vous réalisez que la nature peut vous tuer, vous devenez humble.
Björk

La liberté est le meilleur des aphrodisiaques.
Björk

J'ai le droit d'être idiote ou intelligente. Et j'ai aussi le droit d'être les deux à la fois. Je refuse d'adopter seulement l'une de ces deux attitudes.
Björk

Il n'y a décidément aucune logique dans le comportement humain.
Björk

Il pleut

Je n’ai pu résister à la tentation de la musique! C’est trop une journée idéale pour écouter Émilie Simon. Je me suis gravée dans l’ordre ma sélection préférée, en commençant par « Il pleut »...

Entre Björk et Miss Simon ( une fée et une lutine, duo magique de choc), c’est parti pour une ronde d'heures tranquilles accompagnées de douces mélodies. Je combats la grisaille du temps, journée maussade tu ne me boufferas pas !

En suivant les pistes que MediaTic sème...

Saviez vous que Flea des Red-Hots avait un journal on line? Et Will Wheaton, le « scthi cul » de Star-trek TNG aussi ? Et c’est loin d’être tout, je me laisse aller à mes penchants frivoles…

Sur le même thème : No Doubt, Anna Kournicova, Melanie Griffith et Jeff bridges qui scribouille, étonnant…

Mais qui sait derrière quel blog se cache une célébrité? Il y a celles qui se dévoilent ouvertement et je suis sure qu'il y a les autres, ceux qui se cachent, j'en donnerais mon petit doigt à couper!

J'ai aussi découvert au gré de mes aventures sur la toile ce site, vraiment trippant. Et un retour droit à mon enfance: CECI. Délirant!!! J'adorais cette chanson à 7 ans, je n'ai jamais adoré les chasseurs (i don't like guns), et Dieu sait que dans mon village natal, ils faisaient légion! À voir et revoir ( *sourires*) ...

Sur un autre ton, des photos particulières, parfois dures mais toujours belles ici! Le tout hébergé sur un trés beau site à découvrir de près...



Bon, allez fini de niaiser, je retourne travailler! Ce ne sont pas les petits pains qui manquent et qui m'attendent sur ma planche…
Automne...

Il aura fallu que je loue les louanges du temps pour que celui-ci me contredise…
Il pleut depuis une bonne dizaine d’heures et cela ne semble pas prêt de s’arrêter !

J'ai bien l'impression que la plus grosse agression de ma journée sera ce temps pourri. Tant mieux! Je préfére encore l'agression de l'atmosphère à celle des hommes, si tel est le destin de ce jour...

La journée est sombre, la maison est propre, l’air automnal pénètre par les portes et fenêtres ouvertes aux souffles du vent. Oh Well, i’ll just do my work in silence…

lundi, septembre 22, 2003

Le ciel, le sable, une mouette...

Sur le chemin de la plage, les employés municipaux déterrent les fleurs, c’est l’automne qui bat son plein…

Je tourne la rue, comme toujours la vision de cet horizon mi-liquide, mi-céleste me comble de joie…

Le lac en cet après-midi de septembre est parsemé de lignes de nuages qui ondulent, un vrai ciel de coton qui flotte au dessus-de nos têtes et laisse parfois entrevoir le soleil…

J’arrive prés de la plage, je remarque la couleur cendrée de la surface de l’eau, couleur de mélancolie enchanteresse, mes pas me guident devant l’immensité de sable et reste pantoise ! Ils ont démonté l’énorme quai qui hébergeait la marina. J’imagine que la belle saison est finie ! Mon spot de sable est envahi par les morceaux de quai en vrac sur la plage. Entreposé en plein dans mon petit coin ! J’y vais quand même, je tourne le dos à l’hiver et je me pose tout prés de l’eau…

Plus que quelques bateaux égarés en bordure du lac, plusieurs voiliers, et cette nouvelle étendue vierge. La civilisation s’estompe pour laisser place à Mère l’Hiver qui viendra trop vite enserrer notre territoire de sa poigne glacée…

Entre deux nuages, le soleil chauffe encore et l’air est savoureux. Magnifique mois de septembre, tu nous gâtes ! Avec une moyenne de 25 degrés les jours et des nuits à peine froides, le bonheur tu nous donnes…

Les arbres en oublient de se préparer pour la célébration de l’automne. C’est bientôt la grande fête de la nature, celle presque magique pour les yeux, ce moment divin où les arbres se parent de milles teintes et reflets pour s’offrir en spectacle, une dernière fois, en l’honneur de notre mère la Terre. Avant de se laisser rudoyer par l’hiver, avant de se laisser glisser vers cette petite mort qui endort puis régénère, ils font la fête…

Les collines se tachent à peine de rouge et d’une touche de jaune. La foret fonce ses feuilles lentement. Elle présente à la vue son vert opaque, lourd. À part certaines espèces qui éclaircissent avant de se revêtir de ce rouge flamboyant qui fascine et ceux qui naturellement jaunissent, tous les autres foncent leur vert avant de se changer en un tapis de nuances et de couleurs…

Une mouette égarée sur le sable me regarde.

- Eh oui, je lui murmure, il n’y a plus que nous deux…

Elle m’observe à dix pas, craintive, elle hésite, elle regarde de tous cotés, se tourne et retourne sur ces pattes, puis doucement, elle s’approche…

J’avance mes pieds dans l’eau limpide, j’y trempe le bout des orteils. Puis le talon et tout le pied y passe bientôt, inonder la cheville…

L’eau est douce, elle pince un peu la peau, mais elle est bonne…

Si j’étais dans un temps antique, et si le lac était mon unique lavoir, je m’y baignerais sans plaintes. Le plus dur c’est d’y rentrer, une fois dedans, l’eau est bonne, les pores se referment à une vitesse éclair et la peau devient douce, elle prend la texture d’une pêche fraîchement cueillie…

J’avance jusqu'à mi mollet. C’est bon. Une sensation rare à cette époque de l'année, une sensation en voie d’extinction jusqu'à la renaissance du printemps dans de longs mois à venir…

Cela ravigote, c’est un délice de la nature, l’eau est pure et claire comme l’esprit d’un ange. Je vois la trace de mes pas dans le sable, j’avance encore plus loin, mi cuisses, j’y suis, et …

La mouette s’envole et je m’évade une autre fois…
Certains ont un cœur d'artichaut,
moi j'ai un cœur de tournesol...




Voici mon cœur, l'Autre en a grignoté une partie
pendant nos dix années ensemble,
avant de s'effacer dans le temps....
Il m'en pris des miettes,
il m'en reste de la graine!!!



J'ouvre mes mails. Et voilà ce que me dit mon horoscope personnalisé (01-01- ..) en ce qui concerne demain et les astres:

Votre Horoscope du 23 Septembre 2003

"Vous ressentirez peut-être une certaine hostilité ambiante aujourd'hui, . Comme si les gens s'étaient donné le mot pour vous rendre la vie impossible... Ne tombez pas dans la paranoïa... Les difficultés qui se présentent, les réactions agressives que vous pourriez rencontrer ne sont que des péripéties normales sur le chemin de votre réussite. Ces embûches sont contraignantes, mais vous êtes suffisamment solide pour les contourner. Gardez votre moral d'acier !"

Des fois, je lis des trucs de même et je ne sais trop qu'en penser! Ce qui me rassure c'est que demain, je ne vais pas en ville et à part les enfants, ce sera une journée de travail et d'études solitaires! Merci l’univers…
En cette fin d’après midi, le soleil a vaincu la troupe de nuages qui lui faisait bataille et il brille désormais de toute sa gloire en un ciel du plus pur azur…

Que la lumière est douce à mon regard. Elle caresse les formes, les êtres. Elle dessine des paysages mélancoliques, réchauffe les arbres avant de transpercer leurs feuilles de sa lumière étonnante…

Quelques tournesols, ceux qui sont plus hauts que les hommes. Ceux, qui du haut de leurs trois mètres nous toisent, dubitatifs, ceux là même qui narguent les rares voitures qui passent. Ces tournesols illuminent de leurs grâces le paysage. Comme des soleils oubliés là par un peintre fantôme…

Il fait si bon, l’ai est si doux, la lumière si belle...
Je voudrais éterniser chacun de mes gestes en une telle journée.
Je voudrais que le plaisir dure encore...
Juste encore un peu...

Un bébé libellule se pose sur mon cahier. Oublier que je vis avec cette extase les derniers relents de l’été et que derrière ces beaux jours pousse l’hiver...

. . . . . . .

dimanche, septembre 21, 2003

Quizz anyone???

Find out what super hero hides deep in yourself?
brought to you by Quizilla

by Candy Froggie
You're James Bond!
Am i a cyber pirate or just as i’ve been told, a cyber girl?
Until it’s illegal, I’ll just be a girl..
Then in Buschworld, I’ll become a pirate.
Stealing notes and melodies away,
hidden far into the woods.
Riding an electronic wave,
singing a cyber tune...

And I don’t really give a F… about it…
Shame on me?
Not really!
They’re so rich.
I’m so poor…
Just survival logic!

Whatever...

Pirate: The Proper Way to Wear Fur par Tim AshkarCyber girl: Biomechanoid par H.R. Giger. Hidden: Transition Day par Scott Grimando. Woods: Butterflies par S. Grimando. Melodies: The Mermaid par Howard Pyle Buschworld : Dragon Queen par S. Grimando. F… : Egyptian Princess par Frank Frazetta Really: Sun Goddess par Frank Frazetta Survival: Atlantis par ... Whatever: Mermaids of the Canary Islands par Tim Ashkar


Sea Witch // Frank Frazetta


Faites Trois Voeux chez OldCola...
SirenSolo

Tom Hamlyn

Les jours raccourcissent, nostagie
L’hiver est une petite mort, respect…
L’esprit qui s’égare, dommage…


VenusMoonShell


Jours: Cyber Hands par Tony Vita, nostalgie: Night with her Train of Stars par Edward Robert Hughes, petite: Duel in Dust par Angus McKie, s'égare: Rhiannon par Briar
Les citations d'Etolane...

J’aime poser des citations pour y attraper des fils de pensées, pour y voir le reflet de notre humanité à travers toutes les sortes de cultures et de croyances qui peuplent la Terre. N’empêche, dans le fond, on est tous des humains qui essayons de passer au travers l’épreuve de la vie. Tous dans la même ignorance de ce que l’on y gagne ou de ce que l’on y perd ensuite lorsque l’épreuve est finie et que vient le temps de faire les comptes au bureau de l’au-delà…
"S’aimer c’est comme s’aider" me dit Juan ce matin alors que je lui explique que je me sens privilégiée d’être un couple et de construire un nid de vie à deux…

Il continue sur sa lancée :

-Le couple, c’est démodé de nos jours alors je pense que la plupart des gens de notre age ne veulent plus faire les concessions pour que ça marche… Mais l’époque où nous sommes avec l’abnégation des religions est un passage difficile, c’est compliqué de redéfinir l’abstrait…

Et je souris à l'univers. Sais-tu mon coeur que c'est parce-que tu peux dire des choses comme ça et les vivre ensuite à 23 ans que je t'aime tant...
Ce qu'on rencontre dans la vie est la destinée. La façon dont on la rencontre est l'effort personnel.
Sathya Sai Baba

Notre monde fini secrète des efforts individuels finis pour donner corps à un idéal.
Yehudi Menuhin

A mesure que la philosophie fait des progrès, la sottise redouble ses efforts pour établir l'empire des préjugés.
Chamfort

samedi, septembre 20, 2003

Mon petit coin informatique...

Du coq à l'âne: Sucré-Salé à un an!!! Un an de blog...
Ça mérite des feux d'artifices.!
Je pars fureter dans mes photos.

Back to the Paléo 1999...



Bonne fête Sugar
Isabelle pleure…

Isabelle est venue mourir sur nos têtes…

C’est une journée grise et tristounette, une journée d’automne qui annonce tant…
Ne pas penser à long terme, ne pas défaillir…

Les chatons arrivent à deux mois et c’est une tornade qui traverse chaque jour la maison ! Ils se faufilent partout, ils grattent, ils foutent le bordel !!! Ils sont en train de tuer mon dessus de divan, 30$ de tissu à racheter après leur départ…

Juan les regarde et parle des 42 façons pour devenir fou à force de cotoyer des félins, et des 42 manières de les éliminer!!! Moi je ne peux m'empêcher de sourire en les regardant aller, je suis trop indulgente avec leurs petites faces de rats, mais c'est que je les mangerais tellement ils sont tout mignons. Quand ils dorment ensemble comme une montagne de poils au milieu du salon, et que je vois juste des petits yeux bleus et pétillants qui me contemple innocemment, je suis contente, je n'y peux rien...

Je ne parle pas de l’aspi à passer 3 fois par jour ! La garderie animale c’est toujours une expérience à part…

Puis ils partent pour le Pet-SHop, et cela devient un soulagement intense ! Mais toujours une petite tristesse traîne, laissée là par le départ de toute cette vie qui gigotait dans tous les sens…

Biblioblog bis...

Ici les choix de lectures de personnes passées par Vol de mots...

Sophie a choisi: Les fleurs du mal, don juan de Molière et une tripotée de bouquins de SF dont les princes d'Ambre

Jenny a choisi : Le petit Prince de Saint-Exupéry, Moby Dick de Herman Melville, Of Mice and Men ou tout autre Steinbeck

Kin s'est décidé pour: 1. L'Alchimiste de Paulo Coelho 2. Le démon et mademoiselle Prym de... errr... Paulo Coelho 3. Le mode d'emploi du lecteur DVD (heu, là je suis soufflée!?!)

Ceux des personnes passées chez Blu:

Mekloug: #1: Dune (la serie de 6 livres) par Frank Herbert , #2: Hitchhiker guide to the galaxy par Douglas Adams (j,ai ri a en avoir des crampes), #3: Snow Crash de Neal Stephenson

Luc : Alchimiste (L'), Auteur: COELHO, PAULO // 37,2 le matin , Auteur DJIAN, PHILIPPE // Dune, HERBERT, FRANK

Chez Kill me sarah qui a aussi participé: Alex: "La crucifixion en rose" de Henry Miller, "L'effacement progressif des consignes de securité" de vincent ravalec , "Toutes les familles sont psychotiques" de douglas coupland

Kicou a fait ici sa selection, et Marylène le fait et pour Be-rewt c'est par ici, Navire par ...

Chez CôaCoâ, deux pré-sélections dont celle-ci qui me fait craquer! :D

Hou-Hou prend avec lui: - Les identités meurtrières de Amin Maalouf - Les fourmis de Bernard Werber - No Logo de Naomi Klein

Voici le top 3 bertholdien : Ainsi parlait Zarathoustra-Nietzsche, Le gai savoir-Nietzsche, Aurore-Nietzsche

Douze lunes se décide pour: L'Hôtel New Hampshire (John Irving), Des souris et des hommes (John Steinbeck), L'inconnu sur la terre (J.M.G. Le Clézio)

Matoo emporte: - “La conjuration des imbéciles” de John Kennedy Toole - “De chair et de sang” de Michael Cunningham - “Amour, Prozac et autres curiosités” de Lucia Etxebarria

Miladus lui part avec :1. Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, 2. Emile Benveniste, Vocabulaire des institutions indo-européennes, 3. Henri-Charles Puech, En quête de la gnose

Zénon nous présente 3 titres. Petite bulle Rouge prendrait ceux-ci et Judy choisit les siens ici...

Et la liste s'allonge...

Ebb a choisi: Les fourmis de Bernard Werber - Les frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, Le choix de Sophie de William Styron

Hoëdic lui a sur son île: Number 1 : Jacques le fataliste de Denis Diderot. Second : La mer est ronde de Jean-François Deniau. Troisième : Le discours de la méthode de René Descartes.

IokanaaN a fait un choix exhaustif toujours par 3 (le cerveau qui carbure)...

Lundi nous sonmes. Encore des Hommes et des livres: Navire fait son tiercé ici, Mouche fait ses choix et Mario aprés moult débats se décide avec ceci...

Pierre emporte en son désert : Vivons heureux en attendant la mort , de Pierre Desproges - Samarcande , de Amin Maalouf -L'Enchanteur , de René Barjavel (yé Barjavel! :D)

Qui d'autre plongera?
Un gros gros merci à Tgtg qui en quatrième vitesse avec bravoure et courage enchaîna aujourd’hui la huitième édition du Carnaval des Vanités

Bravo la belle, you're really good! :D
Bilioblog

Extrait: "Pour chacun, cette sélection (difficile à faire ;) peut correspondre à la "bibliothèque idéale minimale", aux trois livres que l'on recommanderait le plus volontiers à des amis, aux livres qu'on emporterait avec soi sur une île déserte, etc. Pour les non-blogueurs, le classement permettra de donner une voix unifiée à la "blogosphère", et sera aussi une occasion supplémentaire de populariser la notion de blog auprès du grand public."

Bon après mures réflexions, je plonge à l’eau, seule sur mon canot. Je quitte la civilisation à la recherche d’une petite île déserte et je prends avec moi ces trois bouquins…

La terre de Émile Zola

Le Horla de Guy de Maupassant

Contes et récits fantastiques de Théophile Gauthier

Et comme je suis une sacrée coquine, j'ai caché, sous ma robe large, mon outsider: The Stand de Stephen King!!! Les juges à mon départ ont cru que j'étais enceinte...

- Vous partez pour l'aventure avec un bébé à venir?
- Oh Oui! Le père est parti, mon cœur est en miette, je suis sage-femme de profession et puis vous savez je n'en suis qu'à cinq mois! Je compte bien être confortablement installée lors qu'il arrivera!!! Je réponds l’œil féroce...
- Très bien ma p'tite dame, c'est votre choix, c'est votre vie que vous jouer...
- Merci chers messieurs ce sont là des paroles sages et véridiques....

Et j'embarque dans mon canot rempli de ces biens nécessaires. Tout ce qu'il faut pour être réscapée du progrés, des éléments de base pour se reconstruire une vie, comme ces trois bouquins que j'ai du choisir!

Ainsi je pars, ailleurs, à jamais...

vendredi, septembre 19, 2003

Attention Jeunesse. Sacres et vibrations colériques...

Un cri, Juan se lève et prend un petit chaton par la peau du cou. Tout en grognant en un langage que je ne comprends pas, il sort le petit dehors…

- Oh ! Il avait une souris, Man, il avait une souris dans sa bouche !

Il se retourne et regarde le divan avant de s’emporter…

- Heu !! Ark ! Heinnn !!! Y’a sa tête sur le diva, il l’a décapitée !! Yerk ! Elle bougeait encore ! Quelle chiasse !!! Ostie ! J’suis dégouté ! Il s’approche de moi dans son agitation. La tête, la petite tête, de même là, sur le divan pleine de sang, Arhhhh, arrghhh, j’suis dégouté, j’ai vu la souris bouger encore dans sa p’tite gueule, come on ! Sur le divan ostie de marde !!!

Il tourne en rond, il fait les cent pas et moi je suis morte de rire….
À la conquête de la nature des choses

Embarquez pour une traversée de l’imaginaire où l’esprit humain, au travers une aventure riche en rebonds et revers, refuse de se laisser mettre en boite…

« Jésus, Marie, Joseph, je suis excitée en diable, comme jamais auparavant, dans la cabine d’un navire sur un golfe écumeux, quelque part à l’ouest de Terre Neuve, le soi disant comte d’Épirgny, mauvais garnement, sacré champion de tennis d’Orléans il y a cinq ans coincé entre mes cuisses.»

Douglas Glover, anglophone de son état, est un écrivain talentueux avec plusieurs romans et recueils de nouvelles à son actif. Modeste et avenant, il m’explique qu’il est passionné de culture française. Il me dit avoir été grandement influencé par Denis Arcand et plusieurs autres artistes québécois. Il connaît, dans sa langue maternelle, les grands auteurs français sur le bout des doigts. Avec ce nouveau roman, il entraîne son lecteur en une étrange aventure…

"Elle" est le fruit d’une rencontre fortuite entre un écrivain ontarien et une ancienne légende contant l’histoire d’une fille, Marguerite de Roberval, abandonnée dans le golfe du St-laurent au 16ième siècle.

Ce roman, avec une héroïne sans nom, quelques personnages épars, dont un chien fidèle et Rabelais, se lit facilement d’une traite. Dés les premières pages, Douglas Glover nous présente un regard neuf sur un Canada vierge et sauvage. L’auteur, lors de notre entrevue, m’expliqua que cette jeune aristocrate française se prénommait en réalité « Elle ». Ce prénom impersonnel se perdit, pour des raisons évidentes, dans la version française. Je mentionne que ce roman est fort bien traduit. Ce détail ajoute cependant à l’ambiance parfois surréaliste qui perdure tout au long de cette lecture.

Loin d’être une autre version romancée de l’Histoire, « le pas de l’ourse » nous transporte en un temps où la vie est cruelle et les hommes rustres. Ici, l’esprit humain émerge rapidement de la mélopée des mots, il divague, s’emballe, il se dépasse...

L’auteur désirait mettre en scène ce qui nous arrive à tous lorsque confrontés à l’inconnu. Comment l’inconnu affecte et transforme l’esprit qui part à l’aventure ? Comment celui-ci en revient bouleversé à jamais. Les esprits civilisé, sauvage et animal s’animent en une danse qui excite l’imagination et emmène le lecteur ailleurs, en d’autres temps, d’autres lieux. Projeté là où l’humanité beugle, enrage et survit à d’innombrables obstacles. Là où l’humanité rêve…

« Maintenant, je suis muette ou encore les mots sortent maladroitement de ma bouche. Suis-je devenue ourse, ou suis-je simplement captive d’un système de croyances dans lequel je suis entrée en toute ignorance ? Il y a ici quelque chose d’inexplicable, une part de réalité qui échappe à l’espace… »

« Le pas de l’ourse » est une histoire à saveur fantastique en un français impeccable. Une histoire qui ouvre l’esprit, le bouscule, le grandit. C’est un roman qui mérite le détour, un livre qui se lit comme l’on savoure un bon vin, avec délice et bonheur….

Alors qu’attendez-vous pour y goûter vous même ?

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Mon tout petit, misérable, texte original.
Avant de passer par les haches des correcteurs....
HELP!!!

Il n'y a personne qui s'est proposé pour prendre le relais du Carnaval des Vanités. J'avoue que cela m'était un peu sorti de la tête!!! Mais un petit mail de Cyril me rappela à l'ordre et il parait que si personne ne se présente alors je me dois de désigner quelqu'un....

Ok alors... Hummm.... Mmmmm.... OK! Je désigne Tgtg, qui je le suis sure pourrait être très bonne et cela ne manquerait pas d'être marrant!!!

Tgtg, HELP.... Please... Tgtg.... M'entends-tu???
Ce matin, j’ai profité de la vente finale du coin des livres usagés était là depuis la rentrée au pavillon où sont mes cours. J'en ai profité pour faire des affaires en or…

J’ai récolté, picoré et finalement pour un gros 15$, j’ai trouvé et emporté :

- Proverbes et Maximes (tome4), Louis-N. Fortin
- Thesaurus in A-Z form, Collins
- La toile d’araignée, Maurice Vernon
- Les mutinés de l’Elseneur, Jack London
- Les Illuminés, Gérard de Nerval
- The face of fear, Dean Koontz
- Nostradamus, les prophéties aux éditions Mille et une nuits
- Le Grand Meaulnes, Alain fournier
- Un sang d’aquarelle, Françoise Sagan
- Promenades dans la France antique, Henri-Paul Eydoux
- Topaze, Marcel Pagnol
- Soleil Noir, Paul Ohl
- Au pied de la lettre, Denys Lessard
- Antoine de St-Expéry ( théories, analyses et débats), Études littéraires Université Laval

Et pour finir en bonus gratuit, un petit manuel, J’élève mon chat qui va ravir ma petite sœur !!!

jeudi, septembre 18, 2003

J'aime beaucoup ce qui se dégage de ce tableau,
si mon compte était bien rempli, je m'en ferai cadeau!!!
Et de façon étrange cela me fait un peu penser à blogosphère...
Une danse biscornue à plusieurs êtres
qui engendre de drôles de mouvements dans l'espace et le temps...



The Dance// Henri Matisse
Avant de m'envoler au soleil de septembre, un p'tit blog ben l'fun découvert en passant chez MediaTic...

Bon là, lâ, machine je te quitte!

L'hiver viendra assez vite nous donner rendez-vous les glaciales journées où l'écran devient cette porte grande ouverte sur l'esprit qui permet de fuir la prison de froid qui cherche notre hibernation...
Hier soir, au hasard du web, je surfe un instant…

Mon regard s’arrête chez Pointblog avec ces mots : A l'occasion de la 15ème edition de "Lire en Fête", Pointblog lance, en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l'opération "Biblioblog".

Et je me dis, en voilà une belle initiatives, bravo Cyril, Biblioblog, je pense l'une des meilleures idées que j'ai vu circuler à date, une idée que j'ai adoré...

Une idée qui demande réflexion...

Soumettre trois de mes livres favoris, en voilà une tache difficile... Juste trois? Là est le challenge!!! Alors je réfléchis, les titres dans ma tête se promènent, je soupèse, je mesure mon degré d'affection pour chacun...

Je compte participer cette fin de semaine, en attendant je réfléchis...

Et vous, c’est quoi vos livres préférés, au hasard comme ça sur le vif ???
- Whaou c’est beau, c’est quoi ça ? Me demande Juan en s’approchant de l’écran….

Je regarde les liens en images de Leeloo, après une bonne nuit de sommeil, j’ai suivi ses mots jusque là…

- Ah ! C’est une bloggeuse, tu vois elle a mis des images pour tous ses liens, elle est cool, pis elle est gentille, tu vois y’a Vol de mots là, c’est vraiment bien réussi
- Whaou, répète Juan comme hypnotisé, c’est quoi Leeloozrose ?
- Leeloo's Rose, C’est son nom…
- Et bien c’est un joli nom, et c’est bien beau ce qu’elle a fait ! Ça donne faim, tiens j’ai vraiment faim ! Ça te dit un steak ?
- Au petit déjeuner ?
- Ben oui il est passé 11 heures ! Veux-tu des pâtes ???
- Heu, ok…

Par la fenêtre, le soleil éclaire violemment le clavier, c’est un appel silencieux que j’entends, so i’ll be back…

mercredi, septembre 17, 2003


Sea Serpents III (foil & metallic ink on special paper)

Gustav Klimt

Fatigue quand tu nous tiens, tu nous tues le temps voulu…

La fatigue ce soir endort mes mots, un brouillard semble obscurcir le cours de mes pensées, pas d’autre choix que d’aller me coucher !!!

Le temps me manque, l’écriture qui s’échappe bouffée par ce quotidien qui me rattrape, je rêve de mots qui s’envolent dans la fumée de mes idées, je perds leurs traces alors que je suis des routes qui m’en éloignent. Chaque jour, son lot de tâches qui m’avale et la fatigue qui m’enlace…

Mes tournesols aussi sont fatigués…

De plus en plus ils baissent la tête, courbés sous le poids des jours, soumis au rythme des saisons, ils sentent arriver l’hiver, ils ont peur. Alors commencent les pleurs! Ils sont bientôt prêts à se coucher. D’ici un mois, l’été sera mirage et mes pauvres tournesols ne seront plus…

Avec le temps va tout s’en va…

Aller-Retour à Montréal

Finalement Miss Pippa m'a envoyé à Montréal pour la présentation des livres de la rentrée de la maison d'édition Boréal! Confirmation de départ ce matin, and we hit the road at noon...

Une belle journée, de la chaleur à gogo, une belle discution avec Douglas Glover au sujet de son dernier livre, une jasette avec Louise Forestier sur les canards de la petite mare du Hilton (chanteuse de son état premier, elle vient de publier un livre chez Boréal). En tout cas, voilà des canards qui nagent dans le luxe!!! Un regard lointain sur Guillaume Vigneault, un autre jour, une autre causette peut-être...

Il ne me reste plus qu'a écrire un article digne de ce nom pour la fin de semaine! Là, une légère pression se fait sentir, il est temps que j'aille me coucher! Il n'est pas le temps d'y penser!!!

Je regarde mes crottes de chats faire leur Bronx et énerver Gaïa qui n'a cesse de siffler, une petite grise et blanche grogne aprés une souris toute rikiki que sa mère vient de lui ramener! C'est qu'ils me donnent bien du fil à retordre ces petits:

- Les souris, c'est dehors, allez zooo...

Bientôt deux heures du matin, Juan est sous la couette. Il faut retourner en cours demain, je vais donc le suivre de suite...

lundi, septembre 15, 2003

Bennifer break-up

Ben and Jen, it’s over !!! Voilà trois mois que je pariais avec moi-même qu’ils ne se rendraient jamais à l’autel. Rupture au lieu de la cérémonie que tout Hollywood attendait. Je suis tellement surprise, oh my god !!! Ils étaient tellement mal assortis que tout mon être se rebellait à l’évidence de leur union… Well… J’imagine qu’elle est blessée en son cœur et que malgré tous leurs millions, leur vie sentimentale est en miette ! J’en ris et ce n’est pas bien ! Mais je ne doute pas que d’ici 2 mois, les morceaux auront été ramassés et recollés avec des nouveaux noms à leurs talons…

En attendant je danse sur un pied, puis sur l’autre. À savoir si Miss Pippa va m’envoyer à Mtl rencontrer Douglas Glover. Un moment c’est ok, l’autre on attend, maintenant on sait plus, du coup l’on semble capituler, c’est rude la vie par bouts…

Ça m’a l’air mal en point sur ce coup là !!! Better luck for me next time….

Avec tout ça notre souris se meurt...
P'têt qu'on a trop de chats! Naaa, j'penserais pas!!!
C'est un jeu de terme pour rien...
Après le beau temps, la pluie…

Après trois jours de chaleur, trois jours à saveur d’été, aujourd’hui vient la pluie. D’après MeteoMedia, cette pluie serait annonciatrice de fraîcheur à venir...

Hier il a fait presque 30 et la semaine prochaine l'on nous annonce 15 !!! Aurions nous goûté au dernier souffle de l’été ?

Je pencherais à croire, qu’en effet, la belle vie à se dorer la couenne sera bientôt finie et engloutie sous des montagnes de neige…

Encore cette année personne n’admet que cela puisse être l’été indien qui passe ! Je reste sceptique à croire qu’il refera aussi beau et chaud dans 21 jours ! Peut-être qu’il y a 400 ans l’été indien était début octobre, mais avec le nouveau millénaire, il a peut-être pris un peu d’avance sur son horaire habituel, ou alors il s’est carrément transformé !!!!

Après une recherche sur le sujet, je constate qu’il y a malgré tout une faille à ma théorie ! L’été indien serait après les premières gelées, il n’a pas encore vraiment gelé, j’avoue ! Même si la semaine dernière on a frôlé le gel plusieurs nuits de suite et si ce n'était pas gelé, c’était tout du moins givré, ce qui ne semble pas compter dans l'équation donnée…

D’après ce qui se dit, encore une fois je suis supposée avoir tort sur ce sujet (je suis toujours trop impatiente !) et je dois attendre, encore, ce fameux été qui si souvent s’envole dans l'automne avant que l’on ne puisse l’apprécier et le nommer…

Quelques faits sur l’été indien :

Les critères de l'été indien

Puisque l'été des Indiens n'est pas réellement scientifique, mais plutôt populaire, les critères ne sont pas vraiment établis. On considère que l'on vit un été des Indiens lorsque:

- La période de temps exceptionnellement chaud suit une période de gel
- Le temps est généralement ensoleillé
- Il n'y a pas ou peu de précipitations
- Les vents sont légers, de direction variable
- Il peut y avoir un peu de brouillard matinal
- Les températures nocturnes sont près des normales
- Les températures diurnes sont plus élevées que la normale (environ 4 à 6 degrés de plus)

Ces conditions doivent se poursuivre pendant au moins 3 jours


Quelques données statistiques

- A Montréal et à Québec, l'été des Indiens se produit le plus souvent autour du 10 octobre, avec une occurrence plus probable, pour Montréal, les 7, 15 et 16 octobre. Comparativement, pour la ville de Québec, les périodes les plus fréquentes sont du 6-8, 11-12 et 14-16 octobre.

- Le plus tardif fut celui de 1953 qui a eu lieu du 18 au 20 novembre. Les autres tardifs furent du 3 au 8 novembre 1938 et du 1 au 4 novembre 1944.

- Cet été supplémentaire dure habituellement 4 jours et se produit le plus souvent entre le 6 et le 16 octobre.

- Il n'y a qu'environ 27% de l'ensemble des étés des Indiens qui ont duré 5 jours et plus, et ce, autant à Montréal qu'à Québec. Cela prouve que le phénomène porte sur une vaste étendue géographique.

- Environ 40% des années, à Montréal, ont droit à un été des Indiens. Pour Québec, c'est 50%

- Environ 25% des années, à Montréal, profitent de 2 étés des Indiens. À Québec, c'est une année sur 7.

- Environ 4% des années sont chanceuses: elles bénéficient de 3 ou plus étés des Indiens.

On constate qu'il n'est pas certain qu'une année donnée profite d'un été des Indiens, mais ce qu'on sait, c'est que ce phénomène est plus qu'une légende : c'est une réalité climatique.


Info extra: Selon la tradition orale, les Indiens nomades (Montagnais, Abénakis, Malécites, Algonquins et autres) profitaient de cette période de l'année pour changer de camp. Ils levaient les camps d'été à l'embouchure des rivières, le long du fleuve, ou sur le bord des lacs, remplissaient les canots et remontaient vers les territoires de chasse dans la profondeur des forêts, que ce soit en Abitibi, en Haute-Mauricie ou sur la Côte-Nord. Ils y passaient l'hiver, en petit groupe, dans des tipis isolés avec de la fourrure si le piégeage était bon, en faisant la chasse au grand gibier, rendue plus facile à cause de la neige.

D'autres pays, d'autres noms d'étés...

Dans plusieurs pays d'Europe, on retrouve des périodes analogues à l'été des Indiens (i.e. ayant à peu près les mêmes critères). Ces périodes portent toutes des noms faisant allusion à un élément culturel, religieux ou folklorique.

- Dans la vallée du Saint-Laurent, on parle donc de l'été des Indiens ou de l'été des Sauvages. En France et dans les pays d'Europe occidentale en général, on parle aussi de l'été de la St-Denis (9 octobre), été de la St-Géraud (13 octobre) ou été de la St-Martin (11 novembre).

- Une légende suédoise parle de l'été de la Toussaint qui se produit à la fin octobre ou au début novembre et qui est du temps chaud et ensoleillé, accompagné de brume sèche.

- En Angleterre, en plus d'avoir adopté l'expression américaine, on appelle aussi été de la Saint-Luc (18 octobre), une période de temps beau et calme.

- En Allemagne, on le nomme l'été de l'aïeule.

- Finalement, en Europe centrale, on parle du old wives'summer (été des bonnes femmes) qui se produit vers la fin septembre.

dimanche, septembre 14, 2003

Hum, je finis ma tâche de secrétariat en même temps que Juan finit le gazon. Cela sent bon l’herbe fraîche, cela embaume toute la maison…

L’homme rentre, suant, et grognant :

- Ça me donne des allergies de tondre…
- Morte de rire mon chéri !!
- J’te jure, c’est pour ça que j’aime pas ça tondre, cela me donne des boutons !!!
- Ben c’est sur ça doit être pour cela…
- J’te dis j’suis allergique au pollen… J'te préviens c'est pas fait numéro 1 mais c'est fait!!!

Ok my love, il va prendre sa douche. Hum, moi je suis pas allergique aux hommes nus et ça me donne pas de boutons !!!
Un vrai baiser engendre tant de chaleur qu'il détruit les microbes.
Samuel Katzoff

L'être aimé dans ce monde dissous est devenu la seule puissance qui ait gardé la vertu de rendre à la chaleur de la vie.
Georges Bataille

Les vieillards ont besoin d'affections comme de soleil. C'est de la chaleur.
Victor Hugo
Tandis que je travaille et que Juan tond le gazon (Alléluia ! C’est la première fois depuis presque 2 mois ! Non! Le gazon, je tonds pas ! Trop femmelette i guess !!!). Je rentre des dizaines de noms pour une liste de diffusion pour l'asso littéraire. Je me meurs d’ennui ! C’est assez rigolo tous ces émails qui défilent, souvent le émail dévoile un peu de la personnalité de son propriétaire. Et y'en a vraiment pour tous les goûts!!!On s’amuse comme on peu dans les taches plates...

Un petit minou grimpe ma jupe et vient se poser sur mes genoux. Tout doux, petit minou à peine plus grand que main, qui vient léchouiller mes doigts de sa mini langue presque pas rugueuse....

Comment ne pas succomber ? Il pose son tout petit nez dans la paume de ma main et s’endort sous le cliquetis du clavier, un léger ronron, une douce chaleur qui réchauffe ma cuisse et juste une petite vibration qui s’en échappe…

Je craque...
Entre Juan qui doit finir un contrat ce soir, mes travaux à faire, ce sera un dimanche occupé, il me reste encore quelques mails à répondre, merci de la patience de ceux qui attendent…

Un ordinateur pour deux, c’est loin d’être idéal ! Puisque l’hiver doit s’en venir, je vais commencer à visualiser le Père Noël….

Après tout, je n’ai pas de vrai père, alors pourquoi le Père de Noël ne m’écouterait-il pas un tout petit peu ? Je désire un nouvel ordi pour pouvoir travailler à ma guise sans quémander ou marchander le temps passé ! Allez Père de Noël écoute moi !!! ( Hum ! C’est surtout les prêts et bourses qui vont m’écouter ! ;))
Un soupçon d’automne le monde ?



Hier, en chemin, j’ai cueilli des feuilles,
j’ai cueilli l’automne, en chemin, lui aussi…
Puis je suis rentrée sous cette chaleur exquise
et des natures mortes sont nées…

Et par chez vous comment se porte l'automne?