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dimanche, janvier 03, 2010

Virtuel hommage - Lhasa en ma vie et mon coeur,

J'ai rencontré la voix chaude de Lhasa en même temps que j'ai rencontré Juan. En 1999. J'avais 26 ans, il en avait 19. Le destin a fait croiser nos chemins et ceux qui viennent picorer mes mots depuis quelques lunes en connaissent la suite...

Ainsi au printemps 1999, à Besançon en France, j'ai rencontré un beau et jeune garçon qui s'est mis en tête de me recoller le coeur morceau par morceau. Et c'est avec Lhasa qu'il a recollé le premier morceau. En sa chambre d'étudiant, à écouter inlassablement le premier album. Absorbant chacune des chansons de cet album tout en tombant irrémédiablement amoureuse. Tout en adoptant une chanteuse en mon âme. La voix de Lhasa symbolise tant de choses en mon cœur cicatrisé...



La chanson "De cara a la pared" revenait en boucle alors qu'il me serrait dans ses bras, cette chanson a accompagné nos premiers baisers, nos premiers émois. Aujourd'hui encore, maintenant, tout de suite, cette chanson me transcende l'âme.

Ce fut LA chanson sur laquelle mon cœur flancha. Encore aujourd'hui, lorsque je l'écoute, je peux retourner dans le temps et ressentir ce présent qui façonna ma vie actuelle. Ce présent devenu passé qui construit toujours mon avenir. Ce premier album de Lhasa imprègne notre amour. Il symbolise cette union que nous vivons aujourd'hui. Il fait partie de ma vie. En cette raison précise Lhasa fait complètement partie de mon cœur.

À Tadoussac en 2004, nous l'avons enfin découvert en concert. Nos coeurs unis ont palpité à l'unisson durant ce spectacle si intimiste dans le sous-sol de l'église. Juan en est encore bouleversé lorsqu'il y repense. Un moment d'émotions intense relaté en cet espace virtuel qui n'en finit pas de se se dérouler...

En 2005, en plein deuxième trimestre de ma grossesse, je "faisais" comme à mon habitude le festival d'été avec mes amis. Le deuxième album de Lhasa en mes oreilles depuis sa sortie, c'est avec joie que j'ai appris qu'elle était du festival. En amoureux, nous nous y sommes retrouvés. Je me souviens encore de comment j'ai bercé ma bedondaine sur la place d'Youville. Il y avait ce bébé qui poussait en mon ventre et qui me chatouillait le dessous de la peau. Mon ventre bien présent, rempli de vie ondulait au son de sa voix si particulière, une voix qui le faisait frissonner d'émotions. Un vrai bonheur. Un souvenir inoubliable....

Et puis hier soir, en rentrant d'une excellente escapade urbaine à Montréal, à trois heures du matin, après cinq heures de route dans une mini tempête, je consulte Twitter. Déconnectée depuis une petite semaine, j'apprends alors la terrible nouvelle qui n'est encore qu'une rumeur. Une fumée virtuelle qui fait des signaux indiens dans le ciel numérique. Sachant qu'il n'y a pas de fumée sans feu, mon coeur se serre. Il est tard. J'assimile la nouvelle non officielle. Mon cœur est serré. Très serré. La tristesse s'insinue en mes veines. Je me couche sur celle-ci tout en gardant au chaud de ma tête le bonheur des jours passés...

Ce matin, je me branche sur Twitter et, par ci par là, tout au long de la journée, je regarde aller la polémique des rumeurs et des réseaux sociaux. Je regarde ceux qui s'emballent, ceux qui se défendent, ceux qui s'écrient, ceux qui expliquent. Rien n'est encore concret mais cela se dessine perceptiblement. Et pendant ce temps la réalisation de la nouvelle que je sens réelle continue de s'insinuer en ma cervelle. Mon cœur pleure. Sur le coup de midi, je dis à Juan (à qui j'en parle depuis que je suis la "gimmick Twitter")

- Mais elle avait pas mon âge Lhasa?

- Je sais pas, peut-être un peu plus vieille non?

- Je sais pas, me semble qu'elle avait pas mal mon âge...

Alors la réalisation de sa mort, si proche de ma peau, me frappe de plein fouet. Je reste silencieuse. Au fur et à mesure que la nouvelle se dessine cette réalisation se précise. Lhasa est décédée de complications d'un cancer du sein, le premier janvier. Jour de mes 37 ans. À l'âge de 37 ans (elle n'avait que quelques mois de plus que moi), elle s'est éteinte.

En fin de journée, alors que je suis sous le choc intérieur de sa disparition, j'apprends qu'elle est morte peu avant minuit, chez elle, à Montréal. Effarée, je réalise qu'à cette heure, j'étais moi aussi à Montréal dans un super hôtel et je faisais l'amour avec cet homme qui est mien. Alors qu'une fois encore nos corps s'unissaient en un seul être, son âme s'envolait vers l'au delà. J'en perds quelques secondes de souffle. Reconnaissante d'être en vie je suis.

En fin de soirée, la nouvelle est enfin officielle. Alors que je lis les articles qui se succèdent sur son décès, c'est à chaudes larmes que je pleure. Indicible tristesse qui me parcoure les entrailles. M'zelle Soleil, de ses grands yeux écarquillés, me demande pourquoi je pleure. Je lui explique les grandes lignes de mon émotion. Et puis je vais sur Twitter. À mon humble échelle je lui rends un dernier hommage personnel (que je partage en cette fin de billet). Sur Facebook j'écris: "En espérant que là où elle soit, elle soit bien. Si l'on pense que la mort n'est pas une fin alors je ne peux que lui souhaiter un merveilleux voyage vers cet inconnu qui nous hante la vie et manquer ce talent de femme qui disparait..."

Je n'ai pas l'habitude de pleurer les artistes. Je crois même que c'est la première fois que je verse de véritables larmes en un tel cas. Mais Lhasa avait une telle résonance en ma vie qu'elle en faisait, à sa manière, partie. Il y a des ces artistes qui nous touchent l'âme, qui pénètrent nos entrailles, qui nous transportent les émotions. Ce sont des perles nacrées dans le chaos de notre infernale humanité. Aujourd'hui c'est l'une de ces perles qui s'efface, paix à son âme...


Lhasa de Sela - Pa'Llegar a tu Lado (festival d'été QC 2005)

- se reconnecte après quelques jours in real life only, apprend cette triste nouvelle née de rumeurs qui secoue mon fil Twitter...

- si la mort n'est pas une fin alors je lui souhaite le plus merveilleux des voyages. Pensées et respect pour les proches de Lhasa...

- se souvient d'avoir délicieusement bercé sa bedaine de grossesse cet été là. Hommage à Lhasa

- indicible tristesse... partie à 37 ans le jour de mes 37 ans... Aura désormais une pensée pour elle avec chaque année qui passera....

- Lhasa fait partie de mon histoire sentimentale depuis que je suis tombée en amour avec sa musique en fond de vie. En mon coeur elle restera...

-ne peut que verser de sincères larmes en son honneur. Liens à suivre ici, et là...

- @ChristneLemieux sa musique continuera de vivre en nous mais la femme que je suis pleure la femme qu'elle était...

- via @NicolasRoberge RT @mimonette: Chez Claude André: Bonne route Lhasa

- n'oubliera jamais le bien que la voix de Lhasa m'aura fait depuis 1999 en tant d'étapes de ma vie. Triste nuit en mes idées...

-
@dominiquehardy sa voix pénétrait l'âme et le coeur...

-
@dominiquehardy c'est toute la beauté de l'artiste, savoir éveiller, ouvrir, toucher le coeur d'autrui pour le transporter, l'élever...

- dernier tweet sur Lhasa. Plus serait trop. Respect et émotions.
Have a good road between the stars dear Lhasa...

Virtuel hommage

lundi, juin 14, 2004

Lhasa De Sela...


Samedi soir au cœur de Tadoussak, dans le sous-sol de cette église moderne mais abîmée, une petite salle de spectacle. C’est là que nous y avions vu Stefie Shock se déchaîner la nuit précédente. Pourtant maintenant, les rockers ont laissé la place à un public sage, assis en silence sur des rangées de chaises. Ambiance intime, lumières tamisées, l’on est un peu en retard.

Lhasa l’était aussi. Juan et ma pomme avions décidé d'en profiter pour aller voir la première partie du spectacle d’Yves Desrosiers. De retour pour le show tant attendu, l’on se faufile au fond de la petite salle alors qu’elle débute la deuxième chanson. Alors commence la magie Lhasa de Sela...

Je ne crois pas avoir jamais autant vibrée par la musique, avoir jamais été autant transportée par une voix. Elle vient me chercher, c'est viscéral. Elle proméne sur ma peau moult frissons. Elle dégage une intensité qui me renverse l’être, une présence fascinante, grisante...

Mais reprenons au début de ma relation musicale avec cette femme si belle à la voix aussi chaude et brumeuse qu’une plage tropicale après une ondée tant désirée...

Juan m’a fait découvrir Lhasa à l'été 99. Sous les toits de Besançon, elle transportait nos émotions. Elle rapprochait nos corps et nos âmes. Notre amour germa dans le terreau de ses chansons. Sa musique accompagna nos premières caresses, enivra nos premiers émois...

Je me rappelle contempler, entre deux baisers, la pochette de son premier album, pour y trouver « enregistré à Morin Heigts » Réalisation interne que c’est une montréalaise qui vient me chercher en cette petite ville ancienne où je me perds. Reconnaissance de l’esprit. Découverte d’une perle...


Je ne l’avais jamais vue avant la sortie de son deuxième album où je découvris son visage pour la première fois, aussi beau que sa voix. Ce soir, je la regarde, là, à deux pas. Elle donne sur cette petite scène tant de son être, je voudrais me fondre en elle. Elle m’attire comme du miel, je voudrais devenir elle...

Il se dégage de ce petit bout de femme une telle beauté intérieure qu’elle en éclipse son physique agréable. Celui-ci disparaît entre les notes onctueuses pour laisser place à un feu intérieur qui se met à danser sous mes yeux. Un feu qui me réchauffe de l’intérieur. Une beauté sauvage incomparable qui s’empare de tous mes sens.

Impression de l’avoir, vivante, vibrante, dans mon salon, dans la chaude intimité de ma maison. Elle me possède, elle me transporte, elle me remue les entrailles et cela fait tant de bien de la laisser faire. Sa musique est un bateau sur lequel j'embarque, sur lequel je vogue. Capitaine Lhasa à la barre...

Jamais je n’avais ressenti une telle vague sentimentale, de telles sensations juste à écouter quelques chansons! Je sens les larmes inonder le fond de mon regard. Je suis la seule qui danse, tout le monde est assis. Je reste debout, au fond de ma minuscule salle, je me laisse tanguer. Je voudrais absorber tous ses moments, les tatouer sous ma peau, les garder au chaud dans mon cerveau.

Elle parle entre ses chansons. Elle les explique. Elle les humanise en quelques mots. Son accent à part est aussi envoutant que sa personne. Elle répand notre bonheur avec douceur. Instants de charme, instants de vie, partage d’émotions...

Avant d’interpréter « J’arrive en ville » extrait de son deuxième album, elle raconte comment cette chanson est née. Son arrière grand-père, enfant mal-aimé d’une grosse famille, quitta les siens au Liban à la fin du 19iéme. Il embarqua tout jeune sur un bateau pour débarquer dans le port de Marseille. Elle raconte qu’elle aussi avait débarqué un jour à Marseille, seule. Lorsqu’elle apprit cette histoire, elle composa cette chanson...

Pour « La confession », elle se remémore la petite fille de cinq ans qu’elle était. Ayant été prise sur le fait d’une bêtise par ses sœurs qui lui firent du chantage pour la faire accomplir tous leurs caprices de petites filles. Au bout de quinze jours, n'en pouvant plus de se plier en quatre, elle décide de confesser sa bêtise à sa mère. Elle découvre alors qu’elle est libre. Libérée du poids de la culpabilité, elle prend conscience du pouvoir que lui procure cet aveu. Ses sœurs ont perdu leur force, C'est elle est la plus forte! Elle explique que pour cette chanson, elle a imaginé toutes les pires choses qu’elle pourrait faire. Ainsi elle s’affranchit de toute culpabilité et se retrouve avec une liberté sans faille pour mener sa vie aux regards des gens qui la scrute.

Sa voix m'ensorcelle. Elle commente, elle développe, elle partage, généreuse, elle s’offre à travers chacune de ses chansons. Les anges sont parmi nous, là, dans les entrailles de cette église en rénovation...

Juan est plus chaud qu’une fournaise, il me dit au creux de l’oreille : « C’est incroyable, elle me donne la fièvre! » Il est si chaud que je dois m'échapper de ses bras pour ne pas bouillir avec lui...

Elle chante en tchétchène, en l’honneur d’enfants rencontrés un jour dans sa vie, une autre chanson qui embrase le cœur sans que l’on puisse rien y comprendre. Merveilleuse Lhasa...

Elle parle des maux de l’amour, traduit ses chansons en quelques mots. Elle parle de l’espoir, elle se souvient de l’aube de l’An 2000 qu’elle passa dans un port militaire, déchirée entre la peur et la fête, elle s’expose, elle subjugue. Je m’approche, retrouve Dee sur une chaise, je me perds en sa musique qui hypnotise chaque pore de mon être.

Mais toutes bonne chose à une fin et après un dernier rappel, elle reçoit une ultime « standing ovation ». Elle revient parmi nous. Elle sourit, chaleureuse. Elle semble heureuse. Elle m’émeut une dernière fois avant de s’effacer en coulisses. Elle laisse derrière elle toute la richesse de son spectacle qui continue de m'illuminer de l'intérieur, qui se grave dans un morceau de mon esprit déboussolé...

Encore sous le choc, à moitié en transe, l’on sort de la salle. Bouleversés par cette magie exercée par le biais de la musique. Juan nous dit : «Je suis tombé amoureux ». Dee s’exclame «Je voulais être comme elle, c’était incroyable! J’avais si chaud, comme de la fièvre» Juan réplique «Ouais, moi aussi, je me suis ébouillanté, c’était trop bizarre!» Je les regarde le coeur tout chaud : «Ben moi, j’ai eu la chair de poule comme pas possible!!!»

L’on se sourit, l’on laisse le silence nous prendre. L’on embarque dans l’auto et nous voilà repartis pour une autre aventure où il est question de planter quartier entre deux dunes de sable, dans la nuit noire, avant de repartir pour un autre tour de vie musical...




Ce billet se conjugue avec Blogue ta musique

samedi, janvier 09, 2010

Assumer mes 37 ans...

En ce début d'année marquée par le départ de Lhasa et quelques petits ennuis de santé, je ne peux que réaliser plusieurs considérations existentielles. La première étant certainement que finalement vieillir n'est pas une fin en soi. La mort est une fin en soi (bien qu'encore là, il y a matière à discussion) mais vieillir n'est bien qu'un processus naturel de la vie. Pour vivre, il faut vieillir...

J'ai fêté cette nouvelle année et mon anniversaire avec des amis de longue date dont l'un que je n'avais pas vu depuis longtemps. Me retrouver en leur compagnie, tous ensemble, mûrs mais avec la même essence, m'a fait ressentir la texture de 21 ans sans pour autant en être nostalgique. Ce fut du bonheur en boite.

Ceci m'a permis d'aborder ces 37 ans qui, avouons le, m'angoissent un peu, avec un très bon état d'esprit. Et puis, apprendre la nouvelle du décès de Lhasa et de ses 37 ans a certainement approfondi la réflexion dans laquelle je baignais déjà.

Comment ne pas me rendre compte que 37 ans c'est bien jeune pour mourir! Que l'on a encore tant à créer. Que nous n'avons pas toutes l'occasion de vieillir et d'explorer ce que la vie peut nous offrir. Il y a quelques siècles de cela, 37 ans était certainement un âge honorable pour passer à trépas mais, de nos jours, ce n'est plus le cas.

J'ai aussi réalisé que désormais, je veux arrêter de pleurnicher sur le temps qui me passe sur la peau. D'autant plus que je n'ai pas dit mon dernier mot et que je travaille fort mes abdos et mon cardio! Mais que même si je n'ai plus le corps de mes 21 ans, il me reste encore bien des choses en ma vie (malgré les rides qui se dessinent). Que ce que je perds en élasticité corporelle, je le gagne en élasticité mentale et ce n'est pas plus mal. C'est juste différent. Tout aussi important...

Même si l'approche de la quarantaine ne me fait pas sauter de joie (physiquement parlant, les rides ont tendance à m'ennuyer les nerfs), je suis vivante et heureuse de l'être. J'ai beaucoup d'amis. Je fais des choses qui me plaisent. Et j'ai en ma maison une petite fille exceptionnelle et un mari aimant (dans le fond c'est tout ce qui compte). En cela, je suis choyée. Et par respect pour ceux qui ne le sont pas autant, cette année, je prends la résolution d'accepter les petits désagréments du quotidien avec philosophie et d'aller passer une mammographie...

Avoir 37 ans

lundi, juin 13, 2011

En ondes et musiques...

Ces derniers mois n'ont pas été une partie de plaisir. La paralysie de Bell est une vacherie dont je risque de me rappeler longtemps. Encore une fois, la maladie a testé mes forces. J'apprends. J'avance. je combats. Je ne suis pas encore sortie du tunnel mais j'en vois le bout. Encore quelques efforts et je devrais en être libérée...


Aussi, comme je n'ai guère eu de fun ces derniers temps, aller à CKRL pour une heure de radio a eu le don de me divertir les idées. J'aime bien faire de la radio, cela m'amuse et me stimule. Pour cette fois, je n'avais pas tant à y travailler qu'à y partager. D'la balle!

Étant l'invitée de l'émission, je n'avais qu'à surfer les ondes entre deux chansons. Et je l'avoue, j'ai eu bien du fun! Malheureusement l'enregistrement numérique ne semble pas avoir marché. Un pépin technique. J'en suis très déçue. J'aurais aimé en garder une trace tangible mais c'est ainsi!

Enfin, durant cette émission, j'ai eu l'occasion d'évoquer les débuts de ce blogue et d'en expliquer les raisons. J'ai aussi eu beaucoup de plaisir à partager ma liste musicale en ondes. En compagnie de Michel, nous avons discuté de blogue, de Web et de ce nouveau concept qu'est l'identité numérique. Le plus difficile étant encore de ne pouvoir explorer plus en profondeur ces sujets. Cela dit, ce fut un plaisir que de participer...

Cette émission de radio m'a aussi donné l'occasion de rencontrer Céline et son chum. Céline est une fidèle commentatrice depuis un moment déjà. Ce fut cool de traverser la frontière du virtuel pour papoter au réel. Je la remercie son initiative qui m'aura fait découvrir, une fois de plus, une personne tout droit jailli du monde numérique. Ce n'est pas ma première rencontre bloguesque mais encore une fois ce fut sympa. Nous avons papoté autour d'une pizza sur une terrasse et le mauvais temps ne nous a pas empêché de faire plus ample connaissance...

En 2003, le Web n'était pas considéré social. Lorsque j'ai commencé ce blogue, je n'avais aucune idée de combien il allait agrandir mes horizons humains. Comment il me permettrait de sympathiser avec toutes sortes de personnes intéressantes. En 2011, je pense qu'il est bien bon de pouvoir conjuguer le réel et le virtuel en une même réalité...

Ma sélection musicale pour L'émission la Capitale Blogue:

- AVE MUCHO de Misteur Valair (avec. Bran Van 3000) À chaque fois que j'écoute cette chanson, j'ai 22 ans et c'est la fête dans mon sang! C'est aussi l'une de mes tounes préférées pour faire du cardio. C'est une chanson qui a le don de me faire suer avec joie!

- St-Germain de Vanessa Paradis (Une nuit à Versailles) Ah Vanessa! C'est l'homme qui m'a dit : "Ben là, faut tu mettes Vanessa dans ta liste!" En effet, il fallait bien que je mette Vanessa dans ma liste! J'ai choisi cette chanson qui est inspirée de son propre amour maternel et qui rejoint tellement cet amour maternel que je cultive en mon coeur pour ma Miss Soleil.

- Richie Havens 1969 Woodstock - Freedom Cette chanson est à l'essence de mon être. Elle fait partie de mes sources. Et même si je n'étais pas née lorsqu'elle faisait vibrer les hippies à Woodstock, elle me fait vibrer depuis mes 17 ans! Elle représente exactement ce que je suis au fond de moi. Lorsque j'ai le blues, elle me rappelle à moi...

- Le bruit des bottes de Yan Perreau J'aime cette chanson pour la sensation de liberté sous-jacente qui s'en dégage. Pour sa poésie et son implication. Et aussi parce-que parfois je crois entendre le bruit des bottes dans les tumultes de nos sociétés et toujours mon poil s'hérisse.

- De cara a la pared de Lhasa de Sela Ah Lhasa... Que dire de plus que je n'ai pu écrire ici...

Et, pour finir la boucle musicale, cette version de la mauvaise réputation de Brassens interprétée par Sandra Nkaké. Une version que j'adore et que j''écoute toujours sans aucune modération.

En ondes...

lundi, juin 29, 2015

Cette année encore, j'ai le bonheur d'associer mon blogue avec le Festival d'été de Québec. J'en profiterai pour en faire une chronique particulière à l'émission de radio Parentem à laquelle je collabore tout l'été.

J'aime le Festival d'été depuis si longtemps déjà que j'ai l'impression qu'il fait complètement partie de la texture de nos étés. Car même les rares années où je prends une pause, j'y vais au moins une ou deux fois. Un été sans #FEQ n'est pas un été...

Je ne compte plus combien de fois j'ai trippé au Festival d'été. Le Festival d'été c'est ma bouffée d'air annuelle. C'est mon camp de danse en plein air. C'est la vie qui palpite en mes veines.

Nous festivalions avant d'être parents et nous avons continué de festivaler en devenant parents. Nous avons incorporé cette habitude humaine à nos traditions familiales. D'ailleurs l'un des premiers mots de la puce fut "Pestival".

J'ai blogué et capturé les atmosphères du Festival d'été avant que le Festival d'été de Québec ne s'intéresse à la blogosphère. Puis j'ai blogué pour le Festival, lorsque le Festival s'est ouvert un blogue.

Dan Auerbach / The Black Keys sur les Plaines. Festival d'été de Québec 2013

Prendre des photos de Festival est l'un de mes dadas. Au fil des années à collaborer avec le Festival d'été, j'ai pondu des dizaines de textes et j'ai pris des milliers de photos.

J'ai fait diverses rencontres enrichissantes mais je dois dire que celle qui m'a le plus chamboulée fut celle avec Francis Cabrel. Si humble, charmant, humain...

Au Festival d'été, j'aime parcourir le pavé de Québec et croiser les Arts de la rue pour m'enchanter les idées nocturnes. Des performances inusitées, qui chaque année, font le bonheur des petits et des grands. J'ai tant de d'excellents souvenirs de Festival en ma mémoire humaine (et numérique)!

Il y a, par exemple, la fois où j'ai attrapé la fièvre du loup, la fois où j'ai rencontré un vieux lion, la fois où j'ai eu un coït interrompu, la fois où Gaëtan Roussel m'a enivrée...

Sans oublier ce souvenir inoubliable de Lhasa de Sela en spectacle place d'Youville durant l'été 2005... alors que j'étais enceinte...

Lhasa de Sela. Place d'Youville. Été 2005

L'année dernière, pour des raisons de santé, j'ai pris une pause. Couvrir le Festival d'été, c'est du sport! L'occasion d'un voyage de presse qui m'a fait prendre le large des Maritimes alors que le Festival battait son plein. Mais cette année, je reprends du service de Festival avec grand plaisir.

Replonger en mes souvenirs de #FEQ

Un Festival d'été auquel j'ai beaucoup pensé en allant faire un tour du Moonsplash Festival en mars dernier à Anguilla.

Je crois même y avoir réalisé que mes années à tant aimer le Festival d'été ont fait de moi une festivalière chevronnée qui a développé un petit vice pour tout ce qui se festivale!

Durant le Festival d'été de Québec, je déconnecte de la routine et je me reconnecte de l'intérieur. Je laisse la musique emporter le flot de mes inspirations. Je blogue, j'instagramme, je tweete, je nourris Flickr et YouTube et je m'amuse comme une folle!

Alors que je me replonge en mes archives et Google mes souvenirs, je tombe sur un billet de Mario Asselin, compère blogueur de Festival, via le Huffington Post Québec, où il mentionne mes blogueries de festival en de termes fort élogieux. Une douce émotion me parcoure le coeur alors que je relis ses mots:

"Ma lecture préférée demeure celle des billets d'Étolane du blogue Vol de mots. Collègue carnetière depuis longtemps, sa prose est rafraîchissante et ses reportages photos toujours éblouissants. Sandra aime passionnément les artistes qu'elle couvre !"

J'aime le Festival d'amour musical. J'aime le Festival pour cette dimension humaine parallèle dans laquelle il emporte le cœur de Québec.

Il n'y a rien de comparable, à ces vagues nocturnes de foules humaines, qui se dispersent et déambulent, dans le calme et la bienveillance, pour apprécier combien il fait bon vivre ici.

J'aime le Festival qui fait vibrer mes soirées de juillet et qui ouvre toutes sortes d'horizons à ma puce qui nous suit en nos pérégrinations...


Cette année, je veux mettre l'emphase sur le fait de "festivaler" en famille. Et à cette occasion, Miss Soleil et moi explorerons une fois encore la Place de la Famille Le Lait. Depuis toute petite, elle s'y amuse comme une folle...

D'ailleurs cette année, sera notre première année de Festival d'été avec enfant, mais sans poussette!

Nous explorons chaque année, la Place de la Famille Le lait. Cet espace, ouvert à tous gratuitement, est conçu pour évader les idées enfantines. Il se situe en un superbe cadre urbain et les activités qu'on y retrouve sont toujours amusantes et inspirantes.

J'ai d'ailleurs encore en mémoire un excellent spectacle de Luna Caballera, entre autres souvenirs accumulés au fil des années...

Cette année, je suis intriguée par le Jardin mythologique, l'atelier de graffiti et celui du musée des Beaux-Arts. À noter aussi une grande nouveauté: il y aura un manège pour les amateurs de sensations fortes!

Ainsi, j'ai le plaisir de collaborer avec la Place de la Famille Le lait pour faire tirer une paire de passes pour le Festival d'été de Québec!

Ne manquez pas l'émission de radio Parentem sur CKRL les mercredis entre 17:30 et 18:30 pour tenter votre chance.  Je donnerais les détails de ce tirage ce mercredi, en même temps que Miss Soleil et ma pomme parleront du Festival d'été en mode famille... 



À cette occasion, j'en profite pour vous mentionner que vous pouvez participer au concours
Vachement Trippant organisé par la Place de la Famille le Lait afin de tenter le hasard et gagner une fin de semaine de Festival en mode VIP, hôtel chic compris. Ça donne envie! 

Suivez ce lien (ou l'image) pour participer. Vous avez jusqu'au 3 juillet pour vous y inscrire. Bonne chance! 





Trips de Festival d'été de Québec...

lundi, juillet 11, 2005

Repos de festival

Lhasa-de-sela.-II

Absorber Taima et Lhasa pour Lily-soleil qui écoute sagement cet autre monde qui l’entoure. Mémoire des sons. Au coin d’une rue, je rencontre Alain du groupe Taima. Un bonjour, une jasette, ma bedaine! Au détour de la conversation, il m’explique qu’une de ses amies a fait beaucoup d’osteophonie durant sa grossesse. Ahah! Alors ce concept a un nom! Il fallait bien que je croise un musicien de son calibre pour mettre un terme sur mon petit délire.

Enivrement des sens aux rythmes des notes qui transforment la ville. Toutes ces notes que j’avale avec tant de plaisir (non dissimulé)…

Après trois jours à trimballer ma bedaine à Québec et à me trémousser aux sons divers qui m'enrobent, la fatigue pénètre mes jambes qui s'alourdissent. Mon meilleur remède: la douce fraîcheur du grand lac qui me redonne une légèreté oubliée. Il désengourdit mes membres enflés en quelques pas liquides…

Juan m’accompagne au lac. Nous évitons la foule du dimanche pour nous baigner à la nuit tombée. Nous plongeons avec délice dans ses eaux nocturnes. Un croissant de lune illumine son désir. Dans la noirceur, je me déshabille. Entre deux courants, il caresse ces courbes qui l’affolent. Légère comme l’air, je flotte sous les étoiles…

mardi, juin 15, 2004

Lhasa De Sela bis


Après les mots qui s’exposent, quelques images qui s'éparpillent. Ambiance feutrée et souvenirs suaves. Lhasa la magicienne utilise la musique pour nous conquérir, se laisser faire, savourez le plaisir de son don qui enchante. Laissez voguer les esprits qui s’ouvrent à cette énergie musicale dégagée par ce petit bout de femme...

La vérité est universelle, on ne peut toujours l'expliquer, mais il est facile de la ressentir lorsqu'elle se traduit en musique. Loin des systèmes musicaux pré-machés, aspirer à l'essence de la musique, libérée des folies narcissiques.

Mettre de coté le pouvoir de l'argent pour retrouver le pouvoir des notes qui révèlent la vie et qui s’envolent subtilement dans l'air de notre temps...



Ce billet se conjugue avec Blogue ta musique

Eurêka!

L'homme a réussi après maintes manipulations a libérer mes photos de l'affreux engin, bébé capricieux de Dee. Je me perds les yeux dans ma cascade de photos, c'est la fête à nouveau! Plusieurs nouvelles photos pour agrémenter le billet sur Lhasa. Et l'on ne peut commencer ici que par cet instant de nature volé aux environs de 4:15 am...

lundi, juin 14, 2004

Ménage-méninges

La pluie a cessé de tomber tandis que j’essaie d’organiser mes idées, par quel bout commencer? Tant de sensations à enregistrer, tant de mots qui tournent, sautent et s’effacent en une ronde grotesque et silencieuse, mon cerveau, quelque peu fatigué, légèrement dépité fait du « sur place ». Mélange de musique, d’humanité et de nature grandiose, par quel chemin trouver les mots qui se cachent derrière tout cela?

J’écoute des artistes, je ressasse mes pensées. Après un concert qui m'a fait vibrer l’être tout entier (Lhasa), écouter la version cd en cherchant encore cette intensité partagée. J’ai eu l’occasion de découvrir plusieurs artistes québécois qui m’ont entraîné dans l’immense fête du festival de Tadoue. Chacun a droit à son petit coin de mots en mon album des souvenirs, mais par lequel commencer?

Tant d’anecdotes qui se baladent dans mes idées, commencer par la fin pour retrouver le début (tiens donc, c’est le principe du blog ça!). Je repense à Ginette qui a fait rire en racontant une citation de ce qu’elle a pu entendre dans la rue au petit matin en parcourant les rues de Tadoussac...

J’en ai aussi entendu de toutes sortes, la première fut d’ailleurs relevée par Dee (Miss Didine), elle était drôle mais je l’ai oublié, il était question de deux madames et de bobettes...

Lorsque l’on arpente les rues de ce petit village pittoresque, en pleine nuit, entre deux concerts dans toutes ces petites salles qui respire la fête, alors que tout le village vibre en chœur avec les auditeurs de passage, on peut entendre des morceaux de conversations, qui font jaillir des sourires amusés.

Le matin se lève tôt à Tadoussac. Quelle surprise que de voir les étoiles s’effacer dès 4 heures du matin pour laisser place au bleu d’un ciel infini! Pour en revenir à mes moutons, la citation que Ginette partagea avec l’audience était pas mal typique, je vais essayer de me la remémorer ici :

Vers 4hres du matin, deux gars titubent en se tennant l’un l’autre. L’un dit à l’autre : « Man, j’pense que j’suis trop chaud (saoul)!» Et l’autre de lui répondre : « Ben, non on a bu que des p’tites bières, tu vas voir on va en boire une autre et ça va aller. De toutes façon on peut pas être malade sur d’la p’tite bière... »

Dans le même genre, l’anecdote qui me marqua se passa aussi vers 4hres du matin, je retournai voir ce qui mijotait du coté de la cour de l’auberge de jeunesse, captivante sous ses airs de fête, j’étais seule, j’allais retrouver Juan.

Je vois arriver un grand gars qui titube subtilement en essayant de sortir une cigarette de son paquet. Alors qu’il arrive à ma hauteur, il me regarde droit dans les yeux et me dit d’une voix gluante : « Ça y est j’arrête de fumer! Il m’en reste plus que deux... » Je pouffe de rire en continuant ma marche, sans vraiment m’arrêter, alors que le fumeur à la mauvaise conscience s’allume une cigarette dans mon dos...

lundi, mai 31, 2004

Fin de semaine chargée de vie et d’amitié...

J’ai laissé les mots de coté durant trois jours, voilà qui est assez rare à ma nature. Jack London et ses mutinés de l’Elseneur ont cependant nourri ma dépendance aux lettres tandis que je sortais de ma bulle pour passer du temps avec des amis. Depuis le party d’enfer pour la fête de Phil à l’arrivée de « Miss Lizzie lost in Detroit », amie d’enfance de Juan, de passage au États pour un stage et une première visite en Terre québécoise...

Voir se lever le soleil dans le petit jour, se coucher avec le chant matinal des oiseaux. Discuter au coin du feu, le nez dans le ciel étoilé. Depuis ce premier party in Quebec At Phil and Didine, les nuits ont été courtes mais si riches d’humanité partagée. Miss Lizzie, que nous n’avions pas vu depuis notre mariage il y a 4 ans, a réchauffé le cœur de mon homme en souvenirs et amitié, baignade de lac et promenade dans les plaines citadines. Parler pour rattraper le temps perdu, manger chez "Le Hobbit", s’apprécier comme avant que ne passent les années. Échanger avec complicité sur toutes ces petites choses de la vie. Dans ces temps là, l’on ferme l’ordi et l’on profite de ce que nous offre ce temps qui toujours s’efface...

J’ai pris des centaines de photos, attraper le moment, voler l’instant pour l’offrir à la mémoire de tous. Le party chez Phil commença mon bain de foule. Comme toujours Miss Didine est une hôtesse hors pair. Lorsqu’elle prend sa guitare pour entraîner les autres musiciens, elle réussit toujours à toucher mon petit cœur, à me faire rêvasser de bonheur communautaire. Miss Melie fit à sa suite une interprétation de Bobby McGee qui m’entraîna la voix, une parfaite fin de party! Mister Phil a tourné le quart de siècle en beauté, plus sexy que jamais! *clin d’œil* La fin de semaine prochaine, c’est à notre tour d’ouvrir les portes de notre royaume pour y fêter l’été et aussi, of course, Mister Phil!


Aprés la folie du vendredi soir, aprés avoir discuté des heures entières. Retrouver la solitude de mes mots. Repasser la barrière invisible de mon bureau éphémère. Voilà qui n’est pas toujours une mince affaire. L’on se sent tristounette et l’on rechigne, l’on veut encore s’amuser et rire, parler des étoiles et de toutes ces choses qui composent ce que nous sommes. Apprendre de l’autre et lui donner de soi.

Se quitter sans trop y penser. Retrouver les rythmes du soleil et du vent et laisser derrière soi le monde pour mieux le comprendre. Se reculer pour mieux regarder. Secouer la fatigue des nuits trop rapides. Tenir les enfants, impatients des vacances à venir. Réapprivoiser la virtualité du progrès qui nous entraîne...

L’homme a retrouvé son bureau urbain, les amis vaquent à leur début de semaine, Lizzie est repartie en pays voisin, son bureau au milieu des « box » l’attend aussi demain. Petite française au milieu de ces fous de "ricains". L’on se reverra in Montreal pour le festival de Jazz et Lhasa. Je retrouverai mon amie Ves et notre complicité, née de ces années ou nous étions encore si jeunes, pour d'autres instants communs...

jeudi, mars 18, 2004

Intimité et plaisir...

S’il fait froid dehors, c’est chaud dans la maison!!!
Ce soir est un soir de chaleur amoureuse et de corps offerts...
Lhasa, nudité, volupté et .... Censuré...

J’ai acheté aujourd’hui un thé algonquin intriguant...

Après l’Amour, le thé, puis des rêves et avec un peu de chance (ou de magie végétale), des souvenirs à partager...


The Lucid Dream Tea Story :
As the Haunting calls of the Loons fill the vast silences of Canada's Northern nights, a musical web is created, from Lake to Lake, telling tales of the night.

Growing along these shores, Sweet Gale's red and golden roots are woven into each other underwater, producing plants with the magic to move us into Lucid Dreaming.