jeudi, octobre 02, 2008

Spécisme...

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Pensées terriennes...

Via Vanou, je m’éparpille. Plutôt que de travailler à la lettre de présentation qui doit accompagner le CV que je vais envoyer à la ronde la semaine prochaine. Je suis ce lien qui m’emporte en d’autres réflexions...

Maintenant que j’ai quelques journées de libre par semaine, je dois reconstruite mon individualité écrasée par cette mamamitude qui a consommé mes trois dernières années. Je suis travailleur autonome. Je suis pigiste. Je suis ma propre structure, mon propre bureau. Je représente ma propre compagnie de services. Durant trois années, j’ai abandonné la baraque pour me consacrer au bébé naissant, puis au bambin devenu enfant. Alors que je prends de nouveau rendez-vous avec mon propre chef, je ressens quelques sensations de gouffre à me tenir debout devant le vide.

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu la liberté de suivre ces liens multiples qui entraînent d'autres réflexions. Ce matin, plutôt que de m’approcher trop près du vide qui m’aspire, j’ai décidé de m’asseoir au bord du gouffre. De prendre le temps de méditer. Une idée m'est passée. Depuis plusieurs jours, j’avais mis ce lien de coté. Ce matin, dans la solitude d’une grise journée pleine de pluie, je l’ai suivi…

"En 2005, EARTHLINGS a été présenté en première au festival de film d'Artivist, (où il a gagné le meilleur dispositif documentaire), suivi du festival international de film de Boston, (où il a gagné la meilleure récompense), et le plus récemment au festival de film de San Diego, (où il a gagné le meilleur film documentaire, aussi bien que la récompense humanitaire à Joaquin Phoenix pour son travail sur le film)."

Attention, ceci est un documentaire dur qui montre des vérités salées. Un documentaire qui introduit le concept de « spécisme ». Un terme que je sentais en ma conscience sans l’avoir jamais verbaliser. Le spécisme en analogie avec le racisme ou sexisme. Un terme qui désigne un préjugé, une attitude partiale envers d’autres espèces. Une attitude qui tend à traiter l’autre comme un objet sans respecter sa place terrienne. Une attitude qui renie le droit d’égalité entre l’homme et l’animal. Ceci est un documentaire qui décortique la dominance humaine sur Terre. Un documentaire qui met en lumière un aspect que l'on ignore par facilité. L’humain a une fâcheuse tendance à exploiter son pouvoir sur l’autre. La notion de pouvoir est un concept dangereux à l’être humain. Je me tourne les pensées vers les façons amérindiennes qui remerciaient l’animal chassé. L’amérindien, noble terrien qui reconnaissait le sacrifice animal, qui le considérait et qui le respectait…

Ceci me fait me fait demander s'il y a un terme pour désigner l'attitude condescendante que la race humaine entretient avec la nature? Tout comme les amérindiens avant moi, je crois qu'un arbre est vivant. Lorsque je me plonge l'âme dans le lac, je ressens son entité en mon sang. Lui aussi est vivant. Il fait tout autant partie de la terre que moi, sinon plus. Ce n'est pas un terrain de jeu. Même s'il n'a pas de sentiments tels qu'on les comprend, il n'en reste pas moins un organisme terrien. Ma vie humaine en comparaison à ce lac que j'observe est à l'égale d'une fourmi...

Collage de saison

La race humaine fait preuve de spécisme à grande échelle. Pourtant il est vrai que bien des animaux ont atteint un niveau d’existence que nous ne connaitrons jamais, ils ont développé des sens si évolués que l’on peut à peine les concevoir en notre intelligence. L’humain est encore si petit même s’il se sent si grand. Impossible de regarder ce documentaire d’une traite. Trop dur. C’est à prendre à petites doses pour mieux le digérer. Après avoir avalé les vingt premières minutes, la gorge nouée, la larme à l’œil, je dois prendre une pause. Écrire ces quelques mots. Assise au bord de mon gouffre, je contemple ce vide qui m’attire. Je vais le nourrir, y jeter de la matière pour qu’il puisse se remplir et moins m’envahir. Fabriquer un pont pour le traverser et voir ce qui se trame de l'autre coté…

1 commentaires:

vanou a dit…

Comme toi, j'ai du m'y prendre à plusieurs reprises, à chaque fois que je versais une larmes, j'allais faire des calins aux chiens et à kitty.
Franchement tout le monde devrait regarder ce documentaire. Et pas juste une fois, chaque année pour garder tout ca bien frais...

Par contre, je pense que les images pourrait être plus actuelles, je trouvais que ca fesait pas mal années 80...

bisoux