samedi, octobre 11, 2008

Réflexitude

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Brève de Réflexitude...

Depuis le début de ma mémoire consciente, il y a de ces questions qui me chicotent la cervelle. De ces questions qui se font des « treks » dans ma tête. Des questions qui gravissent des montagnes pour atteindre les sommets où se trouvent les réponses. Ces questions sportives peuvent errer durant des semaines, des mois ou même des années en mon esprit. J'apprend la vie. Parfois la question ne prend naissance qu’avec une sensation déterminée que l’on cherche ensuite à comprendre. Parfois il faut des années juste pour comprendre la question. Depuis longtemps déjà, il y a celle-ci qui me trotte dans la tête : "si l’on fait un enfant avec une personne que l’on a du mal à supporter et que cet enfant hérite de l’essence de cette personne qui nous insupporte comment ferons-nous pour assumer émotionnellement cet enfant dont on a la charge? "

3 commentaires:

Réjean a dit…

C'est touchant comme question. Mais, quoi qu'est cet homme et son essence, l'enfant lui est bien le produit de deux essences même si l'un peut paraître dominant. Mais, jusqu'à quel point notre perception n'est-elle pas biaisée par notre vécu avec l'homme? Je crois que c'est de faire confiance en notre essence et en la vie que de laisser cet enfant devenir unique, différencier et riche de deux patrimoines génétiques. La douleur, la déception nous font prendre parfois des raccourcis souvent réducteurs.

Morgane a dit…

C'est Brel qui chantait...

Ils ne voient plus en leurs enfants que les défauts que l'autre y laisse.

Pour ma part, c'est inconcevable, peut-être parce que là, les miens sont deux individus bien distincts de nous, leurs parents. En vieillissant, ils ont modifié la palette initiale deux tons en une myriade de couleurs.

Etolane a dit…

Réjean, justement le vécu avec l'homme peut aussi interférer en ce processus humain si malheureux. Mais je crois aussi que chaque enfant est unique, mais certains humains sont trop souvent réduits par leur déception et douleurs. Peut-être est-ce que la réponse se situe de ce coté là...

Morgane, alors Brel avait ressenti le même type de sensation que moi! :lol: En ce qui me concerne le caractère dominant de la mienne semble tenir de moi et physiquement elle est moulée sur la face à son père. Mais plus elle grandit et plus elle devient une petite personne indépendante de nous, elle se construit avec nous. Un jour nous serons son passé. je veux bien te croire qu'en vieillissant, nos enfants peuvent devenir cette myriade de couleurs qui nous emporte le coeur...