mercredi, mai 05, 2004

Êtes-vous un finissant à la recherche d’un
emploi permanent en traduction?


"******", dont le siège social est situé à Moncton, au Nouveau-Brunswick, est une société canadienne spécialisée dans les services de traduction et de gestion documentaire. Ses nombreux domaines de spécialisation et sa capacité de traduction dans plus de 30 langues font de "******" le chef de file dans le domaine de la traduction au Canada.

"******" cherche des traducteurs généralistes, de l’anglais vers le français, pour se joindre à son équipe dynamique et expérimentée de son bureau de Moncton. Nous sommes heureux d'accueillir des traducteurs débutants et de leur offrir tout l'encadrement nécessaire pour entreprendre une carrière en traduction.

Nous offrons des postes permanents à plein temps, une gamme complète d'avantages sociaux (régime d'épargne-retraite, régimes de soins de santé et dentaires, horaire de travail flexible, etc.) et un milieu de travail agréable et stimulant. "******" utilise des outils d'aide à la traduction à la fine pointe de la technologie.

On vous attend au Nouveau-Brunswick, là où il fait bon vivre!


Ceci dans mon courrier ce matin, mais c'est où don' Moncton encore??? Hum!!! J'pense que je vais passer anyway. Pis c'est pas comme s'il me reste pas encore une quinzaine de crédits à passer! J'suis pas encore prête! Je sens bien que lorsque viendra le temps d'être prête ma vie risque de légèrement se compliquer. Ce qu'on ferait pas pour l'espoir d'un chèque de paye!!! Pis j'veux être pigiste by the way. Si je me retrouve 5 jours dans un bureau, je crains de me pendre en un mois!

Va-t-il falloir que je me retourne vers Montréal pour travailler dans un domaine le fun? J'ai atterri ici avec le deuxième millénaire pour être près de ma petite soeur et avoir une chance de la voir, de construire cette relation qui est la nôtre, malgré nos vingt ans de différence. Elle aura bientôt douze ans, j'imagine que d'ici que je sois prête, elle le sera aussi...

En attendant, je vais aller voir où est Moncton, pis le Nouveau Brunswick aussi, pendant que j'y suis...

The lake is back...

Je n’étais plus capable du désert en arrière, j’avais le goût de voir un paysage familier, me sentir plus chez moi ici. Le lac a calé durant la fin de semaine, le lac est délivré de l’hiver, c’est la fête!

Même s’il a neigé hier matin. Les rayons du soleil couchant éclairaient ma pelouse verdissante, dès que la dernière petite fille fut partie, je courus au lac avec l’espoir d’attraper le soleil avant qu’il ne se couche derrière les monts.


Je l’ai raté de peu, il est allé aussi vite que moi, le temps que je me trouve les pieds dans le sable, il avait disparu. Ce qui ne m’a pas empêché de prendre en photos cette fin de journée si différente du matin. C’est un drôle de pays que celui où je vis.

Je suis restée là, soufflée par les vents encore glacés, à voler au temps des images, dont celle qui donne le ton (et le fond) de ce petit coin virtuel. Je suis un peu en amour avec le lac, je sais, c’est viscéral. Maintenant c’est lui qui soutiendra le cours de mes mots durant les beaux jours à venir...


J’ai profité de la domination de l’homme sur la machine pour lui demander ce petit service de rénovation, dont il s’est gentiment chargé, dans la nuit, entre deux travaux de trucs incompréhensibles.

Bienvenue au lac. Ici, c'est chez moi! ;) Manque plus qu’à rafraîchir le radio-blog...

mardi, mai 04, 2004

Vu partout! Encouragée par Lyne...

Le principe : une question par lettre de l'alphabet (à vous de choisir la signification de votre lettre de l'alphabet également si vous le souhaitez)... Ce qui fait, si je compte bien... 26 points d'interrogation sur vous...

Mon Portrait "Alphabêtises"

Age: 31
Bonbon : Praliné
Cheveux : Frisés
Demain : sera l’été
Ego : Sous contrôle boisé
Fouine : Vocabulaire de ma mère-Grand
Genre : Féminin
Homme : My Ashton! :lol :
Image : effacée
Joli : mimi, cutie...
Kilos : jamais contente
Lourd : ou relou
Musicalement : ça dépend...
Nom : Compliqué
Oeil : marron comme les cochons ( joke plate de primaire mal avalée)
Prénom : Pas de draps chez moi! J’hais aussi cette joke...
Quand : un jour...
Région : Lac et Forêt et pas si loin, Québec. Plus loin, Montreal!
Signe : distinctif? Mes tatoos?
Taille : moitié naine! Non c’est même pas vrai! Je fais 1m soixante et Un sans talons!
Ultime : amour et mots ou les deux ensemble ou un truc du genre...
Ville : Londres par exemple...
WoW : pas ce matin!
X : Fois 3?
Y'a bon : mon homme! ;)
Zoo : la vie?

Les jurons au Québec (Rated R)

En québécois, le vocabulaire utilisé pour rouspéter, s'exclamer et jurer vient essentiellement de la religion catholique et de l'église. Principaux jurons locaux:
- Crisse (Christ)
- Calice.
- Tabarnak (Tabernacle)
- Ciboire
- Sacrament (sacrement)
- Seigneur
- Esti (hostie)
- Maudit

On emploie les deux mots anglais suivants (beaucoup plus souvent que "merde" ou "marde"). - Shit ou Fuck

Et on ne dit jamais "putain" comme en France.

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Cependant il est souvent difficile pour le "français importé" de prendre au sérieux la gravité que peuvent avoir ces petits mots dans une bouche. Juan est dans cette phase là, il peut ponctuer ses phrases "d'esti" toutes les deux minutes. Dans certains milieux universitaires, cela peut vite devenir déplacé. Il y a une vulgarité certaine qui se cache derrière ces mots, c'est assez incroyable...

La semaine dernière Juan m'a demandé:

- Tu penses que j'utilise trop Esti...
- Un peu, pourquoi?
- Ben, l'autre jour, on m'a repris!
- Ben, c'est vrai que tu peux parler super mal...
- Oui, mais Etol, come on'! Esti c'est gentil, j'arrive pas à croire que c'est si pire...
- Ben c'est vulgaire pareil. Si tu l'utilises, faut qu't'assumes la réaction des gens bien élevés...


Et l'homme se tait pour ruminer en silence et en paroles sur la condition pas facile d'immigré français. Ben oui, on passe tous par là, life is rough my dear, mais c'est comme tout, cela passe aussi...

Mai Blanc

Y’a des matins où l’on se lève et l’on ne peut croire ce que l’on a sous les yeux. Ce matin, je me suis frottée les yeux, deux, trois fois, avant d’admettre ce que je voyais devant moi! Attends, on est pas en mai? Ben si, pourtant! ("sacrage" intérieur)

Pourtant, ce matin, tout est un peu trop blanc (ou gris) pour moi....



Sacrer: jurer en québécois...

lundi, mai 03, 2004

Inspirée par Taian, je me penche un instant sur l’Orientalisme pour découvrir que c’est aussi un courant de peinture qui inspira plusieurs peintres de renom, Rousseau, Delacroix, Renoir et bien d’autres...

Au fil de ma recherche, je découvre des toiles, des ambiances, des atmosphères d’ailleurs et je m'évade...
Orientalisme et peinture...


Ange Tissier, Une Algérienne

Ce terme «orientalisme» désigne des disciplines ayant pour objet l'étude des civilisations orientales. Il est associé aussi à un courant artistique et littéraire du XIXe inspiré par le Moyen-Orient mais qui ne correspond en fait à aucun style particulier.

C'est plutôt un thème que l'on rencontre à travers différents mouvements picturaux de ce siècle. Il représente souvent des scènes exotiques et colorées.
Pour les artistes français, il est souvent associé à l'Afrique du Nord.

Les campagnes égyptiennes de Napoléon et les divers événements de la colonisation au Moyen-Orient attiseront la curiosité du public pour ce type de peinture entourée de charme et de mystère.



Paul-Désiré Trouillebert, La servante

Essentiellement connu pour ses paysages, dont le style s’apparente à celui de Corot, Trouillebert étonne par cette toile, devenue l’un des œuvres clé de l’Orientalisme. Nous sommes entraînés dans l’abîme obscure des grands yeux noirs de cette odalisque idéalisée en beauté fatale orientale et d’une pureté hiératique. L’étrange déformation anatomique du corps : le buste étroit, le visage épaissi par la coiffe, comme la présentation ostentatoire du narghilé surprend. L’objet renforce la rupture entre lumière et face obscure. Le mystère se referme derrière le rideau sombre de l’entrée du harem en forme de serrure.

Dans cette composition onirique, mêlant mystère, luxe, séduction et fantasmes, Trouillebert expose tous les archétypes de l’Orient : la richesse des costumes et l’originalités des coiffes, l’exotisme des objets et enfin le raffinement décoratif des bijoux.
Florence Rabbia

Un voyage virtuel en Orient pour se dépayser les idées...

Nouvelle semaine....

Atmosphère lunaire, Yoda mouillé, fatigue de soirée bien avancée où le rire et la douceur humaine s’engouffrèrent dans le petit vide de mon cœur. Un seul félin vous manque et toute la maisonnée s’en ressent...

Hier soir, dans le brouhaha de nos dizaines de bulles conjuguées, la vitalité pétillante de Miss Zabou me fit trop rire. Je fus bien étonnée du petit lien blogosphèrique dont elle me fit part et je ne peux résister à la croquer en mon jardin virtuel, petit clin d’œil à Martin....

Pierreloup nous emporta dans son petit jeu d’imaginaire avec brio. J’en profite pour voler le portrait de mon cher Guillou qui fut mon loup garou préféré de la soirée et qui me trompa ouvertement sur sa nature de prédateur.

Merci Méline pour cette sympathique soirée, toi qui partiras bientôt vers les lointaines latitudes de Natashquan, j’espère que tu trouveras le bonheur et une vie à la hauteur de tes mérites...

C’est loin "en titi" Natashquan, paraît que c’est là où la 138 s’arrête. Je n’aurais jamais pensé connaître un jour quelqu’un qui y vivrait!

Là où le cœur nous entraîne est souvent bien surprenant. Toujours, la vie continue de rouler de peines en surprises, la pluie continue de couler, et je pense que j’entends siffloter le génie du ménage à l’horizon...

dimanche, mai 02, 2004

Amour toujours

J’écoute Cabrel en boucle pour apaiser ma peine. Ses mélancolies me rappellent à mes racines lointaines et son accent plein de soleil me régénère. « Je l’aime à mourir » passe durant le p’tit dej. Juan me sourit, plonge son regard dans le mien et me dit ces paroles avec un air si tendre que je ne peux que fondre sur le champs:

- Celle-là, je pourrais te la chanter, cela pourrait être toi et moi...

J’avale une larme et je l’écoute me chantonner ces mots que je connais par cœur. Tant d'amour juste pour ma petite pomme, je reste sciée en ce petit matin tristounet. Merci Seigneur de ne pas l'avoir emporté avec toi en ce jour d'été où il se cassa le cou sous mon nez!

Est-ce que le chagrin appelle le chagrin?

Une boule coincée au fond du ventre, je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui souffrent dans le monde. À ces enfants sans parents, à ces parents qui perdent leurs enfants pour une guerre, un suicide, une maladie. À ces époux que la mort sépare malgré l’amour. À ces cœurs brisés par un trop grand amour qui suffoquent de douleurs esseulées. À ceux qui sont prisonniers de leur solitude et ne reçoivent aucune chaleur humaine tout au long des jours qui défilent...

L’on ne peut comparer ou mesurer les douleurs. Mais dans le fond quand ça fait mal, qui que l’on soit, cela fait toujours mal pareil. Il y a tant de souffrances sur Terre. Je crois en la douceur humaine, je crois en la compassion et l'empathie. Je crois que l'on peut devenir meilleur en y mettant un peu de coeur. Ne pas se faire bouffer par le négatif et la cruauté humaine...

Dans ces moments de noirceur interne, je bâillonne les mots qui m’assombrissent l’esprit. Ce soir, l’on va manger chez des amis, voilà qui fera du bien à mes idées retournées...

Cette dignité du chagrin qui justifie sa cause par la beauté des effusions.
Michel Quint

Quand on porte un chagrin, il faut le porter loin pour le laisser un peu s'égrener sur la route.
Maurice Magre

Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure.
Martine Le Coz

Dark Night Series: Open Space


Lynn Berryhill

samedi, mai 01, 2004

Qui n’a jamais aimé un animal ne doit pas lire ces mots,
ils ne le concerneront point.


Ce midi, Atlantik est mort.
Aussi gentiment qu’il a vécu, il nous a quitté...
Je laisse éclater les sanglots en mon âme et conscience...

Je sais bien que ce n’était qu’un chat mais c’était Mon chat depuis si longtemps qu’il laissera un bien grand vide dans mon quotidien. Je suis heureuse qu’il ne souffre plus mais si triste qu’il ne soit plus dans ma vie...

Ces dernières années, j’avais si souvent l’impression qu’il me connaissait mieux que personne, mieux que n’importe quel humain, il savait lorsque j’avais mal ou lorsque j’étais bien. Il accompagnait mes jours de sa douceur tranquille, beau comme un lion des forets, il faisait un peu partie de moi....

Juan est désolé de me voir tant en peine, j’ai de la chance qu’il puisse comprendre si bien mes états d’âmes. C’est lui qui s’occupera de l’enterrement, c’est lui qui creusera le trou, c’est moi qui dirais les mots d’adieu...

Il reposera au coté de Bambou (qui resta parmi nous près de 3 ans). Bambou malgré son caractère impossible de persan avait aussi succombé aux charmes de mon beau «titou».

Après tant d’années passées ensemble, c’était devenu plus qu’un chat à mon cœur, c’était un être qui partageait ma vie intime, un être si doux et aimant...

Bien sur, j’ai d’autres chats, mais aucun depuis aussi longtemps qu’Atlantik, aucun qui n’ait encore marqué aussi profondément mon cœur (enfin il y eu Grégére mais il partit à 7 ans pas à 12), aucun qui n’ait passé autant d’étapes avec moi. Je sais que je suis quelque peu différente de la norme, je sens au fond de moi ce coté sauvage qui me rapproche de la nature et m’éloigne de cette humanité dont j’ai la peau...

Atlantik était un ami, même s’il avait 4 pattes et ne possédait pas notre langage, c’était un ami tout pareil. Pour certains le chien est le meilleur ami de l’homme, pour la femme que je suis, c’est le chat, mon meilleur ami....

Atlantik fut certainement l’un de mes amis les plus chers dans ces trois décennies qui me forment le corps. Ce n’est pas le premier chat que je perds, ce ne sera pas le dernier...

Avec tout l’amour que l’on porte à nos animaux de compagnie, vient aussi la tristesse de les voir s’éteindre bien plus vite que nous. Une tristesse qui teinte de mélancolie les pensées les plus internes...

Les mots coulent pour arrêter les larmes, des mots pour épancher la tristesse percutante que je ressens au plus profond de moi. Ces mots ne recherchent pas tant la sympathie qu’ils existent pour évacuer le simple chagrin de ce premier jour de mai...

Maintenant que mon cher Atlantlik est parti, je me dois de finir le dernier chapitre de son autobiographie. L’écriture est une drôle d’énergie, cela peut aussi devenir une amie qui aide à nager parmi les débris en folie lorsque la tempête fait rage dans le cœur....