mercredi, janvier 07, 2004

Processing...

Ma vie comme laboratoire de mots ...

Oublier les Hommes et leur monde renversé, s’échapper des dimensions dictées et apercevoir les anges entre deux pensées écorchées…

Words like a lifeline against human cruelty and stupidity…

Les mots comme garde-fou contre la stupidité et la cruauté humaine...

S'accrocher aux mots pour survivre, s'accrocher au mots pour s'enfuir et voler vers d'autres cieux...

S'accrocher aux mots pour rêver et s'en nourrir l'âme affectée...

Combattre, lutter, se débattre…

Attraper ces mots qui s'ébrouent et s’évadent, les faire avancer peu à peu et suivre cette trace qu'ils laissent derrière eux...

Être déchirée par ce monde humain qui refuse l'irréel et veut garder les idées sur Terre ! Naître dans l’incompréhension générale de ce que la nature a offert, combattre, lutter, se débattre…

L'imagination se conjugue aux illusions pour nager avec lucidité dans l'océan humain où vogue le quotidien. Les compréhensions côtoient les incompréhensions, la justice et l’injustice s’entremêlent et les idées flottent avec le vent qui souffle dans les cerveaux mortels…

Espérer le meilleur, s’écarter du pire, sauter les obstacles, franchir les épreuves, s’écrouler, pleurer, saigner. Se relever comme une forcenée blessée en quête de vérités oubliées...

S’égratigner le coeur à la bêtise qui rode et rigole, éviter cette noirceur carnivore qui avale les âmes sensibles, respirer la bonté invisible des lettres qui apaisent et protégent…

Ignorer cette pauvreté qui mine la littérature, refuser certaines réalités sans les nier, se sacrifier sur l'autel de cet invisible pouvoir. Enrichir son cœur et cultiver son esprit…

Transformer, avancer, évoluer dans l'amour des mots et de leurs trésors. Aimer comme une enragée tous ces mots humains qui s'envolent et s'effacent...

Doutes matinaux...

- Juan, tu crois qu’un jour l’écriture me mènera quelque part ?
- En tout cas, ce qu’il y a de certain, c’est que l’écriture te mène!

Me répondit-il en souriant...

mardi, janvier 06, 2004

Chez Hristou, une ballade de blogosphère pour la nouvelle année...

Merci d'avoir pensé à ce petit coin perdu au milieu de nulle part...

Je ne sais pas si j'ai tant de facilité pour les mots que j'ai de passion ou de volonté à ce sujet... Parfois j'ai l'impression que c'est une malédiction qui me marginalise à vie et d'autres jours, un cadeau du ciel qui éclaire mon existence peu banale! Je suis souvent mêlée! J'essaie de me laisser aller et je laisse couler ces mots qui habitent le rouge de mon sang! Mon imagination m'entourne et me retourne. La vie s'écoule en un tourbillon d'émotions et de phrases qui s'enchaînent et m'entraînent en de drôles d'atmosphères...

Mais que serais-je sans les anges et mes croyances étranges?!?
Une prière silencieuse à l'infini invisible...


GOOM: L’Ogre qui ne voulait plus manger d’enfants…

La nuit semblait habitée de toutes sortes de créatures étranges, inconnues à ses sens. Il ne reconnaissait pas la majorité des bruits qu’il entendait et frissonnait de tout son corps à chaque instant. L’esprit torturé d’incompréhensions, il échappait un grognement et fermait de toutes ses forces ses gros yeux fatigués. Le sommeil vint finalement l’emporter au petit matin. Il rêva d’enfants sanglants, de cervelle écrabouillée, de marmites fumantes, de brouillard hanté et de cercles oubliés…

Épisode six :

À son réveil, instinctivement Goom chercha la lune. Il trouva le soleil…

Petit à petit, il assimilait tous ces changements qui l’assaillaient. Il changeait sans rien pouvoir y faire, il se métamorphosait subtilement…

Depuis toujours, les Ogres vivaient au rythme de la lune. Ils ne se transformaient pas en pierre sous les rayons de soleil comme le contait les légendes anciennes, mais ils n’en aimaient guère la lumière…

Depuis la nuit des temps les Ogres vivaient des existences nocturnes sans se poser plus de questions. Au gré de la lune, ils évoluaient gavés et contents de leurs sorts...

Pourtant ce matin là, Goom apprécia les lueurs du jour…

Il resta un long moment couché, étonné, immobile, silencieux…

Ses gros yeux globuleux, peu habitués à la lumière, se gavaient de couleurs et de sensations nouvelles. Le soleil faisait scintiller les herbes hautes, il se reflétait à la surface de l’eau en mille étoiles, il perforait la brume épaisse…

Goom regardait avec surprise ces petits détails du jour, ces instants de lumière étranges…

Il avait faim. Une pensée fugace de chair humaine vint remuer son estomac. Il grimaça et pensa au dernier sanglier qu’il avait mangé. Il se leva d’un coup sec. Il ramassa rapidement ses affaires, poussa sa barque sur l’eau et décida de trouver un endroit où construire une cabane. Une lueur d’intelligence fit briller les cavernes de sa cervelle et il eut l’ébauche d’un sourire sur ses traits grossiers…

Tout ce qu’il avait besoin pour commencer une nouvelle vie se trouvait dans son embarquation, il lui manquait juste une maison…

Parce-que la vie est faite de contrastes...

Péchés Mignons...
Je salive, m'extasie, meurt d'envie...
Palpitations intimes et désirs gourmands...


Pour usage et raisons personnelles...

Via Simplement Vert...
Simplement cool...

Cadeau pour diabétiques...

- 22 ce matin...

Brrrr, même si le soleil brille de plein feux, un frisson parcoure mes idées...

Juan est malade! Il est revenu de France avec de la fièvre, un virus attrapé dans l'avion entre deux escales, il n'est pas chanceux mais bougon...

Des paillettes de neige scintillent dans l'air, dansent avec la lumière en notre univers tout de blanc recouvert. C'est si joli... Et si froid...

Ouvrir la porte devient une expérience en soi, c'est comme ouvrir la porte d'un congélateur géant, version réalité du jour! J'imagine que le manège arctique vient de s'enclencher, il a eu quelques ratés, mais n'est pas encore prêt à s'arrêter...

L'homme est de retour, et l'homme a besoin de la machine....
La femme devra se tasser un peu et retrouver la joie du papier...

La bataille des jours approche...

lundi, janvier 05, 2004

Et pendant que les années passent, les idées marchent.
Georges Courteline

Nous ressemblons tous à des eaux courantes...
Nos années se poussent comme des flots : ils ne cessent de s'écouler.
Bossuet

Tour à tour inquiètes et sereines
Les années s'écoulent sans bruit
Laissant comme un manteau de laine
Sur tous les hivers de nos vies.
Yves Duteil

Mots divers...

De retour en ma campagne, je retrouve ce silence et ce calme qui m’apaise l’âme. Avec cette nouvelle année qui commence et la rentrée qui approche nous retrouvons ces petits soucis du quotidien…

Petite Clo est repartie pour la petite ville. L’école recommence demain pour les enfants de la région. Demain reviendront les petites têtes cogner à ma porte avec leurs sourires et leurs petits soucis…

La semaine prochaine les "grands" reprendront le chemin des études, nous y compris, et la vie reprendra son long fleuve pas toujours tranquille…

Voilà plusieurs jours que je passe loin de l’ordi. Je pense que cela fait du bien à la vie si ce n’est de mes mails qui prennent du retard et que je n’ai absolument aucune idée de ce qui se passe dans la blogosphère ! Je me souviens de ce qu'était la vie avant que l'ordinateur ne se taille une si grande place dans celle-ci...

Mais ce qui me dérange le plus c’est que j’ai aussi laissé l’écriture de coté ces derniers jours. M’enfin, même si c’est ce que je désire, écrire 365 jours par année n’est pas vraiment raisonnable…

Deviendrais-je plus raisonnable avec l’âge ? Possible… Je n’ai plus la force combative de mes 20 ans ça c’est certain ! Mais j’ai l’impression de découvrir une assurance qui rend la trentaine très intéressante…

J’aime passer mes anniversaires avec Ves. J’ai toujours l’occasion lorsque je retourne à Montréal de socialiser aves des gens dans ma tranche d’âge. Il y a ces anciennes connaissances que je redécouvre, et ces nouvelles personnes que je découvre. Tous dans la trentaine, la plupart artistes et épanouis dans leur domaine, cela me donne du courage et cela fait du bien d’être parmi les plus jeunes d’une soirée…

Le 1er janvier, jour de mes 31 ans, comme cela devient une tradition avec Ves, nous sommes allés au cinéma avec des amis. Ves aime bien les films épiques et cette année nous sommes allés voir « Cold Mountain »…

Nous sommes allés au AMC, ce nouveau complexe avec des écrans gigantesques qui remplace l'ancien Forum. C’est toujours drôle de retourner à Montréal, de retrouver mes repères et de ne jamais me sentir perdue. À Québec, j’ai toujours l’impression de ne jamais vraiment savoir où je suis. Je me perds en deux minutes et Juan connaît bien mieux la ville que moi. Dans le fond, je m'en fous un peu! Il faut dire qu’entre le campus et le village, je ne passe pas vraiment grand temps en ville…

Mais lorsque nous sommes à Montréal, c’est différent, aucun dépaysement pour ma pomme. Les souvenirs et les vieilles habitudes remontent à la surface et je retrouve ce coté urbain qui fait aussi partie de mon identité…

Evidemment la ville évolue, les commerces bougent mais dans l’ensemble tout reste pareil ! Ainsi lorsque Danny proposa l’ancien Forum, c’est intriguée que je me rendis sur place. J’ai vu multiples concerts au Forum du temps de mon existence citadine dont mon premier concert à 16 ans avec Ves. Nous étions allés voir « The Cure », c’était un bon concert et nous avions eu un « fun noir »...

J’ai toujours aimé l’atmosphère du Forum, je ne suis jamais vraiment allée voir de match de Hockey, c’est pas vraiment mon trip ! Mais chaque concert que j’ai vu fut une bonne expérience, le son était vraiment bon et même si parfois j’étais dans le fond, j’ai toujours eu bien du plaisir en cet endroit aimé de beaucoup. Je me rappelle d’une nuit passé sur le pavé devant la porte d'entrée pour avoir de bons billets pour un show de Metallica, il y a bien longtemps de cela…

Depuis Le Centre Bell a ouvert ses portes et le Forum, obsolète, a été rangé aux oubliettes avant de se transformer en cet énorme complexe abritant 22 salles de cinéma…

Quel choc ce fut pour moi de faire mes premiers pas en cet endroit connu et si changé. Une vive émotion s’empara de moi, comme si le futur avait fait main basse sur mon passé…

Une portion de l’ancien Forum conservé (en forme de tarte) pour notre mémoire me retourna l’estomac, les souvenirs faillirent me faire défaillir et c’est avec difficulté que je retins mes larmes…

Mes amis sourirent devant mon émoi, étant tous déjà passé par là, l’on se remémora ces instants éteints et je finis par avaler mon désarroi…

Le film se révéla être aussi bien bouleversant, et c’est d’émotions réelles en émotions irréelles que se déroula cette première journée de mes 31 ans…


The Age of Wonder
Tom Taylor

dimanche, janvier 04, 2004

Instant d'après-midi...

Juan cherche une bougie, après trois minutes à tourner en rond, il finit par en trouver une sous son nez…

Petite Clo au fond du divan demande :

- Mais Juan, pourquoi tu veux allumer une bougie ?
- Ben, pour la fumée !
- Mais, répond Clo interloquée, tu vas pas fumer la bougie !?!

Rire de la maisonnée et incompréhension de Clo bien installée au fond du divan. Juan allume sa bougie et deux minutes s’écoulent…

- Mais ? Rappelle Clo, j’ai toujours pas compris pourquoi tu voulais fumer la bougie !?! Comment tu veux faire ???
- Mais non ! L’on répond en chœur et en riant. Pas pour la fumer ! Pour la fumée…

Petite Clo nous regarde en se demandant bien de quelle planète l’on débarque, j’ajoute :

- C’est le nom, pas le verbe…

Profonde réflexion de petite sœur qui se creuse la tête…

- Ah !!! Ok, je comprends pour la fumée !
- Oui, c’est ça ! Tu l’as !!!
- Mais pourquoi une bougie, pour faire de la fumée ???
- Parce-que la bougie aspire la fumée de cigarette petite cocote…

Petite Clo comprend enfin le jeu de mots et la vie continue entre deux nuances de cette langue qui est la notre…

samedi, janvier 03, 2004

Back from the city at last

My man is back too and it feels good to be cherished again…

Je suis toujours un peu triste de quitter mon amie Ves, mais toujours si contente du temps passé ensemble…

Et me voilà de retour en cette nouvelle année, un an plus vieille (i'll get over it soon!) et quelque peu fatiguée de nos tribulations urbaines

Nous avons commencé 2004 avec la cérémonie de Peter qui n’aura pas vu cette nouvelle année, beaucoup d’émotions pour un 2 janvier…

L'homme a ramené l'hiver dans son giron. Le froid est de retour, Mister Winter n'a pas encore dit son dernier mot...

Je n’ai pas fait de résolutions, d’humeur rebelle, j’ai ignoré le principe, 2004 sera ce qu’elle sera! J’essaierai de faire de mon mieux au meilleur de mes possibilités dans la mesure de mes moyens...

Après tout je ne suis qu’une petite humaine parmi tant d’autres! Ce sont les personnages de fictions qui sont grandioses. Ainsi je souhaite que cette nouvelle année donne naissance à toutes sortes de fictions et donne vie à des personnages extraordinaires…

« Vol de mots » reprendra sous peu ses vols réguliers et qui sait vers quelles destinations ils s’envoleront en cette nouvelle année…

Petite Clo vient me visiter, une petite soeur pour égayer ce début d'année, que demander de mieux...

Joyeuse année 2004 à tous,
que vos vœux les plus sincères se réalisent,
et que la joie inonde vos coeurs…



Bamboo Division // Don Li-Leger