mardi, août 24, 2004

Recul estival


Durant ces derniers jours d’été où le soleil daigne enfin se montrer, je prends un peu de recul avec l’ordi, je vis ma vie sans y penser. Comme dit le dicton, je recule pour mieux sauter ! Avant de replonger dans les réalités hivernales, je me détends l'être. Bientôt les enfants reprendront le chemin de mes soirées, et l’université avalera ma vie pour une dernière année. Alors, durant ces quelques jours de transition, je me laisse flotter dans les dernières saveurs de cet été 2004. Je ne rate aucun coucher de soleil (que je bombarde impunément comme souvenirs pour les dures journées glacées)...

L’homme a fini son stage et reste à la maison jusqu'à la rentrée, cependant comme il a un contrat à terminer, je n’ai guère accès à l’ordinateur présentement. La priorité informatique est masculine. Ce n’est pas si grave, cela me fait plaisir de profiter un peu de mon homme au fil des heures qui effacent cet été pourri. Été de pluie et de gris, été d’exception dans les déceptions. On croit s’attendre à une chose et l’on en découvre plein d’autres sauf celles que l’on attendait, ce qui dans mon cas se résumait principalement à soleil brûlant, chaleur étouffante et délices félins pour délier ma plume!

Enfin, heureusement que j'ai découvert Hubertus pour me délier les os (à défaut de mes mots)! Je suis presque prête pour le Yoga, encore quelques efforts et j'en serais là. Drôle de vie qui s'amuse de mon existence retirée. Ainsi, avec ces derniers jours d’août qui s’étirent, je suis incapable de rester bien longtemps devant l’écran lorsque le soleil brille sur ma terrasse en fleurs. Il fera froid bien assez tôt et il sera bien assez temps de me perdre la pomme dans l’ordi «avale-heures» lorsque les journées seront si courtes qu’on les verra à peine passer. Je m’amuse à prendre des centaines de photos, afin de pouvoir les consulter lorsque ma terrasse sera recouverte d’un épais manteau de neige. Histoire de me souvenir en images que l’été existe ici aussi. Je fais le deuil de mes minous dans mes silences qui s’allongent dès que j’y pense.

Hypérion et Obsidien s'accordent à mes émotions. J’ai toutes sortes d’idées que je laisse fondre au soleil, simplement parce-que je le peux, simplement parce-que cela me plait présentement de laisser errer mes mots dans le tumulte de mes ruisseaux personnels. Laissez cogiter. Laisser macérer les ingrédients de l’esprit. Chercher toujours cet inexplicable équilibre des mots et de soi. J’ai des envies de ragoûts bien réchauffés. Je cuisine intérieurement, j’expérimente le silence, j'absorbe des gouttes de vie dans les tornades de mes pensées et je m'efface une autre fois...

dimanche, août 22, 2004

Paisible dimanche


Le soleil brille, les abeilles butinent, l’homme est à la maison et nous profitons des derniers relents de l’été qui se passe. La famille d’outre-mer donne de ses nouvelles par téléphone en ce jour du Seigneur. L’air frais qui descend du Nord se fait déjà ressentir subtilement, je frissonne entre les orteils. Mes tournesols s’ouvrent avec les feuilles qui, jour après jour, se colorent à mon grand désespoir.

Pas grosse virtualité pour ma pomme. J’ai d’ailleurs été rappelée grâce à un mail sympa de Chantal, que Maurice Chevalier serait l’instigateur de cette expression que je chérie en ce petit jardin de lettres. Ma datura s’épanouit et fait des fruits. Je lis « La chamane blanche » et bombarde mon quotidien de ma main digitale...


jeudi, août 19, 2004

Flottaisons...

Je viens d’absorber avec délice ce merveilleux documentaire de jacques Godbout sur Anne Herbert. Je reste touchée en plein coeur, émue, bouleversée par cette grande dame qui s'affiche devant mes yeux collés aux images qui défilent. Depuis longtemps je voulais découvrir un peu plus de cette femme qui vécut si prés de mes arbres chéris. Je ne la connaissais pas vraiment avant d’atterrir en ce lieu de nulle part, sinon de nom, comme beaucoup.

Quelques mois après m’être installée en cette bulle de lac, j’ai découvert que vos racines puisaient ici votre force. J’ai commencé à vouloir en apprendre davantage. J’ai lu quelques volumes de votre œuvre, pas assez, je le sais, après l’université, je me reprendrais, promis...

Depuis que je vis en ces lieux, je pense souvent à vous, de façon abstraite, étrange, j’aimerais être assez sorcière pour apprendre de votre essence. Je vis des étés non loin des vôtres. Vous aviez la rivière et j’ai le lac, tout est interconnecté comme le monde de nos jours. Quelques kilomètres de nature nous séparent, qu’est-ce que le temps au pays des mots? Un facteur sans importance qui se prosterne devant les grandeurs de la Terre.

Votre père disait qu’il fallait faire attention à l’écriture débutante car c’était la plus fragile. Le moindre reproche pouvait éteindre une petite flamme vacillante. Il disait qu’il fallait au contraire aider cette petite flamme à s’épanouir. Ces mots résonnent cruellement à mes pensées. Combien de fois dans mon entourage proche n’a-t-on pas essayé d’éteindre cette flamme qui me fait vivre, cette flamme sans laquelle je mourrais, puisque d’un coup la vie perdrait tout son sens et qu’il ne me resterait plus rien pour me chauffer l’âme, qui obligatoirement, quitterait mon corps pour s’envoler en d’autres dimensions plus agréables...

Cette flamme qui brûle ou apaise, démange ou dérange, je ne pourrais vivre sans elle, je n’ai pas souvenir de cette existence sans elle. Vous, qui ne vous êtes jamais mariée, qui n’avez jamais eu d’enfants, vous qui avez vécu si seule avec vos mots, je vous admire tant à vous voir ainsi immortalisé sur mon petit écran. J’ai le désir fou de faire partie de vous. Je me retrouve en vous, vous m’attirez instinctivement, je voudrais me lover en cette émotion surnaturelle. Mon cerveau s’enroule autour de cette drôle d’idée, en cette seconde je réalise, que j’aurais aimé que vous soyez ma mère. Vous, qui n’avez jamais enfanté, auriez vous réussi à m’aimer? Qu’auriez vous fait avec cette flamme qui m’habite, l’auriez attisé? M’auriez-vous aidé à ne pas sombrer dans ces multiples gouffres qui jonchent le parcours des mots vivants. Ces mots qui flottent avec le sang qui fait pomper le cœur et la vie qui s’écoule plus ou moins tranquillement. Vous, qui avez aussi connu cette débâcle du corps qui enrage pour finalement mourir si vieille. Vous, qui aviez les mêmes idées que moi sur la mort, je souris affectueusement tandis qu’une chaleur me parcoure l’être tout entier. Mon cerveau fait des tours et mes idées s’emballent, je vous regarde encore un instant...

« Ne pas se contenter de la réalité telle qu’elle est! » Anne Hébert

Charabia matinal...

Après être passée au travers de mon abruti sur le sable, j’ai réalisé avec clarté qu’il y avait quatre courants de pensées majeurs au village. Il y a les pro-voiliers et les pro-moteurs, les anti chats et les pro-animaux. Tout le monde se côtoie sans problèmes, se tolère dans les différences d’opinions mais parfois comme dans toute marmite d’humanité, cela se met à bouillir, tout comme je l’ai fait dernièrement avec l’astiqueur caustique. Je me demande si parfois la marmite peut déborder...

Ici, c’est relativement rare, je n’en entends jamais parler, jamais le village ne colporte de véritables débordements, juste des cœurs qui "bouillent" pour un principe ou un autre! L’ambiance est d’une façon générale extrêmement civilisée en ce petit coin d’eau et de bois. Chacun vit sa vie, tranquille, souriant, poli et en essayant de faire le moins chi... possible son voisin de forêt. C'est assez étonnant!

L’enquête sur la disparition de ma famille féline se poursuit. Capucine, la chatte de la voisine semble avoir elle aussi disparu. Le mystère s’épaissit. Mais je n’a pas dit mon dernier mot. Je trouverais le coupable ou l’explication la plus plausible à ce phénomène "perce-coeur". Si je découvre le coupable, c’est dans sa face que je vais aller bouillonner et je l’espère, j’aurais la force de retenir mon feu de colère et de peine, afin de ne pas déborder plus qu’il n’en faut...

D’ici une dizaine de jours, c’est le retour en cours, avant de repartir dans le tourbillon de ces jours à venir, je risque de distiller plusieurs de mes photos d’été. Je m’égare les idées en ce petit jardin virtuel, qui héberge depuis longtemps déjà, ce reflet de mon cerveau qui se lit et se regarde virtuellement dans le confort d’autres foyers. Étranges pensées...

mercredi, août 18, 2004

Courants d’humanité

La tête entre les mains, les coudes sur les genoux pliés, les pieds dans le sable chaud, le soleil sur ma peau. Douleur intérieure de mes chats effacés dans l’air du temps passé. Le paradis m’enrobe de ses bontés, mon cœur est lourd, un petit vent tout doux me caresse les boucles folles. Clapotis de lac miroir, paysage enchanteur qui baume ma plaie à vif. Saveurs de fin d’été, le vert des arbres se fonce, la plage se vide des citadins en vacances repartis organiser leur havre d’hiver.

Un abruti astique son bateau juste sous mon nez qui s’irrite des effluves caustiques qui le traversent! Bon ça va il brille assez fort ton bateau, tu peux lâcher le morceau! C’est pas une perle rare non plus s’époumone ma conscience dans la jungle de mes pensées! Est-ce que cela vaut vraiment la peine d’utiliser je ne sais quel produit chimique pour le faire scintiller? Ce truc là qui pue l’horreur, c’est dans le lac que cela finit! Pollueur du dimanche qui astique et empoisonne. Spécimen typique d’humain égoïste. Allez frotte, frotte mon garçon, plus fort, encore plus fort, c’est sur ça va te rendre moins con! Allez encore un effort, frotte plus fort...

Mon bureau de nature est désert. Petit bout de sable oublié au bout de la longue plage ensoleillée. Mon bureau invisible est en cet endroit peu fréquenté. Petit coin tranquille qui intimide les étrangers et qui est délaissé par les habitués. Ceux-ci préfèrent faire barboter leur progéniture plus loin, dans la zone surveillée. Évidement il faut une tache à mon bonheur de solitude ensablée! Une tache qui m’empuante, un peu chauve sur les bords, une tache odorante qui doit absolument faire briller son cher bateau si « bô ». Je me demande quel effet peut avoir son produit miracle sur les truites géantes cachées au fond des petites baies qui parsèment le lac à mes pieds...

Mais aujourd’hui vraiment, c’est excellent! Mon cher abruti, maniaque de la propreté mécanique a un bateau assez gros pour me boucher le paysage! C’est juste parfait! Pas de répit pour ma pomme. Je me régale et ton "Régal", mon bonhomme, présentement, il me chauffe les nerfs subtilement mais sûrement.

D’ailleurs, il est si incroyable ton bateau que je vais le mitrailler de ma main digitale, et même plus, je vais l’exposer « live on line » pour que tout le monde puisse voir comment il est superbe ton bateau. Ô combien il est propre et scintillant! Allez agenouille toi encore plus bas. Salue-bien la connerie humaine que tu projettes sous mes yeux désabusés. T’as bien l’air d’avoir du être baisable dans tes jours heureux, pourtant là mon beau, c’est pas ton bateau qui te rendra la gloire de tes 20 ans! Allez frotte plus fort! Courbe bien l'échine devant ta mécanique. Bande bien tes muscles au travail attentionné de l’homme dévoué à son jouet rutilant et puant...

T'es pas trés sexy à quatre pattes, mon bonhomme! C’est pas de ta faute pauvre bougre, c’est juste mon cerveau qui évacue sa colère sur ta peau! Tu es l’exutoire parfait à mon spleen. Dans le fond, c’est toi qui écopes pour les autres! Toi qui te trouvas à faire la mauvaise chose, au mauvais moment, au mauvais endroit! Faut dire cela ne fait que vingt minutes que tu te gigotes dans ma face! C'est pas du tout tannant comme comportement! De plus, je ne crois pas qu'il soit permis d'agir ainsi de nos jours! C'est certainement parce-que c'est désert que tu en profites. Il est tout d'abord interdit de stationner ici plus de 15 minutes. Cela fait au moins 25 minutes que je t'observe du coin de l'oeil et du crayon! J'imagine que tu es fier d'être si responsable envers ton engin. Aprés toi, le déluge n'est-ce pas? Who cares what could happen to this lake! Ta masculinité servile m’horripile et mon humeur sombre te massacre dans le courant de ma mélancolie féline...

C’est vrai que c’est plaisant les balades en bateau, surtout quand c’est toi qui est dedans! Right my man!?! Si je le voulais, je pourrais presque te comprendre, si je me forçais le cerveau dans ta direction...

Mais lorsque que j’y pense bien, je veux malgré tout, de tout mon cœur, résister à la tentation de la pollution futile, à la tentation de ces plaisirs frivoles qui blessent ma mère la Terre. Te demandes-tu, toi qui frotte toujours quel est le mal que tu es en train de faire à ce lac? Un lac que tu dois aimer assez pour tes virées à plein moteur! Grrr, parfois j'ai comme l'impression que le monde tourne à l'envers du bon sens! Je rêve de canot et de glisse silencieuse et puisque c’est ainsi, là en mon bureau de sable avec vue sur ta connerie, je vais faire un vœu au soleil : Ne jamais posséder de bateau pollueur de lac, ne pas devenir une connerie du dimanche...

J’apprendrai la voile s’il le faut! Aussi riche que je sois, jamais je n’achèterai un bateau comme le tien! Aussi beau soit-il au soleil de mes vanités, je refuse de perpétuer cette douce folie. Une connerie de moins à mes jours ne peut pas faire de mal. Ça ne change pas le monde mais cela reste une promesse qui fait du bien au cœur en peine.

D’un autre coté, je l'avoue et j'en suis consciente: suis-je assez forte pour résister à l’invitation d’amis n’ayant pas les mêmes principes que moi? Il n’y a que les sea-doo que je boycotte jusque là. Aussi amusant qu’ils puissent être, je refuse de chevaucher l’un de ces engins aussi bruyant que polluant! Même ceux des amis me font grincer des dents. Il n’y a qu’aux ados que je pardonne cette foutaise. Comment résister aux joies du Sea-Doo quand on a 15 ans et toutes ces envies d’expérimenter ces émotions que laisse entrevoir le monde adulte aux portes de leurs perceptions enflammées.

Les chalets commencent à se vider, jour après jour un nouveau calme s’installe au village. Bientôt tous les bateaux iront se ranger dans quelques entrepôts et le lac retrouvera sa beauté sauvage. Jours après jours, la plage est un peu plus désertée, sous peu, il ne restera en ces lieux que la faune locale, résidente à l’année de ce petit coin de foret habitée. Je commence à repérer des notes de jaune-vert dans l’incroyable verdure qui tapisse les collines environnantes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, en ce mois d'aout non terminé, l’automne est en chemin....


Escapade...

Partir en canot à la recherche du soleil qui s'efface doucement. Glisser sur l’eau tout sourire, silencieux dans la nature éveillée. S’accorder avec le lac pour mieux voguer sur ses flots. Plénitude des sens...

Trouver le « spot » parfait, juste en face du soleil en descente. Grignoter un sandwich sur un rocher, discuter de la journée passée, s’embrasser dans la lumière dorée. Entre chien et loup, se perdre les idées dans les lueurs changeantes du soir paisible. Se détendre entre deux eaux, attendre les étoiles...


mardi, août 17, 2004

C'est une belle journée...

Avant que le ciel ne se voile et que ne revienne la pluie, je file profiter de mon petit bout de paradis estival. À venir en ce petit jardin de mots, une histoire illustrée, sorte de satyre ou défoulement plutôt niaseux, écrite et mitraillée hier, ayant comme sujet les pollueurs de lac du dimanche...


lundi, août 16, 2004

Les chats apaisent l'âme. Un chat n'a aucun souci, parce qu'il pense de manière intuitive.
Pal Gerhard Olsen

Les chats existent dans notre monde pour réfuter le dogme que toutes choses furent créées pour servir l'homme.
Froquevielle

J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
Geoffrey Household

dimanche, août 15, 2004

Fourmis des villes, fourmis des bois...


Que font deux couples de blogueurs qui se rencontrent en un petit coin de paradis?
Enfin j’inclus Juan dans l’équation même s’il ne blogue pas lui-même mais se fait croquer régulièrement par mes mots publics...

Ebb et Hoedic sont venus flotter dans notre bulle de lac réelle, rencontre humaine intra-blogs, rencontre qui déchire le voile virtuel, rencontre amicale qui fait plaisir dans le dédale anonyme de nos quotidiens pressés. Pas d’ordinateur pour meubler notre week-end, mais plutôt un pique-nique poulet sur sable, une croisière d’eau, une visite de chèvres et de fromage, un feu sous les étoiles, mitrailler une couleuvre en promenade, butiner les journées en sourires, musique et liberté, converser de choses et d’autres, de la vie et du temps, simplement, laisser couler les heures en douceur, avec bonheur...

Hypérion a sorti le grand charme, dans la tristesse de mes chats disparus, il s’est transformé en hôte parfait et s’est ainsi fait récompenser sous forme de caresses poilues jusqu'à en devenir saoul! Magie du web qui m’émerveille. Bistro futuriste où faire des rencontres étonnantes et se lier d’esprit avec d’autres âmes en balade...


vendredi, août 13, 2004

Parisian Smile's United Colors of Table de Chevet

Un p'tit concours original sur les Ondes de Parisian Smile. À quoi ressemble votre table de chevet? D'où partent les songes de vos nuits? À quoi ressemble votre "coin de lit"?
Pour en savoir plus, allez faire un tour de ce coté de la carnetosphère,
partagez et découvrez ces petits coins d'intérieurs....


J'ai moi-même soumis à ce projet mon petit coin d'intimité conjugale. Longtemps, j'ai eu une superbe chaise à trois pattes recouverte d'un vieux tissu comme table de chevet. Dieu sait que je n'étais plus capable de la voir en peinture cette maudite table! Bancale, attrape-poussiére, je l'ignorais pour ne plus y penser. Coté homme, une table qui datait de ma vingtaine, anachronique, rebus d'une ancienne vie, meuble pseudo moderne conçu comme porte magazine pour salon futuriste, complètement perdu en ce chalet vieillot, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il faisait plutôt tache dans le décor!

Puis à Noël dernier, petit miracle de saison, lors d'une promenade au pays des soldes Zellers, je tombe sur une paire de tables qui crie mon nom! Vu le prix extrêmement raisonnable, ce fut vite décidé et en un tour de main, elles étaient dans mon caddy! De retour en ma chaumière enneigée, avec toute la joie du monde, je jetai enfin cette vieille chaise qui me donnait le blues de nuits entières. Au rancart la vieille table de mes 20 ans et place à ma nouvelle paire de chevet, petit bonheur domestique d'épouse satisfaite! Juan revint de France avec le cadeau de Noël de ma belle-mère, jolie tortue de Chartres qui veille désormais à nos sommeils québécois...

jeudi, août 12, 2004

I AM 31% GRUNGE!
31% GRUNGE
What's this? The longest I've been without a shower is three days? Not even close, man. I should go sit out in the rain for a week.
Ma pomme de reinette et les pommes d’Api...

Izo, dans un "sweet" mail me demande pourquoi j’utilise l’expression «ma pomme», à toutes les deux minutes, lorsque je parle de ma personne. Comme ce n’est pas la première fois que l’on me pose cette question, je me suis dit qu’il était temps d’éclaircir la question...

Je pense que comme l'on peut avoir des tics de langage, j’ai quelques tics d’écriture, «ma pomme» étant l’un des plus flagrant! C’est une expression française que je connais depuis la nuit de mon existence, je ne sais pas trop comment cela a commencé, j’ai lu ou (et) entendu le truc dans mon enfance et c’est resté collé à mon cerveau. Avec l’expression si souvent «rabachée» : «Oh! Lui ou elle ou (moi), il, elle (je) est aussi haut que trois pommes assises »...

N’étant pas de grande taille(1m61) lorsque les haricots poussent bien, j’ai toujours eu un peu l’impression d’être aussi grande que, disons, deux pommes trois quarts! Et c’est une expression qui m’a toujours fait sourire, que je trouve adéquate, sans pour autant être réellement péjorative, l’une de mes toquades personnelles....

Ainsi lorsque j’ai commencé à parler de moi en ce blog, tout naturellement, pour me décrire, l’expression «ma pomme», est entrée dans mes mots, (peut-être est-ce la faute à San-Antonio?), en fait, cela me tanne de trop parler de moi, avec «ma pomme» déjà je mets une petite distance, c'est plus proche de ce que je ressens. Sans trop savoir pourquoi, je suis plus à l’aise en me référant à une pomme qu'à tout autre fruit ou autres déformations de langues! Je crois que c'est une expression assez populaire sur le vieux continent! Il y a aussi le coté un peu comique qui me plait bien et donne cette nuance qui me convient...

Comme ce sont des expressions qui font partie de mon héritage linguistique, je ne me suis jamais posée tant de questions sur le sujet, mais maintenant que j’y pense, je vais aller voir si je peux trouver d’où vient cette expression qui utilise une pomme pour parler d’une personne ou plutôt si mes souvenirs sont exacts d’un visage...

Est-ce quelqu’un connaîtrait, utiliserait cette expression ou en connaîtrait la raison? C'est un truc de langue que la Grande Rousse sait peut-être...

Après réflexions, peut-être est-ce simplement dans l’air du temps! Aprés tout, Gwyneth et Chris ont bien nommé leur bébé Apple! En farfouillant un peu la blogosphère, voici quelques carnets cette expression semble être ou avoir été utilisée ...


Pommes et Biscuit ~ Paul Cezanne

mercredi, août 11, 2004

Journée mélancolie...

Lutter contre l'humeur de passage qui agrippe la moindre des idées pour les engloutir en son sein "romantique", combattre le spleen de cette journée au soleil glacé. Ne pas se laisser emporter dans cette douce folie de l'esprit qui colore la vie de nuances sombres et funestes...

Via le DITL /ÉTYMOLOGIE / Philology : Subst. fém. en français ca. 1175 melancolie, malencolie, du latin melancholia, du grec : «humeur noire» ( «noire» + «bile»).

ÉTUDE SÉMANTIQUE/Definitions

1. (Médecine ancienne). Excès de bile noire, l'une des quatre humeurs (fluides) de l'ancienne physiologie provoquant un état pathologique. La bile noire était censée être secrétée par la rate (en anglais spleen) à qui on attribuait les accès de tristesse et d'exaltation selon la température. (L'expression se faire de la bile, se tourmenter en garder la mémoire). En physiologie moderne, la bile est secrétée par le foie; la littérature et la langue dans un usage quelque peu vieillie lui attribuent non la tristesse, mais, les accès de colère (échauffer la bile, exciter la colère de quelqu'un), sens dérivé qu'a le mot spleen, rate, en anglais. Le mot colère lui-même signifie étymologiquement bile).

2. État de tristesse vague, propice à la rêverie (v. les articles ÉTAT D'ÂME, RÊVERIE, SAUDADE).

3. État pathologique d'abattement, de découragement, de lassitude, de pessimisme (v. les articles DÉPRESSION, PESSIMISME). L'esthétique de la mélancolie trouve peut-être une justification que nombre de grands artistes ont souffert de mélancolie, ou du moins on a diagnostiqué chez eux une tendance mélancolique; parmi les plus célèbres on signale Molière, Voltaire et Chopin. Le mélancolique, l'homme ou la femme atteint de mélancolie, constitue un type littéraire recoupant en partie d'autres caractères comme le misanthrope, le grincheux, le mécontant, etc., présent dans tous les genres, particulièrement la comédie antique et moderne, mais aussi dans la tragédie élizabéthaine, le drame romantique, le roman, etc.

4. Caractère d'un lieu, d'un spectacle, d'une situation, d'un genre, d'un mode d'expression, etc. empreints de douce tristesse, de nostalgie, etc. Mélancolie des ruines, des couchers de soleils, de la séparation, de l'élégie, du tango.

5. Ésthétique de la mélancolie: Recherche du beau dans la tristesse vague, la rêverie nostalgique, etc. comme étant susceptibles de favoriser la création artistique. Culture de ces états dans le but de se constituer une personnalité littéraire et artistique fertile en création. Le poète porte en lui le souvenir d'un état de grâce, d'éternité, de beauté, d'absolu auquel il aspire au travers de l'art.

Mélancolie de l'infini: Aspiration du poète, surtout du poète romantique, à retrouver par l'art ou à exprimer par l'art, l'artifice ou la fiction, un paradis perdu, une existence antérieure, un idéal infini, un absolu afin de faire apparaître une réalité transcendentale encore inconnue.

«Je suis le ténébreux - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie;
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.»
Gérard de Nerval, El Desdichado

«Surtout je redoutais cette mélancolie
Où j'ai vu si longtemps votre âme ensevelie.»
Racine, Andromaque.

«L'air, les raisins et le vin des bords de Garonne sont d'excellents antidotes contre la mélancolie.»
Montesquieu

Ebony Coast ~ Dominique Gaudin
Cat trouble (La Mère Michel s'énerve)...

A l’aube, je me réveille. Le corps plein de sanglots, le cœur en peine, je cherche mes chats dans le néant. Je cherche le visible pour n'y trouver qu'un énorme vide. Depuis un mois, tous mes chats ont disparu les uns après les autres. Je pleure ma famille féline. Habitués depuis des années à aller et venir entre le chalet et la forêt, ils étaient libres de leurs mouvements. Ils revenaient toujours de leurs aventures, nous ne nous en faisions guère sur leur sécurité.

Tout a commencé avec Gaia qui a disparu la première, jolie Gaia, affectueuse, forte et chasseuse. Puis ce fut le tour de Patapouf de disparaître. Mon gentil Patapouf qui faisait des dialogues entiers en miaulant, phrases de chats que je ne comprenais pas. Puis Petite Crevette partit un jour se promener pour ne plus revenir, Petite Crevette, si douce et docile, petite boule d’affection et de discrétion. Sumiko, belle comme la nuit suivit le même chemin et depuis maintenant une semaine Yoda ne réapparaît plus! Et là, c’est trop!!! Mon cœur tempête, fait rage, il se brise contre les écueils de cette vie qui me souffle des cercueils de chats dans la tête. Les questions tournent en rond dans un océan d’incertitude. Où sont partis mes chats???

Je veux bien croire que la nature peut être responsable, mais de là à croquer mes chats les uns après les autres, je ne la crois pas si cruelle! Ne serait-ce pas plutôt l'une des caractéristiques de l’Homme? Qui a pris mes chats?!?!

Sur cette dernière rue du village, entre lac et forêt, (nous sommes l’une des rues les plus habitées à l’année), sur 16 maisons ou chalets, 12 vibrent d'humanité à l’année, ce qui est plutôt rare dans ce village composé à 75 % de résidences secondaires. Sur ces douze maisons, beaucoup aiment les chats, d’autres se taisent ou chuchotent, y’a-t-il un meurtrier sur ma rue?

La vieille madame tout au fond posséde une dizaine de chats qu’elle garde jalousement, peu sortent. Elle est un peu paranoïaque sur le sujet, elle parle de renards, d’ours, des dangers de la forêt et de ces gens qui tuent les chats par plaisir, on ne sait jamais qui c’est, mais ils existent répéte-t-elle! Il y a le p’tit couple à coté qui avait un chien assez tannant, gentil, mais un peu tannant. Le papy d’en face leur avait fait des menaces. En mars, le chien a disparu de leur terrasse, il leur reste trois chats! En les croisant au IGA, l’on partage nos malchances animales. Depuis la mort d’Atlantik, c’est l’apocalypse féline en notre chaumière!

Sur leur coté de rue, trois autres couples de vieux entre 50 et 70 ans que l’on ne voit guère, y’aurait-il un tueur de chats parmi eux? Les vieux si ça se tannent de voir un chat traverser leur précieux jardin, cela peut avoir la main sévère, après tout ce ne sont que des chats, n'est-ce pas?

De notre coté de la rue, au fond, le couple de sportifs, très doux et granola, je ne les vois guère tuer mes chats. Puis le Papy qui s’entend comme chien et chat avec la Mamie d’en face. Je le connais un peu, il craque à mon charme comme une brindille sèche. Il aime bien les chats et ne voyaient pas souvent les miens. Il n'aurait jamais osé me blesser. Il me dit entre deux confidences que c'est peut-être sa voisine qui les a kinappés! Heu! Pas sure! Puis vient une famille que l’on ne connaît pas. Arrivent ensuite nos voisins coté gauche, là je ne sais pas trop. L’année dernière, madame ne voulait pas nous dire bonjour car elle trouvait que nos chats allaient trop chez eux. En plus c’est des passionnés d’oiseaux alors bon! Et voilà pas que cette année, la vapeur s’est renversée et ils sont extra-gentils avec nous, proposent des outils si Juan veut s’amuser à construire de quoi, tente, réchaud, tout est soudainement à notre disposition! Que s’est-il donc passé dans leur tête! Et comme par hasard voilà que je n’ai plus un chat adulte dans ma maison! Serait-ce là un cas de mauvaise conscience prononcé, je me pose des questions...

Les voisins de l’autre bord ont eux-mêmes deux chats, ils aimaient bien les nôtres, je ne les vois pas virer couleur homicide. Ce matin, le cœur en chagrin, je me suis levée à l’aube, je suis partie dans la forêt derrière la maison, j’ai laissé couler mes larmes entre bois mort et rosée. Tandis que je parcourais la brousse, les fougères sont partout, j'ai cherché d'un regard fou mes chats disparus, je n'ai rien vu! Peu courageuse, je ne me suis pas aventurée trop loin, après tout, j’ai pas vraiment le goût de croiser un ours égaré à 6 heures du matin! À force d’entendre les légendes villageoises, un certain effet commence à se faire sentir en mes pensées, est-ce que les ours mangent les chats?

En attendant, quelques jours encore sans revoir mon Yoda ou aucun de mes chats et je vais aller faire le tour des maisons du quartier. Exposer ma peine, blablater mon histoire et guetter les réactions sur les visages, je vais entendre des dizaines de légendes rurales, maudit été de c...!!! Je ne peux pas croire que je ne reverrais aucun de mes gentils minous. La nuit, ils me visitent en rêve, je n’y vois pas là un bon « Omen »! Si au moins, il pouvait en revenir un seul, cela mettrait un peu de baume sur ma douleur interne. D'ailleurs, je n’ai pas dit mon dernier mot!

Hypérion, fils de Gaia, qui s’était sauvé le jour où ses frères prirent le chemin du Pet Shop et Obsidien, fils de Petite Crevette qui a lui aussi échappé à l’orphelinat des chats sont à mes cotés pour me nourrir de cette vibration féline nécessaire à mes jours. Je ne puis vivre sans chats, c’est inexplicable. I should have been a cat woman! J’espère bien ne pas devenir la petite vieille au fond de la rue qui ne vit qu’avec ses chats, à moitié sénile et complètement hermite. J’ai juste besoin d’avoir des chats dans ma vie, c'est plus fort que tout! Plus que deux minis chats entre mes 4 murs, cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. La maison me semble si vide, le silence plus intense, l'atmosphère moins légère. « Je veux revoir mes chats » hurle la petite fille au fond de moi....

La voisine de mon âge qui a perdu son chien me dit : «Brocoli est enceinte, si tu veux tu pourras venir prendre un p'tit minou!». Peut-être... Avant cela, je dois traverser cette contrée solitaire où me transporte ma peine, il faut que je trouve un coin tranquille où la déposer gentiment, ouvrir une boite de souvenirs pour y déposer ces pensées glacées, continuer d’enquêter...

D’un autre coté, si je dénichais un responsable humain, la vague de haine qui m’emporterait serait si forte que je ne sais pas si je serais en mesure de la contrôler, aprés tout je ne suis qu'une simple humaine sur la Terre! Mais Dieu sait si je déteste ressentir la haine m’inonder l’être et me bouffer la moelle de ses crocs d'ébène...

mardi, août 10, 2004

Dans ma bulle...

L'espoir est une bulle irisée qui colore fugitivement la vie.
Jean Mauduit

Les fées font leur lessive dans une bulle de savon et cuisent leur soupe sur un feu follet.
Béatrix Beck

La vie, c'est comme une bulle, une petite bulle perdue dans l'atmosphère, et qui éclate un beau jour quand le temps est venu.
André Major

lundi, août 09, 2004

Lundi soucis

Petits ennuis de santé douloureux mais sans gravité. Je pense en luttant contre mes maux à ce que disent les vieux : « Quand la santé va, tout va!!! » Ou un truc comme ça! Il y a une réelle sagesse derrière ces simples mots! Heureusement que je ne suis que la reine des petits maux qui me font rager au quotidien mais sont généralement de durée limitée.

J’ai juste l’impression, certains jours de blues, d’être un peu comme la poule blanche (célèbre dicton de ma Mére-Grand )! Même si pour l’instant je me sens plus prés de la Mère Michel qui a perdu ses chats! Je crie par ma fenêtre qui est-ce qui me les rendra? J’attends de pied ferme le pére Lustucru!!! Où sont passés mes chats? Voilà une grande question qui me travaille ces jours-ci...

Pour changer de cap avant de m’éclipser de cette virtuelle réalité, un petit lien qui me donne envie de changer de divan ou de peut-être d'offrir le mien à l'aventure. Faut que je creuse plus profondément ce sujet: Le "couch-surfing"! Je suis, depuis peu, bien intriguée par ce concept jailli des multiples possibilités offertes par Internet. Cela me semble une bonne façon pour voyager tout en rencontrant l’habitant d'un endroit étranger. Une idée à suivre, de mon divan québécois...

dimanche, août 08, 2004

Entre sable et nuages...

vendredi, août 06, 2004

Virtuelle réalité...

Avant de retrouver les joies d’Hubertus, j’écoute Radio-blog et cette chanson de la Tordue en boucle. Je laisse tourner cette radio fantôme qui m'entraîne ailleurs. Monotonie du soleil qui se cache. Je me balade dans la blogosphère, j’attrape au vol quelques paroles pleines de bon sens, un peu de plomb dans ma cervelle de moineau...

Via Inspiration évasive: "Trouble alimentaire // J'lis des forums d'anorexiques et je me trouve chanceuse. Parce que je ne comprend pas ces filles, qui se fixent comme objectif de porter du taille 1, et qui se trouvent encore grosses parce qu'elles aimeraient mieux porter du «Zéro». Ces filles qui se demandent si c'est plus engraissant de boire du thé chaud ou froid. Je mange à ma faim, j'ai un poids proportionnel à ma taille, et je m'assume. La vie, c'est plus qu'un chiffre sur une balance..."
Rêve sans aucun rapport avec la vie...


Unexpected Encounter ~ Al Feldstein

Cette nuit, j’ai certainement fait l’un des rêves les plus « weird » de ma mémoire féminine! Par je ne sais quelle opération du Saint-Esprit, j’ai rêvé que je me mettais moi-même des implants mammaires. Ce qui n’a absolument aucun rapport avec ma vie! Quiconque me connaît sait combien c’est un besoin que je ne connais pas! Et pourtant...

J’étais dans cet étrange avion quelque part entre deux nuages, destination inconnue, et voilà pas qu’il me vient l’étrange idée de me mettre des implants. Pouf!!! Par magie, une hôtesse de l’air m’amène une paire en silicone et un scalpel! N’importe quoi! Comme si je savais parfaitement ce que je fais, je prends le scalpel et tout naturellement m’ouvre le dessous du sein pour y glisser l’implant. Pas de sang, pas de fluides, cela se referme naturellement et à l’intérieur de moi ma conscience hurle! « What the F...! ». Je suis vraiment aux prises avec un rêve pas rapport !

Incrédule, je me vois de l’intérieur enfiler le deuxième! Yerk! Impuissante, je décide de regarder la suite sans trop m'en faire. C'est un peu comme voir un film dans lequel on vivrait dans la peau du personnage que l’on regarde. Je sens ces corps étrangers en ma poitrine, cela me dégoûte au plus haut point. Mes seins ont gardé la même grosseur ! Évidement vu qu’à la base" i don’t need any" !

Je suis dans une espèce de jet avec une demi douzaine de personnes. Tout est normal pour tout le monde sauf pour ma tête qui n’en peut plus de l’absurdité de cette situation ! Je peux presque avoir une vision X-ray si je me concentre. Je peux voir flotter sous ma peau les poches de silicone qui ont remplacé ma chair intérieure. J’ai comme une peur confuse qu’elles se déplacent, j’imagine trop un sein me remonter dans l'épaule ou je ne sais en quel endroit bizarre. Yerk! Sans être douloureux, c’est extrêmement inconfortable. Cela ne vaut vraiment pas les sensations des vrais ! Avant de céder à une panique entraînant la folie de mon cerveau, je me dis quelque part au fond de moi que c’est juste un rêve, pis y’a juste à se laisser couler dans le flow !

C’est à ce moment que commence l’action aérienne. Le pilote est un bandit suicidaire et les hommes se battent pour je ne sais quel raison tandis que l’hôtesse me dit que l’on peut apercevoir les lumières de L.A à l’horizon. Je me dis : "Vu comme c’est parti, on va plutôt s’écraser comme une grosse mouche dans le désert!" L’avion pique subtilement du nez, cela se bat encore dans la cabine, je regarde par la fenêtre, les lumières de la ville gargantuesque se rapprochent. Personnellement, je suis trop perturbée par mon propre débat intérieur à accepter ces nouveaux faux seins, rean à foutre de leurs conneries, après tout quoi qu’il arrive, c’est plus mon problème. I just want my real tits back !!!

Un héros sort vainqueur du conflit, il prend les commandes de l’avion alors que nous sommes pratiquement en collision avec un building. C’est légèrement excitant, plus vivant qu’un tour de manége à la foire ! Le bonhomme, c’est manifestement un pro, il rase les bâtiments sans les effleurer. L'on souffle de soulagement. Tout le monde est K.O sauf le héros! L’hôtesse et ma pomme sommes les « guidounes » de circonstances ! Super !!! Le fun n’en finit plus de me faire grincer des dents! Ce songe est des plus absurdes ! Enfin je me réveille de cette niaiserie nocturne...

Je ne peux m’empêcher de souffler en tâtant ma chair retrouvée. C’est un soudain bonheur que de les avoir là. Franchement quelles idées ! Et quel rêve biscornu ! Y’a de ces nuits où vraiment cela ne tourne pas rond dans ma vie !!!

Aprés quelques cogitations mentales, arrive des tréfonds de ma conscience, une étrange idée en cette matinée sans soleil, ma mère a eu le cancer du sein, et si c’était relié ?!? J’en passe deux mots à Juan sur Msm, il me répond sans connaître la fin de mon rêve: « Hum ! C’est pas plutôt que tu regardes trop la tv ! » Heu ! Même pas ! Naaaa ! Ces derniers temps, c’est vrai, avec l’été, je peux regarder pas mal de conneries, ok j’avoue ! Mais bon, quand même pas à en perdre mes seins pour autant !!!

jeudi, août 05, 2004

Les mots de Faiza...

Ciel laiteux, j’en profite pour retaper une traduction de papier, je passe par chez Faiza voir comment cela se passe, ces jours-ci, à Bagdad. Elle a des ennuis de santé, ce n’est pas drôle, pas évident de se soigner non plus. Je lis ses péripéties lorsque je tombe sur ce passage qui décrit ma pire angoisse d'épouse. Se retrouver dans un monde si torturé que le diabète serait le moindre des soucis sociaux. En ces conditions, combien de temps avant que je ne sois veuve? C’est l’une de nos réalités de couple, parfois j’en parle, comme pour exorciser la crainte subtile qui m’envahit si j'y pense trop fort...

Extrait du billet daté le 31 juillet 2004 ~ She said: the medicines are very rare, before the war, a patient used to pay 750 Dinars (about 50 cents) for the medical examination and three items of medicine. Now he pays the same amount just for the examination and one item of medicine only. The permanent diseases medicines, like diabetics and hypertension, are not available, so do not ask about them. And the medicines we dispense now come from the lots we have stored before the war….

And what is the Ministry of Health doing? I asked in amazement, because I always thought that medicine is a priority, like water and electricity…She said: don't ask. Perhaps the reason is that they do not have a budget or financing for the importation, perhaps the administrative corruption that has become well deserving of censorship…a gang of thieves went away, and instead, tens of new gangs settled in.

What about the New Government? I asked, don't they have any authority to perform positive steps for serving the people???It is a temporary government, she said, and every one in it is either an honest person who hides in his house, in fear on his life, of an assassination, or a thieve who wants to seize the opportunity to steal as much as possible before the end of his authorization period….and that is one of the reasons for assassinations of government members, for some hate them because they see them as beneficiaries, while the others are unemployed, and hungry. So, how could you stop these feelings of hate, and the desire to revenge?My heart was heavy, and we kept the silence until we got to the clinic.

Version française ~ Elle m’a dit: Les médicaments sont très rares, un malade qui auparavant payait 750 dinars (environ 50 cents) pour une visite médicale et trois médicaments paye aujourd’hui le même montant pour une visite et un seul médicament. Les traitements pour les maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension ne sont plus disponibles, alors n’en demandez même pas. Et les médicaments que nous avons en réserve proviennent des stocks d’avant la guerre....

Mais que fait le ministère de la santé ? Je lui ai demandée stupéfaite, parce que j’avais toujours pensé que la médecine était une priorité au même titre que l’eau et l’électricité. Elle m’a répondu : Ne demandez pas. Peut-être que la raison est tout simplement qu’il n’ont pas de budget ou qu’ils financent l’importation, peut-être est-ce les suites de la corruption administrative, une bandes de voleurs est partie et à la place, dix nouvelles bandes se sont installées.

Mais que fait le nouveau gouvernement ? Je lui demandai. N’ont-ils pas le pouvoir d’agir en fonction et pour le bien de la population ? C’est un gouvernement temporaire, m’a t-elle répondu, et tout ceux qui le constitue sont soit des personnes honnêtes qui se cachent dans leurs maisons car ils craignent pour leur vie, par peur d’être assassinées. Ou ce sont des voleurs qui profitent de l’occasion pour voler le plus d’argent possible avant la fin de leur période au pouvoir. Et c’est l’une des raisons de ces assassinats des membres du gouvernement. Certains les haïssent parce qu’ils les voient comme des bénéficiaires alors que d’autres sont sans emploi avec la faim au ventre. Alors comment arrêter ces sentiments de haine et les désirs de vengeance ?

Mon cœur était lourd et nous avons gardé le silence jusqu'à ce que nous arrivions à la clinique...
Nouvel annuaire virtuel pour la belle province...

Via Marie et les catastrophes inévitables, découverte d'un nouvel annuaire de blogs visant à répertorier les journaux en ligne du Québec: Québéblogues ...

Je m'éclipse dans le temps et dépose derrière moi les mots de Marie: "ENFIN! N'en déplaise aux Français ou aux autres nationalités dans le monde des blogues, j'ai toujours apprécié un peu plus les blogues québécois en grande partie parce que ce sont des personnes ayant la même réalité que moi. Et Dieu sait que c'était une tâche ardue que de les retracer parmi la foule d'autres blogues provenant de partout dans le monde!"

Don de mots...

Touchée par le destin tragique de Laurette Fugain, Zorica Sentic a eu l’idée d’un projet tout en mots, pour conjurer le sort, éloigner le malheur et laisser vibrer le coeur. Partager un peu de son âme avec des enfants malades. Utiliser les mots pour donner un peu de soi. Une goutte d'amour pour l'espoir de la vie. Voilà en quoi consiste l'initiative de Zorica. L'idée première est de rédiger un livre composé de courts textes inédits qui auront pour objectif de répondre à la question suivante : "Sais-tu ce que c'est que l'amour ?"

« Des petits mots vrais et vivants, peuvent-ils contribuer à soigner de grandes douleurs autant que les petits maux du cœur ? C’est ma façon à moi, faute d’autres moyens, de donner un peu de ma moelle. » Zorica Sentic.

À cette petit don de moelle littéraire s’associe Nouvelle Donne (le magazine de la nouvelle littérature), un appel de texte est lancé ! Qu'il s'agisse de textes en prose ou de poèmes, de mots dessinés, de chansons esquissées ou gestes inventés, que vous soyez un écrivain ou pas, célèbre ou anonyme, vous pouvez participez à ce projet de compassion en envoyant vos textes selon les indications ici (Clôture de la collecte début septembre 2004.) L’intégralité des bénéfices de ce petit/grand livre sera versée à l’Association Laurette Fugain

mercredi, août 04, 2004

Summer Flows


Hier, spleen et idées noires, je décide d’aller méditer au bord de l’eau. Je ne vais pas sur la longue bande de plage qui s’étire tout le long du village. Je bifurque au coin de ma rue et emprunte ce petit chemin, si peu fréquenté, caché parmi les buissons. Petit sentier de broussailles, enclave sauvage entre deux propriétés secondaires. Accès réservé aux habitants de ma rue, en réalité, peu de personnes se rappellent de son existence.

Sure de ne pas y rencontrer foule, je suis ce petit sentier en arrachant sur mon passage les toiles d’araignées qui s’y sont installées. Personne ne doit être passé par là depuis des lustres! J’aperçois les paillettes d’eau au loin, je respire profondément, l'air est pur comme un ange, tout est calme, reposé, (j’entends presque les clochettes tintinnabuler). J’arrive devant le lac, subtilement plus sereine. Je souris aux anges qui passent, je glisse doucement mes pieds dans l’eau tiède. Je laisse le soleil couchant me réchauffer le cœur et les idées. Je fais le vide...

Les vaguelettes, timides, déposent devant moi une petite plume blanche. Elle flotte à la surface de l’eau, elle danse avec le lac, elle m’attire le regard. Je l'attrape, la ramasse et l’adopte en mes pages. Silence humain, palpitations d’eau, nature en fête et paix en mon âme.

Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.
Fatou Diome

Etre jardinier, c'est être comme le Bon Dieu, c'est donner vie et beauté avec de la terre, de l'eau et des graines.
Jean Chalon

Un échec apparent peut contenir les graines d'un succès qui germera en son temps, et donnera des fruits toute l'éternité.
Frances Ellen Watkins Harper

mardi, août 03, 2004

Mots fugueurs...

Je « virtualise » ici bas, ma feuille perdue qui s’était cachée entre deux définitions, pour réaliser en la retapant les coïncidences qui font que ces mots me glissent entre doigts comme des poissons depuis que je les ai attrapés, un dimanche matin à Montréal...


Anonyme parmi la foule, je me glisse entre ces bulles d’humanité jusqu'à en devenir effervescente...

Retrouver la saveur de mes 20 ans sur un balcon avec vue sur les arrières cours de la grande ville. Retrouver la saveur de mes 20 ans entre deux boutiques flyées cachées sur Mont-Royal. Retrouver la saveur de mes 20 ans avec ces journées sans Internet, en ce quartier qui m'absorbe, avec la ville à mes pieds. Je retrouve en ces quelques moments les saveurs de mes 20 ans et je les conjugue avec ma trentaine qui se déchaîne à l'horizon...

Se ressourcer devant cet arbre qui frisonne de rosée matinale. Minuscule bout de nature, repaire d’écureuils et d’oiseaux qui gazouillent. Au loin, une fanfare ajoute à l'atmosphère des notes qui s’envolent sur le Plateau ensoleillé. Effervescence urbaine, toutes sortes de souvenirs jaillissent des sources de ma mémoire pour se jeter dans l’océan de mon individualité qui s'éveille.

3 étages plus bas, des enfants piaillent, une famille s’ébat de bon matin. Des petits garçons jouent avec des cailloux dans le caniveau, une musique orientale s'installe, Sting et Cheb Mami arrivent jusqu'à moi. Un énervé s’amuse à ratisser son mouchoir de pelouse. Le soleil chauffe ma peau dénudée. Je replonge entre les pages de mon livre. Je ressasse quelques vérités oubliées, connaissances du passé, avalées par l’incroyable évolution des gens, des mœurs, des idées qui font de nous une masse.

Tourbillons de vents, souffles de géants, courants d’air pollués d’humanité. Un petit vent taquin capture mes feuilles en son sein. Elles s’envolent sans que je n'y puisse rien. Vol de mots à l’ancienne...

Je me lève précipitamment pour descendre l’escalier en colimaçon. Je fais un sourire aux voisins et je récupère ces mots qui fuguent en la « Montréalité » de mon dimanche matin...
Ciel menaçant et lueurs dorées
sur lac qui frissonne....

lundi, août 02, 2004

Les mots de Faiza...

Nouvelle traduction au soleil. Dans la paix et le calme, je traduis Faiza, consciente d’être privilégiée dans un monde qui tourne fou bien trop souvent. À force, je commence à m’attacher à Faiza. Pas toujours évident de traduire ses mots qui sont déjà traduits de l’arabe. Parfois, il me semble percevoir une forme de pensée qui m’est totalement étrangère, parfois, j’ai l’impression d’en perdre mon français, puis la seconde passe et les phrases trouvent leur chemin pour exprimer cette humanité qui s’écrit...

Faiza écrit beaucoup, je ne traduis que des extraits de son blog, des morceaux de ce qui me touche le plus. Comme je le fais de mon propre chef, je me contente de faire ce qui me plait! Je prends parfois ce qui me semble être des libertés mais au moins, cela permet de ne pas trop rouiller avant la rentrée qui approche au galop. Avec cette traduction, j’ai découvert Amman en Jordanie, dont je n’avais pas vraiment idée de l’existence, Faiza se remémore souvent Bagdad avant les guerres et les haines (prochaine traduction), et même si je prends parfois ces mots avec un grain de sel, comme elle le dit elle-même, l’on a pas besoin d’être toujours en accord pour partager et échanger...

Tuesday, 13th., July, 2004

Good morning….

We are still in Amman. We will go back to Baghdad next week, by God's will. I miss our home, our garden, and the generator, and the cat that we got to know before we traveled, I hope to find her still in the garden, and haven't run away yet… I miss the relatives, the neighbors, my friends and work colleagues, the busy streets of Baghdad, the tired faces of the people, the old shops, the soaring palms of Baghdad, and the immortal Tigris….
Here in Amman, almost every evening we hear the noises of explosions that frighten us, thinking them artillery or fighting noises, as in Baghdad… then we discover that they are only fireworks, celebrating a happy occasion. We laugh at our selves, wishing that the noises of explosions would disappear from Baghdad and all other Iraqi cities…. We do not even want to hear the fireworks noises there…as every one is basking in the quiet…quiet…how lovely the world is with the quiet…..
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I received many letters from old friends and new readers, bearing various comments; I thank them all, whether I agree with them or not, it is not important, the important thing is learning how to share, in thinking or dialogue, maybe that would be the best and most beautiful way between humans…the makers of civilizations, instead of wars, hatreds, and foolishnesses… we have to break this ice, these fences, by dialogue….this, I think, is the comfortable way…. it does not lack troubles, but it is a peaceful way with no violence….and we all hate violence, because it is an uncivil way to talk, that is not worthy of humans….

Bonjour,

Nous sommes toujours à Amman. Nous allons rentrer à Bagdad la semaine prochaine, "à Dieu ne plaise". Ma maison, mon jardin, le générateur et le chat que nous avons connu avant de partir me manquent. J’espère le retrouver dans le jardin et qu’il ne s’est pas sauvé. Ma famille, mes voisins, mes amis et mes collègues me manquent, les rues animées de Bagdad, les visages fatigués des gens, les vieux magasins, les palmiers qui s’élancent vers le ciel et l’immortel Tigre...

Ici à Amman, nous entendons presque tous les soirs des bruits d’explosion qui nous effraient, nous les prenons pour des tirs d’artillerie ou des bruits de combats, comme à Bagdad. Puis nous nous rendons compte que ce ne sont que des feux d’artifices qui célèbrent une heureuse occasion et nous en rions. Nous souhaitons que les bruits d’explosion disparaissent de Bagdad et de toutes les autres villes iraquiennes. Nous ne voulons même plus entendre le bruit des feux d’artifices, alors que chacun de nous se prélasse dans le calme. Comme le monde est charmant dans le silence...
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Je reçois beaucoup de lettres d’amis de longue date ou de nouveaux lecteurs avec toutes sortes de commentaires variés. Je les remercie tous. Que je sois ou non d’accord avec eux n’est pas important. Ce qui est important, c’est d’apprendre comment partager tout en réfléchissant ou en dialoguant. Peut-être serait-ce la meilleure et la plus belle façon «d’être» entre humains... Les «dirigeants» des civilisations au lieu des guerres, des haines et de la bêtise... Nous devons briser la glace, «défoncer» ces barrières par le dialogue, c’est à mon avis la façon de faire la plus rassurante. Elle n’est pas sans difficulté, mais c’est une façon de faire pacifique, sans violences. Et nous haïssons tous la violence parce que ce n’est pas une manière civile de se parler, ce n'est n’est pas digne des humains ...

dimanche, août 01, 2004

Sunday Sand

Une brume de chaleur enveloppe les collines à l’horizon. Petits vents pour rythmer le grand lac, petites vagues qui se cassent sur le sable chaud. Le soleil joue avec de gros nuages cotonneux qui parcourent les cieux. C’est dimanche à la plage....

L'homme lit et je traduis. Les voiles glissent en silence, petites touches de couleur qui flottent dans le paysage. L’eau et le ciel se conjuguent et s’harmonisent de lueurs en nuances. Bleu d’encre qui prend des airs de Méditerranée. Toute à la beauté de cette journée, je commence à rêver tropical sur le sable.

Rêver de cocotiers et de palmiers courbés sous le poids des années passées au paradis. Sable fin, corail lointain et mes rêves se teintent de turquoise. Mémoire d’eau salée, je me laisse glisser dans le vent, je m’étire et me détend, un rayon de soleil vient me dorer les idées, je ferme les yeux et savoure...
Underwater Love

Bruissements de feuilles vertes sur fond de ciel bleu. Odeurs marines et reflets d’arbres fiers dans l’eau claire. Nous entrons dans l’eau fraîche...

Rires et caresses, légère comme une plume, je me colle à son corps ferme, cela dégénère rapidement. Nous nous exilons loin de la foule et du bruit. Deux corps seuls dans une immensité d’azur, ainsi commence notre chanson...

Je le guide, coquine, ma douceur féminine absorbe sa virilité réveillée. Il va, il va et il vient entre mes reins. Je le retiens d’une main. Il soupire de délice. Ma paume sur sa fesse, je me plonge en son âme. Baisers mouillés et caresses d’eau. Des vagues de plaisir m’emportent, je bois une tasse de lac. Il me ramène à la surface. Il m’empale sans un mot. Je me mords une lèvre pour ne pas laisser paraître mes sensations. Un nageur passe non loin, nous flottons innocemment...

Désirs sous marins qui se consomment dans le silence du temps. Je n’ai plus pieds, je m’accroche à son corps qui me prend doucement. Je glisse amoureusement le long de mon homme qui tangue avec les courants. Algues et Goélands. Une libellule curieuse se promène et nous observe, virevoltante, autour de notre amour qui se consume avec remous et sans bruits..


Morning winds..

Hier Blogspot s’est fait la malle. This morning Hotmail is still down but my man is up! My goal of the day, m’attaquer à une autre traduction estivale

Un thé chai dans ma tasse, l'homme chantonne dans le salon. C’est la rentrée dans 28 jours ! Aiaiaiaialllllle ! I don’t want to let the summer go! Gentle cries in the morning winds, i don’t really want to go back yet. Plus qu’un an à tirer, presque pro mais pas encore, le fil de la vie qui se déroule dans le temps qui nous avale...

C’est pas le temps de retourner sur le campus complètement rouillée, à moitié suffira amplement! Mais ce matin, j’suis trop heureuse, j’ai retrouvé ma feuille perdue, cachée au milieu de ce sacré Robert ! Une bonne surprise au pays des mots qui s'égarent...

vendredi, juillet 30, 2004

Paillettes d'eau

Des paillettes plein les yeux, je regarde le lac qui scintille de mille reflets d'argent. Il m'en jette plein la vue. Je capitule avec délice, trop sensible à ses charmes, je courbe l'échine pour mieux le saluer, avant de le pénétrer, tout doucement...


Stereo-log (Barbare et Marshmallow)...

Mono, j’hais ce mot! Mono-mind. Mono-Thinking, i hate the mono notion! Je parcours Robert, entre autres définitions, dont celle monographique, je trouve enfin celle qui m’énerve ainsi qu'une petite perle posée au détour de la même page…

Mon(O) – Élément du gr. monos, « seul » unique...
Monoïdéisme : de mono et idée. État d'un esprit occupé de façon quasi exclusive par une seule idée ( Idée fixe). Adj: monoïdéique.

Je n’aime pas les boites de vie qui s'écoutent en mono. Ces boites mentales dans lesquelles s’enferment tant de gens, de quelques sortes elle soient, aussi cools qu’elles soient, je me sauve de ces prisons invisibles avec toute la force de mon esprit. On s’associe à un groupe, on en prend sa forme, on se moule à ses idées et puis l’on devient mono-mindé !!! Pauvre âme collectée par la masse vorace. Monochromé, l’on perd une partie de son humanité, un morceau de soi, pour devenir un bon mouton au milieu de ce troupeau d’existence particulier. L’on croit alors que l’on connaît la seule vérité au monde, la seule bonne façon d’exister, tout cela me fait doucement m’éclater. Tant de mono dans cette vie que je rêverais d’écouter tous les jours en stéréo.

Si tout n’était que blanc ou noir, l’on s’en serait rendu compte depuis le temps que les Hommes cogitent sur la Terre. Mono, my ass ! Si l’humain vient en tant de formats, en tant de couleurs différentes, s’il est petit, rond ou con. S’il est surprenant, désespérant ou passionnant, il n’en reste pas moins qu’il n’est jamais mono-humain. Il se décline sous tant de nuances qu’il colore les planètes de ses excès et de ses pitreries. La planète n’est pas uniforme, elle tourne en de multiples dimensions, comme disait les vieux de mon enfance : « Ah ! Mais y’en faut pour tous les goûts, ma fille ! ». La tolérance est la clé du système stéréo...

Pourtant, ce « mono-thinking » semble faire partie de nos gènes. Il se répète si souvent, toujours de façons différentes, toujours dans une boite fermée qui périme. Nous sommes donc tous différents et tous les mêmes en cette humanité qui s’étend parfois comme un arc-en-ciel merveilleux et d'autres fois comme une vision d'enfer terrestre. Je n’ai jamais bien aimé être mise en boite. De plus, mes années sur le Plateau m’auront définitivement « dé-mon(o)-isé ». Plus de mono possible en mon cerveau. J’alterne mes genres au gré de mes humeurs, je collectionne les paradoxes en riant dans ma bulle de vie en mode « stereosensible ». Solitaire dans l’âme, je n’accroche que peu au phénomène de troupeau, j’aime trop faire cavalier seul au soleil. Mouton noir par désespoir. Je regarde de loin ces milliers de troupeaux qui s’attroupent par groupes d'âges ou d'idées, parfois j’en accompagne un parce-qu’il le faut bien, pour survivre en cet univers trop souvent monotone. La vie hors troupeau est toujours un peu plus ardue, qui a dit que la facilité menait à la félicité ?

Une larme excentrique, une touche goth, un souffle hippie, un cheveu sorcière, un doigt nonne, une goutte intello, une pensée grunge, un zeste de sagesse, un grain de folie, rose bonbon sur les bords, dévorée de l’intérieur, freedom freak, naturellement coquine, sexuellement victorienne, une once provocatrice, un brin exhibitionniste, un rien rebelle, domestiquée par Amour, fantasme d'Histoire, un tout sauvage qui socialise à l’air du temps, pour se divertir du présent. Multi facettes, multi nuances, multi angles, multi croyances, je vis ma vie en multiplex.

Je m’éloigne consciemment des noirceurs humaines, je les regarde se gaver au loin pour ne point en oublier leur existence et leurs dangers qui excitent ma curiosité. Je me tourne vers les solstices ancestraux à la recherche de la Lumière, je rejette ces ombres qui m’encombrent. Ces ombres de l’esprit qui flottent dans le silence des idées inavouées de tout cerveau humain actif, ces ombres qu’il faut combattre pour mieux vivre, pour ne pas se faire bouffer. Il m’arrive de perdre des batailles. Je me fais déchiquetée par le néant, écrabouillée par le mauvais, je fais la morte. Je sens la mort. Je lui fait un pied de nez mental et jamais je n’arrête la guerre. Plus tenace que Bush et sa passion guerrière, je me bats chaque jour avec ces ombres qui aimeraient tant m’emmener en leur autre troupeau, qui attend toujours, quelque part dans les parages. Blessée, réparée, balafrée, rapiécée, traumatisée, je me relève avec hargne, je fustige et me durcis la couenne, je continue le combat dans le silence de ce que je suis en cette vie multicolore qui me défile sur le corps...

Drôle d’oiseau sans plumes ni augures, je laisse s’envoler des mots qui s’échappent dans l’inconnu de ces yeux qui les regardent, les jugent, les critiquent, les perçoivent selon leurs propres différences. Rendu là, c’est hors de mon contrôle, c’est l’aventure des mots qui commence. Ils sont adoptés ou rejetés, appréciés ou détestés, je n’y puis plus grand-chose. Ce n’est plus vraiment mon problème, s’en préoccuper, c’est se casser la tête au virtuel. Je préfère savourer la solitude de ma bulle, sur le sable. Me construire au soleil, enrobée de nature et de liberté. Flotter comme une goutte perdue dans l’eau « multi-bleutée » du lac qui s'étend paisiblement à mes pieds...

jeudi, juillet 29, 2004

Singe de ville...

La singerie de juillet chez Martine et Blork, porte ce mois ci sur nos premières impressions de Montréal (en particulier). Montréal?!? Pourquoi Pas? Allez, je plonge dans mon bac à souvenirs...

C’était en novembre 87, j’avais 14 ans. J’avais déjà pas mal voyagé sans jamais resté bien longtemps ailleurs, (Europe-Russie-Etats-Unis). J’étais fine prête à quitter mon jura  profond pour la grande ville américaine. J’avais retrouver la marche, je ne faisais plus pitié dans la rue en clopinant misérablement, mon accident et son handicap étaient enfin derrière moi et devant moi, à l’infini s’étendait Montréal...

Nous sommes arrivées à Mirabel un soir glauque de novembre.De Mirabelle à Montréal, l'espace dans le noir. Nous débarquâmes au Ramada du Centre ville, ma mère et moi, avec nos deux valises. Trouver un appartement, reprendre l’école, tout était à reconstruire. Nous avions troqué la petite maison au milieu de champs pour la fièvre urbaine du centre ville. Je me rappelle de la première nuit comme dans un rêve. Nager dans une bulle d'idées floues, l’adrénaline qui pompe le coeur, trop de sensations et d'émotions différentes à assimiler, laisser glisser le temps. En une semaine, nous avions emmenagé dans un appartement au 21iéme étage, coin Guy et Maisonneuve. La fenêtre de ma chambre s’ouvrait sur un vide vertigineux et une floppée de lumières avaient remplacé les étoiles, lucioles de l’éphémère, la ville vibrait à mes pieds. Tout était nouveau, presque magique, surnaturel sur tant de points subtils...

J’allais avoir 15 ans, j’étais invincible. La ville me semblait être une immense film, un immense terrain de jeu où découvrir la vie, comprendre l’univers, tout était possible à mes yeux d'adolescente ébahie...

J’ai repris l’école sur Queen Mary. École française, gérée par la France, nid à poules rempli d’œufs en or flottant dans un luxe insouciant. Petite France à l’étranger, petit  ghetto d'idées...

C'est de là que j'ai découvert le Café Campus, depuis transformé en Second-Cup non fumeur ( autre ironie de la vie qui s'éclate). Ah! Les mardis-rétros du Campus à 16 ans, lorsque l'on peut rentrer sans se faire carter et s'oublier avec des copains en se foutant de tout et de rien. Montréal était si belle dans ce temps là. J'étais toute jeune, si fraîche. Je prenais le bus du Centre Ville à l’Oratoire, (la 51, je crois en me farfouillant la cervelle), ou le métro Guy-Snowdon suivant le froid en vigueur. Ma réalité était irréelle. Le béton enrobait mon quotidien sauf lorsque je me perdais les dimanches au Tam-Tam de la Montagne. Montréal était la reine de mes nuits. J'étais émerveillée dés que j'ouvrais les yeux. J'aimais Montreal, ses gens, ses couleurs, sa diversité qui venait me chercher les trippes. Que d'aventures urbaines en ma mémoire. Je la contemplais, jour aprés jour, avec délice et curiosité...

J’avais l’impression que jamais je ne pourrais en connaître tous les recoins, elle me semblait s'étendre à l'infini. La comprendre et capter son essence me semblait une tâche incroyable. Je la savourais chaque jour, au détour d’un trottoir, au détour d’un nuage, j’étais en amour avec elle mais je ne m’en rendais pas vraiment compte.  Je voguais dans une espèce de bulle étrange où dés que je sortais de l’école, de la maison, j’entendais toutes sortes de langues inconnues, dont ce français, qui sonnait si étrangement à mes oreilles, que je n’y comprenais quasiment rien. Je regardais les gens, bouche bée, essayant de capter ce français d’ailleurs et mon cerveau rageait de ne pas arriver à y voir clair. C’était encore l’anglais que je comprenais le mieux dans ce temps là...

Je nageais en toute liberté dans l’aquarium urbain, je m’amusais comme une petite folle, bien droite sur mes deux jambes qui fonctionnaient et obéissaient enfin à mes moindres désirs. La nuit, j’écoutais battre le pouls de la ville, un crayon à la main, je formais des phrases et m’efforçais de capter cet étrange environnement qui était mien. j'étais bien. Et puis la vie passa, je grandis, je vieillis, mon amour pour la ville tourna au vinaigre de framboise, mes premières impressions si heureuses se firent avaler par la vie gloutonne qui grignote son petit monde. Et je partis en courant me réfugier parmi les arbres. Mais ça, c’est bien d'autres singeries de vie, sans rapports avec celle-ci...
Maudit Jupiter!

Matin grognon. Pas envie de faire les choses que j’ai à faire, et là je pourrais élaborer à l’infini mais Etolane ceinture ma tête et affirme son pouvoir! Ok, t’es chez toi ma belle, je viendrais pas répandre là mes grognements. Tiens je vais plutôt aller voir mon horoscope...

29 juillet 2004 ~ Votre horoscope personnalisé: Jupiter est en conflit avec votre Venus natale : La conjoncture actuelle des planètes vous apportera quelques désagréments affectifs ainsi qu'un peu de morosité passagère, peut-être dûs à une déception amoureuse. Vous vous sentirez nostalgique.

Ben voilà, ben voilà c’est faute à Jupiter!!! Cela ne m’étonne guère!!! C’est cela, je me sens nostalgique même si mon couple va bien. L’homme a la grippe, j'avoue c'est "poche", le diabète  se rebelle, l'homme doit aussi avoir un conflit dans ses étoiles....

mercredi, juillet 28, 2004

Pouvoir des mots...

En parcourant cette entrevue sur papier virtuel, la première réponse de C. Delaume s’accroche à mes idées virtuellement égarées. Elle se tatoue en mes pensées libres, elle s'associe à mes goûts. Je la savoure en silence et la dépose doucement dans mon panier de mots fait d'osier invisible...

Flu : Pourquoi écris-tu, et pour qui ?

Chloe Delaume : L'écriture comme la lecture font partie des rares activités qui me paraissent concrètes et auxquelles j'accorde de l'intérêt. Ecrire est probablement le seul moyen que j'ai trouvé pour agir sur quelque chose, de manière ludique : toucher physiquement à la langue, la manier voire la manipuler. Je n'écris pas pour quelqu'un, la question de la réception du texte ne se pose pas pendant la phase d'écriture.

Après les monstres nocturnes, les tourtereaux de minuit...

Hier soir, Miss Kay et Guillou ont pénétré ma bulle de lac entre les arbres. Après dîner, quoi de mieux pour se détendre, qu’un petit bain sous les étoiles? Un peu d’amour sous la lune embrumée, les tourtereaux en visite s’ébattent dans la nuit.

L’homme fait ses longueurs, ma main se digitalise subtilement dans le noir. L’eau est toute douce. Guillou se transforme en grelot tandis que l’on rigole un peu de le voir si frileux. Calme obscur et rires nocturnes, juste un autre soir d’été quelque part sur la Terre qui regarde la lune...

Hé Miss Didine, c’est quand que tu viens avec ton homme plonger dans le noir? Passes-tu encore par ce jardin de mots perdu au milieu de nulle part? Hier Miss Ebb au bout du fil, petite voix douce et timide, mystère du web et de la vie, le voile virtuel se déchire sous mes yeux qui s’écarquillent. Alors les amis, bientôt prêts pour un p’tit saut dans ma bulle d’eau?

mardi, juillet 27, 2004

Moments d'eau...

Mouvements d'os, étirements et remue-méninges. Ménage en attente. De la visite en soirée. Tergiversations d'eau mentale, le temps se pose. Flou papillon. Vaguelettes de l'esprit dans les marées de mes pensées: plus que toutes possessions matérielles, les richesses de l'âme m'impressionnent tant elles sont rares dans ce monde moderne qui s'arme d'artifices futiles et qui me saoule d'images surréelles tout en me faisant croire que l'on a déjà marché sur la lune...

Monstres nocturnes...

Pour la première fois depuis des années, j’ai rêvé de monstres cette nuit. Alors que je devais sans cesse errer dans des espèces de catacombes morbides, pour à chaque fois affronter la même créature, étrangement humaine, pour toujours me sauver saine et sauve. Je me réveille, ce matin, légèrement interloquée devant la puissance de ce drôle de songe. Sans trop savoir pourquoi ni comment, une petite idée, toute neuve, se faufile dans mes pensées. Elle se donne à moi dés que j’ouvre un œil, elle s’accroche à ma peau et malgré toutes les autres suppositions qui suivent, elle affirme : « J’étais la première, c’est moi qui aie raison! ». Je sais pas trop...

Après avoir lu « l’herbe du diable », je ne peux m’empêcher de concrétiser des idées vagues qui me flottaient auparavant dans la tête. Si la Datura et le Peyotl possèdent en leur entité des créatures invisibles, pourquoi n’en serait-il pas de même avec tant d’autres choses sur Terre? C'est le principe du "manitou", je m'en rends compte. Ce matin, une drôle de perception d’avoir vu le diabète en pleine face. Idée absurde, abstraite, retardée, je ne sais pas trop...

Impression forte et claire. Je comprends que ce sont là, des idées un peu "shamaniques" sur les bords. Étrangement je me suis réveillée, la première fois de ce rêve, avec le lever de Juan pour une autre hyper nocturne. C’est la première fois que je me réveille dans ses moments là.

D’habitude, c’est au matin qu’il me parle, en soupirant, des hypos ou hypers que la nuit lui a donné. À chaque fois, je frissonne. Je connais bien ces histoires de diabétiques que l’on retrouve comateux au matin, n’ayant pu se réveiller à temps pour régler cette maladie qui les bouffe de l’intérieur. Terreur floue de devoir un jour connaître la saveur d'un coma matinal, je pense toujours dans ses moments là, au Glucagon dans le frigo et oui je sais reconnaître une hypo d’une hyper, et oui,  je sais tester l’homme! Rien que d'y penser trop fort, j'ai le coeur qui palpite. Pourtant d'habitude, jamais je ne me réveille...

Mais cette nuit, c’était différent, cette nuit le monstre s’est montré la face. Juan a encore percuté un p’tit record de sucre et sur le coup, je n’ai pas vraiment fait de rapport, trop occupée que j’étais à me demander comment j’allais détruire l’horreur qui m’emportait dans un « loop » rêveur dès que je faisais un tour de "Rem"...

Je me suis rendormie avec lui, j’ai continué mon rêve, il  m’a d’ailleurs retrouvé sur l’asphalte de cette vieille station à essence désertique. Je voulais lui montrer la bête (Forme floue, de nature humaine, visqueuse et degeu, dotée d'intelligence et de malice. Pas réellement concrète, pas comme nous, mais faite de textures étranges. Fumées liquides. Plus grande qu'un homme, une démarche un peu de Yeti. Communique primitivement par voie télépathique. Pas gentille pour un sou. Peu de puissance hors de son trou par exemple.) Il m'a suivi en me niaisant un peu. Descendre dans le trou, emprunter les tunnels, être attiré comme par un aimant dans ce monde souterrain, arrivés au bout, on ne niaise plus! Affronter la chose au fond de cet étrange monde perdu au milieu de nulle part...

Combats irréels dans le noir, frayeur et courage, aventure et frissons, la bête déteste le rouge, rêves lucides à l’attaque, je nous habille de rouge, elle hurle de douleur, ultime fuite devant l’incroyable. Trop d’idées qui se bousculent à la fois dans mon cerveau embrumé. Le petit jour est grisonnant, souvenirs nocturnes qui s’incrustent, il faut d’abord que je digère ma nuit...

lundi, juillet 26, 2004

En chantier...

Les forces des armées Unies Islamiques foncent sur Québec. Toute la petite ville est sur le pied de guerre. La nouvelle du conflit se répand comme une traînée de poudre sur tous les petits écrans de la province. Le monde est captivé par les événements des dernières heures. Comment a-t-on pu en arriver là?

Les caméras pointées sur Québec, filment en boucle les derniers préparatifs des habitants, la planète, hypnotisée par le conflit en direct sous ses yeux est toute ouie. La province retient son souffle. Les forces du général Busharat viennent de traverser Montréal en laissant derrière eux un paysage de terreur et désolation. La planète est sur les fesses! Comment a-t-on pu en arriver là?

La population montréalaise, si pacifique de nature, n’a pas pris au sérieux les menaces et l’ultimatum du chef des armées islamiques. Le gouvernement, trop lent à réagir, n’a pas eu le temps de mettre en garde la population, les conséquences sont catastrophiques.

Montréal est dévisagée, méconnaissable, ses rues jonchées de cadavres, ses beaux quartiers dévorés par le feu et ultime sacrilège, l’Oratoire St-Joseph a été détruit à coups de mortier sous l’objectif de quelques caméras présentes, travaillant toutes, pour les forces Islamistes...

À peine trois heures après que la fin de son Ultimatum n'ait pris fin, Busharat et son armée de fanatiques ont traversé le Vermont pour envahir le pays et monter directement sur Montreal. Les Montréalais, n’avaient pas cru en la force et la motivation de Busharat à les détruire. Insouciants devant le danger imminent, ils avaient continué de vaquer à leurs occupations habituelles. Depuis des années, Busharat considérait Montréal comme une cité perdue, une cité de vices et de débauche, une cité et une population à exterminer...

Havre de paix, pour les homosexuels réfugiés par milliers, depuis l’entrée en vigueur du nouveau régime islamique d’Amérique, la Nouvelle République Indépendante du Québec est, depuis des mois, dans le collimateur du général fou. Sa liberté, ses habitudes, et surtout son gouvernement féministe n’ont pas la côte pour ses voisins du sud. Même le Canada, séparé du Québec depuis plus de 80 ans, qui a toujours gardé d’excellents contacts avec le nouveau gouvernement québécois se retourne désormais contre ses anciens compatriotes. Le courant islamique qui a amené Busharat au pouvoir se faufile dans les hautes sphères anglophones qui régissent le Nouveau Canada.

Voici donc comment, en prés de douze heures, l’horreur a pu pénétrer les foyers du monde entier. Pour les québécoises, chaque image détruit davantage illusions et espoir. L’horreur sous les yeux, le Canada est resté immobile devant la destruction de la plus grande ville du Québec. Les troupes de Busharat, armées jusqu’au dents, avancent maintenant sur Québec qui se préparent à la plus grande bataille de son existence en ce début de mai 2120...
La vie est un long fleuve pas toujours tranquille...

Comme toujours lorsque repart ma petite Clo en son quotidien de petite fille, je me referme. Voguer sans pleurer le creux qui se forme en un océan de peine, laissez couler le chagrin, absorber le bonheur partagé, accepter la vie...

 

dimanche, juillet 25, 2004

Photos et soleil...

J’ai retrouvé cette extension digitale de ma main qui me fait sourire à pleines dents. Je m’amuse comme une petite folle. Le soleil va et vient entre les nuages, l’été en arrache cette année. Le lac nous appelle aujourd’hui encore. Je lis Zola sur le sable. Petite Clo devient poisson d'eau et l’homme nous enrobe de ses multiples charmes...



Avant de fondre au soleil, une petite niaiserie du dimanche recommandée par  Petite Clo :
Dimanche « seins »

Après une séance de Pilates matinale, en sueur, réchauffée par l’exercice,  je me retrouve seins nus dans la maison, portes et fenêtres grandes ouvertes sur l’été, j’ai les idées dans ma buanderie ménagère. Juan s’approche doucement, caressant, il me dit :

-         Tu montres tes seins au voisin? 
-          Le cycliste? (Surnommé ainsi pour ses dimanches en habit de cycliste) Oh! Lui, je m’en fous un peu, il est gentil, ça le changera de ses films de c... (l’ayant pogné cet hiver en rentrant à 2hres du matin à regarder un film triple x derrière ses vitres sans rideaux, j’en ris encore), y’a que lui qui pourrait voir et en plus j’suis même pas sure qu’il est là !
-         Tu sais que n’importe quel homme qui voit tes seins risque de se créer un fantasme ...
-         Ben Voyons! Tu pousses un peu, il ferait pas de mal à une mouche, il est doux comme un agneau, c'est pas un animal!
-         Humm, n’empêche que je te demande pas de te voiler, juste peut-être mettre un soutien gorge...

Sceptique, je pense que je devrais bien prendre ma douche, parce-que bon! Le Pilates ça ne fait pas sentir la rose fraîche....