vendredi, juillet 08, 2005

Xavier-Rudd-IX

De la musique et de la paix dans le coeur comme stimulation invitro pour p'tite Lily qui grossit. Du pain sur la planche, travail des mots qui voguent d'une langue à l'autre. Le Festival d'été nous a ouvert ses portes en beauté et douceur avec Xavier Rudd hier soir. Aujourd'hui soleil lumineux, chaleur bienvenue et jardin à l'abandon...

Une pensée douce qui s'envole de mon silence
pour tous ceux qui souffrent en ce monde trop souvent hostile...

jeudi, juillet 07, 2005

Le questionnaire d'Angel...

Été2004

Le flambeau me vient de MamanNous3 cachée quelque part en Californie. Je réponds et je file....

1 comment butes-tu les moustiques?


D’abord icitte c’est des maringouins, des brûlots, des maudites mouches noires... Comme y'a toute une panoplie de bibittes qui piquent, les solutions sont multiples. Le Deet est recommandé pour les excursions dans le bois sinon on prend toujours le risque d’en perdre la tête ! Moi j’aime bien les geler à coup de citronnelle ou les exploser entre mes mains ! Mais le problème bien connu, c'est que lorsque tu en écrabouilles un, y’en a dix qui accourent ! Une véritable calamité ! Sinon après s’être bien fait dévorer, y’a toujours la solution de l’indifférence mentale. Tu les ignores et avec un peu de chance, ils t’oublient et se précipitent sur le premier citadin en visite, propriétaire de bonne chair fraîche. Ou alors on peut toujours se balader avec son homme diabétique au sang sucré qui les attire plus vite que son ombre, genre « paramoustiques » humain…

La légende amérindienne des brûlots....

« On dénombre dans la vallée du Saint-Laurent une centaine d'espèces de " brûlots ", 75 de mouches noires et 52 de maringouins, sans compter la variété des taons, qu'on appellera les " frappe-à-bord ", mouche à cheval et mouche à chevreuil. L'insecte piqueur est le plus grand ennemi du colon. » (Jean PROVENCHER. « Les Quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent », p.202, Les éditions du Boréal, 1996, 605p.)

« Il fait froid, il pleut toujours, les maringouins sont enragés, les brulots [sic] brûlent, l'herbe est trempée de rosée, la terre est humide et les pieds aussi; il faut faire de la boucane pour chasser ces chiens de maringouins, nous étouffons dans la fumée, en vérité ce n'est pas encourageant d'aller se mettre au lit dans cet état. » (Jean-Baptiste PROULX. « Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa », p.49, Montréal, Cadieux & Derome, 1885, 140p., ICMH.)

2 simple, double ou triple?

Heu ? Triple parce-que c’est meilleur sauf au lit ou cela devient trop compliqué !?!

3 la vie la mort les vaches, oui mais toi?

??? Les arbres et les abeilles qui butinent des tournesols…

4 quel rayon?

Heu… Pas trop le rayon de la grosse connerie infernale, bête et méchante qui tape débilement sur le pompon !

5 cite quelqu'un que tu trouves médiocre, voire pourri des fesses (sauf moi, sinon, baffe!)

Humm, Ce cher Charest ou mieux encore Busherette de mes deux….

6 faim bordel, mais de quoi?

De praline et de nougatine…

7 un mot pas joli mais qui fait plaisir à dire

Une expression plutôt: "Ostie de câlice"! Sâcre banal mais qui fait du bien par où il passe lorsque cela fait mal ou que cela enrage…

8 qu'est ce que tu vois?

Le soleil qui brille par la fenêtre et mon jardin qui pleurniche mon manque d’attention.

9 tout(e) seul(e) sur une île déserte...

Yes sir ! Tout nu sous les tropiques à l’année longue avec palmiers et océan turquoise sur fond de sable crème. Miam ! Mais pas sans mon homme pour construire la cabane de bambou et grimper aux cocotiers !

10 un navet, un qui est moisi dedans, grave

Heu, le choix est vaste.... Pourquoi pas un bouquet de films des années 80 avec David Carradine?

11 un enfer?

Prisonnière au milieu d’un troupeau de cons sans nom. Ou encore pognée en plein bois à se faire bouffer par des légions de bibittes affamées....

"Le Canada ne compte que 74 espèces de moustiques (les maringouins), 110 espèces de mouches noires, près de 200 de brûlots et 132 de tabanidés — taons, «frappe-d’abord» et autres mouches à chevreuil ou à cheval. Seuls les moustiques piquent réellement. Les mouches noires, les tabanidés et les brûlots découpent la peau avec leurs mandibules."

12 un secret (bon ok après tout le monde sera au courant, mais faut savoir payer de sa personne)

J’adore la réponse de MamanNous3 que je garde en souvenir : « Je crois que ce sont les gens qui nous sont chers et qui sont morts qui fabriquent les bebes. C'est bizarre comme idee, je sais. »

Pour ma pomme : Lorsque mes hormones s’emballent, je pourrais faire la révolution et écharper avec joie le premier abruti fini que je croise sur mon chemin! Seigneur faites que je n’en arrive pas là et que je ne perde jamais le contrôle de mes sens…

13 fais un bisou

À ma petite sœur de mon cœur qui est loin de mon quotidien et qui a trop souvent la vie dure avec son niaiseux de père…

14 t'as fini didon, tu te sens....

Ben , heu, j’sais pas trop, weird et libérée ? Avec une folle envie d’aller replanter mes tournesols en détresse…

Bon, je lance la patate chaude à France cachée quelque part en Gaspésie...

mercredi, juillet 06, 2005

Coups de cœur musicaux...

Dans la brume des excès du Festival de Tadoussac se sont dégagés trois phares pour illuminer une superbe fin de semaine ensoleillée.

Tout d’abord notons l’émergence du groupe Caiman Fu, né d’un périple musical généré par l’amitié et le hasard. Une formation aux tendances rock, funk et jazz, composée de la comédienne Isabelle Blais (que l’on a pu remarquer entre autres dans Québec-Montréal et Un crabe dans la Tête) et de plusieurs musiciens émérites. Le résultat est un petit bijou pour s’envoler l’esprit et les sens. Isabelle est aussi lumineuse que pétillante et avec sa joyeuse troupe, elle a entraîné son public en des transes quasi psychédéliques qui ont embrasé le café du Fjord plusieurs soirs de suite…

Caiman-Fu-VIIsabelle-Blais-VIIIsabelle-Blais-IVIsabelle-Blais-V

Sur un autre ton, Jamil s’est démarqué du lot grâce à son verbe malicieux et son humour un peu fou. Acrobate de mots, il a réussi l’exploit d’enflammer la sage salle de l’endroit le plus chic de la place : L’Hôtel Tadoussac. Un maître accompagné d’un jeune guitariste et d’un percussionniste d’expérience, ce trio infernal a transporté la foule vers des sommets de rires et de rythmes conjugués, donnant ainsi un étrange plaisir à des âmes habituellement bien tranquilles…

Et pour finir ces coups de cœurs festivaliers, comment ne pas mentionner le feu de Marco Calliari! Québécois d’origine italienne, véritable hybride musical qui passe du heavy-metal (membre du groupe Anonymus) au folklore ancestral avec une aisance toute particulière. Un phénomène qui a même profité de son passage à Tadoussac pour charmer les enfants innocents en un spectacle très bien joué d’après les échos que j’ai récoltés. Un tour de force pour ce guitariste-chanteur expérimenté aux influences aussi riches que multiples. Il a su durant deux soirs endiablés réveillés les esprits épuisés à l’heure où sortent les sorcières en partageant son délire italien avec une chaleur et une humanité incroyable. Un magicien des petites heures du matin pour un festival survolté en un cadre enchanteur…

Marco-CalliariMarco-Calliari-IIPut-your-hands-in-the-air

Avant de m'effacer une note spéciale pour Amélie-les-crayons dont je ne vis que deux chansons mais qui me fit drôlement sourire par son style détonnant et ses paroles à la fois fragiles et humoristiques...

mardi, juillet 05, 2005

Trucs de Toile

Photos en vrac de Live8 et trucs de blogs sur ce projet à conscience planètaire…

Sur Mal de blogue demain matin, un texte de ma pomme. Merci à Patrick pour avoir choisi l'un de mes petits mots virtuels...

Sur Nanoblog, un truc qui me dépasse. Nouvelle mode, se faire tatouer une publicité sur le front, quand même débile! À moins que ce ne soit là un signe de modernité qui m'échappe totalement...

Via MissInformation.net, il y a 34 ans, le 3 juillet disparaissait Jim, loin d'être un ange. Être torturé, génial et décadent qui me fascina tant lorsque j'avais 20 ans (Étrange le pseudo blog de Jim Morrison!)...

Chez Nous, la vision d'un nouveau né expliqué en images, j'adore la simple explication qui m'en apprend plus que je n'en savais...

Jolie Ebb est bien arrivée à Dakar, une douce pensée pour la belle au coeur d'or, que son voyage en Terre d'Afrique se passe sans anicroches...

Un petit site qui m’a fait doucement sourire et que j'ai trouvé tout simplement charmant. Un concept qui reprend l’expression « To come clean » en Anglais. Expression qui se réfère à cet instant où l’on avoue ses fautes pour se soulager la conscience. En Français l’on pourrait penser à l'expression: "s’en laver les mains", expression qui pourrait s’appliquer à ce concept visuel mais qui n’a cependant pas du tout les mêmes connotations intellectuelles. En français se laver les mains de quelques chose a un sens plutôt négatif enrobé de « je m’en foutisme » alors qu’en anglais, il y a cette idée de se laver d’un mal pour redécouvrir une propreté intérieure. Ainsi l'on est plus taché par cette faute qui est avouée. Tout ceci est évidemment à prendre avec un grain de sel…

Abandon

Loin de la foule, je plonge dans ma bulle. Bulle d’eau, bulle d’air, bulle de sable, bulle de soleil, douce solitude…

Le brouhaha humain s’éloigne, les discussions éparses se font de plus en plus vagues. Vaguelettes de lac…

La chaleur m’enrobe. L’astre solaire caresse ma peau qui se dore. Une libellule virevolte. Les bleus de mon âme se fondent au bleu de ce monde qui m’évapore. Besoin de calme, envies de voiles…

S’enfermer au creux de ma bulle. Flotter en son silence onctueux. S’évader au fil des pages d’un roman exotique. Laisser filer le temps inexistant. Retrouver son essence intérieure qui fuit aux rythmes futiles de l'existence. Recharger les batteries de la vie…

Underwater-InkUnderwater-ladybugsUnderwater-Tatto-III

Fragile et anxieuse

De la solitude tranquille naît une paix intérieure qui se nourrit de silence contemplatif. La nature est une compagne sans hargne qui me carapace….

Chaque jour qui passe transforme la petite crevette qui flotte dans l’océan de mes entrailles en un petit bout femme. Chaque jour, je prends mille précautions pour lui permettre d’évoluer en toute sérénité. Je fais mille petits sacrifices pour essayer de lui donner les meilleures chances possibles. Le monde matériel s’évanouit devant ces instances physiques qui m’interpellent. Moi qui n’est jamais aimé accorder tant d’importance à mon corps, me voilà servie! Voilà pas que celui-ci embarque sur mes habitudes mentales, joue avec ma balance interne et c'est à peine si je me rebelle! Mais je voudrais tant offrir à ce bébé, santé, beauté, équilibre. Si souvent je crains le pire mais tout le temps je force mon esprit à n’espérer que le meilleur. Juan me soutient, me ménage, me protège. J’évite les excès, je m’applique à maîtriser mes turbulences intérieures, je regarde pousser ma bedaine…

J'ai encore une certaine difficulté à me connecter avec ce petit être qui gigote à l'intérieur de mon bedon de plus en plus imposant. Une certaine difficulté à assimiler que ces gargouillis différents sont causés par un enfant qui est mien. Par un être vivant qui se construit en moi. Une petite fille, fruit de nos chairs mêlées qui devrait voir le jour d'ici 4 mois...

Tout est si nouveau! J’avance en terrain vierge dans une jungle d’incertitudes. Sans repères avec comme seules balises ces livres que je lis attentivement pour mieux comprendre ce qui m’arrive. Souvent désemparée devant l’intensité des émotions qui m’emportent, je me laisse voguer entre sable et soleil pour tout oublier. Première maternité, premier nouveau-né, premières expériences de tous genres…

L’été est un baume naturel qui apaise mes maux. Je remercie le ciel de vivre ceci durant cette saison bénie. Alors que j’écris ces mots une étrange sensation me pique la chair. Je dépose mon cahier et sursaute intérieurement lorsque je découvre une libellule solidement accrochée à ma peau. Mon regard se plonge dans ses étranges yeux. Lily-Soleil fait aussi un mouvement en moi. Délicatement j’attrape l’appareil et bombarde la belle sans un mot. Instant de communication insolite entre humanité concentrée et nature curieuse. Les minutes s’écoulent, elle se lisse la tête, m'observe. J’esquisse un geste et pouf, elle reprend ses airs du temps…

Libellule-sur-peau-II

lundi, juillet 04, 2005

Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science à tout moment recule les limites du merveilleux.
Guy de Maupassant

Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
Georges Dor

L'homme est un fleuve, la femme est un lac.
Proverbe kurde
silver lake

dimanche, juillet 03, 2005

Petits mots dominicaux

Petite visite amicale de Montréal en notre village enchanté pour la fin de semaine. La chaleur s’évapore entre deux orages. Le soleil reprend ensuite ses droits et le chat lèche ses plaies en silence. il sourit sans mot dire. Les copains de Québec s’éclatent à Woodstock en Beauce. La fête nationale du Canada est passée comme une lettre à la poste. En bon québécois que nous sommes, c’est à peine si nous l’avons remarquée si ce n’est pour ce jour férié qui me fit profiter de mon homme juste un peu plus que d'habitude. Ici la folie des déménagements n’existe pas. Dans les grandes villes, surtout à Montréal, c’est comme un grand cirque qui se déploie mais en notre forêt tranquille, ce ne sont que des instants comme les autres. Instants de souffles de vents et de piaillements d’oiseaux…

Vendredi soir alors que la canicule faisait encore des siennes, nous décidâmes de descendre au lac pour une baignade nocturne. Les citadins plutôt timides trempèrent leurs petits petons dans l’eau claire. Juan se jeta dans le lac pour s’éloigner à grandes brasses. Ne pouvant résister à l’appel de l'eau, n’ayant pas pris la peine de mettre mon maillot, je me déshabillai aussi pour m’éloigner dans la nuit et savourer cette limpide fraîcheur sur mes seins découverts. Bonheur d’été suprême. Besoin sauvage. Comportement illicite inadmissible en plein jour de ce coté là de l’Atlantique mais divinement bon sous la chaleur du ciel électrique. Les étoiles cachées par une couverture de nuages ponctués d’éclairs irritaient cette atmosphère étrange. Je rejoignai Juan et peau contre peau, je savourai cette baignade qui marqua la fin du mois de juin…

De l’âne à la poule : Je découvre quelques-unes de mes photos de copines fuguent de chez Flickr pour se balader sur la Toile. Une coquine rigole sous sa barbe invisible…

vendredi, juillet 01, 2005

Et Dieu créa la femme…

Un jour, alors que l’hiver tirait à sa fin, une poussière d’ange me tomba dans le ventre sans que je ne m'y attende. J’en fus malade durant des semaines, des jours entiers, j'errai dans le noir avant de pouvoir comprendre ce qui m’était arrivé! Et les semaines passèrent entre espoirs, joies, angoisses et malaises. Nous visitâmes les docteurs, nous eûmes quelques frayeurs. Mon ventre se mit à gonfler inexorablement. Petit à petit, les malaises diminuèrent, la fatigue se tassa, mes neurones reprirent vie. 19 semaines et 5 jours plus tard, nous arrivâmes devant ce petit écran qui nous dévoila un minuscule ange…. de….. fille!

Le gentil monsieur inspecta par deux fois ces lignes typiques des filles. Sans équivoques il se prononça. Et c’est ainsi que Lily-Soleil prit forme! Nous la vîmes bailler : « Bon! Vous en avez pas marre de m’examiner sous toutes les coutures? ». Pour la peine, elle en profita même pour prendre la pose. Comme une statue de Rodin in vitro, elle mit sa main sur son front le temps de la photo « Mais qu’est-ce qu’ils me veulent donc, on peut donc pas dormir tranquille deux minutes? »…

Juan en extase me prit dans ses bras et me serra si fort que je crains de casser durant un instant: « Oh! Une fille, je suis si content! Merci Etol de me faire une petite fille et tu fais cela comme une pro! Je t'aime... » Le monsieur calcule toutes ses dimensions les unes après les autres, un fémur, ah! Un Humérus! Là l’estomac, ici le cordon, tiens le foie! Le petit cœur qui palpite, les pieds à la bonne place, la lèvre supérieure parfaitement formée, un petit nez de profil. Tout semble bien proportionné! Je respire de soulagement (car seul mon homme sait vraiment comment je peux m'inquièter!) dans la salle 13 du Centre Mère-Enfant. Et c’est ainsi que Dieu nous créa un petit bout de femme…

Étonnée je suis, moi qui m’était mis dans le crâne que c’était un garçon! Mais la joie de Juan est telle que je fonds à l’unisson. Les prières de Petite Clo auront été exaucées, elles aura bien une petite nièce avec qui jouer! Je sens monter en moi cette panique familière. Une fille! Seigneur faites que je ne sois pas comme ma mère! Faites que je ne la jalouse jamais, faites que je ne désire pas la détruire si elle devient quelqu’un qui ne me ressemble point, faites que je puisse l’aimer à sa juste valeur qu’importe sa nature et ses idéaux! Car il faut avouer que la relation que je vis depuis toute petite avec mère est douloureuse, difficile, complexe, étrange, plus malheureuse que joyeuse! Et je sens la peur qui monte. Peut-être était-ce pour cela que je mettais mes chances sur un garçon. Enfin je me raisonne du haut de mes 32 ans: Je n’ai plus vingt ans, loin de là, je devrais m'en sortir sans trop de peine, je suis adulte! Ce n'est pas du tout le même scénario. Juan me rassure du haut de ses 25 ans bien tassés. Il semblerait que je ne deviendrai pas mère monoparentale du jour au lendemain. Je ne crois pas qu'il va disparaître dans la poussière, d'ailleurs ne se remarie-t-on pas dans deux mois? Je ne crois pas qu'il me laissera dans la mouise de devoir nourrir seule cet enfant qui se forme dans la chaleur de mes entrailles…

Alors c’est une fille et c’est correct, tant qu'elle est en santé, c'est le plus important! Il me dit : «Elle sera jolie comme sa mère! ». Je réponds : « Elle aura les yeux clairs de son père! » Nous nous sourions tendrement. Rendu là, on est un peu gagas devant l'aventure qui se poursuit à notre plus grande joie! Et le voilà papa, il dit : « Ma fille! », des étoiles dans le regard. Il m’attendrit tant que je manque de pleurer. Papa! Mon Dieu, c’est quoi que cela fait dans la vie cette bête là? Le mot résonne dans ma tête pour s’évanouir dans ce vide intérieur qui en avale immédiatement toutes notions. Je le comprends mentalement mais mon cœur ne l’assimile pas, l’ai-je jamais prononcé? Si c’est le cas, je ne m’en souviens pas. Cela pourrait être du chinois que cela serait du pareil au même. Ma fille aura un papa! Et celui-ci est tout ému de la sentir arriver. Il la regarde les yeux béats, suit attentivement les explications du monsieur, s'implique, s'inquiète, sourit. Je vais donc apprendre quelque chose d’inconnu, en plus de devenir mère, je vais découvrir ce qu'est un père! Une famille prend forme. Lui, elle, moi. Nous serons bientôt trois…

Pour la petite anecdote, je n’ai pas encore la photo pour la présenter avec sa petite menote sur le front! Pauvre de moi, misère de mère, alors que j’allais pour la énième fois aux toilettes du Mac-do des Halles St-Foy ( en attendant Juan qui travaillait dans sa tour sur le campus non loin), j’ai malencontreusement oublié mon livre et les photos de l'écho à l'intérieur après m’être lavée les mains. Ce matin je découvre ma bêtise et manque de m’évanouir! Je finis par appeler l’endroit en question et l’on me dit que mon livre a été retrouvé! Du coup, je n’ai plus qu’à redescendre en ville le chercher! Ouf, je n’aurai pas perdu la première image de cette petite fille qui fait la belle dans mon ventre. Bedon tout rond qui se découvre un peu plus chaque jour…

Update: Aprés une petite heure de route pour récupérer l'objet perdu, me voici soulagée! Présentation de la petite en pleine concentration...

mercredi, juin 29, 2005

Bric à brac
Peugeot-Québécoise
Image insolite: une Peugeot québécoise

- En cours de lecture sur le sable: Autres chroniques de San-Francisco (Armistead Maupin)

- Toujours en attente mon texte sur mes coups de coeur du Festival de Tadoussac ainsi que le reste des photos de l'occasion à ranger sur Flickr.

- Une autre traduction à enclencher dès que possible. Payer ma dernière session pour espérer récupérer un jour mon diplôme! Fait incertain dans un futur proche vu l'état de nos finances et des dépenses à venir...

- Aller bercer ma bedaine au son des différents spectacles du Festival d'été.

- Reprendre le fil de mes fictions en douce végétation depuis qu'une poussière d'ange s'est installée en mon corps.

- Envoyer les invitations pour le mariage à venir. Commencer à organiser le tout, respirer profondément...

- M'occuper de mon jardin en friche. Replanter mes tournesols qui poussent en pots dans les plates-bandes appropriées.

- Répondre aux courriels qui s'ennuient de mes absences sur le sable!

À rayer de la liste:

Party Mosaic

- Trier les photos de la fin de semaine dernière. Souvenirs imagés d'un party réussi sur deux jours perdus au fond du bois entre camping, cabane et maringouins. Le tout en honneur de Phil et Dine...

- Traduction terminée pour mon unique cliente ultra cool qui en redemande.

- Cv envoyé pour jobine fantasmée. Ne plus y penser pour ne pas s'inquiéter ou espérer dans le vide.

- Lu: Malataverne de B. Clavel!

Araignée-de-soir

Fille ou garçon ? La ronde des prénoms...

Depuis le début de mes malaises, j’ai cette étrange conviction que je porte un garçon en mon bedon ! Une idée sans raison, juste une subtile intuition, une légère sensation. Évidemment, je suis peut-être complètement à coté de la plaque…

Pourtant si c’est une fille, j’en serais la première étonnée alors que Petite Clo en sera enchantée ! D’ici demain, le mystère lèvera un bout de son voile et nous saurons si nous devons reprendre le manége des prénoms…

Si c’est une fille, rien n’est plus simple puisque nous sommes en accord et nous nous sommes mis d’accord sans trop de troubles. Après avoir hésité quelques semaines sur Élisapie, nous nous sommes branchés sur Lily-Soleil ! Ma belle-mère a failli faire une syncope! Mais celui-ci s’est dessiné sans trop de peine en nos idées et semble bien parti pour y rester. Il aime Lily qui a pour lui une symbolique toute particulière. Depuis mes vingt ans j’adore Soleil et j'en rêve, un prénom solaire qui se mélange souvent avec Marie en notre belle province francophone d’Amérique du Nord. Pourquoi est-ce plus facile de trouver un prénom pour une fille que pour un garçon? C'est une bonne question!

Si c’est un garçon (comme je le crois !), cela devient plus complexe. J’ai des idées de nobles chevaliers ou de mythes oubliés, il recherche la simplicité sans avoir aucune vision de la direction à explorer ! Il refuse en bloc toutes mes suggestions de Perceval à Clovis en passant par Ézekiel. Si c’est un garçon, il va nous falloir faire des tours de manége à l’unisson avant d'arriver à nous entendre! Quelques idées vagues comme Cristobald flottent à l’horizon sans s’amarrer aux ports de nos cerveaux. Si c’est un garçon, il nous faudra sûrement des trésors de patience pour arriver à lui trouver un prénom !!!

Pensées lancées aux quatre vents

Lac-et-nuagesMon-ombre-d'eauAnother-sunset

Durant le petit déjeuner alors que je trimballe ma nudité en toute impunité, il s’exclame entre deux bouchées :

- C’est fou comme cela m’excite ces formes !

Estomaquée par sa spontanéité, je le regarde attentivement, pour découvrir en son caleçon qu’il y a en effet anguille sous roche !

- Mais, je comprends pas ! Cela t’écœure pas de me voir grossir comme ça ?
- D’abord, tu grossis pas, tu es enceinte ! Ensuite c’est pas vraiment comme du gras et puis toutes ces rondeurs, j’y peux rien, je trouve cela beau et cela m’excite !

Bon ! On va pas contrarier un homme heureux ! Sa franchise me fait sourire autant qu’elle me désarçonne ! Moi qui ne voit que mes défauts lorsque je m’observe dans le miroir. Moi qui manque de défaillir lorsque vient le temps de la pesée obligatoire! Pourtant lorsque je me perds ainsi dans son regard, j’y découvre une beauté qui m’échappe singulièrement…

Une beauté qui est mienne mais que je ne vois pas (ou si peu). Une beauté dont j’aimerais pouvoir profiter davantage. Traumatisée par cette époque moderne qui veut que toute femelle soit filiforme. Complexée de m’éloigner de cette norme si peu naturelle. Angoissée à l’idée de savoir que mon corps se déforme et pourtant si heureuse de sentir cette vie qui se crée en mon ventre de plus en plus pesant (et encore, paraît-il que ce n’est rien par rapport à ce qui m’attend!). Contente d’être fertile et d’éprouver cette évolution féminine. Intriguée par ce bébé qui pousse en moi. Inquiète de le voir disparaître. Effrayée par les histoires d’accouchements. Un filet de paradoxes s’entremêle au creux de ma petite tête !

Ces moments de lac qui m’apaisent l’âme lorsque je me laisse aller au simple bonheur de me perdre le regard dans l’horizon bleuté. Lorsque je me laisse flotter au gré des courants qui me portent. Lorsque je redeviens légère au fil de l’eau claire qui dilue mes idées troubles. Et puis, il y a ses caresses qui me réconfortent. Son désir qui me sécurise. Ses baisers qui me soulagent...

Demain c’est la grosse échographie! Le voyeurisme moderne du deuxième trimestre qui certifiera la bonne santé de ce bébé, fruit de mes entrailles et de notre amour partagé (consommé). Distinguerons-nous ses traits inconnus, mélange de nous ? Aura-t-il tous ses bouts bien placés ? Nous fera-t-il coucou ? Voilà des semaines que j’attends ce moment. Des semaines que je prie pour qu’arrive cet instant. Saura-t-il atténuer tous ces soucis qui soufflent en mon esprit ?

Lilypie Baby Ticker